Analyse politique: partis prolétariens contre révolution prolétarienne (Robert Bibeau avec commentaires de R71)

Nous relayons cette analyse de Robert Bibeau des “7 du Québec” dans le souci de notre appel en écho de la résistance zapatiste du Chiapas et la nécessité de plus en plus absolue de former un Réseau de Résistance et de Rébelilon International (RRRI ou 3RI) contre la société marchande et la dictature étatico-capitaliste qui asservit l’humanité d’une manière sans précédent.

Si nous ne sommes pas d’accord sur tout ce qui y est dit, l’analyse part de certains principes sous-jacents à toute analyse anarchiste de la situation historique que nous vivons. Afin d’éviter toute confusion possible, nous invitons les lecteurs à lire ces deux articles de René Berthier  (ici et ) que nous avons republiés et qui traitent de la relation entre marxisme et anarchie. Nous mettons sous le texte quelques lectures complémentaires relevantes sur le sujet abordé par Robert. En ce qui nous concerne, nous ne commenterons pas ce texte de Bibeau en détail mais sur les points qui nous paraissent essentiels. Nous le ferons en notes distinctives sous le texte original que nous commentons. Tout commentaire additionnel est bienvenu en section prévue à cet effet. Bonne lecture à toutes et à tous !

A (re)lire en complément à notre sens indispensable, notre “Manifeste pour la société des sociétés” (octobre 2017), à lire et aussi diffuser sans aucune modération…

~ Résistance 71 ~

Partis et mouvement prolétariens contre révolution prolétarienne

 

Robert Bibeau

 

24 octobre 2018

 

url de l’article:

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/partis-et-mouvement-proletariens-vs-revolution-proletarienne/

 

Nous ne ferons pas usage ici des expressions gauche, droite, social-démocrate, socialisme, marxisme-léninisme, maoïsme, anarchisme ou parti communiste, autant de mots galvaudés, dénaturés, qui sèment la confusion parmi les militants prolétariens. Pour un militant prolétarien, ce n’est pas le Parti qui est le sujet et l’objet fondamental, mais ce sont la classe et la révolution prolétarienne. Nous insistons, la révolution que nous préparons chacun à notre façon ne sera ni réformiste, ni socialiste, ni communiste, mais essentiellement prolétarienne du nom de son protagoniste principal.

Le ou les Partis de la classe prolétarienne surgiront de la révolution

Nous, du webmagazine Les7duQuébec.com, sommes une portion de la classe prolétarienne, une portion révolutionnaire de cette classe révolutionnaire, mais nous ne sommes pas son avant-garde formelle, ni son directoire détaché de la classe et de son historicité. Le fait de développer une conscience plus claire de la mission historique du prolétariat nous confère un devoir et des responsabilités envers notre classe – qui est la source de notre conscience de classe – et ne nous autorise aucun privilège d’encadrement des militants, de gestion des caisses du mouvement, ou d’administration de l’État bourgeois que nous répudions complètement. La tâche politique des prolétaires révolutionnaires n’est pas de conquérir électoralement ou autrement l’appareil d’État bourgeois, mais de le détruire. D’ici là, laissons aux bourgeois la gestion de l’État capitaliste périclitant. (2)

C’est le développement du mode de production qui produit les classes sociales antagonistes et, contrairement à Bordiga, nous ne croyons pas que : «Les travailleurs se constituent «en classe, et donc en parti politique» quand leurs propres luttes indépendantes de toute fraction de la bourgeoisie les convertissent en sujet politique propre.»(3) Une classe sociale existe objectivement, de par son activité dans le procès de production, indépendamment des organisations de classe – partis politiques ou associations –. La lutte de classe ne dépend ni de la volonté ni de la conscience d’une classe sociale. La lutte de classe est comme les fonctions vitales de l’organisme humain, elle ne disparaitra qu’avec les classes sociales elles-mêmes et donc avec les modes de production fondés sur l’exploitation d’une classe par une autre.

Ce sont les classes sociales qui génèrent leurs organisations de lutte de classe

Ce ne sont jamais les partis politiques qui produisent ou « cristallisent » les classes sociales ou les luttes de classe. Ainsi, tout militant aura noté que lorsque la classe prolétarienne répudie et déserte les organisations sociales-démocrates, menchéviques, bolchéviques, socialistes, communistes, marxistes-léninistes, gauchistes, maoïstes, syndicales, etc. ce n’est pas la classe qui s’effrite et disparait, mais ce sont ces organisations qui, ayant perdu leur utilité historique suite à la décrue du mouvement prolétaire, se disqualifient et se pétrifient, ou alors elles s’agitent en périphérie des luttes sur le front économique, ou encore, ces organisations anémiques rallient les organisations politiques de la bourgeoisie sur les banquettes du crétinisme parlementaire.

Chaque militant prolétarien aura également remarqué que l’atrophie ou la disparition de ces organisations « partidistes » (4) ne font pas disparaitre la mémoire ni l’expérience de lutte qui sont conservées dans le subconscient de la classe pour être actualisées lors des périodes se résurgences de la lutte de classe. Par exemple, la mission présente des organisations du mouvement prolétarien consiste, non pas à ressasser les textes « sacrés » du passé; ni à mesurer le niveau de conformité des écrits actuels avec les dogmes sacralisés d’autrefois; ni de rempiler les effectifs des sectes sous la gouverne de gourous déjantés. La tâche présente, au moment où les forces révolutionnaires prolétariennes accumulent l’énergie pour un grand affrontement est de réinterpréter et d’adapter les acquis historiques accumulés par la classe à l’aune de la conjoncture économique, politique, idéologique, médiatique, sociale et militaire contemporaine. La guerre de classe ne se fera pas de la même manière au XXIe siècle qu’au temps des Croisés ni qu’au temps des tranchées.

Comme Marx dans l’Idéologie allemande (1845) nous pensons que : « (…) l’apparition conséquente d’un parti formel de la révolution prolétarienne ne pouvait avoir lieu qu’au cours de la révolution elle-même, au travers de la lutte classe contre classe, car ce n’est qu’alors que les attaches qui enserrent le développement de la conscience peuvent se détendre suffisamment pour les rendre possibles. » (5). Nous ajoutons que ce n’est qu’alors que les chaînes de l’oppression économique et de l’autorité politique du capital sur le travail salarié se brisent, créant de grands désordres parmi la classe dominante, et provoquant un courant insurrectionnel à la faveur de la résistance.

