Harangue aux résignés… La résignation, c’est la mort !

Aux résignés !

 

Albert Libertad

 

“L’anarchie”, avril 1905

 

 

Je hais les résignés !

Je hais les résignés, comme je hais les malpropres, comme je hais les fainéants.

Je hais la résignation ! Je hais la malpropreté, je hais l’inaction.

Je hais le malade courbé sous quelque fièvre maligne ; je hais le malade imaginaire qu’un peu de volonté remettrait droit.

Je plains l’homme enchaîné, entouré de gardiens, écrasé du poids du fer et du nombre.

Je hais les soldats que courbe le poids d’un galon ou de trois étoiles ; les travailleurs que courbe le poids du capital.

J’aime l’homme qui dit ce qu’il sent où qu’il se trouve ; je hais le votard à la conquête perpétuelle d’une majorité.

J’aime le savant écrasé sous le poids des recherches scientifiques ; je hais l’individu qui courbe son corps sous le poids d’une puissance inconnue, d’un X quelconque, d’un dieu.

Je hais, dis-je, tous ceux qui, cédant à autrui, par peur, par résignation, une part de leur puissance d’homme, non seulement s’écrasent mais m’écrasent, moi ceux que j’aime, du poids de leur concours affreux ou de leur inertie idiote.

Je hais, oui, je les hais, car moi je le sens, je ne me courbe pas sous le galon de l’officier, l’écharpe du maire, l’or du capitaliste, les morales ou les religions ; il y a longtemps que je sais que tout cela n’est que hochets que l’on brise comme verre …Je me courbe sous le poids de la résignation d’autrui. Ô je hais la résignation !

J’aime la vie.

Je veux vivre, non mesquinement comme ceux qui ne satisfont qu’une part de leurs muscles, de leurs nerfs, mais largement en satisfaisant les muscles faciaux tout aussi bien que ceux des mollets, la masse de mes reins comme celle de mon cerveau.

Je ne veux pas troquer une part de maintenant pour une part fictive de demain, je ne veux céder en rien du présent pour le vent de l’avenir.

Je ne veux rien courber de moi sous les mots « partie, Dieu, honneur ». Je sais trop le vide de ces mots : spectres religieux et laïque.

Je me moque des retraites, des paradis, sous l’espoir desquels tiennent résignés, religion et capital.

Je ris de ceux qui, accumulant pour leur vieillesse, se privent en leur jeunesse ; de ceux qui, pour manger à soixante, jeûnent à vingt ans.

Moi, je veux manger lorsque j’ai les dents fortes pour déchirer et broyer les viandes saines et leurs fruits succulents, lorsque les sucs de mon estomac digèrent sans aucun trouble ; je veux boire à ma soif les liquides rafraîchissants ou toniques.

Je veux aimer les femmes, ou la femme selon qu’il conviendra à nos désirs communs, et je ne veux pas me résigner à la famille, à la loi, au code ; nul n’a droit sur nos corps. Tu veux, je veux. Moquons-nous de la famille, de la loi, antique forme de résignation.

Mais ce n’est pas tout : je veux puisque j’ai des yeux, des oreilles, d’autres sens que le boire, le manger, l’amour sexuel, jouir sous d’autres formes. Je veux voir les belles sculptures, les belles peintures, admirer Rodin ou Manet. Je veux entendre les meilleurs opéras, jouer Beethoven ou Wagner. Je veux connaître les classiques en la comédie, feuilleter le bagage littéraire, artistique qu’ont légué les hommes passés aux hommes présent ou mieux feuilleter l’œuvre toujours et à jamais inachevée de l’humanité.

Je veux la joie pour moi, pour la compagne choisie, pour les enfants, pour les amis. Je veux un home où se puissent reposer agréablement mes yeux après le labeur fini.

Car je veux la joie du labeur aussi, cette joie saine, cette joie forte. Je veux que mes bras manient le rabot, le marteau, la bêche ou la faux. Que les muscles se développent, que la cage thoracique s’élargisse à des mouvements puissants, utiles et raisonnés.

Je veux être utile, je veux que nous soyons utiles. Je veux être utile à mon voisin et je veux que mon voisin me soit utile. Je désire que nous œuvrions beaucoup car je suis insatiable de jouissance. Et c’est parce que je veux jouir que je ne suis résigné.

Oui, oui, je veux produire, mais je veux jouir ; je veux pétrir la pâte, mais manger du meilleur pain ; faire la vendange, mais boire du meilleur vin ; construire la maison mais habiter de meilleur appartement ; faire les meubles, mais posséder l’utile, voire le beau ; je veux faire faire des théâtres, mais assez vaste pour y loger les miens et moi.

Je veux coopérer à produire, mais je veux coopérer à consommer.

