Passer de l’utopie imbécile représentative à la compréhension de la réalité politico-sociale… Quand l’Idée est la chose objectivement la plus importante (Alexandre Berkman)

“Je considère l’anarchie comme la conception la plus nationale et pratique de vie sociale libre et harmonieuse. Je suis convaincu que sa réalisation est une certitude qui se réalisera au cours du développement de l’humanité.”

“C’est plus le système que les individus qui est la source de pollution et de dégradation. Mon environnement qu’est ma maison-prison n’est qu’une des manifestation de la main de Midas dont le toucher maudit transforme tout au service brutal de Mamon.”

~ Alexandre Berkman ~

 


Alexandre Berkman 1870-1936

 

L’Idée est la chose la plus importante

 

Alexandre Berkman*

1927

 

Source: https://robertgraham.wordpress.com/2018/06/28/alexander-berkman-the-idea-is-the-thing/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

(*) Note de R71: Alexandre Berkman (1870-1936), éditeur, essayiste, enseignant et militant anarchiste lithuanien. Editeur de la revue d’Emma Goldman, sa compagne de longue date, “Mother Earth” à partir de 1907. En 1919, Berkman et Goldman ainsi que 200 autres personnes sont déportés des Etats-Unis à cause de leurs idées politiques. Ils vont en Russie et assiste au marasme de la révolution dont ils seront très critiques à partir de 1920. En 1922, Berkman publie une série de texte très critiques sur la Russie bolchévique et la dictature du parti communiste qui a trahi la révolution sociale.
Berkman compte parmi ses amis Albert Einstein, Thomas Mann, John Dewey et Bertrand Russel.
En 1929, il publie son ouvrage qui deviendra le plus connu: “The ABC of Anarchism” chez Vanguard Press.
Il se suicide en 1936 suite à sa condition de santé qui se détériore et ne supportant plus de vivre apatride, de la bonté des autres. Ses écrits demeurent des références souvent citées, de la littérature anarchiste.

Note sur le texte: A notre connaissance, ce texte n’existait pas en français de manière indépendante, c’est chose faite car nous pensons important qu’il soit à la disposition de toutes et tous pour participer à la réflexion et l’action collective vers la société des société. Néanmoins, nous ne sommes pas d’accord avec Berkman lorsqu’il affirme que « la fondation de la vie est économique » ! Comment peut-on sortir un tel jugement alors que « l’économie » est une création humaine remontant à quelques milliers d’années tandis que l’humain a vécu plus d’un million et demi d’années sans aucun rapport économique que ce soit. La fondation de la vie humaine est politico-sociale, c’est le décisionnaire qui prime, l’économique n’en est qu’une dérive comme l’a parfaitement démontré l’anthropologue Pierre Clastres dans les années 1970.
Cette mise au point faite, cela n’enlève rien à l’excellence du propos de Berkman et sa pertinence dans le contexte actuel du mouvement des Gilets Jaunes.
Bonne lecture !…

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Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi gouvernement et capitalisme continuent d’exister malgré tout le mal qu’ils causent dans le monde ? Si vous l’avez fait, votre réponse a dû être que c’est parce que les gens soutiennent ces institutions et qu’ils le font parce qu’ils croient en elles.

C’est le cœur du problème: la société actuelle repose sur la croyance des gens que l’État, le gouvernement et le capitalisme sont intrinsèquement bons et utiles. Elle est fondée sur le principe de l’autorité et de la propriété. Ce sont des idées qui maintiennent en place les conditions. Le gouvernement et le capitalisme sont les formes par lesquelles s’expriment les idées populaires. Les idées sont les fondations, les institutions sont la bâtisse érigée sur celles-ci.

Une nouvelle structure sociale doit avoir de nouvelles fondations, de nouvelles idées à sa base. Vous pouvez changer, réformer la forme d’une institution, son caractère et son sens resteront identiques aux fondations sur lesquelles elle est construite. Regardez précisément la vie et vous verrez la vérité en tout ceci. Il y a beaucoup de formes de gouvernement dans le monde, mais leur véritable nature est la même partout tout comme le sont leurs effets: cela veut toujours dire autorité et obéissance.

Qu’est-ce qui fait que le gouvernement existe ? Les armées et les forces navales ? Oui, mais seulement en apparence. qu’est-ce qui soutient les armées et les marines ? C’est la croyance des gens, des masses, que le gouvernement est nécessaire ; l’idée d’avoir un gouvernement nous dirigeant est habituellement une idée acceptée de presque toutes et tous. Ceci constitue une fondation réelle et très solide. Retirez cette idée, cette croyance et aucun gouvernement ne durerait un jour de plus.

