Appel du Collectif Prolétarien pour la grève générale illimitée ! Le succès est dans l’action organisée hors du contrôle réformiste syndical bouffant au râtelier du système…

Nous ajouterions ceci: Grève générale illimitée et EXPROPRIATRICE…
Reprenons les moyens de production à notre compte pour produire entre nous, solidaires et complémentaires, selon nos besoins et non pas pour notre exploitation systémique en bande organisée. L’autogestion, ce n’est pas gérer la merdasse du capital pour lui, c’est mettre à bas état, argent et salariat pour vivre ensemble, librement associés, selon la formule du « à chacun selon ses capacités à chacun selon ses besoins » dans une organisation organique des être retrouvés, émancipés de la marchandise.
~ Résistance 71 ~

Vous vous êtes emparés des usines, vous avez fait ainsi un pas important vers l’expropriation de la bourgeoisie et la mise à la disposition des travailleurs des moyens de production. Votre acte peut être, doit être le début de la transformation sociale. Le moment est plus propice que jamais. Le gouvernement est impuissant et n’ose vous attaquer. Tout le prolétariat, des villes et des campagnes, vous regarde avec une fébrile anxiété et est prêt à suivre votre exemple.
Si vous demeurez unis et fermes vous pourrez avoir fait la révolution sans qu’une goutte de sang ne soit versée 5. Mais pour que cela soit réalité, il faut que le gouvernement sente que vous êtes fermement décidés à résister en utilisant s’il le faut les moyens les plus extrêmes. Si au contraire il vous croit faibles et hésitants, il se tiendra sur ses gardes et tentera d’étouffer le mouvement en massacrant et en persécutant. Mais même si le gouvernement tente de réprimer, en particulier s’il essaie, tout le prolétariat s’insurgera pour vous défendre. Cependant un danger vous menace : celui des transactions et des concessions.
Sachant qu’ils ne peuvent vous attaquer de front, les industriels vont essayer de vous leurrer. Ne tombez pas dans le piège.
Le temps n’est plus aux pourparlers et aux pétitions. Vous jouez le tout pour le tout, tout comme les patrons. Pour faire échouer votre mouvement, les patrons sont capables de concéder tout ce que vous demandez. Et lorsque vous aurez renoncé à l’occupation des usines et qu’elles seront gardées par la police et l’armée, alors gare à vous !
Ne cédez donc pas. Vous avez les usines, défendez-les par tous les moyens.
Entrez en rapport d’usine à usine et avec les cheminots pour la fourniture des matières premières ; mettez-vous d’accord avec les coopératives et les gens. Vendez et échangez vos produits sans vous occuper des ex-patrons.
Il ne doit plus y avoir de patrons, et il n’y en aura plus, si vous le voulez.
~ Errico Malatesta, septembre 1920 ~

 


Grève générale, illimité et… EXPROPRIATRICE !
Italie 1920, Espagne 1936, Hongrie 1956…

 

En grève jusqu’à la retraite !

Appel du Collectif Prolétarien pour la Grève Générale Illimitée.

 

Décembre 2019

 

Source: https://paris-luttes.info/en-greve-jusqu-a-la-retraite-13000?lang=fr

 

« Il faut dire aux Français clairement et tranquillement que nous allons travailler plus longtemps. »
Édouard PHILIPPE, Premier ministre, 21 novembre 2019

« Le système de retraites par points, en réalité, ça permet une chose, qu’aucun homme politique n’avoue : ça permet de baisser chaque année le montant des points, la valeur des points et, donc, de diminuer le niveau des pensions. Voilà. »
François FILLON, 9 mars 2016

En affirmant le 16 novembre dernier à destination d’une Gilet jaune « nous ne sommes pas dans le même camp, madame » , le préfet de police de Paris, LALLEMENT (sic), aura sans doute — bien involontairement — contribué à éclairer jusqu’aux plus naïfs quant à la polarisation de la situation sociale en fRance. Car s’il y a plusieurs camps en présence, c’est bien qu’il y a une guerre : celle que la bourgeoisie mène, avec une intensité accrue depuis l’arrivée au pouvoir de MACRON, contre toutes les conquêtes sociales arrachées en deux siècles de luttes ouvrières.

Après des attaques contre le droit du travail en ce qu’il peut avoir de protecteur pour les salariés, contre le statut de la fonction publique ou encore contre les conditions d’indemnisation du chômage – et en parallèle de grossières manœuvres de diversion stigmatisant les immigrés – les kamikazes de LREM envisagent désormais une énième « réforme » des retraites. Les précédentes réformes de 1993, 2003, 2007, 2010 et 2014 ont pourtant déjà entraîné un durcissement drastique des conditions d’accès à la retraite doublé d’une baisse du montant moyen des pensions versées, notamment via l’augmentation du nombre d’années pris en compte pour le calcul du salaire de référence, l’augmentation de la durée de cotisation requise pour bénéficier d’une retraite à taux plein et le relèvement de l’âge minimum d’ouverture des droits à la retraite.