Le programme de la classe prolétarienne révolutionnaire

Pour nous, le programme politique de la classe prolétarienne ne contient qu’un seul article que l’on peut ainsi énoncer : mener toutes les résistances de classe contre le capital et son État, sur les fronts économique, politique et idéologique, hors de toutes organisations bourgeoises. Préparer ainsi les conditions objectives et subjectives de l’insurrection populaire, et la transformer en révolution prolétarienne qui sera de longue durée à n’en pas douter. Les principes et les méthodes de construction du mode de production communiste prolétarien ne sont pas du ressort des organisations révolutionnaires, mais seront, le temps venu, la responsabilité du mouvement et de la classe prolétarienne, probablement après une longue période de chaos, de répression, de contrerévolution, d’essais et d’erreurs.

Les conditions objectives de la révolution ne sont pas du ressort de la classe, ni du mouvement prolétarien, ni de la volonté d’aucune autre classe sociale. Elles découlent du développement inéluctable des contradictions au sein du mode de production capitaliste ayant atteint son zénith. Les conditions subjectives de la révolution prolétarienne découlent de la maturation des conditions objectives, qu’exploitent plus ou moins efficacement les militants dont la conscience s’affûte par la lutte, et dont s’empare l’ensemble du mouvement prolétarien.

Principes et acquis historiques

Après deux siècles de lutte de classe entre le capital et le travail salarié quelques principes fondamentaux sont désormais des acquis historiques pour la classe sociale prolétarienne. Ce sont :

  1. Pour un militant prolétarien, ce n’est pas le Parti qui est le sujet central ni l’objet fondamental de son activité idéologique et politique, mais ce sont la classe et la révolution prolétarienne. Nous insistons, la révolution radicale que nous préparons chacun à notre façon, la plus grande de l’histoire de l’humanité, ne sera ni réformiste, ni socialiste, ni marxiste-léniniste, ni communiste, ni anarchiste, mais fondamentalement prolétarienne du nom de son acteur principal. Il faut un prolétariat très développé, de hautes technicités et à forte productivité pour diriger une révolution prolétarienne moderne.

Commentaire de Résistance 71: pour clarifier, le prolétariat est constitué de tous les gens qui n’ont rien d’autre que leur force de travail à vendre pour survivre en société marchande. Le prolétariat représente 99,9% de la population mondiale.  Nous sommes d’accord avec l’essentiel de ce point, la dernière phrase nous hérisse quand même, quand Robert parle de “forte productivité”… On dirait un patron exploiteur qui parle. faudra réviser la sémantique… Il convient de dire qu’en révolution sociale achevée, il n’y aura plus que production pour consommation et  dissémination, car il n’y aura plus de valeur marchande, plus d’argent, plus de salaires. production et consommation il y aura, mais sans plus aucune connexion avec une quelconque valeur/rapport marchande.

2 La révolution prolétarienne ne pourra être menée à terme avant que la totalité des moyens de production et des forces productives, que le mode de production capitaliste est capable de valoriser, ait été engagée dans le procès de production. Marx soulignait qu’un mode de production ne disparaît «jamais avant que soient développées toutes les forces productives qu’il est assez large pour contenir». (6) De nos jours, le système capitaliste a-t-il atteint ce point de rupture sans retour (?) voilà une des questions importantes que les organisations révolutionnaires prolétariennes devraient examiner. (7)

Commentaire de Résistance 71 : La sempiternelle “fatalité” marxiste de la marche inéluctable capitaliste, catéchisme toujours rabâché du “toute tentative révolutionnaire est vouée à l’échec tant que le capitalisme n’est pas allé au bout du bout du banc”… ça aiderait qu’il y aille bien entendu, mais il trouve, son oligarchie, trouve sans cesse des moyens de le faire muter pour repartir avec ou sans guerre. Il est en train de muter à l’heure ou nous en discutons. Il faut comprendre une chose, une bonne fois pour toute: le capitalisme ne tombe pas du ciel, il n’est pas une “fatalité”, c’est une CREATION HUMAINE et à ce titre, n’étant en rien universel peut être DEFAIT tout comme il a été FAIT. Il suffit de le vouloir et de dire NON ! Ceci est une décision politique qui part de l’individu conscient et critique et qui irradie vers le collectif. Ceci constitue la position anarchiste de la révolutions sociale consciente et critique, ici et maintenant, ancrée dans la réalité de la décision d’arrêter quelque chose qu’on a mis en marche, le plus simplement du monde. Cela aidera de le faire en phase de crise du capital, mais la problématique la plus importante est la conscience humaine et la décision d’agir pour retrouver son humanité, pour être plus pleinement humain.

  1. Pendant les périodes de croissance puis de stagnation du mode de production, la lutte de classe dans l’instance économique est dominante et déterminante. Ce n’est que pendant les phases insurrectionnelles populaires, puis révolutionnaires prolétariennes que la lutte dans les instances idéologique et politique devient déterminante. Alors, la classe révolutionnaire saisit son sort, et celui de toute l’humanité, entre ses mains et oriente son destin en construisant le nouveau mode de production émergeant de l’ancien.

Commentaire de Résistance 71: Oui sur le fond, mais il ne faut pas se tromper de cause. Le “mode de production” si cher aux marxistes n’est pas le pilote, il est une dérive. La cause première est celle du POUVOIR, de la prise de décision. Celle-ci doit être ramenée dans le corps social pour être l’affaire de tous. De là surviendra un “changement de mode de production” car il n’y aura plus de division politique possible, plus de relation décideur/subordonné, oppresseur/opprimé, donc plus non plus de division économique possible. Tout découlera de cela. L’essence de la révolution sociale n’est pas économique mais politique. C’est le changement de rapport, d’attitude au pouvoir dans la société humaine, qui amènera l’émancipation et la fin de ses dérives “économiques” dont le capitalisme n’est qu’un des avatars, un des cancers serait un terme plus approprié en la circonstance..

  1. À l’image de la globalisation et de la mondialisation du mode de production capitaliste la révolution prolétarienne sera mondiale ou ne sera pas. Toute révolution locale, nationale ou régionale sera subjuguée et anéantie par les restes de l’ancien mode de production capitaliste bourgeois. C’est l’internationalisation de la révolution prolétarienne qui assurera sa victoire.

Commentaire de Résistance 71: nous sommes d’accord … mais cela partira d’état de conscience d’abord individuel puis collectif et d’action localisés qui se confédèreront. D’où la nécessité de former un Réseau de Résistance et de Rébellion International tel qu’appelé par la révolution sociale du Chiapas au Mexique.

  1. Si les conditions objectives de la révolution et du renversement du mode de production capitaliste ne sont pas réunies, les organisations qui surgiront à l’occasion d’une insurrection avortée, ou d’une révolte locale, nationale ou régionale disparaitront ou se mettront au service des intérêts de la classe hégémonique.