Que les uns rêvent de produire pour d’autres à qui ils laisseront, ô ironie, le meilleur de leurs efforts, pour moi je veux, groupé librement, produire mais consommer.

Résignés, regardez, je crache sur vos idoles, je crache sur Dieu, je crache sur la patrie, je crache sur le Christ, je crache sur les drapeaux, je crache sur le capital et sur le veau d’or, je crache sur les religions : ce sont des hochets, je m’en moque, je m’en ris…

Ils ne sont rien que par vous, quittez-les et ils se brisent en miettes.

Vous êtes donc une force, ô résignés, de ces forces qui s’ignorent mais qui n’en sont pas moins des forces, et je ne peux pas cracher sur vous, je ne peux que vous haïr…ou vous aimer.

Par-dessus tous mes désirs, j’ai celui de vous voir secouer votre résignation dans un réveil terrible de vie.

Il n’y a pas de paradis futur, il n’y a pas d’avenir, il n’y a que le présent.

Vivons-nous !

Vivons ! La résignation, c’est la mort.

La révolte, c’est la vie.

16 Réponses vers “Harangue aux résignés… La résignation, c’est la mort !”

  1. Alexandre Levionnois Says:

    Vous niez la familles, l’ordre naturel et la droiture.
    Votre texte incarne la révolte pour la révolte, sans éthique, sans finalité politique … on y retrouve les inspirations de mais 68 et la mise en commun des femmes comme la souhaitait Platon dans La République : la liberté pour la liberté, en perdant de vue que la liberté commence par « l’accès au choix le meilleur » … à quoi bon se révolter pour se révolter ? Est ce louable de se révolter contre la justice, la vertu et le devoir politique ? C’est bien ce qu’on fait ceux qui nous dirigent dans le présent depuis la révolution [des légalistes] … et votre texte pour l’avenir n’est pas beaucoup plus inspiré que le logiciel de ceux qui nous oppressent …

    Apprenez que la révolte n’est legitime que si l’ordre est rétabli, la justice recouvrée et que la liberté déréglée et contre-nature est mise à pied au profit du devoir naturel et politique.

    « car les gens de bien ont toujours du déplaisir à voir la vertu opprimée et qu’on persécute l’innocence, et ne voient qu’à contrecœur le crime élevé et le riche enrichi de ses dépouilles : d’autant que c’est une grande injustice que de pervertir l’ordre des choses [comme la famille], et de préférer les indignes aux vertueux » (Aristote, Rhétorique Royale, 2, 11)

    • Platon, Aristote, des aristocrates… la « république » platonicienne n’est qu’une aristocratie. Tout changement réelle ne peut provenir que d’une révolte contre les choses établies, maintenant « révolte » ne veut pas nécessairement dire violence, c’est une démarche à contre-courant de la stérilité ambiante avant toute chose. Beaucoup à dire sur la notion de « famille », Aristote est un patriarche un élitiste, qui n’a pas l’égalité pour souci, mais la survie d’un système divisé, donc déjà perverti.

      • Alexandre Levionnois Says:

        Dommage que vous ayez aussi mal interprété les enseignement d’Aristote. En effet, il cherche à rétablir une égalité réelle et non formelle. Et le procédé employé est l’équité : mais pour cela il faut avoir le discernement.
        « c’est donc le discernement qui fait surtout l’homme équitable [et le bon juge]» (Aristote, Grande Ethique, 2, 2, §1). Celui-là même qui manque à beaucoup de gens qui commentent Aristote et tentent de l’insulter en le qualifiant « d’aristocrate » sans même en connaître le sens, faisant comme ici la confusion avec « oligarque ». Si le second peut-être reprehensible dans son comportement et son goût du lucre, le premier est vertueux. Un mot qui sonnera creux dans les oreilles de celui qui n’a reçu aucun enseignement éthique.

        • Alexandre Levionnois Says:

          Et dsl pour l’orthographe. Le site est conçu pour empêcher d’editer son message. J’aimerai corriger quelques fautes.
          Le téléphone a tendance à rajouter des lettres indésirables… et l’inattention fait oublier de relire ..

    • « Apprenez que la révolte n’est legitime que si l’ordre est rétabli, la justice recouvrée et que la liberté déréglée et contre-nature est mise à pied au profit du devoir naturel et politique. »

      Si cela est réalisé… Pourquoi se révolter dès lors ?… 😉

      • Alexandre Levionnois Says:

        Se révolter est une chose.
        Mais le moyens employé et le but choisis sont souvent une erreur … ce texte se sert d’une chose : la révolte. Mais il construit une proposition erronée autour d’elle … passionnelle, émotionnelle… ce n’est pas ce qu’on attend d’un politique …