Mais, outre sa forte dimension symbolique (i.e. infliger une défaite majeure à 25 millions d’exploités), le passage à un système de retraite par points marquerait un saut qualitatif dans la régression sociale. En effet, un tel système signifie concrètement que :

— > le montant des pensions servies aux retraités deviendra une simple variable d’ajustement de l’équilibre financier global du système de retraites au nom d’une règle d’or inique plafonnant les dépenses de retraites à un niveau maximum de 13,8% du PIB ;

— > l’allongement de l’espérance de vie entraînera une diminution mécanique du coefficient de conversion des points accumulés, forçant les exploités, tels des hamsters dans une roue, à choisir entre la peste et le choléra : ou bien repousser sans cesse leur départ en retraite à mesure que le coefficient de conversion des points se déprécie ou bien cesser le turbin plus tôt au prix d’une retraite largement amputée ;

— > dans ces conditions, le potentiel maintien d’un « âge légal de départ en retraite » devient donc purement formel puisque, eu égard au niveau de leurs pensions en cas de départ à 62 ans ou avant, la majorité des prolétaires seront contraints de travailler au-delà de cet âge dans l’espoir de s’assurer un niveau de (sur)vie correct. À terme, l’objectif est de contraindre des exploités historiquement hostiles à la retraite par capitalisation à devoir y recourir en guise de nécessaire complément aux maigres subsides issus du système par points… pour le plus grand profit des milieux financiers (assureurs, fonds de placement) qui ont largement appuyé l’arrivée au pouvoir de la clique des marcheurs au pas de l’oie.

Réclamée par le MEDEF, cette réforme des retraites est également largement inspirée par l’OCDE — dont le rapport France, mieux travailler avec l’âge, paru en 2014, recommandait de renforcer les incitations à travailler plus longtemps, notamment en changeant les limites d’âge dans le secteur public. De fait, les réformes des retraites menées dans les différents pays de l’OCDE ces dix dernières années ont abouti à une forte réduction de la part des pensions financées par la collectivité. Cette réforme s’inscrit, en outre, dans la ligne de la politique de l’Union européenne en faveur du « vieillissement actif » affirmée dès 2001 lors du sommet de Stockholm (objectif d’une hausse du taux moyen d’emploi des 55-64 ans) et complétée depuis par la « stratégie de Lisbonne » et par la stratégie « Europe 2020 » (objectif d’une augmentation de l’âge moyen de liquidation de la retraite des salariés).

Face à cette attaque d’ampleur contre le salaire différé, toute riposte prolétarienne sera inéluctablement vouée à l’échec si elle ne parvient pas à s’extraire de l’opposition spectaculaire entre le pouvoir et les syndicats. Ces derniers, en laquais serviles de la bourgeoisie, se divisent en effet principalement entre :

— > Ceux qui, à l’instar des ordures finies de la CFDT et de l’UNSA, soutiennent ouvertement la réforme des retraites ;

— > Ceux qui, tels la CGT, FO, la FSU, prétendent la combattre, mais qui en discutent les modalités et le contenu depuis l’élection de MACRON… Discussions formelles principalement destinées à convaincre les rupins enragés de LREM de l’utilité des syndicats en tant que partenaires sociaux crédibilisant la fiction de la « démocratie sociale », car, de l’aveu même d’Yves VEYRIER, bureaucrate en chef de FO, « on nous concerte sur quelque chose qui est déjà décidé ».

Dans la mesure où les bourges et les syndicats à leur botte savent, de longue date, que des grèves contre leur réforme des retraites seront inévitables, ils ont eu tout le loisir de rédiger un scénario de la débâcle prolétarienne qu’il s’agira donc de contrecarrer. Il convient en particulier de dénoncer ce jeu de miroirs à vocation paralysante entre le gouvernement et les syndicats :

— > D’un côté, dans le but de circonscrire au maximum le périmètre de la grève démarrant le 5 décembre et de briser préventivement toute forme de solidarité envers les travailleurs en grève, le gouvernement et ses organes de propagande présentent les grèves à venir comme étant « très corporatistes » et menées par des « syndicats qui défendent des régimes spéciaux » (A. BUZYN, ministre de la Santé) ;

— > De l’autre, venant avaliser les éléments de langage des bonimenteurs sous Captagon® de LREM, la CGT & co donnent des gages à peu de frais à leurs bases en soutenant des grèves reconductibles dans des secteurs prolétariens assurément symboliques — mais surtout très minoritaires (cheminots, agents RATP) ! – tout en faisant le pari que le reste du prolétariat se contentera sagement d’une grève carrée de 24 heures et retournera trimer dès le 6 décembre… Or c’est justement à ces mêmes maîtres tacticiens de la déroute prolétarienne (CGT Cheminots, SUD-Rail) que les cheminots doivent l’échec de leur lutte – longue, mais maintenue volontairement isolée par les syndicats – contre la disparition de leur statut au printemps 2018.

