Manifeste pour une Plateforme Autonome Internationale (IAP)

Qu’est ce que la Plateforme Autonome ?

La Plateforme Autonome se veut créatrice de liens entre individus et organisations révolutionnaires, autour de la destitution de l’idéologie du pouvoir, c’est-à-dire de la domination des un.e.s par les autres, que ce soit sur des critères économiques, sociaux, culturels, religieux, de genre, sexuelles, etc.

Un des objectifs majeurs de cette Plateforme est la création d’espaces révolutionnaires : des espaces de socialisation et d’organisation dans le but de poursuivre un idéal révolutionnaire que l’on sait impossible à atteindre.

Ces espaces ont pour but de s’étendre et de supplanter le monde existant en le destituant, c’est-à-dire en le rendant obsolète. Ils ne doivent en aucun cas être coupé de ces institutions, le repli sur soi ou sur une communauté n’étant pas un acte pouvant conduire à une révolution.

La Plateforme n’est pas un Parti, elle ne donne pas de directive, elle se veut être un organe de coordination des groupes autonomes pour amener à la destitution du monde. Elle n’a pas de forme définitive, et est amenée à se désagréger petit à petit une fois ses objectifs remplis.

Pour rejoindre la plateforme :

 

 

Manifeste pour une plateforme autonome internationale

 

I.A.P (International Autonomous Platform)

 

Juin 2019

 

source de l’article en français: https://interap.noblogs.org/french/

 

[Ce manifeste n’est pas le manifeste de la Plateforme Autonome, car celle-ci n’existe pas encore mais en cours de construction. Il appelle à la constitution de la Plateforme, et tente de définir et d’expliquer son utilité, sa structure possible et ses objectifs.]

« Est révolutionnaire toute action qui conduit effectivement à la révolution ».

L’insurrection n’est pas la révolution. L’émeute n’est pas l’insurrection. Si émeute et insurrection ont des bienfaits du point de vue du renforcement du lien au sein d’un groupe et participe à créer un sentiment de solidarité commun entre les participant.e.s et/ou spectateurs et spectatrices, ces coups d’éclats sont loin d’avoir la portée que nos poèmes et constats théoriques leur donnent. Il faut questionner le potentiel constructif qu’engendre la destruction du point de vue révolutionnaire. Sans lien concret et quotidien entre les gens et les lieux dans lesquels ils évoluent, l’instant insurrectionnel ou émeutier est voué à se reproduire sans autre achèvement qu’une solidarité lointaine qui, si elle fut une grande réussite et un grand pas dans les luttes récentes (de la Loi Travail aux Gilets Jaunes), peine à dépasser son cadre temporel et géographique.

Critique de l’émeute : le problème du temps et de l’espace.

Le temps d’abord, car une fois la dispersion de la dernière manif sauvage l’élan est rompu. On recommencera certes la prochaine fois, avec plus ou moins de fulgurance et de réussite, c’est selon, mais on ne dépassera pas le stade dans lequel nous avions laissé la dernière émeute. Casser plus peut avoir un impact important dans l’instant par exemple, comme le démontre l’émeute du samedi 16 Mars qui fut suivi par une forte réaction politico-médiatique ainsi que d’une solidarité très forte du côté des Gilets Jaunes, qui fustigeaient en grande majorité les « black blocks » et autres « casseurs » il y a de cela quelques mois. Cependant, le stade de construction reste le même, ou plutôt, il se cantonne aux mêmes domaines, à savoir une construction lointaine de la solidarité entre personnes et groupes isolé.e.s les un.e.s des autres. Cette affirmation se vérifie dans de nombreux cas de figures, que ce soit pour des mobilisations qui se répètent – un jour par semaine par exemple, ou pour des mobilisations continues sur plusieurs jours. Le G20 d’Hambourg fut, pour beaucoup de militants, un climax phénoménal par exemple. Pendant une semaine entière la ville fut rythmée par nos actions, jusqu’à ce que le quartier de Sankt Pauli devienne la capitale mondiale de l’émeute pour une nuit un vendredi. Aujourd’hui, que reste-t-il de cela, si ce n’est des souvenirs et un romantisme nostalgique ?

L’espace est également un paramètre clé pour comprendre la stagnation de nos actions et de leurs résultats. Nous n’avons pas d’espace révolutionnaire en milieu urbain, si ce n’est l’espace créé par l’émeute, mais qui ne devient jamais au mieux qu’insurrectionnel, cet espace étant cantonné au temps de l’émeute. La rue n’est à nous que lorsque l’on crie qu’elle l’est, et encore, bien souvent elle ne l’est que le temps que prennent les camions de CRS pour se mettre en marche.

Le temps de l’émeute empêche l’espace révolutionnaire de se créer, et créer un temps révolutionnaire nécessite de dépasser l’espace de l’émeute.

Il faut donc construire un autre espace-temps, dans lequel l’émeute et la création de solidarité qui en découle ont bien entendu une place importante, mais dans lequel l’instant de l’émeute dispose d’un avant, d’un pendant et d’un après. Concrètement – pour quitter la théorie rébarbative qui marque bien souvent les organisations en cours de formation, il nous faut des espaces révolutionnaires. Ces espaces sont des groupes et/ou organisations qui occupent des lieux concrets. Des lieux ancrés dans des territoires fermes (bâtiments, quartiers, etc.) et des réseaux de communication (réseaux sociaux, conversations, etc.) permanents dans lesquels se retrouver, se préparer, et échanger ; mais plus important encore, il faut une structure qui relie ces points pour former un seul et même espace, une plateforme révolutionnaire.