        • Ce texte est une harangue, fait pour « choquer », pour provoquer une réaction… Il n’y a pas de projet politique derrière l’idée de l’anarchie ? Il faut lire les textes et pas seulement un texte isolé, fait pour provoquer, ce qu’il réussi à faire manifestement plus de 100 ans plus tard… 😉
          Il y a toute une pensée critique et un projet réellement humain de progrès dans l’anarchie. Il faut prendre la peine de s’en informer.
          Ce ne sont ni Platon, ni Aristote, ni la philosophie « classique » qui sortiront l’Homme de son carcan politico-social, au bout de la chaîne on y trouve Kant, Hegel et l’État, « raison affirmée » dans l’Histoire… les chaînes de l’esclavage empaquetées en « prêt-à porter » philosophique… Ouch ! 😉
          Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et ne peut y en avoir.
          A lire peut-être si tu es intéressé: « Manifeste pour la société des sociétés »
          fraternellement

        • Un autre texte d’Albert Libertad (de son vrai nom Joseph Albert, enfant de l’assistance publique, autodidacte) sur la Liberté, que nous avons préalablement publié. Pas de harangue provocatrice dans celui-là. 😉

  2. non à la résignation: stop au service nationale obligatoire service d'esclavage aux entreprises du patronat et au service militaire Says:

    d’accord avec ce texte:

    « Je hais les soldats que courbe le poids d’un galon ou de trois étoiles ; les travailleurs que courbe le poids du capital.

    J’aime l’homme qui dit ce qu’il sent où qu’il se trouve »

    « Je veux être utile, je veux que nous soyons utiles. Je veux être utile à mon voisin et je veux que mon voisin me soit utile. Je désire que nous œuvrions beaucoup car je suis insatiable de jouissance. Et c’est parce que je veux jouir que je ne suis résigné.

    Oui, oui, je veux produire, mais je veux jouir ; je veux pétrir la pâte, mais manger du meilleur pain ; faire la vendange, mais boire du meilleur vin ; construire la maison mais habiter de meilleur appartement ; faire les meubles, mais posséder l’utile, voire le beau ; je veux faire faire des théâtres, mais assez vaste pour y loger les miens et moi. »
    « Que les uns rêvent de produire pour d’autres à qui ils laisseront, ô ironie, le meilleur de leurs efforts, pour moi je veux, groupé librement, produire mais consommer. »

    « Vous êtes donc une force, ô résignés, de ces forces qui s’ignorent mais qui n’en sont pas moins des forces, et je ne peux pas cracher sur vous, je ne peux que vous haïr…ou vous aimer.

    Par-dessus tous mes désirs, j’ai celui de vous voir secouer votre résignation dans un réveil terrible de vie.

    Il n’y a pas de paradis futur, il n’y a pas d’avenir, il n’y a que le présent.

    Vivons-nous !

    Vivons ! La résignation, c’est la mort.

    La révolte, c’est la vie. »

    Oui et stop à la résignation!

    C’est justement à cause de notre résignation passive, que la France de Macron se permet tout, casser le droit des jeunes aux études, et maintenant, sommet sur le gâteau, la France de Macron veut retourner à la France circonscrite, oui, la France lance des circonscriptions maintenant chez les jeunes pour les obliger à s’enrôler dans l’armée avec ce stupide service universel obligatoire!
    Pas d’argent dans les lycées, suppression de profs sans arrêts, des classes surchargés, pour mettre maintenant de l’argent dans le militaire, pour former les jeunes à servir la France colonialiste et des patrons colonialistes qui veulent des milices privées pour conquérir le monde, ou créer une armée pour détruire les zad en France (Bure, Notre Dame des Landes, etc…).

    Le piège de la nation, c’est que l’intérêt de la nation passe avant celui individualiste du citoyen. La nation ne sert plus les intérêts du citoyen, c’est le citoyen qui sert les intérêts de la nation au mépris de son propre intérêt.
    Par exemple, en France, le nationaliste Macron veut forcer les jeunes à rejoindre le service universel militaire au service de la nation au mépris des rêves de la jeunesse française comme étudier, voyager, s’occuper des autres, etc…
    Et ce n’est pas le seul, tous les autres candidats à la présidentielle étaient pour rétablir le service militaire obligatoire aussi.https://www.liberation.fr/politiques/2017/03/22/presidentielle-retour-au-service-militaire-obligatoire_1557490
    Il n’y a pas d’Etat sans service militaire obligatoire. C’est le passage obligé pour se sentir patriote, d’avoir passé un séjour à l’armée.
    Voilà pourquoi étant pacifiste, et non colonialiste, que ce se soit en France ou ailleurs ( car quand AREVA réclame des gendarmes pour chasser les campeurs de la forêt de Bure qu’il convoite pour y construire sa réserve mondiale de déchets nucléaires, quand EDF réclame des gendarmes pour tabasser sur les particuliers qui refusent les compteurs linky, ce n’est ni plus ni moins que de la colonisation en France, cela mais dont on parle jamais, la colonisation en France est menée et dirigée par les patrons français, comme l’a dit Le premier ministre, 2019, ce sera la guerre des classes).
    Les campagnes sont accaparés progressivement par les patrons au mépris des paysans qui se trouvent forcés d’émigrer vers les smart cities. C’est de la colonisation du capital, patronisation des campagnes et toutes les richesses de France seront au mains des 1% des plus riches pendant que nous les pauvres, on nous engage à crever dans le service militaire obligatoire français au nom du patriotisme et du nationalisme.

