Archive pour 19 mars 2019

Illusion démocratique: L’écologie imposture de l’aliénation (Internationale Incontrôlable)

Posted in actualité, écologie & climat, économie, crise mondiale, gilets jaunes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 19 mars 2019 by Résistance 71


Escroquerie du RCA

 

À bas l’aliénation économique !

À bas  l’imposture écologiste !

À bas la mobilisation capitaliste pour améliorer la merde climatique de la chosification de l’humanité asservie !

 

Internationale Incontrôlable

 

Mars 2019

 

L’aliénation  économique et l’imposture écologiste se relient d’elles-mêmes par l’Histoire et par l’étymologie dans la continuité organique du déploiement dialectique du sens pratique de la vie… L’économie, du grec ancien oikonomía, renvoie à l’administration de la maison propriétarienne en tant qu’activité humaine commercialisée ; laquelle consiste en la production, la distribution, l’échange et la consommation pour la vente et l’achat tels que ces catégories résultent de la mort advenue de la communauté  première quand l’oikos et le démos du produire solvable terminent de se substituer à la communauté originelle du génos sans argent ni État. L’écologie renvoie, elle aussi, à cet habitat aliénant du produire-l’argent… Elle émerge dans la seconde partie du XIXe siècle, lorsque les ravages de la marchandise commencent à devenir si visibles que, pour s’économiser, l’économie se doit de penser de façon protectrice les relations des organismes avec le monde environnant, de telle sorte que la survie de l’environnement soit garanti pour la sauvegarde de l’économie elle-même.

Dans la communauté, l’homme est en le cosmos immédiat de la vie sacrale. Il n’y a pas d’environnement et il n’y a pas d’économie puisqu’il n’existe aucune médiation. De la sorte, la nature n’est pas l’autre de l’homme : elle en est le cœur immanent de vie anti-marchande incarnée. De la même façon que l’auto-émancipation humaine abolira l’économie et la politique, elle liquidera l’écologie comme imposture capitaliste de reproduction de la nature aliénée par la société de la rentabilisation. L’écologie radicale, quant à elle, est consubstantielle à l’extrême droite et à l’extrême gauche du Capital ; elle est le projet illusoire le plus poussé de ceux qui veulent promouvoir une autre économie politique… En conséquence, l’économie de l’écologie disparaîtra avec l’écologie de l’économie… Dans le communisme, la nature n’est plus séparée de l’homme qui n’est plus séparé de lui-même… Il n’existe plus que le cosmos charnel de l’anti-mercantile et de l’anti-politique…

Aujourd’hui, l’écologie, comme toute forme d’expression du spectacle de la marchandise, est une mystification destinée à permettre la reproduction matérielle et symbolique du mode de production de la liberté despotique du profit. Ainsi, quasiment muette sur l’ampleur réelle du désastre des pesticides et de la chimie médicamenteuse qui tue progressivement la totalité de l’humus de l’être, l’idéologie écologiste, à la remorque trompeuse du gouvernement du spectacle mondial des angoisses universelles, a-t-elle fait des mythes du réchauffement climatique et du CO2 un vecteur cardinal de l’accumulation symbolique des nécessités de la valorisation de la servitude volontaire.

Partout où règne le spectacle du fétichisme marchand, les seules paroles autorisées sont celles qui veulent confirmer et conforter le fétichisme de la marchandise spectaculaire. Aucune ne peut donc être contradictoire à ce qui existe par la volonté tyrannique de la liberté capitaliste, ni contre-venir à la censure qui concerne le Tout de l’essentiel… On reconnaît le faux tout simplement à ce qu’il fuit et interdit, par principe, tout débat… Marx avait compris dès 1843, dans son fameux texte sur la Censure, que toute interdiction de discussion cache fondamentalement le faux triomphant du despotisme de l’argent, qui – dans l’impuissance qu’il a à pouvoir tolérer la véridique réalité explosive de l’ex-ister – est nécessairement inapte à accepter la plus petite confrontation au moindre contradictoire…

Tous ceux qui avaient, il y a déjà bien longtemps, commencé à critiquer les illusions et le mensonge de la démocratie, en la définissant comme la négation achevée de l’homme, ne s’étaient pas trompés. On la reconnaît à ce signe distinctif qu’elle est bien la consécration de l’abjection et de l’avilissement puisqu’elle est le triomphe des fictions du marché qui capitalise toute émotion…

