Archive pour février, 2020

Canada : résistance au colonialisme, blocage des voies ferrées en solidarité du peuple Wetsuwetsen affrontant les pétroliers (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, démocratie participative, gilets jaunes, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, sciences et technologies, société des sociétés, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 18 février 2020 by Résistance 71

 


Barrage mohawk

 

Une autre paire de manches

 

Mohawk Nation News

 

16 février 2020

 

url de l’article original:

https://mohawknationnews.com/blog/2020/02/16/different-kettle-of-fish/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Lire le précédent article sur le sujet…

 

Le ministre des affaires indigènes de l’entreprise coloniale du gouvernement du Canada Inc. 1982, a rencontré les kanionkehaka’onwe of kentekeh. Ils se tiennent sur la voie ferrée qui traverse leur communauté en solidarité avec la terre souveraine Wat’suwet’en qui a été envahie par la Gendarmerie Royale du Canada (GRC / RCMP) à la botte de l’entreprise Coastal Gas Links qui est en train de construire illégalement un oléoduc privé de 670 km de long à travers leur territoire non cédé, non abandonné.


Repli du ministre…

(NdT: ce territoire natif se trouve au nord de la province coloniale de Colombie Britannique dans l’ouest du “Canada”)

Voici les principaux bénéficaires du vol de terre et de ressources de Wet’suwet’en :


Les visages de « Big Oil »…

Corrigeons la propagande des merdias sur certains termes clefs:

“réconciliation” : nos relations ont été amicales. Un flingue a toujours été pointé sur nous, Onkwehonweh a toujours été le gardien et le curateur de la terre et toujours été paisible.

Les Canadiens sont Cana’jon, qui veut dire “squatters” en langue iroquoise.

Les manifestants sont des “défenseurs de la terre” (et non pas des terroristes ou des “individus radicalisés”…)

Les “injonctions” n’ont aucune valeur.

Tehiohateh, le wampum deux rangées, est la seule relation qui fut accordée aux envahisseurs, pour avoir le droit d’être sur l’Île de la Grande Tortue. Cet accord a été rompu (de longue date). Ils doivent partir.

Les “manifestants” sont des gardiens et des curateurs de la terre-mère.

Les envahisseurs à la langue fourchue disent qu’ils veulent maintenant être plus délicats et plus sensibles !

D’après Kaianierakowa, la Grande Loi de la Paix, la guerre ne prend pas fin tant que la Grande Paix n’a pas gagné.

Trudeau dit : “Nous ne sommes pas le genre de pays où les politiciens disent aux gens ce qu’ils doivent faire…” Ce qui veut dire que les Cana’jon (canadiens “squatters”) vont nous envoyer des mercenaires. Ils nous menacent toujours de leurs armes.

“Parasite”: un organisme qui vit dans ou sur un organisme d’une autre espèce (son hôte) et qui en bénéficie en pompant les nutrients aux dépends de son hôte. L’entreprise coloniale du Canada est un état exploiteur, extracteur. Le wampum deux rangées et Kaianerekowa prévoient que lorsqu’ils sont brisés, les fauteurs de trouble doivent être expulsés afin que la paix puisse continuer à régner pour les 7 prochaines générations.

Nous avons entretenu la paix sur l’Île de la Grande Tortue, l’Amérique du nord et du sud pendant des milliers d’années avant que les immigrants du Vatican (chrétiens) ne ramènent la guerre avec eux.

La loi / bill C51 est créée et mise en place par des terroristes qui siègent au “parlement” du Canada colonial.

Le ministère / bureau des affaires indiennes est un département militaire qui a pour fonction de maintenir les “Indiens” en détention perpétuelle, à tout jamais. Leur “règle de la loi” est illégale parce que leur code criminel est fondé sur l’Indian Act et ne passera jamais les standards de la loi internationale.

Teiohateh, le bon message de Dekanavida, est la source archivée du premier accord entre des Européens et Onkwehonweh sur Onowaregeh (Île de la Grande Tortue de l’Amérique du nord et du sud). Sur cette planète, tout être vivant à la même mère. Elle est la terre. Nous avons tous le même père, la source d’énergie de toute existence naturelle. Nous sommes tous frères et sœurs et devront (sur)vivre et coexister en tant que tels.


Gaza, « réserves » indiennes… même combat !

 

Lectures complémentaires :

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

La_voie_Lakota_et_Crazy_Horse

Effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

6ème_déclaration_forêt.lacandon

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

 


Teiohateh

Résistance politique: Les formes quotidiennes de la résistance paysanne 2/3 (James C Scott)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, économie, démocratie participative, documentaire, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 17 février 2020 by Résistance 71

 

 

“il faut sinon se moquer, en tout cas se méfier des bâtisseurs d’avenir. Surtout quand pour bâtir l’avenir des hommes à naître, ils ont besoin de faire mourir les hommes vivants. L’homme n’est la matière première que de sa propre vie. Je refuse d’obéir.”
~ Jean Giono ~

« Un homme vivant seul répond à une frappe à sa porte. Devant lui se tient Tyrannie, armée et toute puissante qui lui demande: ‘Te soumettras-tu ?’ L’homme ne répond pas et la laisse entrer. L’homme la sert durant des années, puis Tyrannie devient malade par empoisonnement de sa nourriture. Elle finit par mourir. L’homme ouvre alors sa porte, se débarrasse du corps encore chaud, retourne dans sa maison, ferme la porte derrière lui et dit: ‘Non ! »
— Bertold Brecht —

“La terre et l’esprit [Geist] sont donc la solution du socialisme… Les socialistes ne peuvent en aucune manière éviter le combat contre la propriété foncière. La lutte pour le socialisme est une lutte pour la terre ; la question sociale est une question agraire !”
~ Gustav Landauer ~

 

 

Les formes quotidiennes de la résistance paysanne (larges extraits)

 

James C. Scott

2012

 

source:

https://libcom.org/history/everyday-forms-peasant-resistance-james-c-scott

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

1ère partie

2ème partie

3ème partie

 

L’effort pour enrayer la moissonneuse-batteuse

L’introduction de la moissonneuse-batteuse, le plus soudain et le plus dévastateur des changements associé avec la double récolte, a aussi généré la plus active des résistances. Celle-ci alla bien plus loin que les arguments tenus au sujet de son efficacité, des plaintes au sujet des pertes salariales et la calomnie contre ceux qui louaient les services de la machine. De par toute la zone de riziculture de la province de Kedah, véritable grenier à riz du pays, il y eut des efforts pour physiquement empêcher les machines d’entrer sur les rizières. Il y eut des cas de sabotages et de vandalisme ainsi que des tentatives étendues d’organiser des “grèves” des transplanteurs envers ceux qui louèrent les machines en premier lieu. Toutes ces actions finirent par échouer d’empêcher la mécanisation des récoltes de la riziculture, bien que sans aucun doute elles la limitèrent et la retardèrent.

Le sabotage et l’obstruction des moissonneuses-batteuses commencèrent dès le début des années 1970 lorsque quelques machines prototypes furent utilisées à titre expérimental dans les champs. Ce ne fut qu’en 1976 qu’un gros effort de mécanisation commerciale commença ainsi que les actes de vengeance affiliés. Les fonctionnaires du Muda Agricultural Development Authority choisirent de ne parler que de simple “vandalisme”.

Des batteries furent enlevées des machines et jetées dans les fossés d’irrigation, des carburateurs et autres filtres à air furent détruits, du sable et de la boue furent introduits dans les réservoirs d’essence. Au moins une moissonneuse-batteuse fut brûlée. Un petit groupe réveilla de nuit le gardien qui dormait dans la cabine, lui demanda de sortir et mit le feu à l’engin avec du kérosen trouvé alentour.. Dans bien des villages, la rumeur de violence fit réfléchir voire dissuada les fermiers d’utiliser les services des machines.

De telles tactiques empêchèrent l’utilisation des machines dans les rizières pendant trois saisons complètes. Deux aspects de ce sabotage et des menaces associées méritent un intérêt particulier. Premièrement, il est clair que l’objectif des saboteurs n’étaient en rien le vol, rien ne fut jamais volé. Deuxièmement, tous les sabotages eurent lieu de nuit et furent commis par des individus ou de petits groupes qui agissaient de manière anonyme. Ils étaient de plus protégés par leurs compagnons villageois qui, même s’ils savaient de qui il s’agissait, clâmait toujours une parfaite ignorance lors des enquêtes de police. Ainsi, il n’y eut jamais de mise en accusation ni d’arrestation. La pratique de poster un veilleur de nuit avec les machines date de ces premiers évènements.

Dans le même temps, ll y eut les débuts d’un mouvement collectif plus discret, celui des femmes afin de mettre la pression sur les fermiers qui louaient les machines. Les hommes et les femmes, souvent de même famille, avaient bien entendu souvent perdu des revenus à cause de la machinerie, mais ce furent les femmes qui eurent une véritable puissance de négociation. Elles étaient toujours jusqu’à cette époque, en contrôle totale des transplants de riz (NdT: transplanter les jeunes pousses de riz dans les rizières, ceci est aujourd’hui entièrement mécanisé dans la plupart des pays d’Asie, par exemple aujourd’hui au Japon, pays industrialisé, une ferme de riz de dizaines d’hectares se gèrent entièrement en famille, 2 ou 3 personnes, tout étant hautement mécanisé… Il n’y a plus d’ouvriers agricoles depuis bien longtemps au Japon, ceci est aussi le fait d’une nécessité démographique). Les femmes qui glanaient les rizières après les récoltes étaient les mêmes qui transplantaient les jeunes pousses de riz en début de culture. Elles perdaient la moitié de leurs revenus saisonniers et elles étaient compréhensiblement reluctantes à transplanter le riz des fermiers qui utiliseraient des machines pour la moisson. Ces groupes de femmes s’organisèrent en opération de boycott qui refusait de transplanter le riz des fermiers qui louaient les moissonneuses-batteuses.

[…]

Le vol de rizière: la résistance routinière

La tentative de coup d’arrêt à la récolte par moissonneuses-batteuses bien que n’étant pas vraiment quelque chose de bien dramatique, sortait sans aucune doute de l’ordinaire. Ceci se produisit sur une toile de fond discrète de résistance routinière au sujet des salaires, de l’occupation des sols, des loyers et de la distribution des rizières qui est une caractéristique permanente dans le Sedaka et dans toute mise en place agraire stratifiée. Un examen rapproché de cette réalité de la lutte met en valeur une forme implicite de syndicalisme local qui est renforcé à la fois par l’entraide entre les pauvres et par une grande quantité de vol et de violence contre la propriété. Rien de cette activité ne pose une menace fondamentale à la structure de base des inégalités agraires, que ce soit matériellement ou symboliquement. Ce que cela représente néanmoins, est un processus constant de mise à l’épreuve et de renégociation des relations de production entre les classes.

Des deux côtés: propriétaire, métayer / paysan-ouvrier agricole, il y a cette quête sans fin de saisir le moindre petit avantage et de le maintenir, de tester les limites de la relation existante, de voir précisément ce qu’on peut en tirer et d’inclure la marge retirée comme partie d’un gain de territoire accepté ou du moins toléré. Aux cours des décennies, il est évident que tout ceci a favorisé les fortunes des grands fermiers et des propriétaires terriens. Ils ont non seulement absorbé une grande partie des terres arables défendues par les locataires et ouvriers agricoles, mais ce faisant, ils ont aussi réduit (en le marginalisant) le périmètre de la lutte. Même sur ce périmètre réduit, il y a une pression constante exercée par ceux qui espèrent regagner du terrain et ce qu’ils ont déjà perdu. Les résistants n’ont pas besoin d’une explication et d’une coordination explicites pour mener la lutte, car le simple impératif de vivre correctement est suffisant pour les motiver.

Les dimensions et modus operandi de cette résistance plus “routinière” pourraient remplir des volumes. Pour le but de notre discussion ici, la plupart des problèmes de base posés par une telle résistance peut être perçu dans la forme particulièrement “populaire” qu’ils prennent: le vol de riz. Le vol rural n’est en rien remarquable en lui-même, il est pratiquement une caractéristique permanente de la vie agraire stratifiée où et quand l’État et ses agents sont insuffisants pour contrôler. Quand le vol prend les dimensions de la lutte dans laquelle les droits à la propriété sont contestés, alors là cela peut devenir un élément essentiel pour toute analyse attentive des relations de classe.

La quantité de terres arables volées au cours d’une saison, bien que pas très grande en proportion de la récolte totale, est alarmante pour le grand fermier et de plus, on pense que cela est en croissance. Il n’y a pas de statistiques officielles disponibles bien sûr, mais j’ai fourni l’effort d’enregistrer toutes ces pertes de terres qui m’ont été rapportées durant la saison principale de 1979-80. La plus grande catégorie est celle du vol de riz complet non battu.

Rapport des vols de riz par sacs pour la saison 1979-80

Fanner Reported Loss

gunny sack(s)

Shahnon 1

Haji Kadir 1

Samat 1

Abu Hassan 2

Ghani Lebai Mat 1

Amin 2

Tok Long 2

Idris 1

Lebai Pendek 2

Fadzil 1

Total 14

(valeur marchande approximative = M$532.)

[…]

D’autres formes de résistance de la part des pauvres de Sedaka changent dans leurs détails mais pas dans l’aspect général. Une des marques de fabrique de pratiquement toute résistance dans le Sedaka est l’absence relative de toute confrontation ouverte de classe que ce soit. Là où la résistance est collective, elle est très prudente ; lorsqu’elle est le fait d’individus ou de petits groupes attaquant la propriété, elle est anonyme et très souvent nocturne. Par sa prudence calculée et son secret, elle préserve dans la plupart des cas, le théâtre du pouvoir qui domine la vie publique du Sedaka. Toute intention de prendre d’assaut la scène publique peut être désavouée et des options sont toujours maintenues de manière consciente. La déférence et la conformité bien que rarement rampantes, continuent d’être la position publique des pauvres. Mais aussi, derrière le décor, il est toujours possible de tester les limites.

La résistance au Sedaka n’offre pratiquement rien de ce qu’on pourrait s’attendre à trouver dans l’histoire typique du conflit rural. Il n’y a pas d’émeutes, pas de manifestations, pas de vandalisme, pas de délinquance sociale organisée, pas de violence ouverte. La résistance découverte n’a aucun lien avec des mouvements politiques extérieurs plus importants, d’idéologies ou de cadres révolutionnaires, bien qu’il soit clair que de telles luttes se soient tenues dans presque tous les villages de la région. Les formes de résistance ici notées ne demandent que très peu de coordination, encore moins d’organisation politique, bien qu’elles pourraient en bénéficier. Bref, elles sont des formes de résistance propres à un village et sa sphère indigène. Si nous sommes prudents avec l’utilisation de ce terme, elles pourraient être vues comme des formes de résistance primitive.

L’utilisation du mot “primitif” n’implique pas, comme le fait Hobsbawm, que ce sont des méthodes arriérées et destinées à évoluer vers des tactiques et idéologies plus élaborées. Cela implique simplement que ces formes de résistance sont les stratégies quasi permanentes, quotidiennes et continues de classes rurales subordonnées œuvrant dans des conditions difficiles. En temps de crise ou de changement politique, elles pourront être appuyées par d’autres formes de lutte qui sont plus opportunes. Il y a eu de chances néanmoins qu’elles disparaissent aussi loin que la structure social rurale demeure inégale et exploiteuse. Elles sont le lit même dans lequel d’autres formes de résistance peuvent grandir et il y a de très grandes chances qu’elles persistent après que de telles autres formes aient réussies ou échouées à leur tout de donner un nouveau schéma inégalitaire.