Pour reprendre l’exemple du G20 à Hambourg, sans des bâtiments dédiés à la cause qui était la nôtre nous n’aurions jamais pu tenir la ville comme nous l’avons fait. Le Rote Flora – entre autres – et la présence d’organisations dévouées à la transformation d’Hambourg en espace insurrectionnel furent cruciaux pour faire de cette mobilisation un succès, et plus important pour créer une atmosphère pré-révolutionnaire. Cependant, malgré ce niveau important d’organisation, cet espace-temps ne devint jamais révolutionnaire. Le G20 – comme les manifestations contre les réformes libérales, est en effet un « rituel de résistance ».

Ces rituels de résistance sont toutes les actions dont l’objectif est de résister à un ou plusieurs objets politiques sans jamais les dépasser pour amener à un changement politique et social global. Ainsi, si les autonomes ont réussi au cours de ces dernières années à durcir les rituels de résistance, notamment pendant la Loi Travail ou le mouvement des Gilets Jaunes, ces rituels ne sont jamais devenus révolutionnaires. Ils ne pourront d’ailleurs jamais le devenir, tout simplement parce que le socle organisationnel de ces rituels et l’espace-temps qui leur est accordé n’ont pas pour objectif d’amener à une révolution. Ainsi, si les autonomes ont transformé les manifestations, celles-ci les ont grandement influencé en retour, en faisant de l’émeute le pinacle de l’action autonome – du moins en apparence. Si cette réalité est de plus en plus critiquée depuis fin 2016, force est de constater que nous y retournons à chaque fois que de nouvelles manifestations importantes se déroulent. Certes cela permet de « radicaliser » certaines personnes, cependant nombre d’entre nous constatent la dépolitisation de nos cortèges face à l’arrivée d’individus, d’ « alliés », refusant la « politique ». Bref, l’impasse émeutière à son paroxysme.

Pour dépasser cette impasse il faut transformer et/ou remplacer le socle organisationnel qui commande, ainsi que les objectifs qui sont donnés par les « mouvements sociaux ». L’objectif final est la révolution sociale, son socle organisationnel pourrait être la plateforme autonome.

Plateforme : contre la centralité et l’autoritarisme.

Le mot plateforme peut faire peur, car il peut facilement être associé à l’image du parti politique, ou de l’organisation hiérarchisée. Si le fait même de réunir différentes organisations sur une même plateforme implique forcément des contraintes au nom de la responsabilité collective que les groupes seront amenés à définir entre eux, nous rejetons toutes formes de centralité et/ou d’autoritarisme. Le but n’est absolument pas de construire un Secrétariat ou une Centrale qui dirait quoi faire à quel moment, qui donnerait des directives.

Premièrement ces organisations ne sont pas révolutionnaires, jamais une bureaucratie autoritaire ne pourra en effacer une autre, « au mieux » elle la remplacera.

Deuxièmement, aucun groupe autonome ou un tant soit peu porter sur l’autonomie n’acceptera cela, et il serait bien fou de l’accepter.

Troisièmement, dans l’éventualité ou un tel arrangement serait fait, une organisation structurée de cette manière serait contre-productive, réduisant tout ce qui fait la force de l’autonomie.

Quels seraient les objectifs et la forme de cette plateforme si son but n’est pas la coercition ?

Plateforme : briser l’entre soi interpersonnel, ouvrir l’autonomie à tous.

Un but premier de l’organisation est de mettre en relation des gens/militants isolés, afin de renforcer notre camp. L’autonomie a pour elle l’initiative et l’imprévisibilité, accessibles à toutes et tous, du moins en théorie. Car en réalité, nos groupes et organisations sont bien souvent des territoires de socialisation très fermés. Nombre de personnes sont enjointes par ces groupes affinitaires à créer leur propre groupe, ce qui pour une personne n’ayant pas ou très peu de contacts, de théorie et/ou de pratique à son actif est très difficile et démotivant. Ainsi, notre organisation se doit d’être ouverte et de lutter à tout prix contre l’entre soi qui paralyse et finit par détruire la plupart de nos groupes.

Briser l’entre soi interpersonnel, c’est-à-dire celui qui implique les individus eux-mêmes et leur relation les uns aux autres au sein du groupe, est une étape clé dans le combat révolutionnaire. Il faut dépasser le militantisme d’amitié, dépasser le cadre affinitaire de la révolte qui, s’il est très important pour la constitution première des groupes, les limite une fois constitués, ne leur laissant plus que le choix de mourir au gré des dissensions ou des différents chemins que la société fait prendre aux individus. Trop d’organisations et de groupes ont explosé pour des raisons stupides, pour des guerres d’ego qui ne disaient pas leur nom, ou parce que la ou le membre clé avait quitté le groupe. Il ne doit pas y avoir de membre clé, de noyau central qui sous l’apparence d’un fortifiant serait en réalité une faiblesse pouvant mener à la mort du groupe.

