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Chimère génétique: Monsanto à l’assaut du Ghana et de l’Afrique…

Posted in actualité, santé, politique et social, N.O.M, économie, écologie & climat, militantisme alternatif, science et nouvel ordre mondial, altermondialisme, autogestion, résistance politique, terrorisme d'état, néo-libéralisme et paupérisation, politique et lobbyisme, neoliberalisme et fascisme, technologie et totalitarisme, OGM et nécro-agriculure, sciences et technologies with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 4 janvier 2015 by Résistance 71

Il faut arrêter cette ignominie tant qu’il est encore temps ! Les peuples, surtout les peuples à grande tradition rurale le savent très bien, le problème est la corruption majeure se produisant dans les gouvernements avec les politiciens se vendant aux plus offrant, dont Monsanto fait bien sûr partie.

Le retour à la terre et à la grande tradition agricole est la seule solution et cela nourrira le monde sans aucun problème, sans l’empoisonner et dans générer de gros profits pour l’agro-business…  Touchons-nous un point sensible ?…

– Résistance 71 –

 

Une nouvelle “loi Monsanto” en Afrique va pousser les agriculteurs à l’utilisation des OGM

Ou comment forcer sous couvert les OGM sur le marché

 

Christina Sarich

 

3 janvier 2015

 

url de l’article original:

http://naturalsociety.com/new-monsanto-law-africa-force-gmos-farmers/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les lignes de front de la guerre pour la souveraineté alimentaire au Ghana gonflent alors que le parlement donne son soutien à la loi sur les éleveurs de plantes ou Plant Breeders Bill.

La législation proposée contient des règles qui restraindraient les agriculteurs de leurs pratiques anciennes comme économiser librement, échanger et produire leurs propres semences. Sous de nouvelles lois protégeant la propriété intellectuelle de la biotechnologie, les agriculteurs seront soumis à de grosses amendes pour faire pousser quoi que ce soit qui ait été “breveté” et ce même si leurs cultures ont été pollinisées et croisées par contamination génétique.

Le gouvernement ghanéen qui a été manifestement infiltré par l’industrie de la biotechnologie déclare que les nouvelles lois “favoriseraient le développement de nouvelles varitétés de semence pour assurer la marchandisation des cultures”, mais les agriculteurs contestent disant que cela donne des droits directs à des entreprises comme Monsanto et non pas aux agriculteurs qui ont fait pousser la nourriture au Ghana depuis des siècles et des siècles.

Bon nombre d’activistes et de groupes commerciaux là-bas pensent que les nouvelles lois donneront simplement à Monsanto une voie pour pousser ses culures OGM issues de la biotechnologie sur le marché ghanéen. La loi est étiqueté la “loi Monsanto” pour cette raison.

Ceci n’est rien d’autre qu’une prise en main totale du système agro-alimentaire et au Ghana, où en fait 70% de la nourriture est produite par les petits agriculteurs, cela va transformer un système agricole très ancien (et sain…) de production durable de nourriture en un très gros marché pour l’industrie de la biotechnologie.

L’Association Nationale des Agriculteurs et des Pêcheurs du Ghana déclare:

Ce système vise à forcer les agriculteurs à acheter des semences pour chaque saison.
Duke Tagoe de Food Sovereignty Ghana est parfaitement au courant de l’énorme dette dans laquelle les agriculteurs d’autres parties du monde ont été précipités via les monopoles sur les semences de Monsanto:

L’impact économique sur les agriculteurs sera désastreux… L’origine même de la nourriture est la semence. Quiconque contrôle la semence contrôle la chaîne complète de production alimentaire.
Ceci n’est en rien différent de la “loi de protection de Monsanto” “Monsanto Protection Act” (H.R. 933) que le président Obama a signé en loi il n’y a pas longtemps aux Etats-Unis alors même que des hordes de citoyens américains l’intimaient de n’en rien faire. Ceci est aussi directement lié au soutien du Royaume-Uni pour la plannification de la prise en charge de l’Afrique par l’industrie de la biotechnologie.

Combien de temps cela prendra t’il pour que tout le monde réalise collectivement que les OGM ne sont en aucun cas la réponse (aux problèmes alimentaires), que des pratiques fermières auto-suffisantes vieilles de siècles peuvent fournir au monde sa nourriture au monde de manière dramatiquement moisn toxique ?

