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Resistance au colonialisme: Colonisés de tous les pays…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, écologie & climat, canada USA états coloniaux, colonialisme, démocratie participative, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, résistance politique, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 6 novembre 2016 by Résistance 71

Ces mots issus de la seconde déclaration zapatiste de la jungle de Lacandon le 12 juin 1994 doivent résonner plus que jamais pour tous les peuples du monde, parce qu’en fin de compte, en regard de l’oligarchie globaliste régnante: Nous sommes tous des colonisés !

« Frères et Sœurs,
Ne vous laissez pas acheter !. Résistez avec nous !. Ne vous rendez pas ! Résistez avec nous ! Répérez sans cesse avec nous ‘nous ne nous rendrons pas, nous résisterons!’ Que ces mots soient entendus non seulement dans les montagnes du sud-est mexicain, mais aussi au nord, dans les péninsules. qu’ils soient entendus des deux côtés sur les deux côtes ; qu’ils soient entendus au centre du pays, dans les vallées et les montagnes, dans les villes et les campagnes. Unissons nos voix, frères et sœurs. Criez avec nous: ‘nous ne nous rendrons pas, nous résisterons!’
Que la dignité brise le siège et retire ces sales mains avec lesquelles le gouvernement essaie de nous étrangler. Nous sommes sous siège. Ils ne laisseront pas la liberté, la justice et la démocratie entrer au Mexique. Nous sommes sous siège frères et sœurs mais nous ne nous rendrons pas, nous résisterons ! Nous avons notre dignité et nous ne nous vendrons pas au plus offrant !
La dignité ne se rendra pas ! La dignité va résister ! […]
Démocratie
Liberté
Justice! »
(traduction Résistance 71)

Maintenant changez le mot « Mexique » et remplacez le par n’importe quelle autre nation… L’effet est le même. Pourquoi ? Parce que nous sommes tous des colonisés! et que l’heure est venu de briser les chaînes de l’esclavage moderne et de nous tenir debout, émancipés de l’idéologie colonialiste, aux côtés de nos frères et sœurs plus colonisés que nous, car ce n’est qu’une question de degré au bout du compte et que l’avenir de l’humanité passe par l’union sacrée entre les peuples colonisés pour un changement de paradigme politique et la mise en place de la société des sociétés.

~ Résistance 71 ~

 

Lire la 6ème déclaration zapatiste de la jungle de Lacandon (2005), la « Sixte »

 

Boum

 

Mohawk Nation News

 

4 novembre 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/11/04/boom/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

On n’a pas besoin des oléoducs toxiques. Les banquiers et les barons du pétrole veulent nous montrer qu’ils sont les patrons.. Nous avons tous les droits de décider qui peut passer sur nos terres et comment.

Le pétrole brut Bakken mortifère et autres poisons ne peuvent aucunement traverser le territoire de Kaia’nere:kowa, La Grande Loi de la Paix ! Nos amis et nos alliés doivent maintenant se dresser avec nous. Comme le disait John F. Kennedy: “Ceux qui fuient la controverse en sont les complices”.
L’entreprise n’a aucun droit sur notre terre et nos ressources, sous ou sur le sol. Ils jubilent de voir leurs mercenaires nous humilier, nous asperger de gaz lacrymo, nous tirer dessus avec des balles en caoutchouc, nous matraquer, nous jeter en prison et nous menacer de nous tuer ainsi que notre environnement. L’usage des armes chimiques et biologiques violent les conventions de Genève et de l’ONU et la loi internationale. (NdT: les armées sont interdites d’employer des gaz lacrymogènes ou des gaz au poivre contre des armées ennemies, et pourtant tout le monde trouve normal que la flicaille les utilise contre des manifestants, partout, et ce en toute violation des conventions internationales…)

La création nous protège tous, partout dans le monde. La matrice corporatiste s’effondre quand les flics et les ouvriers des chantiers quittent leurs fonctions ou rejoignent le peuple afin de protéger notre terre-mère. Personne ne veut de ces oléoducs quelques soient les accords passés entre les conseils de bandes/tribus corpos corrompus et leurs maîtres banquiers/gouvernements/politiciens.

Le pétrole et les poisons chimiques viennent des Dakota du nord et du sud par oléoduc ou par chemin de fer directement dans et au travers de nos communautés kanion’ke:haka / Mohawk

Nos instructions originelles de la création animent notre insticnt de survie. Nous essayons de partager ce pouvoir avec nos amis et alliés. L’ohenton kariwa tekwe nous dicte nos devoirs envers la Nature.

https://rotinonshonnionhwetkanatahere.wordpress.com/thanksgiving/ 

Ces lignes de transport de gaz, ces ponts, voies ferrées, autoroutes, voies fluviales, réseaux de communication et tout ce qui passe au travers de nos communautés et au travers d’ ono’ware:keh ou Île de la Grande Tortue (Amérique du Nord) sont des menaces pour notre peuple et notre mode de vie.

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Aujourd’hui, les Kanien’ke:haka/Mohawk bloquent la voie de chemin de fer CP à partir de 21:00 à la jonction Adirondack, en solidarité avec nos frères Lakota de Standing Rock dans le Nord-Dakota qui continuent de défendre notre Mère à tous. Les femmes ont donné leur consentement pour que rotiskarekethe (la société des guerriers) se positionnent sur la ligne de front de protection de notre eau sacrée pour des millions de personnes.

Nos frères et sœurs sont abusés et menacés par la police militarisée sur le sol de leur patrie. Le gouvernement des Etats-Unis protège la ligne d’Oléoduc du Dakota Access Pipeline tout en ignorant les désastres environementaux. Les gouvernements américain et canadien négligent leurs obligations envers leurs peuples. Nous nous dressons pour la sécurité de tous.

Les gens voient bien le lien entre le train CP qui passe par Kahnawake et l’origine à Standing Rock. Ces trains transportent le pétrole brut Bakken depuis le nord et sud Dakota ; 85% de ce “serpent noir” qui rampe sur la terre, transporte ce poison, ne peut en fait pas transporter ce produit toxique en toute sécurité. Des millards de litres de ce matériau hautement explosif et inflammable sont transportés à travers l’Île de la Grande Tortue par ces fragiles citernes quotidiennement, mettant ainsi bien des familles à risque.
Le chemin de fer traverse des zones résidentielles à Kahnawake et au travers de l’Île de la Grande Tortue. Les kanien’ke:haka craignent que ne se reproduisent une explosion comme à Lac Megantic le 6 juillet 2013. L’explosion du train s’est produite après le passage de Kahnawake, elle tua 47 personnes et fit bien des blessés. Ces bombes à retardement sur rail sont prévisibles et on peut les prévenir. Bien des alternatives sont possibles. Nous demandons des alternatives en sécurité de la part des corporations pétrolières.
Editeur de MNN

Cette vidéo décrit parfaitement l’affaire de ces bombes à retardement que sont les trains citerne passant par nos communautés.

