Archive pour janvier, 2019

Gilets jaunes: Appel de la première assemblée des assemblées de Commercy le 27 janvier 2019

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, crise mondiale, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 28 janvier 2019 by Résistance 71


Pour la Société des sociétés

 

27 janvier 2019

 

 

Nous, Gilets Jaunes des ronds-points, des parkings, des places, des assemblées, des manifs, nous sommes réunis ces 26 et 27 janvier 2019 en « Assemblée des assemblées », réunissant une centaine de délégations, répondant à l’appel des Gilets Jaunes de Commercy

Depuis le 17 novembre, du plus petit village, du monde rural à la plus grande ville, nous nous sommes soulevés contre cette société profondément violente, injuste et insupportable.

Nous ne nous laisserons plus faire ! Nous nous révoltons contre la vie chère, la précarité et la misère. Nous voulons, pour nos proches, nos familles et nos enfants, vivre dans la dignité. 26 milliardaires possèdent autant que la moitié de l’humanité, c’est inacceptable.

Partageons la richesse et pas la misère ! Finissons-en avec les inégalités sociales ! Nous exigeons l’augmentation immédiate des salaires, des minimas sociaux, des allocations et des pensions, le droit inconditionnel au logement et à la santé, à l’éducation, des services publics gratuits et pour tous.

C’est pour tous ces droits que nous occupons quotidiennement des ronds-points, que nous organisons des actions, des manifestations et que nous débattons partout. Avec nos gilets jaunes, nous reprenons la parole, nous qui ne l’avons jamais.

Et quelle est la réponse du gouvernement ? La répression, le mépris, le dénigrement. Des morts et des milliers de blessés, l’utilisation massive d’armes par tirs tendus qui mutilent, éborgnent, blessent et traumatisent. Plus de 1000 personnes ont été arbitrairement condamnées et emprisonnées. Et maintenant la nouvelle loi dite « anti-casseur » vise tout simplement à nous empêcher de manifester. Nous condamnons toutes les violences contre les manifestants qu’elles viennent des forces de l’ordre ou des groupuscules violents. Rien de tout cela ne nous arrêtera ! Manifester est un droit fondamental. Fin de l’impunité pour les forces de l’ordre ! Amnistie pour toutes les victimes de la répression !

Et quelle entourloupe que ce grand débat national qui est en fait une campagne de communication du gouvernement, qui instrumentalise nos volontés de débattre et décider !

La vraie démocratie, nous la pratiquons dans nos assemblées, sur nos ronds-points, elle n’est ni sur les plateaux télé ni dans les pseudos tables rondes organisées par Macron.

Après nous avoir insultés et traités de moins que rien, voilà maintenant qu’il nous présente comme une foule haineuse fascisante et xénophobe. Mais nous, nous sommes tout le contraire : ni raciste, ni sexiste, ni homophobe, nous sommes fiers d’être ensemble avec nos différences pour construire une société solidaire.

Nous sommes forts de la diversité de nos discussions, en ce moment même des centaines d’assemblées élaborent et proposent leurs propres revendications. Elles touchent à la démocratie réelle, à la justice sociale et fiscale, aux conditions de travail, à la justice écologique et climatique, à la fin des discriminations. Parmi les revendications et propositions stratégiques les plus débattues, nous trouvons : l’éradication de la misère sous toutes ses formes, la transformation des institutions (RIC, constituante, fin des privilèges

des élus…), la transition écologique (précarité énergétique, pollutions industrielles…), l’égalité et la prise en compte de toutes et tous quelle que soit sa nationalité (personnes en situation de handicap, égalité hommes-femmes, fin de l’abandon des quartiers populaires,

du monde rural et des outres-mers…).

Nous, Gilets Jaunes, invitons chacun avec ses moyens, à sa mesure, à nous rejoindre. Nous appelons à poursuivre les actes (acte 12 contre les violences policières devant les commissariats, actes 13, 14…), à continuer les occupations des ronds-points et le blocage de l’économie, à construire une grève massive et reconductible à partir du 5 février. Nous appelons à former des comités sur les lieux de travail, d’études et partout ailleurs pour que cette grève puisse être construite à la base par les grévistes eux-mêmes.

Prenons nos affaires en main ! Ne restez pas seuls, rejoignez-nous !

Organisons-nous de façon démocratique, autonome et indépendante ! Cette assemblée des assemblées est une étape importante qui nous permet de discuter de nos revendications et de nos moyens d’actions. Fédérons-nous pour transformer la société !

Nous proposons à l’ensemble des Gilets Jaunes de faire circuler cet appel. Si, en tant que groupe gilets jaunes, il vous convient, envoyez votre signature à Commercy (assembleedesassemblees@gmail.com). N’hésitez pas à discuter et formuler des propositions pour les prochaines « Assemblées des assemblées », que nous préparons d’ores et déjà.

Macron Démission ! Vive le pouvoir au peuple, pour le peuple et par le peuple.

Appel proposé par l’Assemblée des assemblées à Commercy.

Il sera ensuite proposé pour adoption dans chacune des assemblées locales.

= = =

Commentaire de Résistance 71:

Le point de détail sur lequel nous ne sommes pas d’accord est cette foutaise de RIC, mais nous soutenons le reste et donc dans l’optique de la solidarité et de l’union nous adhérons avec cet appel de l’assemblée des assemblées de Commercy, surtout celle-ci montre le chemin de ce qui doit et devra se faire PARTOUT SUR LE TERRITOIRE !
De plus il va falloir sérieusement envisager la mise en place de la grève générale illimitée et expropriatrice comme moyen de pression et d’action directe vraiment efficaces. A un moment donné, il suffit de déambuler dans les rues si rien ne bouge ni ne change.

Solidarité et Union par les Assemblées Populaires. Tout le pouvoir aux Ronds-Points !

A bas l’État, à bas la société marchande, à bas l’argent, à bas le salariat

Pour que vienne une société des sociétés fondée sur les Communes Libres !

