Le chemin de l’émancipation passe par le lâcher-prise du contre-naturel, morale incluse (avec F. Nietzsche)

Ce texte de Nietzsche que nous republions ci-dessous est une torture pour l’esprit et ne peut à notre sens être bien compris que vu sous l’angle de ce que Nietzsche appela le “surhumain”, c’est à dire d’une transmutation des valeurs qui mène l’humain à ce qu’il est par delà le “bien et le mal”. Nietzsche est le philosophe de la nature radicale contre toute Morale qui ne peut-être que contre la vie. Il est le moraliste de la vie contre toute autre usurpation.

On doit comprendre le texte ci-dessous à la lumière de ce que nous dit Nietzsche par ailleurs:

“Là où cesse l’État, c’est là que commence l’homme, celui qui n’est pas superflu: là commence le chant de ce qui est nécessaire, la mélodie unique et irremplaçable. Là où cesse l’État, regardez donc frères ! Ne les voyez-vous pas, l’arc-en-ciel et les ponts du surhumain ?”

Son texte “La Morale ou la contre-nature”,  publié dans “La revue blanche” en 1897, analyse l’antagonisme et la diversité dans leur compréhension et application non encore émancipées, ce texte est une étape (douloureuse ?) vers le dépouillement et le dépassement des barrières qui restreignent notre humanité vraie. Nietzsche, philosophe immoraliste, est sans doute le plus moral de tous, car il est celui qui détruit pour aller au-delà, qui transmute le “dernier homme” , être aliéné et gesticulant de l’inutile et de l’impuissance, vers le surhumain réconcilié avec la Nature et donc Homme achevé.

Un texte qui met mal à l’aise quelque soit l’approche qu’on en fasse et dont on ne peut pas, ne doit pas sortir indemne…

~ Résistance 71 ~

 

“Deviens celui que tu es.”, Le gai savoir

“Ne pouvoir exister c’est impuissance et au contraire pouvoir exister c’est puissance.”, Ainsi parlait Zarathoustra

“Tous les moyens par lesquels l’humanité jusqu’ici, devait être rendue morale étaient fondamentalement immoraux.”, Le crépuscule des idoles

 


« Vouloir libère… »

 

La Morale ou la Contre-nature

 

Friedrich Nietzsche

1897

I

Toutes les passions ont un temps où elles sont exclusivement funestes, où le poids de leur stupidité entraîne leur propre sacrifice, — il vient ensuite plus tard, beaucoup plus tard, une période où elles se marient avec l’esprit, se spiritualisent. Autrefois, à cause de la stupidité dans la passion, on faisait la guerre à la passion même ; les hommes étaient conjurés pour l’anéantir ; tous les vieux plésiosaures de la morale sont unanimes là-dessus : « Il faut tuer les passions. » La formule la plus célèbre s’en trouve dans le Nouveau Testament, dans ce sermon sur la montagne où, soit dit en passant, les choses ne sont pas du tout considérées de haut. Il y est dit, par exemple, relativement à la passion sexuelle : « Si ton œil t’agace, arrache-le. » Heureusement, aucun chrétien n’agit suivant ce précepte. Vouloir anéantir les passions et les désirs, uniquement pour prévenir leur stupidité et les conséquences fâcheuses de cette stupidité nous paraît aujourd’hui être en soi une forme aiguë de la stupidité. Nous n’admirons plus les dentistes qui nous arrachent les dents afin qu’elles ne nous fassent plus mal. D’autre part, il faut avoir la justice de reconnaître que, sur le sol où est poussé le christianisme, l’idée de la « spiritualisation des passions » ne pouvait être conçue. La première Église a combattu comme on sait contre les « Intelligents » en faveur des « Pauvres d’esprit » ; comment aurait-on pu attendre d’elle une guerre intelligente contre les passions ? L’Église combat les passions par l’excision en tous sens ; sa méthode, sa « cure », c’est la castration. Elle ne se demande pas : comment spiritualiser, embellir, diviniser une passion ? De tout temps, elle a placé la force de la discipline dans l’extirpation (de la sensualité, de l’orgueil, des instincts de domination, d’avarice, de vengeance). — Mais attaquer les passions à la racine, c’est attaquer la vie à la racine. La pratique de l’Église est ennemie de la vie.

