De l’armée révolutionnaire et du pouvoir populaire avec « L’ami du peuple » (1793)

amidupeuple

Extraits du journal “L’ami du peuple” publication de J.P Marat (1793)

“Ci-gît l’ami du peuple, tué par les ennemis du peuple”

(Épitaphe de J.P Marat au club des cordeliers)

L’armée révolutionnaire

« Que commandants, officiers, soldats qui la composeront reçoivent la même solde, mangent le même pain, et que les distinctions militaires ne soient pas un objet de vaine parade, mais seulement pour l’utilité commune. »
L’Ami du peuple, 14 août 1793.

« Allez en masse à la Convention nationale, demandez-lui la desti­tution définitive de tous les nobles qui sont encore à la tête de nos armées ; demandez-lui l’exclusion de tous les nobles et des prêtres de tous les emplois civils et militaires. »
L’Ami du peuple, 27 juillet 1793.

Le pouvoir populaire

« Un peuple nouvellement libre est toujours ombrageux ; faites cesser ses craintes et prouvez-lui que ce n’est pas seulement pour la forme que vous lui avez donné une Constitution. »
L’Ami du peuple n°17, 30 août 1793.

« Rappelle-toi surtout qu’un peuple représenté n’est pas libre, et ne prodigue pas cet épithète de représentant (…) ; la volonté ne peut se représenter (…) ; tes magistrats quelconques ne sont que tes mandataires. »
L’Ami du peuple n°13, 21 août 1793

« La justice habite toujours au milieu du peuple. »
(Discours public le 16 mai 1793)

Aux femmes révolutionnaires

C’est surtout à vous à en donner l’éveil, républicaines révolutionnaires, femmes généreuses et vraiment au-dessus de tout éloge, par le courage et l’énergie que vous avez développés (…). Votre sexe, doué d’une plus grande sensibilité que le nôtre, sen­tira plus vivement les malheurs de la patrie et votre tendre sollicitude pour le sort de vos maris, de vos frères, de vos enfants, vous fera adopter cet infaillible moyen de salut public (…).

Inaccessibles aux suggestions étrangères, comme il n’y a chez vous ni places à donner ou à recevoir, un vil intérêt n’a pas étouffé dans vos âmes les sentiments de la nature ; votre esprit est le sien, et croyez-moi, il vaut bien les phrases académiques de tous vos hommes érudits. Allez par votre exemple et vos dis­cours réveiller l’énergie républicaine et ranimer le patriotisme dans les cœurs attiédis ! C’est à vous qu’il appartient de sonner le tocsin de la liberté ! Les moments sont pressants, le péril extrême. Vous avez mérité la priorité, volez ! La gloire vous attend !

Discours public – août 1793

(Claire Lacombe répond à cet appel en attaquant les députés à son club. Nous la citons pour souligner le parallèle.)

Il doit voir avec indignation, ce peuple, que des hommes s’en­graissent de son sang tandis qu’il périt de misère. Nous ne cro­yons plus à la vertu de ces hommes qui ne se sont couverts du manteau du patriotisme que pour se livrer impunément à l’injustice et au brigandage. Voulez-vous que nous croyions que les nobles n’ont pas de défenseurs parmi vous ? Destituez-les de toutes les places qu’ils occupent.

Claire Lacombe

= = =

Lectures complémentaires en PDF :

“Les chaînes de l’esclavage” Jean-Paul Marat, (1774, réédition de 1792)

“L’intégrale du journal “L’ami du peuple”, 1789-1793”

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L’ami du peuple

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