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Bulletin météo: Avis d’ouragan guerrier sur la planète !

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Ce très court billet de PCR se passe de commentaire…
~ Résistance 71 ~

 

Finalement les Russes ont intégré l’idée que toute négociation avec Washington est futile

 

Paul Craig Roberts

 

23 septembre 2016

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2016/09/22/finally-the-russians-have-caught-on-that-negotiation-with-washington-is-pointless/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Si les peuples occidentaux abrutis et les marionnettes politiques corrompues de l’UE, de la GB, du Canada, du Japon et de l’Australie ne se réveillent pas au plus tôt, nous aurons la guerre, une guerre qui ne peut pas être gagnée.

Les criminels néo-conservateurs de Washington doivent être immédiatement retirés de toute fonction du pouvoir avant que ces fous furieux ne déclenchent la 3ème guerre mondiale. La CIA et le Pentagone doivent être mis sous étroites surveillances et restrictions, et Donald Trump a besoin d’une grosse sécurité en qui il peut avoir confiance. Les gouvernements européens doivent immédiatement démanteler l’OTAN. La vie sur cette planète est en jeu. Assez de provocations de Washington, point barre. La folie doit s’arrêter. Maintenant.

http://www.fort-russ.com/2016/09/lavrov-makes-history-ceasefires-were.html

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Guerre impérialiste en Syrie: Implication turque avec Daesh… La Russie balance !

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Rappelons à toute fin utile que la Turquie est un membre de l’OTAN, vous savez… Cette Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord qui doit disparaître comme a disparu il y a deux décennies sa contre-partie de l’alliance du Pacte de Varsovie… Ainsi il est bien plus que probable que l’attentat récent à la bombe d’Ankara soit un faux-drapeau pour justifier l’action d’invasion et d’agression turque dans la région kurde du nord de la Syrie. A qui profite le crime ? Certainement pas au PKK.

— Résistance 71 —

 

Rapport de renseignement russe sur l’aide actuelle de la Turquie à Daesh

 

Réseau Voltaire

 

18 février 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article190331.html

 

Recrutement de combattants terroristes étrangers à destination de la Syrie, facilitation de leurs mouvements transfrontières vers ce pays et livraisons d’armes aux groupes terroristes opérant sur son territoire.

Selon les informations disponibles, des représentants de l’État islamique d’Irak et du Levant (ÉIIL) ont créé un vaste réseau à Antalya, avec l’aide des services spéciaux turcs, pour recruter en Turquie des personnes originaires de pays de l’ex-Union des Républiques socialistes soviétiques en vue de les faire participer au conflit en Syrie et de les transférer éventuellement en Russie.

Le groupe de recruteurs est composé : d’un citoyen kirghize dénommé Abdoullah ; d’une personne originaire de la République des Adyguées, dénommée Azmet ; d’une personne originaire de la République du Tatarstan, dénommée Elnar ; d’un citoyen russe dénommé Ilyas ; d’un citoyen azerbaïdjanais dénommé Adil Aliev et d’une personne originaire de Karatchaïevo-Tcherkessie, dénommée Nizam. Il est dirigé par un citoyen russe dénommé Rouslan Rastyamovitch Khaïboullov (pseudonymes : Baris Abdoul ou « Le Professeur »), né le 1er avril 1978 au Tatarstan. Ce dernier vit avec sa famille à Antalya et est titulaire d’un titre de séjour permanent en Turquie.

Le recrutement s’effectue au vu et au su de l’administration pénitentiaire. Si un détenu accepte de se convertir à l’islam et se livre à des activités terroristes, les recruteurs promettent de « conclure un marché » avec les organes de répression turcs et offrent gratuitement les services d’un avocat turc, Tahir Tosolar. Soultan Kekhoursaev, un Tchétchène possédant la citoyenneté turque, a également effectué des visites aux mêmes fins dans des centres de détention où sont placés des étrangers.

En septembre 2015, un groupe de combattants de l’ÉIIL comptant plus d’un millier d’hommes venus de pays d’Europe et d’Asie centrale a été conduit vers la Syrie par le passage frontalier d’Alikaila (Gaziantep), à partir du territoire turc.

Les itinéraires utilisés pour les déplacements des combattants passent très près de la frontière turco-syrienne, à travers les localités d’Antakya, Reyhanlı, Topaz, Şanlıurfa et Hatay.

En mars 2014, le chef de l’Organisation nationale turque du renseignement (MIT), H. Fidan, a coordonné le déplacement d’une grande unité de l’ÉIIL dirigée par un citoyen libyen, Mahdi al-Kharati [1]. Le transport des combattants de Libye en Syrie a été effectué par la voie maritime en passant par le poste frontalier Barsai situé entre la Turquie et la Syrie.

Depuis la fin du mois de décembre 2015, un itinéraire de transport aérien est organisé avec l’aide des services spéciaux turcs pour permettre à des combattants de l’ÉIIL de se rendre de Syrie au Yémen en passant par la Turquie, grâce à l’utilisation d’appareils militaires turcs. Un autre moyen employé pour les déplacements de combattants est le transport par voie maritime jusqu’au port yéménite d’Aden.

Des citoyens russes qui cultivent des contacts avec des représentants des services de sécurité et de police et des administrations de plusieurs villes turques, notamment Istanbul, sont impliqués dans des activités de recrutement menées par l’intermédiaire de madrassas turques.