Commentaire de Résistance 71: Cela se produit souvent, mais ce n’est pas inéluctable, cf nos commentaires plus haut… Deux fenêtres doivent correspondre pour que LA révolution sociale (il n’y en aura qu’une, qui n’a pas encore eu lieu, nous sommes d’accord là dessus) se produise:

  • Une phase dépressive de la gouvernance étatico-capitaliste
  • Une conscience politique optimum de la classe révolutionnaire (qui constitue nous le rappelons 99,9% de l’humanité)

Jusqu’ici, nous avons été historiquement plusieurs fois en phase 2 mais pas en phase 1, en ce moment même, la phase 1 se précise, mais nous n’avons pas la seconde fenêtre, la conscience politique générale est au 36ème dessous. Il n’y a pas besoin d’avoir 100% ou 90% de gens conscients et actifs, 10-15% suffisent pour insuffler un modèle viable, pourvu que le pouvoir soit immédiatement redilué mondialement dans les peuples. Nous devons cibler la « solution à 10% »

  1. Les organisations de classe n’engendrent pas la classe sociale, elles en sont le reflet. Si les organisations politiques se disant prolétariennes passent de la révolution à la réaction, c’est que les conditions objectives et subjectives de la révolution ne sont pas à maturité et rien ne pourra y changer. Il faut recommencer comme l’histoire du mouvement ouvrier nous là enseigné.

Commentairee de Résistance 71: traduit en langage courant, Robert dit peut-être la même chose que nous ci-dessus… Est-ce le cas ?

  1. L’État est l’appareil administratif de la classe capitaliste et la structure de répression de la classe prolétarienne. Le mouvement prolétarien révolutionnaire rejette le réformisme et ne cherche en aucun cas à conquérir, ou à participer et se compromettre dans l’administration de l’appareil d’État bourgeois, mais à le détruire. (8)

Commentaire de Résistance 71: La classe capitaliste est le dernier avatar du schéma de division politique initial de la société humaine. L’État pré-existe le capitalisme, il est l’outil de préservation de la division politique de la société et est devenu il est vrai depuis environ les guerres napoléoniennes, une dépendance du système économique hégémonique.

  1. La classe prolétarienne existe en soi et pour soi – par elle-même, indépendamment de toute avant-garde, de toute avancée de la conscience de classe, et de toute organisation de classe –. C’est l’exploitation via le procès de valorisation du capital qui produit la classe des esclaves salariés prolétarisés (producteurs de plus-value). C’est l’instinct de conservation et de reproduction de la classe qui produit la lutte de classe. C’est la lutte de classe qui sécrète la conscience de classe et génère les militants apte à la formaliser.

Commentaire de Résistance 71 : “l’exploitation via le procès de valorisation du capital” est une conséquence de la division politique initiale de la société. L’économique est une dérive du politique. La révolution sociale est la question du pouvoir. L’exploitation est politique avant que d’être économique même si sous le mode capitaliste (inventé par l’humain, donc non-universel et totalement réversible dans le sens de la possibilité de son éradication, acte décisionnaire politique, lié au pouvoir de décision), l’économique a pris une dimension des plus envahissantes par la dictature de la marchandise. Il y a deux classes: dominants/dominés, elles sont crées par la division politique de la société qui doit cesser. Le résultat économique n’est qu’une dérive de cette tare initiale, qu’il faut corriger.

  1. Le rôle et la mission des organisations révolutionnaires de la classe prolétarienne sont de « révéler » (porter à la connaissance) et de formaliser la conscience de classe spontanée « en soi » pour l’aider à se constituer en conscience « pour soi », consciente de ses intérêts de classe. La classe prolétarienne est la seule classe sociale qui porte le projet de créer un mode de production sans classes sociales antagonistes.

Commentaire de Résistance 71: Oui mais cela ne se fera qu’après la redilution du pouvoir dans le corps social. Le principe égalitaire provient de cet acte politique primordial, c’est la racine de l’affaire, son essence radicale !

10. L’internationalisme est l’avenir de la classe prolétarienne tout autant que la globalisation et la mondialisation sont le devenir de ce mode de production jusqu’au moment de son abolition. L’internationalisme est dans la nature de la classe prolétarienne, il est donc l’unique perspective du mouvement et de ses organisations de classe.

Commentaire de Résistance 71: Oui, embrassons notre complémentarité et lâchons-prise de l’antagonisme induit. Il y a nécessité de créer comme l’ont appelé les Zapatistes du Chiapas à un Réseau de Résistance et de Rébellion International dont nous nous faisons l’écho…

11. Le nationalisme fut un passage obligé du mode de production capitaliste bourgeois. Le nationalisme est un reliquat bourgeois qui contamine l’idéologie et la politique prolétarienne que les organisations du mouvement prolétarien doivent œuvrer à extirper de la conscience de classe afin de permettre à la perspective internationaliste de s’imposer, hégémonique. (9)

Commentaire de Résistance 71 : Les nationalismes sont les bases de l’affirmation suprémaciste, ils sont vecteurs de la division et de l’antagonisme dont se nourrit et dépend la classe minoritaire dominante pour survivre et maintenir le statu quo oligarchique. Nous devons lâcher-prise des antagonismes induits et embrasser la complémentarité de la diversité amenée à la conscience par un processus de pensée et d’action critiques sur la transformation du monde.

Quelques éléments de réponse à tout ça dans notre “Manifeste pour la société des sociétés”.

Historicité révolutionnaire moderne

De ces principes que l’histoire de la lutte de classe nous a légués ils découlent que la Commune de Paris, la Révolution russe de 1917, les insurrections populaires européennes dans les années vingt et trente, la Révolution espagnole (1930-1939), la Révolution chinoise (1949), la Révolution cubaine (1959) et toutes les Révolutions de libération nationale dans les pays sous-développés du tiers-monde féodal ont été des révolutions démocratiques bourgeoises visant à assurer le plein épanouissement du mode de production capitaliste, c’est-à-dire de ses moyens de production et de ses forces productives sociales. La phraséologie populiste – ouvriériste – dont ont a affublée ces révolutions a été superfétatoire, alors que la classe prolétarienne mondialisée, industrialisée, mécanisée, informatisée, numérisée, de haute technicité et à productivité élevée n’existait pas à cette époque dans ces pays souvent arriérés.