II

Le même moyen, excision, extirpation, est choisi instinctivement, dans la lutte avec le désir, par ceux qui sont trop faibles de volonté, trop dégénérés pour lui imposer une mesure, par ces natures qui ont besoin de la Trappe au figuré (ou sans figure), qui sentent la nécessité d’une déclaration de guerre définitive, d’un gouffre entre eux et la passion. Les moyens radicaux ne sont indispensables qu’aux dégénérés ; la faiblesse de la volonté, à proprement parler, l’impuissance à réagir contre une tentation est en soi-même une autre forme de la dégénérescence. L’hostilité radicale, l’hostilité mortelle manifestée contre les appétits des sens, demeure un symptôme significatif ; on est en droit d’avoir des soupçons sur le fond d’une pareille exagération. Cette hostilité, cette haine atteint toute son acuité lorsque de telles natures n’ont pas elles-mêmes la fermeté suffisante pour une cure radicale, pour renoncer à Satan ». Qu’on passe en revue l’histoire des prêtres et des philosophes, y compris les artistes — ; les paroles les plus venimeuses contre les sens n’ont pas été dites par les impotents et les ascètes, mais par les ascètes impuissants, par ceux qui n’avaient pas ce qu’il fallait pour être ascètes.

III

La spiritualisation de la sensualité se nomme l’amour : elle est un grand triomphe sur le christianisme. Un autre triomphe est notre « spiritualisation de l’hostilité ».

Elle consiste en ceci que l’on comprend profondément le prix qu’il y a à avoir des ennemis : bref, l’on agit et l’on raisonne aujourd’hui à l’inverse d’autrefois. L’Église de tout temps a voulu l’anéantissement de ses ennemis : mais, nous immoralistes et antichrétiens, nous voyons notre avantage à ce que l’Église subsiste… — En politique aussi l’hostilité s’est spiritualisée — elle est devenue beaucoup plus sage, beaucoup plus réfléchie, beaucoup plus modérée. Tout parti comprend que son propre intérêt de conservation exige que le parti contraire ne s’affaiblisse pas. Il en est de même dans la grande politique. Une nouvelle création surtout, un nouvel empire par exemple, a besoin d’ennemis plus que d’amis : c’est dans l’opposition seulement qu’il se sent nécessaire, c’est dans l’opposition seulement qu’il devient nécessaire. Nous ne nous comportons pas autrement à l’égard des « ennemis intérieurs », là aussi nous avons spiritualisé l’hostilité, là aussi nous avons compris sa valeur. On ne produit qu’à condition d’être riche en antagonismes, on ne reste jeune qu’à condition que l’âme ne se détente pas, n’aspire pas au repos. Rien ne nous semble plus étrange que ce desideratum des temps passés, la paix de l’âme, desideratum chrétien. Rien ne nous fait moins d’envie que la Morale-Ruminant et le gros bonheur de la bonne conscience. On a renoncé au grand côté de la vie quand on renonce à la guerre. En bien des cas, à vrai dire, la « paix de l’âme » n’est qu’un malentendu, c’est quelque chose d’autre, qui n’a pas su trouver de dénomination plus récente. Examinons-en quelques cas sans ambages et sans préjugés. La « paix de l’âme » peut être, par exemple, en morale et en religion, le rayonnement d’une riche animalité. Ou le commencement de la lassitude, celle que projette le soir, toute espèce de soir. Ou un indice que l’air est humide, que le vent du sud va souffler. Ou la reconnaissance inconsciente pour une heureuse digestion (nommée parfois aussi amour de l’humanité). Ou la quiétude du convalescent pour qui toute chose a un goût nouveau et qui attend. Ou l’état qui suit le fort assouvissement d’une passion maîtresse, la béatitude d’une extraordinaire satiété. Ou la faiblesse sénile de noire volonté, de nos désirs de nos vices. Ou la paresse persuadée par la vanité de se réformer moralement. Ou le commencement d’une certitude, même d’une terrible certitude après la longue tension et le martyre de l’incertitude. Ou l’expression de la maturité et de la perfection, dans le fait, dans la création, dans l’action et dans la volonté, la respiration tranquille, la liberté de la volonté conquise… qui sait ! Peut-être le Crépuscule des Idoles n’est-il aussi qu’une sorte de « Paix de l’âme ».

