Réflexion politique: Un changement radical pose automatiquement la question de l’éducation… Vision critique avec Francisco Ferrer


Francisco Ferrer et l’école moderne…
fondée sur une pédagogie critique

 

La rénovation de l’école

 

Francisco Ferrer*

“L’école rénovée”, avril 1908

 

(*) Francisco Ferrer était un éducateur anarchiste catalan, fondateur de la “Nouvelle École” ou “École Moderne”, revendiquant un esprit critique afin de sortir l’éducation de l’étau religieux (catholique). Son école eut un certain succès et plus de 40 écoles ouvrirent et enseignèrent en Catalogne. Il fut arrêté, jugé et condamné à mort par l’état espagnol agissant pour l’église catholique et le Vatican, qui mit une forte pression sur le gouvernement espagnol pour arrêter cette hérésie des “écoles athées”. Le gouvernement fit fermer les écoles en 1907, mais Ferrer les réouvrit. Il fut fusillé dans la sinistre prison de la forteresse de Montjuich à Barcelone le 13 octobre 1909. 

Des écoles modernes ouvrirent leurs portes dans plusieurs pays dont les Etats-Unis.

Il est possible de faire un parallèle entre la mort de Ferrer et celle de Socrate dans la mesure où les chefs d’accusation qui menèrent à leur mort respective furent quasi-identiques: “la non-croyance en le(s) dieu(x) de la cité” et la “corruption de la jeunesse”… Connecter l’éducation et la pensée critique est on ne peut plus subversif et l’oligarchie le sait pertinemment, d’où sa persécution systématique des éducateurs critiques faisant le lien entre éducation et émancipation. Ferrer en est mort, le Brésilien Paulo Freire aurait été assassiné s’il ne s’était exilé après le coup d’état militaire de 1964. L’éducation est une affaire trop sérieuse pour la laisser à l’État…

~ Résistance 71 ~

 

Deux moyens d’action sont offerts à ceux qui veulent rénover l’éducation de l’enfance: soit travailler pour la transformation de l’école par l’étude de l’enfance, afin de prouver scientifiquement que l’organisation actuelle de l’enseignement est défectueuse et adopter des améliorations progressives; soit fonder des écoles nouvelles dans lesquelles s’appliquent directement des principes guidés par l’idéal que se font de la société et des hommes ceux qui réprouvent les conventionnalismes, les cruautés, les artifices et les mensonges qui servent de base à la société contemporaine.

Le premier moyen présente de grands avantages et répond à une conception évolutive que défendront les hommes de science et qui, selon eux, est la seule capable d’arriver à ses fins. En théorie cela est vrai et nous sommes disposés à le reconnaître.

Il est évident que les recherches en psychologie et en physiologie produiront d’importants changements dans les méthodes éducatives, que les professeurs, parfaitement capables de comprendre l’enfant, pourront et sauront adapter leur enseignement aux lois naturelles. Je suis même d’accord de dire que cette évolution se réalisera dans le sens de la liberté, parce que je suis convaincu que la violence est la raison de l’ignorance et que l’éducateur véritablement digne de ce nom, obtiendra tout de la spontanéité parce qu’il connaîtra les désirs de l’enfant et saura seconder son développement en lui permettant simplement de les satisfaire le plus possible.

Mais, en réalité, je ne crois pas que ceux qui luttent pour l’émancipation humaine puissent espérer beaucoup de ce moyen. Les gouvernements ont toujours veillé à diriger l’éducation du peuple et ils savent mieux que personne que leur pouvoir repose totalement sur l’école et que c’est pour cela qu’ils la monopolisent avec chaque fois plus d’acharnement. Le temps où les gouvernants s’opposaient à la diffusion de l’instruction et où ils essayaient de restreindre l’éducation des masses est révolu.

