Archive pour 2 septembre 2019

Les dessous des crypto-monnaies… Métamorphose de l’hydre financière impérialiste pour un Nouvel Ordre Mondial (VT)

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, crise mondiale, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , on 2 septembre 2019 by Résistance 71


Cryptomonnaie et Nouvel Ordre Mondial…

 

Bonjour au siècle de la crypto-monnaie !

 

Ceci est un extrait d’un article plus long de Nahed Al-Huseini publié sur Veterans Today le 26 août 2019 sous le titre:
“Le cauchemar de l’élite mondialiste”

url de l’article complet:

https://www.veteranstoday.com/2019/08/26/vt-syria-the-nightmare-of-the-ruling-elites-19/

 

~ partiellement traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Note de R71: nous avons choisi de ne traduire que cet extrait parce que cela constitue à notre sens la seule partie originale de l’article et est aussi ce qu’on a lu de plus pertinent récemment sur les crypto-monnaies comme outil de contrôle du N.O.M.
Le concept de “monnaie” est un piège. La seule solution est “A bas l’argent !”, crypto ou pas, toute forme monétaire est mise en esclavage !

= = =

[…] Comme nous l’avons déjà dit à nos lecteurs dans de précédentes éditions de cette série “Le cauchemar des élites dirigeantes”, lorsque le système monétaire va s’effondrer, les gens n’auront plus aucune confiance dans quelque institution financière que ce soit et ainsi, en lieu et place de la confiance, les élites se reposent sur un contrôle cryptographique. D’après leur plan, le prochain système financier mondial sera celui de la crypto-monnaie.

Clarifions quelque chose ici. Aujourd’hui, la Chine est très active à tirer à elle la “couverture du commerce mondial”, remplaçant le dollar par le yuan, soutenu officieusement par l’or. Par exemple la Russie vend du pétrole Céleste et convertit une partie des revenus en RMB en or sur le marché d’échange de l’or de Shanghaï.

Étant donné que la banque de la réserve fédérale émet secrètement des milliers de milliards (afin de pouvoir racheter leur trésorerie inutile et pour nourrir leur vorace Pentagone), un départ graduel du dollar pour le commerce mondial est garanti. Et vous pensez que ceci inquiète l’”élite” mondialiste financière ? Non. Ils s’attendent à faire fléchir le yuan de manière très simple: par la technologie.

Le fait est que la technologie d’un registre distribué (blockchain) est économiquement plus efficace que des systèmes d’émission de monnaie et de paiement centralisés. En référence: une transaction d’envoi de fonds au travers du réseau SWIFT coûte plus de 25 US$ et une transaction par le système de paiement VISA coûte 0,45% du montant de la transaction plus 3 roubles, c’est à dire, au moins 3 roubles. Pour ceux qui utilisent aujourd’hui par exemple la crypto-monnaie Digibyte, la transactions coûte 0,1-0,2 kopek quand on envoie n’importe quelle somme même un million de dollars.

Peu importe que les banques opèrent en dollar ou pas, en rouble ou en yuan, tôt ou tard, elles travailleront par la blockchain. Concurrence oblige.

Chaque jours, toujours plus de banques rejoignent les technologies blockchain. Prenez le réseau XRP par exemple ; il est déjà beaucoup utilisé aujourd’hui pour les envois rapides en dollars, euros, yen, yuan et autres monnaies. Dans le même temps, les soi-disantes opérations de fonds fiduciaires sont enregistrées sur blockchain, c’est à dire que les banques, lorsqu’elles donnent un service à leurs clients au travers du blockchain, échangent rapidement les reçus (qui doit combien à qui et combien ?) et les régularisations finales se font plus tard, à la fin de la journée ou de la semaine. Le meilleur moyen d’expliquer tout ceci est par la bonne vieille méthode du transfert bancaire par câble. Vous comprenez que lorsqu’une personne envoie un transfert d’argent à une autre, seule l’information voyage par le câble, aucun argent n’est envoyé et à destination, les billets ont été introduits sous forme d’avance.


le siphon tout-à-l’égout monétaire 

D’un principe similaire, les élites de la finance ont l’intention de construire le “réseau des réseaux”, une infrastructure qui vous permettra d’échanger toute monnaie, mère ou crypto les uns les autres en utilisant la méthode d’échange atomique et ainsi de facilement transférer partout.

