Reprise 9 : CoV19 et récupération technologique (Gilad Atzmon)

 

 

La question concernant le COVID 19 et la technologie

 

Gilad Atzmon

 

29 août 2020

 

url de l’article original :

https://gilad.online/writings/2020/8/29/the-question-concerning-covid-19-and-technology

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

En une époque de crise sanitaire, on pourrait s’attendre de voir un académisme ouvert global, un débat multi-disciplinaire parmi les scientifiques, universitaires et érudits de différents secteurs, les politiciens et autres experts financiers. Non seulement un tel discours n’existe pas, mais ce à quoi nous avons en revanche assisté est une tentative d’éradication d’un tel échange. Ce ne sont pas les gouvernements qui interfèrent avec cette discussion cruciale [NdT : si Gilad, un chouïa quand même…]. Ce ne sont ni Trump ni le FBI qui effacent 7 millions de commentaires su Facebook, commentaires qui n’étaient pas en accord avec le narratif de l’OMS (NdT: dont on sait aujourd’hui qu’elle est l’officine de Bill Gates et de sa fondation, celle-ci en étant le principal “mécène” bien intéressé…). Ce ne furent par les Tories (conservateurs) ni Boris Johnson qui ont effacé des milliers de vidéos sur YT. Ce fut le boulot des mega-entreprises de la cyber-technologie opérant de concert afin de réduire au silence les vues dissidentes.

Nous sommes maintenant habitués à l’idée que dire la vérité au sujet d’Israël et de ses lobbies provoque une sévère réaction autoritaire et cela ne nous a pris que peu de temps dans la pandémie CoV19 de comprendre que la dissidence au narratif convenu sur le coronavirus met en branle une réponse bien similaire dans sa virulence. On peut se demander ce que le CoV19 et Israël peuvent avoir en commun ?

Le résultat a été dévastateur. Six mois de “crise” et nous savons toujours bien peu de chose sur ce virus dont on nous demande d’avoir très peur et qui nous menacerait.

Non seulement bien des gens sont morts “avec le CoV19”, mais la science elle-même a été assassinée par un virus mortel. Ce à quoi nous avons assisté ces derniers six mois est une éradication complète de l’ethos culturel et scientifique occidental. 3000 ans de tradition occidentale ont été remplacés par une culture de l’argent qui falsifie les images et la pensée scientifique.

Au lieu de se demander ce qui met en danger quelques segments de la population, nos institutions de la santé et les entreprises du gros business ne sont préoccupées que par une seule question :

Comment transformer ce CoV19 en une machine à fric ?

Au lieu de voir des scientifiques discuter les problèmes les plus cruciaux, les entreprises et start-ups sont entrées en concurrence entre elles dans une une course effrénée au vaccin, nous voyons Wall Street dopée par des centaines de milliards de dollars, exploitant la confusion générale. Nous sommes les témoins d’Amazon qui étend son monopole mondial tandis que les petits commerçants tombent comme des mouches, et pendant ce temps, les entreprises technologiques ont montré leur véritable nature et leur objectif. La vérité ne peut être niée, Google n’est en rien un moteur de recherche, c’est un appareil d’endoctrinement orwellien, Big Brother 2020. Facebook et Twitter ne sont pas des “réseaux sociaux”, ce sont en réalité des filtres tout à fait anti-sociaux. Ils sont les gardiens du cénacle et garent hors de votre porté ce que vous n’êtes pas supposés dire ou penser, mais que vous certainement commencez à comprendre.

Bizarrement, rien de tout ceci n’est nouveau. Bien des avertissements sur cette dérive autoritaire furent émis par bon nombre de personnes dont votre humble serviteur. Orwell l’a vu venir dès 1948, probablement même dès 1936 en Catalogne, lors de son engagement dans la guerre / révolution d’Espagne. Mais le contexte de ce tour draconien des évènements fut sans doute le mieux défini il y a quelques décennies par les grands philosophes Otto Weininger et Martin Heidegger.

Au début du XXème siècle, le philosophe autrichien Otto Weininger comprit que la science médicale était destinée à se transformer en “une question médicamenteuse, une simple administration de produits chimiques”. Weininger, qui était d’origine juive, était une des voix les plus critiques de la culture et de l’idéologie juives. Dans son livre “Sexe et caractère”, il se livra à une attaque sans précédent contre la culture juive et son impact sur la science médicale et la pensée scientifique en général. Je n’ai aucun doute que ses paroles puissent offenser certaines personnes, il est clair que l’approche anti-organique et non-hollistique de la médecine s’étend bien au-delà du monde limité des “docteurs juifs”.

En 1903, Weininger écrivit ceci :

“Ce qu’il se passe en ce moment dans la science médical est essentiellement due à l’influence des juifs, qui ont embrassé la profession médicale en grand nombre. Depuis le début, jusqu’à la domination juifs, la médecine était étroitement alliée de la religion. Mais maintenant, ils en feraient une affaire médicamenteuse, une simple administration chimique des choses. Mais il ne peut jamais se produire que l’organique soit expliquer par l’inorganique. Fechner et Preyer avaient raison quand ils disaient que la mort vient de la vie et non pas la vie de la mort… Nous devrions retourner de cette science judaïque vers les conceptions plus nobles de Copernic et de Galilée, de Kepler et de Euler, de Newton et de Linnceus, de Lamarck et de Faraday, de Sprengel et de Cuvier. Les libre-penseurs d’aujourd’hui, les sans âmes et n’y croyant pas, sont incapables de remplacer tous ces grands hommes et de comprendre avec révérence la présence des secrets intrinsèques de la nature.