= = =

English translation of this text

Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 


Text in English

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La guerre de Rockefeller contre le Vénézuela continue… Une brève histoire du pays de 1914 à nos jours (Dean Henderson)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 27 janvier 2019 by Résistance 71

En France, le petit soldat rothschildien Macron a bien entendu emboîté le pas de ses maîtres et a menacé Maduro et le peuple vénézuélien. La ligne de scission géopolitique (fictive répétons-le) se dessine toujours mieux avec la Russie et la Chine soutenant Maduro et le peuple vénézuélien. Tout est en place pour la phase 2 de l’opération Condor 2.0 en Amérique du sud et dans les Caraïbes avec toujours bien entendu les criminels de la finance pétrolière aux manettes, entité dont le quartier général est la City de Londres.

Là réside le cœur de l’hydre, ses têtes elles s’étendent dans le monde entier y compris en Chine.

Du reste la Banque d’Angleterre (reine de la City de Londres, gérée depuis bien longtemps par la famille Rothschild) vient de refuser de rendre au Vénézuéla son or à hauteur de 1,2 milliards de dollars ! Le blocus financier contre le peuple vénézuélien se met en place. (https://www.bloomberg.com/news/articles/2019-01-25/u-k-said-to-deny-maduro-s-bid-to-pull-1-2-billion-of-gold )

Il n’y a pas de solutions au sein du système et ne saurait y en avoir. Chavez et Maduro peinent parce qu’ils tentent des réformes à terme IMPOSSIBLES, il ne faut pas chercher à rendre le système plus “vertueux” il faut s’en DEBARRASSER et créer la société des sociétés sur la base des communes libres. Chavez aurait pu mettre en place tout cela et rediluer le pouvoir dans le peuple totalement, rendre l’état totalement obsolète, il ne l’a pas fait par manque de vision ultime au bout du compte et malgré son charisme et ses bonnes intentions, il n’a fait que gérer la merdasse systémique étatico-capitaliste qui doit être abolie et non pas réformée. Maduro lui a emboîté le pas, mais à sa décharge, il n’avait pas/plus le choix. Notons à preuve de cela le nombre de fois dans l’article ci-dessous où Dean Henderson emploie le mot “réforme” ou “réformer”… Avec un esprit programmé “réforme”, on ne fait que le jeu de l’oligarchie qui peut tout corrompre à souhait, ce n’est qu’une question de temps.

Il est évident qu’il faille soutenir le peuple vénézuélien, mais il faut aussi reconnaître les erreurs commises pour cesser de les commettre. Le peuple vénézuélien, tous les peuples du monde ont un exemple à adapter à leurs besoins et leurs cultures, celui qui nous est montré depuis 1994 au Chiapas mexicain avec cette expérience zapatiste, qui ne demande qu’à être étendue dans le principe à travers le monde. C’est à nous de jouer.

Quoi qu’il en soit nous faisons tous partis d’un vaste réseau planétaire de résistance et de rébellion international. En cela nous sommes tous inter-reliés !

A bas l’État, à bas la marchandise, à bas l’argent, à bas le salariat (esclavage moderne).  Tout le reste, à terme, n’est que pisser dans un violon !

Solidarité ! Union ! Persévérance ! Réflexion ! Action !

Pour une humanité SUPRA humaine.

~ Résistance 71 ~

 


La NED et associés derrière la guerre contre le Vénézuéla

 

La guerre de Rockefeller contre le Vénézuéla continue

 

Dean Henderson

 

24 janvier 2019

 

url de l’article original:

https://hendersonlefthook.wordpress.com/2019/01/24/rockefeller-war-on-venezuela-continues/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Hier, quelques heures après que le président Trump ait reconnu le leader de l’opposition vénézuélienne Juan Guaido comme le nouveau président du pays, le président élu dans son second mandat Nicolas Maduro a rompu toute relation diplomatique avec les Etats-Unis les accusant de soutenir un coup d’état contre son gouvernement et a donné à tout le personnel américain 72 heures pour quitter le pays. Maduro n’a été investi à la présidence qu’il y a à peine deux semaines.

La Russie a prévenu que la tentative de coup d’état américaine, qui sera par la suite soutenue par les gouvernements de droite de la Colombie, du Brésil et du Canada, résulterait en une effusion de sang si elle était poursuivie. Le porte-parole du Kremlin Dimitri Peskov a déclaré que toute interférence extérieure au pays est “inacceptable” et que parler d’intervention militaire américaine est “dangereux”.

Eduqué à l’université Georges Washington, nid d’espion de la CIA, Guaido n’est devenu que le président de l’assemblée nationale du Vénézuéla le 5 janvier courant. Il a immédiatement déclaré que Maduro n’était pas le président du pays et a incité à la rébellion au sein de l’armée.


Nicolas Maduro de chauffeur de bus à président

Maria Iris Vadela Rangel, une leader du parti politique de Maduro du Parti Socialiste Unifié a tweeté au sujet de la sédition: “Guaido, j’ai déjà préparé ta cellule avec le bon uniforme et j’espère que tu nommeras ton cabinet rapidement afin de savoir qui te tiendra compagnie, imbécile de sale gosse.

Des hauts-fonctionnaires américains ont dit au New York Times (NdT: une des voix de la CIA de longue date…) qu’ils voyaient en Guaido un “nouveau visage” et le vice-président Pence l’a déjà publiquement soutenu. Madura a déclaré dans une adresse télévisée: “Qui choisit le président su Vénézuéla ? Mike Pence ? Je suis le seul président légitime du Vénézuéla. Nous ne voulons pas retourner au XXème siècle, période de l’intervention gringo et des coups d’état.

En 2017, Maduro a fait organiser des élections pour une assemblée constituante. Plus de 8 millions de personnes participèrent, créant un rampart de protection pour la révolution socialiste bolivarienne contre la violence constante de l’oligarchie vénézuélienne basée à Miami en Floride. (NdT: tout comme l’opposition terroriste cubaine…).

Le 9 octobre 2012, le président vénézuélien Hugo Chavez avait été réélu pour la 3ème fois en 14 ans, battant le champion de l’opposition Henrique Capriles avec 54% des voix. Le bouillant Chavez, qui venait de critiquer sévèrement le harcèlement de l’OTAN sur le gouvernement syrien d’Assad, devait servir un autre terme présidentiel de six ans.

Mais le 25 mars 2013, Chavez décéda d’un “cancer” ultra rapide, plus que probablement administré par des agents des banquiers de la City de Londres.