Un “réseau des réseaux”, comme un plus à toutes les blockchains, donnera aux gens l’illlusion d’une indépendance financière, tout le monde choisira sa crypto-monnaie, mais avec chaque échange, l’élites percevra son pourcentage et le même système taxera immédiatement.

La réserve fédérale américaine a déjà annoncé un travail de recherche en ce sens sur ce système l’introduisant sous le nom de FedNow.

Bien sûr, les fonctionnaires de la Fed ne parlent pas de l’objectif principal de la création de ce système de FedNow. Ils parlent de transferts rapides et bon marché, 24/24, des interactions sans problèmes entre les banques dans le monde etc, etc. tout ceci est vrai. Et nous complétons la photo: avec l’aide de FedNow, l’élite financière mondialiste va se débarrasser à la fois de l’État profond (en le laissant sans ses dollars de l’ombre) et des gouvernements nationaux.

D’après la vision des ces élites, le rôles des banques sera assumé par les entreprises transnationales qui émettront les crypto-monnaies pour les besoins de leurs affaires. Les banques dans leur forme actuelle disparaîtront.

Les mondialistes en marche (Le N.O.M en marche)

Voici ce que pense l’élite financière mondiale:

Toute personne dans le monde sera capable de choisir une crypto-monnaie qu’elle jugera meilleure pour elle depuis une liste de dizaines, de centaines de possibilités. Quand cette personne pourra l’utiliser dans les magasins, échanger et les envoyer dans le monde entier, le pouvoir des gouvernements nationaux va s’effondrer. Ils ne seront tout simplement plus capable d’imposer leur monnaie classique aux citoyens et seront incapables de fermer les frontières au mouvement de capitaux. Les états nations vont perdre d’énormes ressources en impôt et se rendront.”

Au fait, le Vatican en 2011 a déclaré que le système bancaire international ne pourrait plus gérer la crise financière et que donc un gouvernement organisé supranational est une nécessité. Pour la même raison, un lavage de cerveau en règle fut organisé sur la population du monde entier au sujet d’un changement climatique (anthropique) et des émissions catastrophiques humaines en CO2. Voyez-vous chers lecteurs, la glace fond, des continents entiers vont se retrouver sous la flotte, de pauvres nounours dans le nord sont assis sur des glaçons et pleurent !

Pour forcer le monde à accepter un gouvernement mondial, les globalistes ont inventé de toute pièce une menace planétaire et prouvent maintenant, la bave aux lèvres, qu’aucun gouvernement au monde ne peut gérer cette situation seul. “Donc, citoyens, le gouvernement mondial n’est pas notre lubie, mais une nécessité objective”, comme ils disent si bien aux gens: “Nous devons coordonner les efforts communs depuis un centre déterminé”.

Les commissions sur transactions que FedNow va générer en accord avec le plan élitiste, assurera le travail du gouvernement mondial, qui sera créé sous un nom (d’abord obscur) via l’ONU.

Ce qui est curieux, c’est l’espoir des élites de sauvegarder leur fortune infinie en pompant et injectant les dérivatifs financiers dans la cryptosphère. C’est à dire qu’ils veulent monétariser des dérivatifs et essayer de refourguer les tokens crypto reçus au public avant qu’il ne puisse se douter de quelque chose, comment ?

Lorsque commence la promotion générale, les gens vont tout prendre. Voyez-vous chers lecteurs, pourquoi le prix de l’or et de l’argent n’est-il pas autorisé à augmenter drastiquement et pourquoi le prix de la Bitcoin a pu tripler en six mois ? Il est nécessaire de chauffer le public, d’apâter.

Pourquoi voit-on le Bitcoin toujours représenté comme une “pièce en or” ? On voit souvent cela dans les articles sur la crypto-monnaie. Les élites, au travers des six plus grandes corporations médiatiques qu’ils contrôlent, essaient de convaincre les gens que la Bitcoin est l’or du XXIème siècle et que la Chine avec son marché de l’or n’est qu’atavisme.