On sait que des centres de soins et de convalescence situés dans des régions turques proches de la frontière syrienne sont accessibles à des combattants blessés de l’ÉIIL. Pas moins de 700 combattants étaient en réadaptation à Gaziantep, en 2014.

Selon les informations disponibles, à partir de 2015, les services spéciaux turcs ont aidé à transférer d’Antalya vers Eskişehir une communauté désignée sous le nom de « village tatar », qui héberge des combattants et des complices du groupe terroriste Front el-Nosra issus des populations de souche tatare des Républiques du Tatarstan, du Bachkortostan et de Mordovie. Certains d’entre eux ont une double nationalité, celle de la Russie et celle de la Turquie.

L’un des principaux responsables du village est Timour Maounirovitch Bitchourine, citoyen russe né le 15 décembre 1969, originaire de Kazan et qui apporte une aide complice aux combattants islamistes en Syrie depuis janvier 2014.

En décembre 2014, les services spéciaux turcs ont aidé à installer des camps de regroupement d’immigrés illégaux en Turquie, notamment dans la province de Hatay, en vue d’organiser un entraînement et d’envoyer des bandes d’extrémistes en Syrie. En janvier 2015, le MIT turc a été impliqué dans une opération qui visait à fusionner trois milices terroristes —Osman Gazi, Omer bin Abdulaziz et Omer Mukhtar— en un groupement appelé Brigade Soultan Abdoulhamid, dont le commandement a été confié à Omer Abdoullah. Les membres de ce groupe suivent un entraînement dans un camp situé à Bayır-Bucak, en Turquie, sous la direction d’instructeurs d’unités des forces d’intervention spéciale de l’état-major de l’Armée turque et de membres du personnel du MIT. Les activités de la Brigade Soultan Abdoulhamid sont coordonnées avec celles des combattants du Front el-Nosra dans le nord de la province syrienne de Lataquié.

Il est établi que, le 21 septembre 2015, dans la ville syrienne de Tell Rifaat, des représentants de l’opposition syrienne qui avait suivi un entraînement militaire dans un camp situé à Kırşehir en Turquie ont livré des armes aux combattants du Front el-Nosra.

Selon les informations disponibles, les livraisons d’armes à des groupes terroristes opérant en Syrie se poursuivent à l’aide de moyens fournis par les fondations İnsan Hak ve Hürriyetleri ve İnsani Yardım Vakfı (IHH) [2], İmkander [3] et Öncü Nesil İnsani Yardım Derneği sises en Turquie.

Des livraisons d’armes, de matériel militaire et de munitions de différents types sont acheminées à partir de pays étrangers vers le port turc d’İskenderun. Des équipements et fournitures militaires sont ensuite transportés à travers la province de Hatay (poste frontière d’Oncupinar) jusqu’à Alep et Idleb en Syrie par des véhicules appartenant aux fondations IHH, İmkander et Öncü Nesil portant les immatriculations turques suivantes : 33 SU 317, 06 DY 7807, 33 SU 540, 33 SU 960, 42 GL 074 et 31 R 5487. Sur le territoire syrien, les armes et munitions sont distribuées à des bandes turkmènes et à des unités du Front el-Nosra.

Le 15 septembre 2014, des représentants de la fondation IHH ont acheminé par la route des cargaisons d’armes et de médicaments destinées à des groupes de l’ÉIIL de la ville turque de Boursa vers la Syrie en passant par le poste frontière de Ceylanpınar (district de Reyhanlı). Ce convoi a été escorté à travers la Turquie par des véhicules transportant des membres du personnel du MIT.

3ème guerre mondiale: En cas de conflit avec la Russie, l’OTAN sera KO très rapidement…

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et tout ce battage sur un éventuel conflit gonfle les carnets de commandes des États respectifs. Le problème majeur est que pour continuer à vendre des armes, il faut qu’elles servent !

Le monde marche sur les mains depuis bien trop longtemps…

— Résistance 71 —

 

Voulez-vous la guerre ? Poutine est prêt !…

 

Pepe Escobar

 

18 décembre 2015

 

url de l’article en français:

http://francophone.sahartv.ir/infos/article-i12627-voulez_vous_la_guerre_poutine_est_prêt._..pepe_escobar

 

Personne n’a besoin de lire l’œuvre de Zbigniew Brzezinski, le Grand Echiquier (1997), pour savoir que la politique étrangère des Etats-Unis tourne autour d’un unique thème englobant tout : empêcher — par tous les moyens, si nécessaire —

