Gilets Jaunes, pédagogie et éducation critiques… L’éducation comme pratique de la liberté (Paulo Freire)

 

L’éducation comme pratique de la liberté (larges extraits)

 

Paulo Freire

1965

 

Titre de la version originale portugaise: “Educação Como Pratiqua da Liberdade”

 

Traduction de larges extraits de la version anglaise (Seabury Press), 1973 par Résistance 71

 

1ère partie

2ème partie

 

Note des traducteurs: 

Cet essai de 54 pages fut publié 4 ans avant l’œuvre phare de Freire “La pédagogie des opprimés” (1969 en espagnol et 1970 en portugais), que nous avons retraduit et republié intégralement en français, nous donne quelques indications supplémentaires sur l’analyse et la méthodologie éducatives de Freire pour parvenir à la réalisation de la conscience critique et de la conscientisation ou conscientização des opprimés pour leur émancipation finale définitive.

Dans cet essai, Freire aborde la théorie générale et la mise en application de modèles, qu’il explique aussi dans leurs applications de terrain au Brésil. Ces exemples brésiliens donnés sont des plus intéressants, mais demeurent dans un domaine très particulier, celui du monde rural brésilien quasi-illettré des années 1960. Dans notre traduction, nous nous sommes donc cantonnés à la généralité, à l’approche générale de Freire aux problèmes identifiés.

Contrairement à précédemment, nous n’avons pas eu accès au texte original en portugais et notre traduction ne se fie donc qu’au texte anglais de 1973 recueilli dans une compilation “Education for Critical Consciousness”.

L’essai se compose de 4 parties:

  • Société en transition
  • Société fermée et inexpérience démocratique
  • Education contre massification
  • Education et conscientização

Bonne lecture !


Prélude à la pédagogie des opprimés

 

Société et transition

L’être humain s’engage dans des relations avec les autres et avec le monde. C’est pour faire l’expérience du monde comme réalité objective, indépendant de lui-même, capable d’être connu. Les animaux, immergés dans la réalité, ne peuvent pas se relier au monde, ce ne sont que des créatures de simples contacts. La séparation et l’ouverture de l’humain au monde le distinguent comme être relationnel. Les humains, à l’encontre des animaux, ne sont pas seulement dans le monde mais existent avec le monde.

Les relations humaines avec le monde sont de nature plurielle, […] Les humains s’organisent, choisissent les meilleures réponses à apporter à un problème, se testent, agissent et changent par leur action même en réponse à un stimulus. Ils font tout cela de manière consciente, comme on utilise un outil pour gérer un problème.

Les humains interagissent avec le monde de manière critique. Ils appréhendent les données objectives de la réalité par la réflexion et non pas par réflexe comme le font les animaux. Et dans l’acte de la perception critique, les humains découvrent leur propre temporalité. Transcendant une dimension unique, ils restituent hier, reconnaissent aujourd’hui et se projettent demain. La dimension du temps est une des découvertes fondamentales dans l’histoire de la culture humaine. […] Ainsi, un chat n’a pas d’histoire ; son incapacité à émerger du temps le submerge dans un “aujourd’hui” totalement et irrémédiablement uni-dimensionnel duquel il n’a absolument aucune conscience. Les humains existent dans le temps. Ils sont dedans et ils sont dehors. Ils héritent, ils incorporent. Ils modifient. Les humains ne sont pas prisonniers d’un “aujourd’hui” permanent ; ils émergent et s’inscrivent dans le temps.

Alors que les humains émergent du temps, découvrent la temporalité et se libèrent de l’”aujourd’hui”, leur relation avec le monde s’imprègne de facto de conséquences. Le rôle normal de l’humain dans et avec le monde n’est pas un rôle passif. […] Répondant aux défis du monde, s’objectivisant, discernant, transcendant, les humains entrent dans un domaine qui leur appartient exclusivement, celui de l’histoire et de la culture.

L’intégration au contexte, par opposition à l’adaptation, est une forme d’activité humaine très distinctive. L’intégration résulte de la capacité de s’adapter à la réalité plus la capacité critique de faire des choix et de transformer cette réalité.

[…]

La personne intégrée est une personne en tant que Sujet. Par contraste, la personne adaptée est la personne en tant qu’Objet, l’adaptation représentant au mieux une forme d’auto-défense. Si l’humain est incapable de transformer la réalité, il va s’adapter. L’adaptation est une caractéristique d’attitude du monde animal, exhibée par l’humain, cela devient symptomatique de sa déshumanisation.

Au travers de l’histoire, les humains ont tenté de surmonter les facteurs qui les font s’accommoder, s’ajuster, dans une lutte, constamment menacée par l’oppression, pour atteindre finalement leur pleine humanité.

