Archive pour janvier, 2019

Réflexions politiques: Sortir par le haut ! (Patrice Sanchez)

Posted in actualité, altermondialisme, pédagogie libération, philosophie, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , on 14 janvier 2019 by Résistance 71

“L’État, c’est ainsi que s’appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement et le mensonge que voici sort de sa bouche: ‘Moi, l’État, je suis le peuple !’… Là où le peuple existe encore, il ne comprend pas l’État et il le hait comme un mauvais œil et comme un pêché contre les coutumes et les droits… L’État, lui, ment dans tous les idiomes du bien et du mal ; et quoi qu’il dise, il ment et ce qu’il possède il l’a volé. Tout est faux en lui, il mord avec des dents volées, lui qui mord si volontiers. Fausses sont même ses entrailles… ‘Sur Terre il n’est rien de plus grand que moi: je suis le doigt qui crée l’ordre, le doigt de dieu’, voilà ce que hurle ce monstre…”

“L’Église ? répondis-je, c’est une espèce d’État et c’en est l’espèce la plus mensongère. Cependant, tais-toi donc, chien hypocrite, mieux que personne tu connais ta propre espèce !

Tout comme toi, l’État est un chien hypocrite ; tout comme toi il aime à parler par fumée et hurlement afin de faire croire, tout comme toi, qu’en lui parle le ventre des choses. Car il veut à toute force, l’État, être l’animal le plus important sur terre ; et on le croit.”

~ Friedrich Nietzsche (Ainsi parlait Zarathoustra, 1883) ~

 

 

Sortir par le haut !

 

Patrice Sanchez

 

Janvier 2019

 

«  La vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent. » (Albert Camus)

Le système matérialiste capitalistique est en bout de course, à bout de souffle, nous le voyons, le sentons, et non seulement il ne tourne plus rond, mais par surcroît, il est devenu fou, insensé, inversé et inverti… c’est pourquoi, nous n’aurons d’autre choix que de franchir un cap décisif, la seule planche de salut qui soit susceptible de nous offrir la perspective d’accéder à un monde plus Humain, un monde rien qu’Humain.

Je vais vous parler une ultime fois de mon expérience de vie unique consécutivement à mon apocalypse cérébrale en 1995 après que j’aie accompli une douloureuse Odyssée de plus de 20 années, je vais vous faire une synthèse sur notre système paradoxal que j’aurai « décrypté » au terme de ces longues années de cogitation et d’introspection afin de vous redonner espoir et espérance, et je vais vous prouver surtout que l’accession à un autre mode de pensée est possible, car c’est collectivement avec cette prise de conscience hautement supérieure, que nous pourrons nous défaire de ce système dualiste mortifère pour ainsi ne nous consacrer qu’à l’amour et à l’entraide, ces deux seules valeurs qui soient véritablement Humaines.

« Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas pour faire les miracles d’une seule chose » : cette phrase sibylline attribuée à Hermès Trismégiste, le père de l’alchimie, illustre à merveille notre Monde paradoxal.

Il nous faudra remettre en question trois notions fondamentales !

I  Les notions du Bien et du Mal:

Les notions du bien et du mal sont le premier problème auquel nous devrons nous attacher, car aussi paradoxal qu’il semble dans notre société hédoniste où nous allons bien souvent au plus facile et au plus agréable, c’est en se colletant à la difficulté quand ce n’est pas carrément avec la complicité du mal que nous pourrons accéder à l’éveil, à cette prise de conscience supérieure, car n’oublions pas que le bien et le mal sont intimement liés et inextricablement mêlés comme nous l’enseigne Nietzsche, ce si cher philosophe au marteau qui aura amplement contribué à ma renaissance…

II La notion du temps:

Je ne regarde presque pas la télévision, cependant ces dernières années deux émissions ont suscité mon intérêt et je pense que pour illustrer mon propos, rien de mieux que des preuves par l’image…

La première émission s’intitule : «  Nus et culottés », dans laquelle deux jeunes sympathiques zigotos partent nus et dénués de tout en ne s’en remettant qu’à la solidarité et à la générosité naturelle de la population qu’ils croisent tout au long de leurs pérégrinations pour arriver aux buts hautement improbables qu’ils se sont fixés, et avec leurs débrouillardise, leurs détachement et leurs joie de vivre, ils atteignent leurs objectifs immanquablement grâce à ces rencontres fortuites qu’ils provoquent avec leurs lâcher-prise ; ces innombrables synchronicités qu’ils créent à l’insu de leurs plein gré sont tout simplement édifiantes et bluffantes !

Cette émission devrait être reconnue de salubrité publique tant la preuve est flagrante qu’en vivant pleinement le moment présent, sans rien attendre en retour, le destin se montre d’une prodigalité infinie.

Quant à la seconde émission, elle a pour titre : « Seuls face à l’Alaska » où l’on suit au cours d’instants de vie des hommes et des femmes dans un environnement ô combien rude quand celui-ci n’est pas carrément hostile. Ces montagnards sont tous influencés par le mode de vie traditionnel Indien ou Inuit, un mode de vie respectueux de la nature et des anciens, un monde dans lequel l’entraide indéfectible est érigée en règle absolue ; ils ne vivent que dans l’instant présent, ce qui leurs donne les moyens et la disposition psychologique qui les arme pour affronter les innombrables difficultés et les caprices de la nature qu’ils rencontrent au quotidien…

III La notion de l’argent:

Vous remarquerez que dans les deux précédents exemples, il n’y a point de place pour l’argent qui contrevient à toutes valeurs humaines naturelles si l’on y réfléchit de plus près, car force est de reconnaître que l’argent, de tous temps, fut source d’addiction et un moyen de conditionnement et de contrôle des populations ; il suffit d’évoquer l’adage populaire inepte qui associe le temps à l’argent … En revanche, le Temps avec la complicité de l’Amour indéfectible permet d’accomplir des quasi-miracles soit dit en passant !

Je m’interrogeais depuis de nombreuse années sur notre monde qui part inexorablement à vau-l’eau, sur notre destin collectif auquel nous n’avons plus aucune prise, cet état de fait tragique avec ces inégalités de plus en plus délirantes et inhumaines m’étaient de plus en plus intolérables… tandis que tel Sisyphe, je menais ma barque contre vents et tsunamis, m’étonnant malgré tout de ma bonne fortune après que j’aie vécu tant d’années dans ma vie d’avant avec le spectre de cette maudite épée de Damoclès logée dans mon cerveau et qui attendait son heure pour accomplir l’irréversible œuvre hémorragique dévastatrice de mon abominable karma…

Bien et Mal, quand ils nous tiennent en un paradoxe jusqu’à présent insurmontable sur l’échelle du temps de nos existences !

Seul face à moi-même et grâce à mon travail d’introspection, au bout de ces innombrables années de cogitation avec pour seuls guides, mon sémaphore nietzschéen associé à des notions de base sur ce mystérieux et paradoxal monde quantique si fascinant, j’aurai réussi à approcher le secret de mon existence en redécouvrant les grands principes fondamentaux qui régissent toute vie humaine et qui me permettent de clamer à la face du monde : Par delà toutes croyances, irréligion et apories, aimons-nous les uns les autres, accomplissons de bonnes actions envers notre prochain et soyons respectueux des lois universelles, ce sont à ces seules et uniques conditions que nos particules élémentaires associées à nos pensées éthiques et morales se manifesteront à nous par l’intermédiaire des signes que nous enverra notre destin … car ces signes, j’aime autant vous assurer qu’ils ne manqueront pas de vous étonner et de vous émerveiller.

Je fais le vœu que dans un avenir proche, nous nous réapproprions collectivement ces principes de vie et que « nous réapprenions enfin à penser dans le droit chemin » dans la perspective d’une renaissance de notre mental afin que les historiens du futur puissent écrire que l’ère du matérialisme ne fut en définitive que l’étape préparatoire, la propédeutique par delà Bien, Mal et Paradoxes, à l’ascension de l’Humanité, à la prise de conscience que nous sommes tous inter-reliés et interconnectés par l’univers de l’infiniment petit créateur de réalité … ce que j’aime à nommer : Le Cap de l’espérance retrouvée en la Reliance et en la Guidance Quantiques.

« Rien de ce qui s’accomplit dans le monde ne saurait être inutile d’autant plus que les événements qui se profilent à l’horizon ne tarderont pas à nous démontrer que la vérité triomphera sur l’obscurité et le mensonge », comme il était enseigné dans les écoles de sagesse antique.

Fraternellement,

Patrice Sanchez

P.S.. Vous trouverez en lien ci-joint un texte de présentation de mon Odyssée sous le soleil de Zarathoustra au travers d’une très longue lettre ouverte à l’attention de la présidence de la république !

https://reseauinternational.net/droit-de-reponse-dun-hemiplegique-a-la-pensee-zarathoustrienne-a-lattention-dune-presidence-jupiterienne-texte-integral/7/

Et je vous offre mon livre : « Renaissance d’une apocalypse cérébrale » au format pdf.

https://drive.google.com/open?id=1YUQxp7ELK2cdLBAp5m58fggO_RFsAprM 

Pour ceux qui voudraient l’acheter au format papier, voici le site de l’éditeur :

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=51998&motExact=0&motcle=&mode=AND

Le texte en format PDF:

Patrice Sanchez_Sortir par le Haut !

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“Oui, il a été inventé là une mort pour les multitudes, une mort qui se vante d’être la vie: en vérité un fier service rendu à tous les prédicateurs de mort. J’appelle État le lieu où sont tous ceux qui boivent du poison, qu’ils soient bons ou méchants… État le lieu où le lent suicide de tous s’appelle… la vie.”

