Archive pour 8 septembre 2020

Hommage de l’anthropologue Marshall Sahlins à son ami et accessoirement élève David Graeber

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, démocratie participative, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 8 septembre 2020 by Résistance 71

 

“Le véritable problème me semble t’il, ne réside pas dans le simple fait de jugements universalistes, mais dans l’existence d’un appareil de contrôle bureaucratique mondial soutenu par toute une panoplie de formes de violence physique et économique afin de mettre ces jugements en application… Mais il y a une alternative : nous pouvons demander ce qu’il faudrait pour éliminer entièrement de telles structures coercitives. Le faire reviendrait alors à poser toute une série de questions bien différentes. Premièrement et principalement, sur quelle base peut-on tenir ces structures comme étant intrinsèquement illégitimes ?… […] Après tout, ce qui est le plus essentiel au sujet des êtres humains n’est pas ce qu’ils sont à tout moment donné, mais quelle capacité de devenir ont-ils…
[…] Les principes de base de l’anarchie, l’auto-organisation, l’association volontaire, l’entraide, sont aussi vieux que l’humanité. Pareillement, le rejet de l’État et de toutes formes de violence structurelle, d’inégalité ou de domination, ne sont en aucun cas des trouvailles du XIXème siècle. […]”

~ David Graeber, extrait de son livre “Possibilities, Essays on Hierarchy, Rebellion and Desire”, AK Press, 2007

 


David Graeber sur Résistance 71

 

Hommage à David Graeber, élève et ami

 

Marshall Sahlins*

 

6 septembre 2020

 

Traduit de l’anglais par Résistance 71

 

“Décès de l’anthropologue David Graeber”

 

Il y a quelques années, quand David fut choisi pour donner la prestigieuse conférence Malinowski de Londres, Olivia Harris, qui l’introduisit au public présent, me demanda mon expérience en tant que son superviseur de thèse de doctorat. Il est une véritable fontaine d’idées, a t’elle dit, comment avez-vous supervisé David Graeber ? Vous ne le supervisez pas, ai-je répondu, du reste comment feriez-vous pour superviser un anarchiste ? David fut l’élève le plus créatif que j’ai jamais eu, mettant sans cesse sens dessus-dessous la sagesse anthropologique conventionnelle, montrant le plus souvent ostensiblement comment les peuples dominés, par leurs propres moyens, subvertissaient les états, les rois, et autres institutions coercitives, les affligeant pour créer leurs enclaves de communautés auto-gouvernées. Ses deux années de terrain dans les villages reculés de Madagascar ont démontré que les gens remplissaient des feuilles d’impôt mais ne payaient pas d’impôts, et que les rapports certifiant l’existence active de l’état dans ces campagnes avaient été surgonflés et bien exagérés.

L’activisme de David et son anthropologie étaient une, d’un seul tenant et étaient inséparables. Le petit livre qu’il a écrit : “Fragments d’une anthropologie anarchiste” est son manifeste anarchiste. Ce n’est pas au sujet d’insurrection et de lancer de bombes, mais au sujet du comment les gens dans le monde de l’Amazonie au Congo, ont patiemment créé des asiles d’auto-détermination face au spectre du pouvoir autoritaire des états. Se faisant l’avocat d’une reconstruction globale, David devint de bien des façons un être global. En 2016, alors que nous écrivions un livre ensemble, il envoyait des courriels de commentaires depuis Naplouse en Cisjordanie, depuis la Syrie et de quelque part en Turquie, où il avait rejoint des anarchistes dans leur juste combat. Une personne des plus généreuses, avec toujours le temps, la connaissance et la compassion pour ceux qui en avaient besoin. Davis devint global dans l’extension de sa présence personnelle et intellectuelle, la figure centrale de tout un réseau international de camarades acquis à cette cause.