Les organisations faisant partie du mouvement révolutionnaire prolétarien ne devraient pas colporter les accusations dogmatiques de « trahison du prolétariat », et de « contrerévolution » que les réformistes et les opportunistes diffusent à propos de cette période historique (1870-1990). Ces élucubrations sectaires et dogmatiques cherchent à accréditer le mythe que la Révolution russe, la Révolution chinoise, les révolutions espagnole, cubaine, vietnamienne ou coréenne menées par des serfs, des paysans sans terre, ou des moujiks – chair à canon de la bourgeoisie  – auraient pu se transformer en révolution prolétarienne mondiale sans prolétariat puissant et dominant le procès de production (!) et permettre de construire le mode de production communiste internationaliste hypermoderne et productif sur les ruines du féodalisme décomposé et dégénéré.  Ou encore, ces prétentions tentent d’accréditer l’utopie qu’il existerait une voie de transition du mode de production féodale au mode de production communiste prolétarien appelé le « socialisme », il n’en est rien. L’humanité ne peut faire l’économie d’une période historique – ni d’un mode de production. La Révolution en Russie féodale ne pouvait accoucher que du capitalisme libéral ou du capitalisme d’État. Le Parti bolchévique, qui s’est substitué à la classe prolétarienne balbutiante de la Russie tsariste arriérée, a choisi Lénine, puis Staline pour ériger le capitalisme d’État en URSS et ce fut un grand succès capitaliste comme l’atteste la victoire soviétique dans la Grande Guerre Patriotique. En Chine, après l’échec de Mao Zedong, Deng Xiaoping reçut une mission analogue et ce fut un grand succès capitaliste comme l’atteste l’émergence de l’impérialisme chinois contemporain. Pour trahir la « révolution prolétarienne », il aurait fallu que le prolétariat soit majoritaire, sur un pied de guerre et à la manœuvre dans ces insurrections, et finalement au pouvoir suite à ces révolutions nationales, et capables d’entreprendre la construction du mode de production prolétarien dans le monde entier, ce ne fut pas le cas comme l’histoire l’a démontré. (10)

La révolution en devenir

La révolution prolétarienne n’est pas derrière nous camarades elle est devant nous.

Dans ces pays, les tentatives d’insurrection populaires auxquelles le commencement de prolétariat balbutiant prêta son concours courageux auront servi d’apprentissage et deviendront un bagage expérimental pourvu que les militants prolétariens révolutionnaires sachent rompre avec la vision réformiste et ses suites; qu’ils cessent de s’épancher sur le passé et sur les textes « sacrés »; (11) et qu’ils sachent en tirer les enseignements utiles pour l’avenir de notre classe et pour la révolution prolétarienne en devenir. C’est la classe qui est le facteur dominant et déterminant, ses organisations et leur conscience commune en sont le prolongement. Aussi surement que le capitalisme a remplacé le féodalisme aristocratique, le communisme prolétarien remplacera le capitalisme bourgeois. (12)

NOTES

  1. http://www.les7duquebec.com/7-au-front/debat-dans-le-camp-proletarien-quest-ce-que-le-parti-nuevo-curso/
  2. Robert Bibeau (2017) La démocratie aux États-Unis. Les mascarades électorales. L’Harmattan. Paris. 150 pages. http://www.les7duquebec.com/7-au-front/la-democratie-aux-etats-unis-les-mascarades-electorales/
  3. http://www.les7duquebec.com/7-au-front/debat-dans-le-camp-proletarien-quest-ce-que-le-parti-nuevo-curso/
  4. Qu’est-ce que le parti ? (Nuevo Curso) (2018) http://igcl.org/La-classe-comme-parti
  5. Le Groupe Nuevo Curso ne dit pas autrement quand il écrit : «Le fameux « parti de classe » ne peut exister que dans les époques révolutionnaires quand une partie significative des travailleurs fait sien le programme historique de classe comme seule forme pour que sa lutte continue de se développer.» http://www.les7duquebec.com/7-au-front/debat-dans-le-camp-proletarien-quest-ce-que-le-parti-nuevo-curso/
  6. Marx (1859) Contribution à la critique de l’économie politique.
  7. Robert Bibeau (2014) Manifeste du parti ouvrier. Éditions Publibook. Paris. 225 pages. http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/le-manifeste-du-parti-ouvrier/ Depuis un siècle deux grandes Guerres ont laissé croire que le mode de production capitaliste avait atteint son zénith et que le capital détruisait ainsi une partie de ses surplus afin de réamorcer sa capitalisation (valorisation-reproduction élargie). C’est une erreur, ces deux guerres furent des moments de partage des ressources et des zones d’expansion du mode de production capitaliste vers l’Asie, et vers l’Afrique, deux continents colonisés qui demandaient à être néocolonisés, ce qui fut réalisé après la Seconde Guerre lors des mouvements de soi-disant « libération nationale » bidon.
  8. Robert Bibeau (2018). La démocratie aux États-Unis. Les mascarades électorales. http://www.les7duquebec.com/7-au-front/la-democratie-aux-etats-unis-les-mascarades-electorales/ depuis la social-démocratie de la IIe Internationale et depuis l’Eurocommunisme le mouvement prolétarien connait la ligne de démarcation entre le réformisme parlementaire et la révolution.
  9. Robert Bibeau (2017) Question nationale et révolution prolétarienne sous l’impérialisme moderne L’Harmattan. 150 pages. http://www.les7duquebec.com/7-au-front/question-nationale-et-revolution-proletarienne-2/
  10. Robert Bibeau (2014) Manifeste du parti ouvrier. Éditions Publibook. Paris. 225 pages. http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/le-manifeste-du-parti-ouvrier/
  11. Lénine et Les thèses d’avril, phare de la révolution prolétarienne sur le site du CCI : http://fr.internationalism.org/revorusse/chap2a.htm
  12. Les conditions objectives et subjectives de la révolution prolétarienne. (Juin 2015) http://www.les7duqu ebec.com/7-au-front/les-conditions-de-la-revolution-proletarienne-1/ et http://www.les7duquebec.com/7-au-front/les-conditions-de-la-revolution-proletarienne-2/

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Lectures complémentaires:

Chiapas-Feu-et-Parole-dun-Peuple-qui-Dirige-et-dun-Gouvernement-qui-Obeit

Ricardo_Flores_Magon_Textes_Choisis_1910-1916

Marshall-Sahlins-La-nature-humaine-une-illusion-occidentale-2008

James-C-Scott-Contre-le-Grain-une-histoire-profonde-des-premiers-etats

James_C_Scott_L’art_de_ne_pas_être_gouverné

JP-Marat_Les_chaines_de_lesclavage_Ed_Fr_1792

Rudolph Rocker_Anarchie de la theorie a la pratique

Ecrits-choisis-anarchistes-sebastien-faure-mai-2018

Manifeste pour la Société des Sociétés

Abdullah-Ocalan-Confederalisme-democratique

David Graber Fragments Anthropologiques pour Changer l’histoire de l’humanité

champs-usines-et-ateliers-par-pierre-kropotkine-1910

Manifeste contre le travail

Un monde sans argent: le communisme

Que faire ?