Les amis et les alliés sont priés de faire circuler cette information sur Standing Rock et sa lutte en cours:  http://bsnorrell.blogspot.ca/

Source:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/11/03/kahnawake-peoples-fire-block-trains/

Résistance, colonialisme et environnement: Les 17 banques (dont 4 françaises) qui financent directement le Dakota Access Pipeline, bloqué dans le Dakota par les protecteurs de l’eau…

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standing-rock
« Oyate kin ninpi kta ca lecamu yelo »
« Je fais ceci pour que les autres puissent vivre. »
~ Chanson honorifique Lakota ~

 

Les 17 banques finançant le Dakota Access Pipeline dont 4 banques françaises

 

Source:

http://www.yesmagazine.org/people-power/how-to-contact-the-17-banks-funding-the-dakota-access-pipeline-20160929

 

3 novembre 2016

 

Ces informations pour tous ceux et celles qui désireraient contacter ces banques, surtout en ce qui nous concerne, les banques françaises, pour leur demander ce qu’elles foutent à soutenir des projets destructeurs de la sorte, leur faire comprendre qu’elles sont à découvert (elles le sont de fait depuis longtemps et dans tous les sens du terme…) et que tout cela ne va pas leur faire une pub qui va dans le sens de leurs intérêts…

Le Dakota Access Pipeline est un tronçon de ce qui était appelé avant le Keystone XL de TransCanada, Enbridge, Chevron et toute la fine équipe habituelle de Big Oil. Obama a fait son cinéma en disant que cela ne se ferait pas afin de leurrer les oppositions (et gagner du temps), mais le projet continue sous une forme saucissonnée dont le DAPL n’est qu’un épisode parmi d’autres.

Il y a donc 4 banques françaises qui sont des investisseurs directs du projet: BNP Paribas, le Crédit Agricole, Natixis et la Société Générale. Les 13 autres banques sont américaines (4), japonaises (3), allemande (1), britannique (1), italienne (1), espagnole (1), canadienne (1), hollandaise (1)

Dans un projet de transport pétrolier yankee, en territoire autochtone natif, le financement de cette ignominie environnementale s’effectue via 4 banques françaises, en par donc avec les banques locales américaines… On croit rêver !… ou plutôt cauchemarder…

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie coloniale, se tenant debouts, main dans la main avec tous les peuples colonisés du monde pour que s’opère un changement de paradigme politique menant, enfin, à la société des sociétés.

N’oublions pas non plus que toutes ces affaires sont le résultat d’une gigantesque fraude dont les fondements se trouvent dans la doctrine chrétienne de la découverte au XVème siècle, doctrine qui a été intégrée dans les décisions de justice aux Etats-Unis et au Canada et qui est devenue la base de la « loi de la terre » et de la « loi fédérale (coloniale) sur les Indiens » dans ces contrées de l’empire aux terres volées, usurpées aux peuple autochtones originellement libres, souverains et indépendants.

Rappel d’information utile également, à toujours garder présent à l’esprit lorsqu’on parle de pétrole, gaz naturel et autres hydrocarbures plus lourd que le méthane: ces hydrocarbures NE SONT PAS FOSSILES (BIOTIQUES), mais ABIOTIQUES. Pas plus de « carburants ou combustibles fossiles » que de beurre en branche. Pour en savoir plus, lire notre dossier très complet sur le « pétrole abiotique »

~ Résistance 71 ~

 

tar-sands-pipeline-map-north-america_canadian-association-petroleum-producers
Carte des routes de pipelines Canada/USA

 

Wells Fargo*

CEO Timothy J. Sloan
timothy.j.sloan@wellsfargo.com
BoardCommunications@wellsfargo.com
866-249-3302

Corporate Office:
Wells Fargo
420 Montgomery Street
San Francisco, CA 94104

 

BNP Paribas*

CEO Jean-Laurent Bonnafe
jean-laurent.bonnafe@bnpparibas.com

Corporate Office:
3 rue d’Antin
75002 Paris, France
00-33-157-082-200

U.S. Office:
787 Seventh Avenue – The Equitable Tower
New York, NY 10019
212-841-3000

 

SunTrust*

CEO William H. Rodgers Jr.

Corporate Office:
303 Peachtree Street NE
Atlanta, GA 30308
800-786-8787

Chief Communications Officer:
Sue Mallino
404-813-0463
sue.mallino@suntrust.com

 

The Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ*

Chairman Nobuyuki Hirano

CEO and President Takashi Oyamada

Corporate Office:
2-7-1, Marunouchi, Chiyoda-ku
Tokyo, Japan
81-3-3240-8111

U.S. Office:
1251 Avenue of the Americas
New York, NY 10020-1104
212-782-4000

 

Mizuho Bank*

President and CEO Nobuhide Hayashi

Corporate Office:
Otemachi Tower
1-5-5, Otemachi, Chiyoda-ku 
Tokyo 100-8176, Japan
81-3-3214-1111

U.S. Office:
1251 Avenue of the Americas
New York, NY 10020
212-282-3000

 

Citibank (CitiGroup)*

CEO Michael Corbat
Michael.L.Corbat@citi.com
212-793-1201

Corporate Office:
388 Greenwich Street
New York, NY 10013
Phone: 800-285-3000 and 212-793-0710

 

TD Securities*

Chairman, CEO, and President Bob Dorrance

Corporate Office:
P.O. Box 1, TD Bank Tower
66 Wellington Street W
Toronto, Ontario
M5K 1A2

Investment Banking: 416-307-8500
Equity Research: 416-307-9360
Trading Floor Enquiries: 416-944-6978

U.S. Office:
31 West 52nd Street
New York, NY 10019-6101
212-827-7000

 

Crédit Agricole*

CEO Jean-Paul Chifflet

Office:
12, Place des Etats-Unis
Montrouge, France 92545
33-1-43-23-52-02

U.S. Office:
1301 Avenue of the Americas,
New York, NY 10019
infoamericas@ca-cib.com

 

Intesa SanPaolo*

CEO Carlo Messina

Corporate Office:
Piazza San Carlo, 156
10121 Torino, Italy
39-011-555-1

Corporate Social Responsibility Unit:
39-02-8796-3435
CSR@intesasanpaolo.com
sostenibilita.ambientale@intesasanpaolo.com

 

ING Bank*

CEO and Executive Board Chairman Ralph A.J.G Hamers

Wholesale Banking, Operations & IT, Sustainability, Corporate Governance:
Carolien van der Giessen
carolien.van.der.giessen@ing.com
31-20-576-63-86

Head of Media Relations:
Raymond Vermuelen
raymond.vermeulen@ing.com
31-20-576-63-69

Corporate Office:
Amsterdamse Poort
Bijlmerplein 888
1102 MG Amsterdam
The Netherlands
31-20-5639111

Mailing Address:
ING Bank N.V.
P.O. Box 1800
1000 BV Amsterdam
The Netherlands

U.S. Office:
ING Financial Holdings LLC
1325 Avenue of the Americas
New York, NY 10019
646-424-6000

 

Natixis*

CEO Pierre Servant

Corporate Office:
Natixis Global Asset Management, S.A.
21 quai d’Austerlitz
75634 Paris Cedex 13, France
33-1-78-40-90-00

U.S. Office:
Natixis Global Asset Management, L.P.
399 Boylston Street
Boston, MA
617-449-2100

 

BayernLB*

CEO Johannes-Jorg Riegler

Head of Communications:
Matthias Priwitzer
Matthias.Priwitzer@bayernlb.de
49-89-2171-21255

Corporate Office:
Brienner Straße 18
80333 Munich
49-89-2171-27176

U.S. Office:
560 Lexington Avenue
New York City, NY 10022
212-310-9800

 

BBVA Securities*

CEO Carlos Torres Villa

Executive Chairman Francisco Gonzalez Rodriguez

Corporate Office:
Calle Azul, 4
28050 Madrid, Spain

34-902-22-44-66

 

DNB First Bank*

CEO and President William J. Hieb
610-269-1040

Main Branch:
4 Brandywine Avenue
Downingtown, PA 19335
484-691-3621

 

ICBC London*

CEO and Managing Director Jin Chen

Corporate Office:
20 Gresham Street
London EC2V 7JE, United Kingdom
44-203-145-5000

U.S. Office:
520 Madison Avenue 28th Floor
New York, NY 10022
212-407-5000

 

SMBC Nikko Securities*

President and CEO Yoshihiko Shimizu

Corporate Office:
3-1, Marunouchi 3-chome, Chiyoda-ku
Tokyo 100-8325, Japan
81-3-5644-3111

 

Société Générale*

CEO Frederic Oudea 
https://www.linkedin.com/in/fredericoudea

Chiarman of the Board Lorenzo Bini Smaghi
lorenzo.binismaghi@snam.it

Corporate Office:
29 boulevard Haussmann 75009
Paris, France
2.0@societegenerale
33-1-42-14-20-00

U.S. Office:
245 Park Avenue
New York City, NY 10167
212-278-6000

 

The following banks are involved in funding for the entire Bakken pipeline:

Bakken pipeline est l’ex-Keystone XL qui défraya la chronique, soi-disant abandonné par Obama, mais qui continue à se construire par tronçons portant différents noms… Ces oléoducs transportent un type de pétrole (de la roche Bakken) très spécial et particulièrement polluant car des produits chimiques hypertoxiques y sont rajoutés pour le rendre plus fluide au transport.