Les “Élites” sont effrayées d’être à court de temps. La pyramide des dérivatifs est déjà en train de s’effondrer, le temps manque.

Ils sont aussi épouvantés à l’idée que les gens ne vont pas s’en remettre à d’utiles calculs faits depuis les smartphones via FedNow, mais qu’ils vont utiliser Bitcoin Core, Litecoin Core, Ethereum Mist et autres portes-feuilles bien épais des bon vieux classiques sur ordinateurs fixes ou portables, c’est à dire qu’ils n’utiliseront plus du tout d’intermédiaire financier…

 


La City de Londres… Cœur de l’hydre capitaliste

Publicités

Révolution sociale: la parole aux anarchistes iraniens et afghans (CNT)

Posted in actualité, altermondialisme, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, résistance politique, société des sociétés, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 2 septembre 2019 by Résistance 71

Nous avions dit que nous republierions cet article entretien avec des compagnons anarchistes iraniens et afghans. Le voici ci-dessous. Il est important car c’est une des premières fois que la parole leur est donnée pour diffusion internationale.

Nous sommes bien entendu d’accord avec pratiquement tout ce qui y est dit, même si nous serions plus nuancé sur certains points mais là n’est pas la question.

Nous profitons de cette opportunité pour réitérer ce que nous avons déjà dit au fil des ans: En ce qui nous concerne, il n’y a pas et ne peut pas y avoir de solutions au sein du système, donc le mot d’ordre est et demeure: “A bas l’État (quel qu’il soit), à bas la marchandise, à bas l’argent et à bas le salariat” dans la mise en place de la société des sociétés réconciliée des antagonismes diviseurs induits qui bloquent l’évolution de la société humaine dans un infantilisme politique programmé toujours pour le profit du plus petit nombre.

Ceci dit, toute analyse géopolitique des évènements passés, actuels et futurs (si tant est qu’ils demeurent de nature étatico-capitaliste) ne peut se faire que dans le contexte des états en conflit permanent au service de la dictature marchande. Toute analyse ou tentative d’analyse ne peut se faire que dans ce cadre jusqu’au démantèlement de cette fumisterie criminelle planétaire.

Ce que dit le compagnon anarchiste iranien de Chomsky, pourrait par extension s’appliquer à nous, bien que notre position soit bien plus claire que celle de ce dernier. Entendons-nous bien, nous ne sommes ni “pro-iranien”, ni “pro-russe” ou autre, nous ne défendons aucun état ni aucune politique à terme oppressive et mortifère envers les peuples, nous nous contentons d’observer et d’analyser dans un contexte étatique pour l’heure incontournable mais définitivement sur le déclin, les faits, les mouvements impérialistes occidentaux (les agresseurs depuis des siècles) et contre-mouvements défensifs du reste du monde (les agressés et opprimés depuis des siècles) dans un contexte géopolitique planétaire de la dictature marchande en perpétuel mouvement. Nous essayons de rétablir un certain équilibre contre la propagande quotidienne émise par les merdias occidentaux pour faire valoir la position de l’empire dominant dans son entreprise de conquête perpétuelle.

Ce qui est de plus en plus clair est que l’empire est en phase de métamorphose pour sa survie et qu’il est en train d’intégrer la Chine pour parvenir à étendre la dictature totale à l’échelle planétaire et doit absorber tout le Moyen-Orient dans son giron pour la maîtrise énergétique des hydrocarbures. En cela l’Iran est un obstacle, comme l’est le Venezuela en Amérique du Sud, leurs peuples pris dans le tourbillon des évènements. La réalité profonde que nous devons atteindre pour parachever notre humanité est l’union des peuples en lâchant-prise des antagonismes diviseurs dont les religions, les institutions, les états en sont les catalyseurs pour e triomphe (et la chute) du grand capital. Ce qui nous ramène à notre formule plus-haut:

“Il n’y a pas de solutions au sein du système, ne saurait y en avoir… A bas l’État, la marchandise, l’argent et le salariat ! Vive les communes libres confédérées au sein d’une société des sociétés !… » Pour comprendre cela il faut lâcher prise des préjugés et cesser de se laisser manipuler…

~ Résistance 71 ~

Les Anarchistes d’Iran et d’Afghanistan à propos de la menace de guerre entre les USA et l’Iran

 

Par CNT le mercredi 31 juillet 2019, 18:05 – IRAN/AFGHANISTANLien permanent

 

En tant qu’anarchistes, quelle analyse faites-vous de la menace de guerre entre les États-Unis et l’Etat Iranien ?