“Là où cesse l’État, c’est là que commence l’Homme, celui qui n’est pas superflu : là commence le chant de ce qui est nécessaire, la mélodie unique et irremplaçable. Là où cesse l’État — regardez donc mes frères ! Ne les voyez-vous pas, l’arc-en-ciel et les ponts du surhumain ?”

~ Friedrich Nietzsche, “De la nouvelle idole” ~

Resistance au colonialisme: Le Canada comme force militaire occupante et entité coloniale (Mohawk Nations News)

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 14 janvier 2019 by Résistance 71


Kaianerekowa en français

 

Nous sommes la Nature

 

Mohawk Nation News

 

8 janvier 2019

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2019/01/09/we-are-nature/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Les gouvernements provinciaux et fédéral continuent de suivre leur pratique coloniale illégale qui ont détruit la plus grande partie de la vie sur l’Île de la Grande Tortue. L’attaque du 8 janvier 2019 sur les Wetsuweten (NdT: en Colombie Britannique), viole tous les principes fondamentaux de la “démocratie”, de la moralité et de la légalité. Le Canada montre au monde qu’il n’est qu’une force d’occupation militaire [coloniale] déguisée en “démocratie”.

La corporatocratie [coloniale] fut imposée au système de clans le 25 octobre 1924. Les lois sur les terres indiennes furent votées pour permettre aux provinces d’extraire les ressources des sols. On nous a emprisonné dans des camps de prisonniers appelés “réserves”. Toutes nos terres furent saisies. Nous fûmes incarcérés ou dispersés ou assassinés. La Gendarmerie Royale du Canada (NdT: GRC, la “fameuse” police montée) est entrée dans nos longues maisons, a mis une balle dans la tête des chefs et ont installé les Conseils de Bandes (NdT: élus au sein du système colonial et devenu la voie coloniale de “négociations”, de fait entre chefs mafieux locaux, provinciaux et fédéraux ne répondant qu’à leurs maîtres de la haute finance capitaliste).

Les Wetsuweten refusent de voir notre souveraineté violée. Nous sommes placés en cet endroit pour assurer l’équilibre entre les humains et les autres formes de vie. Le Canada a commencé le déséquilibre dès le premier contact. Les Wetsuweten de Colombie Britannique (côte ouest) ont été attaqués, battus, ont eu leurs têtes piétinées dans la neige par les bottes d’une GRC militarisée, ont été arrêtés, traînés dans la neige pour être incarcérés et tout cela parce qu’ils ont défendu leurs propres terres non-cédées, non inclues dans un quelconque “traité”.

Le Canada ne suit pas les décisions de sa Cour Suprême quand il s’agit des terres des peuples natifs. Il envoie l’armée pour tuer les natifs qui résistent à leur loi coloniale, ici au manquement à une décision de justice. Pendant la construction du chemin de fer trans-Canada au XIXème siècle, l’armée était dans les wagons en tête de train. Elle tuait les natifs pour “faire la route”. Tout ceci avec l’argent volé du fond fiduciaire indien.

Tous les ans, quelques unes de nos communautés et nos familles sont attaquées, économiquement, socialement, politiquement, les terres sont volées, les gens emprisonnés, nos enfants kidnappés et tués et nos vies détruites. Ceci fait partie du plan de génocide qui doit être complété avant 2024 (NdT: 1924-2024, le gouvernement colonial canadien s’est donné un siècle pour compléter le génocide au moment de la réforme de l’Indian Act…), date à laquelle nous devrons être tous être absorbés dans le corps politique corporatiste colonial d’une manière ou d’une autre.

Famille, frères, sœurs, amis et alliés, à la prochaine cérémonie du lever de soleil, réveillez-vous avec le soleil, remerciez-le. Ne vous recouchez pas. Le soleil mène à bien ses responsabilités. Nous allons remplir les nôtres et protéger nos familles, nos terres et toutes nos relations avec le monde naturel.

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Lectures complémentaires:

Marshall-Sahlins-La-nature-humaine-une-illusion-occidentale-2008

James-C-Scott-Contre-le-Grain-une-histoire-profonde-des-premiers-etats

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

Manifeste pour la Société des Sociétés

David Graber Fragments Anthropologiques pour Changer l’histoire de l’humanité

L’anarchisme-africain-histoire-dun-mouvement-par-sam-mbah-et-ie-igariwey

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

La_voie_Lakota_et_Crazy_Horse

Effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada

Un_manifeste_indigène_taiaiake_alfred

kaianerekowa Grande Loi de la Paix

La Grande Loi du Changement (Taiaiake Alfred)

si-vous-avez-oublie-le-nom-des-nuages-vous-avez-oublie-votre-chemin

 

Gilets Jaunes: De Commercy à Montreuil… Pour une France des Assemblés Populaires…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 13 janvier 2019 by Résistance 71

… de la Commune des communes menant à la Société des sociétés, parce qu’il n’y a pas, n’y a jamais eu et ne peut y avoir de solutions au sein du système étatico-capitaliste. Ainsi, du Chipas mexicain, au Rojava kurde en passant par la France et tous les peuples natifs des continents, le vent de la révolte et du changement radical de paradigme politique s’est mis à souffler de plus en plus fort. Il est plus que grand temps de réaliser que la lutte d’émancipation de l’humanité est universelle et qu’en cela et bien plus encore, nous sommes tous inter-reliés.

~ Résistance 71 ~

 

 

Appel des Gilets Jaunes de Montreuil (93) en réponse à l’appel de Gilets Jaunes de Commercy (Meuse)

 

Paris-Luttes Info

 

11 janvier 2019

 

Source: https://paris-luttes.info/appel-des-gilets-jaunes-de-11468?lang=fr

 

Les gilets jaunes de Montreuil ont entendu l’appel de l’assemblée populaire de Commercy à se retrouver dans une grande assemblée des assemblées, une commune des communes, le 26 janvier prochain. Nous les remercions et leur répondons avec l’appel de Montreuil.

 

 

A Montreuil aussi, nous avons enfilé des gilets jaunes et nous nous sommes installés tous les jours en face du rond-point de Croix de Chavaux comme partout en France. Ça nous a permis de nous rencontrer autour d’une soupe, de débattre autour d’un brasero, de tisser des solidarités malgré des horizons très différents et de parvenir à sortir de l’isolement. Cela nous a aussi permis de rappeler que les banlieues parisiennes, comme à Pantin, à Saint-Denis, à Ivry, à Aulnay, ont bien rejoint le mouvement.

Le gilet jaune est le symbole d’une révolte. 

Il est bien trop tôt pour rentrer chez soi et il n’est pas trop tard pour en sortir !

Nous sommes révoltés à cause de l’humiliation et du mépris. L’extrême richesse de certains, la soif de pouvoir des politiciens, le saccage de la planète par les plus riches et les violences de l’État sont allés trop loin.

Les mains arrachées, les manifestants éborgnés, la jeunesse alignée à genoux, les milliers d’inculpés et les centaines d’incarcérés sont venus s’ajouter à la répression policière quotidienne exercée à l’encontre des quartiers populaires depuis des années. Nous n’oublions aucune victime du « maintien de l’ordre » et nous affirmons notre solidarité aujourd’hui comme demain.

On essaie comme toujours de séparer les « bons gilets jaunes » et les « casseurs ». 300 personnes qui s’affrontent avec la police pour défendre un rond point, c’est de l’autodéfense populaire et 3000 personnes qui attaquent des banques ou des ministères, c’est le soulèvement d’un peuple en colère !

Pour obtenir ce que nous désirons, ne tombons pas dans le piège des médias et du pouvoir en définissant des limites à notre mouvement.

Ni les miettes que nous propose le gouvernement, ni un « débat national » dirigé par lui-même, ni l’obtention du RIC n’arrêteront le magnifique moment qui est en train de s’ouvrir.

Certains doutent et ont peur de l’incertitude de l’après. Nous répondons que dans la façon dont s’organise la révolte des gilets jaunes nous avons déjà beaucoup de pistes pour vivre dans des territoires désirables.

Face à la révolte, la plus vieille des techniques du pouvoir est de nous diviser. Nous ne devons pas tomber dans ce piège.

Plutôt que le chacun pour soi, l’individualisme et la soif d’argent qui permettent le maintien de ce pouvoir, c’est la solidarité et le partage que nous avons à développer : Nous avons vu qu’ensemble nous sommes bien plus forts !

Nous savons bien que ceux qui privent les habitants de ce pays d’une vie digne ne sont ni les immigrés ni les exilés mais bien l’insolente richesse de certains et ce système injuste

Voilà pourquoi nous pensons que la différence ne doit pas constituer une frontière : ni la couleur de peau, ni le lieu de naissance, ni le genre, ni l’orientation sexuelle, ni la religion ne serviront de prétexte pour nous diviser. Nous devons être unis dans nos différence si nous voulons bâtir un monde plus juste et plus beau.

En Irak, Tunisie, Belgique, Kurdistan, Syrie, Japon, Hongrie, Espagne, Burkina Faso, Égypte, Angleterre, Maroc, Italie et dans bien d’autres endroits des gens mettent des gilets jaunes pour montrer leur colère : Notre révolte n’a pas de frontière !

Nous ne laisserons plus personne, qu’il soit président, maire ou « représentant » décider à notre place de nos conditions d’existence.

L’organisation par rond point, par quartier, par village, par commune nous permet de reprendre le contrôle de nos territoires et donc de nos vies.

C’est cela qu’il nous faut continuer et viser si nous voulons que les choses changent vraiment.

A Montreuil, nous lançons un « club gilets jaunes » à l’image de ce qui se faisait durant la Révolution Française où l’on se rencontrait dans des clubs d’éducation populaire. Car se réapproprier le savoir permet de nous rendre moins manipulables et de faire émerger une intelligence collective au service d’actions concrètes pour améliorer notre quotidien.