La même chose est valide pour la propriété privée. L’idée que ceci est juste et nécessaire est le pilier porteur qui la soutient et la sécurise.

Aucune institution n’existe aujourd’hui autrement que fondée sur l’idée qu’elle est juste et bonne pour tout le monde et donc nécessaire.

Illustrons ceci, prenons les Etats-Unis par exemple. Demandez-vous pourquoi la propagande révolutionnaire n’a eu que très peu d’impact dans ce pays malgré plus de 50 ans d’efforts socialistes de l’IWW (NdT: le syndicat de l’Industrial Workers of the World, syndicat anarchiste, toujours actif aujourd’hui aux Etats-Unis et internationalement, ses membres sont appelés les « Wobblies ») et anarchiste ? L’ouvrier américain n’est-il pas exploité aussi intensément que dans d’autres pays ? La corruption du monde politique n’est-elle pas aussi rampante que dans tout autre pays ? La classe capitaliste américaine n’est-elle pas la plus exploiteuse, arbitraire et la plus despotique au monde ? Il est vrai que l’ouvrier américain est mieux loti que son camarade européen, mais n’est-il pas aussi traité le plus despotiquement et le plus brutalement par le patronat et le gouvernement lorsqu’il manifeste son mécontentement ? Et pourtant, l’ouvrier et le travailleur américain demeure loyal au gouvernement et il est le premier à le défendre contre les critiques.

Il est toujours le champion le plus dévoué des “grandes et nobles institutions du plus grand et meilleur pays sur terre”. Pourquoi ? Parce qu’il croit que ce sont ses institutions, qui lui / elle, en tant que citoyen libre et souverain, les gère et qu’il peut les changer s’il le désire. C’est sa foi en l’ordre existant qui constitue la plus grande sécurité contre toute révolution sociale. Sa foi est stupide et injustifiée et un jour elle se brisera et avec elle le capitalisme américain et son despotisme. Mais aussi longtemps que cette foi existe, la ploutocratie américaine est sauvegardée de toute révolution.

Alors que les esprits des humains se développent, alors qu’ils avancent vers de nouvelles idées et perdent la foi dans leurs anciennes croyances, les institutions commencent à changer et éventuellement tombent en désuétude. Les gens finissent par comprendre que leurs visions passées sont fausses, qu’elles ne furent aucunement vérité mais préjudice et superstition.

Ainsi bon nombre d’idées qu’on pensait être vraies, ont fini par être vues comme fausses et mauvaises. Il en fut ainsi des idées de monarchie de droit divin, de l’esclavage et de la servitude ainsi que du servage. Il fut un temps où le monde entier pensait que ces institutions étaient justes et bonnes et qu’elles ne pourraient aucunement être changées. Dans la mesure où ces superstitions et fausses croyances furent combattues par des penseurs avancés et critiques, elles devinrent discréditées et perdirent de leur impact sur les gens et finalement, les institutions qui incorporaient ces idées furent abolies. Les pontes vous diront qu’elles ont simplement “vécu au-delà de leur utilité” et qu’ainsi elles moururent de leur belle mort. Mais comment ont-elles pu “vivre” au delà de leur “utilité” ? Elles furent utiles à qui ? et comment moururent-elles ?

Nous savons déjà qu’elles ne furent utiles qu’à un classe minoritaire, celle des “maîtres” et qu’elles succombèrent sous les coups des émeutes populaires et des révolutions.

Pourquoi ces idées et institutions ne moururent-elles pas de manière paisible ?

Pour deux raisons: d’abord, parce que certaines personnes pensent plus vite que d’autres. Ainsi il se passe qu’une minorité dans un endroit donné progresse plus vite que le reste. Plus cette minorité développe et croit en de nouvelles idées, plus elle est convaincu de sa justesse, et plus forte elle se sentira et au plus tôt elle essaiera de mettre en pratique ses idées ; ceci se produit généralement avant même que la majorité n’ait entre aperçu la nouvelle lumière. Ainsi la minorité doit lutter contre la majorité qui s’accroche toujours aux vieux modèles et aux conditions d’existence en place.

Deuxièmement, la résistance de ceux qui détiennent le pouvoir. Cela ne fait aucune différence que ce soit l’église, un roi, un empereur, un gouvernement républicain dit démocratique ou une dictature, voire même une autocratie, ceux qui sont au pouvoir lutteront avec l’énergie du désespoir par rester là où ils sont et autant qu’il y aura un petit espoir de succès. Et au plus ils reçoivent d’aide de la majorité plus lente à la détente et mieux ils lutteront. Voilà le pourquoi de la furie de la révolte et de la révolution.

Le désespoir des masses, leur haine de ceux responsables de leur misère et la détermination des maîtres de céans à s’accrocher au pouvoir et à leurs privilèges, se combinent pour provoquer la violence des émeutes populaires, des jacqueries et des révolutions.