Tout ce qui est censuré dit à la fois le vrai véridique du faux officiel et le faux véridique du vrai officiel…

À l’heure où la COP 21 des Nations unies du capitalisme mondialiste s’est réunie à Paris dans une vaste messe soliloquiste de débilisme profond où toute parole différente était immanquablement prohibée, redisons simplement des choses essentielles…

Le climat n’a pas attendu la révolution industrielle du Capital pour mettre en marche des fluctuations importantes. Le climat a toujours bougé. On retiendra plusieurs grandes époques climatiques sur le dernier millénaire :

– Autour de l’an 1000, une phase chaude a notamment permis à des groupes vikings significatifs d’aller s’implanter au Sud du Groenland (la « terre verte ») et de s’y développer avec cultures et bétail.

– Le climat du bas Moyen Âge s’est, ensuite, graduellement refroidi pour laisser la place à ce que l’on a appelé « le petit âge glaciaire », qui a duré jusqu’au milieu du XIXe siècle. Pendant cette période, les glaciers alpins ont avancé de 1 000 m avant de céder progressivement du terrain, au fil du réchauffement constaté durant le XXe siècle et qui se poursuit probablement aujourd’hui, en révélant ainsi progressivement les vestiges d’habitats médiévaux abandonnés.

On précisera que la planète Mars est actuellement en phase de réchauffement et que cela n’est certainement pas dû à l’activité humaine de production du CO2… Et on indiquera que la dernière étude approfondie de la NASA, publiée en novembre 2015, confirme, à la suite des précédentes, que les glaces de l’Antarctique sont en pleine expansion…

La théorie de l’origine humaine du réchauffement en raison d’une production excessive de gaz à effet de serre, s’appuyant exclusivement sur des modèles informatiques foncièrement incertains, est très loin de faire l’unanimité, mais, comme toute discussion contradictoire est interdite, seul a droit de diffusion, dans le crétinisme universitaire et médiatique de la marchandise, le GIEC du gouvernement du spectacle mondial de la marchandise.

L’absolutisme du spectacle de l’argent planétaire, qui, désormais, possède tous les moyens de déformer et défigurer l’ensemble de ce qui se passe, est, dorénavant, propriétaire intégral de tout ce qui a lieu comme il est tyran incontrôlable de tout ce qui prépare, sur le terrain, des réorganisations de l’économie politique de la soumission. Il dirige seul l’intégralité des espaces pour la totalité du temps de l’argent… Il décide, gouverne et régente tout ce dont on jargonne pour ne point penser…

Que la cause substantielle des changements climatiques en sus de la variation normale de l’orbite terrestre puisse être l’activité solaire constitue, encore pour l’instant, une controverse condamnée… Comme pour tous les totems et tabous issus notamment de la Seconde Boucherie capitaliste mondiale, l’on attend donc, ici aussi, que l’interrogation vraie puisse enfin se substituer aux vérités officielles qui dissimulent toujours le faux omni-présent…

On se souviendra, avec humour et sens critique, d’autres manœuvres du même genre utilisées dans le passé par le spectacle de la marchandise totalitaire : 

– l’hiver nucléaire, le refroidissement climatique durant les années 1970 ;

– les pluies acides censées détruire toutes les zones forestières de la planète durant les années 1980 ;

– le trou de la couche d’ozone laissant passer des rayons ultraviolets nocifs et contribuant à l’effet de serre durant les années 1980-1990.

Les révélations survenues dans le cadre du Climategate en 2009 ont démontré l’ampleur des nombreuses manipulations et manigances mises en place pour faire artificieusement correspondre de multiples observations discordantes à la construction théorique de l’origine humaine du réchauffement, de même que la censure du débat a été systématiquement mise en place pendant que de nombreuses pièces étaient dissimulées, et ce alors que d’innombrables sentences d’excommunication étaient évidemment partout proférées…

Finalement, le réchauffisme aura constitué une des plus grandes impostures intellectuelles de la science moderne du spectacle marchand, et les bétonnières de l’implantation des effrayantes éoliennes capitalistes qui brassent tant de vent pécuniaire nous enseignent, à coup sûr, que l’écologie représente admirablement le stade suprême de la fabulation économique. Comme Marx le développe dès le Livre Premier du Capital, « la production capitaliste disloque l’interaction métabolique entre l’humanité et la terre ; elle empêche, autrement dit, le retour à la terre de ses éléments nutritifs constituants […]. Tout progrès dans l’agriculture capitaliste devient ainsi un progrès dans l’art non seulement de dépouiller le travailleur, mais [encore] de spolier le sol ; tout progrès qui accroît la fertilité du sol pour une durée déterminée est aussi un progrès qui ruine ses sources à plus long terme. Ainsi, la production capitaliste ne développe la technique et ne contribue au procès social de production qu’en minant simultanément les sources originelles de toute richesse : le sol et le travailleur ».