Nous appelons à la multiplication de ce genre de club sur tous les territoires.

Sans pour autant effacer la diversité et l’autonomie de nos organisations et initiatives locales nous pensons qu’il est important de nous lier et de nous rencontrer pour renforcer le mouvement des gilets jaunes.

C’est pour cela que nous serons présents à Commercy et que nous appelons depuis Montreuil à ce que des gilets jaunes de partout participent à l’assemblée des assemblées.

C’est le début d’une révolution qui veut construire une société plus digne et plus juste, pour nous et nos enfants. Nous nous arrêterons pas même si cela doit prendre 100 ans. Pour que le peuple décide lui-même de comment il veut vivre.

Entendez cet appel : continuons le début, prenons le chemin de la révolution !

P.-S.

Mail : chavaux@riseup.net

Groupe Facebook : Les Gilets Jaunes de Montreuil

Point fixe de 16h à 20h du lundi au vendredi Place Jacques Duclos (Métro Croix de Chavaux)

Club Gilet Jaunes de Montreuil tous les vendredis à partir de 19h30 à la Parole Errante

Départ collectif à 10h Place Jacques Duclos tous les samedis

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Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

Quelques textes politiques fondateurs

 

Gilets Jaunes… 9ème round et terrorisme d’état

Posted in actualité, altermondialisme, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 12 janvier 2019 by Résistance 71

“Il faut sinon se moquer, en tout cas se méfier des bâtisseurs d’avenir. Surtout quand pour bâtir l’avenir des hommes à naître, ils ont besoin de faire mourir les hommes vivants. L’homme n’est la matière première que de sa propre vie. Je refuse d’obéir.”

~ Jean Giono ~

 

 

“Aucun État centralisé, bureaucratique et par là même militaire, s’appela-t-il même république, ne pourra entrer sérieusement et sincèrement dans une confédération internationale. Par sa constitution, qui sera toujours une négation ouverte ou masquée de la liberté à l’intérieur, il serait nécessairement une déclaration de guerre permanente, une menace contre l’existence des pays voisins. Fondé essentiellement sur un acte ultérieur de violence, la conquête, ou ce que dans la vie privée on appelle le vol avec effraction, — acte béni par l’Église d’une religion quelconque, consacré par le temps et par là même transformé en droit historique, — et s’appuyant sur cette divine consécration de la violence triomphante comme sur un droit exclusif et suprême, chaque État centraliste se pose par là même comme une négation absolue du droit de tous les autres États, ne les reconnaissant jamais, dans les traités qu’il conclut avec eux, que dans un intérêt politique ou par impuissance.”

~ Michel Bakounine, 1895 ~

 

Gilets Jaunes… De Commercy à Montreuil pour une France des Assemblées Populaires !

« Pourquoi suis-je anarchiste ? » (Zénon l’ailé)

Posted in actualité, altermondialisme, crise mondiale, démocratie participative, militantisme alternatif, politique et social, résistance politique, société des sociétés, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , on 11 janvier 2019 by Résistance 71

Ô homme ! Prends garde !
Que dit le profond minuit ?
“Je donnais, je dormais,
Je me suis éveillé d’un rêve profond :
Le monde est profond.
Et plus profond que ne le pensait le jour.
Profonde est sa douleur, —
Et la joie, — plus profonde encore que la peine du cœur.
La douleur dit : Péris !
Cependant la joie veut l’éternité,
— elle veut une éternité profonde, profonde !”

~ Friedrich Nietzsche, “La ronde de Zarathoustra” ~

 

Pourquoi suis-je anarchiste ?

Parfois, les questions les plus simples révèlent davantage que le peu de certitudes auxquelles nous tenions. Celle-ci m’apporte trop de réponses différentes pour les laisser se perdre au vent.

Il y a d’abord, bien sûr, l’idéal de l’Homme enfin libéré de toute servitude. Là où certains n’y verraient qu’une inatteignable utopie, je trouve au contraire primordial de garder pour cap l’émancipation de chacun vis-à-vis de tous les pouvoirs. Sans la visibilité du ciel ni des étoiles, pas plus la boussole que le sextant ne sont utiles au marin à se repérer.

Il y a aussi la lutte spirituelle, exigeant la pleine et entière souveraineté de chaque être, sa plus pure liberté de conscience, afin que sa révélation de l’universel prenne source dans l’Amour et non dans l’ego.

Il y a le deuil nécessaire d’institutions à l’agonie. À celles et ceux qui croiraient que l’État serait le dernier rempart contre l’ogre insatiable de la finance, qu’il suffise d’observer la porosité du haut-fonctionnariat et du politique, les renvois d’ascenseurs public/privé, ou bien le comportement des flics en manifs, et nous constaterons que nous n’avons rien à envier aux « républiques bananières » dont les dirigeants ont pour beaucoup fait leurs classes ici.

Il y a encore la dimension stratégique. Au-dessus des États-Nations et de leurs marionnettes exhibées aux peuples, trône un cartel bancaire international jouant des idéologies et des écoles de pensée comme d’autant d’instruments de discorde et d’antagonismes factices. Les magnats de la finance ne s’embarrassent pas de questions dogmatiques pour affamer les individus ni pour piller la planète. À la liberté de prédation totale qu’ils exercent, celle positive d’union, de complémentarité des talents est la seule attitude en retour susceptible de les défaire.

Il y a, enfin, l’intuition presque enfantine que l’anarchie est l’autre nom de ce que certains nomment le Tao, d’autres Dieu, d’autres encore la voie naturelle, et que sous ces diverses appellations se cache un plan de réalité où nous ne sommes pas unis, mais où nous sommes un, par le cœur et par l’esprit. Il nous appartient de cultiver hors de toute contrainte cette lumière intérieure pour vivre en paix et en harmonie.

Zénon (8 janvier 2019)

 


zenon_pourquoi suis je anarchiste ? (PDF)

Gilets Jaunes: Compte-rendu de l’AG des Gilets Jaunes du Loiret du 4 janvier 2019

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« Ce n’est pas avec la désobéissance civile
que nous avons un problème… mais avec
l’obéissance civile ! »
~ Howard Zinn ~

 

Assemblée Générale des Gilets Jaunes du Loiret le 4 janvier 2019

 

Nuage Fou

 

9 janvier 2019

 

Source:

https://www.monde-libertaire.fr/?article=Assemblee_Generale_des_Gilets_Jaunes_du_Loiret_le_04_Janvier

 

Une première assemblée générale des « Gilets Jaunes du Loiret » s’est tenue le vendredi 4 Janvier à Chalette sur Loing, à l’endroit même où se déroulait le 77ème congrès de la Fédération Anarchiste au printemps dernier. La convocation s’est faite en mode propagation horizontale, par des contacts sur le terrain entre les personnes des nombreux ronds-points occupés du Loiret. Des animateurs du mouvement soucieux de faire émerger un niveau régional ont circulé pour annoncer l’événement et connaître et recruter de nouveaux activistes afin d’assurer la préparation et le bon déroulement de l’AG. Il y a effectivement beaucoup à faire et toutes les bonnes volontés semblent acceptées. Annoncée pour 19 heures, l’assemblée a réuni de l’ordre de cinq à six cents participants, peut-être plus. On trouve des participants de tous les âges, pas mal de 40 ans et plus, et à en juger par les styles vestimentaires pas ou peu de ces cadres et cadres-sups qui représentent la base électorale de Macron. Un bon tiers de femmes et à titre d’exemple, le petit rond-point de l’entrée de Nemours était représenté par une douzaine de personnes.

Une estrade meublée de quelques tables alignées fait face à des rangées de chaises, alors que sur le mur, un projecteur passe quelques planches qui introduisent les thèmes de discussion et structurent le déroulement de l’AG. Sur l’estrade ce sont huit hommes et une femme, qui assurent le déroulement de l’assemblée. Alors que chaque « coordinateur » dispose du micro assez librement pour introduire ou commenter les thèmes discutés, la prise de parole par les participants se fait simplement et sans contrôle ; il suffit de venir devant l’estrade et se manifester ou prendre la queue lorsqu’il y a du monde qui attend. Un mode FIFO – Premier Arrivé, Premier Servi. Les personnes qui parfois réagissent en hurlant dans le fond la salle sont invitées à se rendre devant l’estrade pour articuler clairement (autant que possible) leur message. Certains se déplacent alors que d’autres se désistent et se taisent ; il y a de l’écoute, bien que globalement, on assiste plutôt à une suite de monologues qu’à des échanges contradictoires sur le mode du dialogue. Chacun expose ses vues. Malgré une organisation un peu bricolée sur le pouce, au fil de son déroulement, pas de prise de pouvoir des organisateurs, et le souci de laisser chacun s’exprimer sans censure. 

Actions directes et répression

Le contenu des débats oscille entre un ordre du jour bien préparé par les organisateurs et des prises de paroles individuelles de l’assemblée, pour certaines structurées, soucieuses de mettre en avant des propositions ou analyses, et d’autres plus viscérales, telle ou tel venant à l’estrade pour y prendre le micro et soulager sa colère en la partageant avec l’assemblée. Ces sorties sont de l’ordre du cri, de la révolte, contre le gouvernement, contre sa politique, et contre la répression qui s’abat de plus en plus durement sur les gilets jaunes, soit en manifestation, soit de façon beaucoup moins médiatisée sur chacun des ronds-points occupés.

Les réactions à la répression du mouvement sont nombreuses, et en particulier – et cela n’étonnera personne – contre la brutalité de la répression policière, que de nombreux Gilets Jaunes découvrent à l’occasion du mouvement, mais aussi contre la montée en puissance des actions judiciaires à l’encontre de l’action directe. Ce mouvement qui est non parlementaire, non partisan, non électoral et n’est pas encadré par des organisation ayant intérêt à s’approprier des négociations, met l’action directe au cœur de ses modes d’actions, avec au centre, l’occupation – illégale – des ronds-points. Après plusieurs semaines de sidération, l’Etat a commencé à cibler judiciairement les occupants des ronds-points ainsi que les militants engagés dans des actions illégales.