A suivre…

« La machine de l’État est oppressive par sa nature même, ses rouages ne peuvent fonctionner sans broyer les citoyens, aucune bonne volonté ne peut en faire un instrument du bien public ; on ne peut l’empêcher d’opprimer qu’en le brisant. »
~ Simone Weil ~

“On peut dire qu’il n’y a pas encore eu de révolution dans l’histoire, il ne peut y en avoir qu’une qui serait une révolution définitive. Le mouvement qui semble achever la boucle en entame déjà une nouvelle à l’instant même où le gouvernement se constitue. Les anarchistes, Varlet en tête, ont bien vu que gouvernement et révolution sont incompatibles au sens direct. Il implique contradiction, dit Proudhon, que le gouvernement puisse être jamais révolutionnaire et cela pour la raison toute simple qu’il est gouvernement.’  […] S’il y avait une seule fois révolution, en effet, il n’y aurait plus d’histoire. Il y aurait unité heureuse et mort rassasiée.“
~ Albert Camus ~

Lectures complémentaires:

James-C-Scott-Contre-le-Grain-une-histoire-profonde-des-premiers-etats

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Murray_Bookchin_Ecologie_Sociale_1982

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

Charles-Macdonald_Anthropologie_de_l’anarchie

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Manifeste pour la Société des Sociétés

 


Il n’y a pas de solution au sein du système !…

Résistance au colonialisme: Onkwehonweh (peuple natif) est imbriqué dans la terre (Mohawk Nation News)

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Teiohateh

 

Mise de points sur les “i” de bon aloi par la communauté mohawk sur la relation à la terre. Voir sous le texte notre note de commentaire à la traduction du courriel du ministre des affaires indiennes canadiens acceptant une réunion en territoire mohawk. A noter qu’en ce moment, les communautés mohawk bloquent les voies ferrées qui traversent (illégalement) leurs terres, de fait toutes les terres usurpées, volées par l’entité coloniale de la couronne (City de Londres) qu’est et qu’a toujours été le “Canada”, rien de plus qu’un squatter depuis longtemps indésirable et indésiré. Le message du ministre est un modèle du genre de l’arrogance de tout gouvernement face à ceux qu’ils (tentent) dominent.

L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux colonisateurs se tenant côte à côte, main dans la mains avec les peuples colonisés, pour mettre en place la société de demain, celle de la société des sociétés, finalement émancipée de tout rapport dominant / dominé et en harmonie avec la nature.

A bas l’État, à bas la marchandise, à bas l’argent, à bas le salariat !

Pour que vive la commune universelle de l’être réconcilié, par delà le bien et le mal, celle de l’humain enfin réalisé. Ske:n’en, paix.

~ Résistance 71 ~

 

 

Iokwanatsoteh nous sommes imbriqués dans la terre

 

Mohawk Nation News

 

14 février 2020

 

url de l’article original:

https://mohawknationnews.com/blog/2020/02/15/iokwanatsoteh-we-are-embedded-in-the-land/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Depuis des temps immémoriaux, onkwehonweh, le peuple natif, a été le gardien et le curateur de l’Île de la Grande Tortue. “Onweh” représente notre pacte, notre accord avec la nature de vivre côte à côte avec nos frères et sœurs et toute vie en accord avec notre mode de vie jusqu’à la fin des temps. Nous sommes connectés avec notre mère au travers de notre clan. (NdR71: contrairement à toute idée reçue et inculquée par la propagande d’état, l’origine de la société humaine, la fibre de sa construction sociale n’est pas la famille, qui est déjà une construction centralisée structurée propre à l’État, mais le clan, dont la structure ancestrale a été brisée par l’avènement d’un contrôle fondé sur un rapport de dominant à dominé…La famille résulte de la volonté de briser le collectif et de diviser les clans en individualités contrôlables et surtout taxables et corvéables à merci)

Le Canada [entité coloniale] paie des conseils de bandes élus et des organisations territoriales et provinciales indiennes pour faire sa sale besogne.

Ce plan affairiste de 100 ans remonte à l’Indian Act de 1924, afin de mettre un terme à l’intérêt indien sur notre terre et de nous dissoudre en tant que partie de cet intérêt indien, avant 2024.

TERRE NON CÉDÉE

Le bureau des affaires indiennes sis au 10 Wellington à Gatineau (Québec) conserve les archives de tous les biens volés par l’entreprise coloniale du gouvernement du Canada. Il enregistre chaque parcelle de notre terre, ses ressources et enregistre tous les onkwehonweh qui font partie de l’intérêt indien. Ce qu’on appelle récemment le “cadre d’accord” ou “Framework Agreement” ne s’applique qu’aux conseils de bandes et à leurs suiveurs. Nous ne sommes tenus par aucun engagement, aucun traité ni aucun accord établi entre le Canada et ceux qui se sont vendus à lui. Leur “règle du jeu” est celle de la loi de l’envahisseur fondée sur la loi de l’amirauté et qui ne peut gérer que valeurs et argent.

Le Canada ne peut fournir aucune réception pour tout onkwehonweh ou bout de terre, car rien n’a été cédé ni abandonné. Le Canada est “cana’jon”, squatter.

Tkariwaieri iken est la grande puissance naturelle. Nous maintenons notre juridiction au travers nos paroles, nos chants, nos danses et nos cérémonies. Nous n’avons pas à nous cacher aujourd’hui pour le faire.

La fiction “des terres cédées” est un concept nul et non avenu.  Les gardiens ne peuvent pas donner (ou vendre) quelque partie que ce soit de l’Île de la Grande Tortue qui appartient à notre futur.

Les soi-disants “traités” établis entre le Canada et ses sbires des conseils de bandes n’est que pure fiction. Nous sommes le peuple de toujours et pour toujours. Rata’tha’wi veut dire que nous supervisons toute chose. Le Canada a pour projet de se réconcilier avec nous, qui avons l’accord naturel de vivre avec nos frères et sœurs et avec toute vie sur notre terre-mère. Seul Onkwehonweh peut déterminer ce qu’il se passe sur ou sous l’Île de la Grande Tortue.

Note de Résistance 71: ci-dessous le courriel du ministre des affaires indiennes précédant une réunion avec les Mohawks de Tyendinaga en rébellion ouverte. Il convient de constater une chose qui est typique du système étatique et colonial : avant même que la réunion n’ait lieu, dans les pourparlers préalables, on peut noter que le ministre demande déjà que les “dominés” en révolte fassent une concession, en l’occurence la levée des blocages ferroviers… Gonflé le mec hein ? Un standard classique de l’arrogance étatico-capitaliste. Le type est d’accord pour la réunion, mais demande la levée des blocages de voie ferrée (business oblige, le téléphone de son burlingue et son portable doivent sonner toutes les 30 secondes…) avant la rencontre et après avoir fait cette demande “espère une rencontre de paix et de considération”… Cela ressemble plus à un ultimatum qu’autre chose… Il se donne un levier de pression avant même la réunion. Le dominant doit perpétuellement assurer sa position et écraser le dominé. Tout acte de “dialogue” n’étant en fait qu’une mascarade, une illusion supplémentaire de l’ineptie “démocratique”…

Nous les peuples devons foutre toute cette merdasse arrogante de la dictature étatico-marchande par dessus bord et reprendre les rênes du bateau ivre, main dans la main avec les peuples natifs que nous avons opprimés de par le monde depuis plus de 5 siècles.

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a amais eu et ne saurait y en avoir. Toute négociation est futile ! Négocier c’est trahir ! Les Mohawks rafraîchissent la mémoire des colons actuels sur la réalité des choses naturelles. Il est grand temps d’y revenir… PARTOUT !

MINISTER OF INDIAN AFFAIRS GOES TO KENTEKEH TO “POLISH THE CHAIN” ON 15 FEB. 2020. https://www.rpr879.com/index.php/live-radio/

From: <Marc.Miller.P9@parl.gc.ca>

Date: February 13, 2020

Subject: Silver Chain Covenant

Shé:kon Kanenhariyo, . . . I am writing to confirm what I agreed orally a short while ago: that pursuant to the principles of the Silver Chain Covenant, I hereby agree to Polish the Chain with you and the Kanien’kehá:ka of Tyendinaga at a location of your choosing this coming Saturday. My request that I ask you kindly to consider is to discontinue the protest and barricade of the train tracks as soon as practicable. As you well know, this is a highly volatile situation and the safety of all involved is of utmost importance to me. I hope you will agree to this request and that we can meet in a the spirit of peace and cooperation that should guide our relationship. Please confirm receipt of this email at your earliest convenience and I will instruct my cabinet staff to prepare the meeting on Saturday.

[Traduction française, R71] :

Je vous écris pour confirmer que j’ai donné mon accord verbal il y a quelque temps: que persévérant dans les principes du traité de la chaîne d’argent, je confirme par la présente que je suis d’accord pour polir la chaîne avec vous et les Kanien’kehá:ka de Tyendinaga en un endroit de votre choix samedi prochain. Ma requête que je vous prie de bien vouloir considérer est de mettre un terme à la contestation et aux barricades sur les voies de chemin de fer dès que possible. Comme vous le savez très bien, ceci représente une situation très volatile et la sécurité de toux ceux et celles impliqués est pour moi de la plus haute importance. J’espère que vous serez d’accord avec cette requête et que nous pourrons nous rencontrer dans un esprit de paix et de coopération pouvant guider notre relation. Veuillez confirmer la réception de ce courriel dès que possible et je vais donner les instructions nécessaires à mon personnel de cabinet pour préparer la réunion de samedi.

Aiáwens tsi akwé:kon skén:nen ní:se.

Marc Miller, Minister of Indigenous Services

= = =

THIS IS THE HQ OF DEPT. OF INDIAN AFFAIRS https://ca.news.yahoo.com/dead-bats-blame-methane-levels-090000181.html qui est maintenant appelé les terrace de la Chaudiere

ROTIRIHOROTSTATUS, les sbires des oléoducs n’ont rien à faire ici !

Suite des évènements…

= = =

Lectures complémentaires :

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

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La_voie_Lakota_et_Crazy_Horse

Effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

6ème_déclaration_forêt.lacandon

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

 

 

Gilets Jaunes, où en sommes-nous ? Où allons-nous ?…

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, gilets jaunes, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 15 février 2020 by Résistance 71

 

Sous cet article de Paris-Luttes Info, devenons S.U.P.R.A Gilets Jaunes par la Solidarité, l’Union, la Persévérance, la Réflexion et l’Action et les vrais chiffres du chômage par Jo.
Le mouvement des Gilets Jaunes se restructure pour la phase 2, celle qui aura éliminé toutes les illusions démocratiques de la dictature marchande et se concentrera sur LA véritable solution : la mise en place pas à pas de la résurgence du pouvoir réintégré au sein du corps social et menant à la société des sociétés
~ Résistance 71 ~

 

 

Ils nous détruisent, détruisons-les !

 

Paris-Luttes Info

 

12 février 2020

 

url de l’article :

https://paris-luttes.info/ils-nous-detruisent-detruisons-les-13476?lang=fr

 

Pour prolonger la réflexion sur les traumatismes que nous subissons, comment sommes-nous arrivé·e·s dans cette situation ? Comment en tirer une force ?

Je conserve aussi un souvenir vivace d’un 1er mai : 2018, le Macdo en flamme et le pont d’Austerlitz. Si je n’étais pas dans le bloc ce jour-là, j’étais quelques rangs plus loin, avec une amie. Alors que les CRS chargent devant, le cortège tente de reculer, mais se retrouve étranglé par le pont, et les flics empêchent de s’échapper par les côtés. Et soudain, c’est une pluie de grenades lacrymogènes qui s’abat sur la foule. Une foule pas préparée, pas équipée. Une foule compressée, qui tente de s’enfuir pendant que les flics continuent de leur tirer dessus, dans le dos. Dans le nuage épais de gaz, les personnes commencent à suffoquer, à se pousser et à se piétiner par pur instinct de survie. Un camion de pompier venu éteindre le Macdo compresse encore un peu plus la foule. Sur le pont, les flics continuent à tirer, certain·e·s s’imaginent déjà sauter pour fuir l’enfer. La préf’ avait prévu le coup, puisque des bateaux attendent aux abords.

Si j’avais déjà été gazé dans des manifs précédentes, c’est la première fois que je me suis véritablement senti en danger. Et en colère quand j’ai vu que les syndicats avaient déserté par un itinéraire bis probablement négocié à l’avance.

Mais ce qui a achevé le traumatisme, c’est la répression féroce qui s’est abattue sur les manifestations des Gilets jaunes. Samedi après samedi, tout l’arsenal de guerre est systématiquement déployé et massivement utilisé : grenades lacrymogènes, grenades assourdissantes, grenades de désencerclement, lanceurs de balles de défense, canons à eau. La vision du canon d’une arme pointé droit vers moi reste gravée dans ma mémoire. Si par chance je n’ai jamais été blessé, j’ai vu mon lot de visages en sang, de mutilé·e·s, soigné·e·s avec les moyens du bord en attendant que les flics daignent laisser passer les pompiers.

Depuis, je ne peux plus voir passer quelque chose dans le ciel du coin de l’œil sans immédiatement relever la tête pour vérifier si ce n’est pas une grenade. Depuis, à la moindre détonation, tout mon corps se tend, anticipant les mouvements de foule, préparant les gestes à adopter.

Surtout, depuis, je ne suis plus serein entouré de flics. Le mois dernier, à deux manifestations, j’ai fait une crise d’angoisse.

16 janvier, Montparnasse place d’Italie. Toutes les rues partant du parcours sont barrées par des camionnettes ou des grilles antiémeute, protégées par deux rangs de flics armurés, cagoulés, casqués, cachés derrière leurs boucliers, tonfa à la main. Tout l’avant du cortège est encadré par trois lignes du même style. Au bout du boulevard Saint-Michel, ils décident d’arrêter le cortège, sans raison. Ils resserrent leurs rangs et se rapprochent méchamment des manifestant·e·s. Une pure tentative d’intimidation. Et qui fonctionne : étant légèrement claustrophobe, me retrouver ainsi prisonnier, sans certitude quant à ce qui va se produire, fait naître en moi une profonde angoisse. Jusqu’à place d’Italie, ce sera des colonnes entières de centaines de ces nervis qui défileront. Je me sens tellement mal que je ne m’attarde pas.

29 janvier, place d’Italie Invalides. Dès le début du parcours, trois lignes de miliciens encadrent de chaque côté le cortège. Mais cette fois, ils ne sont pas sur le trottoir : ils sont sur la route, enserrant les manifestant·e·s. Immédiatement, l’angoisse arrive. Je me sens physiquement oppressé. Je me sens rabaissé au rang de bétail à canaliser, et je ne peux pas l’accepter. C’est ma dignité humaine qui est atteinte. À Port-Royal, je m’arrête, j’attends que le cortège me dépasse, et je m’en vais, ne pouvant pas le supporter plus longtemps.

Paradoxalement, si les dernières manifestations ont été tranquilles, symboliquement, elles sont d’une violence incroyable. Toute liberté d’expression et de manifestation a été anéantie par une présence policière massive, dans des quartiers transformés en déserts. Ils n’ont même plus besoin de matraquer et de gazer : ils nous rendent inoffensifs par la peur et la marginalisation.


Quand la rue est jaune de monde…

Qu’est-ce qui a changé ?

