Réflexion supplémentaire sur le peuple en armes (Dr Bones)

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“Une milice bien régulée étant nécessaire à la sécurité de l’état libre, le droit du peuple de posséder et de porter les armes, ne doit pas être enfreint.”
~ Second amendement de la Bill of Rights de la constitution des Etats-Unis d’Amérique, James Madison, 1781 ~

“Qui est la milice ? Le peuple entier !” (George Mason)

“Pour préserver la liberté, il est de la plus haute importance que tout le corps du peuple possède des armes.”
~ Richard Henry Lee ~

“Le mal est dans la chose même et le remède est violent. Il faut faire connaître au peuple ses droits et l’encourager à les revendiquer. Il faut lui mettre les armes à la main…”
~ Jean-Paul Marat, 1774 ~

rebellion

Il est grand temps pour les anarchistes de prendre une arme

Dr Bones

2017

Traduit de l’anglais par Résistance 71

Juin 2022

Imagine un moment que tu es dans un bar et qu’il y a un immigrant devant vous.

Il est peu bavard mais pas antisocial, habillé simplement mais pas mal habillé. Il ressemble à n’importe qui sauf qu’il ne l’est pas. Ce que vous ne savez pas, c’est qu’il a travaillé comme ingénieur dans l’aéronautique et a même aidé à concevoir des télécommandes d’avions, par lesquelles les contrôles manuels de l’appareil sont complètement remplacés par des ordinateurs et des logiciels. Mec intelligent, bourré de talent, å “haute énergie” comme le dirait Il Duce ; une histoire du succès de l’Inde et directement de la mythologie américaine.

Maintenant derrière lui, un son nouveau, vieux et angoissant, vous entendez un cri infernal *FOUS LE CAMP DE MON PAYS !”

Qu’est-ce que c’est que ce truc ? On dirait qu’il y a comme une bousculade vers l’arrière, un mec insultant l’immigrant que vous étudiez, mais le gérant du bar semble être sur le coup. L’homme, qui semble être un vieux con blanc est énervé. Il a quelque chose ce type, mais vous ne savez pas exactement quoi. L’homme part, mais quelques minutes plus tard, revient par la porte. Peut-être a t’il oublié quelque chose ?

Il bute trois personnes dont deux d’entre elles sont des Indiens pris par erreur pour des musulmans.

Peut-être es-tu à une manif’ cette fois-ci, tenant ta pancarte et ressentant le courant électrique de centaines d’autres corps joints en solidarité. Un homme émerge de la foule, te défiant de le frapper. Il éructe vers toi comme un raton laveur malade et profère des injures comme un marin en goguette. Il est peut être bourré penses-tu, ou en tout cas trop parti pour vraiment savoir de quoi il retourne. Quelqu’un d’autre le pousse

Il sort un pistolet et tire. Il ne sera accusé que d’agression.

Et ceci n’est que la partie émergée de l’iceberg. Nous ne sommes pas encore un an dans le règne d’un nouvel empereur que déjà le climat politique est hautement toxique, un nuage nauséabond non seulement étouffe ceux les plus à risque dans nos communautés, mais aussi les gens qui cherchent à les défendre. Des gens ont demandé à ce que les antifas soient déclarés terroristes, des gouvernements d’état écrivent des lois pour permettre aux manifestants d’être écrasés et de voir leurs propriétés confisquées, volées.

C’est une situation qui n’est pas sans rappeler celle des “illégalistes” français du début du siècle :

Contre nous, toutes les armes sont bonnes ; nous sommes en territoire ennemi, encerclés, harcelés. Les patrons, les juges, les soldats, les flics, s’unissent pour nous briser.

Être une personne qui pense dans ce pays de barbares, c’est être un criminel et c’est avec une ferveur toujours plus accrue que les tribus loyales au nouvel empereur planifient de nous faire la guerre. Il y a des millions de personnes assises devant la télé alors que je tape ces mots et qui ne verraient rien de mal à ce que quelques centaines de vies par an soient sacrifiées pour “garder les gens dans les clous” et vous pouvez être sûrs que des gens comme toi et moi seront parmi les sacrifiés. Les flics ne les arrêtent pas, ils échangent des textes racistes ; ils consolent ceux qui ont tué des enfants noirs désarmés et leur disent que ce qu’ils ont fait était pour la juste cause.