Cette tactique était possible avant, car la vie économique des nations permettait l’ignorance populaire, cette ignorance qui facilitait la domination. Mais les circonstances ont changé : les progrès de la science et la multiplication des découvertes ont révolutionné les conditions de travail et de production. Il n’est plus possible de maintenir le peuple dans l’ignorance. On a besoin qu’il soit instruit pour que la situation économique d’un pays soit préservée et progresse face à la concurrence universelle. Cela étant, les gouvernements ont voulu une organisation de l’école de plus en plus complète non parce qu’ils espèrent que par l’éducation la société se rénove, mais parce qu’ils ont besoin d’individus, ouvriers, instruments de travail plus perfectionnés pour faire fructifier les entreprises industrielles et les capitaux qui y sont affectés. Et nous avons vu les gouvernements les plus réactionnaires suivre ce mouvement; ils ont compris que l’ancienne tactique était dangereuse pour la vie économique des nations et qu’il fallait adapter l’éducation populaire aux nouveaux besoins.

Ce serait une grave erreur de croire que les dirigeants n’ont pas prévu les dangers que causerait le développement intellectuel des peuples et que par conséquent ils allaient devoir changer les modes de domination. Et en effet, leurs méthodes se sont adaptées aux nouvelles conditions de vie, travaillant à récupérer la direction des idées en évolution. S’efforçant de conserver les croyances sur lesquelles la discipline sociale reposait auparavant, ils ont tenté de donner aux conceptions nées de l’effort scientifique une signification qui n’affecterait pas les institutions établies, les conduisant ainsi à l’appropriation de l’école.

Les gouvernants, qui auparavant laissaient aux curés le soin d’éduquer le peuple parce que leur enseignement au service de l’autorité leur était alors utile, ont pris dans tous les pays la direction de l’organisation scolaire.

Le danger, pour eux, était que la stimulation de l’intelligence humaine devant le nouveau spectacle de la vie ne fasse surgir dans les consciences une volonté d’émancipation. Il aurait été fou de lutter contre les forces en évolution; il fallait les canaliser et, pour cela, plutôt que de s’obstiner par d’anciens procédés gouvernementaux, ils en adoptèrent de nouveaux d’une efficacité évidente. Il ne fallait pas être extraordinairement génial pour trouver cette solution; le simple cours des choses mena les gens du pouvoir à comprendre ce qu’il fallait opposer à ces dangers: ils fondèrent des écoles, ils oeuvrèrent à répandre l’instruction à pleines mains, et si au début certains résistèrent à cette impulsion – certaines tendances étant favorables à certains partis politiques opposés – tous comprirent vite qu’il était préférable de céder et que la meilleure tactique était d’assurer la défense des intérêts et des principes par de nouveaux moyens.

On vit alors se produire de terribles luttes pour la conquête de l’école. Dans tous les pays ces luttes acharnées continuèrent. Ici triompha la société bourgeoise et républicaine, là-bas le cléricalisme l’emporta. Tous les partis furent conscients de l’importance de l’objectif et ils ne reculèrent devant aucun sacrifice pour s’assurer la victoire. Leur cri commun: « Pour et par l’école ! » Et le bon peuple dut être reconnaissant d’une telle sollicitude. Tout le monde voulut son élévation par l’instruction et son bonheur par la même occasion. En d’autres temps, certains pouvaient dire: « Ceux-là essayent de te maintenir dans l’ignorance pour mieux t’exploiter; nous, nous te voulons instruit et libre. » A présent ce n’est plus possible : de toutes parts des écoles en tous genres se construisent.

Ce changement d’idées aussi unanime, opéré par les directeurs à propos de l’école, explique les raisons de ma méfiance à l’égard de cette bonne volonté et les raisons qui me font douter de l’efficacité des moyens de rénovation que tentent de mettre en place certains réformateurs. Pour le reste, ces réformateurs font peu de cas, en général, de la signification sociale de l’éducation; ce sont des hommes qui cherchent ardemment la vérité scientifique mais qui laissent de côté tout ce qui est parallèle à l’objet de leur étude. Ils travaillent patiemment à la connaissance de l’enfant et parviendront à nous dire – leur science est encore jeune – quelles sont les méthodes d’éducation qui conviennent mieux à leur développement intégral. Mais cette indifférence, d’une certaine manière professionnelle, est, à mon sens, très préjudiciable à la cause qu’ils pensent servir.