Les groupes doivent donc s’ouvrir et aller chercher les individus partout où ils le peuvent, que ce soit dans leurs quartiers ou à des évènements définis. Le faire dans un quartier peut créer un espace de socialisation militant qui peut créer un effet boule de neige, que ce soit par le biais des réseaux de connaissances des gens qui s’intéressent aux groupes, ou par le biais de la construction d’un espace actif par lequel les gens passent. Le faire au cours d’un événement peut permettre de mettre en relation des individus isolés avec les groupes déjà existants dans ou autour de leurs lieux de vie, ou bien de conduire ces mêmes individus à former eux-mêmes des groupes en suivant la même forme d’autonomie ouverte que nous proposons, et en les soutenant dans ce processus.

De plus, tout le monde doit pouvoir participer autant que possible, selon ses capacités. Il est clair que certaines personnes seront plus « actives » que d’autres, pour diverses raisons : économiques, charismatiques, physiques, psychologiques, etc. Mais ces différences de participation doivent être limitées au maximum. Il faut pour cela que tous les individus soient encouragés à participer selon leur capacité, peu importe leur ancienneté ou leur prétendue légitimité militante. En tant que groupes révolutionnaires, les groupes autonomes doivent se rapprocher autant que possible de l’égalité de participation qui transparaîtrait dans la société révolutionnaire. Ce principe est intimement lié à l’idée de pouvoir. Aucun individu ne doit avoir la possibilité de prendre le dessus sur les autres. Ainsi, s’il est tout à fait possible et même nécessaire de déléguer certaines tâches à certaines personnes, le groupe doit effectuer un contrôle permanent sur les actions des individus qui le composent.

Plateforme : briser l’entre soi territorial, construire une solidarité permanente.

Briser l’entre soi territorial est également un élément clé. Si les solidarités intra-nationales et internationales sont des réalités, force est de constater que leurs évènements et leur mise en place sont bien souvent ponctuels – ils ne sont pas fréquents et/ou uniquement symboliques, ils affichent une solidarité mais ne construisent pas au-delà de la simple relation lointaine déjà définie plus haut. Un événement ponctuel peut être illustré par le convoi anarchiste en soutien à Exárcheia en Grèce, et un événement symbolique peut être illustré par une photo prise entre deux groupes qui se sont rencontrés à un moment donné pour échanger ou participer à un événement culturel comme un concert par exemple.

L’objectif est donc une mise en relation continue des individus et groupes autonomes, que ce soit sur un territoire local, régional, national ou à l’international. En procédant ainsi, on s’affranchit du mieux que l’on peut des limites imposées par les frontières, en postulant qu’un autonome opérant d’abord en France n’est pas pour autant un autonome français mais un autonome tout court. De plus, cela induit un élément clé de ce que devra contenir l’idée de responsabilité collective, à savoir que nous devons considérer qu’agir en dehors de notre espace de base est une prérogative de l’autonomie. Le G20 est bien entendu une illustration forte de cela, car il réunit des autonomes de différents espaces. Mais cette réunion est intrinsèquement rituelle.

Construire notre monde aux abords de l’ancien. Pénétrer ses frontières et le destituer. Voilà quel est le sens de la révolution au 21ème siècle.

La forme adoptée par la Plateforme, nous l’avons vu, a pour objectif de s’affranchir en partie des frontières, au moins psychologiquement si ce n’est concrètement. En finir avec l’idéologie du pouvoir ne peut se faire que si dans nos esprits, cette idéologie n’a plus de prise. Il faut donc que nous construisions nos groupes et nos relations dans l’optique d’arriver à ce résultat ; et que ce résultat prenne des formes concrètes dans la lutte révolutionnaire et la solidarité permanente nécessaire à cette lutte. Il ne s’agit pas ici de prétendre construire un modèle de société, c’est-à-dire d’appliquer un plan comme un architecte qui construirait un bâtiment. Il s’agit en réalité de définir un horizon révolutionnaire, et de tout faire pour s’en approcher, tout en gardant toujours à l’esprit que rien de ce qui touche aux sociétés humaines ne sera jamais parfait. La recherche de la perfection a un caractère totalitaire que nous devons refuser à tout prix.

Nous nous mettons ici dans la droite ligne du discours Zapatiste : « preguntando caminamos », ce que nous pourrions essayer de grossièrement traduire par « en nous interrogeant nous marchons ». Nous proposons la forme et les objectifs de la Plateforme autonome par rapport au contexte présent, par rapport aux victoires mais surtout aux défaites de ces dernières années. Si la Plateforme a bel et bien vocation à être une structure décentralisée, et que les différents groupes encourage la participation maximum de tous les individus qui les composent ; si la Plateforme  et ces mêmes groupes désirent éviter d’être corrompus par un pouvoir qui s’immiscerait au fur et à mesure au fil de leurs possibles victoires et/ou défaites ; si la Plateforme et les groupes veulent se diriger vers un horizon révolutionnaire qu’ils savent nécessairement imparfait ; nous nous devons de faire en sorte que cette Plateforme et ces groupes mettent tout en œuvre pour qu’aucune forme définitive et immuable ne puisse émerger.