Ainsi, les choses sont claires… Toute vraie défense de l’homme en la vérité du naturalisme cosmique est anti-capitaliste et donc anti-écologique, puisque l’écologie n’est rien d’autre que le spectacle de reconstitution d’une pseudo-nature dans le territoire d’un capitalisme aménagé où les ressources de la vie correctement asservie permettent que l’homme réifié affiche la preuve de son intimité économe avec la marchandisation mesurée du vivant.

Commentaires sur l’extrême radicalité des temps derniers…
Critique de la dictature démocratique du spectacle de la marchandise terminale...

Éditions le Retour aux sources

Internationale Incontrôlable,

Mars 2019

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« Escroquerie du réchauffement climatique anthropique »

 

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Gilets Jaunes bilan 18ème round: Lettre ouverte aux gentils de la république

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, gilets jaunes, militantisme alternatif, politique et social, politique française, société des sociétés, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 19 mars 2019 by Résistance 71

 

Lettre ouverte aux gentils de la République

Un texte du collectif Cerveaux Non Disponibles suite à la journée du 16 mars.

 

18 mars 2019

 

Source: https://paris-luttes.info/lettre-aux-gentils-de-la-11822?lang=fr

 

C’est fait : le 16 mars restera gravé dans les dates importantes du mouvement social des Gilets Jaunes.

Face à la violence des réactions politiques, médiatiques et économiques, il convient de se dire les choses clairement, sans hypocrisie.

Commençons par du factuel : c’est vrai, de nombreux GJ sont venus à Paris pour cet acte 18 dans l’optique de déborder le système et de mettre à mal la gestion de « l’ordre public ». Ils n’étaient peut-être pas majoritaires mais ils étaient assez nombreux et déterminés pour parvenir à des résultats. Ces milliers de GJ n’avaient pas tous une tactique de black bloc. Il y avait de nombreux GJ de la première heure, munis simplement de leur gilet, de masque et de lunettes de protection. Il y avait également quelques manifestants en bloc, qu’ils soient en kway noir et/ou en gilet jaune.

Surtout, tous les manifestants étaient totalement partie prenante de la manif du jour. Aucune scission n’est jamais apparue entre groupes de « gentils GJ » et « méchants casseurs ». La très grande majorité des manifestants présents soutenait ou, a minima, acceptait les actions offensives, sans forcément vouloir faire pareil.

Plusieurs vidéos montrent qu’au niveau de la place de l’Étoile, en milieu de matinée, l’arrivée d’un bloc d’une trentaine de manifestants a été accueillie par une haie d’honneur et des applaudissements.

Alors oui, cela vous choque et vous dérange peut-être. Mais c’est la réalité de la France de 2019 : des dizaines de milliers de citoyens acceptent aujourd’hui que la lutte se fasse de façon offensive. Vous pouvez leur jeter le discrédit, les traiter de casseurs, de complices, de beaufs ou de racistes. Vous pouvez tenter de leur ôter toute humanité.

Mais la réalité est tout autre : ce n’est pas par plaisir que ces personnes acceptent (et/ou encouragent) les actions violentes. C’est par nécessité. Ce n’est pas pour la violence en elle-même mais pour ses conséquences dans la lutte sociale. Des conséquences, forcément incertaines et parfois dangereuses, mais qui constituent un horizon plus positif que le statut quo social actuel.

Sincèrement, au fond de vous-même, ne voyez-vous pas que c’est en raison de ces débordements que l’acte 18 a eu un retentissement très important dans le monde politique et médiatique ? Que le même nombre de manifestants dans un cortège déclaré où il ne se serait « rien passé » aurait été totalement nié et méprisé par ces mêmes politiques et médias ?

Ce ne sont pas les GJ qui ne comprennent que la langue de la violence et du rapport de force, c’est tout le système actuel. Dans cette société où il faut être le plus féroce et le plus puissant possible, comment pourrait-on espérer changer la donne en restant faible et docile ?

