Grévistes en colère: « Bureaucrates, hors de nos grèves ! »

Nous ne sommes pas les seuls à le dire loin s’en faut, mais il est vital de considérer ce fait évident: toute grève encadrée l’est par des foies jaunes qui bouffent depuis des lustres au râtelier du système et pour eux, la soupe est bonne…

Tout mouvement de grève encadré n’est que la mise de la lutte émancipatrice dans la nasse du réformisme.

Non pas que la base soit corrompus, mais la hiérarchie l’est, immanquablement et le texte ci-dessous est éclairant là dessus pour ceux/celles qui l’ignoraient encore.
Pour être vraiment efficace et peser : grève générale illimitée et expropriatrice, c’est à dire que les travailleurs reprennent les rênes du travail et produisent biens et services pour la communauté, en direct, et non plus pour soutenir ce système de la dictature marchande, du profit et sa clique de parasite (sortie de l’aliénation). Les conseils ouvriers italiens anarchistes de 1920 ont fait trembler le système de la sorte pour n’être trahi que par la fange habituelle des foies jaunes de partis, “communistes” en tête.

Quand on négocie, on est d’accord sur le principe du système dans lequel on évolue. Là doit se situer la grande rupture. La victoire émancipatrice ne peut venir qu’en dehors de l’État et de ses institutions, en dehors de la dictature marchande qui les régit depuis quelques 200 ans, en dehors des concepts monétaires et en dehors de l’esclavage salarial. Le but n’est pas d’améliorer cette merdasse immonde et contre-nature, mais de la supprimer sans espoir de retour.

Tel est l’enjeu, tout le reste n’est que favoriser le renforcement du système qui phagocyte toutes les luttes menées sur son terrain. Nous ne devons plus jouer cette partie sur leur terrain, mais sur le notre. Le nombre, l’organisation organique et la détermination sont notre force, même si pas encore bien comprise.

C’est la seule issue pour nous émanciper de cette société du vampirisme marchand et de pouvoir enfin vivre et mon plus survivre avant la mort.

Qu’on se le dise !

~ Résistance 71 ~

 


« A bas les grèves réformistes des impostures marchandes »

 

Bureaucrates hors de nos grèves !

 

Grévistes en colère

 

7 décembre 2019

 

source:

https://paris-luttes.info/bureaucrates-hors-de-nos-greves-13041?lang=fr

 

Impressions et analyses d’un gréviste sur comment se départir des bureacrates syndicaux afin de mener le mouvement vers la victoire.

Ayant déjà été grévistes en 2010 lors de la précédente réforme des retraites, qui, faut-il le rappeler, a été un flop énorme, et a épuisé la plupart des personnes l’ayant vécu, leur a brisé le moral jusqu’en 2016 où les têtes ont commencé à se relever, nous tenons à mettre au point un certain nombre de choses.

1-Le droit de grève étant encadré en France, nous ne sommes pas libres de faire grève quand nous le souhaitons. Le public et le privé sont pris en otage (pour une fois que c’est vrai) par les directions syndicales qui posent les appels nationaux, « couverture légale » de tout mouvement de grève.

Le privé peut se mettre en grève dès qu’il le souhaite, à condition d’être deux grévistes dans une boite : à moins d’un rapport de force particulièrement élevé, inutile de dire que c’est compliqué.

Le public doit attendre le bon vouloir des directions syndicales, même s’il y a des préavis tout le temps, absolument pas coordonnés : ah ouais c’est vrai, si on était coordonné·e, peut-être qu’on pourrait gagner, merde alors.

Jeudi, c’était le cas : grévistes partout, boulot nulle part, en plus pas de transports, tant mieux pour tout le monde.

Vendredi, déjà, les gens commencent à bafouiller : les buros sont de nouveau de sortie en AG pour nous expliquer que jeudi et mardi, c’est deux jours consécutifs. Comment faire passer des journées éparses pour une grève illimitée…


C’est pourquoi nous souhaitons que les gens arrêtent leurs salades : tout le monde veut une grève illimitée, qui sera notre seule chance de faire reculer les porcs qui veulent nous faire travailler jusqu’à la mort.

2-Comme la grève, ça coûte cher, et que tout le monde crève déjà la bouche ouverte, la question des caisses de grève se pose : qui parle de caisse en ligne, de demander l’aumône dans le métro (dommage, y en a plus), de faire des gâteaux et du vin chaud, etc., etc.


Nous tenons à rappeler que les syndicats ont des thunes pour ça et qu’elles ne sont pas réservées aux syndiqué·e·s, mais aux grévistes. Nous serions bien naïf·ve·s de laisser les syndicats contrôler ces caisses et avons besoin de caisses autonomes
 !

3-Retour des AG, retour des buros : les méthodes n’ont pas changé, on tient le crachoir, tout le monde est d’accord dans un consensus flou, toute parole est immédiatement lissée, policée. Bientôt le retour des invisibilisations, des limitations du temps de parole voire des intimidations verbales ou physiques envers les personnes qui parlent d’organisation sérieuse,

Il est nécessaire, dans toutes les AG, que les gens soient conscient·e·s des tours de passe-passe des habitué·e·s de la parole : qui récupère les numéros de téléphone et les mails et contrôle les informations diffusées, qui veut mettre tel mot à la place de tel autre, qui veut imposer son agenda syndical ou politique, qui veut proposer tel mode d’organisation, commission dans un but de contrôle, etc., etc.

Tous ces micmacs n’intéressent personne, on n’a pas le temps : tout ce qu’on veut, c’est décider ensemble, de nos actions, de nos moyens de faire grève, donc pression.

Que les bureaucrates fassent attention : on n’est pas prêt·e·s à se faire rouler de nouveau dans la farine !

À bon entendeur·euse·s, salut

Des grévistes qui en ont marre de se faire déposséder de leur lutte.

= = =

Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !

Comprendre et transformer sa réalité, le texte:

Paulo Freire, « La pédagogie des opprimés »

+

4 textes modernes complémentaires pour mieux comprendre et agir:

Guerre_de_Classe_Contre-les-guerres-de-l’avoir-la-guerre-de-l’être

Francis_Cousin_Bref_Maniffeste_pour _un_Futur_Proche

Manifeste pour la Société des Sociétés

Pierre_Clastres_Anthropologie_Politique_et_Resolution_Aporie

 

2 Réponses to “Grévistes en colère: « Bureaucrates, hors de nos grèves ! »”

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.