Là où les structures que nous affrontons se transforment uniquement pour défendre leur base immuable, à savoir les relations de pouvoir – qui sont nécessairement des relations d’oppression nous le précisons, nous devons être capables de changer du tout au tout si le contexte l’exige, que ce soit globalement ou de manière locale, par exemple si notre force prend de l’ampleur ou que la répression se fait plus forte dans certains endroits. L’adaptation est une des clés de la révolution. La Plateforme n’est pas un Parti. Une telle structure empêcherait toute évolution et adaptation contextuelle de la Plateforme à la réalité qui est la sienne, et empêcherait donc toute possibilité de marche révolutionnaire. Ainsi, la Plateforme doit pouvoir changer de forme lorsque le contexte l’impose. Pour cela, aucun pouvoir qui désirerait naturellement survivre ne doit être capable d’émerger. Une Plateforme réellement révolutionnaire doit savoir quand une structure doit évoluer, voire même quand elle doit mourir. D’ailleurs, si la Plateforme réussit à achever ses objectifs, elle n’aura d’autre choix que de disparaître au profit de l’organisation communiste de la société.

Destituer le pouvoir et son idéologie.

Il convient maintenant pour compléter cette ébauche de définition de ce que l’on peut qualifier de Plateforme Autonome par présenter l’ennemi et le moyen de s’en débarrasser. L’ennemi, c’est l’idéologie du pouvoir, et le moyen, c’est la destitution.

Par idéologie du pouvoir nous entendons tout ce qui, depuis les bases philosophiques et théoriques de tous les siècles et de toutes les régions du monde jusqu’aux pratiques maximales ou minimales de tous les siècles et de toutes les régions du monde, construit la domination d’une part de l’humanité sur une autre. La définition et les implications de cette domination sont très larges et englobent des éléments dépassant les limites des structures sociales, la surexploitation de l’environnement étant un bon exemple de domination indirect et de destruction du bien-être de certain.e.s populations et modes de vie au profit d’autres populations et modes de vie. En France et plus largement dans le monde occidental, l’idéologie du pouvoir postule que les structures étatiques protège l’humanité d’elle-même, la coercition et l’ordre étant les clés de la paix. Les contre-exemples à cette idée sont légions, que ce soit au niveau des affaires intérieures ou extérieures, ou bien sur des questions de conflits ou encore de violence quotidienne. Hobbes peut-être perçu comme l’un des plus influents représentants de ce courant philosophique, prisonnier d’une période trouble de l’Histoire, de son héritage philosophique et culturel ainsi que de ses propres peurs irrationnelles, comme c’est encore le cas de beaucoup d’entre nous à l’heure de la Guerre permanente contre le terrorisme. Lutter contre cette idéologie c’est donc lutter contre l’État, mais également contre les autres structures qui précèdent ou découlent de la structure étatique, qu’elles soient de nature économique, culturelle, sociale, de genre, etc.

Par destitution, et comme le laisse présager notre argumentation précédente en faveur de la Plateforme, nous entendons la construction d’un monde perpendiculaire à l’ancien, c’est-à-dire, un monde qui échappe autant que faire se peut à l’emprise philosophique, physique et psychologique de ce dernier de par la déconstruction méthodique de ses présupposés ; mais également, un monde qui croise l’ancien, le transperce et l’efface petit à petit, institution par institution. C’est là que se trouve la possibilité d’une réelle autonomie, et à termes d’une réelle révolution. Concrètement, les réalisations pratiques d’une telle affirmation sont floues, très floues. Mais cela ne doit pas pour autant paraître complètement abstrait et irréalisable. Partie de la déconstruction méthodique de l’influence de l’idéologie du pouvoir est de repenser nos modes de vie, ce qui est déjà engagé depuis longtemps dans les « théories communistes » et affiliées – nous entendons par « communiste » l’horizon révolutionnaire de suppression des dominations et d’avènement de la commune.

  • Récemment, les ZADs démontrent tout le potentiel révolutionnaire et créatif de l’autonomie, malgré leur relatif isolement.
  • Au Chiapas, la construction de structures autonomes a pour but d’effacer au maximum l’État mexicain des territoires Zapatistes, même si le pouvoir est encore très présent dans la structure des municipalités Zapatistes.
  • Au Rojava, la question de la domination et de la centralité du pouvoir est centrale, et le processus engagé, bien que critiquable en de très nombreux points sur les questions d’autonomie, revendique l’atomisation des pouvoirs régionaux dans les communautés, villages et quartiers des territoires tenus par les forces révolutionnaires.
  • Pour donner un exemple issu de l’histoire anarchiste révolutionnaire, la prise de Barcelone par la CNT-FAI suite au coup d’état de Franco ne fut rendu possible que par l’existence d’une structure parallèle à celle de l’État, autour des syndicats et de quartiers ouvriers révolutionnaires.

Cette accumulation d’expériences n’a pas pour but de donner une direction à suivre à ceux qui lisent ce texte, de fantasmer ou idéaliser certaines réalisations, mais à montrer que la déconstruction est déjà en cours, qu’elle est individuelle et collective, ancienne et contemporaine, locale et internationale. Comme énoncer précédemment, chaque contexte définira comment nous nous organiserons pour destituer les institutions qui nous entourent.