 (https://hendersonlefthook.wordpress.com/2014/08/28/did-the-cia-poison-hugo-chavez/)

La réélection de Chavez fut remarquable considérant le fait que moins de deux ans auparavant, l’oligarchie vénézuélienne et ses soutiens de la CIA/Big Oil propageaient des manifestations à Caracas sous le terme “d’opération Vénézuéla”. Ces évènements qui furent bien contrés par les supporteurs de Chavez, marquèrent l’anniversaire du remplacement de Marcos Perez Jimenez au Vénézuéla en 1958.

Mais, comme avec toutes les révolutions orange/de velours/du cèdre fomentées par la CIA, la contradiction se situe dans le livre d’histoire. Jimenez voyez-vous, était un dictateur d’extrême droite, à l’opposé de ce qu’était Chavez le socialiste.

En 1914, la succursale de la compagnie pétrolière de la Royal Dutch Shell: Caribbean Petroleum, découvrit le vaste champ pétrolier du Mena Grande au Vénézuéla. Les compagnies pétrolières étrangères commencèrent à affluer dans la région. Lorsque fut découvert du pétrole au lac Maracaibo en 1922, le dictateur local Juan Vincente Gomez autorisa les Etats-Unis à écrire les lois pétrolières pour le Vénézuéla.

Le 27 novembre 1948, le premier président vénézuélien démocratiquement élu Romulo Gallegos fut renversé par un coup d’état mené par des sbires de Jimenez. La démocratie ne fut pas restauré avant 1958 lorsque Jimenez fut renversé. Le président Romulo Ernesto Betancourt Bello remporta l’élection cette année là. Le populiste Betancourt avait été président de 1945 à 1948. Il avait transféré le pouvoir au romancier Gallegos peu de temps avant le coup d’état fasciste.

Jimenez a privatisé l’économie du Vénézuéla tout en ruinant Caracas avec les grattes-ciel des multinationales et des banques. Il était en termes très étroits avec l’homme le plus riche du pays, Gustavo Cisneros et Creole Petroleum. Cisneros est un lieutenant des Rockefeller qui siège à la banque Nova Scotia (Banque de Nouvelle-Ecosse, canadienne), une des 5 plus grosses banques canadiennes. Cette banque a possédé quelques 200 tonnes d’or qui furent exfiltrées des sous-sols du WTC  après les attentats du 11 septembre.

Creole Petroleum est une succursale d’ExxonMobil (Rockefeller) et fut fondée par la CIA. Creole Petroleum et la CIA partagent le même espace de bureaux à Caracas. L’entreprise ExxonMobil des intérêts Rockefeller EST la CIA au Vénézuéla (NdT: et au Qatar, petit pays qui est un protectorat ExxonMobil, mieux même: ExxonMobil est le propriétaire du Qatar). L’entreprise Bechtel a construit l’oléoduc Mena Grande pour servir les intérêts pétroliers de Creole Petroleum du lac Maracaibo.

Peu de temps après les élections de 1958, le vice-président Richard Nixon visita le Vénézuéla pour tenter de conserver Betancourt dans le giron de Big Oil et du FMI. Nixon fut accuelli par des millions de manifestants en colère. Betancourt, qui avait déjà tiré au forceps un partage des bénéfices 50-50 avec Big Oil lors de son premier mandat, prit alors un autre virage à gauche. Il commença à financer les révolutionnaires de Castro à Cuba et tenta de nationaliser complètement le pétrole vénézuélien.

Betancourt s’embarqua dans un programme ambitieux de réforme agraire et parla de soutenir les rebelles de gauche des FARC en Colombie voisine. Plus tard en 1960, il survécut à une tentative d’assassinat par des agents de Rafael Trujillo, le dictateur de la République Dominicaine installé par la CIA. Il est très probable que l’agence elle-même fut impliquée.

Le président américain Dwight Eisenhower répondit en introduisant des quotas sur le pétrole vénézuélien tout en donnant la préférence au pétrole brut mexicain et canadien. Betancourt contra cela en septembre 1960 lorsque le Vénézuéla rejoignit l’Iran, l’Irak et l’Arabie Saoudite et le Koweit dans une réunion à Baghdad qui lança l’organisation de l’OPEP en tant que cartel des producteurs de pétrole pour contrer la main mise globale sur l’économie des 4 cavaliers de l’apocalypse pétrolière (NdT: ExxonMobil – Royal Dutch Shell – Texaco et BP Amoco) et leurs tentacules variées.

Dans les quatre décennies qui s’ensuivirent, le Vénézuéla entreprit une re-privatisation de son secteur pétrolier et de son expansion, devenant la source principale du pétrole des 4 cavaliers à destination des Etats-Unis. Lorsque le cours des prix du pétrole s’effondra dans les années 90,  le Vénézuéla, un temps la nation la plus moderne de l’Amérique du Sud, souffrit d’un effondrement économique. Sa classe moyenne auparavant si aisée fut largement prolétarisée. Ce fut un pénible réveil.

En 1998, le candidat de la 5ème république Hugo Chavez fut élu président avec le soutien des ouvriers et des paysans vénézuéliens. Il fustigea l’hégémonie américaine sur le pays, annonça qu’il vendrait du pétrole à son ami Fidel Castro de Cuba en des termes favorables et établirait des relations diplomatiques avec l’Irak. Il annonça un programme de réforme agraire et installa des économistes marxistes à la tête de PDVSA, la compagnie pétrolière nationale vénézuélienne. Chavez parla de détourner la richesse issue du pétrole vénézuélien hors de portée des grandes banques occidentales et vers le développement d’un grand programme pour l’Amérique du Sud. Le talentueux et érudit secrétaire général de l’OPEP jusqu’en 2002 fut le ministre vénézuélien du pétrole, Ali Rodriguez.

Au début 2002, l’élite dominante du Vénézuéla, emmenée par le sbire des Rockefeller Gustavo Cisneros et la clique de la banque of Nova Scotia, tentèrent de renverser Chavez. Il y eut des rapports d’une implication navale et aérienne américaine. En avril, Chavez partit. En quelques jours, après des manifestations massives de la classe travailleuse du pays, il revint au pouvoir. Le général pro-américain qui mena cette tentative de coup fut accusé de trahison.