Je ne les considère nullement comme inconscients des réalités du milieu social et je sais qu’ils attendent de leur travail les meilleurs résultats pour le bien général. « En travaillant à révéler les secrets de la vie humaine, pensent-ils, en cherchant le processus du développement physique et psychique normal, nous imposerons à l’éducation un régime favorable à la libération des énergies. Nous ne voulons pas nous occuper directement de la rénovation de l’école; en tant que savants nous n’y arriverions pas, parce que nous ne pourrions pas encore, à ce moment-là, définir exactement ce qui devrait être fait. Nous procéderons par palier, lentement, convaincus que l’école se transformera, par la force des choses, à mesure que nous ferons des découvertes. Si vous nous demandez quelles sont nos espérances, nous répondrons que nous sommes d’accord avec vous sur l’enregistrement d’une évolution dans le sens d’une large émancipation de l’enfant et de l’humanité par la science, mais nous sommes aussi convaincus que notre oeuvre poursuit complètement cet objectif et l’atteindra par les voies les plus rapides et directes. » Ce raisonnement est évidemment logique, personne ne peut le nier et cependant il s’y mêle une grande part d’illusion.

Reconnaissons-le, si les dirigeants, en tant qu’hommes, avaient les mêmes idées que les réformateurs désintéressés, si réellement ils prenaient soin de l’organisation continue de la société vers la disparition progressive des servitudes, nous reconnaîtrions que les seuls efforts de la science amélioreraient le sort des peuples; mais loin de cela, il est tout à fait manifeste que ceux qui se disputent le pouvoir ne voient que la défense de leurs intérêts, que seuls leurs avantages et la satisfaction de leurs appétits les préoccupent. Il y a longtemps que nous avons cessé de croire aux paroles par lesquelles ils déguisent leurs ambitions; certains candides admettent qu’il y a en eux encore un peu de sincérité et ils s’imaginent même que parfois le désir de bonheur de leurs semblables les anime; mais ils sont de plus en plus rares et le positivisme du siècle devient trop cruel pour qu’il puisse subsister des doutes sur les véritables intentions de ceux qui nous gouvernent.

De la même manière qu’ils ont su s’arranger lorsque le besoin d’instruction s’est fait sentir, pour que cette instruction ne se convertisse pas en danger, ils sauront aussi réorganiser l’école en conformité avec les nouvelles données de la science de façon à ce que rien ne puisse menacer leur suprématie. Ces idées sont difficiles à accepter, mais il faut avoir vu de près ce qui se passe et comment ils arrangent les choses dans la réalité pour ne pas tomber dans le leurre de leurs paroles.

Ah! Que n’avons-nous pas attendu et attendons encore de l’instruction! La plus grande partie des hommes progressistes en attendent tout et certains n’ont toujours pas compris que l’instruction ne produit que des illusions. Elle tombe sous le coup de l’inutilité des connaissances acquises à l’école par les systèmes d’éducation actuellement en vigueur; elle se vit comme une attente vaine, en raison de l’organisation de l’école, qui loin de répondre à l’idéal qu’elle inspire en fait le plus puissant moyen d’asservissement aux mains des dirigeants. Leurs professeurs ne sont que des instruments conscients ou inconscients de leurs volontés. En plus d’être formés eux-mêmes à ces principes depuis leur plus tendre enfance, ils ont, plus que quiconque, souffert de la discipline de leur autorité; rares sont ceux qui ont échappé à la tyrannie de cette domination les rendant généralement impuissants contre elle, parce que l’organisation scolaire les opprime avec une telle force qu’ils n’ont d’autres choix que d’obéir. Je ne ferai pas ici le procès de cette organisation, suffisamment connue pour que je puisse la caractériser d’un seul mot: violence.