Chaque institution et manière de vivre doivent être questionnées une par une, tout en gardant à l’esprit qu’elles sont toutes, d’une manière ou d’une autre, affiliées et/ou co-dépendantes.  Ainsi, questionnons la police, son rôle, ce que son effacement de nos vies apporterait, comment effectivement l’effacer, comment pallier au vide possible que cela créerait dans une société qui n’est pas – et ne sera sans doute jamais – débarrassée de son idéologie de la domination et du pouvoir. Faire de même avec tous les éléments qui constituent les structures qui nous entourent.

Questionner et déconstruire ; construire et destituer ; se questionner encore. Avancer.

Pour résumer, la Plateforme Autonome se veut créatrice de liens entre individus et organisations révolutionnaires, autour de la destitution de l’idéologie du pouvoir, c’est-à-dire de la domination des un.e.s par les autres, que ce soit sur des critères économiques, sociaux, culturels, religieux, de genre, sexuelles, etc.

Un des objectifs majeurs de cette Plateforme est la création d’espaces révolutionnaires : des espaces de socialisation et d’organisation dans le but de poursuivre un idéal révolutionnaire que l’on sait impossible à atteindre.

Ces espaces ont pour but de s’étendre et de supplanter le monde existant en le destituant, c’est-à-dire en le rendant obsolète. Ils ne doivent en aucun cas être coupé des ces institutions, le repli sur soi ou sur une communauté n’étant pas un acte pouvant conduire à une révolution.

La Plateforme n’est pas un Parti, elle ne donne pas de directive, elle se veut être un organe de coordination des groupes autonomes pour amener à la destitution du monde. Elle n’a pas de forme définitive, et est amenée à se désagréger petit à petit une fois ses objectifs remplis.

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Lectures complémentaires:

Cette initiative de plateforme rentre tout à fait dans le cadre de proposition de l’EZLN / CNI Réseau de Résistance et de Rébellion International (3RI) dont nous avons relayé le concept ici même il y a quelques mois. Voir la page 3RI
Le temps est venu de la convergence (r)évolutionnaire pour que se mette enfin en place la société émancipée du pouvoir coercitif, de l’état, de la division et de la dictature marchande.
A bas l’État ! A bas la marchandise ! A bas l’argent ! A bas le salariat !
Pour que vive la Commune des Communes !
~ Résistance 71 ~

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Manifeste pour la Société des Sociétés

Abdullah-Ocalan-Confederalisme-democratique

Manifeste contre le travail

 

21 Réponses vers “Manifeste pour une Plateforme Autonome Internationale (IAP)”

  1. Prometteur car bien pensé…
    À contacter, donc…
    Et à suivre de très très près, car comme l’avait dit le Sub Marcos en 1999 = Planter l’arbre de demain, voilà ce que nous voulons faire…

    Et comme nous avons compris que demain se plante aujourd’hui ; Pour ma part, je les contacte immédiatement, sans perdre de temps, car à mon sens, trop de temps a été perdu ces derniers temps…
    Jo

  2. Pourquoi la plateforme autonome refuse l’anonymat et oblige les gens à donner leur email pour utiliser la plateforme autonome?
    citation: « Pour rejoindre la plateforme :
    • Envoyer un mail à : inter.ap@protonmail.com »

    C’est très idéal pour ficher tous les anarchistes du globe cela.
    vu que tous les emails maintenant (Protonmail inclus) sont connectés à un téléphone portable et une adresse IP (code robot pour ficher l’ordinateur en créant une adresse email)

    protonmail fiche l’adresse IP, il y a un code robot.
     » You may be asked to verify using either reCaptcha, Email, or SMS. IP addresses, email addresses, and phone numbers provided . If this data is saved permanently, it is always saved as a cryptographic hash, which ensures that the raw values cannot be deciphered by us »
    Protonmail indique même qu’il stocke indéfiniment toute info qu’il collecte sur les utilisateurs »
    « , we have access to the following email metadata: sender and recipient email addresses, the IP address incoming messages originated from, message subject, and message sent and received times
    https://protonmail.com/privacy-policy

    En plus, dans leur notice, ils indiquent qu’ils se donnent le droit en cas d’être urgence de lire les emails de leurs utilisateurs, appliquer des sanctions contre eux:
    « Your communications with the Company, such as support requests, bug reports, or feature requests may be saved by our staff »
    IP logs are sometimes kept to combat abuse and fraud, and your IP address may be retained if you are engaged in activities that breach our terms and conditions (spamming, DDoS attacks against ProtonMail infrastructure, brute force attacks, etc). The legal basis of this processing is our legitimate interest to protect our service against nefarious activities.
    https://protonmail.com/privacy-policy

    Protonmail est basé en Suisse
    https://protonmail.com/privacy-policy

    Si cela trouve c’est CERNE Suisse de la CIA qui utilise cet email de Protonmail basé en suisse pour collecter les adresses emails de tous les anarchistes anti nouvel ordre mondial anti bilderberg anti CIA du globe:

    La Suisse c’est la base secrète de la CIA
    https://truthernews.wordpress.com/2015/03/31/10-reasons-why-switzerland-is-home-to-the-cia-central-intelligence-agency/
    https://blogfactory.co.uk/2017/08/30/cern-identified-as-secret-entrance-to-underground-cia-headquarters-in-geneva-switzerland/

    un satellite en Suisse espionne les communications dans toute l’Europe et l’Afrique du Nord
    « satellite Onyx des services secrets suisses avait intercepté un fax entre le ministre des Affaires étrangères égyptien et son ambassadeur à Londres. »https://fr.wikipedia.org/wiki/Onyx_%28syst%C3%A8me_d%27espionnage%29