Meilleurs Vœux 2015 à tous nos lecteurs !…

Posted in actualité, altermondialisme, écologie & climat, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags on 1 janvier 2015 by Résistance 71

Des vœux que nous placerons sous le signe de la réflexion multiculturelle débouchant sur une certaine universalité de la nature humaine. Quelques citations à méditer en ce tout début d’année. Meilleurs vœux à tous de la part de toute l’équipe de Résistance 71 !

« Nous avons besoin d’une grande vision et celui qui l’aura doit la suivre comme l’aigle recherche le bleu céleste le plus profond. »
~ Crazy Horse/Cheval Fou, Oglala Lakotah ~

« Il est assez visible que le cercle de l’unité est vaste… L’unité est parfois limitée au théorique, mais elle peut aussi accumuler des résultats pratiques utiles. Les bénéfices de l’unité sont inombrables ; il n’y a donc aucun besoin à perdre son temps et ses efforts à interpréter ses dimensions… Ainsi, il n’y a aucune excuse pour quelque côté que ce soit d’assumer unilatéralement la charge des affaires de la nation, ni d’être isolé du déroulement général, car chaque côté d’une affaire est voué à avoir besoin des autres à un moment où à un autre et en des circonstances parfois critiques et pourrait à ce moment là ne pas trouver les autres… »
~ Sheikh Naïm Qassem, secrétaire général adjoint du Hezbollah ~

« La forme de capitalisme liée à la globalisation néolibérale (mondialisme) est fondée sur l’exploitation, le pillage, le mépris, l’arrogance, et la répression de ceux qui s’y opposent. En d’autres termes, la même chose qu’avant, mais à une échelle mondiale… Mais cela n’est pas si facile pour la globalisation néolibérale, parce que ceux qui sont exploités dans tous les pays ne s’assoient pas résignés, ils se rebellent et ceux qui ne s’accommodent pas et se mettent en travers du néolibéralisme, résistent et refusent d’être éliminés. Nous sommes persuadés que tout comme il y a une globalisation néolibérale pour l’oppression, il y a une globalisation de la rébellion. »
~ Extrait de la 6ème déclaration de la forêt de Lacandone, EZLN ~

« Tout révolté, par le seul mouvement qui le dresse face à l’oppresseur, plaide donc pour la vie, s’engage à lutter contre la servitude, le mensonge et la terreur et affirme le temps d’un éclair, que ces trois fléaux font régner le silence entre les hommes, les obscurcissent les uns aux autres et les empêchent de se retrouver dans la seule valeur qui puisse les sauver du nihilisme, la longue complicité des hommes aux prises avec leur destin. »
~ Albert Camus ~

« L’humanité n’a pas tissé la toile de la vie. Nous ne sommes qu’un fil de celle-ci. Quoi que nous fassions à cette toile, nous le faisons à nous-mêmes. Toutes les choses et les être sont liés entre eux. Toutes les choses sont connectées. L’Homme ne tisse pas cette toile de vie, il n’en est qu’une simple partie. Quoi qu’il fasse à cette toile et le fait à lui-même. »
~ Seattle Squamish ~

Science détournée et chimère génétique: Monsanto reprend une claque et recule…

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Il faut empêcher ces ordures du quasi-monopole de la biotechnologie de nuire et de détruire le monde naturel.

De plus en plus de monde s’éveille aux crimes des apprentis sorciers et disent non ! Ne relâchons pas notre prise, car l’objectif des oligarques et de contrôler à 100% les systèmes énergétiques et l’agro-alimentaire. Nous devons les en empêcher coût que coûte et les peuples du monde y parviendront. Il faudra ensuite, dans le même temps en fait, remplacer ce système politico-économique mortifère par la confédération démocratique des communes libres. L’humanité y viendra, c’est la seule solution viable politiquement et économiquement pour une humanité libre et émancipée. Cela passe naturellement par la liberté alimentaire et énergétique…

– Résistance 71 –

 

Nouvelle dimension chimérique: Monsanto essaie de faire breveter des tomates naturelles

Le géant de la biotechnologie essaie de posséder la biosphère

 

Christina Sarich

 

29 décembre 2014

 

url de l’article:

http://www.infowars.com/new-level-monsanto-tries-patenting-natural-tomatoes/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Bien des personnes sont au courant que l’industrie de la biotechnologie a développé un monopole sur les semences largement en faisant breveter des organismes génétiquement modifiés (OGM), mais pas tout le monde réalise que Monsanto a essayé de faire breveter une tomate qui n’a aucune caractéristique biotechnologique. Maintenant le Bureau Européen des Patentes (EPO en anglais), avec l’aide d’une coalition internationale, No Patents on Seeds!, a revoqué le brevet frauduleux de Monsanto et son affirmation de patente sur des tomates qui sont naturellemet résistantes à une maladie dûe à des champignons (fungus) appelée botrytis.