IV

Je formule ce principe : tout naturalisme dans la morale, autrement dit, toute saine morale, est commandé par un instinct de vie, toute sommation vitale contient une norme déterminée de « tu dois » et « tu ne dois pas », toute hostilité, tous les obstacles placés sur le chemin de la vie sont de cette façon mis de côté. La morale contre nature c’est-à-dire presque toute morale, jusqu’ici enseignée, vénérée et prêchée, est tournée précisément au rebours des instincts de la vie. Elle est la condamnation tantôt secrète, tantôt avérée et impudente de ces instincts. Tandis qu’elle dit « Dieu voit le cœur », elle dit Non aux exigences les plus infimes comme les plus hautes de la vie et prend Dieu pour l’ennemi de la vie… Le Saint qui plaît à Dieu est le Castrat idéal… La vie cesse où commence le « royaume de Dieu ».

V

Si l’on a saisi le sacrilège d’une telle insurrection contre la vie, insurrection devenue presque sacro-sainte dans la morale chrétienne, on y aura heureusement vu encore autre chose : l’inutilité, la fausseté, l’absurdité, le mensonge d’une telle insurrection. Une condamnation de la vie de la part d’un vivant n’est encore finalement que le symptôme d’une sorte déterminée de vie. Il n’y a pas d’ailleurs à soulever le moins du monde la question de tort ou de raison. On devrait avoir une position extérieure à la vie, et d’autre part 1 a connaître aussi bien qu’un, que beaucoup, que tous ceux qui l’ont vécue, pour pouvoir toucher en général au problème, la valeur de la vie. Raisons suffisantes pour comprendre que le problème est pour nous impraticable. Quand nous parlons de la valeur de la vie, nous parlons sous l’inspiration, sous l’optique de la vie. La vie même nous contraint à fixer des valeurs. Il s’ensuit ainsi que toute morale ou Contre-nature qui conçoit Dieu comme idée opposée et comme condamnation de la vie, n’est qu’un jugement en valeur de la vie  — De quelle vie ? de quelle espèce de vie ? — Mais j’ai déjà donné la réponse : de la vie qui s’étiole, de la vie affaiblie, fatiguée, condamnée. La morale, comme elle a été comprise jusqu’ici, comme elle a été enfin formulée par Schopenhauer — « la négation du Vouloir-vivre » — est l’instinct même de la décadence qui se manifeste impérativement. Elle dit : Meurs ! la Morale, c’est l’arrêt des condamnés.

VI

Voyez enfin quelle naïveté il y a à dire : « l’homme devrait être tel et tel. » La réalité nous montre une richesse enivrante de types, une multiplicité de formes d’une exubérance et d’une profusion inouïes, et un misérable portefaix de moraliste va dire : non, l’homme devrait être autre ! Il sait bien lui, ce pauvre hère, ce cagot, comme il devrait être. Il se peint sur le mur et dit : « ecce homo… » Mais, même quand le moraliste s’adresse simplement à un individu particulier et lui dit : « tu devrais être tel et tel », il ne cesse pas d’être ridicule. L’individu est un des éléments du fatum, du passé et du devenir, une loi de plus, une nécessité de plus pour tout ce qui vient-et sera. Lui dire « méfie-toi », c’est demander que tout se modifie, même ce qui est passé.

