Terrorisme d’état et application de la règle antiterroriste…

 


Il suffit d’un RIEN : de dire… NON !

« Un homme vivant seul répond à une frappe à sa porte. Devant lui se tient Tyrannie, armée et toute puissante qui lui demande: ‘Te soumettras-tu ?’ L’homme ne répond pas et la laisse entrer. L’homme la sert durant des années, puis Tyrannie devient malade par empoisonnement de sa nourriture. Elle finit par mourir. L’homme ouvre alors sa porte, se débarrasse du corps encore chaud, retourne dans sa maison, ferme la porte derrière lui et dit: ‘Non ! »
— Bertold Brecht —

“Là où cesse l’État, c’est là que commence l’Homme, celui qui n’est pas superflu : là commence le chant de ce qui est nécessaire, la mélodie unique et irremplaçable. Là où cesse l’État — regardez donc mes frères ! Ne les voyez-vous pas, l’arc-en-ciel et les ponts du surhumain ?”
~ Friedrich Nietzsche, “De la nouvelle idole” ~

“L’État n’a pas plus de réalité que n’en ont les dieux ou les diables. Ce ne sont que des reflets, des créations de l’esprit humain, car l’homme, l’individu est la seule réalité. L’État n’est que l’ombre de l’homme, l’ombre de son obscurantisme, de son ignorance et de sa peur.”
~ Emma Goldman ~

« La machine de l’État est oppressive par sa nature même, ses rouages ne peuvent fonctionner sans broyer les citoyens, aucune bonne volonté ne peut en faire un instrument du bien public ; on ne peut l’empêcher d’opprimer qu’en le brisant. »
~ Simone Weil ~

“L’État est une société d’assurance mutuelle entre le propriétaire terrien, le général militaire, le juge, le prêtre et plus tard, le capitaliste, afin de soutenir l’autorité de l’un l’autre sur le peuple et pour exploiter la pauvreté des masses tout en s’enrichissant eux-mêmes.
Telle fut l’origine de l’État, telle fut son histoire et telle est son essence actuelle.”
~ Pierre Kropotkine ~

“Vous ne serez et ne demeurerez que des commodités aussi longtemps que l’empire existera…”
~ Russell Means, Oglala, Lakota ~

Une fois qu’une goutte d’eau suinte à travers le barrage, une fois qu’une brique se détache d’un grand édifice, une fois qu’une maille devient lâche dans le filet le plus solide – le barrage éclate, l’édifice tombe, le filet se détisse.”
~ Léon Tolstoï ~

2 Réponses vers “Terrorisme d’état et application de la règle antiterroriste…”

  1. Je reste un mécréant mais quand même …il me plaît bien celui-là

    C’était un Pongo. Un esclave, un perdu de Dieu, un bossu. Son maître était un grand seigneur, ventre abondant, bottes sonnantes et fouet aux lanières ferrées à la ceinture. Du perron de sa résidence à la frontière des champs, trois jours de cheval, pour le moins. Impitoyable avec ses gens, toujours à leur crier dessus, l’oeil gourmand et la pogne prompte à déjuponner ses négresses. À ses pieds, toujours son pongo.
    – Viens là, mon chien. A quatre pattes. Maintenant fais le beau. Aboie.
    C’était au bossu qu’il parlait, et le bossu obéissait, sinon son maître menaçait d’abattre son poing sur son crâne.
    – A ta niche !
    Et le pongo trottait, se hâtait avant que le fouet n’arrache un lambeau de sa bosse. Il couchait sous l’escalier, dans les ordures ménagères. Il ne pouvait que subir.

    Vint un soir de mauvais hiver. Tous les serviteurs assemblés récitaient leur Ave Maria, le front bas devant leur patron affalé dans sa chaise longue. Sa main flattait distraitement l’échine bossue du pongo accroupi là, contre ses bottes. Il marmonna l’ainsi-soit-il. Un bref silence le suivit.
    C’est alors qu’aux pieds de son maître l’esclave dit :
    – J’ai fait un rêve.
    Tout le monde le regarda. Le seigneur eut un bref hoquet, partit d’un rire fracassant et s’exclama :
    – Voilà qu’il parle ! Il n’aboie pas, ce bon pongo, avez-vous entendu ? Il parle !
    – Dans mon rêve nous étions morts, moi votre esclave et vous mon maître.
    – Qu’est-ce qu’il raconte ? J’étais mort ? Que tu crèves, toi, c’est normal, mais moi, voyons, c’est impossible !
    Il rit encore énormément. Comme les serviteurs s’apprêtaient prudemment à retourner à leur ouvrage :
    – Restez, vous autres. Écoutez-le. Raconte ton rêve, bossu.
    – Nous étions tous nus, vous et moi, et devant nous se trouvait saint Pierre. Vous le regardiez droit dans les yeux, en homme puissant que vous êtes.
    – Et toi ?
    – Je crois que le tremblais, comme d’habitude, mon maître.
    – C’est très bien, Pongo, continue.
    – Saint Pierre a fait un petit signe. Alors un ange est apparu. Il était beau, à votre image, et lumineux comme un soleil. Il portait une coupe en or. Elle débordait d’un miel si doux, si parfumé, si délicat que j’en ai presque aimé la vie. “Compagnon, lui a dit saint Pierre, enduis le corps de ce monsieur.”
    – Ce monsieur, bien sûr, c’était moi.
    – C’était vous, mon maître. Qui d’autre ? L’ange vous a couvert de miel, devant, derrière, bras et jambes. Vous étiez comme un roi céleste, ainsi doré de haut en bas.
    – Ah! magnifique ! Pour ce rêve-là, mon pongo, tu auras tout à l’heure un sucre. Ensuite, que s’est-il passé ?
    – Saint Pierre a fait encore un petit signe. Un autre ange est venu vers moi. Il était triste, maigrichon. Il portait un bidon de merde. Il me l’a renversé dessus. Il m’a vêtu du crâne aux pieds de puanteur abominable.
    Le maître rit à en perdre souffle.
    – C’est tout ? Dit-il.
    – Presque, seigneur. Le grand saint Pierre nous a mis face à face dans sa lumière. Il nous a dit : “Et maintenant que justice de Dieu soit faite. Jusqu’au fond de la fin des temps, léchez-vous l’un l’autre, mes fils.” Le seigneur fit instantanément une crise cardiaque !

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