Être un anarchiste, communiste, anti-capitaliste ou insurgé inter-sectionnel, c’est être potentiellement marqué pour la mort. Ceci n’est pas une métaphore, ceci est la vie réelle.

Si  vous patrouillez les rues de Syrie avec une batte de baseball, on vous prendra pour suicidaires ; si votre “guerre contre l’État” n’a consisté en rien d’autre que mettre le feu, toutes les casernes de pompier du pays seront largement assez équipées pour s’occuper même de vos raids les plus audacieux.

Les gens qui soutiennent en masse les politiques et les politiciens qui veulent vous voir dans un cercueil, ont la gâchette facile depuis quelque temps. Je pose ici une simple question : Avez-vous les outils pour non seulement vous protéger mais aussi protéger ceux auxquels vous êtes attachés ?

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Le grand malheur

Ne nous masquons pas la face : les “radicaux” sont aussi loin des “révolutionnaires” que le poulet du T-rex. A un moment donné, la “gauche” a arrêté d’être dangereuse pour le système et a presque disparu. Après le bis du syndicat de l’IWW (Industrial Workers of the World) dans les années 30 et que le pouvoir travailliste fut écrasé, après que l’ALF-CIO eut dénoncé les communistes, le seul endroit où vous pouviez trouver le même type de mouvement qui terrorisa les empereurs et présidents devint les dortoirs enfumés des universités ou les marches momentanées dans les rues à moitié vide. Ainsi, les idées de la gauche sur la libération de l’humanité des chaînes du capital furent si lourdement chassées dans le monde physique, qu’elles rentrèrent dans nos têtes.

Mais les temps ne sont plus ce qu’ils furent.

Enragé par les actions de Trump et trahi par les démocrates, le spectre du radicalisme est revenu comme un fantôme en colère déterminé à se venger. Les enfants du millénaire sont fatigués du capitalisme et pourtant la “révolution politique” de Bernie (Sanders) n’a rien donné de tangible. La non-violence n’a montré qu’elle est en fait un super moyen de se faire arrêter.

Oui, la gauche militante semble émerger de la terre comme les cigales de Floride en été, faisant monter un brouhaha en un chœur imperturbable. Quelques signes de la génération militante précédente demeure sur les ailes encore mouillées de ces nouveaux militants. Le Black Bloc est de retour, mais nous nous battons toujours contre les manifestations, les gens formant une chaîne humaine autour de bâtiments n’étant généralement qu’une nuisance et non pas un blocage.

Les anarchistes et militants de toutes sortes sont des castrés, nous mettant dans une zone de danger que les autres pays n’ont pas à connaître. Les républicains ont deux fois plus de chances d’être membres de foyers propriétaires d’armes que les démocrates et environ 6/10 (64%) des propriétaires d’armes à feu se disent “fiers d’être Américains”, environ la moitié des armes de ce pays sont possédés par quelques 3% de la population adulte et bien des armes bon marché à produire (celles avec une culasse mobile manuelle), sont spécifiquement bannies sous l’amendement de la NFA et Hughes, ce qui retire l’auto-protection et les armes d’auto-défense des mains de la classe travailleuse.

Ce n’est pas l’Europe, ce sont les Etats-Unis de cette putain d’Amérique, un fief morose où les gens peuvent rentrer dans une merde de Starbucks avec un flingue et 30 munitions perce-blindages…

Ceci en revient à un imbroglio de sombres implications auxquelles il nous faut penser, une menace cachée de patriotes socialement aisés, armés jusqu’aux dents et bien capables de détruire tous gains qu’un mouvement révolutionnaire pourrait faire en quelques jours. Ils peuvent se permettre de se moquer des émeutes parce qu’ils savent que quand arrive le pire, les moyens d’auto-défense les plus efficaces sont fermement entre les mains d’une classe et d’une idéologie.

Il n’y a pas de spectre qui hante quelque continent que ce soit si ce n’est la FAI et encore seulement dans de petits camps créés spontanément. Les flics et les nazis, de la même manière (mais je me répète) ont pris d’assaut les manifestations et mis en pratique le passage à tabac de qui ils veulent, surtout ceux qui ne posent aucun danger pour les cogneurs. En fin de journée, les flics veulent toujours retourner à la maison et à la minute où ils font face à quelqu’un bien plus capable de leur infliger plus de mal qu’ils n’en font aux autres, ils deviennent alors soudainement des négociateurs et des faiseurs de paix. Rappelons-nous les dégénérés de Malheur Wildlife qui furent traités en ennemis honorables simplement parce qu’ils avaient des armes automatiques qui auraient pu couper un cochon en deux en quelques secondes.