Ces tomates naturelles non-OGM, comme beaucoup de plantes en bonne santé, ont une résistance naturelle à certaines pestilences. Dans ce cas précis, à une maladie provoquée par un champignon, mais ceci n’est pas du tout un phénomène nouveau. Pourquoi Monsanto essaierait il de clâmer qu’ils l’ont créé est aussi crédible que si Syngenta ou Dow Chemical disait qu’ils ont inventé le soleil.

Il est vrai que des botanistes peuvent aider les plantes à développer cette résistance naturelle aux pestilences, qui est innée pour la majeure partie, tout comme notre propre système immunitaire. Lorsque des plantes se reproduisent, elles passent leurs combinaisons de gènes à leurs pousses. Un environnement changeant et varié (froid, sec, humide ou venteux) favorise certains individus qui ont des caractéristiques physiques différentes. Les plantes avec des gènes qui améliorent leur survie auront plus de chances de les passer comparées au reste de leur population.

Bien sûr, si le sol est rechargé avec des nutrients non-industriels et organiques, les plantes peuvent développer un système immunitaire bien meilleur et devenir bien plus résistantes, passant mieux leurs caractéristiques à leur progéniture.

Bien que Monsanto n’ait absolument rien à voir avec ce processus de culture d’une tomate spécifique, ils furent capables d’obtenir la patente EP1812575 ( Patent EP1812575 ) qui a maintenant été révoquée. Les tomates utilisées pour obtenir ce “monopole” sur une autre semence furent obtenues d’une banque génétique à Gatersleben en Allemagne et il était déjà connu que ces tomates étaient particulièrement résistantes à la maladie botrytis.

Les avocats de Monsanto, particulièrement malins, ont créé un phrasé de patente donnant l’impression que la graine était génétiquement modifiée afin de produire cette qualité. Ils ont fait paraître que la tomate était leur “invention”. Ceci n’est qu’un piratage biotechnologique.

La révocation de cette patente est particulièrement importante parce que cela annonce à Monsanto and co des autres entreprises de la biotechnologie que le monde ne va pas se coucher devant leurs abus des lois sur les patentes. Ceci va aussi permettre à ceux qui font pousser ces plantes et aux jardiniers particuliers d’avoir accès à une plus large variété de plantes naturellement résistantes.

Christoph Then, coordinateur avec l’association No Patents on Seeds! déclare:

“La résistance tentée est fondée sur les conditions génétiques complexes qui ne sont pas connues dans le détail. Ansi l’ingénierie génétique n’est clairement pas une option dans cette affaire.”

La coalition de No Patents on Seeds! a enregistré plus d’oppositions contre des patentes tenues par des entreprises américaines sur des broccoli qui peuvent être récoltés mécanniquement (EP 1597965), des melons résistants à des virus de plantes (EP1962578), et une sélection de plantes pour élever du soja adapté aux changements climatiques (EP 2134870).

Des activistes appellent le gouvernement européen à la révision sur la façon dont les brevets sont obtenus par l’industrie de la biotechnologie et de s’assurer que les interdictions existantes sur le brevetage des plantes soient observées. Ceci, à terme, devrait faire que ceux qui font pousser notre nourriture deviennent moins dépendants des créations de la biotechnologie et plus indépendants, alors que des semences plus diversifiées deviennent accessibles pour leurs semis.

Des centaines de variétés de plantes et d’animaux résultant du processus biologique et non pas de la manipulation génétique ont reçu des patentes par l’EPO et plus de 2400 brevets/patentes pour des semences mofifiées génétiquement ont été donné au seul Monsanto. Cette entreprise contrôle plus de 25% de la production de semence au monde, et leur but est d’en contrôler toujours plus. Nous ne pouvons simplement pas laisser ceci se produire.