40ans_Hommage_Pierre_Clastres

Bakounine_et_letat_marxiste_Leval

Sutton_Wall-Street_et_la_Révolution_Bolchévique

Les_amis_du_peuple_révolution_française

6ème_déclaration_forêt.lacandon

petit_precis_sur_la_societe_et_letat

Appel au Socialisme Gustav Landauer

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25 Réponses to “Analyse politique: partis prolétariens contre révolution prolétarienne (Robert Bibeau avec commentaires de R71)”

  1. L’une des choses qui me gêne le plus chez RB, c’est comme il le dit, le pense et l’écrit « Seule la classe prolétarienne » est capable de…

    Sinon, oui bien sûr son analyse est correcte mais son propos et sa réflexion est excluante, enfin perso je le ressens ainsi.

    Je viens justement de rappeler notre nécessité de répondre présent à l’appel des Zapatistes au 3RI, sans attendre ;
    1) Parce que les brésiliens vont justes rendre les choses encore plus difficile en se mettant eux-mêmes les fers aux pieds ce dimanche ;

    2) En France, en laissant un gonze comme Villani, prendre les clés de la Mairie de Paris car voilà ce qu’il a en tête ce gars :

    « Candidat à la candidature » à la mairie de Paris en 2020, le député LREM a fait part de sa détermination, vendredi dans un entretien au « Parisien ».

    Le député LREM de l’Essonne Cédric Villani, « candidat à la candidature » à la mairie de Paris en 2020, se dit vendredi déterminé à aller « jusqu’au bout », mais « avec loyauté envers le mouvement ».

    « Si on prend des coups, ce sera pour la bonne cause ». « J’irai jusqu’au bout, avec loyauté envers le mouvement », déclare-t-il dans un entretien au Parisien. « Si on prend des coups, ce sera pour la bonne cause. Je suis là pour apporter mon expérience personnelle, au service d’un projet constructif, progressiste, démocrate, tourné vers l’Europe ». Le mathématicien avait formellement annoncé sa candidature dimanche précisant qu’il s’inscrirait « dans le processus de désignation » de La République en Marche.

    Griveaux et Mahjoubi également intéressés. Plusieurs figures du parti d’Emmanuel Macron ont déjà marqué leur intérêt pour l’Hôtel de Ville, dont le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux ou le secrétaire d’État au Numérique Mounir Mahjoubi.

    « Un problème de méthode » chez Hidalgo. Invité à préciser son projet pour Paris, le député énumère des pistes : « Il faut penser au cadre de vie, au défi de la décarbonisation », « utiliser toutes les nouvelles possibilités offertes par la haute technologie, la Smart city, l’intelligence artificielle », sur le logement, il faudra « travailler en bonne entente avec la petite couronne », et enfin « être intransigeant sur la sécurité ». Cédric Villani avait présidé en 2014 le comité de soutien à Anne Hidalgo. « Le programme, qui insistait en particulier sur l’écologie, était le bon. Mais sa mise en oeuvre pose souci. Il y a eu un problème de méthode dans sa gouvernance », explique-t-il.

    Source ► http://www.europe1.fr/politique/municipales-a-paris-cedric-villani-lrem-ira-jusquau-bout-3788054

    =*=
    Et parce qu’on nous traite de vilain-e-s conspis lorsqu’on ose parler de SMART CITIES, 4G/5G…

    Alors que c’est l’objectif de l’Agenda21 comme le dénonce les Natifs de l’île de la Grande Tortue, et tel qu’il est prévu, en France, avec les villes connectées = Smart Cities !

    Toutes les mairies ont signé la charte, et la France est signataire de l’Agenda21, comment faut-il le dire ???

    Perso je ne sais plus…
    Si nous ne nous levons pas, en masse, pour constituer ce 10 à 15% de la population mondiale ; Opiniâtre, convaincue, motivée la grille totalitaire du N.O.M. ou de l’OMD, va se refermer sur notre tronche…
    Jo

    • Plus ils forceront le passage, plus il y aura de la résistance. Le temps de passer en catimini, sous le radar est fini, maintenant ils vont devoir tout faire en force et là, ça coincera de plus en plus, ce qui doit inquiéter à notre sens n’est pas de savoir s’il y aura une résistance, car il y en aura une, mais quelle forme elle prendra ? Va t’on rester, réformer cette merde systémique ou en sortir une fois pour toute ?… Résistance i y aura, quelle forme prendra t’elle sera déterminant oui…

      • Je me demandais ce que Pepe Escobar pouvait bien penser de ce qui se passe au Brésil, il y a peu, notamment parce que l’appel des 3RI est assez peu relayé pour le moment.

        Réponse via le Saker Francophone donc, et elle converge vers votre questionnement, car PE nous le savons, est un réformateur qui plus un tenant d’un O.M.D sino-russe…

        http://lesakerfrancophone.fr/lavenir-de-la-politique-en-occident-se-joue-en-ce-moment-au-bresil

        On peut s’arrêter au titre, car tout y est dit, quand on a lu Sahlins, notamment, et son : la nature humaine est une illusion occidentale…

        J’ai pu lire un titre similaire = Brésil : Jaïr Bolsonaro, le candidat qui menace la planète.

        Donc on est bien dans une opération Condor 3.0 je dirais sur le modèle type de la doctrine Monroe…

        • oui bonne analyse du Pepe quand même, tout ce qu’il se passe an Amérique du sud depuis plusieurs mois porte les empruntes de la CIA et du MAE yankee (State Department). Parce que le tumulte reprend simultanément dans plusieurs pays qu’on peut bien penser et faire un parallèle pour une Opération Condor 2.0 soit en marche. Et puis Kissinger est toujours là. il a l’expérience de l’affaire… 😉

          • Hé hé oui, 95 ans et toutes ses fausses dents !

            Finalement, c’est peut-être encore lui le plus dangereux…

            « Vous êtes un criminel de guerre, vous avez commis un génocide » : des étudiants perturbent un discours de Kissinger

            Diverses sources c’était le 21/10/18…

            • oui oui on a vu ça… ce mec en a du sang sur les mains, grave !

            • Que sur les mains ?…

              Il en a jusqu’au cou !

            • ah ça.. Il patauge, il nage dedans ! comme ses comparses de l’entité sioniste.

            • Vous avez vu qu’ils n’hésitent même plus à manipuler les fusillades aux alentours d’une synagogue ?

              Trump qui dénonce la haine aux Etats-Unis après la fusillade dans une synagogue (alors c’est confus) et bien sûr l’antisémitisme…

              Le tireur s’est finalement rendu. « Le suspect de la fusillade est en garde à vue. Nous avons de nombreuses victimes à l’intérieur de la synagogue, il y a trois officiers qui ont été touchés », a indiqué aux médias sur place un porte-parole de la police.