l’apparition d’une ou plusieurs puissances, capables de gêner l’unilatéralisme arrogant de Washington, non seulement, en Eurasie, mais dans le monde entier. Le Pentagone porte ce même message, enchâssé dans le jargon démocratique : la doctrine de la domination, à spectre total, (the Full Spectrum Dominance doctrine). La Syrie conduit toutes ses estimations à s’effondrer, comme un château de cartes. Il ne faut, donc, pas s’étonner, si la norme actuelle, à Washington, qui est dépourvue de toute chaîne visible de commandement – on peut, à peine, qualifier l’administration Obama de canard boiteux -, est l’angoisse. Le Pentagone s’est, à présent, engagé, dans une escalade, de type guerre du Vietnam, en posant ses bottes, sur le terrain, dans tout le «Syrak». 50 commandos se trouvent, déjà, dans le Nord de la Syrie, pour «conseiller» les Kurdes syriens du YPG, ainsi que quelques Sunnites «modérés». Comprendre : leur dire ce que Wasington veut qu’ils fassent. La présentation officielle de la Maison Blanche est que ces commandos «soutiennent les forces locales», (les mots d’Obama), en coupant les lignes d’approvisionnement conduisant à la capitale du faux «Califat», Raqqa. 200 autres forces spéciales, envoyées en Irak, vont, bientôt, suivre, prétendument, pour «livrer un combat direct» contre la direction de Daech/Etat Islamique, qui est, maintenant, installé, à Mossoul. Ces développements, présentés comme des «efforts», pour «se réengager, partiellement, en Irak et en Syrie», conduisent le petit monde des « think tanks » américains à formuler des rapports hilarants, à la recherche de «l’équilibre parfait entre une invasion, à grande échelle, et un désengagement complet» — lorsque tout le monde sait que Washington ne se désengagera jamais des ressources pétrolières stratégiques du Moyen-Orient. En théorie, toutes ces bottes américaines, sur le terrain, devraient, bientôt, se coordonner, avec une nouvelle coalition, spectaculairement, surréaliste de 34 pays «islamiques», (l’Iran n’y a pas été invité), créée, pour combattre Daech par rien de moins que la matrice idéologique de toutes les variantes du Salafisme jihadiste de l’Arabie saoudite wahhabite. La Syrie est, désormais, «l’aérogare» des coalitions. Il y en a, au moins, quatre : le «4+1» (Russie, Syrie, Iran, Irak, plus Hezbollah), qui combat, vraiment, Daech ; la coalition, emmenée par les USA, une sorte de mini combinaison OTAN-CCG, mais avec le CCG, qui ne fait rien ; la collaboration militaire directe entre la France et la Russie ; et la nouvelle comédie «islamique», emmenée par l’Arabie saoudite. Elles s’opposent à un nombre stupéfiant de coalitions et d’alliances salafistes jihadistes de circonstance, qui peuvent durer quelques mois, comme quelques heures. Et puis, il y a la Turquie, laquelle joue un double jeu vicieux sous Erdogan.

Sommes-nous, une fois de plus, face au syndrome Sarajevo ?

«Tendues» ne commence même pas à décrire les tensions géopolitiques actuelles entre la Russie et la Turquie, qui ne montrent aucun signe d’affaiblissement. L’Empire du Chaos en profite, sans modération, en tant que spectateur privilégié, tant que les tensions durent, les perspectives d’intégration de l’Eurasie sont nulles. Les services de renseignements russes ont, certainement, anticipé tous les scénarios possibles, impliquant l’armée otano-turque, à la frontière turco-syrienne, de même que la possibilité qu’Ankara ferme le Bosphore et les Dardanelles, pour «l’Express syrien» russe. Erdogan pourrait ne pas être assez fou, pour offrir un nouveau casus belli à la Russie. Mais Moscou ne prend aucun risque. La Russie a placé des navires et des sous-marins, capables de lancer des missiles nucléaires, au cas où la Turquie, sous la couverture de l’OTAN, déciderait de frapper les positions russes. Le Président Poutine a été clair : la Russie utilisera l’arme nucléaire, si nécessaire, au cas où ses forces conventionnelles seraient menacées. Si Ankara opte pour une mission suicide, en descendant un autre « Su-24 », ou un Su-34, la Russie dégagera, tout simplement, l’espace aérien, tout le long de la frontière, au moyen de ses S-400. Si Ankara, sous la couverture de l’OTAN, répond, en lançant l’armée turque contre les positions russes, la Russie utilisera ses missiles nucléaires, entraînant l’OTAN, dans la guerre, non seulement, en Syrie, mais, potentiellement, aussi, en Europe. Et cela impliquerait l’utilisation de missiles nucléaires, pour maintenir l’utilisation stratégique, par la Russie, d’un Bosphore ouvert. Voilà comment on peut tirer un parallèle entre la Syrie d’aujourd’hui et Sarajevo, en 1914. Depuis la mi-2014, le Pentagone a déroulé toutes sortes de jeux de guerre — jusqu’à 16 fois, sous des scénarios différents – opposant l’OTAN à la Russie. Tous ces scénarios étaient favorables à l’OTAN. Toutes les simulations ont donné le même vainqueur : la Russie. Et c’est pourquoi le comportement fantasque d’Erdogan terrifie, vraiment, un bon nombre d’initiés, de Washington à Bruxelles. Quelques données, sur les missiles de croisière. Le Pentagone a, parfaitement, conscience de la puissance de feu que la Russie peut déchaîner, si elle est provoquée au-delà des limites, par quelqu’un, comme Erdogan. En voici quelques exemples : La Russie peut utiliser le puissant missile SS-18 — dont le nom de code, attribué par l’OTAN, est «Satan» ; chaque «Satan» transporte 10 ogives, chacune d’une puissance de 750 à 1.000 kilotonnes, suffisante, pour détruire une aire, de la taille de l’Etat de New York, [équivalente à la taille de l’Angleterre]. Le missile balistique intercontinental Topol M est le missile le plus rapide du monde, volant à Mach 21, (25.700 km/h) ; il n’existe aucune défense contre lui. Lancé, depuis Moscou, il peut frapper New York, en 18 minutes, et Los Angeles, en 22 minutes et 8 secondes. Les sous-marins russes — de même que les sous-marins chinois — peuvent tirer, au large des Etats-Unis, et frapper des cibles côtières, en une minute. Des sous-marins chinois ont fait surface, à proximité de porte-avions américains, sans se faire détecter, et les sous-marins russes peuvent faire la même chose. Le système anti-missiles S-500 a la capacité de fermer, hermétiquement, la Russie aux missiles de croisière et intercontinentaux. (Officiellement, Moscou n’admet, seulement, que les S-500 n’entreront en activité qu’en 2016, mais le fait que des S-400 seront, bientôt, livrés à la Chine, implique que les S-500 sont, peut-être, déjà, opérationnels). Le S-500 fait ressembler le missile Patriot à un V-2 de la Seconde Guerre mondiale. Là, un ancien conseiller américain du chef des Opérations navales dit, publiquement, que tout l’appareil de défense de missiles américain ne vaut rien. La Russie a une flotte de bombardiers supersoniques constituée de Tupolev Tu-160, qui peuvent décoller de bases aériennes, depuis le cœur de la Russie, voler au-dessus du Pôle Nord, lancer des missiles de croisière, armés d’une tête nucléaire, depuis une distance de sécurité, au-dessus de l’Atlantique, et rentrer à la base, pour regarder ce qui se passe à la télé. La Russie peut paralyser, pratiquement, toutes les bases avancées de l’OTAN avec des armes nucléaires tactiques — ou de champ de bataille — à petites charges. Ce n’est pas un hasard, si la Russie, au cours des derniers mois, a testé les temps de riposte de l’OTAN, à de multiples occasions. Le missile Iskander voyage à sept fois la vitesse du son, avec une portée de 400 km. Il est dévastateur contre les terrains d’aviation, les points logistiques et autres infrastructures stationnaires, le long d’un théâtre de guerre étendu, par exemple, dans le Sud de la Turquie. Il faudrait que l’OTAN mette tous ces Iskander hors service. Mais alors, ils devraient face aux S-400 — ou, pire, aux S-500 — que la Russie peut déployer, dans les zones de défense, sur presque tous les théâtres de guerre imaginables. Le positionnement des S-400, à Kaliningrad, par exemple, paralyserait toutes les opérations de l’OTAN, loin à l’intérieur de l’Europe. Présidant aux décisions militaires, la Russie privilégie l’utilisation du Contrôle Réfléchi, (CR). C’est une tactique, qui vise à transmettre à l’ennemi une information sélectionnée, qui le force à prendre des décisions contraires à ses intérêts, une sorte de virus influençant et contrôlant son processus de prise de décision. La Russie utilise le CR, de façon tactique, stratégique et géopolitique. Dans sa jeunesse, Vladimir Poutine a appris tout ce qu’il y avait à savoir, à propos du CR, à la 401ème école du KGB, et, ensuite, au cours de sa carrière, en tant qu’officier du KGB, puis, du FSB. Alors, Erdogan et l’OTAN, vous voulez toujours faire la guerre ?