Comment en sommes-nous arrivé·e·s là, alors que nous avons connu avec les Gilets jaunes un pic historique de conflictualité et un rapport de force en notre faveur ? Souvenons-nous, on pouvait vraiment crier « Et la rue elle est à qui ? Elle est à nous ! », parce qu’elle était vraiment à nous. On pouvait aller où l’on voulait, c’était les flics qui nous courraient après.

Comparé aux manifestations contre la réforme des retraites des derniers mois, le parallèle est saisissant. La transformation du cortège de tête est significative : d’un assemblage hétéroclite de manifestant·e·s déters et uni·e·s, on arrive à la reproduction d’un cortège syndical classique : des groupes affinitaires et corporatistes plus intéressés par leur image et qui, parce qu’il faut faire de jolies photos pour Instagram ou le groupe Facebook, rompent la dynamique du cortège et mettent ainsi en danger les manifestant·e·s plus vénères parti·e·s devant. L’individualisme et le culte de la personnalité appliqués aux mouvements sociaux. On pourrait en rire tellement c’est ridicule, mais quand les flics profitent qu’un groupe s’est arrêté, parce que ça fait cinq minutes qu’il n’a pas posté sur Twitter, pour couper le cortège et réprimer et interpeller des camarades, et que ceux qui faisaient les gros bras pour les photos restent immobiles en regardant les copain·ine·s se faire tabasser et en attendant que la voie se dégage, c’est beaucoup moins drôle.

Plus déprimant encore, l’apathie des manifestant·e·s. Combien d’occasions manquées de s’extraire du parcours officiel par une rue qui n’était pas surveillée, à se retrouver à une dizaine pendant que dans le cortège, on nous regarde les yeux ronds, en nous criant « C’est pas par là ! » ? On sait que ce n’est pas par là. On sait qu’au bout du parcours officiel il n’y aura rien d’autre que de la lacrymo ou de la merguez. On sait que si on part « pas par là », on ne sait pas forcément où l’on va, mais au moins on sera libre de le choisir. Cette volonté inébranlable de la majorité des manifestant·e·s à vouloir absolument aller au bout du parcours pour pouvoir rentrer chez soi tranquillement est déconcertante est démotivante. Surtout quand elle est assortie du discours « oui, mais s’il y a de la casse on ne parlera pas de nos revendications ». Pourtant, l’actualité nous montre le contraire : alors que les médias se foutent totalement des manifestations maintenant qu’elles sont des promenades tranquilles, quand les pompiers ont attaqué frontalement la police, forçant les grilles antiémeute, on a parlé de leurs revendications, et mieux, le gouvernement a cédé.

Pour autant, nous ne devons pas nous enfermer dans une fascination morbide pour les affrontements avec les flics. Ça ne sert à rien d’avoir comme unique but de se battre contre eux, car à moins d’être équipé·e·s comme les pompiers, ils gagneront toujours, et nous aurons toujours plus de blessé·e·s. Il devrait être admis qu’il faut plutôt attaquer ceux qu’ils protègent, et pourtant ces affrontements stériles ont un pouvoir d’attraction (spectaculaire ou viriliste ?) qui anéantit les initiatives pour d’autres actions plus efficaces. Deux exemples : le 28 décembre, alors que le cortège est bloqué rue du Renard par des affrontements, le chemin est complètement libre jusqu’aux Halles toutes proches. Malgré de nombreux appels, ce n’est qu’à une vingtaine que nous nous y rendrons, et si nous avons réussi à faire fermer le centre commercial, ce qu’il aurait été possible de faire en étant plus suivi·e·s par ceux·elles qui ont préféré regarder les affrontements laisse songeur. De même, le 4 janvier, après avoir investi la gare du Nord, les flics débarquent pour évacuer les lieux. L’occasion était trop belle : reformer un cortège pour investir un autre lieu avant que les renforts n’arrivent. Malgré tous nos efforts, nous ne sommes qu’une dizaine à ne pas vouloir rester bloqués sur un affrontement qui tournera rapidement à notre désavantage : les voltigeurs et les régiments de flics sont tout près, la manifestation du jour ayant pris fin à la gare de l’Est. Et c’est effectivement ce qui s’est produit : tout le monde a fini par se disperser. Encore une occasion manquée.

Que peut-on faire ?

Faut-il admettre que les manifestations ne sont plus des espaces de lutte, mais ont uniquement un but performatif, faire de belles images ? Faut-il alors laisser tomber les grands rassemblements syndicaux, qu’ils ne redeviennent qu’un moyen pour les centrales de se compter ? La question se pose, surtout au regard de ce qu’ils ont obtenu ces derniers temps : malgré une participation exceptionnelle, absolument rien. Parce qu’ils ont perdu toute conflictualité, ils n’obtiendront plus jamais rien. On le voit, seuls les secteurs disposant de moyens de pression conséquents ou équipés pour la conflictualité voient leurs luttes aboutir.

Nous sommes nombreux·euses à avoir fait ce constat, et à ne pas vouloir nous y résoudre. Mais nous-mêmes sommes atomisés en groupes, ne dépassant parfois pas une ou deux personnes, et nous retrouvant physiquement ensemble à la faveur d’un événement publié sur Démosphère ou PLI. Moi-même, n’ayant pas grandi à Paris et ayant tardivement développé une conscience politique, sans parler de mon appréhension sociale, n’ai que très peu de contacts militants.

Malgré tout, nous devons nous nourrir de nos échecs collectifs récents et de nos traumatismes individuels pour imaginer des modes d’actions plus efficaces : nous ne pouvons pas faire semblant d’attendre le grand soir pour être des centaines de milliers de déters et mettre à bas ce système oppressant. Au contraire, nous devons profiter de notre éparpillement, de notre décentralisation pour nourrir des actions plus ciblées, ayant un réel but politique, et aussi étrange que cela puisse paraître, qui nous mettront moins en danger : si nous surgissons quand ils ne nous attendent pas, et que nous disparaissons sans les attendre, ils ne nous attraperont pas.

Et surtout, soyons bienveillant·e·s entre nous : on a tous des envies de modes d’action différentes, mais au lieu de nous battre pour savoir qui a raison, soutenons-nous, et coordonnons-nous ! Notre union dans l’objectif et nos différences dans les actions ne peuvent que nous renforcer.

Cessons de jouer selon leurs règles, ou nous serons toujours perdant·e·s.

= = =

Gilets Jaunes An I !

Il y a maintenant plus d’un an de lutte écoulé qui nous montre on ne peut plus clairement qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a en fait jamais eu et qu’il ne saurait y en avoir !

Ceci se doit de devenir une évidence incontournable pour toutes et tous, membres de notre lutte organique pour une société enfin libre.

Ainsi, toute négociation avec l’État et les représentants de l’oligarchie est non seulement futile mais contre-productive. Ignorons-les !

Solidarité – Union – Persévérance – Réflexion – Action

Devenons S.U.P.R.A Gilets Jaunes !

Reprenons le pouvoir par les Assemblées Populaires et dans le même temps:

  • Boycottons les institutions
  • Boycottons l’élection et l’impôt absorbant l’intérêt de la dette odieuse
  • Boycottons les entreprises du CAC40 et des transnationales criminelles
  • Achetons et promouvons les produits locaux
  • Réaménageons nos campagnes et nos communautés agricoles
  • Rassemblons-nous en comités populaires de voisinage, de travail…
  • Restons incontrôlables et imprévisibles !

Tout le Pouvoir aux Ronds-Points !

Pour une société émancipée et donc libre !

Groupe Gilets Jaunes de _______________

Aussi…

Cinq textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

 

Les véritables stats du chomage (JBL1960):

https://jbl1960blog.wordpress.com/2020/02/14/vrais-chiffres-du-chomage-et-donnees-corrigees-analyses-et-decryptage/

Lettre de contestation des amendes pour manif’ « non autorisée »:

Modele-contestation-AMENDE_135_EUR

 

Résistance politique au sionisme… Handala, conscience d’un peuple ou conscience universelle ?…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 14 février 2020 by Résistance 71

 

« Les trois axiomes de la politique intérieure d’Israël »
(extrait du livre d’Ilan Pappe « The Ethnic Cleansing of Palestine », 2006 page 239), traduit de l’anglais par Résistance 71

« La première des trois lignes de conduite, ou plutôt axiomes, d’Israël est que le conflit israélo-palestinien a son origine en 1967. Pour le résoudre tout ce dont on avait besoin était un accord qui déterminerait le statut futur de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. En d’autres termes, comme ces zones ne constituent que 22% du territoire de la Palestine, Israël a réduit d’un coup de crayon toute résolution de paix à seulement une toute petite partie du territoire originel palestinien. Non seulement cela, mais Israël demandait et continue à demander aujourd’hui, toujours plus de compromis territoriaux, soit en résonance avec l’approche économique favorisée par les Etats-Unis ou comme dictés par une carte sur laquelle les deux camps politiques se sont mis d’accord en Israël.

Le second axiome est que tout ce qui est visible dans ces zones, la Cisjordanie et la bande de Gaza, peut toujours encore être divisé et que ces divisions, cette faculté à toujours plus diviser, est une des clefs du processus de paix. Pour Israël, cette division du visible inclut non seulement la terre mais aussi le peuple et les ressources naturelles.

Le troisième axiome israélien est que rien de ce qui s’est produit avant 1967, incluant la Nakba et le nettoyage ethnique, ne sera jamais négociable. Les implications ici sont très claires: cela retire complètement de l’équation du processus de paix le problème des réfugiés et met directement sur la touche et sans appel le droit des Palestiniens au retour à la terre. »


Handala conscience d’un peuple…

 

Qui est HANDALA?

créé par Naji al-Ali (1938-1987)*

Depuis environ 1975 et jusqu’à 1987, Naji al-Ali a dessiné toute la complexité de la vie et des revendications des réfugiés palestiniens. Ces dessins sont toujours d’actualité et Handala, cet enfant réfugié palestinien, qui est présent dans chaque dessin, demeure un symbole des plus valides de la lutte du peuple palestinien pour la justice et l’auto-détermination.

Naji al-Ali a écrit :Handala est ma signature, tout le monde me parle de lui et me demande partout où je vais. J’ai donné naissance à cet enfant alors que j’étais dans le Golfe et je l’ai présenté aux gens. Son nom est Handala et il a promis aux gens qu’il demeurerait fidèle à lui-même. Je l’ai dessiné comme un enfant qui n’est pas beau ; ses cheveux sont comme les épines du hérisson qui les utilise comme une arme de défense.

Handala n’est pas grassouillet, il n’est pas heureux, détendu. Il n’est pas un enfant gâté. Il est nus-pieds comme les enfants des camps de réfugiés et il est une icône qui m’empêche de faire des erreurs. Alors même qu’il est dur et négligé, il sent bon l’ambre. Ses mains sont derrière son dos en signe de refus au moment où des solutions nous sont présentées dans le plus pur style américain.

Handala est né à dix ans et il aura toujours dix ans. A cet âge, j’ai dû quitter ma patrie la Palestine et quand il retournera, Handala aura toujours dix ans. C’est alors qu’il commencera à grandir. Les lois de la nature ne s’appliquent pas à Handala. Il est unique. Les choses redeviendront normales lorsque la patrie sera de retour.

Je l’ai présenté aux pauvres et l’ai appelé Handala en tant que symbole de l’amertume. Au départ, c’était un enfant palestinien, mais sa conscience s’est développée pour avoir un horizon national puis international. Il est simplement un enfant endurci et voilà pourquoi les gens l’ont adopté alors qu’ils ressentaient qu’il représentait leur conscience.


tract du FPLP

(*) Naji al-Ali, dessinateur le plus célèbre du monde arabe. Palestinien né en Palestine, victime de la Nakba de 1948. Il commença à dessiner dans les années 70 et connut un énorme succès. Son personnage d’Handala, le petit garçon palestinien aspirant au retour, est devenu une icône internationale et est devenu, aujourd’hui sans doute plus que jamais, la conscience du peuple palestinien et par extension des peuples opprimés. Handala nous tourne en permanence le dos non pas par arrogance ou par mépris, mais pour ne pas se laisser distraire et ne rien perdre de la tragédie dont il est témoin, nous forçant par là-même à regarder avec lui l’absurdité et l’horreur infligées à son peuple, au monde et, qui sait, à nous faire agir pour un changement radical.

Naji al-Ali fut assassiné à Londres en 1987, au début de la première intifada. Son ou ses assassins n’ont jamais été retrouvés… Handala lui a survécu et ne reprendra le cours de sa vie qu’une fois le retour achevé.

“handala” en arabe est un fruit médicinal amer du désert.

Nous avons traduit et rédigé ce billet suite à des demandes d’explication récentes sur notre utilisation du personnage d’Handala sur un de nos billets, certains lecteurs ignorant qui il est. Nous avons utilisé Handala à plusieurs reprises au fil des ans. Nous trouvons sa symbolique tout à fait exceptionnelle et commandable, Maji al-Ali était d’une grande intelligence et d’un humour acerbe. Handala est éternel.

(Résistance 71, février 2020)

 

Résistance au colonialisme: Convocation aux journées de la Terre-Mère (Conseil National Indigène)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 14 février 2020 by Résistance 71

 

 

Convocation aux journées de défense de la Terre-Mère

 

Conseil National Indigène (CNI)

 

7 février 2020

 

Convocation

Frères et sœurs des peuples du Mexique et du monde,

 

Premièrement. Aujourd’hui plus que jamais le capitalisme se renforce par la guerre et le pillage de toutes les formes de vie. Les mauvais gouvernements et les grandes entreprises capitalistes, dont les noms sont bien connus, veulent rendre invisibles nos luttes en défense du territoire et de la Terre Mère, en normalisant même l’assassinat de nos frères qui les défendent. Aujourd’hui notre cœur collectif souffre des assassinats de :

● Samir Flores Soberanes, du peuple nahua d’Amilcingo, État de Morelos.

● Julián Cortés Flores, du peuple me’phaa de la Casa de Justicia de San Luis Acatlán, État du Guerrero.

● Ignacio Pérez Girón, du peuple tsotsil du village d’Aldama, État du Chiapas.

● José Lucio Bartolo Faustino, Modesto Verales Sebastián, Bartolo Hilario Morales et Isaías Xanteco Ahuejote,

du peuple nahua organisé en Conseil indigène et populaire du Guerrero – Emiliano Zapata (Cipog-EZ).

● Juan Monroy et José Luis Rosales, du peuple nahua d’Ayotitlán, État de Jalisco.

● Feliciano Corona Cirino, du peuple nahua de Santa María Ostula, État de Michoacán.

● Josué Bernardo Marcial Campo, connu aussi comme TíoBad, du peuple popoluca de l’État de Veracruz.

Nos compagnons ont été assassinés car ils se sont opposés à la guerre par laquelle le mauvais gouvernement veut s’emparer de nos terres, de nos montagnes et de nos eaux pour consolider le pillage qui menace l’existence de l’humanité.

Nous souffrons également de la disparition forcée de notre frère Sergio Rivera Hernández, Nahua de la Sierra Negra, État de Puebla, défenseur du territoire et de la Terre Mère.

Deuxièmement. Le capitalisme, dans son étape néolibérale actuelle, prend des formes de plus en plus monstrueuses et déclare une guerre ouverte contre l’humanité et contre la terre, notre mère. Le développement économique actuel — fondé à l’échelle planétaire sur la proéminence du capital financier qui domine les peuples, les nations et les continents entiers, soutenu par la grande industrie militaire et extractiviste, qui grandit grâce à des guerres réelles ou fictives, à la profusion du crime organisé, ainsi qu’aux invasions et aux coups d’État — nous entraîne, dans son insatiable logique de l’accumulation et de la consommation capitaliste, à un changement climatique irréversible et à une limite qui met en danger les conditions de la vie humaine sur la planète.