              Wendell Hissrich, le patron des services de police de Pittsburgh, a annoncé aux médias qu’il ne commentera pas le nombre de victimes ou les armes utilisées par le suspect. Il décrit juste « une des pires scènes de crime que j’ai jamais vu » et expliqué qu’il y a six blessés, dont quatre policiers, à l’hôpital. Le tireur présumé s’y trouve également.
              Les motivations du tireur

              Les motivations du tireur, qui a été placé en garde-à-vue, n’étaient pas connues dans l’immédiat.

              Selon plusieurs médias, il s’agit d’un homme de 46 ans, nommé Rob Bowers et auteur de messages antisémites sur les réseaux sociaux. Il aurait proféré des menaces à caractère antisémite lors de l’attaque.

              Le suspect, Robert Bowers, utilisait le réseau social envahi par l’extrême droite Gab. Dans son dernier message il écrit : « HIAS (qui correspond à une ONG juive d’aide aux réfugiés) aime aider à faire entrer des gens qui tuent notre peuple… J’y vais. »

              =*=
              Donnie Mains d’Enfant Trump, le gars qui a paradé le jour de son investiture avec un chapeau pointu sur la tête et qui a choisi son Klan !

              Et qui rapplique, ventre à terre, pour annoncer le renforcement de mesures, notamment sur la peine capitale ???

              J’vous mets pas de lien, outre qu’il y en a plein, y’a qu’à choisir, entendre ce gars parler est une torture, mais sa déclaration sur BFMTWC vaut le jus…

              Alors, le dernier billet de Peter d’Errico titrait La xénophobie américaine : une force en provenance de l’origine coloniale ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2018/09/22/la-xenophobie-americaine-une-force-en-provenance-de-lorigine-coloniale-de-peter-derrico/

              Et en écoutant Trump parler, c’est absolument ça ! Le gars a décrit la pathologie de son peuple a la destinée manifeste et franchement, l’occase était trop belle, reste les victimes, innocentes, comme d’hab, mais tout de même.

              N’oubliez-pas que les élections de mi-mandat sont jugées « capitales » pour le nouveau peuple élu du nouveau monde, afin de conserver le pouvoir, coûte que coûte afin de continuer le bouzin, en passant la surmultipliée même.

              Leur objectif c’est de passer de 7 milliard d’êtres humains à 500 millions d’individus soumis et rampants à leurs pieds !

              Par n’importe quel moyen, et peu importe les dommages collatéraux (11 morts dont 3 policiers) = S’en foutent qui veut la fin veut les moyens…

              Jo

            • Le système est aux abois, il ne contrôle plus l’information et ses false flats et autres ne prennent plus ou de moins en moins. De moins en moins de gens sont hypnotisés par les tours de passe-passe de l’oligarchie alors il n’y a que le recours à la violence d’état, et le forçage dans le retranchement communautariste et la fascisation des rapports sociaux. C’est ce qui se produit depuis plusieurs années. Quand la pilule propagandiste passe toute seule, ça coule, quand les gens commencent à s’agiter et refuser la came propagandiste anesthésiante, il faut les gaver de force et les abrutir de coups et de violence gratuite. Il ne faut jamais oublier que le N.O.M n’est que le fascisme planétaire, fascisme au sens mussolinien du terme, celui de la fusion de l’État et de la grande entreprise, c’est à dire le capitalisme corporatiste monopoliste dont Trump est un « top model »…

            • Exact, mais Macron n’est pas en reste, car vous avez vu que la vrai/fausse attaque de cet élève avec un pistolet factice menaçant une prof ou CPE le jour où les élèves d’un Lycée étaient jugés = le 22/10 aura permis au nouveau ministre de l’intérieur de proposer toutes une nouvelles séries de mesures comme le durcissement de la répression avec l’entrée des policiers dans les écoles… C’est exactement le même process à l’œuvre non ?

            • Dans le principe oui, détournement d’attention, mais dans le cas français, y a pas eu mort d’homme… de femme en l’occurence. 😉

  2. Hé hé, voyez comme Castaner affute ses longs couteaux = Fusillade de Pittsburgh. Castaner veut « renforcer la vigilance » autour des synagogues

    Le ministre de l’Intérieur a indiqué avoir demandé, samedi 28 octobre, aux préfets de « renforcer la vigilance autour des synagogues » en France. Une décision prise après la tuerie antisémite dans une synagogue de Pittsburgh, aux Etats-Unis, qui a fait onze morts.

    Une fusillade a fait 11 morts dans une synagogue de Pittsburgh, aux Etast-Unis, samedi 28 octobre. Ce qui a conduit le minsitre de l’Intérieur français à vouloir renforcer la sécurité autour de ces lieux de cultes juifs en France.

    « Je viens de demander aux préfets de renforcer dès demain (dimanche) la vigilance autour des synagogues et des événements programmés ce week-end », écrit Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, dans un tweet.

    « L’antisémitisme tue. L’antisémitisme n’a pas de frontières. L’attaque abjecte de Pittsburgh en est la preuve tragique. En Pennsylvanie, comme dans notre pays, restons unis contre la haine », avait-il écrit peu avant sur la même messagerie, faisant part de sa « grande émotion » et exprimant sa « solidarité avec le peuple américain » ► https://www.ouest-france.fr/europe/france/fusillade-de-pittsburgh-castaner-veut-renforcer-la-vigilance-autour-des-synagogues-6041279

    Comme quoi Aimé Césaire, avec son discours sur le colonialisme avait bien cerné le problème lorsqu’il a focalisé sur Hitler qui n’est pas arrivé tout seul.

    Mais FF également…
    Jo

  3. Je viens également de lire ceci : Monarchie espagnole: Manuel Valls s’écharpe avec sa rivale

    L’ex-socialiste Manuel Valls a ouvert les hostilités vendredi en jugeant « qu’Ada Colau n’est pas une personne en qui on peut avoir confiance », lui reprochant d’avoir approuvé une demande d’abolition de la monarchie en Espagne. Et d’ajouter : « C’est la preuve de la connivence entre la maire et les groupes indépendantistes » en Catalogne..

    « Qu’une républicaine défende la République est assez prévisible », a répliqué samedi sur Twitter Ada Colau, qui prône ce régime politique pour tout le pays. « Mais on a plus de mal à faire confiance à un républicain français qui soudain devient monarchiste », a-t-elle lancé à l’attention de l’ancien Premier ministre français. « Liberté, égalité, fraternité… n’ont pas passé les Pyrénées », a ironisé la maire ► https://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/monarchie-espagnole-manuel-valls-s-echarpe-avec-sa-rivale_2044901.html

    J’ai souvent dit que si le Cristobál revenait en Espagne, aujourd’hui, il ne trouverait pas grande différence finalement avec l’Année Cruciale 1492 puisque qu’un Roi trône toujours en ce pays…

    Manuel se révèle tel qu’en lui-même, de la gauche étatique française il prête allégeance sans problème à son futur Roi d’Espagne, sa promise ayant déjà le château…

    Et il y en a encore pour croire à ces pantins ?