 

Royal Bank of Scotland

CEO Ross McEwan
ross.mcewan@rbs.co.uk

Director of Media Relations:
Chris Turner
44-20-7672-4515

Corporate Office:
Gogarburn
175 Glasgow Road
Edinburgh, United Kingdom
44-131-626-3263

U.S. Office:
600 Washington Boulevard
Stamford, CT 06901
203-897-2700

 

ABN Amro Capital

Chairman of the Board Gerrit Zalm

Corporate Office:
ABN AMRO Bank N.V.
Gustav Mahlerlaan 10
1082 PP Amsterdam
The Netherlands
31-10-241-17-23

U.S. Office:
100 Park Avenue, 17th floor
New York, NY 10017
917-284-6800

 

Bank of Nova Scotia (Scotiabank)

CEO and President Brian J. Porter

Corporate Office:
Scotia Plaza
44 King Street W
Toronto, Ontario
Canada M5H 1H1
416-866-6161
email@scotiabank.com

U.S. Office:
250 Vesey Street,
23rd and 24th floors
New York, NY 10281
212-225-5000

Scotia Howard Weil (“Energy Investment Boutique”):
Energy Centre
1100 Poydras Street Suite 3500
New Orleans, LA 70163
504-582-2500 and 800-322-3005
howardweil@howardweil.com

 

Citizens Bank

Chairman and CEO Bruce Van Saun

Head of Media Relations:
Peter Lucht
Peter.Lucht@citizensbank.com
781-655-2289

Consumer Lending, Business Banking, Wealth Management, Corporate:
Lauren DiGeronimo
Lauren.Digeronimo@citizensbank.com
781-471-1454

Corporate Office:
1 Citizens Plaza
Providence, RI 02903
401-456-7000

 

Comerica Bank

Chairman and CEO Ralph W. Babb Jr.

Investor Relations:
214-462-6831

Corporate Contacts:
Wendy Bridges
wwbridges@comerica.com
214-462-4443

Wayne Mielke
wjmielke@comerica.com
214-462-4463

Corporate Office:
Comerica Bank Tower
1717 Main Street
Dallas, TX 75201
800-521-1190

 

U.S. Bank

Chairman and CEO Richard K. Davis
richard.davis@usbank.com

Senior Vice President of Corporate Communications Dana Ripley
dana.ripley@usbank.com
612-303-3167

Brand, Corporate Social Responsibility, Sponsorships:
Susan Beatty
susan.beatty@usbank.com
612-303-9229

Corporate Office:
U.S. Bancorp Center
800 Nicollet Mall
Minneapolis, MN 55402
800-685-5065 and 651-466-3000

 

PNC Bank

Chairman, President, and CEO William S. Demchak

Media Relations:
Fred Solomon
corporate.communications@pnc.com
412-762-4550

Investor Relations:
Bryan K. Gill
investor.relations@pnc.com
412-768-4143

Corporate Office:
300 Fifth Avenue
The Tower at PNC Plaza
Pittsburgh, PA 15222
412-762-2000

 

Barclays

Chairman John McFarlane
john.mcfarlane@barclays.com
CEO Jes Staley

Corporate Office:
Barclays Bank PLC
1 Churchill Place
London E14 5HP, United Kingdom
44-20-7116-1000

U.S. Office:
Barclays
745 7th Avenue
New York, NY 10019
212-526-7000

Press Office:
212-526-7000
CorporateCommunicationsAmericas@barclays.com

 

JPMorgan Chase

Chairman and CEO Jamie Dimon
jamie.dimon@jpmchase.com
212-270-1111

Corporate Contacts:
Andrew Gray
andrew.s.gray@jpmchase.com

Jennifer Lavoie
jennifer.h.lavoie@jpmchase.com

Brian Marchiony
brian.j.marchiony@jpmorgan.com

Corporate Office:
270 Park Avenue
New York, NY 10017-2014

 

Bank of America

President, CEO, and Chairman Brian Moynihan

brian.t.moynihan@bankofamerica.com

Executive Relations, Office of the CEO:
Matthew Task
813-805-4873

Corporate Office:
100 N Tryon Street
Charlotte, NC 28255

 

Deutsche Bank

CEO John Cryan

Corporate Contact:
Renee Calabro
renee.calabro@db.com
212-250-5525

Corporate Address:
Deutsche Bank AG
Taunusanlage 12
60325 Frankfurt Am Main (for letters and postcards: 60262)
Germany
49-69-910-00

U.S. Office:
Deutsche Bank AG
60 Wall Street
New York, NY 10005
212-250-7171

 

Compass Bank

Chairman and CEO Manolo Sanchez

Director of External Communications:
Christina Anderson
christina.anderson@bbva.com

Communications:
Al Ortiz
al.ortiz@bbva.com
281-433-5640

Corporate Office:
15 S 20th Street
Birmingham, AL 35233
205-297-1986

 

Credit Suisse

CEO Tidjane Thiam

Board Chairman Urs Rohner

Suisse Banking Ombudsman:
Bahnhofplatz 9
P.O. Box 1818
CH 8021 Zurich, Switzerland
41-43-266-14-14

Corporate Office:
Uetlibergstrasse 231
P.O. Box 700
CH 8070 Zurich, Switzerland
41-44-333-11-11

U.S. Office:
650 California Street
San Francisco, CA 94108
Phone: 415-249-2100

 

DNB Capital/ASA

CEO Rune Bjerke
https://www.linkedin.com/in/rune-bjerke-04714639

Chairwoman of the Board Anne Carine Tanum
47-915-04800

Executive Vice President Communications Even Westerveld
47-400-16-744

Corporate Address:
Dronning Eufemias Gate 30
0191 Oslo, Norway

 

Sumitomo Mitsui Bank

President and CEO Takeshi Kunibe

Corporate Office:
1-1-2, Marunouchi, Chiyoda-ku
Tokyo, Japan
81-3-3282-8111

U.S. Office:
277 Park Avenue
New York, NY 10172
212-224-4000

 

Royal Bank of Canada

CEO David I. McKay

CEO and Board Communications:
Paul French
paul.french@rbc.com
416-974-3718

Corporate Media Relations:
Catherine Hudon
catherine.hudon@rbc.com
416-974-5506

Corporate Address:
200 Bay Street P.O. Box 1
Royal Bank Plaza
Toronto, Canada
416-974-5151 and 416-842-2000

 

UBS

CEO Sergio Ermotti

https://www.linkedin.com/in/sergiopermotti

Head Group External Communications:
Mark Hengel
mark.hengel@ubs.comPhone: 41-44-234-32-21

Chief Communication Officer-Americas:
Marsha Askins
marsha.askins@ubs.com
212-713-6151 office and 917-226-4743 cell