Organisation de la résistance politique au colonialisme: Xochicuautla (Mexique)

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Dans les montagnes de Xochicuautla inauguration du festival des résistances et des rébellions

 

Guillaume Goutte

 

25 Décembre 2014

 

url de l’article:

http://www.lavoiedujaguar.net/Dans-les-montagnes-de-Xochicuautla

 

Le coup d’envoi du Festival mondial des résistances et des rébellions contre le capitalisme a eu lieu le 21 décembre 2014 au sein de la communauté San Francisco Xochicuautla, dans l’État de Mexico. Rattachée à la municipalité de Lerma, cette petite communauté indigène ñahtö est située dans les montagnes, à environ 2 500 mètres d’altitude, à quelques dizaines de kilomètres du Nevado de Toluca (qu’ici on appelle aussi Xinantécatl), volcan massif qui culmine à 4 680 mètres. Le paysage y est donc magnifique, si l’on parvient toutefois à faire abstraction de la vaste étendue de béton qu’est la ville de Toluca, capitale de l’État de Mexico. En ce mois de décembre, les températures sont plutôt basses en journée — bien que parfois chaudes lorsque le soleil domine —, mais glaciales la nuit venue ; durant les trois jours que nous passerons ici, plusieurs couches de vêtements ne seront pas de trop.

Il n’était pas évident pour le Congrès national indigène (CNI) et l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN) d’organiser ici l’inauguration et la première compartición du festival. Car cette partie de l’État de Mexico est l’un des gros bastions du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), actuellement au pouvoir au Mexique, et certaines zones y sont aussi connues pour être le terrain de jeu de groupes de narcotrafiquants. Pour le festival, s’implanter ici relevait donc à la fois du défi et d’un important acte symbolique, et ce d’autant plus que l’actuel président du Mexique, Enrique Peña Nieto, y a son fief, à quelques dizaines de minutes à peine de Xochicuautla : la municipalité d’Atlacomulco, dont il fut le député PRI dès 2003.

Arrivée à la communauté…

Après avoir livré toute une bataille sur les routes de l’État de Mexico — véritable labyrinthe où les indications sont rares —, nous arrivons, vers 13 heures, à la communauté de Xochicuautla. Sur le trajet, quelques kilomètres avant de parvenir à bon port, nous avons pu voir de nos yeux l’avancée des travaux de l’autoroute Toluca-Naucalpan contre laquelle se battent les Ñahtö de Xochicuautla : de gros piliers de béton commencent déjà, ici et là, à jaillir de la montagne, éventrant la forêt, bientôt parés à soutenir l’énorme route.

Arrivés à la communauté, nous sommes accueillis par le service de sécurité, qui veille à ce que personne d’autres que les délégués du CNI et de la Sexta n’entre dans l’enceinte du festival — précaution légitime, Xochicuautla faisant figure de petit village gaulois dans cette zone terriblement priiste. Passé les contrôles, nous descendons enfin de voiture et procédons à l’enregistrement de notre présence pour obtenir le gafete (badge qui nous identifiera comme délégué tout au long du festival). Un vaste chapiteau a été installé, au bord de la route, pour accueillir les interventions et les échanges qui vont avoir lieu pendant ces trois jours. Une grande banderole souhaite la bienvenue à tous et à toutes et les murs de certaines maisons arborent déjà de belles fresques, lesquelles, pour la plupart peintes la veille, mettent en scène des symboles de la résistance indigène. Un coin cuisine a été installé et, déjà, les « marmites » mijotent à côté des casseroles pleines de café. À l’entrée du chapiteau, comme pour rappeler que nous ne sommes pas ici au Club Med, un panneau invite les délégués à ne surtout pas sortir de l’enceinte du festival et à contacter le service de sécurité si nous apercevons certains des hommes et des femmes dont les photos sont affichées — et qui ne sont autres que des flics ou des agents du PRI.

L’accueil du Conseil suprême indigène

Vers 14 heures, tous les délégués sont appelés à se réunir sous le chapiteau pour la cérémonie d’ouverture du festival. Nous accueillons d’abord une délégation de parents d’étudiants disparus d’Ayotzinapa, moment fort intense et particulièrement grave, la réalité de ce crime d’État cessant soudain d’être de simples articles de journaux pour prendre chair dans ces corps marqués par la douleur. S’ensuit une petite procession, baignée dans l’encens et rythmée par une musique semblant jaillir de temps anciens, qui marque l’arrivée, sous le chapiteau, du Conseil suprême indigène autonome de San Francisco Xochicuautla — nos hôtes, donc.