Troisièmement. De plus le système actuel, avec son organisation patriarcale héritée de systèmes et de civilisations antérieures mais approfondie durant les derniers siècles, s’exhibe comme un violent ennemi non seulement de l’humanité, mais particulièrement des femmes et de notre Terre Mère. Cela veut dire que l’exploitation et la profonde violence structurelle envers les femmes est propre au capitalisme ; bien qu’elle soit née auparavant, la propriété privée capitaliste, base de ce système, ne peut s’expliquer ni se comprendre autrement que comme partie d’un système patriarcal de domination sur les femmes et sur la terre.

Quatrièmement. Au Mexique, l’accélération de l’activité minière, d’extraction et de conduite d’hydrocarbures, la création de la Garde nationale dans la logique de l’Initiative Mérida et la mise en place, coûte que coûte, des mégaprojets (le corridor transisthmique Salina Cruz – Coatzacoalcos, le Train maya et le Projet intégral Morelos, le nouvel aéroport de la ville de Mexico) qui prétendent réorganiser les territoires, les populations et les frontières de l’Amérique du Nord et du Centre dans une logique de pillage et d’exploitation capitaliste, rendent urgentes la défense de la vie humaine, la défense des territoires de nos peuples et la défense de la terre dans une perspective clairement anticapitaliste et antipatriarcale. C’est donc pour tout ce qui précède que :

Nous convoquons les peuples du Mexique et du monde, les organisations et les collectifs de travailleurs et travailleuses de la campagne, de la mer et de la ville, les femmes, les étudiant·e·s, les enfants, les personnes âgées, celles et ceux qui participent de la diversité sexuelle

AUX JOURNÉES DE DÉFENSE DU TERRITOIRE ET DE LA TERRE MÈRE
« NOUS SOMMES TOUTES ET TOUS SAMIR »

Selon le calendrier suivant :

20 février 2020. Actions décentralisées au Mexique et dans le monde en défense du territoire et de la Terre Mère, pour la justice à nos mort·e·s, nos disparu·e·s, nos prisonnier·e·s et contre les mégaprojets de mort.

21 février 2020. Manifestation pour la justice à notre frère Samir Flores Soberanes, à nos mort·e·s, nos disparu·e·s, nos prisonnier·e·s et en défense du territoire et de la Terre Mère. Ville de Mexico. Départ : bureau de la Commission fédérale d’électricité sur l’avenue Reforma, à 16 heures.

22 février 2020. Assemblée en défense du territoire et de la Terre Mère, dans le centre de la communauté d’Amilcingo, municipalité de Temoac, État de Morelos, à partir de 10 heures.

Cordialement

7 janvier 2020.

Pour la reconstitution intégrale de nos peuples

Jamais plus un Mexique sans nous !

Assemblée de la résistance d’Amilcingo
Congrès national indigène, Conseil indigène de gouvernement
Armée zapatiste de libération nationale
Peuples, communautés, organisations, collectifs et individus participant au Forum en défense du territoire et de la Terre Mère

Réalisé les 21 et 22 décembre 2019 au Caracol Jacinto Canek/Cideci-UniTierra, San Cristóbal de Las Casas, Chiapas

Réseaux des organisations et des collectifs en résistance et rébellion adhérents à la Sexta nationale et internationale

Tribu yaqui du pueblo de Bácum, État de Sonora

Assemblée des peuples indigènes de l’isthme de Tehuantepec

Processus d’articulation de la Sierra de Santa Marta, État de Veracruz

Peuple náyeri, État de Nayarit

Conseil des habitants en résistance Tanque y Américas, Monterrey, État du Nuevo León

Communauté de San Lorenzo Azqueltán, État de Jalisco

Comuneros de Cherán, État de Michoacán

Profectar, peuple raramurí, État de Chihuahua

Un Salto de Vida, État de Jalisco

Organisation des douze villages de Tecámac, État de Mexico

Coordination pour les peuples et les organisations de l’est de l’État de Mexico

Assemblée générale des pueblos, barrios, colonias et pedregales de Coyoacán, ville de Mexico

Communauté coca de Mezcala, État de Jalisco

Communauté indigène nahua de Zacualpan, État de Colima

Conseil des ejidos et des communautés opposés au barrage de La Parota, État du Guerrero

Front des pueblos en défense de la terre et de l’eau du Morelos, de Puebla et de Tlaxcala

Association civile Ka Kuxtal Muh Meyaj, peuple maya de la péninsule, État du Campeche

Otomis résidant à Mexico

Front national pour la libération des peuples, État du Guerrero

Défenseurs de la rivière Metlapanapa, État de Puebla

Conseil indigène et populaire du Guerrero – Emiliano Zapata (Cipog-EZ)

Conseil régional indigène du Cauca (CRIC), Colombie

Assemblée des défenseurs du territoire maya Muuch Ximbal, État du Yucatan

Communauté indigène de Santa María Ostula

Ejido Tila, État du Chiapas

Conseil régional indigène et populaire de Xpujil, État de Campeche

Comité pour la défense des peuples indigènes (Codedi), État d’Oaxaca

Centre communautaire Raxajal Mayab et Collectif autonome de José María Morelos, État du Quintana Roo

Comuneros de Cuatro Venados, État d’Oaxaca

Zodevite, État du Chiapas

Conseil Tiyat Tlali de la Sierra Norte de Puebla

Mouvement agraire indigène zapatiste (MAIZ), États de Puebla et Oaxaca

Union d’organisations de la Sierra Juárez (Unosjo), État d’Oaxaca

Assemblée du peuple chontal, État d’Oaxaca

Communauté binnizá d’Unión Hidalgo, État d’Oaxaca

Communauté d’histoire mapuche, Chili

Femmes mapuches, Chili

Femmes du peuple kurde

GeoComunes

Mexicali résiste

Union des communautés indigènes de la zone nord de l’Isthme (Ucizoni), État d’Oaxaca

Tribu mayo

Conseil autonome de la côte du Chiapas

La Vida, État de Veracruz

 

Présentation du manuscrit « L’éternel retour des âmes sœurs dévoilé à la lumière de la lecture du Zarathoustra de Nietzsche » (Patrice Sanchez)

Posted in actualité, philosophie with tags , , , , on 13 février 2020 by Résistance 71

 

 

L’éternel retour des âmes sœurs dévoilé à la lumière de la lecture du Zarathoustra de Nietzsche

 

Patrice Sanchez

 

Février 2020                            

 

Nietzsche n’a jamais pensé qu’en fonction d’une apocalypse à venir, non pour l’exalter, car il devinait le visage sordide et calculateur que cette apocalypse finirait par prendre, mais pour l’éviter et la transformer en renaissance.
~ Albert Camus dans « l’Homme révolté. “ ~

Objet : Présentation de mon Manuscrit évolutionnaire : 

Nietzsche et “ la découverte du Principe de l‘âme soeur éternelle “ qui permettrait d’accéder à la révélation de la maîtrise du destin et de la création intellectuelle … et qui par la même occasion, offrirait une nouvelle interprétation zarathoustrienne “ de l’éternel retour de la réémergence de l’âme soeur à la conscience de l’Humanité “ par la grâce des cycles cosmologiques de l’Univers.

Mesdames et Messieurs les intellectuels, les scientifiques ainsi que les Editeurs Universitaires,

Friedrich Nietzsche écrivait en Mars 1885 dans le Tome 5 de sa correspondance : “ Il est difficile de savoir qui je suis : Attendons 100 ans : Peut-être y aura t’il d’ici là un connaisseur génial des âmes qui exhumera Monsieur F.N ? … Des oeuvres de cette nature ont de grandes ambitions, elles ont besoin de temps, Il faut d’abord que l’autorité de plusieurs siècles intervienne pour qu’on lise quelque chose correctement… “

Permettez-moi de porter à la connaissance de la communauté intellectuelle, scientifique, et plus particulièrement la communauté nietzschéenne, une révélation fondamentale inspirée par la pensée de Friedrich Nietzsche, ce génial défricheur d’éternité, ce re-découvreur du Principe de l’âme soeur tapie profondément en chacun d’entre nous et qui ne demandera qu’à réémerger de notre mémoire collective pour nous accompagner de sa prodigalité infinie… un secret susceptible de redonner espoir et espérance pour notre Humanité !

Je me serais approprié son célèbre aphorisme : “ ce qui ne me tue pas me rend plus fort “, après que j’aie accompli une véritable odyssée psychologique et physique consécutivement à mon apocalypse cérébrale en 1995.

J’aurais voulu porter à votre connaissance mon témoignage concernant ma vie cogitative de navigateur solitaire au long cours, sur ma volonté et mon courage sans limites qui m’auront offert la possibilité de déplacer des montagnes depuis mon hémorragie cérébrale et mon retour à la vie ; cependant, j’aurais voulu témoigner plus que tout de ma découverte et mon expérimentation au quotidien à propos de ma méthode psychologique associée à mon esprit chevaleresque qui m’auront permis de transcender bien et mal grâce à ma vision holistique de l’existence ce qui me confère la capacité d’avoir prise sur ma destinée en toute conscience et lâcher prise depuis quelques années.

J’avais lu au cours de l’année dernière les deux Tomes, 4 et 5, de la correspondance de Nietzsche se rapportant à sa dizaine d’années de vie d’errance ; il était à la recherche du climat tempéré s’adaptant au mieux à son calvaire sans fin, à ses maux qui ne lui laissaient aucun répit, que ce soient des douleurs au ventre, à la tête et aux yeux du fait de sa quasi cécité. Une vie de solitude, d’ermite, à ruminer ses pensées du matin au soir … et la nuit ! ; une non existence pour le commun des mortels qu’il avait réussi à transcender en redécouvrant ce secret d’éternité, cette âme soeur à la bienveillance sans limites qui lui avait offert cette inspiration venue d’un ailleurs ainsi que la volonté et le courage nécessaires pour aller à la rencontre de son Graal, ce qui lui avait permis de nous léguer son Grand Oeuvre en délivrant à la postérité son Témoignage psychologique d’espoir et de libération pour l’Humanité : « … Et le psychologue qui fait de tels sacrifices aura le droit de demander que la psychologie soit de nouveau proclamée reine des sciences, les autres sciences n’existant qu’à cause d’elle, pour la servir et la préparer. Car la psychologie est devenue la voie qui mène aux problèmes fondamentaux. » Friedrich Nietzsche, “ Par delà le bien et le mal. “

Il prophétisait dans une de ses lettres du Tome 5 qu’il serait compris en l’an 2000 ! Nietzsche/Zarathoustra, ce merveilleux visionnaire se désespérant de cette solitude intellectuelle de ne pouvoir partager son secret d’éternité avec ses coreligionnaires. Ces deux volumes de sa correspondance sont des témoignages ô combien pathétiques poignants et déchirants de ses souffrances physiques et morales qu’il avait eues à endurer. 

Je repense à la fin “ du Zarathoustra “ où il écrivait : “ Mon monde vient de s’accomplir, minuit c’est aussi midi. La douleur est aussi une joie, la malédiction est aussi une bénédiction, la nuit est aussi un soleil, – éloignez-vous, ou bien l’on vous enseignera qu’un sage est aussi un fou. “ Eh bien, je ne suis pas loin de croire que l’épisode  “ de la chute de Turin “ au cours duquel il s’était interposé se jetant et s’accrochant après l’encolure d’un cheval que son cocher battait avait représenté l’épisode de trop, le trop plein de ce qu’il avait pu endurer de souffrance morale, et qu’il avait sombré dans la prostration, la catatonie de son plein gré face à tant d’inhumanité, de solitude et d’incompréhension intellectuelle de ses pairs ! Il aura expérimenté et sera allé au bout de sa logique philosophique zarathoustrienne paradoxale  ; “ un sage est aussi un fou “, ce fil ténu entre sagesse et folie sur lequel il s’était maintenu depuis toutes ces années venait de se rompre avec cet ultime avatar, cet “hapax démentiel” provoqué par la cruauté humaine et “ cette sortie du monde Magistrale “ allait lui ouvrir la voie à la postérité… “ J’entends les mânes de Zarathoustra rire aux éclats tout en déclamant : Ce qui ne Nous tue pas Nous rend plus fous ! ”

Mon témoignage est avant tout un vibrant hommage à Nietzsche/Zarathoustra, à sa science psychologique d’éternité qui nous offrirait les armes nécessaires pour affronter nos temps de profonds bouleversements et d’incertitudes quant au devenir de l’humanité, par surcroît, cet état d’esprit si vivifiant et cette pensée spirituelle de la liberté nous redonnerait espoir en ce que j’ai nommé : le cap retrouvé de l’espérance en la reliance et en la guidance quantiques, un principe susceptible d’ouvrir à la recherche scientifique la voie Universelle de tous les champs des possibles.

Je vous prie de croire, Mesdames et Messieurs, en l’expression de mes respectueuses salutations.

Patrice Sanchez

P.S.. Mon texte se compose en 4 Parties :

Un prologue et mes preuves par Zarathoustra.

Une présentation de mon parcours de vie Chevaleresque.

Ma révélation de la maîtrise du destin et de la création intellectuelle.

Mes interrogations introspectives et rétrospectives et mon cheminement de pensée m’ayant conduit à cette redécouverte fondamentale, la prise de conscience de l’existence de mon âme soeur protectrice et inspiratrice consécutivement à l’édition de mon livre en 2016 : “ Renaissance d’une apocalypse cérébrale” ou mon odyssée sous le soleil de minuit de Zarathoustra et sous les bons auspices du Philosophe Pierre Héber-Suffrin.

Dans la conclusion de mon Témoignage sur “ le Principe d’éternité de l’âme soeur “,  j’écris à l’adresse de la Communauté nietzschéenne : 

“Mesdames et Messieurs de la communauté nietzschéenne, 

Grâce à la lecture de vos ouvrages et les traductions de la Pensée de Friedrich Nietzsche, vous m’aviez donné l’opportunité d’acquérir les codes d’accès pour débuter dans l’étude de sa Philosophie ce qui m’aura donné, bien des années plus tard, l’envie d’explorer plus avant l’Oeuvre de ce génial défricheur d’éternité, et je tenais à vous en remercier tout particulièrement, tout comme la contribution de ce cher Pierre Héber-Suffrin à l’édition de mon autobiographie aura été déterminante ; cependant ma personne importe peu dans “ cette Odyssée de la Renaissance de l‘Humanité “, c’est pourquoi je n’ai qu’une seule espérance dorénavant, l’espérance que la monumentale contribution de Friedrich Nietzsche à la Fondation des bases d’une Science Universelle soit reconnue par toutes les Institutions internationales et comme je l’ai écrit à maintes reprises tout au long de mon Témoignage : Je souhaite ardemment que les Chercheurs de mon Pays, la France, soient à l’origine de cette possibilité d’un Nouveau Monde de pensée, qu’ils s’emparent de cette redécouverte évolutionnaire Fondamentale dans le Dessein Spirituel de la Renaissance de notre Humanité comme l’écrivait Albert Camus en parlant de Nietzsche dans “ L’homme révolté “ : “ Nietzsche n’a jamais pensé qu’en fonction d’une apocalypse à venir, non pour l’exalter, car il devinait le visage sordide et calculateur que cette apocalypse finirait par prendre, mais pour l’éviter et la transformer en renaissance. “

Un principe spirituel novateur de la Pensée Psychologique nietzschéenne qui vient de m’inspirer, ou plutôt m’a murmuré à l’esprit, au terme de mon aventure d’écriture inouïe alors que je procédais à l’ultime relecture du dernier chapitre, une nouvelle interprétation de “ l’éternel retour nietzschéen “ que vous pourrez découvrir à la toute fin de mon Manuscrit.