Corporate Office:
Bahnhofstrasse 45, CH-8098
8001 Zurich, Switzerland
41-44-234-11-11

U.S. Office:
1285 Avenue of the Americas 
New York, NY 10019 
212-713-2000

 

Goldman Sachs

Chairman and CEO Lloyd C. Blankfein
lloyd.blankfein@gs.com
917-743-0939 and 212-902-0593

Media Contacts Americas:
212-902-5400

Corporate Address:
Goldman, Sachs & Co.
200 West Street
New York, NY 10282
212-902-1000

 

Morgan Stanley

CEO James P. Gorman
jgorman@morganstanley.com
212-761-4000

Corporate Office:
Morgan Stanley
1585 Broadway
New York, NY 10036
212-761-4000

 

Community Trust Bank

Chairman, President, and CEO Jean R. Hale
Senior Vice President, Investments: . Christopher Meng
mengro@ctbi.com
859-389-5300

Corporate Office:
346 N Mayo Trail
Pikeville, KY 41501
606-432-1414

 

HSBC Bank

Chairman Douglas Flint

Group Chief Executive Stuart Gulliver
managingdirectoruk@hsbc.com

Corporate Address:
8 Canada Square
London E14 5HQ, United Kingdom
44-20-7991-8888

U.S. Office:
HSBC Headquarters
425 5th Avenue
New York, NY 10018
212-525-5600

Head of Media Relations, HSBC USA:
Rob Sherman
212-525-6901

Résistance au colonialisme: Standing Rock résistance à l’oléoduc, le ver est-il dans le fruit ?…

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Ce phénomème de la collaboration d’un segment d’une population colonisée avec ses oppresseurs est récurent à tout pays colonisé. de fait, l’administration coloniale ne peut pas être totalement effective sans ces collabos, traîtres à leur peuple. En Amérique du nord, ces premiers autochtones asservis furent appelés « Fort Indians » ou les Indiens des forts, ceux qui vivaient autour des forts, villages fortifiés des colons et collaboraient moyennant pitance et faveurs sexuelles. Les conseils de bandes (Canada) et de tribus (USA) sont le résultat de l’institutionnalisation  coloniale de ce phénomène, conseils de « chefs » élus selon les adages des lois coloniales sur les Indiens et qui pilotent de l’intérieur les desideratas des gouvernements coloniaux oppresseurs.
Ainsi, il faut bien comprendre que le mouvement de résistance autochtone est divisé selon le vieux principe étatique et colonial du « diviser pour mieux régner ». C’est ce à quoi nous assistons en ce moment à Standing Rock (et ailleurs) et n’a pu, aux Etats-Unis, se produire à ce niveau parce que l’American Indian Movement (AIM) si actif et efficace dans les années 1960-80, a été en grande partie infiltré et coopté par le régime colonial.

~ Résistance 71 ~

 

La carte des routes d’oléoducs et de gazoducs au Canada et aux Etats-Unis

 

Associés aborigènes dans le crime ou comment le génocide moderne est alimenté par les victimes elles-mêmes

 

Kevin Annett

 

2 novembre 2016

 

Source: « Associés aborigènes dans le crime ou comment le génocide moderne est alimenté par les victimes elles-mêmes. »

 

Traduction Résistance 71 

 

Des évènements récents durant la manifestation et le blocage de Standing Rock dans le Dakota du Nord, suggèrent qu’un accord est en train d’être négocié par les « leaders » autochtones afin de permettre la continuation du passage de l’oléoduc en échange de bénéfices pour les officiels des conseils de tribus (NdT: les conseils « élus » coloniaux ne répondant qu’aux instances fédérales coloniales…). L’arrivée récente à Standing Rock du repris de justice et criminel de guerre, représentant des corporations exploiteuses, le « chef » Ed John du Canada nous remémore les accords que ce même Ed John a fait avec les entreprises en Colombie Britannique au Canada et ce aux dépends de son propre peuple. Encore ce même Ed John joue un rôle central dans le trafic des enfants autochtones lié à des rituels de cultes depuis les réserves indiennes aujourd’hui (NdT: voir ce segment dans le livre que nous avons traduit « Meurtre par décret »).
Nous ne pouvons pas nier que depuis le premier contact avec les envahisseurs, une classe d’aborigène est entrée en partenariat avec leurs conquérants et participent activement à la destruction de leurs propres vies et de leur terre.

Kevin Annett
2 novembre 2016

Source: « Associés aborigènes dans le crime ou comment le génocide moderne est alimenté par les victimes elles-mêmes. »

Traduction Résistance 71

L’union des peuples contre l’oligarchie et son système étatique mortifère est en marche… (Mohawk Nations News)

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“C’est seulement quand le dernier arbre sera mort, lorsque la dernière rivière aura été empoisonnée et le dernier poisson attrapé, que nous comprendrons que nous ne pouvons pas manger l’argent.”
~ Chef Seattle ~

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie colonialiste se tenant debout, main dans la main avec les peuples colonisés du monde, pour un changement réel de paradigme politique.
~ Résistance 71 ~

 

Trains bombes

 

Mohawk Nation News

 

31 octobre 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/10/31/bomb-trains/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Bien des gens autour du monde doivent être félicités et remerciés pour leur gros effort de faire au mieux de leur capacité et connaissance pour adhérer à ce qu’ils comprennent être notre responsabilité: Kaia’nere:kowa ou la Grande Loi de la Paix, qui est l’acte de reconnaissance, de respect et de prise de responsabilité.
Tout le monde doit se dresser et faire quelque chose. La Terre est notre sol. Le ciel est notre plafond. Nous en sommes les murs. Nos amis et alliés doivent aussi se lever. Nous sommes tous connectés et avons une responsabilité les uns envers les autres, envers notre environnement et les générations futures qui arrivent.

Nous nous tenons avec tous ceux qui agissent pour protéger et préserver ce qui est tionhekwon (ce qui entretient notre existence, l’eau, la terre, le territoire et ce qu’il y a dessus pour nous maintenir en vie). Nous devons tous les maintenir dans leur forme la plus pure pour toutes les vies et les générations futures. Les quatre pattes, les ailés, les créatures rampantes et le reste de la création comme l’ont stipulé nos instructions originelles des premiers peuples de la terre. Nous avons été d’accord pour survivre et co-exister avec toute la création des frères et des sœurs sur notre terre-mère. La nature nous attend, elle attend que nous nous réveillions et que nous nous rappelions nos instructions originelles.

Les Lakota de Standing Rock, leurs amis et alliés se sont réunis et unifiés pour essayer d’arrêter les destructeurs de vie, ceux qui ne sont consernés que par se remplir les poches à tout prix. Ceux-là même qui ne se salissent jamais les mains, qui envoient les politiciens, les militaires, les tribunaux, la police et les mercenaires pour faire leur sale boulot. Il est grand temps pour les abuseurs d’arrêter de profiter des dons de la nature, de commencer à utiliser leurs cerveaux pour faire la différence entre le bien et le mal.
Le futur des générations à venir est en danger. Le chef Seattle a dit il y a longtemps: “C’est seulement quand le dernier arbre sera mort, lorsque la dernière rivière aura été empoisonnée et le dernier poisson attrapé, que nous comprendrons que nous ne pouvons pas manger l’argent.” N’attendez pas jusque là car il sera trop tard.

Le lien a été identifié entre le train CP qui traverse Kahnawake et les origines du pétrole brut de Bakken qui provient du Dakota du nord et du sud. 85% du serpent métallique noir qui serpente à travers la terre, transportant son poison est un “train bombe à retardement”. Des milliards de gallons transbahutent sur ces rails qui passent au travers de zones résidentielles majeures. Un désastre emportera bien des familles comme l’explosion de Lac Megantic au Québec en juillet 2013, qui a soufflé la ville et tué tant de personnes.