    Service national universel : surveiller et soumettre
    Dans quelques mois, à partir de 2019, tous les jeunes âgés de 15-16 à 18 ans, seront soumis, avec le SNU, à une période d’internement obligatoire. En dépit des dénégations officielles, c’est bien d’un service fortement militarisé qu’il s’agit, visant cette fois-ci de très jeunes élèves
    https://blogs.mediapart.fr/b-girard/blog/200918/service-national-universel-surveiller-et-soumettre

    Non à la résignation, stop au service militaire obligatoire une bonne fois pour toutes!!

    Bientôt, les français vont servir de cobayes aux lobbys pharmaceutiques au nom du service nationale de la santé.
    http://www.lelibrepenseur.org/un-depute-actionnaire-de-sanofi-veut-dereglementer-les-essais-cliniques-sur-les-humains/
    Les intérêts économiques d’une nation passent avant tout après tout…http://www.lelibrepenseur.org/les-cobayes-de-la-cia/

    Quand la nouvelle ministre de la Santé Agnès Buzyn justifiait les conflits d’intérêts entre médecins experts et laboratoires pharmaceutiqueshttp://www.lelibrepenseur.org/quand-la-nouvelle-ministre-de-la-sante-agnes-buzyn-justifiait-les-conflits-dinterets-entre-medecins-experts-et-laboratoires-pharmaceutiques/

    Le patronat a toujours voulu une main d’œuvre gratuite à souhait.
    Et comme les nations ont été créées par les patrons pour créer des esclaves qui serviront gratuitement les patrons au péril de leur vie

    Comme l’a dit la vidéo sur l’histoire de l’anarchie, l’espérance d’un ouvrier à l’époque de l’ère industrielle n’était que de 30 ans…Pour dire qu’ils devaient drôlement profiter de leurs vies, ces ouvriers du patriotisme de la France coloniale de l’époque, pendant que les bourgeois dansaient et faisaient des soirées mondaines.

    Mais les patrons veulent retourner à cette chère bonne vieille France, où les ouvriers crevaient dans les mines, (maintenant on a bien d’autres multinationales polluantes que les mines, les industries nucléaires, les industries pétro chimiques, les industries pharmaceutiques, les industries du gaz de schiste, les exploitations agro industrielles de l’Etat où on est forcé d’utiliser des pesticides sous peine d’amendes, etc…) ou sous les fouets des patrons pendant l’apprentissage du métier d’ouvrier pour avoir ce fameux livret d’ouvrier du 19 ème siècle qui garantissait un emploi, n’avaient pas le droit d’accès aux études supérieures réservées exclusivement à la classe bourgeoise (voilà pourquoi Parcoursup refuse les élèves des lycées des banlieue et qu’un 12 d’un lycée riche sera accepté alors qu’un 18 d’un lycée de banlieue sera refuséhttps://www.lemonde.fr/societe/article/2018/08/24/discriminations-le-defenseur-des-droits-instruit-le-dossier-parcoursup_5345696_3224.html), étaient envoyés en guerre pour des broutilles en leur faisant miroiter les galons d’or que n’avaient que quelques uns, bref le beau nationalisme que voilà!

    La France est déjà organisé en ghettos pour les riches et en ghettos pour les pauvres
    http://www.lagazettedescommunes.com/523675/ces-quartiers-ou-plus-de-la-moitie-de-la-population-est-pauvre/

    Et on sait que les lycées des quartiers pauvres, leur service national sera pour servir de cobbayes gratuitement à Big Pharma

    Une mère est désespérée car elle habite un quartier pauvre, et veut que sa fille aille dans un collège d’un quartier riche pour qu’elle puisse aller dans un lycée d’un quartier riche afin d’augmenter ses chances d’aller à l’université, car Parcoursup ne veut pas des lycéens des quartiers pauvres
    http://www.alterinfo.net/Monsieur-le-Ministre-de-l-education-nationale-reagissez–La-carte-scolaire-pour-acceder-aux-colleges-a-Paris-fait-le_a141234.html

    • C’est pourquoi, en lien avec les peuples autochtones, dès le départ, nous avons appeler les armées et polices du monde à se tenir « Crosses en l’air » auprès de nous, les peuples ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/11/13/crosses-en-lair-3-0/

      Donnie Mains d’Enfant Trump après avoir voulu créer SON défilé militaire sur le modèle français a dû y renoncer ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2018/03/10/le-general-d-trumpette-passera-en-revue-ses-troupes-des-le-11-novembre-prochain/

      Mais uniquement pour des raisons budgétaires hein !