Les médias de masse ne s’intéressent au mouvement que lorsqu’il leur offre des images « sensationnelles » pour faire de l’audimat. Deux jours avant l’acte 18, se tenait à la bourse du travail une rencontre entre des figures du mouvement et des intellectuels. La Bourse était pleine à craquer et des centaines de personnes sont restées à l’extérieur. Pourquoi ne pas avoir parlé de cette initiative constructive et apaisée ? Pourquoi, depuis plusieurs semaines, des milliers de GJ se rassemblent-ils dans les villes sans que cela n’intéresse plus les médias ? Parce qu’il n’y a plus rien à « vendre » aux téléspectateurs.

Du côté des politiques, en 17 semaines, la seule période où le pouvoir a semblé faire des concessions fut lors des actes les plus violents de fin novembre et début décembre. Là, comme par hasard, après presque deux mois pendant lesquels le pouvoir a totalement méprisé la question sociale et les Gilets Jaunes, Macron écourte ses vacances pour reprendre les choses en main. Nous savons qu’il ne prendra pas les questions sociales à bras le corps et qu’il abordera la question des GJ par son seul prisme de la violence. Mais au moins, la question revient sur la table.

Soyons lucides : le pouvoir politique se contrefout des raisons profondes de la colère de son peuple. Ce qui l’intéresse, c’est de calmer cette colère, pour sa propre tranquillité et celle de tous les puissants.

Macron affirme que les personnes présentes hier sur les Champs veulent « détruire la République ». Parce que la République, c’est le Fouquet’s ? Cartier ? Les Banques ?

Ce gouvernement, tout comme les précédents, dénigra des millions de citoyens, les laisse tomber dans une précarité de plus en plus insupportable, alors même que les milliardaires continuent de devenir de plus en plus riches. Depuis 4 mois que les Gilets Jaunes se battent, combien de personnes ont été mises au chômage pour que leur entreprise fasse plus de profits ? Combien de retraités sont tombés encore plus dans la précarité ? Combien de malades n’ont pas pu bénéficier des soins nécessaires faute de moyens ?

Combien de morts cette politique libérale a-t-elle engendrés en quatre mois de lutte ? Le chiffre est impossible à connaitre mais il est évident qu’il est colossal.

L’ultra-libéralisme tue, blesse, détruit des vies et des familles. Il ne s’agit pas de « grandes paroles » pour faire de la poudre de perlimpinpin. C’est totalement factuel. Et de nombreux gilets jaunes de campagne ou de banlieue le savent très bien puisqu’ils le vivent quotidiennement.

Alors, si vous estimez que les citoyens qui détruisent une banque ou construisent une barricade sont des ennemis de la République, mais que ceux qui licencient et s’enrichissent sur la misère de ces même citoyens sont les amis de la République, voire leurs protecteurs, nous avons en effet une vision totalement différente de ce que doit être la République.

Si la violence d’une boutique de luxe ravagée vous dérange bien plus que des personnes qui meurent ou qui sombrent dans la misère, alors oui, nous ne parlons pas le même langage.

Votre morale à œillères n’est pas celle qui nous habite. Car être moral de façon sélective, c’est être immoral. Vous êtes immoraux. Et vous pourrez traiter les GJ d’ennemis de la République, ils resteront bien plus moraux et bien plus proches des valeurs de la République que vous.

Arrêtez de vous offusquer de la violence d’un mouvement social lorsque vous le niez et l’ignorez totalement, sauf en cas de violence.

A ce moment-là seulement, nous pourrons discuter de moralité.

 

Gilets Jaunes: La culture est dans la rue.. Hommage à l’imagination populaire…

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 19 mars 2019 by Résistance 71

Resistance 71

 

19 mars 2019

 

En ces temps si pénibles, apprécions cette note de culture et d’humour populaires circonstanciés. Si le bonheur est dans le pré, la (r)évolution est sans nul doute dans nos rues et nos campagnes.

Voici un petit florilège (subjectif) de slogans trouvés de ci de là, vous en trouverez bien plus sur « La rue ou rien » qui a fait un remarquable boulot de compilation des tags et slogans des Gilets Jaunes et autres manifs ayant eu lieu récemment ou non.

Certains nous ont fait rire aux larmes. Notre « Tag d’or » et son 1er accessit en toute fin.

L’art du slogan est un art populaire et pour cause…

 

1er accessit:

Notre « Tag d’Or » à l’hilarité générale
mais aussi pour sa profondeur:

 

L’imagination populaire est intarissable !
Vive la Commune !