L’un des membres du conseil prend ensuite la parole pour nous souhaiter la bienvenue dans la communauté et saluer tous ces délégués venus d’horizons, d’États, de pays, de luttes, de cultures si variés. Bien sûr, la question du respect de la terre est au cœur de ce discours, et le Conseil suprême indigène insiste sur l’importance aujourd’hui de se battre pour préserver la nature face à l’avidité des entreprises capitalistes qui, pour accumuler toujours plus de capital, sont prêtes à détruire l’équilibre de la planète, avec la complicité des États. Il salue ainsi les peuples, les organisations, les collectifs, les individus qui, partout dans le monde, luttent, avec courage, pour « défendre la vie » contre les gouvernements assassins et corrompus. Pour le Conseil suprême de Xochicuautla, c’est rien moins que le futur de la planète et de nos générations qui se joue en partie au sein de ce premier Festival mondial des résistances, qui doit nous permettre de franchir une nouvelle étape dans le combat anticapitaliste : celle de la mise en lien des rébellions et des luttes, à l’échelle internationale, pour rompre l’isolement.

Après l’intervention du Conseil suprême et celle de la communauté San Lorenzo Huitzizilapan (municipalité de Lerma) — qui se bat, elle aussi, contre le projet d’autoroute Toluca-Naucalpan —, les compañeros de San Sebastián Bachajón (Chiapas) prennent la parole pour exiger la libération immédiate de trois de leurs frères de lutte, actuellement incarcérés et torturés, et pour nous annoncer une bonne nouvelle, à savoir la récupération de plusieurs terres, la veille. Une belle façon de clôturer cette inauguration et cette première journée du Festival mondial des résistances et des rébellions contre le capitalisme, avant d’entamer, le lendemain, l’essentiel : la compartición du CNI et de la Sexta.

Résistance politique: Lutter contre le colonialisme des mots, la sémantique de la soumission ~ 2ème partie ~ (Steven Newcomb)

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Cet article fait suite à celui que nous avions traduit et publié le 12 décembre: « Leadership et libération de nos nations originelles » par le même auteur Steven Newcomb (Shawnee-Lemappe). Ces deux articles analysent la sémantique coloniale employée pour maintenir le statu quo colonialiste à la fois dans les pays à gouvernance coloniale (Etats-Unis, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande et toutes les nations du Commonwealth dépendantes de la « couronne britannique »), mais aussi ce qui est pire, aux Nations-Unies, qui n’est qu’un bureau de validation de l’hégémonie coloniale de l7occident et dont les institutions ne sont faites que pour mettre le « coup de tampon » officiel à la supercherie et aux crimes coloniaux occidentaux.

– Résistance 71 –

 

La sémantique coloniale des Etats-Unis et l’expression “les tribus de notre nation”

 

Steven Newcomb

 

16 décembre 2014

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2014/12/16/colonial-semantics-united-states-our-nations-tribes

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Un œil critique est très important lorsqu’il s’agit d’interpréter les déclarations des Nations-Unies au sujet de nos nations originelles (amérindiennes), qui sont si typiquement appelées “tribus indiennes”. Le 13 Septembre 2007, les Etats-Unis ont voté “non” à la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes (DDPI), mais trois ans plus tard, le 15 Décembre 2010, le président Obama fît une annonce officielle de soutien à cette déclaration de l’ONU.

A cette époque, il semblerait que la plupart des peuples indiens ont alors pris le président Obama au mot et ne prirent jamais la peine d’interpréter le texte sous-jacent à cette déclaration. Quoi qu’il en soit, ceux qui payèrent quelque attention à ce qu’il se passait, ont noté sans coup férir qu’Obama avait aussi dit dans son annonce de décembre 2010 que le ministère des affaires étrangères américain publierait une explication plus détaillée et compréhensive de la position des Etats-Unis sur le sujet.

Glenn Morris (Shawnee), Peter d’Errico et moi-même (Shawnee-Lemappe), avons publié des articles au sujet de la déclaration du ministère des affaires étrangères américain de 2010. J’ai peut-être loupé l’analyse, mais je dois toujours voir une organisation majeure autochtone publier une analyse détaillée et profonde interprétant la déclaration du président Obama de 2010, aussi bien que celle du ministère des affaires étrangères sur la déclaration de l’ONU. Ce que je n’ai pas encore vu non plus de ces organisations indiennes est une analyse de comparaison entre la position américaine de 2007 et celle de 2010. Une telle comparaision montrerait qu’il n’y a quasiment aucune différence entres elles.

Un tel travail d’interprétation est critiquement important pour donner un contexte précis et sensé au sein duquel il est possible de discuter du document récent résultant de la réunion pléniaire de l’ONU sur les peuples indigènes, document nous dit-on, qui sera utilisé comme base d’une nouvelle Déclaration des Droits des Peuples Indigènes de l’ONU. Quand on y pense, nous devons nous rappeler que ce que les Etats-Unis vont mettre en application ne sera que sa propre interprétation de convénience de la déclaration de l’ONU, qui est épelée dans sa déclaration de 2010.