El jeffe se sauva en Colombie où il fut accueilli par le gouvernement du narco-terroriste Uribe, soutenu par les Etats-Unis. En octobre, l’oligarchie vénézuélienne attaqua de nouveau Chavez. Une fois de plus le putsch échoua. Le 5 décembre 2002, Chavez déclara que les troubles au Vénézuéla faisaient partie d’un complot “pour s’accaparer les richesses et l’industrie pétrolières du pays”.

Le 16 janvier 2003, Chavez quitta le Vénézuéla au milieu d’une grève par l’oligarchie des exécutifs du pétrole. Il demanda de l’aide à l’ONU où il rendit le leadership du groupe radical des G-77 des pays en voie de développement au Maroc. Fin février, après avoir tenu durant la grève, Chavez, sachant parfaitement qui était derrière elle et les grévistes, demanda au gouvernement américain de “cesser toute influence néfaste”.

Le 17 avril 2003, le directeur général de l’armée Melvin Lopez proclama dans le journal USA Today, que le gouvernement des Etats-Unis avait été directement impliqué dans la tentative du putsch manqué de février et qu’il avait la preuve que trois hélicoptères Faucons Noirs américains furent aperçu dans l’espace aérien vénézuélien durant cette période.

Le jour de Noël 2005, Chavez fit un discours à la nation dans lequel il dit alors: “… minorités, des descendants de ceux qui ont tué Jesus Christ, contrôlent les richesses du monde”. Il y proclama également que les attentats du 11 septembre 2001 à New York étaient un boulot, une trahison de l’intérieur.

En juin 2007, Chavez ordonna à Big Oil d’accepter le rôle d’associés mineurs dans l’entreprise PDVSA ou alors de quitter le Vénézuéla. ExxonMobil et Conoco Philipps partirent toutes deux. Il devint l’ami de l’Iran et une vague d’amis présidents de gauche arrivèrent au pouvoir en Amérique du Sud. Les plus radicaux furent Evo Morales en Bolivie, Rafael Correa en Equateur et le sandiniste Daniel Ortega au Nicaragua. Ensemble, ils utilisèrent la manne du pétrole vénézuélien pour lancer la tant attendue Banco del Sur en tant que contre-mesure à l’hégémonie du FMI sur leur continent.

Alors que l’attitude de Chavez devint de plus en plus frontale envers les banquiers internationaux, les 4 cavaliers commencèrent à acheter du pétrole de nations plus facilement corruptibles comme le Mexique et la Colombie. En 1990, Exxon obtenait quelques 16% de son pétrole de Colombie, tandis que Chevron produisait 26% de son pétrole brut à destination des USA du Mexique.

Un rapport datant de mai 2010 documentant une assistance étrangère à des groupes politiques au Vénézuéla, commissionnés par la tristement célèbre NED ou National Endowment for Democracy (NdT: une façade connue de la CIA…) a révélé que plus de 40 millions de dollars étaient envoyés à des groupes anti-Chavez d’agences américaines. Le fondateur de la NED Allen Weinstein se vanta dans le Washington Post: “Ce que nous faisons aujourd’hui [avec la NED] était fait secrètement par la CIA il y a 25 ans…

En janvier 2011 l’administration Obama révoqua le visa diplomatique de l’ambassadeur à Washington après que Chavez eut rejeté la nomination de Larry Palmer comme ambassadeur américain à Caracas. Palmer était ouvertement critique de Chavez et avait un CV pour le moins barbouzard.

Il avait travaillé avec celui qui devait être l’assassin de Betancourt Rafael Trujillo en république dominicaine et était comme cul et chemise avec des dictateurs uruguayens, paraguayens, du Sierra leone, de Corée du Sud et du Honduras. Palmer devait remplacer Patrick Duddy qui était impliqué dans la tentative de coup d’état sur Chavez en 2002.

Le pierre suivante du programme “du socialisme du XXIème siècle” de Chavez fut de réformer le secteur financier, depuis longtemps dominé par le cartel des banques transnationales. L’assemblée nationale vénézuélienne avait passé une loi qui définissait le secteur banquier comme un service public.

La loi requiert que les banques au Vénézuéla contribuent plus aux programmes sociaux, aux efforts de construction de l’habitat et autres besoins sociaux. Elle protège les dépositaires en imposant aux institutions superintendantes de la finance de travailler dans l’intérêt des clients des banques plutôt que de celui des actionnaires.

Dans une tentative de contrôler la spéculation, la loi limite à un maximum de 20% de capital que les banques peuvent avoir en crédit. La loi aussi limite la formation des groupes financiers et interdit aux banques d’avoir un quelconque intérêt dans les entreprises boursières et les compagnies d’assurance. La loi Glass-Steagal datant de la grande dépression (1929) avait fait la même chose jusqu’à ce que le président Clinton ne la révoque en 1995.

La loi vénézuélienne stipule également que 5% des bénéfices des banques vont aux projets approuvés par les conseils communaux tandis que 10% du capital des banques doivent être investis dans un fond pour payer les salaires et les retraites en cas de banqueroute.

D’après le Wall Street Journal “Chavez a menacé d’exproprier les grandes banques dans le passé si elles n’augmentaient pas les prêts aux petites affaires et aux gens désirant devenir propriétaires de leur maison, cette fois-ci il augmente la pression publiquement pour montrer sa préoccupation concernant le manque  d’habitation pour les 28 millions de Vénézuéliens.

Avant sa mort, Chavez était devenu bien plus vocal dans son opposition à l’intervention de l’occident au Moyen-Orient, s’alliant avec l’Iran et la Syrie tout en faisant l’éloge du socialisme arabe. Il appela le président syrien Assad “un humaniste et un frère” et décrivit le président socialiste libyen Mouammar Kadhafi comme étant “un ami”.

Quant aux banksters, Chavez confirma la plus grande peur de leur porte-voix du WSJ en disant: “Toute banque qui dérape… Je vais l’exproprier…Les banquiers ont tué Hugo Chavez et ont essayé d’empêcher l’élection de Maduro en 2013 et la mise en œuvre en 2017 d’une assemblée constituante populaire.


La City de Londres aux commandes…

En désespoir de réinstaller leur monopole pétrolier sur la nation par l’axe Rockefeller/Rothschild via la filière ExxonMobil / Royal Dutch Shell, la reconnaissance par Trump du bon écolier Guaido comme président n’est juste que la dernière manœuvre en date à cet effet.