En réalité, il y a eu des moralistes consciencieux, ils voulaient que l’homme fût autre, autrement dit vertueux, à leur image, c’est-à-dire cagot, et pour cela ils niaient le monde. Voilà qui n’est pas une mince folie, ni une forme modeste de l’impudence ! La Morale en tant qu’elle condamne, en évitant de se placer au point de vue de la vie et de ses desseins, est une erreur spécifique pour laquelle on ne doit avoir aucune pitié, une idiosyncrasie de dégénérés qui a causé des dommages incalculables !… Nous autres, immoralistes, avons au contraire ouvert notre cœur tout grand pour tout comprendre, pour tout concevoir, pour tout approuver. Nous ne nions pas facilement et nous mettons notre honneur à être des affirmateurs. Chaque jour notre œil s’ouvre un peu plus sur cette Économie qui sait encore employer et utiliser tout ce que la folie sacrée du prêtre reproche à la raison malade dans le prêtre, sur cette Économie dans la loi de la vie, Économie qui tire même profit de l’espèce repoussante du cagot, du prêtre, de l’homme vertueux — quel profit ? Mais, nous-mêmes, immoralistes, sommes la réponse.

= = =

“Les plus soucieux demandent aujourd’hui comment fera t’on pour conserver l’Homme ? Mais Zarathoustra demande et il est seul et le premier: ‘comment fera t’on pour surmonter l’Homme ? […] Comment conserver l’Homme le plus longtemps, le mieux et le plus agréablement possible ? Par là ils sont les maîtres d’aujourd’hui.
Surmontez-les, ces maîtres d’aujourd’hui, Ô mes frères, ces petites gens: eux sont le plus grand danger pour le surhomme !
Surmontez, vous hommes supérieurs, surmontez les petites vertus, les petites astuces, les égards pour les grains de sable, le farfouillis de fourmis, le misérable bien-être, le ‘bonheur du plus grand nombre’…”

(Ainsi parlait Zarathoustra, 1883)

Note de R71: Mensch (Übermensch) en allemand a une connotation d’humanité, il est donc plus approprié de parler de surhumain plutôt que de surhomme. die Menschlichkeit est “l’humanité”.

“Le surhumain n’est pas une fatalité future, une sorte de finalité, de but vers lequel certains hommes élus sont appelés: mais il est actuellement effort futur, surpassement continuel par lequel l’Homme doit se surmonter sans cesse et radicalement récuser, dans le même acte, le carcan des lois, des obligations, des devoirs, que dès le berceau on lui a imposés comme s’ils faisaient partie de lui-même. […] Tout le livre de Nietzsche [Ainsi parlait Zarathoustra] n’est que la tentative quasi surhumaine de retrouver, à travers tous les sédiments, la vie et la puissance (qui n’est pas la domination) se voulant elles-mêmes en tant que telles ; en cela l’entreprise nietzschéenne s’inscrit à côté de celle de Marx (il faut relire à cet égard les manuscrits de 1844) et de Freud dans la même volonté de destruction totale et de transmutation des valeurs.
Le dépassement incessant. Il n’y a de centre nulle part et partout. Zarathoustra nous dit: ‘Tout se brise, tout est redisposé: éternellement se reconstruit la même maison de l’être. Tout se sépare, tout se retrouve ; éternellement reste fidèle à lui-même l’anneau de l’être.’…”

~ Georges Arthur Goldschmidt ~ (Professeur d’allemand, traducteur de Nietzsche et de Peter Handke, grand spécialiste de la philosophie allemande)

En résumé : Le “Surhomme” est un franchisseur, un lutteur pour la terre, un être de volonté, un acte pur, une oeuvre. Il est au-delà de la Morale, il est la vie dans sa plénitude achevée.