Guerre impérialiste en Syrie: Pourquoi la Turquie pète-t’elle les plombs ?…

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Pourquoi Erdogan a poignardé la Russie dans le dos

 

Sahar TV

 

8 décembre 2015

 

url de l’article original:

http://francophone.sahartv.ir/infos/chronique-i11874-pourquoi_erdogan_a_poignardé_la_russie_dans_le_dos

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les objectifs de la Russie et de la Turquie, dans la lutte contre le groupe État islamique, sont, diamétralement, opposés.

Il est, absolument, impossible de comprendre pourquoi le gouvernement turc s’est engagé dans la stratégie suicidaire d’abattre le chasseur russe, « Su-24 », sur le territoire syrien – techniquement, une déclaration de guerre de l’OTAN à la Russie – sans mettre en contexte le jeu de la puissance turque, dans le Nord de la Syrie. Le Président Vladimir Poutine a déclaré, après la chute de l’avion de chasse russe, qu’il s’agissait d’un «coup de poignard dans le dos». Donc, nous allons voir comment les faits, sur le terrain, ont permis que cela se produise. Ankara utilise, finance et arme le cas désespéré des extrémistes, au Nord de la Syrie, et doit garder, par tous les moyens, le corridor des lignes d’approvisionnement, ouvertes pour eux, au Sud de la Turquie ; après tout, ils ont besoin de conquérir Alep, ce qui ouvrirait la voie au Saint-Graal d’Ankara : un changement de régime, à Damas. Dans le même temps, Ankara est terrifié par l’YPG – les unités de protection du peuple kurde syrien – une organisation, sœur du parti de gauche PKK (Note de R71: toujours présenté comme “marxiste-léniniste” par l’ensemble des médias, parce que çà les arrange, mais le PKK est devenu adepte et pratiquant du “communalisme démocratique” anarchiste depuis qu’Abdullah Ocalan, leader du PKK a endorsé les idées de Murray Bookchin et de Janet Biehl ily a une dizaine d’années. Le virage politique a été amorcé tant idéologiquement que dans la pratique avec les communes autonomes du Rojava syrien…). Ceux-ci doivent être contenus, à tout prix. Donc, le groupe État islamique – contre lequel les Nations Unies ont déclaré la guerre – est un simple détail, dans la stratégie globale d’Ankara, qui est, essentiellement, de combattre, contenir ou même bombarder les Kurdes ; soutenir toutes sortes de Takfiris et Salafistes-jihadistes, dont le groupe État islamique ; et obtenir un changement de régime, à Damas.