Au moment où nous écrivons cette réponse, un drone américain a été ciblé par la République islamique. Il est donc très difficile pour nous tous, anarchistes, de fournir une analyse uniforme. Nous ne pouvons que prédire ce qui se passera, car nous ne pouvons pas observer ce qui se passe en coulisse entre les États et de nombreuses autres questions.

Seules des hypothèses différentes peuvent être considérées et évaluées. Votre question est la suivante: en tant qu’anarchiste, quelle est notre analyse de la menace de guerre entre ces deux États? Pour commencer, les anarchistes sont naturellement opposés aux guerres d’État, mais l’effet de cette opposition sur les guerres d’État est un autre problème. Nous resterons toujours anti-guerre. La guerre des gouvernements est au service des gouvernements et du capitalisme, et le peuple iranien doit s’efforcer de se débarrasser de cette guerre et de ces conflits destructeurs, d’avoir sa propre armée noire et son infanterie en guerre et sa propre ligne de conduite indépendante.

Il ne faut pas oublier qu’une grande partie du peuple iranien attend l’affaiblissement de la République islamique pour dissoudre la dictature et la théocratie au pouvoir en Iran. Nous, les anarchistes, serons aux côtés du peuple et dans la rue et ferons tout ce que nous pourrons faire pour la révolution et la chute de la République islamique. La population iranienne a vécu la guerre dévastatrice de 8 ans entre l’Iran et l’Irak.

Malheureusement de nombreuses personnes consentent à la guerre menée par les États-Unis contre le gouvernement iranien, car elles pensent que c’est le seul moyen possible de se débarrasser de la République islamique perverse. Bien qu’ils sachent que la guerre détruira toutes les infrastructures, ils affirment que le bilan de la République islamique au cours des quarante dernières années n’a été rien de moins qu’une guerre: elle a pillé les richesses du pays, détruit son environnement, ses lacs et ses zones humides et a plongé le peuple iranien dans la pauvreté et la misère. Elle a exécuté plus de 100 000 personnes et il y a plus de 8 millions de réfugiés iraniens à travers le monde.

Vous avez critiqué la défense du régime iranien par certains gauchistes occidentaux au nom de l’«anti-impérialiste». Comment les révolutionnaires peuvent-ils s’opposer efficacement à la fois au fascisme de l’État iranien et à l’intervention impérialiste ?

La critique anti-impérialiste de gauche étatiste et absolutiste cible uniquement l’impérialisme américain. En ce qui nous concerne nous sommes plus ouverts que certains soi-disant anarchistes ou communistes tels que Noam Chomsky ou Slavoj Zizek, qui défendent la République islamique d’Iran.

Le silence de ces intellectuels sur les crimes de la République islamique qui répriment le peuple iranien et la répression sévère contre les anarchistes, sur les crimes de la République islamique contre les immigrés, en particulier les immigrés afghans (qui sont privés de leurs droits fondamentaux et ont été envoyer se faire massacrer pendant la guerre en Syrie contre la promesse d’obtenir des permis de résidence temporaire en Iran) et la répression des femmes, des travailleurs et des étudiants, ce silence est inacceptable. En fait, Chomsky et ses semblables ne disent rien sur la République islamique parce que c’est un État qui semble s’opposer à l’impérialisme américain. Si on leur présente le choix entre le gouvernement au pouvoir en Iran et le peuple iranien, ils choisiront le pouvoir.