    Tchao… Les pantins !
    Jo

  4. Tenez, c’est dans mon billet de l’an dernier sur le Día de la Raza fêté en Espagne :

    Colomb catalan ?

    Si la découverte de l’Amérique est particulièrement remise en cause en Catalogne, où les partis très indépendantistes refusent logiquement d’assister au défilé militaire à Madrid, elle l’est aussi dans le reste de l’Espagne : des partis nationaux comme Podemos n’y participent pas non plus. D’où ce rejet catalan vient-il ? Généralement, les indépendantistes voient « leur » Catalogne comme un État conquis lors de la guerre de succession entre Bourbon et Habsbourg en 1714. Pourtant, d’autres, comme le chercheur en sciences historiques Jordi Bilbeny, assurent au contraire que « Christophe Colomb était originaire de Catalogne » et que son expédition aurait été plus catalane qu’espagnole. Et si des historiens parvenaient un jour à le prouver ? La Catalogne oserait-elle choisir le 12 octobre comme fête nationale en cas d’indépendance ?

    https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/10/11/lespagne-ce-12-octobre-celebrera-encore-le-jour-de-la-race/

    Tout nous ramène à la proposition de l’EZLN pour former un Réseau de Résistance & de Rébellion International = TOUT !

  5. anti haine fascisme Says:

    Ah, je n’arrive pas à croire que maintenant, je dois me taper les pubs d’extrême droite pour pouvoir regarder mes dessins animés japonais préférés en VOSTFR.
    La barbe, cela m’a gâché le plaisir de l’épisode.
    Comment peut-on s’attendrir sur les 2 amoureux de l’épisode, quand on a une pub de haine de l’extrême droite juste en préliminaires?

  6. Nos commentaires dans l’article ci-dessus ont été reproduits sur les 7 du Québec et font partis d’un fil de discussion intéressant sur la question abordée. Nous vous encourageons à aller le lire:

    http://www.les7duquebec.com/7-au-front/partis-et-mouvement-proletariens-vs-revolution-proletarienne/

  7. Le N.O.M. vient de faire élire son poulain :

    http://www.lefigaro.fr/international/2018/10/29/01003-20181029ARTFIG00001-jair-bolsonaro-elu-president-du-bresil.php

    Tous les pions se placent petit à petit.

    Il est URGENTISSIME de faire tomber le système définitivement.

    • Mais nous sommes absolument d’accord !
      Cela fait des années que nous disons que le fascisme capitaliste monopoliste transnational se met en place et que nous le dénonçons, il faut un relais et une « internationale de la résistance « , en cela nous répondons présents à l7appel du Chiapas et de l’EZLN pour la mise en place d’un Réseau de Résistance et de Rébellion International
      Pensée critique + action concertée = révolution sociale
      Penser et agir de manière critique et radicale (au sens étymologique, c’est à dire en retournant à la racine des choses) est déjà entrer en révolution, qui n’en est plus une, elle devient une (r)évolution, la ruse de la Raison nous fait tourner en rond depuis des siècles.
      Sortons du cercle vicieux, ensemble en lâchant prise des antagonismes et en embrassant la complémentarité de la diversité.
      Nous sommes tous inter-reliés !
      😉

  8. Et, autre changement en vue :

    https://www.voici.fr/news-people/actu-people/elizabeth-ii-prete-a-abdiquer-elle-pourrait-laisser-sa-place-au-prince-charles-tres-prochainement-652121

    J’avais lu, que lorsque Elizabeth II aura passé le flambeau, le Commonwealth n’existerait plus, par contre, pas moyen de remettre la main sur l’info.

  9. Voici la réponse de Robert Bibeau sur les 7 du Québec à nos commentaires sur son article et dessous nos réponses à ses réponses. Tout ceci figure dans le fil de discussion de l’article original:

    Merci de tes réponses Robert,

    Ci-dessous nos réponses à tes réponses…

    A votre commentaire numéro 1 = je me rallie = Oui nous allons modifié le texte tout en conservant l’ide qui nous semble valable

    Réponse R71 à 1)
    Cool

    2) en point 2 vous écrivez ceci : « son oligarchie, trouve sans cesse des moyens de le faire muter pour repartir avec ou sans guerre. Il est en train de muter à l’heure ou nous en discutons. » C’EST VRAI ce que vous dites MAIS voilà le hic – étant donné que c’est le fondement du mode de production-INCLUANT LES rapports de production qui sont BUILD IN qui est déficient – incapable de remplir sa mission d’assurer les conditions de reproduction de l’espèce (à cause de la multiplication de l’espèce passe de 1 million a 8 milliards d’individus) toutes les MUTATIONS – RAPIÉCAGES DE LA VIEILLE ÉTOFFE sont vouées à l’échec. Il se peut malheureusement que l’humanité continue encore un temps à suivre le joueur de flute mais au bout de toutes ces routes = un seul carrefour où je vous attend.

    Réponses R71 à 2)
    Oui, nous pensons également qu’à terme le système implosera sous le poids de ses propres contradictions, mais nous ne pensons pas que la condition nécessaire et suffisante pour que la révolution sociale se produise avec succès soit l’effondrement du capitalisme. On le dit et le répète, le capitalisme est le résultat d’une action, d’une décision humaine, tout ce que nous faisons, nous pouvons le défaire. Il n’y a aucune fatalité. Certes, il y a un engrenage qui suit son cours, mais le capitalisme n’est pas un “trou noir” cosmique pour faire une métaphore. Tout ce qui entre dans le champ gravitationnel d’un trou noir est appelé à être happé par celui-ci (détruit ? pas sûr, mais happé oui, puisque même la lumière ne peut s’en échapper), il y a donc là un facteur d’inéluctabilité parce que le trou noir répond à des lois universelles. Pas le capitalisme !
    Demain, on a suffisamment de gens pour dire STOP ! et ça s’arrêtera et le nouveau mode de décision et de fonctionnement (la production n’en est qu’une dérive) se mettra naturellement en place, comme il le fut pendant des centaines de milliers d’années auparavant, simplement adapté à notre monde et technologie actuels, c’est tout.