Ces bombes n’ont pas de raison d’être. Ensemble nous pouvons arrêter ce désastre environnemental de fabrication humaine et les morts. Les Mohawks de Kahnawake et leurs amis et alliés, ont mis en place un camp de solidarité pour Standing Rock au pied du pilier sud du pont Mercier qui traverse le fleuve St Laurent pour aller de ou sur Montréal.

Tous les amis et alliés sont les bienvenus !

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Des évènements récents durant la manifestation et le blocage de Standing Rock dans le Dakota du Nord, suggèrent qu’un accord est en train d’être négocié par les « leaders » autochtones afin de permettre la continuation du passage de l’oléoduc en échange de bénéfices pour les officiels des conseils de tribus (NdT: les conseils « élus » coloniaux ne répondant qu’aux instances fédérales coloniales…). L’arrivée récente à Standing Rock du repris de justice et criminel de guerre, représentant des corporations exploiteuses, le « chef » Ed John du Canada nous remémore les accords que ce même Ed John a fait avec les entreprises en Colombie Britannique au Canada et ce aux dépends de son propre peuple. Encore ce même Ed John joue un rôle central dans le trafic des enfants autochtones lié à des rituels de cultes depuis les réserves indiennes aujourd’hui.
Nous ne pouvons pas nier que depuis le premier contact avec les envahisseurs, une classe d’aborigène est entrée en partenariat avec leurs conquérants et participent activement à la destruction de leurs propres vies et de leur terre.

Kevin Annett
2 novembre 2016

Source: « Associés aborigènes dans le crime ou comment le génocide moderne est alimenté par les victimes elles-mêmes. »

Traduction Résistance 71

Résistance au colonialisme: Le dogme religieux de la domination chrétienne au cœur de la loi fédérale américaine sur les Indiens (Steven Newcomb)

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Lire notre dossier sur le colonialisme et la Doctrine Chrétienne de la Découverte

Parce que nous sommes tous colonisés et que  l’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie colonialiste, se tenant debout, main dans la mais avec tous les peuples colonisés du monde, pour reconstruire ensemble de peuple à peuple, la société des sociétés organique dérivée moderne de la société humaine égalitaire du communisme primordial.

~ Résistance 71 ~

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Livre de l’auteur de l’article Steven Newcomb: « Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte » (traduction et introduction à l’ouvrage de Résistance 71 )

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La domination chrétienne à la racine de la loi fédérale indienne (USA)

 

Steven Newcomb

 

22 octobre 2016

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2016/10/22/christian-dominionism-root-us-federal-indian-law

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

En 1954, à l’ouverture de l’ère de l’extermination (NdT: un programme d’éradication des nations nord-amérindiennes fut mis en place aux USA entre 1953 et 1968, http://www.nrcprograms.org/site/PageServer?pagename=airc_hist_terminationpolicy ), le ministère de la justice des Etats-Unis délivra sa feuille de route légale à la Cour Suprême des Etats-Unis et donna plus tard un argument oral à la Cour sur cette base. L’affaire en référé devant la Cour était de savoir si la nation des Indiens Tee-Hit-Ton d’Alaska avait le droit de recevoir une compensation financière pour le bois pris sur son territoire par le ministère de l’intérieur du gouvernemnt des Etats-Unis.

Le ministère de la justice introduisit le contexte de son argument avec ceci: “Les nations découvrant le continent ont acquis le titre de propriété absolu des terres dudit continent et ce sujet seulement au droit d’occupation des sols des Indiens. Avant la grande ère de la découverte commençant à la fin du XVème siècle, les nations chrétiennes d’Europe acquérirent la juridiction sur ces terres nouvellement découvertes en vertu des dons faits par les papes, qui s’arrogèrent le pouvoir d’accorder aux monarques chrétiens le droit d’acquérir les territoires et possessions des païens et des infidèles.

Le ministère remonta jusqu’au XIVème siècle pour trouver un exemple: “Par exemple, écrivirent les avocats, en 1344, le pape Clément VI avait donné les îles Canaries à Louis d’Espagne sur la promesse que celui-ci mène les insulaires à adorer le Christ et, suivant la découverte du nouveau monde par Colomb, le pape Alexandre VI, en 1493 et 1495, émît deux bulles donnant à l’Espagne toutes les terres pas encore chrétiennes…

Le ministère a dit qu’il était éventuellement “nécessaire pour les nations chrétiennes civilisées d’Europe de développer un nouveau principe qui pourrait être reconnu comme la loi par laquelle ils pourraient réguler, entre elles, le droit d’acquisition des territoires du nouveau monde, qu’elles avaient trouvé habités par des Indiens qui étaient païens et non-civilisés en accord avec les standards européens.” Le ministère continuait:

“En premier lieu, la simple découverte fut considérée comme suffisante pour créer un titre de propriété complet et valide, mais à cause d’affirmations extravagantes et conflictuelles fondées sur la seule découverte, il fut trouvé bientôt qu’une base plus stricte et précise était nécessaire… Après plusieurs années, le principe finalement évolua pour dire que “la découverte donna le titre de propriété au gouvernement dont les sujets ou par quelle autorité dont il était fait, contre tous les autres gouvernements européens, dont le titre pouvait être consommé par la possession.” Johnson v. McIntosh, 8 Wheat. 543, 573; Martin v. Waddell, 16 Pet. 367, 409-410

En 1954, la même année où la CS des Etats-Unis renversa les lois de Jim Crow en renversant la décision dans l’affaire Plessy contre Ferguson, le ministère de la justice réaffirma le cadre conceptuel de la découverte chrétienne et de la domination. Ceci peut se trouver dans le passage suivant de l’ordonnance légale:

Bien que les nations d’Europe cessèrent ainsi de reconnaître les papes comme source de leurs titres de propriétés des terres nouvellement acquises, le nouveau concept du titre par la découverte était fondé sur la même idée que les terres occupées par des païens et des infidèles étaient ouvertes à l’acquisition par les nations chrétiennes [note 4] dans Johnson v. McIntosh, 8 Wheat. 543, 573.

Après cette déclaration disant que “les terres occupées par des païens et des infidèles étaient ouvertes à l’acquisition par les nations chrétiennes”, le ministère de la justice plaça ceci en note de bas de page:

Ceci [le nouveau concept du titre de propriété par la découverte disant que la terre occupée par les païens et les infidèles étaient ouvertes à l’acquisition par les nations chrétiennes] est démontré par le fait que le don souverain anglais d’une commission au père et au fils Cabot fut fait pour la découverte de pays alors inconnus des peuples chrétiens et qu’ils en prennent possession au nom du roi d’Angleterre. Des commissions (chartes) furent similairement données à Gilbert et Raleigh. Voir Johnson contre M’Intosh, 8 Wheat. 543, 576-77.

Comment les nations chrétiennes étaient-elles supposées “acquérir” des terres “occupées par des païens et des infidèles” ? En saisissant ces terres non-chrétiennes de ses occupants non-chrétiens. Le ministère de la justice des Etats-Unis a même cité la bible, génèse 1:28 :

“Les nations qui découvraient affirmaient le titre complet de propriété par elles-mêmes, même contre les natifs païens, ceci est très bien illustré par la mise en place des législatures coloniales. Dans le Massachussetts, aussi tôt que dans la période 1633-37, le tribunal général avait déclaré:

Que quelques soient les terres que les Indiens avaient possédé et amélioré dans cette juridicition, en subjugant ces mêmes terres, ils ont juste ce droit en accord avec Gen. 1, 28 et chapitre 9, 1 et psaumes 115-16.