    • De faibles hommes d’État, un peuple encore plus faible ! Gustav Landauer, 1910 ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/07/19/de-faibles-hommes-detat-un-peuple-encore-plus-faible-gustav-landauer-1910/

      Et l’on croirait ce texte écrit hier !

      Commentant la démission d’un Général des Armées par exemple, non pour déplorer l’affaiblissement de l’État qui en découlerait ; « Le chef d’état-major de l’armée française a démissionné ce matin. » Ce retrait fait suite à une semaine de tension au plus haut niveau de l’État français, représenté par le président Emmanuel Macron. En cause, la coupe sévère du budget de l’armée concoctée par le nouveau gouvernement.

      Tout ceci a fait dire à M. de Villiers : «Dans les circonstances actuelles, je considère ne plus être en mesure d’assurer la pérennité du modèle d’armée auquel je crois pour garantir la protection de la France et des Français, aujourd’hui et demain, et soutenir les ambitions de notre pays. Par conséquent, j’ai pris mes responsabilités en présentant, ce jour, ma démission au Président de la République, qui l’a acceptée», écrit le général.

      Le vrai rôle incontestable de l’État, la raison d’être du pouvoir et des autorités, hors pensée anarchiste, sont les fonctions régaliennes : police, défense et justice ; Source Contrepoints, 15/07/2016 ;

      Mais précisément ici et là, parce que nous développons une pensée anarchiste rejetant le vrai rôle incontestable de l’État et la raison d’être du pouvoir et des autorités. Notre réflexion tendant même vers l’anarcho-indigénisme, comme Gustav Landauer s’en est le plus approché et comme on peut le lire dans son œuvre phare L’appel au socialisme : pour la société des sociétés, 1911 2nde édition de 1919 et en version PDF N° 9 de 53 pages (essentiel de traduction par R71) ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2016/12/appelausocialismeglandauer1911.pdf

      Tout n’est pas à réinventer, à réécrire.
      Tout ce qu’il y a à faire : C’est d’éclairer, de nos petites lumières intérieures, la voie qui est déjà là… depuis des millénaires…

  3. Votre texte semble ignorer la nature « humaine ».

    1) « Je veux aimer les femmes, ou la femme selon qu’il conviendra à nos désirs communs, et je ne veux pas me résigner à la famille, à la loi, au code ; nul n’a droit sur nos corps. Tu veux, je veux. Moquons-nous de la famille, de la loi, antique forme de résignation. »
    De nombreuses personnes désirent « aimer » les femmes, quel que soit leur âge, qu’elles le veuillent ou non, peu importe la loi ou la famille.
    2) « Je veux être utile à mon voisin et je veux que mon voisin me soit utile. Je désire que nous œuvrions beaucoup car je suis insatiable de jouissance. Et c’est parce que je veux jouir que je ne suis résigné. »
    Une grande partie des êtres humains sont « insatiables de jouissance », apprécient que leur voisin soit utile, mais n’ont guère envie de rendre la pareille. Si la force permet de jouir sans contrepartie, pourquoi s’en priver ?

    Derrière ce rêve de liberté, il ne semble y avoir qu’une soumission à des instincts primaires, dont la prévisible conclusion est le chaos.

  4. l'anarchie a existé avant la création de l'Etat par les marchands Says:

    La société primordiale organique est une et unifiée, personne n’a plus qu’un autre, personne n’a plus de pouvoir qu’un autre, les décisions du groupe sont prises consensuellement
    Depuis les temps reculés du paléolithique moyen jusqu’au début du néolithique, la société humaine s’est organisée sur un mode égalitaire de partage, de collectivisme et de communisme primordial à la fois dans les sociétés de chasseurs-cueilleurs et dans les premières sociétés semi-sédentarisées. Il n’y avait pas de division de la société, personne n’avait plus qu’un autre, personne ne décidait plus qu’un autre. De l’Homme de Tautavel il y a près de 400 000 ans à l’épipaléolithique d’il y a 12 000 ans et au début du néolithique, l’humain a vécu près de 390 000 sans violence collective organisée, sans guerre donc, sans pouvoir coercitif, sans pouvoir centralisé, sans surplus, sans commerce, sans argent, dans des sociétés égalitaires, interagissantes, au développement technique et au savoir-faire grandissant, adaptés aux besoins, coopérantes, en harmonie avec les lois naturelles.