Un appel à eu lieu pour soutenir les neufs inculpés pour le murage aux parpaings du centre d’impôts de Montargis. Leur procès pour « dégradation de biens publics » doit s’ouvrir le 3 avril prochain.

Afin de garder l’initiative et prendre de vitesse policiers et gendarmes qui surveillent les sites FB, il est proposé et décidé que les appels à action ne mentionnent plus que le lieu et les dates et heures des rassemblement. Les actions faites ou proposées vont du blocages de routes et de points d’accès aux centres logistiques, aux manifestations devant les préfectures, les banques ou les centres des impôts. La communication bienveillante avec la population, qui continue de soutenir très massivement le mouvement – son mouvement – sans toutefois s’y impliquer directement, est considérée comme très importante, avec la promotion d’actions symboliques ou non-violentes et qui ne nuisent pas à la population: lâcher de ballons jaunes dans les centre villes, diffusion de tracts expliquant les lois devant les centres Pôle Emploi, les banques, les MacDo, sur les marchés, ou encore la participation massive aux conseils municipaux. Suite à une action de participation citoyenne au conseil, le maire de Montargis a décrété un huit-clos. N’étant pas ou peu prisonnier de formes d’actions traditionnelles qui faudrait répéter ou réactiver, on constate – avec le plus grand plaisir – que l’imagination est au pouvoir et il y a une réelle créativité. Un Gilet jaune a, par exemple, mis l’Élysée en vente sur Le Bon Coin.. 

Des luttes spécifiques

On note également la parole donnée à des associations mobilisées pour des causes spécifiques. Deux d’entre elles ont pris la parole: l’une lutte contre la pédophilie sur l’Internet et l’autre contre le trafic d’organes. A priori peu de rapport avec les Gilets Jaunes, sauf peut-être le partage d’une lutte contre une forme d’horreur insupportable… chacune émeut la salle en décrivant l’horreur contre laquelle elle se bat et le peu de soutien, voire les coups, qu’elle reçoit de l’Etat. Plus directement connectée à l’histoire du mouvement, le collectif d’action directe Orléanais « Action Non Violente COP21 », dont depuis 2015 les membres endossent le gilet jaune, font un discours sur l’aéroport subventionné par le Conseil Régional et détaillent l’absence de taxes sur le kérosène utilisé par les avions au service de la mondialisation du commerce et des loisirs des plus aisés – un des sujets « écolos » révélé au grand public par le mouvement des gilets jaunes. Ils rappellent que la COP21 qui a réuni la totalité des pays moteurs de la mondialisation aurait pu, si elle l’avait voulu, décider de taxer ce kérosène ainsi que le fioul qui propulse sur les mers les porte-containers, l’infrastructure marine de la mondialisation. Le discours se conclue par l’annonce d’un appel prochain pour bloquer l’aéroport subventionné contre leur gré par les impôts de Gilets Jaunes. Les handicapés sont également représentés, avec un discours sur la dureté de leur condition et le peu d’intérêt de l’état pour les plus démunis d’entre eux. Il est vrai que l’on voit des fauteuils roulants sur nombre de ronds-points.

Trois thèmes nationaux

Trois thèmes d’ordre national ont été débattus: la « Consultation Nationale » annoncée par E. Macron dans son discours, les Élections Européennes à venir, et le RIC – Référendum d’Initiative Citoyenne. 

Pour la « Consultation » c’est essentiellement un grand scepticisme qui s’est manifesté. Elle est perçue comme un enfumage, une tactique de démobilisation visant à reprendre l’initiative perdue, occuper durablement le terrain tout en affichant une forme d’ouverture bienveillante, le temps de déployer efficacement et massivement l’autre tactique, juridico-policière, destinée à faire taire par la force les gilets jaunes les plus motivés. Donc essentiellement un appel à la méfiance, si ça n’est au boycott. 

Pour le second thème, les élections européennes, le débat tourne autour d’un éventuel vote pour une liste Gilets Jaunes. En introduction, il est annoncé qu’il y aura au moins une liste se réclamant des Gilets Jaunes (il semble que Florian Philippo, l’ancien leader du Front National ait déposé la marque…). On sent que la tribune est moins en accord avec l’assemblée, en particulier un intervenant, présenté comme « parisien » qui explique trop longuement que voter est « un droit », est nécessaire, que ne pas voter c’est voter Macron, etc. etc. La mayonnaise ne prend pas, l’assemblée est massivement contre une telle liste et contre le vote. En complément un jeune participant prend longuement et vigoureusement le micro pour inciter l’assemblée à se mobiliser sur la reconnaissance du vote blanc, et en particulier à son utilisation pour invalider des élections où il serait majoritaire. 

Le RIC 

Dernier thème traité, le RIC suscite une adhésion quasi unanime, à part celle du « parisien » (à la pensée complexe) qui tente justement de présenter la complexité d’un tel référendum. Sur la planche projetée au mur, le RIC est techniquement présenté comme un simple ajout à l’article de la constitution relatif aux modalités par lesquelles le peuple souverain exprime ses volontés. Pour l’assemblée, il est perçu comme l’arme par laquelle un peuple qui depuis des décennies a vu sa souveraineté confisquée par une toute puissante et arrogante oligarchie politico-financiaro-médiatique, la recouvrerait soudainement. L’outil lui permettrait de reprendre l’initiative : décider de lois, contrôler et éventuellement démettre les élus, invalider des décisions indûment prises par des parlementaires soumis à la botte du gouvernement ou à la soupe des lobbies, ou encore décider de la validité de traités internationaux qui engagent le pays et restreignent son autonomie décisionnelle. En toile de fond, et treize années plus tard, on sent dans la salle que l’ombre du « NON » au référendum de 2005 sur la constitution européenne reste très présente. La décision citoyenne prise en dépit des menaces des « économistes » et du pilonnage médiatique en faveur du « oui », a été piétinée par Nicolas Sarkozy et, sur le moment, sans grande réaction populaire. Mais elle pèse lourdement ; les gens de rien ont quand même de la mémoire, et le vase de Pandore est plein à ras bord de dénis de justice et de démocratie ; maintenant qu’il est ouvert, il se déverse. La revendication du RIC résume à la fois le fondement de ce mouvement : reprendre l’initiative et la conserver, et son évolution express, en six semaines : pour ne pas subir des lois injustes il faut les définir soi-même. Parti d’une simple revendication économique apparemment anecdotique – une taxe de trop sur l’essence – et se politisant au fil de son essor, le mouvement a réalisé l’ampleur et la complexité des réformes à apporter pour inverser les fondamentaux de la gestion du pays. Plutôt qu’une courte liste de revendications vitales, ou à l’opposé, qu’une liste potentiellement infinie et contradictoire de revendications particulières, la proposition consensuelle est de redonner aux citoyens, non plus « la parole », mais tout à la fois l’initiative et la décision pour les fabrication des lois et le contrôle de ses représentants. Réactiver la démocratie en retournant à sa source, la démocratie directe. 

Deux grands absents

Pour conclure, quelques mots sur le sujet de la représentation du mouvement et de la difficile coordination des initiatives locales. Une méfiance radicale de la représentation continue d’irriguer ce mouvement parti de la base et qui entend continuer de se diriger de lui-même. Les organisateurs de l’AG se présentent comme des facilitateurs et sont très en retrait ; lorsqu’ils se présentent ils prennent grand soin d’indiquer qu’ils ne représentent personne. Alors que le terme de « mandaté », pourtant classique dans le cadre de cette problématique, est absent, on trouve pléthore de mots utilisés pour éviter celui de « représentant », un mot qui fait bondir l’assemblée. Ainsi, B…, lors de sa première prise de parole, indique qu’elle n’est que la « porte-voix » de son groupe, qu’elle aucun pouvoir, n’en veut surtout pas, qu’elle est révocable à tout moment et que cela lui convient parfaitement. 

De fait, il y a du leadership et des leaders, en particulier ceux qui ont pris l’initiative de cette nécessaire assemblée régionale, mais deux phénomènes d’égale importance empêchent leur transformation en chef. La population des Gilets Jaunes a un tel sentiment de s’être fait manipuler depuis des décennies par des « représentants démocratiquement élus » qu’aucun leader n’ose en endosser, ni le titre, ni le rôle ; il se ferait réduire en poudre (de perlimpinpin). De façon complémentaire, la nature émergente du mouvement, totalement décentralisé et composé de centaines ou de milliers de groupes autonomes et autogérés, fait qu’il n’y a pas (encore?) de procédure de légitimation de leader/représentant/délégué/mandaté/etc. acceptée par un nombre suffisant de groupes pour être valide et s’imposer au niveaux régionaux ou national. A ce stade c’est la capacité individuelle de leadership conjuguée à une implication très réelle et visible dans l’occupation physique des rond-points et lors les actions, qui produit et légitime des figures à même de partager et propager des propositions et des décisions au-delà de chaque micro-communauté. 