Alors que les humains interagissent dans et avec le monde en répondant aux défis de l’environnement, ils commencent à dynamiser, à maîtriser et à humaniser la réalité. Ils y ajoutent quelque chose qui leur est propre, en donnant une signification temporelle à l’espace géographique, en créant de la culture. Cette constante interaction des relations humaines avec le monde et leurs semblables ne permet pas l’immobilisme social (sauf en cas de pouvoir répressif). Alors que les humains créent, recréent et décident, des époques historiques commencent à prendre forme et c’est précisément en créant, en recréant et en décidant que les humains devraient participer à ces époques.

Une époque historique est caractérisée par une série d’aspirations, de préoccupations et de valeurs dans la recherche de la réalisation ; par des moyens d’être et de se comporter ; par des attitudes plus ou moins généralisées.

[…] Les humains jouent un rôle crucial dans la réalisation et le dépassement des époques historiques. Que les humains perçoivent ou pas les thèmes de l’époque et par dessus tout, le comment ils agissent sur la réalité de chacun de ces thèmes ainsi générés, va largement déterminer leur humanisation ou leur déshumanisation, leur affirmation en tant que sujet ou en tant qu’objet. Car ce n’est seulement que lorsque les humains comprennent bien les thèmes qu’ils peuvent vraiment intervenir dans la réalité au lieu que de ne demeurer que de simples spectateurs. Et ce n’est qu’en développant une attitude critique permanente que les humains peuvent dépasser une posture d’ajustement afin de devenir plus intégrés avec l’esprit du temps. Dans la mesure où une époque historique génère de manière dynamique ses propres thèmes, les humains devront faire usage de “toujours plus de fonctions intellectuelles et de moins de fonctions émotionnelles et instinctives”.

[…]

Si les humains sont incapables de percevoir de manière critique les thèmes de leur temps et ainsi incapables d’intervenir activement dans la réalité, ils sont aspirés dans le sillage du changement. Ils voient que les temps changent, mais ils sont submergés par ce changement et ne peuvent en conséquence pas distinguer leur dramatique signification. Une société qui commence à bouger d’une époque à une autre requiert le développement d’un esprit critique particulièrement critique. N’ayant pas cet esprit, les humains ne peuvent pas percevoir les contradictions marquantes qui se produisent dans la société comme valeurs émergentes à la recherche d’affirmation et de choc satisfaisant avec les anciennes valeurs se protégeant du changement naissant. Le temps de la transition d’époque [historique] constitue un “raz-de-marée” historico-culturel. Des contradictions croissent entre les façons d’être, de comprendre, de se comporter et de valoriser ce qui appartient à hier et les autres manières de compréhension et de comportement qui appartiennent à demain et annoncent le futur. Alors que les contradictions se creusent, la “lame de fond” devient de plus en plus forte et le climat qu’elle génère, de plus en plus émotionnel. Ce choc entre un hier qui perd sa signification mais qui lutte pour survivre et un demain qui cherche à gagner en substance, caractérise la phase de transition comme temps d’annonce et de décision. Ce toutefois, seulement dans la mesure où le choix résultant d’une perception critique des contradictions soit réel et capable d’être transformé en action. Un choix est illusoire dans la mesure où il représente les attentes des autres.

[…]

Par exemple, le statut non-autonome du Brésil a généré le thème de l’aliénation culturelle. De la même manière l’élite et les masses manquent totalement d’intégration dans la réalité brésilienne. L’élite vit de manière “surimposée” à cette réalité, le peuple quant à lui complètement submergé en elle. Il en revint à l’élite d’importer des modèles culturels étrangers et au peuple il incomba de suivre le mouvement d’être sous, d’être dirigé par l’élite et de n’avoir aucune part décisionnelle.

[…] Ainsi, le point de départ de la transition brésilienne, fut cette société très fermée à laquelle j’ai déjà fait référence, celle dont l’économie d’exportation de matières premières était entièrement déterminée par un marché extérieur, dont le centre même de la décision économique était situé à l’étranger, une société “réflexe”, “objet”, totalement dénuée du sens de nation, archaïque, illettrée, anti-dialogique et élitiste.

Cette société se divisa avec la rupture des forces qui la maintinrent en équilibre. Les changements industriels firent de la société brésilienne une société plus tout à fait fermée mais certainement pas encore totalement ouverte. Une société en cours d’ouverture. Les centres urbains s’ouvraient progressivement tandis que les centres ruraux demeuraient fermés.