Du reste, si la police en chasubles rouges ne suffit pas, le pouvoir pourra toujours — dans la lignée de la répression féroce du mouvement des Gilets jaunes et des meilleures dystopies de George ORWELL — s’appuyer sur celle en uniformes bleus. MACRON exigeant une condamnation préventive des violences du 5 décembre, le secrétaire d’État DJEBBARI affirmant la « vigilance » du gouvernement « sur les aspects d’ordre public » ou encore CASTANER demandant une non-application de la réforme des retraites aux flics… tout ceci démontre la détermination du Pouvoir à rééditer la formule politique qui a fait florès lors de la réduction du mouvement des GJ : une alliance objective entre le gouvernement LREM et le RN — par le biais de forces répressives obéissant docilement au premier tout en étant massivement acquises aux idées du second.

Les obstacles sur la voie de l’émancipation sont encore nombreux, mais, à l’image de nos sœurs et frères de classe qui se soulèvent actuellement de l’Irak à Hong Kong, de la Colombie jusqu’en Algérie, l’heure est venue de noyer la bourgeoisie dans l’eau glacée de ses calculs égoïstes :

Engageons-nous dans la grève générale illimitée !
Chassons les bureaucrates et bloquons tout !
Organisons dans toutes les boîtes des assemblées générales souveraines et des comités de lutte !
Mettons en place des caisses de grève et des coordinations !

= = =

« Grévistes en colère : ‘Bureaucrates hors de nos grèves ! »

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

4 Réponses to “Appel du Collectif Prolétarien pour la grève générale illimitée ! Le succès est dans l’action organisée hors du contrôle réformiste syndical bouffant au râtelier du système…”

  1. Pour comprendre & Transformer notre réalité, en appui de la pédagogie des opprimés, de Paulo Freire, et en direction du monde éducatif de France & de Navarre, que Blanquer tente de rouler dans la farine ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2019/12/08/au-monde-educatif-de-france-de-navarre/

    Appel à imploser le concept « bancaire » de l’Éducation !

    Page 30 du PDF La Pédagogie des Opprimés de Paulo Freire : Dans le concept bancaire de l’éducation, la connaissance est un don accordée par ceux qui se considèrent érudits, savants, au-dessus de ceux qu’ils considèrent ne rien savoir. Projeter une ignorance absolue sur les autres, caractéristique de l’idéologie de l’oppression, annihile l’éducation et la connaissance en tant que processus de quête. L’enseignant se présente aux élèves comme leur opposé absolu et nécessaire ; en considérant leur ignorance comme absolue, il justifie par là même son existence et sa position. Les élèves, aliénés tel l’esclave dans la dialectique hégélienne, accepte leur ignorance comme justificatif de l’existence de l’enseignant, mais, à l’encontre de l’esclave, ils ne découvrent jamais qu’ils éduquent l’enseignant.

    La raison d’être de l’éducation libertaire en revanche, réside dans la poussée vers la réconciliation. L’éducation doit commencer avec la résolution de la contradiction enseignant-élève, en réconciliant les pôles de la contradiction de façon à ce que tous deux soient simultanément enseignant et élève.

    Cette solution n’est pas (et ne peut pas être) trouvée dans le concept de l’éducation bancaire ; bien au contraire, celle-ci maintient stimule même la contradiction au moyen de ces attitudes et pratiques qui reflètent la société oppressive dans son ensemble :

    a) L’enseignant enseigne et l’élève est enseigné
    b) L’enseignant sait tout et l’élève ne sait rien
    c) L’enseignant pense et l’élève est pensé
    d) L’enseignant parle et l’élève écoute ou peu s’en faut
    e) L’enseignant discipline et l’élève est discipliné
    f) L’enseignant choisit et impose ses choix, l’élève obéit et fait
    g) L’enseignant agit et l’élève a l’illusion d’agir au travers de l’action de l’enseignant
    h) L’enseignant choisit le contenu du programme et l’élève qui ne fut pas consulté, s’adapte
    i) L’enseignant confond l’autorité du savoir avec sa propre autorité professionnelle qu’il/elle oppose à la liberté de l’élève
    j) L’enseignant est le sujet du processus éducatif tandis que l’élève n’est qu’un simple objet de celui-ci

    Il n’est pas surprenant que le concept bancaire de l’éducation voit les humains comme adaptables, des êtres à gérer. Plus les élèves travaillent à stocker les dépôts de connaissance qu’on leur donne, moins ils développent la conscience critique qui résulterait en leur intervention dans le monde en tant que transformateurs de celui-ci. Plus ils acceptent complètement le rôle passif qu’on leur impose, et plus ils ne tendent qu’à simplement s’adapter au monde tel qu’il est et à adhérer à la vision fragmentée de la réalité déposée en chacun d’eux.

    Ne laissons pas se refermer cette fenêtre qui s’ouvre, opportunément à nous…
    Jo

  2. […] Sur Résistance 71, en analyse dans : Appel du Collectif Prolétarien pour la grève générale illimitée ! Le succès est dans l’actio…… […]

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