C’est une tragédie, car le pouvoir et l’autorité qui se sont cristallisés au sein du gouvernement iranien les a conquis et fascinés, et le sort du peuple iranien n’a aucune importance pour eux. Au lieu de toujours s’opposer au pouvoir et de défendre la liberté individuelle et la liberté collective, ils sont fascinés par le pouvoir et oublient tant la liberté que à l’opposition à la domination exercée par le gouvernement iranien. Au lieu de cela, ils examinent cette contradiction majeure à travers la théorie marxiste et non sur la base de la liberté et de l’anarchisme libertaire.

Quels mouvements et personnalités révolutionnaires historiques sont particulièrement inspirants ou pertinents pour votre mouvement actuel en Iran et en Afghanistan?

L’échec du communisme d’État à l’échelle mondiale, d’une part, et les développements politiques infructueux en Iran et en Afghanistan, d’autre part, ont amené les jeunes à s’orienter vers des alternatives libérales et libertaires qui leur étaient nouvelles. L’internet, des artistes anarchistes et des activistes anarchistes à l’étranger ont contribué à ce processus. Puisque nous sommes des militants anarchistes, les individus et les mouvements révolutionnaires proches de notre tendance nous intéressent le plus. Mais si nous devions en nommer quelques-uns, nous inclurions la Commune de Paris de 1871, la guerre civile espagnole, les ouvriers anarchistes de Chicago, les marins de Kronstadt, l’Armée noire et Nestor Makhno, Emiliano Zapata, Dorothy Day, l’AANES (Administration Autonome de la Syrie du Nord et de l’Est (1)) et Abdullah Öcalan, les zapatistes du Chiapas, des anarchistes japonais, Bakounine, Emma Goldman, Louise Michel et Camillo Berneri.

Votre site Web a publié des articles sur la mort de Lorenzo Orsetti et la répression des anarchistes indonésiens le 1er mai. Souhaitez-vous commenter ces deux moments importants pour le mouvement anarchiste au niveau international ?

Jusqu’à présent,de nombreux combattants internationaux ont été tués en Syrie alors qu’ils combattaient pour l’AANES et principalement dans la guerre avec l’Etat Islamique. Beaucoup d’entre eux étaient nos compagnons anarchistes internationaux, dont Lorenzo Orsetti. Nous avons toujours essayé d’identifier les combattants internationaux qui étaient des anarchistes, qui se battaient pour nos idéaux en commémorant ces camarades, en les présentant à notre public.

Nous soulignons que les anarchistes sont des idéalistes sans prétentions et qu’ils sont pour la plupart anonymes et uniquement connus sous l’appelation de Combattants internationaux. Les plates-formes dominantes d’information utilisent cela pour dissimuler délibérément la présence anarchiste et n’annonce cette présence que par inadvertance.

Bien sûr, cela n’a aucune importance pour les anarchistes car ils ne se sont pas battus pour le pouvoir ou la renommée, mais pour l’action révolutionnaire. Comme vous le mentionnez, les combattants anarchistes au Rojava et la présence d’anarchistes en Indonésie sont deux moments historiques importants. Il est très important de noter ces moments historiques et notre responsabilité est de les mettre en valeur. Nous soulignons la nature révolutionnaire des anarchistes en attirant l’attention sur nos camarades tombés au combat et en encourageant les plus jeunes à se radicaliser.

Quelle est l’évolution de la situation du prisonnier anarchiste Soheil Arabi ?

Le prisonnier anarchiste Soheil Arabi a été emprisonné dans le quartier 9 du quartier 1, dans la prison de Grand Téhéran. Il purge actuellement sa peine de onze ans d’emprisonnement. Il a entamé une grève de la faim pour protester contre les conditions déplorables régnant dans la prison, notamment le comportement violent des autorités pénitentiaires, la propagation de la toxicomanie chez les prisonniers, le manque d’entretien et d’approvisionnement des prisons, les aveux forcés à l’aide de matraques et de tazers,la non séparation des prisonniers selon les crimes, l’absence d’hébergement adéquat et d’installations sanitaires, le déni du droit aux traitements médicaux et les infestations de punaises et de poux.

La grève de la faim s’est produite parce que les autorités pénitentiaires ont ignoré les demandes répétées de Soheil de remédier aux conditions de détention dans les prisons. Pendant sa grève de la faim, Soheil Arabi a été transféré au dispensaire de la prison du Grand Téhéran le 20 juin 2019, après que son état de santé se soit gravement détérioré.