Une note de bas de page accompagnant l’ordonnance légale américaine stipule:

Génèse 1:28: “Et dieu les bénît et dieu leur dit, soyez féconds et multipliez, renflouez la terre, subjuguez la…. chap 9:1 “et dieu bénît Noé et ses fils et leur dit, soyez féconds, multipliez-vous et renflouez la terre.” Psaumes 115-16 “Le ciel, même le paradis appartiennent à dieu, mais la terre il l’a donné aux enfants des hommes.”

Jusqu’à aujourd’hui, à chaque fois que la CS des USA cite ses propres précédents qui ont dépendu de la façon présupposée chrétienne de raisonner expliquée par le ministère de la justice dans son ordonnance de 1954, elle utilise toujours cette forme de raisonnement contre nos nations et peuples originels libres et indépendants. Cette forme de raisonnemnt est la base sur laquelle le membre du congrès démocrate Raul Luiz de l’état du Maryland a récemment dit au sujets des terres où se situent la dispute du Dakota Access Pipeline: “Je veux juste rappeler à tout le monde, que le bout de terrain dont nous parlons ici est sur la terre fédérale.”

Ruiz, qui est médecin de profession, est un haut membre du comité de la chambre basse sur les ressources naturelles. Il est vu par bon nombre et se voit lui-même, comme un allié des peuples autochtones dans la dispute de Standing Rock. Et pourtant, sur la base même de la doctrine chrétienne de la découverte et de la domination, il affirme que les terres d’Oceti Sakowin sont des terres fédérales: “Ainsi. Ceci est une terre sous la juridiction du gouvernement fédéral et ce dont nous parlons ici n’est pas seulement une matière de droit. C’est la loi.

Dans l’ordonnance légale du gouvernement américain de 1954, le ministère de la justice expliqua ouvertement la forme injuste et biblique du raisonnement appliqué à toutes les nations autochtones du continent. C’est cette forme de raisonnement qui fait que même des “alliés” fédéraux des nations natives, comme le membre du congrès Ruiz, affirment que toutes les terres indiennes sont supposément “fédérales” existant sous “juridiction fédérale”.

D’après le traité de Fort Laramie en 1851, cette terre est de droit territoire Oceti Sakowin (Grande Nation Sioux) et par conséquent sous la juridiction de droit d’Oceti Sakowin. On ne le voit pas de cette façon parce que la forme religieuse de raisonnement fondée sur la doctrine de la domination chrétienne qui dit que nos nations n’ont pas le droit d’exister librement hors de la domination des Etats-Unis parce que nos ancêtres n’étaient pas humains étant non chrétiens lorsque les envahisseurs chrétiens eux, arrivèrent en ces lieux.

Résistance au colonialisme: La lutte indigène au Honduras pour la préservation des terres ancestrales…

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Au Honduras semer la terreur dans les communautés indigènes en lutte pour la défense de leurs territoires

 

Alex Anfruns

 

20 octobre 2016

 

url de l’article en français:

http://www.investigaction.net/honduras-ils-veulent-semer-la-terreur-au-sein-des-communautes-indigenes-en-lutte-pour-la-defense-de-leur-territoire/

 

L’assassinat de Berta Cáceres, la leader écologiste dont la ténacité dans la lutte pour les droits de la nature et des communautés indigènes fut mondialement célébrée, vient d’avoir lieu une nouvelle tentative d’assassinat contre la personne de Tomás Membreño, l’actuel dirigeant du Conseil des Organisations Populaires Indigènes du Honduras (COPINH).

Nous nous sommes entretenus avec Bertha Zúñiga, fille de Berta Cáceres, pour éclaircir les causes de cette violence généralisée qui s’acharne contre ceux qui dénoncent la politique du gouvernement du Honduras en union avec les pouvoirs patronaux et médiatiques.

En effet, seulement un mois après l’assassinat de Berta Cáceres, le président de la Banque Mondiale, Jim Yon Kim, justifiait en ces termes la construction de la centrale hydroélectrique Agua Zarca par l’entreprise DESA : « Puisque les gens ont besoin d’une énergie provenant de sources renouvelables, les projets hydroélectriques dans des pays comme le Honduras seront menés à terme de toute façon ». Par conséquent, la défense de son territoire par le peuple Lenca et la mort de Berta Cáceres sont sans importance pour cette institution qui prétend travailler à l’avènement d’un monde libéré de la pauvreté : « On ne peut pas faire le genre de travail que nous faisons tous les jours sans être confrontés à quelques incidents de ce genre ». (1)

Il ne s’attendait certes pas à ce que 313 organisations du monde entier lui adressent une lettre qui réfute ses paroles et lui rappelle que « conformément au règlement intérieur de la Banque Mondiale, cette dernière ainsi que d’autres institutions financières sont tenues de garantir le respect des droits de l’homme dans les projets qu’elles financent. »

Le sicaire est toujours à la manœuvre en toute impunité

Tout indique qu’il ne s’agit pas d’un quelconque incident isolé, mais d’une répression méticuleusement planifiée. Fin juin, un soldat de l’armée du Honduras a permis de prendre connaissance d’une liste de militants « à éliminer ». Le 10 juillet, Lesbia Yaneth, mère de trois enfants et elle aussi membre du COPINH a été assassinée En dix ans, cela fait 114 militants écologistes qui ont connu le même tragique destin dans ce petit pays qu’est le Honduras. Avant l’assassinat de Berta Cáceres, nous avons compté pas moins de 33 menaces de mort adressées à des militants luttant contre le projet Agua Zarca sur le Rio Gualcarque. Et cinq militants opposés à ce projet ont été assassinés depuis lors.

Le 9 octobre dernier, des inconnus ont ouvert le feu, au cours de deux incidents séparés, contre les leaders du COPINH. Parmi eux se trouve l’actuel dirigeant du COPINH, Tomás Membreño. Bertha Zúñiga nous explique quel est l’état de santé de son compagnon et exprime son inquiétude face à un évènement aussi grave : « Cette tentative contre Tomás avait pour but de continuer à semer la terreur chez tous ceux qui luttent avec ardeur pour la défense de leur territoire. Il est clair qu’aussi longtemps que persistera ce climat d’impunité qui a rendu possible l’assassinat d’un très grand nombre de nos camarades ainsi que ce même niveau de harcèlement venant d’entreprises du type de DESA, tôt ou tard, des actions de cette nature vont causer d’autres morts. Le camarade Tomás Membreño est toujours aussi résolu et combattif ; il a pris quelques dispositions pour assurer sa sécurité et éviter une trop grande exposition ; mais tous les membres du COPINH sont très préoccupés ». (2)

Depuis plusieurs mois, le projet hydroélectrique de deux barrages sur le Río Negro et le Río Gualgarque a entrainé la mobilisation sociale des communautés indigènes. Le COPINH essaye de faire arrêter ces projets malgré les menaces et les intimidations. Bertha Zúñiga donne quelques indices sur l’identité des personnes qui sont derrière ces incessantes agressions : « Ce qui est derrière, c’est l’intérêt économique des groupes au pouvoir qui sont ceux qui perdent leurs investissements face à la lutte du COPINH en union avec les communautés indigènes ; ils savent que la victoire sur le projet Agua Zarca constituerait un précédent victorieux dans la lutte pour la défense des territoires. Semer la peur fait partie de leur stratégie pour permettre la réalisation de leurs installations contre la volonté des communautés ».