[…]

Note des traducteurs pour ce qui suit: le mot “radicalisation” vient de “radical”, qui veut dire “racine”, “origine profonde”. Ce qui est radical ramène à la racine, à la source, aux fondamentaux. Le sémantique de la pensée unique sectaire a transformé cette signification réelle en un terme péjoratif voulant dire ou étant assimilé de nos jours à quelque chose “d’extrême” ou “d’extrémiste”, ce qui est un non-sens sémantique. Nous devons redéfinir les mots pour leur rendre leur sens réel. Ainsi un “radical” n’est pas un extrémiste, c’est quelqu’un qui recherche la racine de quelque chose, sur un plan politique, recherche l’être générique, organique pour que la société humaine s’harmonise de nouveau avec son être profond au delà des diktats de “l’avoir” marchand auxquels il/elle s’oppose.

= La radicalisation implique une augmentation de l’engagement dans la position qu’on a choisie. Cette position est essentiellement et de manière prédominante, critique, emprunte d’amour, humble et communicative ; elle est donc positive.

Une personne qui a pris une option radicale ne nie pas à autrui son droit de choisir, ni n’essaie d’imposer son propre choix. Elle peut discuter de leurs positions respectives. La personne est certes convaincue qu’elle a raison, mais respecte les prérogatives d’une autre personne de dire qu’elle a raison.  Le radical essaie de convaincre et de convertir, mais en aucun cas d’écraser son opposant. Il a néanmoins un devoir, imposé par l’amour, celui de réagir contre la violence de ceux qui essaient de le réduire au silence ; de ceux qui, au nom de la liberté, tuent sa liberté et la leur par la même occasion.

Être radical n’implique pas l’auto-flagellation. Les radicaux ne peuvent pas accepter passivement une situation dans laquelle le pouvoir excessif du petit nombre mène à la déshumanisation de tous.

Malheureusement, le peuple brésilien, élite et masses confondues, était de manière générale assez mal préparé à évaluer la transition de manière critique et ainsi, bousculé par la force des contradictions en lice, il commença à tomber dans des positions sectaires au lieu d’opter pour des solutions radicales.

Le sectarisme est essentiellement émotionnel et non-critique. Il est arrogant, anti-dialogique et donc anti-communicateur. C’est une position réactionnaire, que ce soit de la part d’une personne dite de “droite” (que je considère comme “sectaire née”) ou d’une personne dite de “gauche”. Le sectaire ne crée rien parce qu’il est incapable d’aimer. En total disrespect des choix des autres, il essaie d’imposer ses propres choix sur tout le monde. En cela réside l’inclinaison des sectaires vers l’activisme, c’est à dire vers l’action sans la vigilance de la réflexion, en cela se tient son goût pour les slogans, qui de manière générale demeure au niveau du mythe et des demies-vérités et attribue une valeur absolue à ce qui est purement relatif. Le radical par contraste, rejette l’activisme et soumet ses actions à la réflexion [critique].

Le sectaire, de droite ou de gauche, se dit propriétaire de l’histoire en tant que son seul créateur et en cela pense être le seul ayant le droit de donner le rythme à son mouvement. Les sectaires de droite et de gauche diffèrent en ce que l’un désire arrêter le cours de l’histoire et l’autre l’anticiper. D’un autre côté, ils sont similaires pour imposer leur propre conviction sur les gens, qu’ils réduisent à une simple masse. Pour le sectaire, le peuple, les gens n’ont d’importance que dans la mesure où ils soutiennent ses objectifs. Le sectaire désire que le peuple soit présent dans le processus historique en tant qu’activiste, manœuvré par une propagande intoxicante. Les gens ne sont pas supposés réfléchir. Quelqu’un d’autre va penser pour eux ; et c’est en tant que protégés, qu’enfants sous tutelle que les voit le sectaire. Les sectaires ne peuvent en aucun cas mener une révolution véritablement libératrice parce qu’ils ne sont pas eux-mêmes libres.

Le radical est un Sujet au degré de sa perception des contradictions historiques de manière critique croissante, néanmoins, il ne se considère pas comme le propriétaire de l’histoire. Et bien qu’il reconnaisse qu’il soit impossible de stopper ou d’anticiper l’histoire sans pénalité, il n’est en rien un simple spectateur de l’histoire en mouvement. Bien au contraire, il sait qu’en tant que Sujet, il doit et se doit de participer créativement avec d’autres sujets à ce processus en discernant les transformations afin de les aider et de les accélérer.

[…] Dans les sociétés aliénées, les humains oscillent entre un optimisme ingénieux et le désespoir.

Note des traducteurs: lisez ce qui suit avec à l’esprit ce qui se passe en France depuis novembre 2018 et le mouvement des Gilets Jaunes. Qu’en déduisez-vous ?…

[…] Pendant la phase de la société fermée, les gens sont submergés dans la réalité. Alors que cette société se brise, ils émergent. Non plus comme simples spectateurs, ils décroisent les bras, renoncent à l’attente et demandent une intervention. Jamais plus satisfaits de simplement regarder, ils veulent participer. Cette participation perturbe l’élite privilégiée, qui se réunit et s’assemble en réaction d’auto-défense.