L’école assujettit les enfants physiquement, intellectuellement et moralement pour diriger le développement de leurs facultés dans le sens qu’elle désire, et les prive du contact avec la nature pour les modeler à sa manière. Voilà ce que je voulais expliquer: le soin que les gouvernements ont mis à diriger l’éducation des peuples et l’échec des espoirs des hommes de liberté. Eduquer équivaut aujourd’hui à dresser, entraîner, domestiquer. Je ne crois pas que les systèmes utilisés aient combiné en connaissance de cause les résultats souhaités, cela relèverait du génie; mais les choses se présentent exactement comme si cette éducation répondait à une vaste conception d’ensemble remarquable: on n’aurait pas pu faire mieux.

Pour la réaliser ils se sont simplement inspirés des principes de discipline et d’autorité qui guident les organisateurs sociaux de tout temps, qui ont une idée très claire et une volonté, à savoir que les enfants s’habituent à obéir, à croire et à penser selon les dogmes sociaux qui nous régissent. Cela dit, l’instruction ne peut être plus que ce qu’elle est aujourd’hui. Il ne s’agit pas d’accompagner le développement spontané des facultés de l’enfant, de le laisser chercher librement à satisfaire ses besoins physiques, intellectuels et moraux; il s’agit d’imposer des pensées toutes faites, de les empêcher à tout jamais de penser autrement que de manière nécessaire à la conservation des institutions de notre société, de faire de lui, en somme, un individu strictement adapté à la mécanique sociale.

Il n’est pas étonnant, dès lors, qu’une telle éducation n’ait aucune influence sur l’émancipation humaine. Je le répète, cette instruction n’est rien d’autre qu’un moyen de domination aux mains des dirigeants qui n’ont jamais voulu l’élévation de l’individu, mais son asservissement, et il est parfaitement inutile d’espérer quoi que ce soit d’avantageux de l’école d’aujourd’hui. Et ce qui s’est produit jusqu’aujourd’hui continuera à se produire dans l’avenir. Il n’y a aucune raison pour que les gouvernements changent de système. Ils sont parvenus à se servir de l’instruction à leur bénéfice. Ainsi continueront-ils aussi à profiter des améliorations qui se présenteront. Il leur suffit de conserver l’esprit de l’école, la discipline autoritaire qui y règne, pour que toutes les innovations leur soient bénéfiques. Pour que cela soit ainsi ils seront constamment vigilants. Soyez-en sûrs.

Je souhaite attirer l’attention de ceux qui me lisent sur cette idée: toute la valeur de l’éducation réside dans le respect de la volonté physique, intellectuelle et morale de l’enfant. De même qu’en science il n’y a pas d’autre démonstration possible que celle des faits, de même il n’y a de véritable éducation que celle qui est exempte de tout dogmatisme, qui laisse à l’enfant la direction de son effort et qui ne vise qu’à en accompagner sa manifestation. Mais il n’y a rien de plus facile que de pervertir le sens et rien de plus difficile que de le respecter. L’éducateur impose, oblige, violente toujours; l’éducateur véritable est celui qui, contre ses propres idées et volontés, peut défendre l’enfant, en faisant appel au plus haut point aux énergies propres de l’enfant.

Par cette démonstration on peut juger de la facilité avec laquelle l’éducation est façonnée et combien la tâche de ceux qui veulent dominer l’individu est aisée. Les méthodes se révélant les meilleures se convertissent entre les mains du pouvoir en autant d’instruments plus puissants et plus parfaits de domination. Notre idéal est celui de la science et nous ferons appel à lui au nom du pouvoir d’éduquer l’enfant pour favoriser son développement par la satisfaction de tous ses besoins au fur et à mesure qu’ils se manifesteront et se développeront.

Nous sommes persuadés que l’éducation de l’avenir sera une éducation absolument spontanée, même s’il est clair qu’il n’est pas encore possible de la réaliser, mais l’évolution des méthodes pour une plus large compréhension des phénomènes de la vie et le fait que tout perfectionnement signifie la suppression de la violence, tout cela indique que nous sommes sur le chemin de la vérité lorsque nous espérons de la science la libération de l’enfant. Est-ce là l’idéal de ceux qui détiennent actuellement l’organisation scolaire? Est-ce cela qu’ils proposent de faire? Aspirent-ils aussi à supprimer les violences? Non, ils emploieront les méthodes nouvelles et plus efficaces aux mêmes fins qu’à présent: c’est-à-dire la formation d’êtres qui acceptent tous les conventionnalismes, tous les mensonges sur lesquels est fondée la société.