Sacrifier quelques pions pour sauver la « reine »

Bertha Zúñiga exprime de sérieux doutes quant au rôle joué par les autorités gouvernementales pour mettre fin à cette violence dirigée contre les communautés indigènes : « Les autorités continuent d’agir avec cette même négligence et cette stupidité qui ont conduit à l’assassinat de notre camarade Berta Cáceres. Ils persistent à manquer de la moindre volonté politique de protéger les défenseurs de l’environnement. À ce jour, ils n’ont toujours pas rendu effectives les mesures préventives que préconisait la CIDH après l’assassinat de la coordinatrice générale de notre organisation ».

Début mai, quatre suspects dans l’assassinat de Berta Cáceres ont été arrêtés ; trois d’entre eux sont des salariés de l’entreprise DESA. Alors que l’un d’eux est un capitaine en retraite, le quatrième s’est avéré être un officier d’active avec le grade de major d’Infanterie. En apprenant cela, la famille de Berta Cáceres mit l’accent sur les liens qui existent entre ces individus arrêtés et l’entreprise et déclara que c’est là une « raison suffisante pour arrêter le projet hydroélectrique… immédiatement et définitivement ». (3)

Aujourd’hui, sa fille, Bertha Zúñiga, réfléchit sur l’étendue de ces liens : « Les groupes oligarchiques ont de puissants agents en train de mobiliser l’armée pour réprimer les populations. Il faut dire que, depuis le Coup d’État de 2009, beaucoup de militaires sont devenus actionnaires de projets “extractivistes” (hydroélectriques et miniers, entre autres). Mais les maffias de la corruption permettent également les agissements de groupes criminels qui travaillent en coordination avec les entreprises comme l’illustre le cas DESA-Agua Zarca ».

Le 14 octobre dernier, l’ex-vice-ministre du Secrétariat aux Ressources Naturelles et à l’Environnement, Dario Cardona Valle, a été arrêté et inculpé d’irrégularités dans l’affaire du permis environnemental accordé, en 2013, pour le projet hydroélectrique Agua Zarca. Mais Bertha Zúñiga s’interroge sur la portée de l’enquête en cours : « Les arrestations qui ont eu lieu à ce jour sont un rideau de fumée pour créer une impression de justice, mais ils n’ont toujours pas pris de mesures sérieuses contre l’entreprise DESA directement liée à l’assassinat de Berta Cáceres. Si, dans un cas aussi emblématique au niveau national, les choses se passent ainsi, que pouvons-nous attendre pour tous les autres cas que le COPINH soulève depuis des années et qui concernent d’autres militants du COPINH ? Plutôt tout le contraire puisque ce sont les propres agents de l’État qui nous persécutent, nous répriment et même nous assassinent ».

Puisse ce témoignage  aider à créer un large mouvement de solidarité internationale envers les communautés indigènes et le peuple hondurien en Résistance.

Notes:

  1. The Principle of Mercy: World Bank President Jim Yong Kim speech at the Union Theological Seminary, New York City, 6th april 2016.
  2. Interview avec l’auteur, 15 octobre 2016.

“Los hallazgos del Ministerio Público sobre el asesinato de Berta Cáceres son insuficientes”, Centro por la Justicia y el derecho internacional, 11 mai 2016.

Résistance au colonialisme: Standing Rock, oléoduc et vol de terres ancestrales, un regard légal (Steven Newcomb)

Posted in actualité, altermondialisme, écologie & climat, canada USA états coloniaux, colonialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 4 octobre 2016 by Résistance 71

« Les pères fondateurs des Etats-Unis sont un gang d’esclavagistes qui a voulu être libre, pour pouvoir continuer à mettre en esclavage l’homme noir , massacrer et voler l’homme rouge.”

~ George Carlin ~

 

Un regard sur l’assertion des Etats-Unis faite à Oceti Sakowin ou la Grande Nation Sioux

 

Steven Newcomb

 

3 octobre 2016

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2016/10/03/look-us-claim-oceti-sakowin-great-sioux-nation

 

~ Traduit de l’anglais par Résistsnce 71 ~

 

Nous pouvons nous remémorer un temps où nos ancêtres vivaient libres et indépendants des idées développées au-delà de l’océan Atlantique, dans cet endroit appelé la Chrétienté. Nous savons que nos ancêtres autochtones au continent des Amériques n’étaient en aucune mesure sujets aux idées chrétiennes avant que les chrétiens ne traversent l’océan à la voile pour venir dans notre partie du monde, ici, sur l’Île de la Grande Tortue. Parce que les chrétiens européens n’étaient pas physiquement ici, sur l’Île de la Grande Tortue, leurs concepts, leurs idées et leurs arguments ne l’étaient bien évidemment pas non plus. Ceci nous laisse en proie à un mystère. Sur quelle base les premiers colonisateurs assumèrent-ils que nos nations libres et nos ancêtres étaient sujets aux idées et aux arguments du monde chrétien ? Dans quelle mesure ces idées sont-elles toujours utilisées aujourd’hui, des siècles plus tard par les Etats-Unis ?

Dans ses “Commentiares sur la Constitution des Etats-Unis”, publiés en 1833, le juge de la cour suprême Joseph Story posa une question liée à cela. Il demanda comment les colonies britanniques obtinrent le titre de propriété du sol sur le continent nord-américain. Sa question ne faisait pas qu’assumer que les colonies britanniques avaient le titre du sol sur le continent, mais assumait également, comme le dit Story, que les puissances coloniales obtinrent un “titre de propriété” par leur propre “assertion” qu’elles avaient le “titre complet” d’une “domination absolue” sur la terre qui de la perspective de nos ancêtres, était le sol de nos territoires nationaux. Story remonta ces idées jusqu’à la bulle pontificale du XVème siècle et les chartes royales d’Angleterre et de la Grande-Bretagne.

La plupart des gens ne réalisèrent pas que des hommes comme Joseph Story et John Marshall passèrent une grande partie de leur temps à penser à de telles choses. Ils le firent parce qu’ils devaient développer une logique pour affirmer que les colonisateurs chrétiens d’Europe avaient le droit à la terre de ce continent, droit qui était supérieur au quelque droit que nos nations et ancêtres pensaient avoir. Les hommes d’idées comme Story ou Marshall dont le boulot était de persuader, savaient sans aucun doute qu’il y avait une chance qu’un jour, dans un futur distant, pour que nous, les descendants de nos ancêtres autochtones, puissent bien essayer de retourner et d’analyser les archives des idées des colons pour retracer leur cheminement mental.

Quelques uns d’entre nous ont travaillé depuis des décennies sur cette rétrospective avec pour but de non seulement comprendre, mais aussi pour pouvoir enfin défier les idées et les arguments qui furent émis par les ancêtres de la société colonisatrice qui s’en vint sur l’Île de la Grande Tortue depuis la chrétienté occidentale.

Note de R71: Steven Newcomb est un de ces juristes autochtones (Shawnee, Lenape) qui se sont attaqués et arque-boutés sur les textes légaux afin d’en comprendre les mécanismes et de pouvoir les débouter. Ceci étant fait, il faut maintenant le faire VALIDER. Pour ce faire, ils ont besoin de l’opinion publique internationale et de tribunaux réellement indépendants. Cette affaire n’est pas anecdotique, elle représente le FONDEMENT même de l’empire anglo-américain par sa “loi de la terre” et du pourquoi il est frauduleux, criminel et usurpateur ; pourquoi il est un empire SANS TERRE et donc par là même UN EMPIRE A TERRE. Newcomb a écrit un livre étude essentiel que nous avons traduit en grande partie en français: “Païens en terre promise: Décoder la doctrine chrétienne de la découverte”, 2009. Nous conseillons de le lire pour comprendre ce qu’il se passe vraiment et où se situe le combat contre l’empire… Il y a un lien direct entre ce qu’il se passe en Syrie aujourd’hui et les bulles pontificales Romanus Pontifex et Inter Caetera du XVème siècle ! La destruction de l’empire passe par cette reconnaissance et notre solidarité avec les nations colonisées par la “couronne” (City de Londres) dont les Etats-Unis n’en sont qu’un des bras armés.