Weininger ne retint pas ses coups dans sa critique de ses pairs juifs. Il voulait que la science s’émancipe d’un paradigme matérialiste émergent qui était hostile à sa compréhension du sens de l’existence du monde. Otto Weininger, qui fut un des penseurs d’influence de la première moitié du XXème siècle, est inconnu de la plupart des penseurs modernes. Son génie, quoi que controversif, a été largement éradiqué par ceux qui contrôlent le discours public.

Le cours d’Heidegger “La question technologique” (1954) fut publié 5 décennies après Otto Weininger. Entre ces deux évènements littéraires, le monde fit l’expérience de deux guerres mondiales, une révolution communiste (NdT: pas communiste, mais marxiste ou “capitaliste d’État” pour être plus précis, 1917, la révolution russe et l’URSS n’ont rien à voir avec le communisme authentique, le communisme organique, celui qui est naturel à l’humain et doit être réappris.), des campagnes de génocide de masse qui furent inspirées et conduites industriellement et technologiquement, la voiture est née ainsi que l’aviation et l’ordinateur, la bombe atomique et la guerre froide.

Heidegger vit la technologie essentiellement comme un mode de révélation. Par la technologie, les choses se dévoilent à nous et nous apprenons du monde qui nous entoure, mais nous apprenons aussi de notre rôle, à savoir, les limites et la destinée dans ce monde. Ainsi, la technologie a fait le monde dans lequel nous vivons et fournit une fenêtre sur le sens de l’Être.

Mais la technologie, d’après Heidegger, a introduit un changement dans la dualité entre l’Homme et l’univers. Plutôt que de nous révéler et dévoiler le monde, la technologie a muté en un mode d’exploitation qui maintient le monde dans un semblant d’accessibilité pour nous.

Heidegger observa qu’à cause de la technologie, “toutes les distances en temps et en espace se rétrécissent… pourtant, la mise de côté de toutes les distances ne produit pas de proximité, car la proximité ne consiste pas en une petite quantité de distance.”

Malgré les progrès technologiques rapides, nous n’expérimentons pas cette “proximité”, encore moins la comprenons-nous. Au lieu d’une compréhension graduelle alors que les objets se manifestent à nous en tant que technologie, nous les voyons et les traitons comme ce qu’appelle Heidegger “une réserve disponible” : objets exhibés dans une foire ou un hangar. Le monde devient une collection d’objets technologiques, de gadgets, de pièces d’inventaire devant être ordonnées, conscrites, consommées, digérées, chargées, affinées, assemblées et désassemblées. Tout nous approche essentiellement comme une source d’énergie ou quelque chose que nous devons organiser ou acheter. Nous traitons même les capacités humaines et les maladies comme si elles n’étaient que le seul moyen de procédures technologiques et d’instruments de production.

C’est exactement ce qu’est le CoV19 et c’est là où nous en sommes avec cette ostensible menace sanitaire. Avant même que nous ne comprenions ce qu’est la CoVID19, elle fut réduite à une commodité technologique, une “réserve disponible” heideggerienne. Que ce soit le débat sur le masque, les respirateurs ou la vaccination à venir, le CoV19 s’est transformé en une “machine à sous” tout autant qu’une menace sanitaire. 

(NdT : le stade ultime du capitalisme dans lequel nous vivons depuis grosso modo la 1ère guerre mondiale, transforme absolument tout en marchandise, tout a une étiquette de prix, y compris la vie humaine, les organes, les ventres à louer pour GPA et bien sûr tout ce qui a trait à la “santé” qui n’est plus que gestion de pathologie, créée en amont par les firmes chimiques et gérée en aval par ces mêmes entreprises chimiques reconverties de la peinture et des engrais dans les médicaments et dont le souci n’est en rien de nous guérir, mais d’entretenir la pathologie à des fins rentières…)

Si le CoV19 et la technologie qu’il implique est un mode de révélation, il révèle très peu au sujet de la crise sanitaire, mais en dit beaucoup à notre sujet et sur ce que nous ne sommes pas prêts à admettre à notre propre sujet. Nous sommes maintenant hors de l’ethos athénien occidental qui souscrit au pluralisme, à l’ouverture et, plus important, à une recherche OUVERTE et sans relâche de la vérité et de la sagesse. Nous paraissons être assez satisfaits de nous préoccuper du mode de pensée dit “de Jérusalem”. Nous sommes heureux d’avoir peur et d’accepter d’être terrorisés par des scénarios apocalyptiques répétés. Nous semblons vouloir suivre quiconque va nous dépouiller de nos droits les plus élémentaires. Nous acceptons la suppression de la libre-pensée, jusqu’à nouvel ordre, nous préférons suivre aveuglément des lois, des réglementations et des “mitzvoth”. Dans un tel monde, Heidegger et Weininger sont des ennemis publics. Orwell et sa prophétie ne font plus parties de notre éducation occidentale ni de notre curriculum éducatif. Le CoV19 nous a révélé que nous ne sommes pas aussi libres que beaucoup le pensent et que la seule question demeurant ouverte est de savoir si nous, le peuple, pouvons de nouveau nous lever et si oui… quand ?…

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Notre page « Coronavirus, guerre biologique contre l’humanité »

 


Gouverner par la peur, seul attribut de l’État

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