Nous n’avons pas peur de le dire: nous voulons des hommes capables d’évoluer sans arrêt, capables de détruire, de renouveler constamment les moyens et de se renouveler eux-mêmes; des hommes dont l’indépendance intellectuelle est leur force suprême, qui ne s’assujettissent jamais à rien; toujours prêts à accepter le meilleur, heureux du triomphe des idées nouvelles et qui aspirent à vivre des vies multiples en une seule vie. La société craint de tels hommes: on ne peut, dès lors, espérer qu’elle ne veuille jamais une éducation capable de les produire. Quelle est donc alors notre mission? Quel est donc alors le moyen que nous devons choisir pour contribuer à la rénovation de l’école? 

Nous suivrons attentivement les travaux des savants qui étudient l’enfant et nous nous hâterons à chercher les moyens d’appliquer leurs expériences à l’éducation que nous voulons fonder, dans le sens d’une libération plus complète de l’individu. Mais, comment atteindrons-nous notre objectif? En mettant directement les mains à la pâte, en favorisant la création d’écoles nouvelles qui dans la mesure du possible établissent cet esprit de liberté qui, nous le pressentons, doit gouverner toute l’oeuvre éducative à venir.

Nous avons déjà prouvé qu’elle peut donner d’excellents résultats. Nous pouvons détruire tout ce qui actuellement dans l’école répond à l’organisation de la violence, les moyens artificiels par lesquels les enfants sont éloignés de la nature et de la vie, la discipline intellectuelle et morale pour imposer des pensées toutes faites, des croyances qui pervertissent et anéantissent les volontés. Sans crainte de nous tromper, nous pouvons mettre l’enfant dans le milieu qu’il sollicite, le milieu naturel où il se trouvera en contact avec tout ce qu’il aime et où les sensations vitales remplaceront les leçons fastidieuses. Si nous ne faisions que cela, nous aurions préparé une grande partie de l’émancipation de l’enfant.

Dans de tels milieux, nous pourrions appliquer librement les faits de la science et travailler avec fruit. Je sais bien que nous ne pourrions pas réaliser ainsi tous nos espoirs, que fréquemment nous serions obligés, par carence de savoir, d’employer des méthodes réprouvées; mais une certitude soutiendrait notre obstination, à savoir que sans avoir encore atteint complètement notre objectif, nous ferions plus et mieux, malgré l’imperfection de notre oeuvre, que ce que réalise l’école actuelle. Je préfère la spontanéité libre d’un enfant qui ne sait rien, que l’instruction de mots et la déformation intellectuelle d’un enfant qui a souffert de l’éducation qui se donne actuellement.

Ce que nous avons tenté à Barcelone, d’autres l’ont tenté ailleurs et nous avons tous vu que l’oeuvre était possible. Je pense donc qu’il est temps de s’y investir immédiatement. Nous ne voulons pas attendre que se termine l’étude de l’enfant pour entreprendre la rénovation de l’école; en ne faisant qu’espérer, on ne fera jamais rien. Nous appliquerons ce que nous savons et ce que nous apprendrons au fur et à mesure. Un plan d’ensemble d’une éducation rationnelle est déjà possible et dans des écoles telles que celle que nous avons conçue, les enfants peuvent se développer libres et heureux, selon leurs aspirations. Nous travaillerons à la perfectionner et à l’étendre.

Tels sont nos projets: nous n’ignorons pas la difficulté de réalisation; mais nous voulons la commencer, persuadés que nous serons aidés dans notre tâche par ceux qui luttent partout pour émanciper les êtres humains des dogmes et des conventionnalismes qui assurent la prolongation de l’actuelle organisation sociale inique.

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Lectures connexes:

Paulo_Freire_La_pedagogie_des_opprimes

Manifeste pour la Société des Sociétés

 

 

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