Farangis Mazloum, la courageuse mère de Soheil Arabi, a été arrêtée à son domicile à Téhéran le lundi 22 juillet 2019 par huit membres des forces de sécurité. Elle a été transférée dans un lieu inconnu. depuis on sait qu’elle a été en… Le camarade anarchiste Soheil Arabi aurait dû être libéré l’année dernière, mais il a de nouveau été jugé l’année dernière en octobre et condamné à une nouvelle peine de trois ans. Après avoir été torturé et battu, il n’a pas été envoyé à l’hôpital malgré une blessure à l’aine et un nez cassé.

Récemment, un prisonnier politique de 21 ans, Alireza Shir Mohammad Ali, qui était fils unique, a été délibérément assassiné par deux autres prisonniers avec un couteau dans la même prison. C’est l’une des méthodes utilisées par l’État iranien pour éliminer physiquement les prisonniers. Nous sommes inquiets pour le compagnon Soheil, car il n’y a pas de sécurité dans les prisons de la République islamique.

Bien sûr, outre Soheil, il y a plusieurs prisonniers anarchistes dans les prisons iraniennes. Le 1er mai 2019, cinquante participantes à une manifestation du 1er mai, parmi lesquelles des militantes, Neda Naji, Marzieh Amiri, Anisha Asadollahi et Atefeh Rangriz, ont été arrêtées et arrêtées par les forces de sécurité et n’ont pas été libérées. Il y en a d’autres que nous ne pouvons pas nommer pour des raisons de sécurité

Comment êtes vous organisés, quelles sont vos activités ?

Les anarchistes d’Iran et d’Afghanistan ont des activités clandestines qui ne peuvent pas être partagées à l’extérieur en raison des conditions de sécurité très dangereuses, de sorte que la police secrète iranienne ne sait pas comment combattre les organisations anarchistes et ne sait pas où nous opérons. Si nous rendons publiques notre organisation, nos campagnes et nos secteurs d’activité, alors l’État iranien concentrera ses institutions de sécurité sur nous et essaiera de nous attirer dans des pièges.

Le 28 décembre 2017, il y a eu une vague de manifestations pendant dix jours dans plus de 100 villes d’Iran (Tazāhorāt-e Hezār-e Sisad-e Navad-e Shesh-e Irān). Les agences de sécurité ont compris que les personnes s’organisaient sans leadership. De fait elles se trouvaient débordées et se sont senties en danger. Bien sûr, lorsque nous avons commencé nos activités il y a 10 ans 5 ans ?, les institutions de sécurité se sentaient également en danger car , car depuis 1979, elles avaient su réprimer toute l’opposition en Iran et la faire taire aux yeux de la population. Pendant ces trois décennies de répression continue de 1979 à 2009, il est compréhensible qu’aucune politique n’attirait plus les jeunes et les femmes. Les courants politiques des partis d’opposition traditionne… n’attirent pas les jeunes et les femmes, qui connaissent bien leurs idées et leurs structures.

Le régime a donc été choqué par l’émergence de ce nouveaux courant jeune et inédit, l’anarchisme. D’une part ce courants inédit dans la culture politique iranienne a été accueilli favorablement par les jeunes, les femmes et les travailleurs, et d’autre part, le régime lui-même n’avait aucune connaissance de cette nouvelle pensée politique, de ses principaux objectifs, et comment elle se propage.

Pour cette raison, nous et d’autres militants politiques avons posé les questions suivantes: que ferait le régime pour contrer la propagation de l’anarchisme dans la société? Et quelles méthodes d’oppression vont-ils utiliser pour réprimer les anarchistes? Le temps que les réponses à ces questions émergent et se révèlent au fil du temps, les agences de sécurité avaient créé un faux mouvement anarchiste, de fausses pages internet pour chercher à détruire le mouvement anarchiste et à pousser les adolescents et les jeunes dans la direction souhaitée par l’État.

Selon vous, quelles questions pourraient percoler dans les sociétés en Iran et en Afghanistan qui pourraient rendre les gens plus réceptifs et intéressés par l’anarchisme ?