Lorsque nous faisons plus attention au contenu de l’article sur la position américaine datant du 16 décembre 2010, il devient alors évident de constater que le but des Etats-Unis est d’utiliser la DDPI pour renforcer le système de la loi fédérale sur les Indiens existant déja. Une partie de ce renforcement est accomplie en définissant les “tribus” reconnues fédéralement comme des possessions (physiques) politiques des Etats-Unis et en définissant le peuple amérindien comme “américain”, juste des Américains “natifs”, ou “premiers Américains”.

Une réalité américaine dominante qui cadre les “tribus indiennes comme des possessions des Etats-Unis” est renforcée à chaque fois que des nations indiennes originellement libres et de fait toujours libres de plein droit, sont citées comme étant des “tribus des Etats-Unis”. Une telle réalité de subjection est aussi renforcée lorsque les Etats-Unis utilisent la phrase “les tribus de notre nation”. Une telle utilisation coloniale du langage par les Etats-Unis démontre en fait qu’il n’y a aucun désir de ceux-ci à vouloir mettre fin à leur attitude de domination et leur attitude (coloniale) inhérente envers nos peuples et nations originels.

Le 2 décembre 2011, un an après avoir annoncé son soutien à la DDPI de l’ONU, le président Obama a signé le décret (executive order) 13592 sur l’éducation des Indiens dans lequel l’attitude coloniale de la Maison Blanche envers les nations indiennes est démontrée avec une simple expression employée: “nos tribus de la Nation”, qui dénote une tournure possessive de l’expression tout en établissant la hiérarchie des valeurs où les “tribus” avec un “t” sont positionnées sous la “Nation” avec un “N”, qui les possèdent en tant que “possession” coloniale. “Depuis des siècles, la relation du Gouvernement Fédéral avec ces tribus a été guidée par un contrat de confiance comcernant la responsabilité…” Avez-vous remarqué les “G” et “F” et “t” pour les entités respectives ? Ceci est significatif de la relation dominant/dominé dirigeant la structure politique de la relation entre nous et la loi et politique fédérales sur les Indiens.

Que devons-nous tirer de ces observations ? Avant son soi-disant soutien à la DDPI, les Etats-Unis exprimaient l’idée que les “tribus” indiennes fédéralement reconnues sont des possessions des Etats-Unis et depuis que le gouvernement américain a dit soutenir la DDPI de l’ONU, il a continué à exprimer et diffuser l’idée coloniale que les “tribus” fédéralement reconnues sont des possessions des Etats-Unis.

Voici ce qui est important: La sémantique coloniale des Etats-Unis n’a pas changé du tout en résultat de l’annonce par les Etats-Unis de leur soutien à la DDPI et tant que la terminologie états-unienne ne change pas, la réalité qui est construite par cette terminologie ne peut pas changer positivement ni même s’améliorer.

Les Etats-Unis utilisent la DDPI de l’ONU pour justifier de leur utilisation continuelle de la fondation conceptuelle de la loi et de la politique de la loi fédérale sur les Indiens dans sa forme actuelle et courante. Ce système présume que les Etats-Unis sont le “souverain” dans la relation aux “tribus indiennes fédéralement reconnues”, un “souverain” qui affirme sa propriété sous-jacente de tout territoire indien, que les Etats-Unis clâment être des “terres fédérales”, Aussi, le gouvernement des Etats-Unis, spécifiquement au travers de sa cour suprême, présume que les Etats-Unis possèdent un “pouvoir pléniaire” non pas seulement sur “les affaire indiennes” mais aussi sur les nations indiennes elles-mêmes.

Les Etats-Unis n’ont pas changé leur cadre conceptuel de la loi fédérale sur les indiens et leur politique inhérente pour coïncider avec leur “soutien” de la DDPI de l’ONU. Les Etats-Unis nous ont tous mis en demeure du fait qu’ils ont la pleine intention d’interpréter la déclaration de l’ONU en termes de la relation coloniale existante entre les nations indiennes et les dits Etats-Unis. Ceci est constamment démontré par l’utilisation de l’adjectif “tribal” apposé au mot “nations”.

Cadrer les nations indiennes en termes de “nations tribales” est une utilisation politiquement subordonnée de la langue anglaise contre nos nations. Dans la rhétorique états-unienne, les Etats-Unis sont la “Nation” avec le “niveau national”, tandis que nos nations ne sont que des “nations tribales” subordonnées, existant à un niveau sous-national, ce qui veut dire existant politiquement sous les Etats-Unis.