Le convalescent  (Zarathoustra, 3e partie) 

« Je reviendrai, avec ce soleil et cette terre, avec cet aigle et ce serpent, — non pour une vie nouvelle, ou une meilleure vie, ou une vie ressemblante ;

— à jamais je reviendrai pour cette même et identique vie, dans le plus grand et aussi bien le plus petit, pour à nouveau de toutes choses enseigner le retour éternel, — »

Pour enseigner le retour des âmes soeurs éternelles par la grâce des cycles cosmiques de l’Univers !

Prolégomènes :

Janvier 2020 

Mesdames et Messieurs les intellectuels et les scientifiques,

Eh bien me voici enfin de retour, tel Don Quichotte s’étant mis dans la tête d’atteindre son inaccessible étoile-Dulcinée, avec ma mission Humanitaire accomplie au terme de trois années passées à avoir mené une vie quasi-ascétique seul face à moi-même en compagnie de mes pensées. Permettez-moi de vous faire la démonstration avec ce présent Texte, et dans le prolongement de la plus que géniale Oeuvre Psychologique de Friedrich Nietzsche, que l’accession à un Nouveau Monde Psychologique serait du domaine de l’imaginable, à portée de nos Pensées ; ce Monde magique des particules élémentaires où tous les champs des possibles seraient envisageables grâce à ” la science Psychologique de la Reliance et de la Guidance Quantiques ”. Je dois vous avouer qu’il me tarde de vous passer le Témoin, que vous preniez enfin le relai de cette merveilleuse découverte du Principe de l’âme soeur éternelle et que vous en fassiez une Science Psychologique Holistique, une Science d’éternité pour rendre à Friedrich Nietzsche la pensée éternelle de Zarathoustra qui lui appartient. Friedrich Nietzsche écrivait en Mars 1885 dans le dernier Tome de sa correspondance : “ Il est difficile de savoir qui je suis : Attendons 100 ans : Peut-être y aura t’il d’ici là un connaisseur génial des âmes qui exhumera Monsieur F.N ? … Des oeuvres de cette nature ont de grandes ambitions, elles ont besoin de temps, Il faut d’abord que l’autorité de plusieurs siècles intervienne pour qu’on lise quelque chose correctement… “ Ce “ Principe paradoxal spirituel psychologique quantique d’inconnaissance “ associé à un lâcher prise extrême accepté et assumé en toute conscience dont Friedrich Nietzsche avait fait l’expérimentation quasi Divine, zarathoustrienne, j’ai analysé rétrospectivement que je l’ai pratiqué depuis la renaissance de mon apocalypse cérébrale, depuis 25 années où je vis avec mon esprit s’équilibrant et se connectant davantage au fil du temps, au fur et à mesure de ma quête d’absolu dans l’instant présent, que ce soit durant mes parties d’échecs au cours desquelles je perds moins de temps en réflexion lors des tournois grâce à une vision holistique naturelle du jeu associée à  mon esprit intuitif, ou bien alors, pour l’écriture de mes deux livres où, béotien dans le domaine de l’art de la littérature, l’inspiration me vient chuchotée par un ailleurs, sans compter le quotidien qui n’en finit pas de me surprendre et de m’émerveiller par delà bien et mal, que ce soit dans le domaine de la santé ou de mes relations avec mon entourage proche et lointain ; bien souvent avec les coïncidences et les synchronicités qui n’en finissent pas de se manifester et de se succéder à mesure du temps qui passe, et plus j’avance dans ma compréhension de ce” Principe spirituel de l’Esprit Universel “ et plus je suis littéralement émerveillé et ébloui par cette Providence créatrice de réalité, par cet Univers Quantique à la potentialité ô combien supérieurement intelligente … En fait selon mon décryptage, cet Univers des particules élémentaires à la bienveillance infinie nous envoie ces traits d’inspirations ces intuitions et ces pensées chargées de sens en s’adaptant à chaque cas, selon chaque ouverture de conscience et chaque degrés de connaissances et de compétences… Je fais le voeu que mon témoignage qui vient conforter l’intuition nietzschéenne de la possibilité d’une Renaissance pour notre Humanité comme l’écrivait Albert Camus dans “ L’homme révolté “, je fais le voeu donc, que mon témoignage vous offre l’opportunité de questionnements sur la place de l’Homme dans l’Univers, dans la société, et sur cette vision globale holistique, sur cette appréhension du Monde si essentielles et vivifiantes dans la perspective de vous conduire à une autre approche de l’existence, de laisser au Temps la possibilité de réenchanter l”Humanité et le Monde comme je vous le démontre avec mes nombreux exemples de sociétés traditionnelles, d’écrivains, de scientifiques et de chevaliers qui avaient laissé la preuve à travers les âges que la potentialité d’un autre monde est du domaine du réalisable, sous la condition sine qua non d’un changement radical de mode de pensée, une pensée créatrice dans l’instant présent qui ferait appel avant toute chose au coeur et à l’intuition, un mode de pensée novateur pour notre époque moderne et qui nous permettrait d’accéder à terme à une Renaissance collective de notre Humanité, car il faudra que les Hommes prennent enfin conscience qu’ils sont interdépendants, interreliés et connectés par le monde des particules élémentaires ! N’était-ce pas Nietzsche qui écrivait dans le “Gai savoir : qu’à l’avenir, il faudrait que les Hommes de bonne volonté deviennent Physiciens “… s’il avait vécu en notre époque, il aurait opté pour la Psychologie Quantique à n’en point douter… “ … Or, cette hypothèse n’est pas, à beaucoup près la plus pénible et la plus étrange dans ce domaine immense et presque inexploré encore de la dangereuse connaissance. Et il y a, en effet, cent bonnes raisons pour que celui qui le peut en reste éloigné. Mais d’autre part, s’il vous est arrivé d’y échouer avec votre barque, eh bien ! Ouvrez les yeux ! La main ferme au gouvernail ! – nous naviguons en droite ligne, par dessus la morale. Il nous faudra peut-être écraser et broyer ce qui nous reste de morale à nous-même, en nous aventurant dans ces parages, – mais qu’importe de nous ! Jamais encore un monde plus profond ne s’est révélé au regard des voyageurs intrépides et aventureux. Et le psychologue qui fait de tels sacrifices – ce n’est pas le sacrifizio dell intelletto, au contraire !– aura, tout au moins, le droit de demander que la psychologie devienne la reine des sciences, les autres sciences n’existant qu’à cause d’elle, pour la servir et la préparer. Mais, dès lors, la psychologie est redevenue la voie qui mène aux problèmes fondamentaux. Friedrich Nietzsche. ”

Oui, Mesdames et Messieurs, Nietzsche avait eu la géniale intuition de léguer à la postérité la Clef merveilleuse de la voie de la Renaissance pour notre Humanité, ce que j’ai nommé : “ Le cap de l’espérance retrouvée en la Psychologie de la reliance et de la guidance quantiques “ ; je n’ai fait que me laisser guider et inspirer par les profondeurs de cet Univers fantastique, cet éther immuable ou ce champs Akashique universel de l’ancienne philosophie hindoue, pour vous indiquer la seule voie Psychologique Royale susceptible de donner l’espoir en la renaissance collective de notre humanité et comme je l’écris en de multiples reprises dans mon Texte, je n’aurais fait qu’accomplir mon humble devoir Humain pleinement connecté à mon univers proche et lointain ; un Humain à la destinée si tragique et ô combien merveilleusement exceptionnelle, cet Humain qui avait eu la prémonition dans sa vie antérieure de s’être forgé au fil des ans les dispositions psychologiques de Survie accompagnées de cette âme d’enfant qui ne l’aura jamais quitté ; pour résumer: un esprit Chevaleresque de l’apocalypse cérébrale en guise de propédeutique, de préparation de mon mental aux abominables souffrances physiques et morales que mon destin m’avait concocté ; et pour terminer, un Humain qui n’a qu’un but depuis toutes ces années, cet objectif Quichottesque rêvé de toutes mes tripes et de toute mon âme : me retirer m’effacer une fois ma mission humanitaire et salvatrice accomplie, une fois que votre monde intellectuel et scientifique à la pluri-disciplinarité retrouvée s’emparera de cette redécouverte Fondamentale pour en faire une science Holistique d’éternité dans le dessein universel de réenchanter notre Terre Mère et l’Univers dans son entièreté. Et dans l’impatiente attente de cet Hapax Historique et Existentiel, de ce Moment de basculement au cours duquel la Recherche fondamentale se verrait offrir tous les champs des possibles, un moment qui ferait progressivement prendre conscience aux Hommes qu’ils sont tous interreliés et connectés à tout ce qui existe et qu’il n’y a que l’Amour et l’Entraide qui aient droit de citer au sein de cet univers des particules élémentaires à la pureté éternelle avec la complicité du principe d’intrication quantique qui n’aura pas fini de nous émerveiller … dans l’attente de ce moment rêvé depuis 3 ans, à la manière d’un Sisyphe déplaceur de montagne dans ma recherche de sublime … je poursuivais ma quête Volontaire, cette quête intuitive et précognitive, “ On entend, on prend, on ne demande pas qui donne “, cette précognition qui m’avait été murmurée pas à pas, jour après jour, en toute inconnaissance d’un projet hautement supérieur en partenariat avec un principe spirituel transcendant toute croyance ou irréligion, un Principe que je pressentais accessible désormais avec ma compréhension sans cesse accrue des mystères de l’existence … et au quasi terme de cette Odyssée fabuleuse, après cette plus que fantastique synchronicité consécutivement à l’acquisition le mois dernier du Tome 5 de la correspondance de Friedrich Nietzsche, cette synchronicité zarathoustrienne qui est venue s’offrir à moi illustrant à merveille la magie de mon existence, “ Chaque symbole t’offre son aile pour t’enlever vers chaque vérité. “ avec cette suite logique d’événements venant me surprendre et m’émerveiller “ involontairement “ en un crescendo inouï au fil du Temps qui passe ; cette opportunité synchronique qui m’aura permis de découvrir cette phrase prophétique venant, au terme de trois années d’intenses cogitations, m’apporter la Preuve de toutes les preuves, le marteau de Nietzsche venant une ultime fois enfoncer le clou de ma démonstration fondamentale : “ Attendons 100 ans : Peut-être y aura t’il d’ici là un connaisseur génial des âmes qui exhumera Monsieur F.N ? … Des oeuvres de cette nature ont de grandes ambitions, elles ont besoin de temps, Il faut d’abord que l’autorité de plusieurs siècles intervienne pour qu’on lise quelque chose correctement. “ … Je me prends à imaginer que ce sont les mânes providentielles de Zarathoustra qui se sont manifestées en mode quantique afin de guider ma conscience par l’entremise de ces pensées d’éternité, tout comme elles avaient dû se manifester lumineusement il y a deux ans avec l’extrait du Zarathoustra au cours duquel Nietzsche nous parle explicitement de son rapport quasi divin avec son âme soeur éternelle … en fait et pour résumer chronologiquement, j’ai l’impression que l’esprit de Nietzsche/Zarathoustra se manifeste à moi depuis 3 ans, depuis que mon âme soeur a fait irruption dans mon esprit à mon immense bouleversement tandis que j’étais pris et secoué par un torrent de larmes à la suite de la lecture du passage d’ “ Ecce Homo “ : le chapître, “ Pourquoi j’écris de si bons livres “. Et depuis lors, je me suis assigné la tâche hautement Morale d’être le dépositaire de la Pensée Spirituelle de Zarathoustra en attendant que le monde intellectuel et la science prennent le relai ; qu’ils rendent enfin à Nietzsche l’âme soeur d’éternité qui appartient à Zarathoustra ! Voici l’extrait magnifique de poésie “ du Zarathoustra ” où l’âme soeur de Nietzsche est apparue à ma conscience et sous mes yeux éberlués : “ N’es-tu cette lumière que réclame mon feu ? N’es-tu pour mon discernement cette âme qui est une soeur ? Ensemble nous avons tout appris ; ensemble nous apprîmes, plus haut que nous mêmes, à nous élever jusqu’à nous-mêmes, et à sourire sereinement.– à sourire sereinement là-haut, sourire des yeux clairs et des immenses lointains lorsqu’au dessous de nous exhalent leur pluvieuse vapeur contrainte et but et faute. Et je cheminais seul ; de qui avait elle faim, mon âme, sur des sentiers de nuits et d’égarement ? Et lorsque je gravis des montagnes, qui cherchais-je jamais si ce n’est toi, sur les montagnes ? Et tout mon cheminement et toutes mes escalades, rien que nécessité et expédient d’inexpert ; – voler, c’est cela seul que veut mon entier vouloir, jusqu’au dedans de toi, voler ! Et qu’ai-je plus haï qu’errantes nuées et tout ce qui le souille ? Et j’ai même haï ma propre haine parce qu’elle te souillait ! A ces errantes nuées j’en veux, à ces chattes ravisseuses qui se glissent ; elles nous privent tous deux de ce qui nous est commun : l’immense et sans limites dire Oui et dire Amen ! Friedrich Nietzsche, “Ainsi parlait Zarathoustra.” 

Ce futur Principe ô combien paradoxal évolutionnaire ” d’Inconnaissance Psychologique Quantique ”, associé à un lâcher prise extrême afin d’aboutir à la Révélation de nos existences, serait susceptible de révolutionner notre Monde comme Nietzsche nous en laisse le témoignage irréfragable dans “Ecce Homo, et avec Sa plus que géniale prémonition, Il en avait mesuré les potentialités pour le devenir de l’Humanité “.

Extrait de : “ Ecce Homo “, Pourquoi j’écris de si bons livres.

“ … L’idée de révélation, si l’on entend par là l’apparition soudaine d’une chose qui se fait voir et entendre à quelqu’un avec une netteté et une précision inexprimables, bouleversant tout chez un homme, le renversant jusqu’au tréfonds, cette idée de révélation correspond à un fait exact. On entend, on ne cherche pas ; on prend, on ne demande pas qui donne ; la pensée fulgure comme l’éclair, elle s’impose nécessairement, sous une forme définitive : je n’ai jamais eu à choisir. C’est un ravissement dont notre âme trop tendue se soulage parfois dans un torrent de larmes ; machinalement on se met à marcher, on accélère, on ralentit sans le savoir ; c’est une extase qui nous ravit à nous-mêmes, en nous laissant la perception de mille frissons délicats qui nous parcourent jusqu’aux orteils ; c’est un abîme de félicité où l’horreur et l’extrême souffrance n’apparaissent pas comme le contraire, mais comme le résultat, l’étincelle du bonheur, comme la couleur nécessaire au fond d’un tel océan de lumière ; c’est un instinct du rythme qui embrasse des mondes de formes – car l’ampleur du rythme dont on a besoin donne la mesure de l’inspiration : plus elle écrase, plus il élargit… Tout cela se passe involontairement, comme dans une tempête de liberté, d’absolu, de force, de divinité… “

C’est la magie de mon intuition inspirée par un au delà, de ce que je me plais à imaginer comme étant les mânes de Zarathoustra venant me susurrer à l’esprit des pensées d’éternité renfermées cachées dans ce si mystérieux “ champ Akashique des profondeurs ultimes de l’Univers ”, et grâce au Mystère Originel faisant office de révélateur et de décodeur, ce second Mystère Originel encore plus extraordinaire, ce Graal de tous les Graals si légendaire représenté allégoriquement sur les médailles Templières par un deuxième Chevalier sur le destrier, ce second Mystère si profondément enfoui dans notre mémoire collective et qui s’était progressivement dévoilé au cours de ces 3 dernières années, au fur et à mesure qu’apparaissait à mon esprit et à ma conscience mon âme soeur dans toute sa pureté, qu’elle s’était dépouillée définitivement de ses derniers oripeaux de dissimulation. « – Toutes les choses viennent alors pour flatter ton discours et pour te caresser : car elles veulent que tu les portes. Chaque symbole t’offre son aile pour t’enlever vers chaque vérité. Tous les trésors du verbe s’ouvrent d’eux-mêmes pour toi ; tout être veut devenir verbe et tout devenir veut apprendre de toi à parler. » 

Mon âme soeur éternelle à la bienveillance universelle, qui par surcroît vient de me faire l’offrande de l’inspiration de ce présent texte introductif à mon Témoignage Odysséen relatant ma Preuve incontestablement flagrante de l‘espoir et de l’espérance en la possibilité de l’accession à une fantastique Terra Incognita, Preuve ô combien zarathoustrienne qu’une ascension de nos consciences serait du domaine de l’imaginable et du réalisable pour la Renaissance de notre Humanité à la fraternité retrouvée. Ce texte d’espoir et d’espérance, Mesdames et Messieurs, je serai désireux de l’adresser en signe d’infinie reconnaissance à l’intention de la Science passée et présente et en la Mémoire de mon sauveur et de mon re-créateur, le Professeur de Neurochirurgie Patrick Grellier. 