Rappelez-vous aussi qu’ils furent tous acquittés par les jury et qu’ils ne firent quasiment pas de prison.

Comparez cela avec le mouvement de Standing Rock (NdT : l’occupation des sols en territoires indiens contre le passage d’un oléoduc…) où des forces de l’état ont littéralement arraché des bras et des mains (NdT : avec des grenades de “désencerclement”, comme dans les manifs et la répression sanglante des Gilets Jaunes en France) et ce sans répercussion notoire mis à part le fait d’être ciblés sur le moment. Le camp maintenant en ruine, est terminé. L’oléoduc de DAPL sera construit, les gens du commun ont échoué et tout ce qu’ils ont en souvenir ne sont qu’hématomes et blessures.

Mais que se serait-il passé si les flics n’avaient pas été si avides d’estropier de manière permanente les manifestants ou de se ruer sur les camps ? S’ils avaient eu peur ? Et si l’anarchisme et l’anti-capitalisme redevenaient quelque chose dont il faut avoir peur, dont le système doit avoir peur ?

Et si la résistance était armée ?

Le dieu qui a menti

La contestation moderne, émanation survivante du libéralisme, assume que :

  • Les gens au pouvoir se préoccupent de ce que leurs ouailles pensent et ont à dire…
  • Il y a une sorte de champ imaginaire qui nous entoure appelé “droits de l’Homme” que les gens au pouvoir sont moralement obligés de respecter.
  • L’ennemi peut être persuadé ou négativement responsabilisé pour qu’il abandonne tout pouvoir afin de pouvoir former une grande assemblée à l’échelle mondiale et ce sans violence aucune.

Ces idées sont ridicules, elles ne sont qu’un fantasme religieux mort-né des années 60 et traînées à chaque manif’ comme si elles étaient une sorte d’enfant-Christ parfumé au patchouli, envoyées pour nous sauver. Tout ça c’est est du pipeau, un mensonge. Demandez à n’importe quel Afro-américain…

Ces concepts ne sont rien d’autres que des fictions implantées, qui nous sont données par l’État pour nous garder dociles et obéissants ; ceci fut reconnu comme tel il y a un siècle. Les patrons se préoccupent-ils de la nourriture ou du logement des ouvriers qu’ils virent ?  Est-ce que la police se préoccupe de savoir si les “droits” de quelqu’un ont été violés lorsqu’elle matraque les gens ou tire à vue ? Ils vous rabâchent sans arrêt au sujet de la violence tandis qu’ils vous volent presque jusqu’au dernier dollar que vous générez (par votre travail) tout en ayant toujours la menace permanente au-dessus de vous de la force, du chômage et de la famine.

Les droits sont une fiction, un fantôme et le plus tôt vous réalisez que les seuls “droits” que vous ayez sont ceux que vous avez la volonté de défendre et au plus tôt vous pourrez rejoindre le reste de la planète dans ce que nous appelons : la vie.

NdR71 : le grand humoriste et satiriste social américain George Carlin disait ceci à plus que juste titre, sa lucidité et réalisme acerbe manquent à cette époque que nous vivons : “Vous n’avez pas de droits, les “droits” n’existent pas, c’est une fiction, une invention, comme celle du croquemitaine, un beau rêve certes, mais un rêve quoi qu’il en soit… tout ce que vous avez ce sont des “privilèges”, des “privilièges temporaires”, qui peuvent être révoqués à tout moment, suffit de voir la peau de chagrin des libertés qu’il nous reste au fil du temps…”

Enzo Martucci a écrit:

La liberté d’un individu s’arrête là ou s’arrête son pouvoir. Si je le veux et que mon pouvoir me le permet, je peux commander aux autres. Mais dans ce cas, le pouvoir exercé sur eux n’est pas autorité parce qu’ils ne sont en rien obligés de le reconnaître et de le respecter. En fait, s’ils se rebellaient et utilisaient leur pouvoir pour barrer ma tentative de domination, alors tout demeurerait libre sans que personne ne menace plus de régner sur eux.