Mais la rébellion aveugle sans objectif défini et sans but n’est pas une révolution. La révolution est une rébellion devenue consciente de sa cible et de son objectif. La révolution est sociale lorsqu’elle vise à un changement fondamental. Comme la fondation de la vie est économique, la révolution sociale veut dire la réorganisation de la vie économique industrielle du pays et donc de la structure entière de la société.

Mais nous avons vu que la structure sociale repose sur la base d’idées, ce qui implique que changer de structure demande de changer d’idées. En d’autres termes, les idées sociales doivent changer avant qu’une nouvelle structure sociale ne puisse se mettre en place. La révolution sociale n’est ainsi pas un accident, elle n’est pas un évènement soudain. Il n’y a rien de soudain à son sujet car les idées prennent du temps pour changer et remplacer d’autres ; elles mûrissent doucement, graduellement, comme une plante ou une fleur. C’est pourquoi la révolution sociale est un résultat, un développement, ce qui veut dire qu’elle est évolutionnaire. Elle se développe jusqu’au point où suffisamment de membres du groupe ont embrassé les nouvelles idées et sont déterminées à les mettre en pratique. Lorsqu’ils tentent de le faire et rencontre une opposition, alors l’évolution sociale lente et tranquille s’accélère et devient militante et violente. L’évolution devient révolution.

Gardez présent à l’esprit qu’évolution et révolution ne sont pas deux choses séparées et totalement différentes. Pourtant elles sont moins des opposés comme pensent beaucoup à tort. La révolution est simplement le point d’ébullition de l’évolution sociale.

A cause de cela, vous ne pouvez pas “faire” une véritable révolution comme vous ne pouvez pas accélérer le processus de l’eau mise à bouillir sur le feu. C’est le feu sous elle qui la fait bouillir, ainsi l’eau arrivera plus vite au point d’ébullition au plus fort est le feu sous elle.

Les conditions politiques et économiques d’un pays sont le feu placé sour la casserole de l’évolution. Au pire l’oppression et le mécontentement des gens, plus forte est la flamme. Ceci explique pourquoi les feux de la révolution sociale ont balayé la Russie, le pays le plus arriéré et le plus despotique, plutôt que l’Amérique où le développement industriel a quasiment atteint son sommet et ceci malgré les démonstrations faites de Marx du contraire.

Nous voyons donc que les révolutions, bien qu’elles ne peuvent pas être provoquées, peuvent être accélérées par certains facteurs, comme les pressions venant d’en haut, par toujours plus d’oppression économique et sociale mais aussi par la pression d’en bas: par un plus grand éveil et toujours plus d’agitation populaire. Ces conditions aident à divulguer les idées, elles poussent plus avant l’évolution et donc à terme la révolution à venir.

Mais la pression d’en haut, accélérant le processus peut aussi provoquer son échec, parce que la révolution peut bien se produire avant que le processus évolutionnaire ne soit arrivé à maturité. Prématurée, elle pourra exploser comme une simple rébellion, c’est à dire comme un assaut de rage sans objectif ni cible déterminée. Au mieux, une rébellion peut assurer un soulagement temporaire, mais la véritable cause de la lutte demeure intacte et continue à avoir les mêmes effets à terme et causer toujours plus de mécontentement et de… rébellion.

Pour résumer ce que j’ai dit au sujet de la révolution, nous devons arriver à la conclusion que:

1) Une révolution sociale est une révolution qui change radicalement la fondation même de la société, son caractère politique, économique et social

2) Un tel changement doit d’abord avoir lieu dans les idées et les comportements des gens, dans leurs esprits

3) L’oppression et la misère peuvent accélérer le processus de la révolution, mais peuvent aussi en faire un échec à cause d’une manque de préparation évolutionnaire qui rendras le véritable accomplissement impossible.

4) Seule cette révolution peut être radicale, sociale et couronnée de succès, ce qui sera l’expression d’un changement de base d’idées et s’opinions.

De tout ceci résulte qu’une révolution sociale doit être préparée, surtout dans le sens de développer plus avant le côté de son évolution, éveiller les gens au sujet des méfaits de la société actuelle et les convaincre de la possibilité et de la pratique d’une vie sociale fondée sur la justice, la liberté, plus avant préparant les masses à comprendre clairement ce qui dit être fait et comment le faire.

Une telle préparation n’est pas seulement une étape préliminaire nécessaire, il en va également de la sécurité de la révolution, la seule garantie de l’accomplissement de ses objectifs.