Patrice Sanchez 

 

Lien vers mon Manuscrit : 

L’ETERNEL RETOUR DES ÂMES SOEURS 

DEVOILE A LA LUMIERE DE LA LECTURE 

DU ZARATHOUSTRA DE NIETZSCHE

Le principe d’éternité de l’âme soeur : Ma preuve par Nietzsche 

ou ma révélation de la maîtrise du destin et de la création intellectuelle !

Note de R71: voir sous le texte

P.S.. Ci-dessous, veuillez trouver une compilation d’extraits « du Zarathoustra » au cours desquels Nietzsche nous parle de son âme soeur ô combien inspiratrice !

“ N’es-tu cette lumière que réclame mon feu ?

N’es-tu pour mon discernement cette âme qui est une soeur ?

Ensemble nous avons tout appris ; ensemble nous apprîmes, plus haut que nous mêmes, à nous élever jusqu’à nous-mêmes, et à sourire sereinement.– à sourire sereinement là-haut, sourire des yeux clairs et des immenses lointains lorsqu’au dessous de nous exhalent leur pluvieuse vapeur contrainte et but et faute.

Et je cheminais seul ; de qui avait elle faim, mon âme, sur des sentiers de nuits et d’égarement ?

Et lorsque je gravis des montagnes, qui cherchais-je jamais si ce n’est toi, sur les montagnes ?

Et tout mon cheminement et toutes mes escalades, rien que nécessité et expédient d’inexpert ; – voler, c’est cela seul que veut mon entier vouloir, jusqu’au dedans de toi, voler !

Et qu’ai-je plus haï qu’errantes nuées et tout ce qui le souille ?

Et j’ai même haï ma propre haine parce qu’elle te souillait !

A ces errantes nuées j’en veux, à ces chattes ravisseuses qui se glissent ; elles nous privent tous deux de ce qui nous est commun : l’immense et sans limites dire Oui et dire Amen ! “

“ Le chant de la nuit

Il fait nuit : voici que s’élève plus haut la voix des fontaines jaillissantes. Et mon âme, elle aussi, est une fontaine jaillissante. Il fait nuit : voici que s’éveillent tous les chants des amoureux. Et mon âme, elle aussi, est un chant d’amoureux. Il y a en moi quelque chose d’inapaisé et d’inapaisable qui veut élever la voix. Il y a en moi un désir d’amour qui parle lui-même le langage de l’amour. “

“ De la vision et de l’énigme

Lorsque, parmi les matelots, il fut notoire que Zarathoustra se trouvait sur le vaisseau – car en même temps que lui un homme des Îles Bienheureuses était venu à bord, – il y eut une grande curiosité et une grande attente. Mais Zarathoustra se tut pendant deux jours et il fut glacé et sourd de tristesse, en sorte qu’il ne répondit ni aux regards ni aux questions. Le soir du second jour, cependant, ses oreilles s’ouvrirent de nouveau bien qu’il se tût encore : car on pouvait entendre bien des choses étranges et dangereuses sur ce vaisseau qui venait de loin et qui voulait aller plus loin encore. Mais Zarathoustra était l’ami de tous ceux qui font de longs voyages et qui ne daignent pas vivre sans danger. Et voici ! Tout en écoutant, sa propre langue finit par être déliée et la glace de son cœur se brisa : – alors il commença à parler ainsi : À vous, chercheurs hardis et aventureux, qui que vous soyez, vous qui vous êtes embarqués avec des voiles pleines d’astuce, sur les mers épouvantables, – à vous qui êtes ivres d’énigmes, heureux du demi-jour, vous dont l’âme se laisse attirer par le son des flûtes dans tous les remous trompeurs : – car vous ne voulez pas tâtonner d’une main peureuse le long du fil conducteur ; et partout où vous pouvez deviner, vous détestez de conclure – c’est à vous seuls que je raconte l’énigme que j’ai vue, – la vision du plus solitaire. – Le visage obscurci, j’ai traversé dernièrement le blême crépuscule, – le visage obscurci et dur, et les lèvres serrées. Plus d’un soleil s’était couché pour moi. Un sentier qui montait avec insolence à travers les éboulis, un sentier méchant et solitaire qui ne voulait plus ni des herbes ni des buissons, un sentier de montagne criait sous le défi de mes pas. Marchant, muet, sur le crissement moqueur des cailloux, écrasant la pierre qui le faisait glisser, mon pas se contraignait à monter. Plus haut : – quoiqu’il fût assis sur moi, l’esprit de lourdeur, moitié nain, moitié taupe, paralysé, paralysant, versant du plomb dans mon oreille, versant dans mon cerveau, goutte à goutte, des pensées de plomb. « Ô Zarathoustra, me chuchotait-il, syllabe par syllabe, d’un ton moqueur, pierre de la sagesse ! tu t’es lancé en l’air, mais toute pierre jetée doit – retomber ! Zarathoustra, pierre de la sagesse, pierre lancée, destructeur d’étoiles ! c’est toi-même que tu as lancé si haut, – mais toute pierre jetée doit – retomber ! Condamné à toi-même et à ta propre lapidation : ô Zarathoustra, tu as jeté bien loin la pierre, – mais elle retombera sur toi ! » Alors le nain se tut ; et son silence dura longtemps, en sorte que j’en fus oppressé ; ainsi lorsqu’on est deux, on est en vérité plus solitaire que lorsque l’on est seul ! Je montai, je montai davantage, en rêvant et en pensant, – mais tout m’oppressait. Je ressemblais à un malade que fatigue l’âpreté de sa souffrance, et qu’un cauchemar réveille de son premier sommeil. – Mais il y a quelque chose en moi que j’appelle courage : c’est ce qui a fait faire jusqu’à présent en moi tout mouvement d’humeur. Ce courage me fit enfin m’arrêter et dire : « Nain ! L’un de nous deux doit disparaître, toi, ou bien moi ! » – Car le courage est le meilleur meurtrier, – le courage qui attaque : car dans toute attaque il y a une fanfare.  L’homme cependant est la bête la plus courageuse, c’est ainsi qu’il a vaincu toutes les bêtes. Au son de la fanfare, il a surmonté toutes les douleurs ; mais la douleur humaine est la plus profonde douleur. Le courage tue aussi le vertige au bord des abîmes : et où l’homme ne serait-il pas au bord des abîmes ? Ne suffit-il pas de regarder – pour regarder des abîmes ? Le courage est le meilleur des meurtriers : le courage tue aussi la pitié. Et la pitié est l’abîme le plus profond : l’homme voit au fond de la souffrance, aussi profondément qu’il voit au fond de la vie. Le courage cependant est le meilleur des meurtriers, le courage qui attaque : il finira par tuer la mort, car il dit : « Comment ? était-ce là la vie ? Allons ! Recommençons encore une fois ! » Dans une telle maxime, il y a beaucoup de fanfare. Que celui qui a des oreilles entende. “

“ DE L’AMI

« Un seul est toujours de trop autour de moi, » — ainsi pense le solitaire. « Toujours une fois un — cela finit par faire deux ! »

Je et Moi sont toujours en conversation trop assidue : comment supporterait-on cela s’il n’y avait pas un ami ?

Pour le solitaire, l’ami est toujours le troisième : le troisième est le liège qui empêche le colloque des deux autres de s’abîmer dans les profondeurs.

Hélas ! il y a trop de profondeurs pour tous les solitaires. C’est pourquoi ils aspirent à un ami et à la hauteur d’un ami.

Notre foi en les autres découvre l’objet de notre foi en nous-mêmes. Notre désir d’un ami révèle notre pensée.

L’amour ne sert souvent qu’à passer sur l’envie. Souvent l’on attaque et l’on se fait des ennemis pour cacher que l’on est soi-même attaquable.

« Sois au moins mon ennemi ! » — ainsi parle le respect véritable, celui qui n’ose pas solliciter l’amitié.

Si l’on veut avoir un ami il faut aussi vouloir faire la guerre pour lui : et pour la guerre, il faut pouvoir être ennemi.

Il faut honorer l’ennemi dans l’ami. Peux-tu t’approcher de ton ami, sans passer à son bord ?

En son ami on doit voir son meilleur ennemi. C’est quand tu luttes contre lui que tu dois être le plus près de son cœur.

Tu ne veux pas dissimuler devant ton ami ? Tu veux faire honneur à ton ami en te donnant tel que tu es ? Mais c’est pourquoi il t’envoie au diable !

Qui ne sait se dissimuler révolte : voilà pourquoi il faut craindre la nudité ! Certes, si vous étiez des dieux vous pourriez avoir honte de vos vêtements !

Tu ne saurais assez bien t’habiller pour ton ami : car tu dois lui être une flèche et un désir du Surhumain.

As-tu déjà vu dormir ton ami, — pour que tu apprennes à connaître son aspect ? Quel est donc le visage de ton ami ? C’est ton propre visage dans un miroir grossier et imparfait.

As-tu déjà vu dormir ton ami ? Ne t’es-tu pas effrayé de l’air qu’il avait ? Oh ! mon ami, l’homme est quelque chose qui doit être surmonté.

L’ami doit être passé maître dans la divination et dans le silence : tu ne dois pas vouloir tout voir. Ton rêve doit te révéler ce que fait ton ami quand il est éveillé […]  “

“ Du grand désir

Ô mon âme, je t’ai appris à dire « aujourd’hui », comme « autrefois » et « jadis », et à danser ta ronde par dessus tout ce qui était ici, là et là-bas. Ô mon âme, je t’ai délivrée de tous les recoins, j’ai éloigné de toi la poussière, les araignées et le demi-jour. Ô mon âme, j’ai lavé de toi toute petite pudeur et la vertu des recoins et je t’ai persuadé d’être nue devant les yeux du soleil. Avec la tempête qui s’appelle « esprit », j’ai soufflé sur ta mer houleuse ; j’en ai chassé tous les nuages et j’ai même étranglé l’égorgeur qui s’appelle « péché ». Ô mon âme, je t’ai donné le droit de dire « non », comme la tempête, et de dire « oui » comme dit « oui » le ciel ouvert : tu es maintenant calme comme la lumière et tu passes à travers les tempêtes négatrices. Ô mon âme, je t’ai rendu la liberté sur ce qui est créé et sur ce qui est incréé : et qui connaît comme toi la volupté de l’avenir ? Ô mon âme, je t’ai enseigné le mépris qui ne vient pas comme la vermoulure, le grand mépris aimant qui aime le plus où il méprise le plus. Ô mon âme, je t’ai appris à persuader de telle sorte que les causes mêmes se rendent à ton avis : semblable au soleil qui persuade même la mer à monter à sa hauteur.  Ô mon âme, j’ai enlevé de toi toute obéissance, toute génuflexion et toute servilité ; je t’ai donné moi-même le nom de « trêve de misère » et de « destinée ». Ô mon âme, je t’ai donné des noms nouveaux et des jouets multicolores, je t’ai appelée « destinée », et « circonférence des circonférences », et « nombril du temps », et « cloche d’azur ». Ô mon âme, j’ai donné toute la sagesse à boire à ton domaine terrestre, tous les vins nouveaux et aussi les vins de la sagesse, les vins qui étaient forts de temps immémorial. Ô mon âme, j’ai versé sur toi toutes les clartés et toutes les obscurités, tous les silences et tous les désirs : – alors tu as grandi pour moi comme un cep de vigne. Ô mon âme, tu es là maintenant, lourde et pleine d’abondance, un cep de vigne aux mamelles gonflées, chargé de grappes de raisin pleines et d’un brun doré : – pleine et écrasée de ton bonheur, dans l’attente et dans l’abondance, honteuse encore dans ton attente. Ô mon âme, il n’y a maintenant plus nulle part d’âme qui soit plus aimante, plus enveloppante et plus large ! Où donc l’avenir et le passé seraient-ils plus près l’un de l’autre que chez toi ? Ô mon âme, je t’ai tout donné et toutes mes mains se sont dépouillées pour toi : – et maintenant ! Maintenant tu me dis en souriant, pleine de mélancolie : « Qui de nous deux doit dire merci ?  n’est-ce pas au donateur de remercier celui qui a accepté d’avoir bien voulu prendre ? N’est-ce pas un besoin de donner ? N’est-ce pas – pitié de prendre ? » – Ô mon âme, je comprends le sourire de ta mélancolie : ton abondance tend maintenant elle-même les mains, pleines de désirs ! Ta plénitude jette ses regards sur les mers mugissantes, elle cherche et attend ; le désir infini de la plénitude jette un regard à travers le ciel souriant de tes yeux ! Et, en vérité, ô mon âme ! Qui donc verrait ton sourire sans fondre en larmes ? Les anges eux-mêmes fondent en larmes à cause de la trop grande bonté de ton sourire. C’est ta bonté, ta trop grande bonté, qui ne veut ni se lamenter, ni pleurer : et pourtant, ô mon âme, ton sourire désire les larmes, et ta bouche tremblante les sanglots. « Toute larme n’est-elle pas une plainte ? Et toute plainte une accusation ? » C’est ainsi que tu te parles à toi-même et c’est pourquoi tu préfères sourire, ô mon âme, sourire que de répandre ta peine – répandre en des flots de larmes toute la peine que te cause ta plénitude et toute l’anxiété de la vigne qui la fait soupirer après le vigneron et la serpe du vigneron ! Mais si tu ne veux pas pleurer, pleurer jusqu’à l’épuisement ta mélancolie de pourpre, il faudra que tu chantes, ô mon âme ! – Vois-tu, je souris moi-même, moi qui t’ai prédit cela : – chanter d’une voix mugissante, jusqu’à ce que toutes les mers deviennent silencieuses, pour ton grand désir, – – jusqu’à ce que, sur les mers silencieuses et ardentes, plane la barque, la merveille dorée, dont l’or s’entoure du sautillement de toutes les choses bonnes, malignes et singulières : – – et de beaucoup d’animaux, grands et petits, et de tout ce qui a des jambes légères et singulières, pour pouvoir courir sur des sentiers de violettes, – – vers la merveille dorée, vers la barque volontaire et vers son maître : mais c’est lui qui est le vigneron qui attend avec sa serpe de diamant, – – ton grand libérateur, ô mon âme, l’ineffable – pour qui seuls les chants de l’avenir sauront trouver des noms ! Et, en vérité, déjà ton haleine a le parfum des chants de l’avenir, – – déjà tu brûles et tu rêves, déjà ta soif boit à tous les puits consolateurs aux échos graves, déjà ta mélancolie se repose dans la béatitude des chants de l’avenir ! – – Ô mon âme, je t’ai tout donné, et même ce qui était mon dernier bien, et toutes mes mains se sont dépouillées pour toi : – que je t’aie dit de chanter, voici, ce fut mon dernier don ! Que je t’aie dit de chanter, parle donc, parle : qui de nous deux maintenant doit dire – merci ? – Mieux encore : chante pour moi, chante mon âme ! Et laisse-moi te remercier ! ”

“ Vieille cloche ! Douce lyre ! toutes les douleurs t’ont déchiré le cœur, la douleur du père, la douleur des ancêtres, la douleur des premiers parents, ton discours est devenu mûr, – mûr comme l’automne doré et l’après-midi, comme mon cœur de solitaire – maintenant tu parles : le monde lui-même est devenu mûr, le raisin brunit. – maintenant il veut mourir, mourir de bonheur. Ô hommes supérieurs, ne le sentez-vous pas ? Secrètement une odeur monte, – un parfum et une odeur d’éternité, une odeur de vin doré, bruni et divinement rosé de vieux bonheur, – un bonheur enivré de mourir, un bonheur de minuit qui chante : le monde est profond et plus profond que ne pensait le jour. Laisse-moi ! Laisse-moi ! Je suis trop pur pour toi. Ne me touche pas ! Mon monde ne vient-il pas de s’accomplir ? Ma peau est trop pure pour tes mains. Laisse-moi, jour sombre, bête et lourd ! L’heure de minuit n’est-elle pas plus claire ? Les plus purs doivent être les maîtres du monde, les moins connus, les plus forts, les âmes de minuit qui sont plus claires et plus profondes que tous les jours.”