Sans surprise, les Kurdes syriens du YPG sont, largement, diabolisés, en Turquie, accusés de rien moins que vouloir nettoyer, ethniquement, les villages arabes et turkmènes, dans le Nord de la Syrie. Pourtant, ce que les Kurdes syriens tentent – soutenus par les États-Unis, au grand dam d’Ankara – est de relier trois parcelles de terre, dans le Nord de la Syrie kurde, actuellement, isolées. Un regard, sur une carte turque, (de mauvaise qualité), révèle comment deux de ces parcelles de terre, (en jaune), sont, déjà, liées, au Nord-Est.

Pour accomplir cela, les Kurdes syriens, aidés par le PKK, ont défait le groupe État islamique, dans Kobani et ses environs. Pour atteindre le troisième lopin de terre, ils ont besoin d’arriver à Afryn. Pourtant, sur le chemin, (en bleu), il y a une collection de villages turkmènes, au Nord d’Alep. L’importance stratégique de ces terres turkmènes ne peut pas être assez soulignée. C’est, exactement, dans cette zone, s’étendant jusqu’à 35 km, à l’intérieur de la Syrie, que Ankara veut installer sa prétendue zone de sécurité, qui serait, en fait, une zone d’exclusion aérienne, sur le territoire syrien, apparemment, pour accueillir les réfugiés syriens avec l’argent de l’UE, qui a, déjà, débloqué 3 milliards d’euros, à compter du 1er janvier 2016, par l’intermédiaire de la Commission européenne, (CE).

Pour la Turquie, l’obstacle insurmontable à la mise en place de cette zone d’exclusion aérienne est, maintenant, évidemment, la Russie. Utilisation des Turkmènes. Qui sont les Turkmènes ? Ici, nous devons replonger dans l’histoire ancienne de la Route de la Soie. Environ, 200.000 Turkmènes vivent, dans le Nord de la Syrie. Ils sont les descendants des tribus turkmènes, qui se sont installées, en Anatolie, au XIe siècle. Les villages turkmènes sont nés, également, au Nord de la province d’Idlib, à l’Ouest d’Alep, ainsi que de la province de Lattaquié, au Nord, à l’Ouest d’Idlib. Et c’est là que l’on trouve des gens, dont on ne parle jamais : une tripotée de milices turkmènes. Le mythe de civils innocents turkmènes, abattus par le régime Assad, est, donc,… un mythe.

A Washington, ces milices sont considérées comme des rebelles « modérés », dans la mesure où elles ont fusionné avec toutes sortes de bandes jihadistes, qui les ont avalées, de la peu regardante « Armée syrienne libre » à Jabhat Al-Nusra, alias Al-Qaïda, en Syrie, (que Vienne a, finalement, défini comme un groupe terroriste). On pouvait s’y attendre, les médias turcs saluent tous ces Turkmènes, comme des combattants de la liberté, à la Ronald Reagan, dans les années 1980, à propos du Jihad afghan. Les médias turcs racontent que l’ensemble de ce territoire est contrôlé par une innocente opposition turkmène, et non, par le groupe État islamique. Effectivement, pas le groupe État islamique, mais, surtout, Al-Nusra, ce qui est, pratiquement, la même chose. Pour la Russie, il n’y a aucune distinction, en particulier, parce qu’un ramassis de Tchétchènes, Ouzbeks et Ouïghours, (les Chinois les surveillent), ont cherché refuge chez ces « modérés ».

Pour la Russie, ce qui importe est de briser toute possibilité d’une future autoroute jihadiste de 900 km entre Alep et Grozny. Et cela explique le bombardement russe du Nord de la province de Lattaquié. Ankara, comme prévu, a grimpé au rideau. Le ministère des Affaires étrangères avait même menacé la Russie, il y a, seulement, quelques jours : «Les actions collatérales de la Russie ne sont pas une lutte contre le terrorisme, ils ont bombardé des villages turkmènes civils, ce qui pourrait entraîner de graves conséquences».

Ankara soutient, directement, les milices turkmènes avec l’aide humanitaire, mais ce qui compte, vraiment, ce sont les armes ; les livraisons de camions, contrôlés par le MIT – le Service de renseignement turc. Tout cela s’inscrit, dans la mythologie de l’AKP, le Parti d’Erdogan, de défendre même les populations pré-ottomanes ; après tout, ils ont, toujours, rendu de bons services à l’Islam. Les Turkmène syriens sont aussi pieux que la direction de l’AKP, à Ankara. L’affaire se corse.

Pour la Russie, la zone connue comme Montagne turkmène, ou les hauteurs que les Turcs appellent Bayirbucak, au Nord de la province de Lattaquié, est une cible majeure. Parce que c’est là que passe l’Autoroute des armes, par laquelle Ankara, côte à côte avec la CIA, approvisionne ces milices. Pour la Russie, toute possibilité que les milices alliées avec les Salafistes et les Salafistes-jihadistes tentent de conquérir, massivement, la province alaouite de Lattaquié, est une ligne rouge, parce que cela menacerait la base aérienne de la Russie, à Khmeimim, et, finalement, même le port de Tartous. Donc, pour l’essentiel, nous avons la CIA, qui fournit les armes – ces fameux missiles anti-char TOW – en utilisant une route de contrebande, à travers le territoire turkmène, qui se trouve être une base d’Al-Qaïda, en Syrie, aux ordres d’Ankara. C’est un territoire de choix, pour les États-Unis, la Turquie et l’Arabie saoudite, qui sapent le pouvoir de Damas, et, surtout, le territoire principal de la guerre, par procuration : l’OTAN (US-Turquie) contre la Russie.