Derniers mots sur les accusations de beaufisme, racisme, antisémitisme, etc. utilisés entre autres par le gouvernement pour dénigrer le mouvement. On ne peut pas bien sûr ignorer la présence active des militants et sympathisants du RN au sein du mouvement des gilets jaunes ; c’est un fait. Pour être plus catégorique, il faudrait consulter le travail des géographes qui analysent les cartes du vote FN et celles de la mobilisation des Gilets Jaunes. Mais, et seuls à titres d’exemples, on sait que c’est le cas par exemple sur le rond-point Cacahuètes, comme l’a noté un compagnon de Montargis, ou encore dans la région Lyonnaise où des groupes identitaires sont très actifs. Ces frontistes étaient donc nécessairement présents au sein l’assemblée, mais en mode silencieux. A un moment, lors d’un bref échange sur le pouvoir des banques, on a entendu une voix stridente hurler contre les « sionistes », mais elle s’est tue aussitôt et n’en entraîné derrière elle ni approbations ni applaudissements – Flop. Aucune thèse raciste ou anti-migrant n’a été soutenue, proposée au débat ou même criée anonymement du fond de la salle. 

De façon intéressante – et peut-être symétrique – on peut noter un autre grand absent dans l’imaginaire convoqué pendant les discussions de cette AG, c’est le capitalisme et l’idéologie néolibérale qui le soutient. Les innombrables critiques ou invectives se focalisent sur les personnes, essentiellement les acteurs politiques les plus visibles – le président, son gouvernement, la « représentation » – mais on voit peu apparaître les commanditaires et pas du tout l’idéologie, soit parce que le moment n’est pas théorique, ou par manque d’une solide culture politique, soit plutôt parce qu’une telle critique, nécessairement radicale risquerait de promouvoir au sein du mouvement une image « gauchiste », voire extrême-gauchiste. Une bonne partie de l’assemblée ne s’y reconnaîtrait probablement pas, en particulier la frange des artisans, petits entrepreneurs et employés du care ou du tertiaire qui fournit au mouvement une partie substantielle de ses acteurs. On peut interpréter ce double silence très présent au sein du débat par le fait que tant l’extrême-droite que l’extrême-gauche ou les libertaires retiennent leur parole, afin de ne pas nuire à leur intégration dans un mouvement qui ne les accueillerait pas en tant que tels. Ils se réservent pour accompagner, le moment venu et dans l’action concrète, la mutation en cours d’une révolte sociale en contestation politique, un instant disponible pour basculer et prendre telle ou telle orientation. 

Une dernière remarque… malgré quelques appels minoritaires à l’armée pour « mettre de l’ordre » dans le pays, le refus fondamental et ancré dans la durée d’une verticalité, qui priverait à nouveau les nofaces de visage et de voix les novox, est une problématique peut-être inédite pour la récupération du mouvement à court terme par une extrême-droite dont le culte du chef est une, si cela n’est la, valeur fondamentale.

Un rajout à l’article reçu : 

Lundi 14 janvier 2019 Emission « trous noirs » de 16h à 18h sur Radio libertaire : Luttes sociales

« Chaud, chaud, lʼhiver sera chaud ! », Jupiter craint lʼ« annus horrribilis » qui sʼannonce, fustige ceux qui ne sont « que les porte-voix dʼune foule haineuse », encourage ses forces du désordre à évacuer les points de blocage, afin de rafistoler un État qui nʼest pas de droit, mais de guingois. Autour des ronds-points, ces « ZAD du pauvre », plusieurs directions divergentes sʼouvrent, dont celle des Gilets Jaunes de Commercy appelant à une grande réunion nationale des comités populaires locaux le 26 janvier : « Ensemble créons l’assemblée des assemblées, la commune des communes, c’est le sens de l’histoire, c’est notre proposition ».

Lʼhiver des métamorphoses ? sʼinterroge Freddy Gomez, notre invité avec Samuel Hayat, Les Gilets jaunes, lʼéconomie morale et le pouvoir, avec Patrick, muni de ses armes de dérision massive sur le rond-point de Nemours, une chanson et sa guitare, et avec Mohamed, animateur de l’émission La santé dans tous ses états.

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Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

Résistance politique et illusion démocratique: L’État comme construction de l’oppression organisée

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, société libertaire, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 10 janvier 2019 by Résistance 71

Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir !… Union dans notre complémentarité, halte à l’antagonisme fabriqué et à la division qui a mené au pouvoir coercitif ; halte à l’illusion démocratique.
A bas l’État, à bas la société marchande, à bas l’argent, à bas le salariat, pour que vive la Société des Sociétés…

~ Résistance 71 ~

 


Gilets Jaune, sortons de l‘illusion démocratique

 

L’État est une construction théorique

 

Le Monde Libertaire

 

0ctobre 2018

 

url de l’article:

https://www.monde-libertaire.fr/?article=LEtat_est_une_construction_theorique

Concrètement, l’État n’a aucune légitimité, ce n’est qu’une construction théorique pour les besoins politiques des différents régimes politiques qui ont détenu le pouvoir. En France, l’État est le résultat d’un assemblage de comtés qui, à l’origine, n’avaient aucun lien entre eux. Pour fabriquer la « France », il a fallu unifier le pays et lui donner des frontières. Cela s’est réalisé dans la douleur et à coup de guerres ou de trahisons de la part des potentats locaux. Une fois le but atteint, et pour préserver cette unité artificielle, les politicards aidés par les cléricafards, ont imposé leur autorité. Pour fonctionner, ils ont créé une administration, des services, des organismes divers et variés (police, justice, armée et Église…) qu’ils ont nommé État.

Cette escroquerie s’appelle la délégation perpétuelle

L’existence de ce pouvoir « politique » et de celui de l’Église joueront au fil des siècles un rôle important au nom de l’ordre social, militaire et religieux. Il s’agissait de créer de toute pièce un pays, un État et de lui donner des frontières, par l’unification des comtés (souvent forcée) et l’établissement d’une langue commune au détriment des langues comme le breton, le basque, le catalan, le corse, l’alsacien… L’État deviendra alors le siège de la puissance souveraine, ainsi, il usurpera la souveraineté du peuple. Les tenants du pouvoir, lui donneront un os à ronger en lui faisant croire que la démocratie c’est le vote, qui lui permet de choisir, de décider et d’être représenté ! Dans la réalité ce n’est qu’une vaste supercherie qui également au fil des siècles s’est ancrée dans les têtes. Cette escroquerie s’appelle la délégation ! D’autant qu’il n’est dit nulle part que par son vote le peuple délègue…

Au XVIIIe siècle, la constitution d’un État/Nation, d’un pays enchaîne le peuple et le prive de sa souveraineté et fait que c’est l’État qui détient la souveraineté. L’État et la Nation apparaissent dès lors comme deux réalités étroitement liées, au point qu’à partir du XIXe siècle la notion État/Nation s’impose pour justifier l’unité d’un pays et sa puissance… L’État se caractérise alors, par la superposition d’une entité politique souveraine, d’une administration qui lui sera toujours dévouée, quelle que soit sa couleur politique avec un ensemble culturel unifié du point de vue linguistique et religieux.

L’État un outil créé de toute pièce

Autrement dit, l’État n’est surtout pas le gouvernement, ni même la présidence de la République, pas plus qu’une nation. C’est un outil créé de toute pièce pour asseoir le pouvoir des représentants des partis politiques afin d’usurper aux peuples toutes possibilités de gérer eux-mêmes leur destin (économique, social et professionnel) et de s’approprier illégalement le droit de pondre des lois pour maintenir les peuples sous leur domination et de les punir s’ils enfreignent « leurs » lois ou s’ils remettent en cause « leur » pouvoir. Avec le développement du capitalisme industriel, commercial et financier, les représentants des partis politiques qui se succèdent au pouvoir ne sont là que pour gérer et protéger les affaires des capitalistes.

Un autre outil a été mis en place pour justifier ce hold-up, c’est le système électoral et, ce, au nom de la démocratie. Or, le système électoral qu’il soit censitaire, représentatif, majoritaire, uninominal à un tour ou deux tours, proportionnel, de liste à un ou deux tours… est une vaste escroquerie intellectuelle destinée à donner l’illusion que l’électeur décide et choisit… Or, une fois que cet acte inconscient est effectué, l’électeur se trouve pieds et poings liés. Il n’a plus aucune possibilité de réagir ni d’agir puisqu’il a donné quitus, souvent à un inconnu pour, qu’il croit, défendre ses intérêts. Rapidement, il se rend compte que ce ne sont pas ses intérêts que son représentant défend, mais bien les siens, ceux de son parti et du grand capital dont cet individu est le serviteur.

L’État est intimement lié et a évolué en fonction des besoins du système capitaliste et de son développement. Il va permettre et renforcer les rapports d’exploitation par le vote de lois scélérates et répressives, afin de maintenir les travailleurs sous la férule du patronat et sous la domination du pouvoir politique. L’État est donc avant tout un appareil de violence et d’oppression au service de la classe dominante et non comme les politicards voudraient nous faire avaler, au service du peuple.

Les faquins ont associé État/Nation, en sous-entendant que la Nation c’est le peuple. Il s’agit pour les politicards de taire l’existence des classes sociales. Il faut à tout prix masquer les conflits d’intérêts qui opposent les classes sociales, selon leur position dans le processus de production et nier la nécessaire lutte des classes. Ces luttes des classes sont un danger pour les dominants, elles peuvent à tout moment mettre en danger le système. Il faut donc que les tenants du pouvoir donnent l’illusion que nous sommes tous égaux en droits, alors que les inégalités existent de fait entre les prolétaires, les capitalistes et les bourgeois. Elles sont inhérentes au système qui les génère et les creuse.