“ Ô hommes supérieurs, que vous en semble ? Suis-je un devin ? suis-je un rêveur ? suis-je un homme ivre ? un interprète des songes ? une cloche de minuit ? Une goutte de rosée ? une vapeur et un parfum de l’éternité ! Ne l’entendez-vous pas ? Ne le sentez-vous pas ? Mon monde vient de s’accomplir, minuit c’est aussi midi. La douleur est aussi une joie, la malédiction est aussi une bénédiction, la nuit est aussi un soleil, – éloignez-vous, ou bien l’on vous enseignera qu’un sage est aussi un fou. Avez-vous jamais approuvé une joie ? Ô mes amis, alors vous avez aussi approuvé toutes les douleurs. Toutes les choses sont enchaînées, enchevêtrées, amoureuses, – – vouliez-vous jamais qu’une même fois revienne deux fois ? Avez-vous jamais dit : « Tu me plais, bonheur ! Moment ! Clin d’œil ! » C’est ainsi que vous voudriez que tout revienne ! – tout de nouveau, tout éternellement, tout enchaîné, enchevêtré, amoureux, ô c’est ainsi que vous avez aimé le monde, – – vous qui êtes éternels, vous l’aimez éternellement et toujours : et vous dites aussi à la douleur : passe, mais reviens : car toute joie veut – l’éternité ! “ 

“ Toute joie veut l’éternité de toutes choses, elle veut du miel, du levain, une heure de minuit pleine d’ivresse, elle veut la consolation des larmes versées sur les tombes, elle veut le couchant doré – – que ne veut-elle pas, la joie ! Elle est plus assoiffée, plus cordiale, plus affamée, plus épouvantable, plus secrète que toute douleur, elle se veut elle même, elle se mord elle-même, la volonté de l’anneau lutte en elle, – – elle veut de l’amour, elle veut de la haine, elle est dans l’abondance, elle donne, elle jette loin d’elle, elle mendie pour que quelqu’un veuille la prendre, elle remercie celui qui la prend. Elle aimerait être haïe, – – la joie est tellement riche qu’elle à soif de douleur, d’enfer, de haine, de honte, de ce qui est estropié, soif du monde, – car ce monde, oh vous le connaissez ! Ô hommes supérieurs, c’est après vous qu’elle languit, la joie, l’effrénée, la bienheureuse, – elle languit, après votre douleur, vous qui êtes manqués ! Toute joie éternelle languit après les choses manquées. Car toute joie se veut elle-même, c’est pourquoi elle veut la peine ! Ô bonheur, ô douleur ! Oh brise-toi, cœur ! Hommes supérieurs, apprenez-le donc, la joie veut l’éternité, – la joie veut l’éternité de toutes choses, veut la profonde éternité ! “

“ Ô hommes supérieurs, il est près de minuit : je veux donc vous dire quelque chose à l’oreille, quelque chose que cette vieille cloche m’a dit à l’oreille, – avec autant de secret, d’épouvante et de cordialité, qu’a mis à m’en parler cette vieille cloche de minuit qui a plus vécu qu’un seul homme : – qui compta déjà les battements douloureux des cœurs de vos pères – hélas ! hélas ! comme elle soupire ! comme elle rit en rêve ! la vieille heure de minuit, profonde, profonde ! “

“ Silence ! Silence ! On entend bien des choses qui n’osent pas se dire de jour ; mais maintenant que l’air est pur, que le bruit de vos cœurs s’est tu, lui aussi, – maintenant les choses parlent et s’entendent, maintenant elles glissent dans les âmes nocturnes dont les veilles se prolongent : hélas ! hélas ! comme elle soupire ! comme elle rit en rêve ! – n’entends-tu pas comme elle te parle à toi secrètement, avec épouvante et cordialité, la vieille heure de minuit, profonde, profonde ! Ô homme, prends garde ! “

“ Avez-vous maintenant appris mon chant ? Avez-vous deviné ce qu’il veut dire ? Eh bien ! Allons ! Hommes supérieurs, chantez mon chant, chantez à la ronde ! Chantez maintenant vous-mêmes le chant, dont le nom est « encore une fois », dont le sens est « dans toute éternité » ! – chantez, ô hommes supérieurs, chantez à la ronde le chant de Zarathoustra ! Ô homme ! Prends garde ! Que dit minuit profond ? « J’ai dormi, j’ai dormi, – « D’un profond sommeil je me suis éveillé : – « Le monde est profond, « et plus profond que ne pensait le jour « Profonde est sa douleur, – « La joie plus profonde que la peine. « La douleur dit : passe et finis ! « Mais toute joie veut l’éternité, « – veut la profonde éternité ! ”

” POURQUOI J’ÉCRIS DE SI BONS LIVRES

Je raconterai maintenant l’histoire de Zarathoustra.

Quelqu’un a-t-il une idée nette, à la fin de ce XIX siècle, de ce que les écrivains des époques vigoureuses appelaient l’inspiration ? Si non je vais vous l’expliquer. Pour peu que nous soyons restés superstitieux, nous ne saurions nous défendre de l’impression que nous ne sommes que l’incarnation, le porte-voix, le médium de puissances supérieures.

L’idée de révélation, si l’on entend par là l’apparition soudaine d’une chose qui se fait voir et entendre à quelqu’un avec une netteté et une précision inexprimables, bouleversant tout chez un homme, le renversant jusqu’au tréfonds, cette idée de révélation correspond à un fait exact. On entend, on ne cherche pas ; on prend, on ne demande pas qui donne ; la pensée fulgure comme l’éclair, elle s’impose nécessairement, sous une forme définitive : je n’ai jamais eu à choisir. C’est un ravissement dont notre âme trop tendue se soulage parfois dans un torrent de larmes ; machinalement on se met à marcher, on accélère, on ralentit sans le savoir ; c’est une extase qui nous ravit à nous-mêmes, en nous laissant la perception de mille frissons délicats qui nous parcourent jusqu’aux orteils ; c’est un abîme de félicité où l’horreur et l’extrême souffrance n’apparaissent pas comme le contraire, mais comme le résultat, l’étincelle du bonheur, comme la couleur nécessaire au fond d’un tel océan de lumière ; c’est un instinct du rythme qui embrasse des mondes de formes – car l’ampleur du rythme dont on a besoin donne la mesure de

l’inspiration : plus elle écrase, plus il élargit… Tout cela se passe involontairement, comme dans une tempête de liberté, d’absolu, de force, de divinité…

C’est dans le cas de l’image, de la métaphore, que ce caractère involontaire de l’inspiration est le plus curieux : on ne sait plus du tout ce qui est symbole, parallèle ou comparaison : l’image se présente à vous comme l’expression la plus juste, la plus simple, la plus directe. Il semble vraiment, pour rappeler un mot de Zarathoustra, que les choses mêmes viennent s’offrir à vous comme termes de comparaison (« – Toutes les choses viennent alors pour flatter ton discours et pour te caresser : car elles veulent que tu les portes. Chaque symbole t’offre son aile pour t’enlever vers chaque vérité. Tous les trésors du verbe s’ouvrent d’eux-mêmes pour toi ; tout être veut devenir verbe et tout devenir veut apprendre de toi à parler. ») Telle est mon expérience de l’inspiration ; et je suis sûr qu’il faudrait remonter jusqu’à des milliers d’années dans le passé pour trouver quelqu’un qui eût le droit de dire : « Cette expérience est la mienne aussi. 

Friedrich Nietzsche, “ Ecce Homo “

Mon manuscrit :

L’ETERNEL RETOUR DES ÂMES SOEURS 

DEVOILE A LA LUMIERE DE LA LECTURE 

DU ZARATHOUSTRA DE NIETZSCHE

https://drive.google.com/open?id=1tnWaboIHwzqUnLcp-zAqvAGlYNGgxsdC

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Patrice Sanchez sur Résistance 71:

Patrice Sanchez_Sortir par le Haut !

Patrice_Sanchez_MESSAGE HUMANI-TERRE A L’INTENTION DE LA COMMUNAUTE INTELLECTUELLE

Patrice_Sanchez_LA RELIANCE ET LA GUIDANCE QUANTIQUES

Patrice_Sanchez_NIETZSCHE ET SON AME SOEUR ETERNELLE (4)

Friedrich Nietzsche sur Résistance 71:

Friedrich-Nietzsche_L’Antéchrist_1888

Friedrich_Nietzsche_La_morale_ou_la_contre_nature

 

 

 

Cybersécurité et Nouvel Ordre Mondial: L’entreprise suisse Crypto AG outil d’espionnage pour l’empire…

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Info qui « sort » via le Washington Post, une des voix de la CIA avec le New York Times (Opération Mockingbird) et les organes d’info propagandistes du système germanophones agissant aussi pour les « services » (Udo Ulfkotte). On peut aussi questionner le timing… Pourquoi cette info sort-elle maintenant alors qu’elle est connue de longue date ?..
~ Résistance 71 ~

 

Les services secrets américain et allemand ont espionné une centaine de pays grâce à une société de cryptage

 

 

Al Manar

 

11 février 2020

 

Source: https://french.almanar.com.lb/1643402

 

Les services secrets américains et allemands ont espionné pendant des années plus d’une centaine de pays à travers une société suisse spécialisée dans le cryptage des conversations, ont révélé mardi des médias de ces trois pays. La société Crypto AG est devenue après la Seconde guerre mondiale le leader sur le marché des équipements de cryptage, vendant pour des « millions de dollars » son matériel à plus de 120 pays jusqu’à récemment, indique le Washington Post dans une enquête menée avec la télévision allemande ZDF et la radio-télévision suisse SRF.

Parmi ses clients, on trouve « l’Iran, les juntes militaires d’Amérique latine, l’Inde et le Pakistan, et même le Vatican », explique le quotidien américain. Mais Crypto AG a été secrètement achetée en 1970 par la CIA, dans le cadre d’un « partenariat hautement confidentiel » avec le BND, le renseignement allemand. Le service allemand s’est désengagé au début des années 1990 et la CIA a revendu Crypto en 2018. Les deux agences de contre-espionnage « ont truqué les équipements de la société afin de casser facilement les codes que les pays (clients) utilisaient pour envoyer des messages cryptés ».

« Le coup du siècle »

Elles ont ainsi surveillé la crise des otages à l’ambassade américaine de Téhéran en 1979, fourni des informations sur l’armée argentine à la Grande-Bretagne pendant la guerre des Malouines, suivi les campagnes d’assassinats des dictateurs sud-américains, et surpris des responsables libyens se féliciter après l’attentat contre une discothèque à Berlin-ouest en 1986 qui avait tué deux soldats américains, affirme le Washington Post.

L’opération, nommée « Thesaurus » puis « Rubicon », a été « le coup du siècle » en matière de renseignement, se félicite la CIA dans un rapport de 2004 consulté par les auteurs de l’enquête. Ils ont également eu accès à des documents rassemblés par les services de renseignement allemands en 2008. Ni la CIA ni le BND n’ont souhaité commenter cette enquête, sans pour autant nier l’authenticité des documents, selon le Washington Post.

L’ancien coordinateur du renseignement allemand, Bernd Schmidbauer, a pour sa part confirmé à la ZDF l’existence de cette opération, estimant que « Rubicon » avait permis « de rendre le monde un peu plus sûr ». La société suédoise Crypto International, qui a racheté Crypto AG, a estimé que l’enquête était « très alarmante », assurant qu’elle n’avait « aucun lien avec la CIA ou le BND ». Les autorités suisses ont indiqué mardi à l’AFP avoir lancé une « recherche » sur le sujet le 15 janvier.

Résistance politique: Une journaliste américaine refuse l’obéissance à la police de la pensée au service sioniste (Veterans Today)

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Abby Martin & Chris Hedges

 

La journaliste Abby Martin refuse de se plier à la police de la pensée israélienne aux Etats-Unis

 

Jonas E. Alexis

 

8 février 2020

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2020/02/08/abby-martin-refuses-to-kowtow-to-israeli-thought-police-in-the-us/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Abby Martin(*) devait faire une présentation à la Georgia South University, mais ce projet a été brutalement stoppé lorsque les prostituées de la politique aux Etats-Unis lui ont demandé de signer un contrat…

Violait-elle les ténets de la liberté d’expression si prétentieusement épousés par les politiciens américains ? Faisait-elle une apologie de la violence ? Non. On a demandé à Martin de “signer un contrat promettant de ne pas boycotter Israël” ( “sign a contractual pledge to not boycott Israel.”)

Écoutez bien ceci: “depuis 2014, 28 états, parmi eux l’état de Georgie, ont adopté des lois anti-boycott d’Israël, incluant cinq décrets émis par des gouverneurs.” Une fois de plus, Martin n’a pas signé le contrat.

Elle a dit:

J’ai refusé et mon discours fut annulé. Toute la conférence s’est effondrée après le soutien de mes collègues. Cette censure de mon intervention, fondée sur la coercition à se plier à la loi anti-BDS (boycott) en Georgie n’est juste qu’un niveau de la campagne nationale pour protéger Israël de la pression exercée par la base populaire. Nous devons rester fermement opposés à tous ces efforts et ne pas ramper de peur devant ces violations éhontées de la liberté d’expression et de parole.

Les Israéliens tiennent déjà Trump par les couilles et ont fait voté des lois draconiennes par la Maison Blanche concernant les campus universitaires: “Alors que se poursuit la répression contre le mouvement de boycott BDS, le président Trump a signé un décret le 11 décembre qui permettra effectivement au gouvernement d’interpréter le judaïsme comme à la fois une race ou nationalité et une religion sous la loi fédérale de façon à ce que le ministère de l’éducation puisse prendre une action directe contre ce qu’il estime être de ‘l’antisémitisme sur les campus universitaires’”.