    C’est au proche-orient que naîtront les premières villes de plusieurs milliers d’habitants. Or il se trouve qu’à un moment donné de l’histoire, la division politique de la société primordiale fut possible et s’est opérée. Ces sociétés se sont divisées et ont laissé le pouvoir sortir du corps social pour en faire une entité séparée de décideurs et d’administrés.De société égalitaire une et indivisible qu’elle était alors, la société se divise entre les dominants et les dominés entre les décideurs et les sujets. Le corps social a pris une verticalité qui n’existait pas auparavant et une hiérarchie s’est instituée, créant ainsi la relation de dominant et de dominé. Cette hiérarchie a pu s’imposer de manière guerrière ou de manière religieuse, souvent par une alliance des deux à laquelle viendra s’ajouter le pouvoir du régleur de litige, le juge ; litige qui prendra toujours plus d’ampleur avec l’instauration subséquente d’une hiérarchie économique suite à l’aliénation de la société égalitaire par la propriété privée1 et la force croissante de la valeur d’échange des produits et des services.
    il est plus que vraisemblable que l’accumulation de surplus et de certaines richesses dans les communautés du néolithique ait favorisé l’établissement d’une classe privilégiée s’associant au pouvoir dès lors que celui-ci s’était séparé du corps social. L’association des intérêts spéciaux débuta et se consolida avec l’inversion du tribut. Dès lors. celui-ci s’inverse et la communauté est redevable à la caste dominante pour son “attention” et sa protection.Les premières villes néolithiques du “croissant fertile” du proche-orient mirent en pratique ce nouveau mode de fonctionnement qui s’étendit sur l’Europe avec le développement de l’échange, du commerce et des flux migratoires. Le terreau de l’Étatisation de la société humaine était en place et avec lui le passage au pouvoir coercitif dont État et institutions centralisées s’arrogent le monopole. Ainsi le pouvoir sortit du corps social devient violence et autoritarisme.

    Ainsi, à la première grande croisée des chemins socio-politiques, l’humanité se fourvoya t’elle dans une division sociale donnant lieu pour la toute première fois à une scission marquante de la société entre dominants et dominés, maîtres et sujets, possédants et dénués, relation qui au fil du temps, l’apport de la propriété, de l’inégalité et de l’exploitation économiques aidant, mena aux relations plus marquées de maîtres à esclaves, seigneurs à serfs, rois à sujets, nantis à exploités, institutions et personnels Étatiques à administrés, le tout dans une relation de disharmonie patente, de rapports de force, de monopole de la violence et de coercition forcenée aidant le plus petit nombre à imposer sa volonté et son hégémonie sur le plus grand nombre.