Ses vues et actions politiques de la même manière furent globales, incluant des demandes d’abolition de frontières pour donner une libre circulation de tout le monde partout, ainsi que pour une annulation de la dette mondiale dans une grande année de Jubilé. Au sein de tout cela, David demeura un universitaire anthropologue jusqu’au plus profond, global aussi dans sa culture et sa connaissance, un des derniers anthropologues ayant une connaissance encyclopédique des cultures du monde et une profonde connaissance d’une variété d’expérience humaine. Les chasseurs du paléolithique supérieur, les royaumes d’Afrique Occidentale, les chefs polynésiens, les états malgaches et les républiques pirates, entre autres, ne lui étaient aucunement étrangers. Tout cela était instructif pour lui.

Un des livres de David est intitulé : “Possibilities”. C’est une juste et valide description de son travail. C’en est même une meilleure de sa vie. Nous offrir des possibilités de liberté pas encore imaginées fut le cadeau qu’il nous fit.

(*) Marshall Sahlins : PhD en anthropologie, professeur d’anthropologie à l’université du Michigan, doctorat en anthropologie de l’université de Colombia en 1954. Auteur de nombreux ouvrages et articles, notamment de son œuvre phare “Âge de pierre, âge d’abondance”, en anglais “Stone Age Economics, the Original Affluent Society”, publié en 1972, travail de référence sur l’étude de l’organisation politique et économique des sociétés primitives, ouvrage qui a fait passer plus d’un mythe par la fenêtre.
Professeur Emeritus d’anthropologie de l’université de Chicago. Coopéra avec David Graeber, son élève, sur la publication de leur ouvrage comme “On Kings”, 2017.
Marshall Sahlins fut aussi un ami de l’anthropologue politique français Pierre Clastres (1932-1977).

“Nous n’avons jamais affaire à des idées pures et abstraites, pas plus que nous n’ayons jamais à faire avec une production purement mécanique. Ainsi, l’idée même qu’il existe soit des idées pures ou une action matérielle irréfléchie est une idéologie dont les opérations doivent sérieusement être recherchées.”
~ David Graeber, “Possibilities”, 2007 ~

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Retrouvez Graeber et Sahlins sur notre page « Anthropologie politique »

« Fragments anthropologiques pour changer l’histoire de l’humanité » avec David Graeber (PDF)

 


Marshall Sahlins

Reprise 9 : CoV19 et récupération technologique (Gilad Atzmon)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, coronavirus CoV19, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 8 septembre 2020 by Résistance 71

 

 

La question concernant le COVID 19 et la technologie

 

Gilad Atzmon

 

29 août 2020

 

url de l’article original :

https://gilad.online/writings/2020/8/29/the-question-concerning-covid-19-and-technology

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

En une époque de crise sanitaire, on pourrait s’attendre de voir un académisme ouvert global, un débat multi-disciplinaire parmi les scientifiques, universitaires et érudits de différents secteurs, les politiciens et autres experts financiers. Non seulement un tel discours n’existe pas, mais ce à quoi nous avons en revanche assisté est une tentative d’éradication d’un tel échange. Ce ne sont pas les gouvernements qui interfèrent avec cette discussion cruciale [NdT : si Gilad, un chouïa quand même…]. Ce ne sont ni Trump ni le FBI qui effacent 7 millions de commentaires su Facebook, commentaires qui n’étaient pas en accord avec le narratif de l’OMS (NdT: dont on sait aujourd’hui qu’elle est l’officine de Bill Gates et de sa fondation, celle-ci en étant le principal “mécène” bien intéressé…). Ce ne furent par les Tories (conservateurs) ni Boris Johnson qui ont effacé des milliers de vidéos sur YT. Ce fut le boulot des mega-entreprises de la cyber-technologie opérant de concert afin de réduire au silence les vues dissidentes.

Nous sommes maintenant habitués à l’idée que dire la vérité au sujet d’Israël et de ses lobbies provoque une sévère réaction autoritaire et cela ne nous a pris que peu de temps dans la pandémie CoV19 de comprendre que la dissidence au narratif convenu sur le coronavirus met en branle une réponse bien similaire dans sa virulence. On peut se demander ce que le CoV19 et Israël peuvent avoir en commun ?

Le résultat a été dévastateur. Six mois de “crise” et nous savons toujours bien peu de chose sur ce virus dont on nous demande d’avoir très peur et qui nous menacerait.