En Iran et en Afghanistan, les sujets sensibles sont le patriarcat, la religion, la liberté individuelle limitée, le manque de justice sociale, l’effondrement écologique et l’extinction de nombreuses espèces animales et végétales, la théocratie et le manque d’opposition révolutionnaire alternative. L’anarchisme est attrayant parce qu’il met l’accent sur l’importance de la liberté individuelle et anti-religieuse radicale, de l’émancipation des femmes, de la protection des animaux et de l’environnement, de l’opposition à toute hiérarchie et de l’opposition à l’autorité, qui sont des éléments essentiels pour la société iranienne. et attirent fortement l’attention des gens.

Comment les anarchistes d’autres régions du monde peuvent-ils agir de manière solidaire avec le mouvement iranien et afghan ?

Nous pouvons dire que jusqu’à présent, les anarchistes d’autres régions du monde ont très bien soutenu le mouvement anarchiste en Iran et en Afghanistan et ont partagé nos luttes à travers des entretiens et des traductions volontaires d’entretiens sur leurs propres sites Web dans différentes langues. Nos camarades anarchistes ont soutenu Soheil Arabi et d’autres actions que nous ne pouvons pas mentionner pour des raisons de sécurité. Parce que nous sommes tous anarchistes, nous avons un intérêt profond pour le mouvement anarchiste mondial et dans l’immensité du monde. Notre éventail de luttes est vaste et tous les anarchistes sont confrontés à de nombreuses luttes anarchistes. Cependant, ils font tout ce qu’ils peuvent pour le mouvement anarchiste en Iran et en Afghanistan. En tout état de cause, la lutte se poursuit et toutes les formes de soutien anarchiste du mouvement anarchiste international continueront.

À long terme, comment pensez-vous que les anarchistes peuvent établir des liens plus forts au niveau international pour soutenir les mouvements révolutionnaires d’une manière qui ne soit pas simplement réactive aux crises ou à la répression?

Aujourd’hui, le mouvement de gauche et le mouvement communiste sont confrontés à une crise existentielle, ils ne sont pas fortement présents au niveau international ni dans les luttes internationales, ils ont largement perdu leur caractère révolutionnaire et militant. Même la gauche parlementaire et même les libéraux sont confrontée à cette crise existentielle. Mais les anarchistes ne sont pas confrontés à cette situation et n’ont pas perdu leur caractère révolutionnaire tout en sachant rester pragmatiques.

Partout le monde, le moindre petit groupe anarchiste reçoit le soutien de l’ensemble du mouvement anarchiste international, comme par exemple en Syrie, où plusieurs centaines d’anarchistes internationaux sont tombés dans la lutte contre l’Etat islamique aux côtés des FDS.

Oui, nous pensons aussi qu’à long terme, les anarchistes peuvent créer des liens internationaux plus solides pour soutenir les mouvements révolutionnaires à l’étranger. Ils ne devraient pas seulement être impliqués dans les luttes quotidiennes et devraient se confronter, comme nous, beaucoup d’autres tendances et mouvements politiques populaires. Telle est la nature même révolutionnaire et honnêtes des anarchistes : leur pragmatisme et l’importance qu’ils investissent dans les luttes internationales constituent le fondement du soutien pratique des mouvements révolutionnaires.

Le point important suivant est que les anarchistes de différentes régions du monde communiquent les uns avec les autres par le biais de leurs sites Web et de leurs courriels pour partager des nouvelles les uns sur les autres, ce qui signifie qu’ils ont une vision du monde politique plus large et plus réelle, et qu’ils apprennent vite les problèmes des luttes afin de pouvoir soutenir rapidement leurs pairs internationaux.

Enfin, nous pensons que l’alternative anarchiste a plus de chance de survenir dans des sociétés telles que l’Iran et l’Afghanistan, qui sont des dictatures religieuses ou des gouvernements religieux avec une dictature patriarcale, que dans les sociétés dans lesquelles l’anarchisme a une histoire vieille de plusieurs siècles.

(d’après un interview des anarchistes d’Iran et d’Afghanistan pour l’AMW)