Comme l’écrit si justement Victor Considerant, en 1851, dans Le Gouvernement direct du peuple :

« Ce que veulent les homme de la délégation, c’est-à-dire ces hommes qui, vaincus par la puissance de l’idée politique moderne, reconnaissant l’impossibilité de ressusciter le droit divin, de nier le dogme de la souveraineté du Peuple, s’y attachent et l’embrassent, mais à la manière des serpents, pour l’étouffer ; ce que veulent ces vaincus, c’est bien la Souveraineté du Peuple effectivement, seulement c’est la Souveraineté du Peuple mort sur le Peuple vivant. Écoutons-les : La nation, (vous remarquerez qu’ils disent la Souveraineté nationale et non la Souveraineté du peuple) ; d’abord ils n’aiment pas le mot Peuple ; et puis, le Peuple, c’est quelque chose de trop actuel, de trop vivant pour que le mot se prête avec quelque chance de succès à la jonglerie de leur argumentation), la nation, disent-ils donc, fait acte de souveraineté en se donnant un roi, en déléguant son pouvoir sur elle-même à un homme, à une famille, ou à des corps constitués. Cette famille ou ces corps deviennent les pouvoirs légaux. Si nous avons ainsi un roi, c’est un roi par délégation, un roi du vœu et consentement de la nation. Le principe de la souveraineté nationale est sauf et nous nous tenons notre monarchie. C’est toujours la même mystification que confond toujours la même réponse : « Ou la Souveraineté du Peuple subsiste, et votre prétendu roi n’est qu’un chef amovible du pouvoir national, un chef à chaque instant révocable par la volonté nationale ; ou bien la Souveraineté du Peuple ne subsiste plus , et alors n’en parlez pas.…

S’il était nécessaire d’éclairer la lumière pour qu’elle fût visible, j’ajouterais, à l’adresse de ces gens-là, ceci : je leur dirais : « Vous avez compris et revendiqué pour vous-mêmes la liberté civile. Il en est résulté que vous avez déclaré et dû, de toute nécessité, déclarer nul le contrat par lequel un homme se ferait, librement, volontairement, l’esclave d’un autre homme. Vous ne reconnaissez point l’aliénation, pour un motif quelconque, de la liberté, de la personnalité d’un homme. Cette imprescriptibilité de la personnalité, de l’autonomie humaine, elle est à la base de votre droit civil. Et vous voudriez faire, de l’aliénation de la liberté et de la personnalité d’un Peuple, de l’hétéronomie d’une nation, la base de son droit politique ? Bonnes gens, réveillez-vous, vous rêvez creux. » Non, les vivants ne sauraient aliéner leur liberté, fût-elle faite en bonne forme, elle est nulle de plein droit. »

Cette analyse de Victor Considerant a aujourd’hui 167 ans. Elle garde toute sa fraîcheur, sa pertinence. Il serait bien que les citoyens et les citoyennes les plus conscients(es) se l’approprient et que collectivement, ils mettent tout en œuvre pour mettre à bas ce système castrateur. En jetant les bases d’une société égalitaire et autogestionnaire, en remplaçant l’État et le gouvernement par le fédéralisme autogestionnaire et le système électoral par le mandatement (le mandat impératif). Sous le contrôle des diverses composantes de la société qui, en libre association, prendront possession de la gestion économique et sociale des entreprises et des communes et ce, sans intermédiaire, sans dirigeant, sans institution décisionnaire. Pour que personne ne décide à notre place.

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Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

Mobilisation Internationaliste pour la (r)évolution sociale, Paris 12 janvier

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Les GJ ne sont pas seuls !

 

Appel à une mobilisation internationaliste lors de la manifestation pour Sakine, Fidan et Leyla

 

Paris-Luttes Infos

 

8 janvier 2019

 

url de l’article: https://paris-luttes.info/pour-une-mobilisation-11427?lang=fr

 

Le 9 janvier 2013, Sakine Cansiz, Fidan Doğan et Leyla Söylemez sont assassinées par un agent du gouvernement fasciste turc en plein Paris. Elles faisaient partie du mouvement révolutionnaire kurde.

Sakine Cansiz, est un symbole de la lutte révolutionnaire au Kurdistan. L’ une des fondatrices du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK). Emprisonnée dans les geôles turcs durant 12 ans, elle fut battue et torturée. A sa sortie de prison, elle continua de lutter au sein de la guérilla du PKK, puis en Europe pour faire connaître la cause de son peuple. Fidan et Leyla qui sont tombées à ses cotés participaient activement au mouvement kurde en Europe. Ces trois femmes représentaient tout ce qu’un État fasciste comme celui de Recep Tayyip Erdoğan et de son parti l’AKP déteste. C’est pour cela qu’ils ont commandité leurs morts.

Mais la lutte de ces trois femmes ne s’est pas éteinte avec elles. Leur lutte continue dans les montagnes à Qendil, Zagros ou Dersim. Surtout, elle nous montre un exemple pratique de révolution au Rojava. Dans cette région du nord de la Syrie un système politique progressiste et populaire est en train de se construire. La libération des femmes y tient une place majeure. Elles sont à l’avant garde du mouvement révolutionnaire.

En ce moment, cette région est plus que jamais menacée. Après avoir combattu l’État Islamique, les forces révolutionnaires du Rojava sont maintenant sous la menace de la Turquie et de ses alliés islamistes. Des milices formées d’anciens combattants de l’EI et de Al-Qaida sont entrain de préparer l’offensive aux cotés de l’armée Turque. Pendant ce temps les forces impérialistes des États-Unis et de la Russie jouent et s’amusent avec leur alliés locaux afin de se tailler leur part du gâteau.

Tout comme ce que Sakine, Fidan et Leyla représentaient, le Rojava est une menace pour tous les états réactionnaires et pour cette raison il est prit pour cible. En temps que révolutionnaires en Europe nous devons défendre le projet révolutionnaire du Rojava et la mémoire de nos trois camarades qui ont tout donné pour la lutte.

Nous appelons à une mobilisation internationaliste lors de la manifestation à la mémoire de Sakine, Fidan et Leyla , le Samedi 12 janvier à Paris, 10h30 Gare du Nord.

Solidarité révolutionnaire avec les combattant.es au Kurdistan et en Turquie !

Vive la solidarité internationale !

Sehid Namirin !

Secours Rouge Genève

Secours Rouge Belgique

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Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

Nouvel Ordre Mondial: Demandez le programme de la destruction à venir, prochaine étape … Les Caraïbes

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Le commanditaire de ce réjouissant programme ci-dessous est bien entendu… La City de Londres, cœur de l’hydre étatico-capitaliste depuis les guerres napoléoniennes.

~ Résistance 71 ~

 

L’effroyable destruction à venir du “bassin des Caraïbes”

 

Thierry Meyssan

 

8 janvier 2019

 

url de l’article: http://www.voltairenet.org/article204577.html

 

Alors que le président Trump a annoncé le retrait des troupes de combat US du « Moyen-Orient élargi », le Pentagone poursuit la mise en œuvre du plan Rumsfeld-Cebrowski. Il s’agit cette fois de détruire les États du « Bassin des Caraïbes ». Pas du tout, comme dans les années 70, du renversement de régimes dits « pro-Soviétiques », mais de la destruction de toutes les structures étatiques régionales sans considération des amis ou des ennemis politiques. Thierry Meyssan observe la préparation de cette nouvelle série de guerres.

Dans une série d’articles précédents, nous avons présenté le plan du SouthCom en vue de provoquer une guerre entre Latino-américains afin de détruire les structures étatiques de tous les États du « Bassin des Caraïbes » [1].

Préparer une telle guerre, qui devrait succéder aux conflits du « Moyen-Orient élargi » dans le cadre de la stratégie Rumsfeld-Cebrowski, demande une décennie [2].

Après la période de déstabilisation économique [3] et celle de préparation militaire, l’opération proprement dite devrait débuter dans les années à venir par une attaque du Venezuela par le Brésil (soutenu par Israël), la Colombie (allié des États-Unis) et le Guyana (c’est-à-dire du Royaume-Uni). Elle serait suivie d’autres, à commencer contre Cuba et le Nicaragua (la « troïka de la tyrannie » selon John Bolton).

Cependant, le plan initial est susceptible de modifications, notamment en raison du retour des ambitions impériales du Royaume-Uni [4] qui pourrait influer sur le Pentagone.

Voici où nous en sommes :

Évolution du Venezuela

Le président vénézuélien Hugo Chávez avait développé des relations avec le « Moyen-Orient élargi » sur une base idéologique. Il s’était particulièrement rapproché du président iranien Mahmoud Ahmadinejad et du président syrien Bachar el-Assad. Ensemble, ils avaient imaginé la possibilité de fonder une organisation intergouvernementale, le « Mouvement des alliés libres » sur le modèle du « Mouvement des non-alignés », celui-ci étant paralysé par l’alignement au cours du temps de certains de ses membres sur les États-Unis [5].

Si Nicolas Maduro tient le même discours qu’Hugo Chávez, il a choisi une toute autre politique étrangère. Il a certes poursuivi le rapprochement avec la Russie et a, à son tour, accueilli des bombardiers russes au Venezuela. Il a signé un contrat d’importation de 600 000 tonnes de blé pour faire face à la disette dans son pays. Surtout, il s’apprête à recevoir 6 milliards de dollars d’investissements dont 5 dans le secteur pétrolier. Les ingénieurs russes prendront la place qui revenait aux vénézuéliens mais que ceux-ci ont laissé vacante.

Nicolas Maduro a réorganisé les alliances de son pays sur de nouvelles bases. Il a ainsi noué des liens étroits avec la Turquie, qui est membre de l’Otan et dont l’armée occupe actuellement le Nord de la Syrie. Maduro s’est rendu quatre fois à Istanbul et Erdoğan une fois à Caracas.

La Suisse était un allié d’Hugo Chávez qu’elle avait conseillé pour rédiger sa constitution. Craignant de ne plus pouvoir raffiner l’or de son pays en Suisse, Nicolas Maduro l’adresse désormais à la Turquie qui transforme le minerai brut en lingots. Par le passé, cet or restait dans des banques suisses pour garantir les contrats pétroliers. Désormais, les liquidités ont été également transférées en Turquie tandis que le nouvel or traité retourne au Venezuela. Cette orientation peut être interprétée comme fondée non plus sur une idéologie, mais sur des intérêts. Reste à définir lesquels.