En d’autres termes, si vous dites quelques choses que les israéliens n’aiment pas, ils demanderont alors à leurs larbins de la Maison Blanche de vous appeler antisémite. Et si vous êtes un étudiant demandant des questions gênantes au sujet du Moyen-Orient, de Gaza et de la Palestine en général, alors votre carrière académique est virtuellement terminée. “Trump a clairement déclaré que la décision cible le mouvement Boycott, Divestment and Sanctions (BDS), l’appelant une campagne antisémite contre Israël.

Si vous protestez encore contre l’attaque sans relâche d’Israël sur les Palestiniens et particulièrement à Gaza, si vous dites assez aux guerres perpétuelles qui ne font que soutenir l’agenda d’Israël au Moyen-Orient et si vous dites que les nouveaux cons(ervateurs) sont essentiellement composés d’idéologues juifs qui continuent encore et toujours de tirer l’Amérique au fond du gouffre, alors vous devenez ipso facto antisémite. Le NY Times (NdT: la voix de la CIA) a récemment déclaré :

Le président Trump a sorti son plan longuement mûri pour la paix au Moyen-Orient, le soi-disant “deal du siècle”. Ce plan appelle pour un état palestinien en Cisjordanie et Gaza ; pour que Jérusalem, incluant la vieille ville, devienne la capitale indivisée d’Israël et pour qu’Israël annexe toutes les colonies, incluant celles de la vallée du Jourdain, ce qui constitue près du quart de la Cisjordanie, incluant sa frontière orientale avec la Jordanie, créant ainsi un état archipel (NdT: du goulag…) palestinien discontinu entouré d’une mer de territoires israéliens. Mr Trump a annoncé que les Etats-Unis allaient reconnaître la souveraineté d’Israël sur tout le territoire que le plan lui assigne, et peu de temps après, le premier ministre Benjamin Natanyahou a promis d’annexer toutes les colonies et la vallée du Jourdain à compter de dimanche.”[1]

Si vous résistez à ce plan diabolique et si vous vous rendez sur des campus universitaires pour protester, alors vous êtes encore un antisémite. Ce fut la nouvelle con de confession judaïque Melanie Philip qui déclara sans équivoque que “la vision néo-conservatrice du monde est de manière démontrable juive.” [2] Mais si un goyim cite Philip, alors il devient antisémite et Philip continuera à recevoir d’amples accolades.

En 2006, un groupe parlementaire britannique, mené par Denis MacShane et soutenu par un grand nombre de juifs et de nouveaux cons comme Melanie Philip et Emanuele Ottolenghi, a publié un rapport intitulé “Report of the All-Party Parliamentary Inquiry into Antisemitism”, dans lequel il est dit que “c’est la communauté juive elle-même qui est la mieux qualifiée pour déterminer ce qui constitue ou pas de l’antisémitisme.” [3]

Les actes constitutifs pourraient inclure “des conversations, des discussions ou des déclarations faites en public ou de manière privée et qui seraient au delà de ce qui est acceptable” tout aussi bien que “le changement de ton et d’attitude qui s’opère de manière générale lorsqu’il est discuté des juifs, que ce soit par écrit, par diffusion hertzienne, dans les universités ou dans des évènements publics ou sociaux.”[4]

Jusqu’où cela peut-il aller ? Pouvons-nous honnêtement dire que seule la communauté noire est qualifiée pour déterminer ce qui constitue le racisme, ou seule la communauté musulmane capable de décider ce qui constitue des sentiments islamophobes ? Quelqu’un peut-il voir et comprendre l’absurdité totale d’un tel système, sans en mentionner le danger ?

Que les Israéliens, nouveaux cons et leurs putes de la Maison Blanche soient d’accord ou pas, ils ne font essentiellement que déconstruire ce qui fut un temps la liberté d’expression en Amérique et ailleurs. Mais ils sont trop aveugles pour comprendre qu’ils ne font que se tirer eux-mêmes une balle dans le pied parce que comme va le dire E. Michael Jones dans son prochain ouvrage “Logos Rising: The History of Ultimate Reality”, leur idéologie va, au bout du compte, mener à la chute de leur pouvoir politique.

(*) Note de Résistance 71: Abby Martin est une journaliste américaine que nous suivions régulièrement au travers de son émissions sur RT “Breaking the Set” (2012-2015). Elle quitta RT suite à son désaccord sur la position russe concernant l’Ukraine et par suite la Crimée. Elle commença une nouvelle série d’information alternative sur Telesur (chaîne de langue anglaise de la télé venezuelienne), “The Empire Files”, que nous n’avons suivi qu’épisodiquement. Depuis 2018, sa série “d’informations radicales exposant un monde façonné par l’empire” (le slogan de l’émission) est devenu indépendante par le financement participatif (http://theempirefiles.tv )

Ex-activiste dans les mouvements pour la vérité sur le 11 septembre et Occupy Wall Street, Abby Martin est proche de ce qui est appelée “l’opposition contrôlée” et ses figures de proue en Amérique, telles Noam Chomsky, les journalistes Chris Hedges (voir photo d’illustration) et Amy Goodman (de Democracy Now !) et bien d’autres. Elle fut une des très rares journalistes à avoir invité sur son plateau des anarchistes et libertaires pour discuter ouvertement de l’Idée, lorsqu’elle était encore sur RT. Intelligente, érudite, posant souvent les bonnes questions avec un certain charisme, Abby Martin est sans aucun doute une figure du journalisme alternatif, mais…ses désaveux successifs des mouvements pour la vérité sur le 11 septembre et d’Occupy Wall Street (qui de l’avis de tous fut infiltré et torpillé de l’intérieur pour en faire un mouvement réformiste docile supplémentaire, mais fut-il jamais (r)évolutionnaire ?…), font qu’on est en droit de se demander quand reniera t’elle son engagement contre le sionisme et le mouvement BDS ? On l’aime bien, mais on la prend avec le grain de sel habituel concernant les journaleux de profession dits “alternatifs”…

L’associé et producteur exécutif de Martin pour son émission est l’ex-militaire américain et ancien combattant de la guerre d’Irak, Mike Prysner, membre du “Party for Socialism and Liberation” (PS)L, créé en 2004), parti marxiste-léniniste, le parti a présenté sa candidate aux élections présidentielles américaines en 2008, 2012, 2016 et va le faire en 2020 toujours en la personne de Gloria La Riva. En 2016, le parti a représenté 0,05% du vote populaire aux Etats-Unis. Prysner et Martin sont certes des critiques du système, mais ils sont surtout des réformistes invétérés ne remettant pas en cause les fondements du système, mais ayant quand même le mérite de sortir quelques vérités. Bien rare par les temps qui courent, convenons-en. Ne boudons donc pas ce plaisir…

 

Résistance au colonialisme: La question de souveraineté et d’inamovibilité des peuples et nations natifs (Mohawk Nation News)

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Kaianerekowa et Teiohateh

 

“Vous dites être le père et que je suis votre fils. Nous disons, nous ne serons pas comme père et fils, mais plutôt comme des frères. Cette ceinture Wampum confirme nos paroles. Ces deux rangées vont symboliser nos deux vies ou nos deux vaisseaux, descendant la rivière ensemble. L’un est un canoë d’écorce de bouleau et représente Onkwe’hon:we, leurs lois, leurs coutumes et leurs façons de vivre ; l’autre, un navire représentant le peuple blanc avec leurs lois, leurs coutumes et leurs façons de vivre. Nous voyagerons ensemble sur la rivière, côte à côte, mais chacun dans son embarcation. Aucun de nous ne fera des lois obligatoires ou n’interfèrera dans les affaires intérieures de l’autre. Aucun de nous n’essaiera de diriger l’embarcation de l’autre.”

“Aussi longtemps que le soleil brillera sur cette terre sera le temps de durée de NOTRE accord, aussi longtemps que l’eau coulera et aussi longtemps que l’herbe demeurera verte à certaines périodes de l’année. Maintenant nous avons symbolisé cet accord qui nous liera pour toujours aussi longtemps que notre terre-mère est toujours en mouvement.”
~ Traité Wampum Deux Rangées entre le peuple Rotinoshonni (iroquois) et le peuple hollandais de 1613, repris par les Français et les Anglais en 1701 ~

“Vous ne serez et ne demeurerez que des commodités aussi longtemps que l’empire existera…”
~ Russell Means, Oglala, Lakota ~

 

Pour comprendre plus en détail le fond du problème colonial actuel sur l’ensemble du continent américain et en particulier le conflit actuel qui oppose la nation Wetsuweten de Colombie Britannique au nom si colonial aux forces fédérales canadiennes, nous invitons comme d’habitude les lecteurs à lire toute la documentation que nous avons placé en « lectures complémentaires » sous l’article de MNN. Il est vital de comprendre le fond réel de cette affaire, car nous ne vivons en rien dans un monde « post-colonial » comme on veut nous le faire croire, mais bel et bien dans un monde de la fonctionnalité coloniale, celui de la tyrannie marchande totale et achevée.
L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux colonialistes éveillés de leur colonialisme passif, se tenant main dans la main avec leurs frères et sœurs dynamiquement colonisés créant ensemble la société des sociétés émancipée de demain. rappelons nous toujours que nous ne possédons pas la terre, nous ne faisons que l’emprunter à nos enfants et à notre descendance non-née.

~ Résistance 71 ~

 

 

Tenewatsotah, nous sommes les inamovibles

 

Mohawk Nation News

 

10 février 2020

 

url de l’article original:

https://mohawknationnews.com/blog/2020/02/10/tewenatsotah-we-are-the-immovables/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Nous sommes Kanienhehaka, les Mohawks, un des peuples placés sur l’Île de la Grande Tortue par la nature / création depuis des temps immémoriaux. Notre pacte avec la nature est d’aider à amener la paix et la liberté à chacun en ce monde. Nous sommes les protecteurs de toute l’Ile de la Grande Tortue pour toujours, d’un pôle à l’autre, d’un océan à l’autre.

Les conseils de bandes sont créés par le parlement (canadien) pour assister la police para-militaire à nous attaquer. Ils représentent le Canada, cette entité coloniale. La réponse ici a commencé lorsque Kentekeh a été menacé avec violence par CN Rail (NdT: la SNCF canadienne). Maintenant l’organisation para-militaire qu’est la Gendarmerie Royale du Canada (NdT: GRC, la “fameuse” police montée, créée à l’origine pour réprimer et traquer les peuples natifs), va prendre des mesures coercitives contre Unist’ot’en aujourd’hui (NdT: territoire et peuple du nord de la Colombie Britannique coloniale qui est en lutte pour préserver sa terre)

Une nation étrangère qui envahit notre terre, capture notre peuple et le place dans des camps de “prisonniers de guerre” (les “réserves”), perpétue un acte de guerre. Les attaques sur Wetsuweten sont la continuation du génocide perpétré de longue date sur nous par les gouvernements coloniaux et entrepreneuriaux, ainsi que sur nos terres et nos ressources.

Le gouvernement du Canada a déclaré aux Nations-Unies qu’il recherchait la réconciliation pour tout le mal qu’il nous a fait. Ce n’est qu’un truc de marchand de tapis pour pouvoir plus facilement enfumer le conseil de sécurité de l’ONU et gagner des sièges permanents en son sein.

Les tribunaux de l’amirauté canadiens et leur code criminel sont illégaux étant fondés sur la loi sur les Indiens (Indian Act). Ils affirment leur juridiction sur nos terre par les lois sur les terres édictées par l’Indian Lands Acts du 25 octobre 1924. C’est le plus grand vol de terres de l’histoire du monde. Ils n’ont absolument aucune autorité pour prendre des décisions sur des peuples souverains étrangers. Nous ne faisons en rien partie du Canada. Les peuples originels et nos alliés ne doivent pas permettre à cette espèce invasive de se propager plus avant et de détruire les espèces naturelles endémiques à l’Île de la Grande Tortue. Notre pacte principal avec la nature est de survivre et de coexister avec toute vie en tant que frères et sœurs sur cette planète Terre. Un accord sur nos relations fut établi sous les prérogatives du traité wampum deux rangées (Teiohateh ou Guswentha). Le Canada l’a immédiatement violé ; ils n’ont ainsi aucun droit d’être sur l’Île de la Grande Tortue.

Les tribunaux du Canada n’ont absolument aucune juridiction sur nous. Nous maintenons un espace d’acceuil sur Kahnawakeh (NdT: un des territoires mohawks) en solidarité avec notre famille onkwehonweh (peuple natif) de Wetsuweten. Les forces de police étrangères (NdT: la GRC de l’entité coloniale appelée “Canada”) ont envahi nos territoires et ont perturbé la paix et tout le monde.

Nous disons à l’entreprise coloniale du Canada et son “gouvernement” d’arrêter immédiatement votre agression et de vous retirer de ces terres sans délai. Vous n’avez rien à faire ici car vous violez en permanence Kaianerekowah, la Grande Loi de la Paix.

L’invasion ne fut en aucun cas un acte de la nature / création. Nous demandons à nos amis et alliés de joindre les mains avec nous.

Un accord sur notre relation fut établie sous les auspices de Teiohateh, le traité wampum deux rangées. Il fit violé illico par le Canada. Ils n’ont aucun droit sur l’Île de la Grande Tortue.

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“Toute la tradition européenne, marxisme inclus, a conspiré pour défier l’ordre naturel de toutes choses. La terre-mère a été abusée, les pouvoirs ont été abusés et tout ceci ne peut pas continuer indéfiniment. Aucune théorie ne peut venir changer ce simple fait. La terre-mère va riposter, l’environnement va riposter et ceux qui abusent seront éliminés. Les choses reviennent au point de départ. C’est çà la révolution. C’est aussi une prophétie faite par mon peuple, par le peuple Hopi et bien des autres peuples corrects. Les Indiens des Amériques ont essayé d’apprendre cela aux Européens depuis des siècles ; mais, comme je l’ai dit plus tôt, les Européens sont incapables d’écouter. L’ordre naturel des choses gagnera et les abuseurs, les offenseurs mourront, comme les daims meurent lorsqu’ils brisent l’harmonie en surpeuplant une zone donnée. Ce n’est plus qu’une question de temps avant qu’une catastrophe naturelle ne se produise, une catastrophe aux proportions planétaires. C’est le rôle des Indiens et de toutes choses naturelles de survivre. Une partie de notre survie consiste à résister. Nous résistons non pas pour renverser un gouvernement ou pour saisir le pouvoir, mais simplement parce qu’il est normal et naturel de résister à l’extermination, de survivre. Nous ne voulons en aucun cas le pouvoir au-delà des institutions des blancs, ce que nous voulons c’est que les institutions des blancs disparaissent. C’est çà la révolution.
Nous, les Indiens des Amériques, sommes toujours en contact avec ces réalités, les prophéties, les traditions de nos ancêtres. Nous apprenons de nos anciens, de la nature, des pouvoirs. Et quand la catastrophe est passée, nous les Indiens des Amériques, nous serons toujours là pour habiter ces terres et ce continent. Peu importe si ce ne sera qu’une poignée d’entre nous au fin fond des Andes. Le peuple amérindien survivra, l’harmonie sera rétablie. C’est çà la révolution.”

~ Extrait du discours de Russell Means durant le Black Hills International Survival Gathering, Dakota du Sud, juillet 1980 ~

(traduit de l’anglais par Résistance 71)

Lectures complémentaires:

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Pierre_Clastres_Echange-et-pouvoir-philosophie-de-la-chefferie-indienne

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

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Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

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La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

kaianerekowa Grande Loi de la Paix