Mais ces sbires des Rockefeller et consort continuent de sous-estimer le peuple vénézuélien, qui continuera sa lutte (r)évolutionnaire et demeurera le phare de l’espoir pour le reste du monde.

= = =

Lecture complémentaire:

Dean Henderson NOM 4 cavaliers apocalypse pétrolière et familles banquières de l’oligarchie

 


Vénézuela et Opération Condor 2.0


Solidarité avec le peuple vénézuélien

Gilets Jaunes 11ème round avec nuit jaune…

Posted in actualité, altermondialisme, gilets jaunes, militantisme alternatif, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , on 26 janvier 2019 by Résistance 71

 

Acte XI: Nuit Jaune debout Nestor Makhno

 

Paris-Luttes Info

 

25 janvier 2019

 

url de l’article:

https://paris-luttes.info/acte-xi-nuit-jaune-debout-nestor-11557?lang=fr

 

Depuis quelques temps, les appels se multiplient pour proposer, à chaque Acte des Gilets Jaunes, des rassemblements nocturnes, en plus des manifs planplan de la journée. Pour l’Acte XI, Samedi 26 Janvier, on ne sera pas loin de République, à la nuit tombante, dès 18h, pour une Nuit Jaune Debout Nestor Makhno !

  • # Mise à jour : aujourd’hui à 12h45
    De nombreux rendez-vous aujourd’hui

    Comme chaque samedi, Démosphère recense les nombreux rendez-vous de la journée. 
  • Plusieurs centaines de personnes sont déjà rassemblées Cours de Vincennes, on nous signale des fouilles avec palpation à la sortie du RER Nation.

Comme le faisait remarquer cet appel Pour une marée jaune qui déborde. Vraiment., on ne sait pas trop comment qualifier l’Acte X… est-ce une victoire des Gilets Jaunes car la mobilisation n’a pas baissé ou celle du gouvernement car les manifestations se sont normalisées ?

Des tentatives d’organisation de rassemblements de Gilets Jaunes déter, en début de soirée, ont bien été proposées comme dans le Protocole de l’Acte Indéfini, mais le rendez-vous, trop loin du lieu d’arrivée du parcours autorisé, n’a pas réuni les foules escomptées.

Un Récit partiel de l’Acte X résumait ainsi : « Nous, nous sommes manqués à Châtelet, peut être a cause de l’étendue du périmètre géographique, de notre retard, ou de la fatigue ? »

Pour sortir de l’impasse, certains semblent voir De la nécessité de restaurer l’existence d’un cortège de tête et d’un Black Bloc dès les actes XI et XII…, bref sortent les vieilles ficelles qui nous ont si bien réunis lors des précédents mouvements sociaux.

Il semble que, bien au delà de la constellation anticapitaliste autonome, ce soit la force de mobilisation de certains groupes de Gilets Jaunes, bien organisés et visibilisés via Facebook, qui pourrait trancher la question. L’Acte XI signera le retour des rassemblements nocturnes. Une bonne occasion de redynamiser le mouvement tout en se préparant à un printemps 2019 qui s’annonce plus chaud que jamais !

Samedi 26 Janvier 2019, on aura donc le droit à une étrange mixture, entre Nuit Debout et Gilets Jaunes, appelée « Nuit Jaune Debout Nestor Makhno ».

Si on ne sait pas où on sera exactement, à moins d’un gros changement de dernière minute, il y a cependant de fortes chances pour que, Samedi 26 Janvier 2019, on ne soit pas loin de République, à la tombée de la nuit, dès 18h.

Paris ! Debout ! Soulève-toi !

Des Gilets Jaunes.

Gilets Jaunes, Zapatistes, Rojava, toutes les luttes émancipatrices nous rassemblent.. Nous sommes tous inter-reliés !…

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“Nous savons que nous avons bien des frères et sœurs dans d’autres pays et continents… Aujourd’hui, nous souffrons d’une nouvelle guerre mondiale, une guerre contre les peuples, contre l’humanité, contre la culture, contre l’histoire. C’est une guerre internationale, celle de l’argent contre l’Humanité, menée par une poignée de centres financiers, sans patrie et sans honte…
Nous sommes unis dans le mécontentement, dans le désir de faire quelque chose, par la non-conformité. L’histoire écrite par le pouvoir nous a appris que nous avions perdu, que le cynisme et le profit étaient des vertus, que l’honnêteté et le sacrifice étaient stupides, que l’individualisme était le nouveau dieu, que l’espoir était une monnaie dévaluée, n’ayant plus court sur les marchés internationaux sans avoir de pouvoir d’achat, sans espoir. Nous n’avons pas appris notre leçon. Nous avons été de très mauvais élèves. Nous n’avons pas cru ce que le pouvoir nous a enseigné. Nous avons fait l’école buissonnière lorsqu’ils enseignaient la conformité et l’imbécilité. Nous avons échoué dans le sujet de la modernité. Mais camarades de classe dans la rébellion, nous avons découvert et nous sommes trouvé des frères.
Nous sommes unis par l’imagination, par la créativité, par demain…”

~ SCI Marcos, 1995 ~

Traduction: Résistance 71

Solidarité ! Union ! Persévérance ! Réflexion ! Action !
Pour une SUPRA lutte émancipatrice.

Réseau de Résistance et de Rébellion International

 


Gilet Jaunes = Lutte d’émancipation indigène
Nous subissons la même oppression…
Ce n’est qu’une question de degré !

 

Le combat des zapatistes est le combat universel  de la vie contre la désertification de la terre

 

Raoul Vaneigem

 

21 janvier 2019

 

Source de l’article en français:

https://www.lavoiedujaguar.net/Le-combat-des-zapatistes-est-le-combat-universel-de-la-vie-contre-la

 

Alors que les intérêts financiers et le totalitarisme de l’argent tuent tout ce qui vit en le transformant en marchandise, le vent d’une révolte se lève et se propage, issue moins du souffle des idées que de l’existence intolérable imposées aux hommes et aux femmes du monde entier.