Simultanément, le Venezuela fait l’objet d’une campagne de déstabilisation qui a commencé avec les manifestations des guarimbas, s’est poursuivie par la tentative de coup d’État du 12 février 2015 (« Opération Jéricho »), puis par des attaques sur la monnaie nationale et l’organisation de l’émigration. Dans ce contexte, la Turquie a fourni au Venezuela la possibilité de contourner les sanctions US. Les échanges entre les deux pays ont été multipliés par quinze en 2018.

Quelle que soit l’évolution du régime vénézuélien, rien n’autorise ce qui se prépare contre sa population.

Coordination des moyens logistiques

Du 31 juillet au 12 août 2017, le SouthCom a organisé un vaste exercice avec plus de 3 000 hommes venant de 25 États alliés, dont la France et le Royaume-Uni. Il s’agissait de préparer un rapide débarquement de troupes au Venezuela [6].

La Colombie

La Colombie est un État, mais pas une nation. Sa population y vit géographiquement séparée selon les classes sociales, avec d’énormes différences de niveaux de vie. Presque aucun Colombien ne s’est aventuré dans un quartier attribué à une autre classe sociale que la sienne. Cette stricte séparation a rendu possible la multiplication de forces paramilitaires et par voie de conséquence des conflits armés intérieurs qui ont fait plus de 220 000 victimes en une trentaine d’années.

Au pouvoir depuis août 2018, le président Iván Duque a remis en cause la fragile paix intérieure conclue par son prédécesseur, Juan Manuel Santos, avec les FARC —mais pas avec l’ELN—. Il n’a pas écarté l’option d’une intervention militaire contre le Venezuela. Selon Nicolas Maduro, les États-Unis forment actuellement 734 mercenaires dans un camp d’entrainement situé à Tona en vue d’une action sous faux drapeau pour déclencher la guerre contre le Venezuela. Compte tenu de la particularité sociologique de la Colombie, il n’est pas possible de dire avec certitude si ce camp d’entraînement est contrôlé ou non par Bogota.

Le Guyana

Au XIXème siècle, les puissances coloniales sont convenues de la frontière entre la Guyane britannique (l’actuel Guyana) et la Guyane hollandaise (actuel Suriname), mais aucun texte n’a fixé la frontière entre la zone britannique et la zone espagnole (actuel Venezuela). De fait, le Guyana administre 160 000 km2 de forêts qui restent disputés avec son grand voisin. En vertu de l’accord de Genève du 17 février 1966, les deux États s’en sont remis au secrétaire général de l’Onu (à l’époque le Birman U Thant). Rien n’a changé depuis, le Guyana proposant de porter l’affaire devant la Cour d’arbitrage de l’Onu, tandis que le Venezuela privilégie des négociations directes.

Ce différent territorial ne semblait pas urgent car la zone contestée est une forêt non peuplée et que l’on croyait sans valeur, mais c’est un espace immense qui représente les deux-tiers du Guyana. L’accord de Genève a été violé 15 fois par le Guyana qui a notamment autorisé l’exploitation d’une mine d’or. Surtout, un enjeu de taille a surgi en 2015 avec la découverte par ExxonMobil de gisements pétroliers dans l’Océan atlantique, précisément dans les eaux territoriales de la zone contestée.

La population du Guyana est composée de 40 % d’Indiens, de 30 % d’Africains, de 20 % de métis et de 10 % d’Amérindiens. Les Indiens sont très présents dans la fonction publique civile et les Africains dans l’armée.

Le 21 décembre, une motion de censure était déposée contre le gouvernement du président David Granger, un général pro-britannique et anti-vénézuélien, au pouvoir depuis 2015. À la surprise générale, un député, Charrandas Persaud, votait contre son propre parti et, dans une indescriptible pagaille, provoquait la chute du gouvernement qui n’avait qu’une voix de majorité. Depuis, la plus grande instabilité règne : on ne sait pas si le président Granger, qui suit une chimiothérapie, sera en mesure d’assurer les affaires courantes, tandis que Charrandas Persaud a quitté le Parlement avec une escorte par une porte dérobée et s’est enfui au Canada.

Le 23 décembre 2018, en l’absence de gouvernement, le Ramform Thethys (battant pavillon des Bahamas) et le Delta Monarch (Trinidad et Tobago) ont entrepris des explorations sous-marines dans la zone contestée pour le compte d’ExxonMobil. Considérant que cette intrusion viole l’accord de Genève, l’armée du Venezuela a chassé les deux navires. Le ministère guyanais des Affaires étrangères, agissant en affaires courantes, a dénoncé un acte hostile.

Le ministre de la Défense du Royaume-Uni, Gavin Williamson, a par ailleurs déclaré au Sunday Telegraph du 30 décembre 2018, que la Couronne mettait fin à la décolonisation qui, depuis l’affaire de Suez en 1956, était la doctrine de Whitehall. Londres se prépare à ouvrir une nouvelle base militaire dans les Caraïbes (pour le moment le Royaume n’en a qu’à Gibraltar, Chypre, Diego Garcia et sur les îles Falklands). Elle pourrait être à Montserrat (Antilles) ou plus probablement au Guyana et devrait être opérationnelle en 2022 [7].

Le Guyana est voisin du Suriname (la Guyane hollandaise). Son président, Dési Bouterse, est poursuivi en Europe pour trafic de drogues ; une affaire antérieure à son élection. Mais son fils, Dino, a été arrêté au Panama en 2013, bien qu’il soit entré avec un passeport diplomatique. Il a été extradé aux États-Unis où il a été condamné à 16 ans de prison pour trafic de drogues ; en réalité parce qu’il installait le Hezbollah libanais au Suriname.

Le Brésil

En mai 2016, le ministre des Finances du gouvernement de transition du Libano-Brésilien Michel Temer, Henrique Meirelles, désigna l’Israélo-Brésilien Ilan Goldfajn comme directeur de la Banque centrale. Mereilles présidant le Comité de préparation des Jeux Olympiques, fit également appel à Tsahal pour coordonner l’armée brésilienne et la police et garantir ainsi la sécurité des Jeux. Tenant à la fois la Banque centrale, l’armée et la police brésiliennes, Israël n’eut pas de difficulté à soutenir le mouvement populaire de ras-le-bol face à l’incurie du Parti des Travailleurs.

Croyant que la présidente Dilma Rousseff avait maquillé les comptes publics dans le cadre du scandale Petrobras, mais sans qu’aucun fait ne soit établi, les parlementaires la destituèrent en août 2016.

Lors de l’élection présidentielle de 2018, le candidat Jair Bolsonaro partit en Israël se faire baptiser dans les eaux du Jourdain. Il obtint ainsi massivement les voix des évangéliques.

Il se fit élire avec le général Hamilton Mourão comme vice-président. Ce dernier déclara durant la période de transition que le Brésil devait se préparer à envoyer des hommes au Venezuela comme « force de paix », une fois que le président Maduro aurait été renversé ; des propos qui constituent une menace à peine voilée et que le président Bolsonaro tenta de minorer.

Dans un entretien, le 3 janvier 2019, à la chaîne SBT, le président Bolsonaro a évoqué des négociations avec le Pentagone en vue d’accueillir une base militaire US au Brésil [8]. Cette déclaration a soulevé une forte opposition au sein des forces armées pour qui le pays est capable de se défendre seul.

Lors de son investiture, le 2 janvier 2019, le nouveau président accueillit le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. C’était la première fois qu’une personnalité israélienne de cette importance se rendait au Brésil. Le président Bolsonaro annonça à cette occasion le prochain transfert de l’ambassade brésilienne de Tel-Aviv à Jérusalem.

Le secrétaire d’État US Mike Pompeo, qui s’était également rendu à l’investiture où il a également rencontré le ministre péruvien des Affaires étrangères, Néstor Popolizio, a annoncé avec le président Bolsonaro son intention de lutter avec lui contre les « régimes autoritaires » du Venezuela et de Cuba. De retour aux États-Unis, il a fait escale à Bogota pour rencontrer le président colombien, Iván Duque. Les deux hommes sont convenus de travailler à isoler diplomatiquement le Venezuela. Le 4 janvier 2019, les 14 États du Groupe de Lima (dont le Brésil, la Colombie et le Guyana) se sont réunis pour considérer « illégitime » le nouveau mandat de Nicolas Maduro qui débute le 10 janvier [9] ; un communiqué qui n’a pas été signé par le Mexique. En outre, six des États-membres déposeront une plainte à la Cour pénal internationale contre le président Nicolas Maduro pour crime contre l’humanité.

Il est parfaitement clair aujourd’hui que le processus vers la guerre est en marche. Des forces énormes sont en jeu et peu de choses peuvent désormais les arrêter. C’est dans ce contexte que la Russie étudie la possibilité d’établir une base aéronavale permanente au Venezuela. L’île de La Orchila —où le président Hugo Chávez avait été retenu prisonnier lors du coup d’État d’avril 2002— permettrait de stationner des bombardiers stratégique. Ce serait une menace bien plus grande pour les États-Unis que ne le furent, en 1962, les missiles soviétiques stationnés à Cuba.

[1] « Plan to overthrow the Venezuelan Dictatorship – “Masterstroke” », Admiral Kurt W. Tidd, Voltaire Network, 23 février 2018. « Le « Coup de Maître » des États-Unis contre le Venezuela », par Stella Calloni, Traduction Maria Poumier ; « Les États-Unis préparent une guerre entre latino-américains », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 11 mai et 18 décembre 2018.