Les racontars de la CIA prétendent que les missiles anti-char TOW vont à 45 groupes sélectionnés, donc, rebelles « modérés ». Une ânerie, les armes ont été saisies par les Jihadistes les plus expérimentés d’Al-Qaïda, en Syrie, ainsi qu’aux nébuleuses, connues sous le nom de l’Armée de la conquête, soutenues par l’Arabie saoudite. Donc, pour briser Jabhat Al-Nusra et l’Armée de la conquête, pour de bon, la Russie a commencé à bombarder les contrebandiers turkmènes, qui ne sont guère modérés, ils sont infiltrés, partout, par les islamo-fascistes turcs – tels que ceux qui ont mitraillé le pilote russe, le lieutenant-colonel Oleg Pershin, lorsqu’il s’est éjecté de son avion, un crime de guerre, selon les Conventions de Genève. Les enjeux, pour la Russie, ne pouvaient pas être plus lourds, car, en utilisant des tribus turkmènes, la Turquie est, déjà, implantée, profondément, au Nord de la Syrie. Donc, attendons nous à ce que la Russie augmente, sensiblement, ses bombardements des zones turkmènes – bien au-delà d’une simple mesure de représaille, pour le meurtre du pilote russe.

D’ailleurs, la Russie a beaucoup d’autres options, comme militariser le YGP, les Kurdes syriens ; ce qui leur permettrait de prendre, enfin, le contrôle du tronçon de la frontière entre Afryn et Jarablus, qui est, toujours, occupé par le groupe État islamique. Ankara sera apoplectique, si les Kurdes syriens arrivent à unir leur territoire, en ce qu’ils appellent le Kurdistan syrien, jusqu’à présent, séparé. Le fond de la question est que la Turquie et la Russie ne peuvent, tout simplement, pas appartenir à une même coalition luttant contre le groupe État islamique, parce que leurs objectifs sont, diamétralement, opposés.

L’historien Cam Erimtan, basé à Istanbul, décrit le panorama : «Le nouveau gouvernement de la Turquie a pris les rênes, le jour où le jet russe a été abattu. Et maintenant, le rusé Premier ministre Davutoglu et le maladroit Président Erdogan sont engagés, dans le contrôle des dommages, et la mobilisation nationale, abandonnant même, pour l’instant, leur rhétorique favorite, sur la solidarité islamique, et jouant à fond la carte nationaliste. Même si l’action militaire conduira, sans doute, à des gains énormes, en popularité nationale, les conséquences économiques ont, déjà, commencé à se faire sentir, avec la Russie, freinant l’importation de marchandises turques. Cela peut indiquer que le gouvernement de l’AKP n’a agi que, comme laquais de l’OTAN, en ignorant les réalités, sur le terrain, et en se complaisant, dans une démagogie bruyante».

La démagogie ne durera pas longtemps, parce que la Russie va réagir, de manière calculée, froide et rapide, par des moyens multiples et inattendus  à la chute du « Su-24 ». Le croiseur lance-missiles russe, « Moskva » – bourré de systèmes de défense aérienne – couvre, désormais, l’ensemble de la région. Deux systèmes S-400 couvriront tout le Nord-Ouest de la Syrie et la frontière turque, au Sud. La Russie est en mesure de brouiller, électroniquement, l’ensemble du Sud de la Turquie. Il n’y a aucun moyen, pour Erdogan, d’obtenir sa zone de sécurité, à l’intérieur de la Syrie, payée par l’UE, à moins d’entrer en guerre contre la Russie. La certitude est que la priorité numéro un de la Russie, à partir de maintenant, sera de briser, pour de bon, la stratégie extrémiste de la Turquie, dans le Nord de la Syrie.

Guerre impérialiste en Syrie: affaire Su24 abattu: Le pilote survivant réfute en bloc la version turque…

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On remarquera aussi que cette affaire pourtant très « sensible » pour la paix mondiale, a quasiment disparu des radars de nos merdias à la botte. C’est bien connu: si la pressetituée n’en parle pas, c’est donc que çà n’existe pas !…

— Résistance 71 —

 

Le pilote russe secouru réfute la version turque des faits

Al Manar, RT, Sputnik

25 Novembre 2015

url de l’article:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=270070

 

Le pilote qui a survécu au crash du chasseur-bombardier russe SU-24 abattu mardi au dessus du territoire syrien par des F-16 turcs a démenti la version turque des faits. Alors que des médias libanais ont révélé que des combattants du Hezbollah ont participé aux opérations de recherche menées pour le retrouverpar une unité de l’armée syrienne au sol et des hélicoptères russes au ciel.

Selon Konstantin Mourakhtine, l’armée turque n’a adressé aucune sommation à son avion de combat, avant de l’abattre, et son appareil n’a jamais violé l’espace aérien turc.
   
 »Il n’y a eu aucune sommation. Pas d’échange radio, ni de contact visuel. Il n’y a eu aucun contact », a déclaré Mourakhtine, filmé de dos par plusieurs chaînes de télévision russes.
   