Le terme a sans doute généré bien des incompréhensions, des détournements et des débordements, qui ne furent pas tempérés, après sa mort, par l’attitude de la sœur de Nietzsche envers son œuvre qu’elle détourna dans une grande mesure au profit d’une bien sombre et morbide idéologie servant la dégénérescence consommée de l’humanité…

Plus simplement et avec humilité nous pensons que ce que Nietzsche appelait le “surhomme”, transmutation du “dernier homme”, n’est en fait que l’humain réalisé dans sa nature vraie, réconcilié avec la Nature et son évolution, dans la joie, le jeu et l’amour ; il est l’Homme réalisé, celui qui crée comme le pensait aussi Gustav Landauer, une société des sociétés, libérée de l’aliénation.

Il est temps de construire les passerelles du lâcher-prise des antagonismes illusoires entre nous, pour cheminer vers notre humanité enfin achevée.

Devenons donc ceux que nous sommes…

Le texte en version PDF:
Friedrich_Nietzsche_La_morale_ou_la_contre_nature

 

 

Friedrich Nietzsche sur R71

« L’antéchrist » (1888) en version PDF

Gustav Landauer « Appel au socialisme » (1911)

Notre « Manifeste pour la société des sociétés » (2017)

Patrice Sanchez « Reliance et guidance quantique » (2018)

 

 

11 Réponses vers “Le chemin de l’émancipation passe par le lâcher-prise du contre-naturel, morale incluse (avec F. Nietzsche)”

  1. Patrice Sanchez Says:

    Huh les amis et merci pour ce texte lumineux !
     » Surmontez, vous hommes supérieurs, surmontez les petites vertus, les petites astuces, les égards pour les grains de sable, le farfouillis de fourmis, le misérable bien-être, le ‘bonheur du plus grand nombre’…  » et je serais tenté d’ajouter ‘ la passion d’écrivaillon négrière Sarkoziennes !!! de profondis morpionibus sarkozizibus, je suis tombé à l’instant sur cette chanson paillarde ô combien poilante
    !

    Pôvre fille de Carla !
    Un homme ça s’empêche aurait dit le père de Camus, une fille devrait en faire tout autant avec ou sans morbacks ! une pleine brouettée de goudron et de plumes qu’ils mériteraient et le problème serait résolu sans épilation !
    Je me permettrais de rajouter ceci pour illustrer la philosophie de la liberté et de la pleine communion pas que solennelle de pensée de mon pôte au marteau :
    … à partir du moment où l’on met tout en oeuvre pour mener une existence la plus saine possible, en accord avec son soi profond, l’on sent et l’on sait avec le temps qu’il ne peut rien
    nous arriver de grave, et que grâce à cette tranquillité d’esprit, par delà le bien et le mal, et les aléas de l’existence, tôt où tard, le destin se chargera de notre cas aux petites échalottes, nous serons comme portés par un Zarathoustra, un Dieu, un Dessein intelligent ou
    un Athée qui réalisera vos souhaits qui ne seront en fait que la conséquence de vos actions et de vos pensées … toutes vos pensées même les plus infimes, les plus intimes et les plus inavouées. Cette expérience spirituelle de la liberté de nos
    pensées, je l’ai appelée: la reliance et la guidance quantiques ou ma religion des particules élémentaires créatrices de réalités. C’est ainsi que l’on prend conscience à quel point l’on peut et l’on doit être responsables de l’ordre des choses et du monde, que l’adage: ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse,
    et qui éclaire d’un jour et d’un soleil de minuit Zarathoustriens la loi de causalité, est d’une évidence lumineuse et universelle quand l’on a une toute petite approche spirituelle de la physique quantique associée aux phénomènes des synchronicités … en un mot comme en cent : un battement d’ailes de papillon et votre monde extérieur
    et intérieur peut s’en trouver tourneboulé…
    Fraternellement,
    Patrice

    • Il semblerait oui… Il est important à notre sens de montrer le plus de convergences possibles d’horizons des plus différents afin de faire vraiment comprendre que l’antagonisme est illusoire, seul compte et demeure ce que nous, humains, sommes réellement, ce qui n’est pas un but à atteindre, mais une manœuvre de dépouillement et de nettoyage car nous le sommes déjà, seule manque la conscience.