Le document résultant de la réunion pléniaire de haut niveau de l’ONU, qui est maintenant une résolution de l’ONU, ne fait qu’ajouter une couche suplémentaire à l’affaire. Le contenu de document des Etats-Unis émanant de son ministère des affaires étrangères en 2010, montre que rien n’a changé dans l’attitude des Etats-Unis sur son approche d’interprétation de la DDPI. Le document du MAE affirme frauduleusement que la déclaration de l’ONU “appelle” à une “nouvelle forme” d’auto-détermination pour les peuples indigènes. Ces organisations amérindiennes et autres qui négligent de vraiment porter toute l’attention nécessaire à la sémantique (coloniale) des Etats-Unis à ce sujet ne sont même pas engagées dans la plus simple et basique forme de discernement qui est critiquement important dans le contexte de l’arène politique internationale.

Résistance au colonialisme: Le mouvement de soutien aux nations amérindiennes opprimées grandit… L’information multilingue est diffusée…

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Visualiser la paix

 

Mohawk Nation News

 

17 décembre 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/12/17/visualize-the-peace/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Aujourd’hui est le premier jour du solstice d’hiver. La variété naturelle des langues va améliorer la diffusion de la Grande Paix à travers le monde. Tout le monde désire voir un monde sans guerre pour nos enfants. Mohawk Nation News est maintenant traduit en de nombreuses langues. Nous sommes reconnaissant de cet encouragement. Ci-joint deux articles qui ont été traduits en français et en allemand ainsi qu’une vidéo d’un conseil municipal historique à Vancouver.

French: Getting to know you.

“Ils (les articles traduits de Mohawk Nation News) sont toujours très bien lus par les communautés francophones (qui fréquentent notre blog: Résistance 71). Les médias alternatifs de langue française ont une recrudescence d’intérêt pour les questions touchant la territorialité et le colonialisme inévitablement amenées par la civilisation occidentale. Nous nous plaisons à penser que quelque part nous avons été un déclencheur du développement d’intérêt général pour ces questions essentielles…”

Ce groupe en France (NdT: Nous, à Résistance 71…) a traduit les 117 wampums de Kaianere’ko:wa en français. Très bientôt, elle sera sur le site de Mohawk Nation News pour quiconque voudra la lire et l’imprimer. La Grande Paix a définitivement un rôle majeur à jouer dans la création d’un monde meilleur.

Note de Résistance 71: Nous publierons Kaiakere’ko:wa ou la Grande Loi de la Paix, connue sous le nom de “Constitution de la Confédération Iroquoise”, après que MNN l’ait publié. Honneur à ceux dont elle émane !

Cet article de MNN a été traduit en Allemand et en Hollandais.

Un lecteur allemand, ami de Censored News, a dit que la nouvelle traduction en allemand était parfaite. La traducrice en langue hollandaise est l’expérimentée Alice Holemans. Voici l’artice de MNN avec ses traductions sur Censored News:

German: Sun setting on British Empire.

Le maire de Vancouver et son conseil se soumette de manière historique à une cérémonie naturelle des premières nations, le rite du “brossage”, la cérémonie des petites condoléances.

Youtube: Vancouver historic ceremony.

John Lennon nous a demandé : “Imagine there’s no heaven. Its easy if you try. No hell below us. Above us only sky. Imagine all the people living for today”.

“Imaginez qu’il n’y ait pas de paradis, c’est facile si vous essayez. Pas d’enfer en dessous de nous. Au dessus de nous, seulement le ciel. Imaginez tout le monde vivant pour aujourd’hui.”

Canada et colonialisme: Le pillage des terres continue… Pour le passage d’oléoducs, le gouvernement colonial canadien veut se refrotter aux Mohawks (suite)

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Suite de l’affaire de la volonté de l’expulsion des Mohawks de leur territoire de Kahnawake pour y faire passer l’oléoduc.

1ère partie

 

Une autre piste des larmes (Trail of Tears)*

 

Mohawk Nation News

 

3 décembre 2014

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2014/12/03/another-trail-of-tears/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

(*) La piste des larmes est un évènement tristement célèbre de l’histoire coloniale nord-américaine, qui vit l’expulsion et la relocation en 1838 de 17 000 Cherokees de l’état de Georgie vers l’état d’Oklahoma après une suite de traités et de décisions de justice biaisés. Lors de la marche forcée des Cherokees encadrée par l’armée américaine, 4000 personnes, adultes et enfants moururent en chemin.