Non seulement bien des gens sont morts “avec le CoV19”, mais la science elle-même a été assassinée par un virus mortel. Ce à quoi nous avons assisté ces derniers six mois est une éradication complète de l’ethos culturel et scientifique occidental. 3000 ans de tradition occidentale ont été remplacés par une culture de l’argent qui falsifie les images et la pensée scientifique.

Au lieu de se demander ce qui met en danger quelques segments de la population, nos institutions de la santé et les entreprises du gros business ne sont préoccupées que par une seule question :

Comment transformer ce CoV19 en une machine à fric ?

Au lieu de voir des scientifiques discuter les problèmes les plus cruciaux, les entreprises et start-ups sont entrées en concurrence entre elles dans une une course effrénée au vaccin, nous voyons Wall Street dopée par des centaines de milliards de dollars, exploitant la confusion générale. Nous sommes les témoins d’Amazon qui étend son monopole mondial tandis que les petits commerçants tombent comme des mouches, et pendant ce temps, les entreprises technologiques ont montré leur véritable nature et leur objectif. La vérité ne peut être niée, Google n’est en rien un moteur de recherche, c’est un appareil d’endoctrinement orwellien, Big Brother 2020. Facebook et Twitter ne sont pas des “réseaux sociaux”, ce sont en réalité des filtres tout à fait anti-sociaux. Ils sont les gardiens du cénacle et garent hors de votre porté ce que vous n’êtes pas supposés dire ou penser, mais que vous certainement commencez à comprendre.

Bizarrement, rien de tout ceci n’est nouveau. Bien des avertissements sur cette dérive autoritaire furent émis par bon nombre de personnes dont votre humble serviteur. Orwell l’a vu venir dès 1948, probablement même dès 1936 en Catalogne, lors de son engagement dans la guerre / révolution d’Espagne. Mais le contexte de ce tour draconien des évènements fut sans doute le mieux défini il y a quelques décennies par les grands philosophes Otto Weininger et Martin Heidegger.

Au début du XXème siècle, le philosophe autrichien Otto Weininger comprit que la science médicale était destinée à se transformer en “une question médicamenteuse, une simple administration de produits chimiques”. Weininger, qui était d’origine juive, était une des voix les plus critiques de la culture et de l’idéologie juives. Dans son livre “Sexe et caractère”, il se livra à une attaque sans précédent contre la culture juive et son impact sur la science médicale et la pensée scientifique en général. Je n’ai aucun doute que ses paroles puissent offenser certaines personnes, il est clair que l’approche anti-organique et non-hollistique de la médecine s’étend bien au-delà du monde limité des “docteurs juifs”.

En 1903, Weininger écrivit ceci :

“Ce qu’il se passe en ce moment dans la science médical est essentiellement due à l’influence des juifs, qui ont embrassé la profession médicale en grand nombre. Depuis le début, jusqu’à la domination juifs, la médecine était étroitement alliée de la religion. Mais maintenant, ils en feraient une affaire médicamenteuse, une simple administration chimique des choses. Mais il ne peut jamais se produire que l’organique soit expliquer par l’inorganique. Fechner et Preyer avaient raison quand ils disaient que la mort vient de la vie et non pas la vie de la mort… Nous devrions retourner de cette science judaïque vers les conceptions plus nobles de Copernic et de Galilée, de Kepler et de Euler, de Newton et de Linnceus, de Lamarck et de Faraday, de Sprengel et de Cuvier. Les libre-penseurs d’aujourd’hui, les sans âmes et n’y croyant pas, sont incapables de remplacer tous ces grands hommes et de comprendre avec révérence la présence des secrets intrinsèques de la nature.

Weininger ne retint pas ses coups dans sa critique de ses pairs juifs. Il voulait que la science s’émancipe d’un paradigme matérialiste émergent qui était hostile à sa compréhension du sens de l’existence du monde. Otto Weininger, qui fut un des penseurs d’influence de la première moitié du XXème siècle, est inconnu de la plupart des penseurs modernes. Son génie, quoi que controversif, a été largement éradiqué par ceux qui contrôlent le discours public.