[2] The Pentagon’s New Map, Thomas P. M. Barnett, Putnam Publishing Group, 2004. « Le projet militaire des États-Unis pour le monde », par Thierry Meyssan, Haïti Liberté (Haïti) , Réseau Voltaire, 22 août 2017.

[3] “Declaration of a National Emergency with Respect to Venezuela”, “Executive Order – Blocking Property and Suspending Entry of Certain Persons Contributing to the Situation in Venezuela”, by Barack Obama, Voltaire Network, 9 March 2015.

[4] « Brexit : Londres assume sa nouvelle politique coloniale », Réseau Voltaire, 3 janvier 2019.

[5] « Assad et Chavez appellent à la formation d’un Mouvement des alliés libres », Réseau Voltaire, 28 juin 2010.

[6] « Grandes manœuvres autour du Venezuela », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie) , Réseau Voltaire, 23 août 2017.

[7] “We are opening new overseas bases to boost Britain”, Christopher Hope, Sunday Telegraph, December 30, 2018.

[8] “‘Ficamos satisfeitos com a oferta da base militar’, diz Pompeo”, Eliane Cantanhêde, O Estado de S. Paulo, 6 Janeiro 2019.

[9] « Declaración del Grupo de Lima », Red Voltaire , 4 de enero de 2019.

Message de Gilets Jaunes depuis 1492 !… Nous sommes tous inter-reliés (Mohawk Nation News)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 9 janvier 2019 by Résistance 71

Ce texte ci-dessous s’applique bien entendu à l’ensemble des territoires et peuples volés, pillés, usurpés, exploités sur l’ensemble du continent des Amériques, de l’extrême pointe nord du Québec arctique jusqu’au Cap Horn, incluant l’espace des Caraïbes, continent étant toujours de nos jours sous le joug colonial de l’Europe christo-capitaliste…

Gilets Jaunes !… Comprenons que la lutte n’est pas uniquement la nôtre, pour notre survie ou l’amélioration de nos conditions de vie. La lutte d’émancipation du joug oppresseur est MONDIALE ! Nous n’en sommes aujourd’hui qu’une partie et ne pourrons réussir l’émancipation qu’unis dans notre complémentarité avec les autres peuples globalement opprimés. Nous devons comprendre que nous luttons pour quelque chose de bien plus grand que de changer la merdouille macronienne ambiante, qui n’est qu’un aléa conjoncturel de l’histoire, qui elle est en marche… Nous appartenons, que nous le voulions ou non, à un Réseau de Résistance et de Rébellion International.

Qu’on se le dise !

Akwe tewatatenoh, nous sommes tous inter-reliés.

~ Résistance 71 ~

 

A lire en complément:
« Gilets Jaunes: ne pas succomber aux chants des sirènes »

 

 

Le crime du Canada contre la Nature

 

Mohawk Nation News

 

7 janvier 2019

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2019/01/07/canadas-crime-against-nature/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

De KANISTERNSERA, LES MERES [DE CLANS], P.O. BOX 2125, KAHNAWAKE [VIA QUEBEC CANADA] J0L IB0

Courrier enregistré avec accusé de réception

DATE: Jan. 7, 2019

NOTIFICATION DE CESSATION ET DE DESISTEMENT

Cette notification s’adresse à :  Prime Minister Justin Trudeau; David Eby, Attorney General of BC; Michelle Mungall, BC Minister of Energy, Mines & Petroleum Resources; George Heyman, BC Minister of Environment & Climate Change; Scott Fraser, Minister of Indigenous Relations & Reconciliation; Jody Wilson-Raybould, Minister of Justice and Attorney General of Canada; Royal Canadian Mounted Police, BC [E Division]; Carolyn Bennett, Minister Aboriginal Affairs Canada; Queen Elizabeth; Governor General, Coastal GasLink Pipeline, TransCanada Pipeline; Northern Gateway Pipeline; Fatou Bensouda,chief prosecutor International Criminal Court The Hague.

She:kon.

Kanistensera de rotino’shonni:onwe, d’après Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix, sont les progénitrices de toute vie sur Onowarekeh, l’Île de la Grande Tortue, et ce depuis le tout début de l’existence de la vie humaine sur Terre.

Teioha’teh (wampum deux rangées) fait que nous vivons et coexistons avec toute vie en tant que frères et sœurs sur notre terre-mère. Kaianerekowa, la Grande Loi de la Paix est la volonté de la nature/création.

Cet ordre naturel est une objection au viol et au pillage de toutes vies, arbres, plantes, sols, animaux, eau, air, oiseaux, territoires et peuples d’Onowarekeh, de toute vie qui forme et appartient au cercle de la vie. Les entreprises privées ne vont pas violer Kaianerekowa en continuant leur carnage sur terre pour le profit sans aucune considération pour quelque forme de vie que ce soit autre que celles bénéficiant des dividendes de leurs actionnaires.

Nous vous rappelons qu’une fois que vous aurez abattu le dernier arbre, pollué la dernière gorgée d’eau et empoisonné la dernière bouffée d’air, vous réaliserez alors que vous ne pouvez pas manger votre argent.

Kanistensera affirme que les organisations indiennes issues de l’Indian Act (loi sur les Indiens), les conseils de bandes, de tribus au niveau provincial et territorial, sont des organisations qui ont vendu leur droit de naissance et ne parlent en aucun cas pour le peuple natif. Ils ont quitté le canoë et ont rejoint le navire corporatiste de l’entreprise coloniale.

NOUS ORDONNONS QUE: 

  1. L’ETAT COLONIAL MILITAIRE DU CANADA ET LES ENTREPRISES ENGAGEES DANS LE VIOL, LE PILLAGE ET L’ASSASSINAT DE NOTRE MERE, cessent immédiatement leurs activités et se désistent et que
  1. L’ETAT COLONIAL MILITAIRE DU CANADA ET LES ENTREPRISES ENGAGEES DANS LE VIOL, LE PILLAGE ET L’ASSASSINAT DE NOTRE MERE, respectent teiohateh, le traité wampum deux rangées comme base fondamentale de notre relation sur cette terre ;

AINSI: Onkwehonweh, le peuple qui existe sur cette portion de terre pour toujours, puisse appliquer son devoir et ses responsabilités et ordonne à toutes les entités coloniales de quitter l’Île de la Grande Tortue comme le stipule Kaianerekowa et ce en accord avec la relation originelle entre nous et la création/nature, Onkwehonweh, le peuple naturel parlant pour toute la vie existante.

Nous informons L’ETAT COLONIAL MILITAIRE DU CANADA ET LES ENTREPRISES ENGAGEES DANS LE VIOL, LE PILLAGE ET L’ASSASSINAT DE NOTRE MERE, de cesser leur carnage et de se désister immédiatement. 

Kanistensera ordonne que L’ETAT COLONIAL MILITAIRE DU CANADA ET LES ENTREPRISES ENGAGEES DANS LE VIOL, LE PILLAGE ET L’ASSASSINAT DE NOTRE MERE,  cessent et se désistent de toutes leurs occupations sur Onowarekeh immédiatement, ainsi que cessent et se désistent du massacre de masse entrepris de toute vie ; arrangez vos affaires en conséquence.

Akwe tewatatenoh, nous sommes tous inter-reliés.

ENVOYEZ VOS COMMENTAIRES A:

-Province of BC. David Eby, Attorney General of BC, 250-387-1866, Fax: 250-387-6411, AG.minister@gov.bc.ca

-Honourable Michelle Mungall, Minister of Energy, Mines and Petroleum Resources, PO Box 9060, Station Prov Gov, Victoria, BC, V8W 9E2 Ph: 250-953-0900, Fax: 250-356-2965, EMPR.Minister@gov.bc.ca

–Honourable George Heyman, Minister of Environment and Climate Change Strategy, ENV.Minister@gov.bc.ca Phone: 250 387-1187 Fax: 250 387-1356

–Honourable Scott Fraser, Minister of Indigenous Relations and Reconciliation IRR.Minister@gov.bc.ca, Phone: (250) 953-4844 Fax: (250) 953-4896

–Federal: The Right Honourable Justin Trudeau – Telephone: 613-992-4211 justin.trudeau@parl.gc.ca

Fax: 613-941-6900
–The Honourable Jody Wilson-Raybould, Minister of Justice and -Attorney General of Canada mcu@justice.gc.ca Fax: 613-954-0811- —–RCMP BC (E Division), 778-290-2929 bcrcmp@rcmp-grc.gc.ca

National RCMP headquarters Ottawa 613-843-5999 ——-RCMP.HQMediaRelations-DGRelationsmedias.GRC@rcmp-grc.gc.ca media office)

-Carolyn Bennett, Minister Aboriginal Affairs, 10 Wellington, Ottawa K1A 0H4.

-Governor General, Rideau Hall, 1 Sussex Dr., Ottawa K1A 0A1;

-Queen Elizabeth, Buckingham Palace +44 303 123 7300.

-Coastal Gaslink Pipeline, coastalgaslink@transcanada.com

Ph: 1-855-633-2011 –TRANSCANADA PIPELINE, 517 – 10TH Ave. SW, Calgary AB-Northern Gateway Pipeline 343-292-6096

-Fatou Bensouda, Chief Prosecutor, International Court of Justice, Peace Palace, Carnegicplcin 2, 2517 KJ The Hague, The Netherlands, information@icj-cij.org +31[0]703022323.

-Contact: Office of the wetsuweten: 250-847-3630 http://www.wetsuweten.com/contact/

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Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

Lectures complémentaires sur le colonialisme:

Aime_Cesaire_Discours_sur_le_colonialisme

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

Friedrich-Nietzsche_L’Antéchrist_1888

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

Comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-peter-derrico1

Comprendre-le-systeme-legal-doppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-avec-steven-newcomb1

Effondrer le colonialisme

Meurtre par décret le crime de génocide au Canada