Fondé sur des décennies de recherche intensive et diligente, nous savons maintenant que les penseurs européens chrétiens ne faisaient que rêver l’idée que les représentants de la chrétienté pouvaient entrer dans le pays d’autrui et mentalement, verbalement et cérémonieusement affirmer que le monarque qu’ils représentaient avait un “dominion absolu” sur le pays où leur bateau était arrivé. Ils assumèrent de plus que leur assertion mentale, verbale et cérémonieuse deviendrait “vraie” parce que les penseurs chrétiens la rêvaient tout éveillé dans leurs têtes et la traitaient comme “vraie” ainsi la perpétuant au fil du temps.

L’idée qu’ils, en tant que colonisateurs, avaient un titre complet de propriété et un dominion absolu sur le sol des territoires de nos nations originelles, un point que Story, Marshall et d’autres hommes blancs ont clâmé pour les Etats-Unis, est devenu “vrai” et une “réalité” pour les colons et pour les Etats-Unis simplement parce que ces idées étaient traités collectivement comme étant “vraies” et “réelles”. Comme tout ceci ne se passait que dans la langue des colonisateurs de toute façon à cette époque, lorsque de telles assertions furent initialement faites, nos ancêtres n’avaient aucune compréhension de la nature spécifique de ces vues bizarres des colonisateurs. Quelques-uns de nos ancêtres comme Tecumseh (NdT: grand leader et chef de guerre Shawnee) ont essayé de défier la pensée des colons en se basant sur l’existence originelle libre et indépendante de nos nations.

La récente controverse au sujet du Dakota Access Pipeline remonte à ce processus de construction de la réalité et la capacité du gouvernement des Etats-Unis de simplement déclarer quelque réalité désirée comme existante. Mais il y a quelque chose d’assez surprenant dans les archives historiques dont la plupart des gens n’ont pas connaissance. C’est surprenant parce que c’est un langage qui pourrait toujours bien bénéficier les nations autochtones.

Prenez par exemple la loi “An Act to provide a temporary Government for the Territory of Dakota, loi de gouvernement temporaire sur le territoire du Dakota” que le congrès des Etats-Unis passa en mars 1861, de manière surprenante, le territoire du Dakota n’incluait aucun territoire indien qui n’avait pas été cédé ou abandonné par voie de traité par une nation indienne.

Mais “tout territoire indien”, dit la loi sur le territoire du Dakota, “devra être exclus des frontières et ne constitue aucune partie du territoire du Dakota, jusqu’à ce que les tribus signifient leur accord au président des Etats-Unis pour y inclure ces dits territoires.” Jusqu’à aujourd’hui l’Oceti Sakowin (le conseil des sept feux) et le Ihanktuwana Dakota Nation (feux de la grande nation Sioux) n’ont JAMAIS donné leur accord au président des Etats-Unis de voir leur territoire Oceti Sakowin inclus dans le territoire de l’état du Dakota.

Cette loi congressionnelle sur le territoire du Dakota stipulait également que “rien dans cette loi… ne doit être fait pour entraver les droits des personnes ou de la propriété maintenant échus aux Indiens de ces territoires, aussi loin que de tels droits demeurent inextinguibles par traité entre les Etats-Unis et ces Indiens…” Jusqu’à aujourd’hui, ces droits demeurent des droits inextinguibles par traité.

Ceci étant le cas, on peut se demander “pourquoi le phrasé mentionné dans la loi de donner un gouvernement provisoire pour le territoire du Dakota” n’est pas utilisé par le leadership de Standing Rock ou par leurs avocats dans un effort de défendre l’ Ihunktuwana Standing Rock Dakota et l’Oceti Sakowin ?” A mon avis, il est très probable que le leadership de Standing Rock n’a pas été informé de la signifiance de la loi sur le territoire du Dakota. Pourtant, à moins qu’il ne commence à pousser le gouvernement des Etats-Unis sur ce point précis, le langage protecteur pourtant émis dand la loi sur le territoire du Dakota sera continuellement ignoré et ne sera pas invoqué.

La loi d’établissement du territoire du Dakota est considérée comme faisant partie de la loi organique fondamentale des Etats-Unis. Ceci veut dire qu’elle est fondamentale au système entier des Etats-Unis. Le phrasé ci-dessus favorable à l’Oceti Sakowin (la Grande Nation Sioux) provient de l’ordonnance du Nord-Ouest de 1787, “La meilleure des bonne foi devra toujours être observée envers les Indiens et leur propriété, leurs droits, liberté, ils ne devront jamais être envahis ou dérangés, à moins de justes guerres légales déclarées par le Congrès.” L’adoption de l’ordonnance du Nord-Ouest fut le tout dernier acte du congrès continental et le tout premier acte du nouveau congrès sous la constitution des Etats-Unis de 1789. Le langage trouvé dans les lois territoriales pour le Dakota, l’Iowa, l’Oregon, le Nevada, pour n’en nommer que quelques-uns, remonte à cette ordonnance du Nord-Ouest.

Quoi qu’il en soit, il y a une autre trace parallèle à la loi organique des Etats-Unis et celle-ci suit le modèle de domination des bulles pontificales du Vatican. C’est de là que provient l’argument au sujet “du dominion absolu” sur la terre de la loi fédérale sur les Indiens, à commencer avec l’affaire Johnson vs M’Intosh de 1823. Le système conceptuel de domination de la chrétienté qui a pour origine les documents du Vatican a été utilisé par le gouvernement des Etats-Unis comme façon de contourner la loi organique américaine régie par l’ordonnance du Nord-Ouest, qui est le langage que l’on trouve dans la loi établissant le territoire du Dakota.

En mars 1958, la nation sioux Standing Rock a battu le corps du génie de l’armée des Etats-Unis au cours d’un procès à la cour de district après que le corps du génie eut tenté de s’emparer de terres pour satisfaire le projet de barrage hydraulique de Oahe. Ignorant totalement la loi pour le gouvernement temporaire pour le territoire du Dakota, la cour de district déclara que le congrès avait le pouvoir de domaine imminent sur les terres de traité de Standing Rock. Mais le congrès n’avait pas exercé ce pouvoir donc Standing Rock fut donné victorieux. En septembre 1958, le congrès passa une loi pour permettre au corps du génie de prendre un peu plus de 1500 Ha de terre pour le projet de barrage Oahe sans que le congrès ne prenne jamais en considération le libellé de la loi sur le territoire du Dakota concernant les territoires indiens.

La base du modèle de domination sur lequel le congrès donna au corps du génie le feu vert pour saisir les terres de la nation Standing Rock fut révélée par le ministère de la justice dans memo légal qu’il envoya à la cour suprême des Etats-unis 4 ans plus tôt en 1954, pour l’affaire Tee-Hit-Ton Indians vs les Etats-Unis. Le ministère argumentait que le peuple Tee-Hit-Ton ne pouvait pas recevoir de compensations financières pour le bois pris sur leur territoire parce que les “nations chrétiennes” avaient assumé la “juridiction” sur les terres des “païens et infidèles”. Le ministère de la justice cita des décrets (bulles) pontificales datant de l’année 1344 et ce en 1954! Les bulles pontificales de domination résultèrent en un système conceptuel de domination et de déshumanisation qui fut utilisé contre nos nations originelles libres et indépendantes et ceci constitue le contexte de la dispute actuelle et de la controverse à Standing Rock et le Dakota Access Pipeline.