Nous pouvons mettre des batons dans les roues du pouvoir de plein de façons possibles et les radicaux en ont appris un vaste assortiment, pourtant nous ne semblons jamais tenter de rendre cette idée de tentative de domination, dangereuse. Nous marchons dans les rues chaque jour, nus en quelque sorte et espérons sincèrement que notre faiblesse soit respectée, comme si notre fragilité était une vertu.

Nous protestons des lois qui permettent à des gens de nous écraser et de pulvériser notre crâne sous une demie tonne d’acier ; nous mendions aux mêmes personnes qui nous défoncent avec des matraques, d’éventuellement nous respecter. Nous ne demandons aucune dignité, nous couinons pour avoir la permission d’être traités comme si nous en avions une.

Est-ce cela l’anarchisme que nous voulons ? La vaste majorité de ce qui passe pour de “l’action directe” de nos jours n’est rien de plus qu’appeler l’Ennemi à être un meilleur seigneur au lieu de nous rendre de fait ingouvernables.

Cette tactique n’a jamais marché et l’idée que des gens, encerclés par des hommes et des femmes violents défendant des lignes imaginaires faites par les corps de millions, les croiraient tient en fait plus d’un phénomène hallucinatoire de masse que de quelque fait politique que ce soit.

Alors que j’écris ces lignes, un flic vient d’arrêter une voiture là dehors, devant ma fenêtre, le faisceau de sa torche le rugissement silencieux du fait qu’il a attrapé sa proie. S’il ne met pas la personne interpellée en détention de force, il va au moins la voler pour le paiement de l’utilisation de sa protection, véritable racket de voie publique. Nous continuerons notre chemin, même s’il tabasse cette jeune blonde, parce que nous sommes trop faibles pour vivre sans lui.

S’il la tuait maintenant, que se passerait-il ? Pourquoi ne le ferait-il pas ? Qu’a t’il a perdre ? Que risque t’il s’il lui pétait la boîte crânienne et éclaboussait les vitres de sa matière cervicale dans une orgie de neurones en ébullition et d’adrénaline ? Rien de sa part à elle, rien de la communauté l’environnant. Les cases de tous les Oncle Tom resteront tranquilles et après quelques protestations et pétitions d’usage, le flic retournera faire son racket de voie publique.

Parce que lui et tout son département de flicaille savent parfaitement qu’ils n’ont rien à craindre. Que nous dépendons d’eux.

Prenez VOS armes et déclarez VOTRE guerre

Je vais le dire directement : une personne armée en en contrôle. Une communauté armée n’est pas seulement capable de se défendre elle-même et donc de se libérer de la “protection” de la police, mais mieux encore, elle peut faire respecter ses propres valeurs sur le monde qui l’entoure. Quand un flic vous dit par exemple de retirer un t-shirt jugé provocateur comme par exemple un t-shirt de BLM, vous obéissez parce que la simple peur de la violence ou de la mort vous fait obéir. Vous n’évaluez pas les conditions et le flic, pour savoir si vous pourriez le battre ou le mettre au sol, parce que vous savez que rien n’arrêtera un munition creuse de 9mm de pénétrer dans votre visage comme dans du beurre.

Il n’y a aucune raison pour les anarchistes de ne pas faire la même chose.

Les membres du Ku Klux Klan sont terrifiés à la vue d’une arme chargée. Les nazis sont moins enclins à rouler des mécaniques quand ils savent qu’un 357 magnum va détruire en moins d’une seconde ce qu’ils ont mis des années à construire. Sortir une arme face à un flic est une condamnation à mort, pourtant la simple idée qu’un flingage pourrait avoir lieu est souvent suffisant pour qu’ils gardent de bonnes manières.

Robert F. Williams fut un exemple classique de cette tactique en action.

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Robert F. Williams allait devenir le leader de Mabel, la branche de Caroline du Nord du NAACP et il organisa une milice noire pour combattre le Ku Klux Klan, au grand désarroi des plus modérés du mouvement des droits civiques. Williams était un ancien combattant de la seconde guerre mondiale et partagea son savoir et ses techniques accumulés avec ses compagnons de lutte afin de riposter à la violence du KKK et des Conseils Citoyens Blancs. Ceci prouva être particulièrement efficace ; par le simple fait d’être armées, les milices noires parvinrent à effrayer et dissuader les hommes du Klan.