Le cours d’Heidegger “La question technologique” (1954) fut publié 5 décennies après Otto Weininger. Entre ces deux évènements littéraires, le monde fit l’expérience de deux guerres mondiales, une révolution communiste (NdT: pas communiste, mais marxiste ou “capitaliste d’État” pour être plus précis, 1917, la révolution russe et l’URSS n’ont rien à voir avec le communisme authentique, le communisme organique, celui qui est naturel à l’humain et doit être réappris.), des campagnes de génocide de masse qui furent inspirées et conduites industriellement et technologiquement, la voiture est née ainsi que l’aviation et l’ordinateur, la bombe atomique et la guerre froide.

Heidegger vit la technologie essentiellement comme un mode de révélation. Par la technologie, les choses se dévoilent à nous et nous apprenons du monde qui nous entoure, mais nous apprenons aussi de notre rôle, à savoir, les limites et la destinée dans ce monde. Ainsi, la technologie a fait le monde dans lequel nous vivons et fournit une fenêtre sur le sens de l’Être.

Mais la technologie, d’après Heidegger, a introduit un changement dans la dualité entre l’Homme et l’univers. Plutôt que de nous révéler et dévoiler le monde, la technologie a muté en un mode d’exploitation qui maintient le monde dans un semblant d’accessibilité pour nous.

Heidegger observa qu’à cause de la technologie, “toutes les distances en temps et en espace se rétrécissent… pourtant, la mise de côté de toutes les distances ne produit pas de proximité, car la proximité ne consiste pas en une petite quantité de distance.”

Malgré les progrès technologiques rapides, nous n’expérimentons pas cette “proximité”, encore moins la comprenons-nous. Au lieu d’une compréhension graduelle alors que les objets se manifestent à nous en tant que technologie, nous les voyons et les traitons comme ce qu’appelle Heidegger “une réserve disponible” : objets exhibés dans une foire ou un hangar. Le monde devient une collection d’objets technologiques, de gadgets, de pièces d’inventaire devant être ordonnées, conscrites, consommées, digérées, chargées, affinées, assemblées et désassemblées. Tout nous approche essentiellement comme une source d’énergie ou quelque chose que nous devons organiser ou acheter. Nous traitons même les capacités humaines et les maladies comme si elles n’étaient que le seul moyen de procédures technologiques et d’instruments de production.

C’est exactement ce qu’est le CoV19 et c’est là où nous en sommes avec cette ostensible menace sanitaire. Avant même que nous ne comprenions ce qu’est la CoVID19, elle fut réduite à une commodité technologique, une “réserve disponible” heideggerienne. Que ce soit le débat sur le masque, les respirateurs ou la vaccination à venir, le CoV19 s’est transformé en une “machine à sous” tout autant qu’une menace sanitaire. 

(NdT : le stade ultime du capitalisme dans lequel nous vivons depuis grosso modo la 1ère guerre mondiale, transforme absolument tout en marchandise, tout a une étiquette de prix, y compris la vie humaine, les organes, les ventres à louer pour GPA et bien sûr tout ce qui a trait à la “santé” qui n’est plus que gestion de pathologie, créée en amont par les firmes chimiques et gérée en aval par ces mêmes entreprises chimiques reconverties de la peinture et des engrais dans les médicaments et dont le souci n’est en rien de nous guérir, mais d’entretenir la pathologie à des fins rentières…)