Un bref historique de l’évènement ici (en anglais):

http://www.cherokee.org/AboutTheNation/History/TrailofTears/ABriefHistoryoftheTrailofTears.aspx

 

Comme l’a dit Don Corleone dans le film “Le Parrain”: “On va leur faire une proposition qu’ils ne peuvent pas refuser”. Les INDIENS (NdT: L’auteure emploie ici des noms en majuscules dans le texte afin de bien faire comprendre qu’il s’agit d’entité commerciale/entrepreneuriale et non pas de personnes souveraines…) connus sous le vocable de Conseil Mohawk de Khanawake (CMK) ont bien entendu été formés à l’école des coups tordus. J’ai vu ces malfaisances en action lorsque je travaillais (il y a longtemps) aux affaires indiennes. Ils ont essayé d’y donner suite à la réunion du 2 décembre au Golden Agers pour y discuter du problème de la Seigneurie Sault St Louis (SSSL).
Le Canada a besoin que les Ongwehonwe (NdT: peuples indigènes des premières nations) aquiescent au passage des oléoducs et aux extractions des ressources à travers le Canada. Ils veulent virer les Mohawk de la région de Montréal de la même manière que les Américains voulaient déloger les Cherokee de l’état de Géorgie (NdT: ce qu’ils firent en 1838…). Les colons blancs veulent peupler le territoire Mohawk de Kahnawake.

La SSSL est en territoire Kanionkehaka (“peuple du silex” ou Mohawk). Tout arrangement entre le Canada et lui-même au travers de leurs conseils Indiens corporatifs n’est qu’un accord entre eux. Les INDIENS corporatistes ne sont pas Ongwehonwe.

Du devant de la scène et imitant leurs maîtres, les INDIENS dictèrent l’agenda de la COURONNE (NdT: La City de Londres/Banque d’Angleterre/Vatican). On nous a dit de garder ceci secret. La Grande Loi de la Paix prévoit que toutes les rénions soient ouvertes à toutes et tous. Chaque esprit et pensée sont importants pour la totalité du groupe.

Les INDIENS veulent nous placer sous la fiction légale appelée “territoire de la COURONNE”. Les INDIENS essaient de nous mettre d’accord sur un prix comme le demandent les banquiers pour soutenir leur économie frauduleuse faite fondamentalement du vol des terres. On nous offre 26 000 ha de notre propre terre près de la frontière, 9800 ha vers Ottawa ou un grand bout de terre près du Mont Tremblant, qui est en territoire Algonquin. La Seigneurie avec 10 villes bâties dessus va devenir territoire de la COURONNE. Ils nous veulent hors de la Seigneurie où nous n’avons pas d’intérêt Ongwehonwe.

Nous voulons tout ce qui fut accordé aux Britanniques en accord avec le traité Wampum Deux Rangée (Guswenta) de 1701 qu’ils ont accepté. Ceci inclut tout l’Ontario et tout ce qu’il y a à l’Ouest dans ce qui est maintenant le Canada. Il est plus que temps pour la Grande-Bretagne de revenir à la table des négociations avec Ongwehonwe afin de créer une nouvelle ceinture Wampum, celle de la réconciliation avec nous. Les traîtres parmi nous sont prêts à faire affaire. Ils sont le cancer au sein de notre communauté. Ils ont quitté notre canoë et se sont rendus sur le navire de l’homme blanc. Te ho na ton ko ton. Ils ont quitté le cercle Ongwehonwe et se sont totalement immergés dans le mode de vie des colonisateurs. Ils ne sont plus Ongwehonwe. Ils ont abandonné leur mère et leur famille.

Quand la réunion devient trop chaude, un interférant, connu dans la blogosphère sous le vocable de “troll”, se lève pour changer la conversation. Leur avocat m’a approché et m’a dit: “Nous comptions sur le fait que vous ne soyez pas là à cause de votre âge avancé”. (NdT: L’auteure, âgée de 75 ans, est membre du conseil des femmes et des anciens de la nation Mohawk)

Kahnawake sera toujours sous les auspices de Kaianerekowa (Grande Loi de la Paix) et non pas une partie du Canada. Aucune saloperie d’oléoduc ne traversera ce territoire. Nous sommes Kahnawake ! Kahnawake est nous ! Nous ne partirons jamais ! Nous le défendons toujours. Comme Tom Jones nous le rappelle: “Yes, they’ll all come to see me in the shade of that old oak tree, as they lay me ‘neath the green green grass of home”.

 

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