    • cette paillarde est très connue dans le milieu du rugby… depuis très longtemps… 😉
      Il y en a du reste plusieurs variantes.

      • Patrice Sanchez Says:

        Mieux vaut tard que jamais … et toujours avec la passion des profondeurs de l’esprit Nietzschéen !

  2. Patrice Sanchez Says:

    Avec un G et pas un HUH de Robert !!! poil à qui vous savez …

  3. Patrice Sanchez Says:

    Je peux encore faire une petite réflexion, jazzistique cette fois-ci !
    Il y a quelques heures, j’écoutais un morceau du pianiste Bill Evans sur you tube et je répondais à un commentaire en anglais qui disait que c’était le best des pianistes ! Ma réponse a été, the best, the best, à égalité avec Michel Petrucciani et Mal Waldron, et j’ai enchainé en ayant à l’esprit cette note bleue, le grall des jazzmen, cette liberté qui me fait dire que le jazz adoucit les morsures de mon existence comparativement à la musique classique codifiée et aux musiques religieuses préparatoires au bourrage de crâne extatiques, ces deux genres de musiques que j’adore écouter au demeurant, je tiens à préciser… L’ homme du futur devra être comme un super jazzman, il devra apprendre à penser en synchronicité avec son âme et son esprit pour que son coeur s’ouvre à la pensée universelle qui le relie à tous les autres hommes !

    • oui et il est fort possible que l’humain est déjà cette capacité intégrée dans son package « génétique » et qu’il ne l’a, de manière générale, pas encore découvert… va savoir… 😉
      pas encore lu le mode d’emploi… 😉

  4. Patrice Sanchez Says:

    Et si ce bordel géopolitico climatico terrestre était l’étape préparatoire à cette ascension de nos consciences, un chaos libérateur de nos esprits … dans ce cas là, y’a qu’à se laisser guider, pas besoin de mode d’emploi, et puis nous avons notre sémaphore nietzschéen !

    • ce serait l’idéal, mais tout cela se déroule dans un climat conflictuel: celui de l’oligarchie contre les peuples ! On sait depuis un moment ce qu’ils veulent pour nous et le monde, toute la dystopie technotronique ambiante en est le signe avant-coureur: Ils veulent un Gattaca planétaire, une énorme smart city inter-connectée, goulag/ghetto d’écrasement de l’humanité pendant que les parasites du haut s’enferme dans leurs « zones vertes’ transhumanistes à fontaines de jouvence. Fritz Lang l’avait déjà dépeint (même si naïvement) dans son visionnaire « Metropolis » (1927).
      Donc, on ne peut pas se « laisser guider par le chaos » qui ne sera pas libérateur bien au contraire, laissé au main des ordures habituelles.
      La seule solution est la mise à bas du système et la mise de l’humanité sur la route de l’émancipation, l’organisation se fera alors en toute logique naturelle.
      La priorité est la révolutions sociale, le grand chambardement du passage de la fange par dessus bord et des peuples reprenant les commandes des bateaux ivres… La suite coulera essentiellement de source.

    • Une belle métaphore aussi est la nouvelle de Jules Verne « Les révoltés de la Bounty »… même si dans la nouvelle de Verne, les révoltés se débarrassent de la tyrannie pour recréer une communauté certes plus paisible, mais comportant les mêmes stigmates donnant naissance à terme à la tyrannie, la religion et la chefferie à pouvoir coercitif.

  5. […] R71 m’a demandé de paginer, au format PDF, ce court texte de Friedrich Nietzsche, que pour être franche, je n’avais pas l’intention de lire, tant j’ai éprouvé de difficulté à réaliser l’essai d’une critique du christianisme, L’ANTÉCHRIST, de Nietzsche, 1888 que j’ai présenté dans ce billet de blog : « L’ANTÉCHRIST » de Friedrich Nietzsche, 1888 dans une nouvelle version PDF surtout après avoir lu leur « recommandation » en préambule… […]

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