Si le CoV19 et la technologie qu’il implique est un mode de révélation, il révèle très peu au sujet de la crise sanitaire, mais en dit beaucoup à notre sujet et sur ce que nous ne sommes pas prêts à admettre à notre propre sujet. Nous sommes maintenant hors de l’ethos athénien occidental qui souscrit au pluralisme, à l’ouverture et, plus important, à une recherche OUVERTE et sans relâche de la vérité et de la sagesse. Nous paraissons être assez satisfaits de nous préoccuper du mode de pensée dit “de Jérusalem”. Nous sommes heureux d’avoir peur et d’accepter d’être terrorisés par des scénarios apocalyptiques répétés. Nous semblons vouloir suivre quiconque va nous dépouiller de nos droits les plus élémentaires. Nous acceptons la suppression de la libre-pensée, jusqu’à nouvel ordre, nous préférons suivre aveuglément des lois, des réglementations et des “mitzvoth”. Dans un tel monde, Heidegger et Weininger sont des ennemis publics. Orwell et sa prophétie ne font plus parties de notre éducation occidentale ni de notre curriculum éducatif. Le CoV19 nous a révélé que nous ne sommes pas aussi libres que beaucoup le pensent et que la seule question demeurant ouverte est de savoir si nous, le peuple, pouvons de nouveau nous lever et si oui… quand ?…

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Notre page « Coronavirus, guerre biologique contre l’humanité »

 


Gouverner par la peur, seul attribut de l’État

Reprise 8 : Appel à la solidarité du Conseil National Indigène (Mexique)

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Agression contre les communautés zapatistes, le Conseil National Indigène appelle à la solidarité

 

CNI

 

27 août 2020

 

url de l’article en français:

https://www.lavoiedujaguar.net/Agression-contre-des-communautes-zapatistes-le-Congres-national-indigene

 

Aux peuples du Mexique et du monde,

Le Conseil indigène de gouvernement – Congrès national indigène (CNI-CIG) dénonce la lâche attaque des membres du groupe paramilitaire appelé Organisation régionale des caféiculteurs d’Ocosingo (Orcao) qui, le samedi 22 août aux environs de 11 heures du matin, ont volé et brûlé les installations du Centro de Comercio Nuevo Amanecer del Arcoiris situé sur le site connu comme « croisement » de Cuxuljá, Commune autonome Lucio Cabañas, à l’intérieur de la municipalité officielle d’Ocosingo, Chiapas.

L’organisation paramilitaire Orcao a maintenu depuis des années une pression, et une violence constante sur les communautés zapatistes ; c’est le cas dans la Commune autonome Moisés Gandhi, pour arrêter l’organisation autonome, pour privatiser les terres qui ont coûté la lutte et l’organisation des peuples originaires bases d’appui zapatistes, pour terroriser et menacer les compañeros et compañeras qui depuis le bas ont parié sur l’espoir. C’est le cas aussi des diverses agressions contre les compañeros du Congrès national indigène qui furent violentés et séquestrés par les paramilitaires de l’Orcao, les « Chinchulines » et des gens du parti Morena [1].

Nous dénonçons la guerre qui, depuis le haut, se déploie contre l’organisation des communautés zapatistes en même temps que d’en haut les mauvais gouvernements cherchent à imposer, dans tout le pays, les mégaprojets de mort auxquels nous nous opposons et nous opposerons, parce que nous ne sommes pas disposés à renoncer à nos territoires et à permettre la destruction que nous promettent les puissants.

Nous rendons responsables de ces faits l’organisation paramilitaire Orcao, le parti Morena, le gouvernement de l’État (du Chiapas) et le gouvernement fédéral qui n’ont pas cessé de semer la violence dans la région pour frapper non seulement nos frères et sœurs des communautés bases d’appui de l’EZLN, mais aussi tous les peuples qui rêvons la lutte pour la vie, pour guérir notre Terre mère et cesser qu’elle soit privatisée, pour que ne reviennent jamais plus les patrons capitalistes et les mauvais gouvernements sur les territoires autonomes zapatistes et que cette lumière continue à fleurir sur les territoires des peuples originaires du CNI-CIG et de toute l’humanité.

Nous lançons un appel aux compañer@s des réseaux d’appui et de résistance et rébellion pour qu’ils se prononcent et se mobilisent contre la guerre d’extermination qui s’intensifie dangereusement contre nos frères et sœurs des peuples zapatistes qui nous enseignent à ne jamais cesser de semer rébellion et espoir.

Bien à vous,

Pour la reconstruction intégrale de nos peuples

Jamais plus un Mexique sans nous

Congrès national indigène – Conseil indigène de gouvernement

Texte d’origine :

Congreso Nacional Indígena

24 août 2020.