Mais où donc est passée cette putain de politique ? Quand avons-nous commencé à demander quelque chose au lieu de le prendre ? Pourquoi avons-nous laissé l’ennemi dicter ce qui est acceptable pour nous ou pas ? Pourquoi nous sommes-nous couchées de peur et de faiblesse ensemble plutôt que de nous dresser fièrement sous notre propre autorité ?

Révolution et insurrection ne doivent pas être regardées en tant que synonymes… La Révolution vise à de nouveaux arrangements ; l’insurrection nous mène à ne plus nous laisser dominer, mais à arranger nous-même notre société et à ne pas garder d’espoir fumeux sur les ‘institutions’.

Quand nous commençons à nous libérer nous faisons le chemin de la liberté des autres.

Les armes peuvent être le grand niveleur : il n’y a pas besoin qu’elles soient chères, pas besoins qu’elles soient particulièrement sophistiquées et elles peuvent être portées et utilisées par les malades comme les sains, jeunes ou vieux, hommes ou femmes. Tout le monde peut les utiliser pour arranger le monde alentour.

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Les armes à feu sont l’anarchie en action, un outil qui vous libère instantanément de la dépendance à une hiérarchie autoritaire. VOUS pouvez soudainement arrêter un cambriolage. VOUS pouvez arrêter un viol. VOUS pouvez même empêcher les ordures racistes de montrer leurs sales gueules dans le voisinage, que ce soit individuellement ou collectivement (NdT : milices, rappelons-nous de la France des sections de 1790-93, qui ont fait trembler la bourgeoisie au point qu’elle les supprima par la bande et la transforma en une “garde nationale”, entité paramilitaire sous contrôle étatique, tandis que les sections étaient le peuple en armes et organisés régissant sa propre autorité. Quelle différence y a t’il entre un sans-culotte et un gilet jaune ?… Le Sans-culotte était armé et la France des sections fut une réalité politico-sociale efficace !…), aucune autorité n’est impliquée, pas de 17 à composer ou d’infrastructure à maintenir, rendant de facto l’État obsolète sans avoir à dépendre de ces fantômes de “droits” et de “lois” ou de quelque croyance religieuse disant que “au fond, tout le monde est bon.”

Lorsqu’il devient clair que faire une action de voiture bélier et menacer la vie d’anarchistes lors d’une manifestation ou sortir une arme contre des manifestants, devient potentiellement mortelle, alors l’escalade arrêtera. Lorsque la police saura qu’ils risquent plus qu’une mise à pied de deux semaines de congés payés de plus lorsqu’ils viennent terroriser un voisinage, alors le harcèlement cessera et fissa… Lorsqu’il est certain qu’un violeur ne vivra pas assez longtemps pour mendier la pitié d’un juge complaisant, le patriarcat battra en retraite.

Tout anarchiste avec une arme est l’anarchisme rendu réel, une force efficace capable de tenir le monde pour responsable et de demander l’autonomie, le même monde qui est actuellement retranché derrière des murs, des grillages, des badges et des uniformes que des gens comme vous et moi ont construit, génération après génération, de nos mains nues seulement pour nous le voir voler par des diktats de soi-disants “marchés” et les propriétaires qui nous traitent comme du bétail !

Et bien camarades, allez-vous continuer à les laisser vous voler ? Allez-vous continuer de vivre comme un pacifiste dans un troupeau bien domestiqué ? Allez-vous continuer à laisser l’État et la bourgeoisie voler votre valeur, votre temps, vos corps et vos vies tout en rançonnant votre sécurité afin que vous continuiez à obéir ?

Ou allez-vous commencer à les voler en retour, une par une…

… sous la menace d’une arme ?

Si vous ne pouvez pas voler de propriété de l’État…

… au moins, volez-vous en retour pour votre existence.

= = =

Lecture complémentaire : “Espagne 36 : le peuple en armes”

PDF du Dr Bones sur Résistance 71 :

Le-capitalisme-est-un-culte-de-la-mort-la-science-une-pute

DrBones_Insurrection et Utopie

DrBones

Il n’y a pas de solution au sein du système ! (Résistance 71)

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

RFW_je_ne_ramperai_pas
« Je ne ramperai pas » (Robert F. Williams)

JPMarat_CTscan_masque_mortuaire

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