    3) Pour les points suivants nous devons convenir d’une chose vous et moi et d’autres qui fréquentent ces pages. VOUS dites que le libre arbitre de l’homme et l’intelligence du mammifère humain lui donne la capacité de diriger son développement et donc que le POLITIQUE EST À L’ORIGINE DE L’ÉCONOMIE (dont je ne connais pas votre définition incidemment) DONC votre conclusion est que il suffit de convaincre l’individu du bien fondé de telle décision pour que le tour soit joué… un peu comme ces écologistes qui pensent que si les individus sans pouvoir le voulaient ils pourraient STOPPER LA croissance et ne développer que des projets durables – éco-socialistes
    PRENEZ ACTE QUE JE VOUS AI COMPRIS MAIS que je suis en total désaccord avec vous – TOUT dans l’histoire de l’humanité m’enseigne que l’histoire de l’homme c’est l’histoire de la lutte des classes et donc l’histoire des plus forts mieux armés, plus puissants la puissance idéologique – des médias – de la propagande faisant partie de l’équation évidemment = en faveur des puissants propriétaires milliardaires des moyens de communication.

    Réponse de R71 à 3)
    Robert, en disant que “l’histoire de l’Homme, c’est l’histoire de la lutte des classes”, tu parles comme un créationniste ! Dire et croire cela revient à dire qu’avant le néolithique tardif (et l’avènement des premières formes de regroupements centralisés proto-étatiques), c’est à dire il y a environ plus ou moins 6000 ans, l’Homme n’avait pas d’histoire, qu’il n’existait pas, qu’il n’était qu’un animal parmi les autres… et donc tu fais table rase sur 1 795 000 ans d’évolution de la société humaine… Impressionnant, mais c’est ce qu’a fait le marxisme depuis le départ, Marx et Engels ayant des connaissances anthropologiques limitées, dû en grande partie il est vrai au peu de connaissance d’alors en ce domaine, ils ont pris ce qu’ils voulaient pour e faire coïncider avec leur doctrine. Le marxisme est tout sauf une science.
    Or durant cette très très longue période, la société humaine existait, s’est développée dans des sociétés d’abondance bien avant la création des premiers états. La société était non divisée, il n’y avait pas de “classes”, pas de rapport dominant/dominé au sein de chaque entité sociale humaine. La “lutte des classes” a commencé avec la division politique de la société qui a sorti le pouvoir du corps social pour en faire une entité séparée exercé par des privilégiés. Le renforcement de ce pouvoir élitiste s’est renforcé avec la gestion de surplus rendus possible par la division initiale, dans des sociétés qui ne furent plus des sociétés d’abondance, mais des sociétés de division, de famine, et de catastrophes démographiques dûes à la promiscuité générée par la centralisation.
    Tu peux bien entendu ne pas être d’accord, mais ce sont les faits historiques analysés et validés par la science moderne et aujourd’hui devenus indéniables. La doxa marxiste de “l’histoire de l’Homme est l’histoire de la lutte des classes” est au mieux une approximation de circonstance, auquel cas il faut la dépasser et au plus vite, au pire une fraude ayant volontairement occultée une énorme portion de l’histoire humaine parce que cela arrangeait les auteurs de la doctrine… Tu devrais élargir le champ de réflexion et lire des gens comme Clastres, Sahlins, Graeber, Scott et quelques autres. On a mâché le travail sur R71, on a fait un paquet de pdf pour faciliter la dissémination de cette information de première importance pour comprendre la marche à suivre.
    Rappelons-nous toujours le vieux proverbe africain qui nous dis ceci:
    “Si tu ne sais pas où tu vas, arrête-toi, retourne-toi et regarde d’où tu viens”… Alors on sait, tu vas nous dire, « mais en tant que matérialiste dialectique, je sais où je vais »… Notre conseil: Arrête, respire un grand coup, réfléchis et réévalue à la lumière de la recherche moderne. C’est ce qu’on a fait et on s’en porte beaucoup mieux.

    4) Ce qui nous reste à faire ???? A) vivre et laisser vivre sortir son épingle du jeux et après moi le déluge B) Étudier – épier – analyser comment les modes de production précédent on migrer ou on basculer afin de produire un nouveau mode de production et utiliser ce savoir pour préparer ce passage du capitalisme au communisme prolétarien (MON CHOIX PERSONNEL) = CE QUE NOUS FAISONS PRÉSENTEMENT SUR CE SITE WEB LIBRE ET INDÉPENDANT OUVERT AU DÉBAT anti sectaire et anti-dogmatique RESPECTEZ MES CHOIX COMME JE RESPECTE LES VOTRES svp.

    Réponse de R71 à 4)
    C’est ce que nous faisons avec notre Manifeste, qui prend en compte TOUS les paramètres et non pas quelques uns choisis par convenance. Peut-être remets le en lien les 7 du Québec ayant eu la gentillesse de le publier, il serait bien qu’il ne soit pas enfoui et introuvable sur le site.

    5) Ce commentaire précédent s’applique donc à votre commentaire numéro 8

    6) Cette réserve étant faite à propos de mon approche matérialiste dialectique ou la reproduction et l’expansion de l’espèce a préséance et conditionne le reste la pensée n’étant qu’une représentation par stimuli électrique de la réalité concrète qui préexiste à l’homme et lui survivra POUR LE reste de vos remarques je suis d’accord avec vous

    Réponse de R71 à 6)
    La Nature est, indépendamment de l’Homme oui, mais l’Homme par sa conscience plus ou moins développée agit sur voire contre la nature et non plus avec elle depuis l’invention de la marchandise. Il y a deux réalités qu’il nous faut intégrer, La seule qui soit réellement importante est celle de la place de l’Homme dans la nature. Sa maturité passe par la maturité politique (décisionnaire) d’embrasser le tout dans sa relation de complémentarité et non plus d’antagonisme. En fait Robert, la “lutte des classes” est un des aspects puissants de ce que l’Homme a cédé à l’antagonisme induit. Il faut transcender la lutte des classes, sinon on reste dans l’antagonisme et la division de la société se réincarne sous d’autres formes, elle l’a toujours fait. Trouver l’unité dans la complémentarité du tout est l’essence même de l’évolution vraie, la réalisation ici et maintenant de l’émancipation. N’envisager que la “lutte des classes”, n’est que regarder les ombres qui dansent sur les murs de la caverne de Platon, elle est le résultat d’une fiction, d’une falsification, d’une escroquerie. Elle a une cause à laquelle il faut remonter pour comprendre et refuser les antagonismes.
    C’est ce que nous expliquons en substance dans notre “Manifeste pour la société des sociétés”. On ne dit pas qu’on « détient la seule vérité », bien au contraire, on dit qu’on a mis le doigt sur un truc et que ça vaut la peine de l’explorer au-delà des doctrines et des catéchismes ambiants.

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