    La Suisse blanchit l’or des nazis

    Quatre-vingt-cinq pour cent de l’or nazi exporté d’Allemagne aurait transité par la Suisse afin d’être blanchi (marrant l’article met au conditionnel, montre que la Suisse met pression sur Libération pour cacher cette histoire…)
    https://www.liberation.fr/planete/1997/10/08/la-suisse-aurait-blanchi-85-de-l-or-nazi-un-rapport-commandite-par-le-congres-juif-mondial-relance-l_218919

    les lingots d’or et vols des soldats nazis dans les pays conquis sont acheminés en Suisse afin de servir l’effort de guerre nazi
    https://www.liberation.fr/planete/1997/12/02/or-nazi-sur-les-pistes-de-l-or-vole-par-hitler-1_223806

    • c’est toujours une possibilité, toute utilisation électronique ne PEUT PAS ETRE SECURISEE à 100%
      Dans les source codes and headers de protonmail rien ne transparaît, pas d’IP non plus. Le cryptage est end to end c’est à dire de la source au récipient. Protonmail a t’il accès aux IP ? peut-être, pas sûr, probable… Pour communiquer à distance hors système de base, protonmail ne semble pas être une mauvaise option, mais vas savoir…
      Ceux qui par exemple utilise le système TOR utilise un système créé par l’US Navy qui est en charge du Cybercommand de l’armée yankee. Faire confiance à TOR ? non, à Protonmail ?… peut-être, pas sûr, quelles options fiables y a t’il ?
      On l’a dit et on le répète, à un moment donné quand ce sera vraiment chaud les marrons, faudra abandonner TOUT SYSTEME ELECTRONIQUE et retourner à la résistance humaine de proximité.
      L’électronique est sans doute plus notre ennemi que notre ami, avons nous le choix pour l’heure ?
      a quand un internet 3.0 parallèle pondu par des cypherpunks 2.0 non infiltrés ni vendus aux plus offrant ?… 😉

      • Je fais un rêve ! Le rêve d’une société sans électricité et sans écriture inclusive où la résistance communiquerait par transmission de pensées à la suite d’une ascension de conscience collective libératrice de nos chaînes mentales !
        Il y a aussi le cauchemar du retour du Vaudou réactualisé 3.0 comme dans le film avec Luis Cypher joué par De Niro avec Rourke dans Angel Heart …

        • Beau rêve en effet, mais plus difficile à réaliser que la (r)évolution sociale… et si la (r)évolution sociale en était la première étape obligée, celle qui libèrera définitivement les esprits pour parvenir à notre véritable potentiel humain.
          Qui disait « Deviens qui tu es » déjà 😉
          Excellent film oui du toujours excellent Alan Parker, avec un Rourke au sommet de son art à l’époque, son meilleur film à notre sens avec « the Year of the Dragon » de Michael Cimino.
          Pas besoin de Vaudou 3.0 avec un nom comme Louis (Lou) Cypher… C’est marrant parce qu’à peu près à la même époque, l’autre « grand » d’Hollywood, Al Pacino, jouait aussi le diable dans « The Devil’s Advocate » de Taylor « Officier et Gentleman » Hackford, 1997.
          Michel Simon et Claude Berry chez nous ont aussi joué ce rôle… « charismatique » s’il en est… 😉

    • lu sur un forum protonmail à ce sujet:

      « There is no such thing as « Trusted email » currently on the internet. Protonmail, tutanota and few other open source emails are among the best choices now. Proton mail being better choice because switzerland does not need to hand over data to other parties, unlike other EU countries.

      You should consider running your own email server in order to have complete control of privacy. »

      maintenant les « etats voyous » et leurs « services voyous » se foutent des « lois ». On est bien d’accord, mais tout ce qu’ils obtiennent ou peuvent obtenir est obtenu illégalement.

  3. l’idéal ce serait une plateforme où tout le monde peut écrire en anonyme donc sans besoin de donner son email et donc sans besoin de créer un compte.
    Tous ces sites qui demandent de créer un compte pour écrire un article, faut se méfier.
    Agoravox n’a pas publié un article anti linky qu’un correspondant qui a créé un compte avait fait en 2015, depuis il a quitté la plateforme agoravox, au revoir et merci

  4. Bonjour,

    Merci pour l’intérêt que vous avez montré pour l’idée de la Plateforme, ça fait plaisir à voir.

    Tout d’abord on oblige personne à donner son mail, ou à dire des choses illégales par messages ou quoi que ce soit d’autre. C’est simplement un bon moyen pour une organisation qui n’existe pas encore de communiquer avec des gens.

    Nous avons également une page facebook pour notre communication externe, l’idée n’est pas de se cacher ou d’entrer dans une paranoïa qui serait contre-productive. On s’affiche au grand jour et on va le faire début juillet avec un événement de rencontre, et par la suite avec d’autres événements.

    Précisons que la Plateforme n’existe pas encore, c’est pour ça que ce manifeste appelle à la constitution d’une telle Plateforme, et nous allons tout faire pour qu’elle prenne vie.