Cela fait cinquante ans que ce qu’il y avait de plus radical dans le Mouvement des occupations de mai 1968 a manifesté son refus de cette imposture qu’était le welfare state, l’état de bien-être consumériste. Il y a vingt-cinq ans qu’a retenti le « ¡Ya basta ! » par lequel les zapatistes manifestaient leur volonté de décider librement de leur sort en formant des collectivités capables de mettre fin à l’oppression qui depuis des siècles bafouaient leurs droits et leur dignité d’hommes et de femmes. Si cette expérience d’une vraie démocratie a très vite suscité des échos bien au-delà d’un petit territoire, dont le mensonge médiatique aurait aimé souligner le caractère strictement local, c’est que le volcanisme de cette éruption sociale faisait resurgir dans l’émoi la ligne de rupture sismique tracée par la liberté tout au long de l’histoire. Une éducation de l’ignorance et une culture du préjugé avaient enterré dans le passé les grandes espérances qu’avaient fait naître la Révolution française, la Commune de Paris, les soviets de Cronstadt, les collectivités autogérées de la Révolution espagnole. Or, la conscience humaine ne meurt jamais, elle s’assoupit, végète, tombe épisodiquement en léthargie, mais il y a toujours un moment où elle s’éveille et, en quelque sorte, rattrape le temps perdu.

La détermination combative des zapatistes, de même que la lutte acharnée du Rojava forment des zones de résonances où la conscience humaine se ressource, où le droit à la vie est déterminé à briser les puissances de la mort rentabilisée. Ce n’est pas sans raison que la cupidité capitaliste déploie sa force de frappe à l’encontre des territoires où des formes de société radicalement nouvelles redécouvrent, avec le sens humain, un style de vie fondé sur la solidarité, la gratuité, la création se substituant au travail. On l’a vu lorsque, en France, le gouvernement technocratique, véritable rouage de la grande broyeuse à profit a écrasé sous la botte de l’Ordre dominant les potagers collectifs, la bergerie, les habitats autoconstruits et la société nouvelle en gestation qui s’esquissait à Notre-Dame-des-Landes.

Dans le même temps que l’on entend s’aiguiser la faux de la désertification, résonnent aussi les cris d’une révolte longtemps contenue. Même si le mouvement des Gilets jaunes devait retomber dans les ornières du passé, sombrer dans la confusion, se déliter, il n’en restera pas moins qu’il a fait montre d’une radicalité appelée à renaître et à se développer. Le refus des chefs et de représentants, le rejet du clientélisme politique, la dénonciation du mensonge médiatique, la condamnation d’un système déshumanisant où le cynisme et l’arrogance imposent un plan de paupérisation tel qu’exigent la frénésie du profit à court terme et l’accroissement de sommes pharamineuses gonflant jusqu’à l’absurde la bulle spéculative. Des milliards sont là qui tournent par-dessus nos têtes et nous devons supporter les restrictions budgétaires qui affectent la santé, l’enseignement, les transports, les biens indispensable à la simple survie.

Retourner à la base est la seule façon d’en finir avec cette politique qui de sa hauteur imbécile prétend prendre des décisions à notre place. La république des statistiques, des bilans et des chiffres n’a rien de commun avec les notes de chauffage et la dégradation de l’environnement qui accablent celles et ceux que le pouvoir maltraite et manipule en les appelant « citoyens ».

Il n’y a que les assemblées locales qui soient au courant des problèmes rencontrés par les habitants d’un village, d’un quartier, d’une région. Il n’y a que l’assemblée populaire pour tenter de résoudre ces problèmes et pour fédérer ces petites entités afin qu’elles forment un front, inséparablement local et international, contre cette Internationale du fric dont la pourriture journalistique consacre le caractère et le développement inéluctable en le baptisant mondialisation. La solidarité avec l’EZLN a-t-elle une meilleure façon de se manifester que par la multiplication et la radicalisation spontanée de collectivités autogérées dans le monde entier ?

Ce qui est en train de se construire sans aucune forme institutionnelle, c’est une internationale du genre humain, c’est la découverte de cette poésie pratique qui, faite par tous et toutes et par chacune et chacun, décrète « nous ne sommes rien soyons tout ».

Raoul Vaneigem

Publié en espagnol par La Jornada,

Mexico, le 20 janvier 2019.

=*=*=

“Nous les Zapatistes disons ceci: ‘Je suis comme je suis et vous êtes comme vous êtes. Construisons un monde où je puisse être sans avoir à cesser d’être moi, où vous pouvez être et ne pas avoir à cesser d’être vous, et où ni moi ni vous ne forceront qui que ce soit d’autre d’être soit comme moi ou comme vous.’ Ainsi, lorsque les Zapatistes disent: ‘Un monde où beaucoup de mondes s’intègrent’, ils disent plus ou moins ceci: ‘Chacun fait ses propres choses.’ “

~ SCI Marcos, 1999 ~

Traduction: Résistance 71

Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 

Gilets Jaunes: Le Service Central de Renseignement du Territoire (SCRT) fiche les leaders Gilets Jaunes (Rt France et Canard Enchaîné)

Posted in actualité, militantisme alternatif, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 24 janvier 2019 by Résistance 71

Comme préciser dans cet article, le but essentiel au-delà du simple fichage est le suivant: trouver  quelque casserole au cul des “meneurs” pour les faire chanter, les retourner au profit du système. Savoir si la personne a un ego affirmé susceptible de vouloir lui faire atteindre les feux de la rampe, ce que le système lui fournira… pour un temps… avant de le rejeter dans l’oubli et sa misère non sans avoir participé au torpillage du mouvement de l’intérieur. Grand classique du système s’il en est.

Nous l’avons dit et le répéterons sans cesse: il n’y a pas de solutions au sein du système et ne saurait y en avoir. Il faut le comprendre et refuser de jouer son jeu de la division par la corruption systématique.

Le mouvement des Gilets Jaunes est un mouvement acéphale et décentralisé par essence puisqu’organique et doit le demeurer. L’État cherche en permanence à ne dialoguer qu’avec des gens qu’il peut contrôler et corrompre. Ceci s’est produit avec les syndicats, les “partis politiques” qui bouffent tous au râtelier du système. Celui-ci est totalement INCAPABLE de gérer des situations où il n’y a qu’une masse informe devant lui, pas de “chefs”, de leaders distincts qu’il peut approcher et corrompre ou dont il peut à terme corrompre ou apeurer l’entourage.

Le MGJ est acéphale, sans “tête” et doit le demeurer, en revanche il ne peut rester sans pouvoir décisionnaire… C’est pourquoi les appels des GJ de Commercy dans la Meuse et de Montreuil (93) doivent être entendus et élargis. L’avenir est dans les Assemblées Populaires, la gestion par la commune libre, librement associée aux autres.