«S’ils avaient voulu nous prévenir, ils auraient pu se montrer en se mettant à notre hauteur», a raconté Mourakhtine, au débit calme et posé (selon l’AFP) et qui reçoit actuellement des soins médicaux dans la base aérienne russe de Lattaquié. 
«De plus, le missile a frappé la queue de notre appareil, surgissant de nulle part. Nous n’avons même pas eu le temps d’effectuer une manœuvre d’évitement», a révélé le copilote.
   
Lorsqu’un journaliste lui demande s’il est entré dans l’espace aérien turc, le pilote dit « l’exclure entièrement, même pas pour une seconde ».
 «Il est impossible que nous ayons violé leur espace aérien, même pas pour une seconde. Nous volions à une altitude de 6 000 mètres, le temps était complètement dégagé. Je pouvais voir parfaitement sur la carte et au sol où se trouvait la frontière et où nous étions, et j’avais le plein contrôle de notre trajectoire pendant toute la durée du vol», a expliqué le pilote.

Les chasseurs F-16 de l’armée turc ont tiré un missile qui « a soudainement frappé la queue de l’avion », alors qu’il était « en train de rentrer à la base aérienne (de Hmeimim, près de Lattaquié, dans le nord-ouest de la Syrie, ndlr) après avoir effectué sa mission de combat », explique le pilote.
   
Konstantin Mourakhtine est présenté comme « l’un des meilleurs pilotes » de Russie par la chaîne de télévision Zvezda, propriété du ministère russe de la Défense. Selon l’agence Sputnik, il avait été reconnu « meilleur pilote navigateur de Russie » par le concours international Aviadarts 2014 face à des concurrents russes, chinois et biélorusses.

Il a été secouru par 18 membres des forces spéciales syriennes sachant que le correspondant d’alManar en Syrie a démenti la participation de combattants du Hezbollah dans cette opération comme l’avaient prétendu des médias libanais. Après s’être éjecté de l’avion abattu, il s’était caché dans un fourré dans une forêt près du site d’Al-Qom, situé aux alentours de Lattaquié, à 6 kilomètres de l’endroit de sa chute.
Sa localisation a été possible grâce aux signaux émis par un appareil électronique conçu spécialement pour être localisé.

«Le pilote a été ramené au service médical de la base aérienne russe à Lattaquié dans la nuit. Je l’ai rencontré ce matin pendant le petit déjeuner. Les docteurs ont déclaré que sa vie n’était pas en danger», a raconté Roman Kossarev, le journaliste de la chaine russe RT qui se trouve actuellement en Syrie et l’a interviewé.

3ème guerre mondiale: Avion russe abattu, la tension monte… Le temps pour Poutine d’abattre sa carte de la vérité sur le 11 Septembre 2001 est imminent… ou la Russie périra (Paul Craig Roberts)

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La Turquie a détruit l’espoir de la Russie pour une coopération de l’occident

 

Paul Craig Roberts

 

24 Novembre 2015

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2015/11/24/turkey-has-destroyed-russias-delusion-of-western-cooperation-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Mise à jour: Un ami, George Abert, a suggéré une raison du pourquoi les Turcs ont descendu le bombardier russe au-dessus de la Syrie. Les Russes ont une technologie de pointe qu’ils ont récemment démontrée contre le plus moderne des croiseurs lance-missiles américains (NdT: l’incident en Mer Noire en 2014 du passage d’un avion russe près du croiseur USS Cook, équipé du système ultra-sophistiqué AEGIS et qui a été électroniquement anéanti en deux passages, forçant le navire à faire escale à Odessa en Ukraine et son commandant de bord à demander son transfert immédiat..) et contre les avions israéliens de fabrication américaine. Cette technologie éteint tous les sytèmes de communication des forces hostiles, les laissant totalement aveugles. Il se demande si l’appareil n’a pas été abattu pour forcer les Russes à utiliser cette technologie pour protéger leurs appareils à chaque fois qu’ils se trouvent proches de l’aviation de l’OTAN ou d’Israël, ce qui leur permettrait d’étudier le système soit pour le copier, soit pour le neutraliser. Il parie que les Etats-Unis ont tous les spécialistes Raven et ELINT à l‘écoute, prêts à étudier le phénomène.

L’agression non provoquée de la Turquie qui a abattu un avion militaire russe au-dessus de la Syrie pose des questions intéressantes. Il semble fort peu probable que le gouvernement turc commettrait un tel acte de guerre contre un voisin bien plus puissant que lui à moins que Washington ait donné le feu vert à cette attaque. Le gouvernement turc n’est pas très compétent, mais même les incompétents savent éviter de se mettre dans une position qui les verrait faire face à la Russie seuls.

Si l’attaque a reçu le feu vert de Washington, Obama a t’il alors été doublé par les néo-conservateurs en contrôle de son gouvernement ou Obama est-il lui-même complice de l’acte ? De manière évidente, les neo-cons sont perturbés par l’appel du président français pour une union derrière la Russie contre l’EIIL/Daesh et ils auraient très bien pu utiliser leurs connexions en Turquie pour mettre en scène un évènement que Washington pourrait utiliser pour empêcher une coopération avec la Russie

La complicité de Washington est certainement indiquée, mais il n’est pas complètement hors de question que les Turcs bien placés qui achètent le pétrole de l’EI ait pris leur revanche contre la Russie pour avoir détruit leurs flottes de camions-citernes et leur affaire très lucrative. (NdT: n’oublions pas que ce business est géré par le fils d’Erdogan avec quelques généraux de l’armée turque…) Mais si l’attaque a une origine privée ou semi-privée en connexions avec des gangsters et l’armée, le président turc aurait-il défendu cet abattage d’avion sur de telles bases foireuses de “défense nationale” ? (NdT: possible dans la mesure où son fils est le “parrain” du pétrole volé acheminé en Turquie…) Personne ne peut croire qu’un bombardier russe serait une menace à lui seul pour la sécurité de la Turquie.