    L.

    • Dans le monde dans lequel nous vivons fait de mensonges, de fourberies et de turpitudes en tous genres où il est impossible de faire quelque confiance que ce soit à l’autre camp, celui de l’État et de la marchandise, nous demeurons fidèle au vieil adage du « vivons heureux, vivons cachés »… pour l’heure. Bien entendu dans le cas d’actions collectives, réunions, discussions publiques ou privées, les membres se dissolvent dans la foule et font leur travail de fourmi.
      Règle #1 de Résistance 71: on ne parle pas de Résistance 71… 😉

    • Oui personne n’est obligé de donner son email si elle ne veut pas participer à la plateforme autonome.
      C’était juste pour faire remarquer que les gens qui souhaitent écrire sur la plateforme seront obligés de donner leurs emails et donc que la résistance anonyme anarchiste électronique n’existe pas avec la plateforme autonome.
      Voilà pourquoi je proposais l’idée d’une plateforme autonome où chacun, sans donner son email, peut créer des commentaires en dessous des articles de la plateforme autonome pour faire partager ses idées sur le monde.
      Ou d’envoyer leurs suggestions d’articles à travers un mode d’email anonyme, il y a des boites d’email anonymes sauf qu’on ne peut qu’envoyer des messages à partir de ces boites emails anonymes temporaires et qu’on ne peut pas les recevoir.
      Ces boites emails anonymes temporaires ne requirent pas d’adresse IP, mais elles ne sont pas de vrais boites emails, car on peut juste envoyer des messages pour un temps limité, elles ne sont pas personnalisés donc on ne peut pas recevoir de messages dans la boite, juste envoyer pour un temps limité.
      Ce serait intéressant, si la plateforme autonome acceptait les suggestions d’articles de boites emails anonymes qui n’acceptent pas de réponses, donc si la plateforme autonome refuse de publier un article sous les 3 jours, l’anonyme qui a envoyé le message saura que son article n’a pas été accepté, donc pas besoin de recevoir une réponse refus, vu qu’on devine déjà la réponse quand on voit si l’article proposé a été publié ou non.
      S’il y a moyen pour les anonymes d’utiliser des emails temporaires sans adresse IP jetables qui ne peuvent pas recevoir de réponses car ils ne peuvent qu’envoyer des messages temporairement pour quelques minutes pour proposer des articles à publier (qui sont bien sur pas obligatoires à publier par la plateforme autonome) sans recevoir de réponses, car les boites emails temporaires ne reçoivent pas de réponses car pour faire des dialogues, l’adresse IP est obligatoire, ou d’exprimer leurs commentaires en anonymat en dessous des articles de la plateforme sans avoir besoin de donner son adresse email avec IP, cela donne beaucoup plus d’intérêt à la plateforme.
      Facebook fiche les visites et les adresses IP des visiteurs, donc tous ceux qui auront visité les pages anarchistes sur Facebook seront fichés. Sarkozy a même tenté une fois de faire passer une loi pour criminaliser la simple lecture des sites, grâce au fichage des lectures via adresse IP sur tous les blogs, réseaux sociaux qui fichent l’adresse IP de leurs lecteurs grâce aux cookies, et autres

      La protection des résistants passe avant tout avec l’anonymat
      ensuite vient l’information que les anarchistes doivent pouvoir partager de façon anonyme avec des boites emails temporaires sans adresse IP

      Peut-être créer une chatbox où tout le monde peut exprimer ses idées en anonyme…

      un forum où tout le monde peut exprimer ses idées en anonyme sans besoin de donner son adresse email

      une plateforme anarchiste doit pouvoir combiner les 2
      garantir l’anonymat de ses membres en plus de partager l’information

      Sinon, le mouvement anarchiste ne durera pas

      • tu soulèves là des points intéressants et vitaux. La question revient à savoir s’il est possible déjà et ensuite fiable et sécure d’avoir une plateforme de communication électronique à grande échelle transcontinentale.
        Depuis la création de R71 en 2010, nous avons refusé tout enregistrement sur fesse bouc et touitteur ou autre tant il était déjà évident que tout ça allait partir, que ça partait, en sucette totalitaire.
        fesse bouc est une création des services, Mark Zuckerberg travaille main dans la main avec la censure sioniste, Google est une création de la CIA, NSA etc…
        Le but serait de créer quelque chose de nouveau et de parallèle afin de court-circuiter le système en place sur la toile… et ailleurs par effet boule de neige.
        C’est un sérieux problème et tu as raison d’en parler.