    La division politique initiale d’une société humaine a renversé la relation de la communauté avec le pouvoir qui, de pouvoir consensuel non-coercitif et collectif, passa aux mains d’une personne ou d’un petit groupe de personnes pour qui la préservation de leurs privilèges soudainement acquis par cette caste fraîchement créée des dominants, devint le centre de leur intérêt dès lors lui aussi séparé du reste de la communauté. La division initiale fut-elle d’ordre religieux ou guerrier ? Nul ne le sait et peu importe. De cette situation entièrement nouvelle, sans aucun doute très tôt également alimentée par la toute aussi nouvelle possibilité de la division économique de la société, découla le terrain propice à la création d’un outil administratif de contrôle, de répression et de perception du tribut que chacun se devait désormais de payer à la nouvelle caste dominante, une forme de pouvoir coercitif séparé du corps social, centralisé et bureaucratique. Nous entrons alors dans l’ère de l’écriture, de la société inégalitaire et du proto-Étatisme, qui nous mènera pas à pas et inéluctablement dans ce schéma précis d’organisation sociale, au monstre froid Étatico-capitaliste qui nous étreint et nous suffoque aujourd’hui.Cette concentration humaine divisée politiquement et économiquement demanda la mise en place d’un mode de contrôle de plus en plus drastique et coercitif pour assurer la pérennité du pouvoir à la caste dominante. Les sociétés humaines étaient en voie d’Étatisation et de centralisation bureaucratique. Les premières grandes cités furent sumériennes (dans le sud de l’actuel Irak) puis mésopotamiennes et furent le berceau de la naissance des premiers États de l’humanité, d’abord des cités États, puis au fil des guerres, conquêtes et alliances, des sociétés bureaucratiques à vocation centralisatrice, dirigées par un roi servi par toute une bureaucratie de contrôle politico-économique, notamment sur l’imposition coercitive du paiement par tout à chacun du tribut à l’autorité comme vu précédemment. Il faudra bien entendu des millénaires pour passer des cités aux cités-États de la haute antiquité aux États monarchiques et dynastiques de l’antiquité, du moyen-âge et aux États-nations modernes. Quoi qu’il en soit, quelque soit le mode de gouvernance, il est toujours centralisé ou tend à la centralisation (cela prît des siècles aux royaumes européens comme la France, d’être unifiés par la force sous une bannière unique), bureaucratique, coercitif et oppresseur, utilisant une administration omniprésente (l’écriture s’est généralisée essentiellement à des fins de comptabilité, d’inventaires, d’arbitrages et d’archivage) pour réguler et imposer la volonté dominante. L’État dans son application générale a réussi coercitivement ce que les sociétés humaines autonomes n’avaient pu faire: il a artificiellement unifié et maintenu par la force des sociétés souvent toujours ancestralement indépendantes, au sein de “frontières” artificiellement créées en éliminant pour ce faire violemment les différences régionales, pour forcer les hommes asservis à interagir non plus pour leur bien commun mais pour le bien exclusif de la classe dominante qui s’est consolidée au gré de l’alliance entre le chef guerriers, le prêtre, le juge et bientôt le bourgeois détenteur du pouvoir commercial et financier.l’État c’est la guerre. L’histoire de l’État se confond avec l’histoire de la guerre.Une fois la société politiquement divisée en un rapport dominant/dominé, très vite les guerriers forment-ils une caste dont la fonction est de protéger le nouveau pouvoir sorti du corps social et ses “chefs” au pouvoir coercitif et despotique par essence et ce moyennant récompense ; ainsi les guerriers et le chef de guerre peuvent devenir les “hommes forts” de ce régime de pouvoir coercitif. C’est ainsi qu’au fil du temps, l’importance prise par la caste des guerriers échafauda peu à peu un rapport nouveau, celui d’un système de dépendance militaire organisée, qui servit de fait à racketter ni plus ni moins les populations rurales tout en tentant de racketter également les populations des villes. Ce système se fondant sur une base centralisée eut des ramifications tant politiques qu’économiques. L’humanité entrait dans le féodalisme.L’antiquité vit la floraison des cités-État, qui devinrent empires s’enivrant de conquêtes territoriales, politiques et économiques, à la quête incessante d’esclaves à qui le dur labeur incombait. Rome fut la dernière puissance hégémonique européenne avant l’ère de la domination chrétienne et établit officiellement l’ordre hiérarchique patriarcal, le concept du “pater familias”, ayant droit de vie et de mort sur sa famille qui comprenait aussi les esclaves, système qui paracheva l’éloignement de l’Homme européen d’une nature qu’il ne visait plus qu’à dominer et asservir. L’Etat autoritaire, divisé, paternaliste dans sa symbolique, régime de racket, de la collecte du tribut des humbles dominés, les serfs, par et pour leurs protecteurs armés, seigneurs et nobles, ceux-ci établissant entre eux une hiérarchie artificielle et despotique entre vassal et suzerain : le féodalisme venait de naître.Les bandes de guerriers s’affrontaient pour le pouvoir régional, des invasions externes se produisaient à intervalles plus ou moins réguliers et jamais les seigneurs féodaux ne parvenaient à protéger les peuples, trop occupés qu’ils étaient à lutter pour le pouvoir et les faveurs royales. C’est ainsi que les plus gros bourgs entreprirent leur fortification pour à la fois protéger la population des armées étrangères mais aussi les protéger des seigneurs locaux. Le concept de la cité médiévale était né.Ces chartes constituaient un serment d’entraide et de confraternité, système antinomique à la domination féodale et à l’asservissement généralisé à la figure patriarcale type en la personne du suzerain et au-delà, du roi
    ce fut la corruption interne qui fit chuter l’autonomie des cités médiévales, essentiellement par l’accumulation de richesses par certaines familles qui devinrent toutes puissantes et finirent par s’allier avec le pouvoir féodal, y voyant une opportunité d’extension de leur pouvoir sur le long terme
    L’union de la bourgeoisie marchande des villes avec les barons, seigneurs locaux mit un terme, vers le XIVème siècle, aux oasis politiques que furent les cités médiévales