En premier lieu, l’élite réagit spontanément. Plus tard, percevant plus clairement le menace impliquée avec l’éveil des gens et de la conscience populaire, elle s’organise. Elle amène un groupe de “théoriciens de crise” (le nouveau climat culturel est étiqueté: “crise”) ; elle crée des institutions d’assistance sociale et des armées de travailleurs sociaux, et au nom  d’une soi-disant menace à la liberté, répudie la participation des gens.

L’élite défend une démocratie sui generis dans laquelle les gens sont “malades” et ont besoin de “médicaments”, alors qu’en fait leur “maladie” n’est que le désir de parler et de participer. A chaque fois que les gens essaient de s’exprimer et d’agir librement, ceci constitue le signe qu’ils continuent à être malades et ont donc besoin de toujours plus de médicaments. Dans cette étrange interprétation de la démocratie, la santé est synonyme de silence et d’inaction populaires. Les défenseurs de cette “démocratie” parlent souvent du besoin de protéger le peuple de ce qu’ils appellent “une idéologie étrangère”, c’est à dire tout ce qui pourrait contribuer à une présence active des gens dans leur propre processus historique. Similairement est étiqueté comme “subversifs” tous ceux et celles qui entrent dans une dynamique de transition et deviennent ses représentants. On nous dit: “Ces gens sont subversifs, parce qu’ils menacent l’ordre.” En fait, l’élite n’a aucune alternative. En tant que classe sociale dominante, elle doit préserver “l’ordre social” quelqu’en soit le prix. Elle ne peut pas permettre quelques changements de base que ce soit, car cela affecterait leur contrôle sur la prise de décision. Donc, de son point de vue, tout effort pour surclasser un tel ordre veut dire que c’est une tentative criminelle de subversion.

[…] Ce climat irrationnel fait naître et nourrit des positions sectaires de la part de ceux qui désirent arrêter le cours de l’histoire afin de maintenir en place leurs propres privilèges et de la part de ceux qui espéraient anticiper l’histoire afin de mettre un terme aux privilèges.

[…] Ainsi les radicaux rejettent les palliatifs de “l’assistanat”, la force des décrets et le fanatisme irrationnel des “croisades”, défendant au contraire les transformations basiques de la société qui permettraient de traiter les humains comme sujets et non plus comme objets.

[…] L’assistanat est une méthode particulièrement pernicieuse essayant de vicier la participation populaire au processus historique. En premier lieu, cela contredit la vocation naturelle de l’humain d’être Sujet en cela qu’il traite les récipients des mannes comme des objets passifs, incapables de participer au processus de leur propre récupération ; en second lieu, cela contredit le processus de “démocratisation fondamentale”. Le plus grand danger de l’assistanat est la violence de son anti-dialogue, qui en imposant le silence et la passivité nie aux humains les conditions qui se développeraient naturellement ou même d’ouvrir leur conscience.

[…] La chose la plus importante est d’aider les humains (et les nations) à s’aider eux-mêmes, de les placer dans une situation  de conscience critique conflictuelle avec leurs problèmes, de faire d’eux les agents de leur propre rédemption. Par contraste, l’assistanat viole les humains d’une nécessité fondamentale: la responsabilité, de laquelle Simone Weil disait:

Pour que ce besoin soit satisfait, il est nécessaire que l’humain doive souvent prendre des décisions sur de petits ou grands sujets affectant des intérêts différents des siens, mais pour lesquels il se sente particulièrement concerné.

La responsabilité ne peut pas s’acquérir intellectuellement mais seulement au travers de l’expérience, elle est empirique. L’assistanat n’offre aucune responsabilité ni aucune opportunité de prendre des décisions, mais seulement des gestes et des attitudes qui encouragent la passivité. Que l’assistance soit d’origine nationale ou étrangère, cette méthode ne peut en rien mener un pays vers une destination démocratique.

[…]

L’existence est un concept dynamique impliquant un dialogue éternel entre l’humain et son alter ego humain, entre l’humain et le monde, entre l’humain et son créateur. C’est ce dialogue qui fait de l’humain un être historique.

[…]

La Conscientização représente le développement du réveil de l’attention critique. Elle n’apparaîtra pas comme un résultat naturel même de changements économiques majeurs, mais elle doit croître de l’effort éducatif critique fondé sur des conditions historiques favorables.

[…]

A suivre…

= = =

Lectures complémentaires:

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Manifeste pour la Société des Sociétés

 

3 Réponses to “Gilets Jaunes, pédagogie et éducation critiques… L’éducation comme pratique de la liberté (Paulo Freire)”

  1. […] avons publié récemment en deux parties de larges extraits d’un essai de Paulo Freire datant de 1965 : […]

  2. […] avons publié récemment en deux parties de larges extraits d’un essai de Paulo Freire datant de 1965 : […]

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