        • Pour moi, je pense qu’il n’est pas important de savoir qui envoie les emails. Dès l’instant que le message est intéressant, même si cela vient d’une boite email jetable qui disparaitra au bout de 5 minutes, et qu’on ne peut pas identifier la personne en pseudo par la suite (fichage des gens selon leur pseudo sur les réseaux sociaux, c’est ce que fait l’Etat), il faudrait pouvoir partager l’information si elle est vraiment intéressante et dénonce bien le NVO.
          L’information est plus importante donc une plateforme qui refuse l’article d’un anonyme qui utilise un boite email jetable est une plateforme plus occupé à ficher les gens selon leur pseudo qu’ils utilisent dans les réseaux sociaux, vu que l’adresse email est avec adresse IP, donc adresse déduite véritable de l’individu à partir d’elle couplé avec le pseudo qu’il utilise quand il crée un compte.
          Quand on voit que l’information est de qualité, bien sourcé, et qu’on ne peut la contredire (les compteurs intelligents linky peuvent être piratés par exemple…), un vrai anarchiste doit pouvoir la publier, même si elle provient d’un anonyme qui a utilisé une boite email jetable temporaire qui ne fait qu’envoyer des messages pour un temps limité et ne peut pas en recevoir, ce qui fait qu’il ne peut exister aucun dialogue entre la plateforme autonome et l’anonyme qui envoit puisque la boite email jetable disparait au bout de 5 minutes d’utilisation pour l’envoi des messages par l’anonyme.
          Des sites altermondialistes anti anarchistes refusent de publier des articles ou commentaires uniquement parce que la personne qui envoie les articles utilise une boite email jetable donc qui n’existera plus au bout de 5 minutes, parce qu’ils ne peuvent pas ficher les gens, car ils comptent dénoncer ces gens au NVO si jamais le NVO leur réclame des comptes pour telle article publié.

          Au final, les pseudos ne garantissent pas l’anonymat si ils utilisent des boites emails avec adresse IP.
          Voilà pourquoi une vrai plateforme anarchiste devrait pouvoir accepter les gens qui utilisent des boites emails jetables et envoient des articles sources et vrais.

          La raison pour laquelle les sites veulent qu’on leur envoie les vrais adresses emails, c’est pour ficher les gens, et découvrir qui se cache réellement sous telle ou telle pseudo.

          Voilà pourquoi ils n’acceptent pas les articles des gens qui utilisent des boites emails jetables avec pseudos, car ils ne peuvent pas savoir si ce sont les mêmes personnes qui ont utilisés les mêmes pseudos avant.

          Voilà pourquoi dans la boite protonmail comme d’autres, il est impossible de créer un pseudo qu’un autre utilisateur utilise, car tout le monde est fiché avec son adresse IP avec le pseudo qu’il utilise pour sa boite email.

          Voilà pourquoi un vrai mouvement anarchiste utilise des boites emails jetables sans besoin de vérifier si c’est la même personne ou non qui envoie, car le but n’est pas de créer des liens intimes entre l’anarchiste et la plateforme, mais de permettre à chaque anarchiste de faire partager leur vision du monde en anonyme à la plateforme anarchiste

          Voilà pourquoi je ne rejoindrais pas la plateforme anarchiste autonome

          Blog résistance 71 est une vrai plateforme anarchiste, car on peut envoyer des infos à travers de boites emails jetables, et commenter avec des boites emails jetables aussi.
          Parce que pour Blog Résistance 71 seule la qualité de l’information est importante.

          Voilà pourquoi je reste un fidèle lecteur de R71

          • merci de ce commentaire.
            Situation assez bien résumée. Concernant R71, il y a eu un débat de départ et le consensus fut de garder tant que faire ce peut un anonymat le plus complet possible, comme tu le dis: seule l’info compte, rien à foutre de qui dit quoi, des egos et autre appropriation.
            En dehors du blog, règle #1 de R71: on ne parle pas de R71…
            travail de fourmi anonyme, cap à garder, le reste… 😉

  5. Patrice Sanchez Says:

    Bonsoir les amis Résistants,
    Je me permets de vous délivrer ma vision particulairement décalée de l’avenir !
    Fraternellement,
    Patrice
    Malheureusement, je crains fort que les événements qui arrivent ne laissent pas le temps à l’humanité de s’organiser avec la destruction contrôlée à laquelle nous assistons et j’aimerais me tromper … et d’abord le peut- elle et le veut-elle cette satanée humanité surtout sous l’emprise des nouvelles technologies qui phagocitent toujours plus nos mentals ??? Il suffit d’aller sur des forums de discussions pour se rendre compte de la zombification des esprits … je vois plutôt le système continuer en mode autodestruction, tous les éléments liés et intriqués, alors seulement lorsque nous aurons touché le fond s’effectuera la grande purge cosmique à l’insu de notre plein gré, la séparation du bon grain spirituel de la liberté de pensée de l’ivraie plus que machiavélique suivie de l’ivresse de la grande rigolade zarathoustrienne avec je l’espère et le subodore, l’ascension collective et synchronique de nos consciences, ce seul saut quantique à la manière d’un chaos libérateur susceptible de nous libérer de nos chaînes mentales…

    C’est alors que la phrase de René Guénon sur le Kali yuga prendra tout son sens : Rien de ce qui s’accomplit dans le monde ne saurait être inutile … la vérité finira par triompher sur l’obscurité et le mensonge comme il était enseigné dans les écoles de sagesse antique … et c’est dire si le mensonge n’a que trop régné, c’est même un mort vivant ce foutu mensonge !

    https://www.elishean.fr/lesprit-est-dans-la-matiere-par-jean-e-charon/

    • oui c’est ce qu’on a toujours dit en d’autres termes: rien à inventer, tout est déjà là… il suffit de dépoussiérer. C’est un boulot de technicien de surface… 😉

  6. […] Manifeste pour une Plateforme Autonome Internationale (IAP) […]

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