A bas l’État, à bas la société marchande, à bas l’argent, à bas le salariat !

Tout le Pouvoir aux Ronds-Points !

Pour que vive la Commune des communes dans une Société des Sociétés

~ Résistance 71 ~

 

 

Un service de renseignement aurait été chargé de ficher des meneurs Gilets Jaunes

 

RT France

 

23 janvier 2019

 

url de l’article original:

https://francais.rt.com/france/58293-service-renseignement-charge-ficher-gilets-ministere-interieur

 

Etat civil, antécédents judiciaires, implication associative : le ministère de l’Intérieur veut tout savoir sur les meneurs des Gilets jaunes et a mandaté le Service central du renseignement territorial pour y parvenir, selon le Canard enchaîné.

Dans son édition du 23 janvier, le Canard enchaîné révèle la teneur d’une note secrète transmise par le ministère de l’Intérieur à l’attention des policiers du Service central du renseignement territorial (SCRT ex-RG) au début du mois. Dans ce document, que s’est procuré l’hebdomadaire, le SCRT se voit invité à repérer les «leaders des Gilets jaunes», ceux qui exercent «une réelle influence sur le mouvement» autour des ronds-points et ailleurs, et qui ont «un potentiel pour être les interlocuteurs des pouvoirs publics».

Après les avoir identifié, selon Canard enchaîné, les policiers doivent se conformer à un fichage en règle de ces meneurs. Photo, état civil complet et pseudonymes, adresse, téléphone, véhicule et son immatriculation, ne sont qu’une petite partie des informations que doit se procurer le service de renseignement. S’y ajoutent les «antécédents et procédures judiciaires» de la personne en question, «son implication associative», «son influence et son activité sur les réseaux sociaux», «son implication médiatique», «ses liens avec des éléments ou mouvements radicaux» et enfin les sources de «financement» du mouvement. Une collecte massive d’information qui interpelle jusqu’à un gradé du renseignement, cité par le Canard : «A la rubrique implication associative on indique quoi ? « Franc-maçon ? » « Va à la messe ? »»

Selon l’hebdomadaire, cette initiative sert divers objectifs : mieux surveiller les Gilets jaunes et identifier ceux qui pourraient basculer dans la violence, mais aussi interpeller les têtes fortes du mouvement pour essayer de leur faire retourner leur gilet. Le Canard note ainsi qu’au chapitre «observation», le ministère veut savoir si «l’intéressé a fait l’objet d’un contact avec le services des administrations» et si «un contact est envisageable».

Tous les renseignements récupérés atterrissent en effet Place Beauvau, selon l’hebdomadaire, qui explique que ce fichier n’a pas fait l’objet de déclaration auprès de Commission nationale de l’information et des libertés (CNIL). Interrogé à ce propos, le ministère de l’Intérieur s’est contenté d’assurer que «les services [faisaient] leur travail avec les moyens juridiques autorisés par la loi».

 

Guerre impérialiste en Amérique du Sud: Maduro vire les Yankees du sol vénézuélien !

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 24 janvier 2019 by Résistance 71

Maduro sait pertinemment que ceci est le préambule d’un coup d’état, l’empire adoube sa marionnette, attaque le pays par procuration et y place son sbire pour servir ses intérêts.
Depuis l’élection du fasciste Bolsonaro au Brésil, les choses s’accélèrent et l’opération Condor 2.0 prend son essor. Des troupes mercenaires à la solde de l’empire préparent une invasion du Vénézuela dans les pays voisins de la Colombie et du Brésil, que ces pays ainsi que l’Argentine et le Paraguay aient reconnu la marionnette yankee n’est bien entendu pas du tout un  hasard. Ils suivent les ordres de leur feuille de route. L’attaque de la zone caraïbe et de l’Amérique du sud par les forces de l’empire dans cette opération Condor 2.0 se précise.
En parler et diffuser c’est en partie la déjouer…
Solidarité avec le peuple vénézuélien de nouveau attaqué par les forces impérialistes du néo-libéralisme fasciste.
~ Résistance 71 ~

 


Condor 2.0

 

“72 heures pour quitter le pays”, Maduro annonce qu’il rompt les relations diplomatiques avec les Etats-Unis

 

RT France

 

23 janvier 2019

 

url de l’article:

https://francais.rt.com/international/58310-72-heures-pour-quitter-pays-maduro-venezuela-rompt-relations-etats-unis

 

Nicolas Maduro, a déclaré qu’il rompait les relations avec les Etats-Unis, après qu’ils ont reconnu Juan Guaido, au poste de président par intérim du pays sud-américain. Le chef d’Etat donne 72 heures aux diplomates américains pour quitter le pays.

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a déclaré le 23 janvier qu’il rompait les relations diplomatiques avec les Etats-Unis, après que l’administration Trump a reconnu le chef de l’opposition, Juan Guaido, au poste de président par intérim du pays sud-américain. S’adressant à des partisans devant le palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le dirigeant socialiste a aussi annoncé qu’il donnait 72 heures au personnel diplomatique américain pour quitter le Venezuela.

«J’ai décidé de rompre les relations diplomatiques et politiques avec le gouvernement impérialiste des Etats-Unis. Dehors ! Qu’ils s’en aillent du Venezuela, ici il y a de la dignité, voyons !», a notamment proclamé Nicolas Maduro.

Sur Twitter, la Maison-Blanche a affirmé que «le président [Donald Trump] a[vait] reconnu officiellement le président de l’Assemblée nationale vénézuélienne, Juan Guaido, comme le président par intérim du Venezuela».

Dans son discours, Nicolas Maduro a accusé Washington de «coup d’Etat» et appelé les militaires à rester unis et à maintenir leur discipline. «Je demande à l’armée, aux militaires de notre patrie, aux Forces armées nationales, la plus grande loyauté, la plus grande union, la plus grande discipline, nous allons gagner aussi ce combat. Loyaux toujours, traîtres jamais !», a-t-il ainsi ajouté devant les manifestants pro-Maduro.

Des milliers de manifestants, à la fois des opposants, mais aussi des soutiens du président Nicolas Maduro, sont descendus dans les rues du pays le 23 janvier, répondant à des appels lancés par les leaders des deux camps.