N’attendez pas que la pressetituée regarde de près ces questions. La pressetituée occidentale comme la branche de la BBC à Moscou et sa correspondante Sarah Rainsford, est déjà en train de pirouetter l’affaire de la perte de l’avion russe et plus tôt, celle de l’avion de ligne au dessus du Sinaï , en disant que cela prouve que la politique de Poutine de raids aériens contre Daesh a complètement été retournée et que les Russes ne sont pas plus en sécurité pour autant.

Les réponses à l’attaque sont toutes aussi intéressantes. De ce que j’ai entendu de la conférence de presse d’Obama, sa définition de “rebelles syriens modérés” inclut tous les groupes djihadistes extrémistes comme Al Nosra et l’EIIL, qui sont les cibles des attaques russes. Seul Assad est un extrémiste. Obama, suivant la ligne néo-conservatrice, dit qu’Assad a trop de sang sur les mains pour pouvoir continuer à être le président de la Syrie (NdT: Obama lui par contre, il n’en a pas de sang sur les mains hein ?… Le premier prix Nobel de la Paix va t’en guerre… Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre nom de dieu !).

Obama n’est pas spécifique au sujet du “sang sur les mains d’Assad”, mais nous pouvons l’être. Le sang est celui des forces terroristes de l’EIIL/Daesh qui combattent l’armée syrienne. Obama ne réfère pas quant à lui au sang sur les mains de l’EI alors que même la pressetituée nous a montré les horreurs perpétrées par les psychopathes de l’EIIL et du sang qu’ils ont sur les mains ; ces gens avec lesquels Obama nous a allié.

Qu’en est-il du sang sur les mains d’Obama ? On parle d’une très grande quantité là, le sang de pays entiers, la Libye, l’Afghanistan, le Yémen, la Syrie et le sang que les marionnettes d’Obama à Kiev ont versé des Russes ethniques habitants en Ukraine, sans oublier bien sûr le sang palestinien versé par Israël utilisant des armes américaines.

Si le sang sur les mains d’Assad le disqualifie pour la présidence, alors la bien plus grande quantité de sang sur les mains d’Obama le disqualifie d’autant plus, ainsi que Cameron, Hollande, Merkel et Netanyahou.

Durant tous les conflits orchestrés par Washington au Moyen-Orient, en Afrique et en Ukraine, le gouvernement russe a parlé de manière plus que raisonnable et a répondu de manière diplomatique à biens des provocations. Le gouvernement russe s’est reposé sur les gouvernements européens réalisant que l’Europe ne tire aucun bénéfice des conflits générés par Washington et devant se séparer d’une politique qui est contre leurs intérêts. Mais l’Europe a prouvé n’être qu’une collection de vassaux américains et non pas des pays indépendants capables de mener des politiques étrangères indépendantes.

Dans sa campagne en Syrie contre l’EI/Daesh, le gouvernement russe s’est reposé sur l’accord établi avec les pays de l’OTAN évitant l’engagement dans les airs. Maintenant la Turquie a totalement violé cet accord.

Je serais très surpris si maintenant le gouvernement russe place quelque confiance que ce soit dans les mots de l’occident ainsi que d’un espoir dans la diplomatie avec ce même occident. Le gouvernement russe et son peuple ont dû maintenant comprendre que la doctrine Wolfowitz veut dire ce qu’elle énonce et qu’elle est déployée en force contre la Russie.

De l’attaque ukrainienne sur les sources d’énergie de la Crimée et les pannes de courant qui affectent toute celle-ci, le gouvernement russe a aussi appris que le gouvernement marionnette de Washington à Kiev a l’intention de faire monter la sauce du conflit avec la Russie.

Washington a été clair dès le départ qu’il focalisait sur le renversement d’Assad et non pas celui de l’EIIL/Daesh. Malgré l’attaque imputée à Daesh en France, le ministère des affaires étrangères US en la personne de son porte-parole l’amiral John Kirby, a dit que la Russie ne pouvait pas être membre de la coalition contre Daesh tant que la Russie continuerait à soutenir Assad.

Si on veut regarder le bon côté dans cette affaire de l’abattage d’un avion russe, l’incident a donc très sûrement évité au gouvernement russe de faire partie d’une coalition dans laquelle la Russie aurait perdu le contrôle de sa guerre contre l’EIIL et aurait dû accepter la défaite du renversement d’Assad.

A chaque étape de tous ces processus le gouvernement russe a gardé de bonnes cartes qu’il n’a pas jouées, faisant plutôt confiance à la diplomatie. Celle-ci est maintenant pour sûr une impasse. Si la Russie ne rejoint pas le véritable jeu et ne commence pas à jouer ses fortes cartes (NdT: les infos qu’elle conserve sur les attentats du 11 septembre 2001 à New York, sur l’attaque du vol d’Air Malaysia MH17 en Ukraine et sur son propre vol au-dessus du Sinaï…), la Russie sera vaincue.