En résultat d’un manque de préparation, ce fut la destinée de bien des révolutions d’être détournées de leur objectif principal, d’être mal utilisées et d’être entraînées dans de sombres allées du pouvoir. La Russie en est un parfait exemple. La révolution de février [1917] qui chercha à se débarrasser de l’autocratie, fut un grand succès. Les gens savaient exactement ce qu’ils voulaient: l’abolition de la monarchie. Toutes les machinations des politiciens, tous les plans oratoires des Lvov et Miloukov, les leaders “libéraux” du moment, ne pouvaient pas sauver le régime de Romanov face à la volonté intelligente et consciente du peuple. Ce fut cette compréhension de ce simple objectif qui fit de la révolution de février un grand succès, avant excusez du peu, quasiment pas d’effusion de sang.

De plus, aucun appel ou menace du gouvernement provisoire ne purent faire quoi que ce soit contre la détermination du peuple à mettre fin à la guerre. Les armées quittèrent le front et mirent ainsi fin à cette affaire en prenant leur décision par elles-mêmes. La volonté d’un peuple toujours conscient de ses objectifs gagnera toujours.

Ce fut toujours la volonté du peuple, son objectif résolu de garder la terre, qui sécurisa pour le paysan la terre dont il avait besoin. De la même manière, les ouvriers des villes, comme maintes dits auparavant, possédaient eux-mêmes les usines et la machinerie de la production.

Jusque là, la révolution russe fut un succès total. Mais au point où les masses manquèrent de conscience de but défini, commença la défaite. C’est toujours le moment où les politiciens et les partis politiques entrent dans la danse pour exploiter les gains de la révolution pour leurs propres intérêts ou pour expérimenter leurs théories politiques. Ceci se produisit en Russie comme dans bien d’autres révolutions. Le peuple combattit la lutte juste, les partis politiques luttèrent pour le butin au détriment de la révolution et pour ruiner le peuple.

Voici donc ce qui se passa en Russie. Le paysan, ayant sécurisé la terre, n’avait pas les outils ni les machines dont il avait besoin. L’ouvrier, après avoir pris possession des usines et des machines, ne savaient pas comment les utiliser pour accomplir ses objectifs. Il n’avait pas l’expérience nécessaire pour organiser la production et il ne pouvait pas gérer la distribution des choses qu’il produisait.

De leurs propres efforts, ceux des paysans, des ouvriers, des soldats, ils se sont débarrassés du tsar, de la monarchie, ont paralysé le gouvernement, arrêté la guerre et aboli la propriété privée de la terre et des machines-outils. Pour cela, ils étaient préparés par des années d’éducation révolutionnaire et d’agitation, mais pour rien de plus que cela. Et parce qu’ils n’étaient pas préparés à autre chose, lorsque leurs connaissances se tarirent et que faisait défaut un objectif plus défini, entrèrent dans la danse les partis politiques, les politiciens, qui prirent les affaires en main, hors de celles des masses qui avaient fait la révolution. Ce fut la mort de la révolution sociale, les gens ont besoin de pain, pas de politique.

La nourriture et les biens de consommation de première nécessité ne sont pas créés par des décrets politiques de parti ou de gouvernement. Les législations ne travaillent pas la terre, les lois ne font pas tourner les rouages des machines des usines. Mécontentement, rancœur et famine furent sur les talons du gouvernement de coercition et de dictature. Encore et toujours, la politique politicienne et l’autorité prouvèrent l’existence de ce marécage par lequel s’éteignent les feux de toute révolution.

Apprenons donc cette leçon des plus vitales: Une claire compréhension par les masses des buts et objectifs de la révolution veut dire succès. Porter leur propre volonté consciente au moyen de leurs propres efforts garantit le b on développement de la nouvelle vie sociale. Au contraire, un manque de compréhension et de préparation veulent dire défaite inéluctable, soit aux mains de la réaction soit par les théories expérimentales de soi-disants partis politiques amis.

Alors, préparons-nous !…

= = =

Lectures complémentaires:

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Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

Ricardo_Flores_Magon_Textes_Choisis_1910-1916

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40ans_Hommage_Pierre_Clastres

Appel au Socialisme Gustav Landauer

 

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4 Réponses to “Passer de l’utopie imbécile représentative à la compréhension de la réalité politico-sociale… Quand l’Idée est la chose objectivement la plus importante (Alexandre Berkman)”

  1. […] j’ai mises au format PDF pour vous permettre de faire de même car j’estime, et avec Résistance 71 nous sommes en parfaite osmose sur ce point que tout ce qui participe  du développement de […]

  2. […] anti-autoritaire, pacifiste en anti-guerre, elle est condamné en 1917 avec son compagnon Alexandre Berkman, à deux ans de prison pour avoir fait campagne contre la conscription des jeunes Américains pour […]

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