13 jours après l’investiture de Nicolas Maduro, réélu pour un second mandat, l’opposant pro-américain et président de l’Assemblée nationale du Venezuela Juan Guaido s’est autoproclamé «président par intérim» du pays latino-américain le 23 janvier.

Plusieurs pays sud-américains comme La Colombie, le Brésil, l’Argentine, le Chili et le Paraguay ont reconnu Juan Guaido comme le nouveau leader du Venezuela. Seuls le Mexique et la Bolivie pour l’instant ont maintenu leur soutien à l’actuel président Nicolas Maduro.

 


Condor 2.0

Gilets Jaunes 11ème round: Qui ose gagne !…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, économie, démocratie participative, gilets jaunes, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, société des sociétés, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 23 janvier 2019 by Résistance 71

“Ce n’est pas la désobéissance civile que nous devons craindre… mais l’obéissance civile.”
~ Howard Zinn ~

“Chaque état, c’est à dire donc tout gouvernement et toute administration des masses populaires qui vient d’en-haut, étant nécessairement enracinée dans une lourde bureaucratie et se reposant sur des armées, l’espionnage et le clergé, ne sera jamais capable d’établir une société organisée sur la base du travail et de la justice, puisque ces entités sont par leur essence même, naturellement enclines à opprimer le travailleur et lui refuser toute justice. Comme nous le voyons, le travailleur ne sera jamais capable de se libérer de l’oppression en ce monde à moins qu’il ne substitue à ce corps démoralisant, la fédération libre de tous les groupes producteurs, une fédération fondée sur la solidarité et l’égalité.”

~ Résolution du congrès anarchiste de St Imier (Fédération du Jura), le 15 septembre 1872 ~

 


Gilets Jaunes: 11ème round
Tout le pouvoir aux Ronds-Points !

 

Pour une marée jaune qui déborde… vraiment

 

Paris-Luttes Info

 

22 janvier 2019

 

url de l’article original:

https://paris-luttes.info/pour-une-maree-jaune-qui-deborde-11539?lang=fr

 

Difficile à dire si l’acte 10 fut une nouvelle victoire du mouvement ou plutôt du gouvernement. 

D’un côté la mobilisation a été encore très importante (battant même des records dans certaines villes). D’un autre, les rassemblements n’ont jamais semblé si inoffensifs pour le pouvoir, et n’ont jamais autant ressemblé à des manifestations traditionnelles, avec un parcours défini et un service d’ordre. Tout du moins sur Paris.

C’est peut-être moins vrai dans les autres villes (et heureusement).

Si cette tendance se confirme sur les actes à venir, le pouvoir se frottera les mains. Les rassemblements pourront continuer pendant des mois, sans jamais l’inquiéter. Les membres du gouvernement feraient quelques déclarations, quelques annonces de perlimpinpin…et laisseraient le mouvement mourir à petit feu.

Car qui peut aujourd’hui penser que Macron pourrait abandonner sa politique, et même son gouvernement, si le mouvement restait aussi important pendant des semaines mais dans un cadre bien maitrisé par le pouvoir et les forces de l’ordre, sans débordements ?

Ceux qui veulent un véritable changement, qui aspirent à renverser un pouvoir inique et méprisant, à offrir un avenir plus égalitaire et plus humaniste, savent. Ils savent que le combat devra se faire de façon plus offensive que dans le cadre de manif déclarée avec parcours et service d’ordre. Si les syndicats ont autant échoué et se sont coupés d’une grande partie de la population (y compris des plus pauvres), c’est notamment à cause de leur volonté de respecter les règles du jeu des manifs dictées par le pouvoir. Si les gens ont délaissé les manif sono/merguez pour aller en cortège de tête ces dernières années, ce n’est pas pour reproduire les mêmes simili-révoltes dans les rassemblements des GJ.

Nous l’avons déjà dit mais la force des premiers rassemblements a été, en grande partie, son refus d’obéir aux ordres, aux règles, imposées par le pouvoir. Non pas pour le plaisir d’être hors la loi mais parce que les GJ estimaient que ces ordres n’étaient pas justes et légitimes. Ce fut le cas pour l’acte 2 lors du rassemblement interdit sur les Champs Élysées. Ce fut le cas pour les actes suivants avec le refus de fouilles ou de parcages, avec les barricades et les débordements.

En étant aussi nombreux à être indisciplinés, le mouvement a totalement surpris les forces de l’ordre et le pouvoir, et l’a fait trembler (temporairement au moins).

Des centaines de milliers de personnes ont bouleversé leurs vies depuis des semaines pour cette lutte, pour que ce mouvement débouche sur des avancées sociales. Des milliers de GJ ont été blessés, mutilés, incarcérés, humiliés. Mais cela n’a en rien freiné le mouvement. Au contraire.

Aujourd’hui, nous devons faire un choix : celui de constater que rien ne change et que le pouvoir reste droit dans ses bottes qu’importe l’ampleur des mobilisations. Et donc de reprendre nos vies « normales ». Ou celui de faire que ces deux mois de rencontres, d’échanges et de luttes ne deviennent qu’une introduction à un mouvement de lutte bien plus massif et total. Cela inclut évidemment la nécessité d’y mettre encore plus d’énergie, de temps et de force. Et donc, que nos quotidiens en soient encore plus bouleversés. Mais le jeu n’en vaut-il pas la chandelle ?

Bousculer nos vies pour renverser leur vie de château.

Bousculer nos quotidiens pour construire un nouveau futur.

Ne plus se contenter des miettes mais réclamer, et obtenir, toute la boulangerie.

N’ayons pas peur d’être ambitieux, d’être idéalistes, d’être incontrôlables.

Multiplions les brèches, les débordements, les endroits où les règles sont sans cesse remises en question selon nos principes et non ceux imposés par le pouvoir.

Alors les actes futurs pourront devenir des actes fondateurs et nous pourront commencer à bâtir une nouvelle société, sur les cendres de celle que nous auront renversée. Mais il n’y a pas de cendres sans feu.

Et on déclarera nos manifs quand ils déclareront leurs revenus.

A samedi.

= = =

Six textes fondamentaux pour nous aider à  y parvenir, ensemble, à  lire, relire et diffuser sans aucune modération:

 


La Solution à 10%
pour
Une société des sociétés