    Ainsi les cités médiévales finirent par devenir des cités-États
    cette même bourgeoisie aida grandement à construire la centralisation Étatique qui vit le jour avec les États-nations vers la fin du XVème siècle et au XVIème siècle.
    La chute de la cité médiévale européenne fut consommée avec l’alliance des plus riches familles des guildes marchandes ayant renversée le contre-pouvoir représenté par les guildes artisanales, avec l’église et les seigneurs féodaux locaux. A terme, la cité médiévale fut de plus en plus incapable de protéger la paysannerie alentour dont elle dépendait pour sa subsistance. Cette paysannerie, constamment rackettée pour entretenir des guerres interminables, bascula dans le camps féodal et chercha la protection royale et des grands princes des royaumes dont elle faisait partie.La rébellion des cités médiévales contre le pouvoir féodal échoua au bout du compte parce que la disparité économique, l’accumulation des richesses et les alliances de pouvoir amenèrent les castes dominantes à négliger et à ostraciser la paysannerie. Il devrait pourtant être parfaitement clair que toute société ne peut survivre sans satisfaire le plus élémentaire des besoins: celui de se nourrir
    Au fil des siècles et de l’histoire, il est devenu évident que la question sociale est de fait une question agraire, une question de la terre et de la propriété commune.Bien avant ces évènements, la cité médiévale a privilégié le commerce et l’industrie et donc l’accentuation de la division sociale dans la société au détriment de la voie du milieu fédéraliste. Elle le paya par sa mise sous le joug définitif de l’État et de ses institutions annihilatrices de la liberté. Les chartes des communes garantissaient la liberté, l’indépendance, l’auto-administration et la paix pour leurs populations. Leur chute amena l’avènement de l’État centralisé et de ses inévitables corollaires: la limitation de la liberté, la gestion bureaucratique et la guerre quasiperpétuelle, nécessité absolue pour la survie et l’expansion de l’État outil implacable du pouvoir coercitif dominant.Dès lors, l’État centralisé avait le champ libre et arriva à sa réalisation historiquel’État monarchique repris en main les cités, ses administrateurs s’assurèrent que les institutions des guildes soient détruites, que l’auto-gestion et l’auto-juridiction des cités soient éradiquées et les serments de fraternité entre membres de guildes déclarés crimes contre l’État et sa nomenclature de castes. L’État s’assura également de la fin de la propriété commune des sols, s’empara des terres pour les redistribuer essentiellement aux nobles propriétaires, ce qui servait également à gagner des allégeances royales.En Angleterre, en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, les guildes furent anéanties, sévèrement réprimées, forcées pour certaines à maintenir leur activité et leur fraternité secrètes, les terres confisquées, la loi Étatique fut imposée partout et les institutions politico-juridiques rendirent la justice en lieu et place des pairs des cités désignés sur la base du droit coutumier.la société traditionnelle humaine est fondée sur l’entraide, la coopération, l’observation et l’acquiescement aux lois naturelles, l’auto-organisation, l’auto-juridiction, toutes choses absolument anti-thétiques à l’ordre religieux et aux postulats de l’église qui affirme que tout ce qui peut être bon en l’Homme ne peut avoir qu’une origine divine. Il est évident que la société humaine est très largement antérieure à la religion, à toute forme de religion, à l’État et à toute forme coercitive de pouvoir, ainsi pour imposer le pouvoir coercitif, il est essentiel pour l’autorité sortie du corps social et aidée par les institutions de l’État, de faire disparaître le système politico-social naturel à l’humain, celui de la société non divisée politiquement, qui refuse le despotisme du privilège, de la
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    commercialisation des surplus et de la domination d’une petite caste sur les autres membres. La première mesure consiste à les faire disparaître physiquement, la seconde de les effacer de la mémoire collective. Ceci fut un des objectifs de l’étude historique et de son rendu, ne rendre compte que de ce qui sert le système en place et son oligarchie et pour paraphraser une célèbre tartufferie, que l’on cache cette société égalitaire que l’on ne saurait voir.
    L’étude anthropologique politique moderne a démontré que les sociétés primordiales au pouvoir non coercitif, société non divisée, n’était en rien des sociétés en “développement” politique, des sociétés “incomplètes” pour lesquelles la réalisation de l’État était en progression. La société primordiale dont certaines se sont traditionnellement préservées jusqu’à nos jours, sont des sociétés qui refusent la division et en cela refusent la centralisation du pouvoir, donc l’État. De fait, la division politique de la société ne doit sans doute pas être vue comme une évolution inévitable de la société humaine, bien que ceci fut et est toujours avancé afin de justifier tous les abus autoritaires possibles et imaginables que nos sociétés ont dû endurer sous l’autoritarisme Étatique ; mais plutôt comme une déviance, une erreur de programmation, une “ruse de la raison” diront certains… Il est parfaitement envisageable de concevoir la société humaine comme un être organique dont la division politique initiale ayant permis le terreau fertile à la formation de l’État, outil de gestion des inégalités d’abord politiques puis économiques, est de fait une sorte de cancer (politico-social) la rongeant de l’intérieur. La division de la société ne profite réellement qu’au plus petit nombre ayant le contrôle des moyens de gestion des inégalités afin de garantir à leur caste, et ce mondialement, une sorte de statu quo oligarchique. C’est ce que la structure même de l’État leur permet de faire.L’État-nation correspond à l’étape du gommage, de la disparition forcée des sociétés traditionnelles fondées sur la loi naturelle et le droit coutumier qui en a découlé, sur la propriété collective / communale de la terre, et pour la première fois dans l’histoire de l’humanité une machine coercitive centralisée au service exclusif de la caste dominante écrase les peuples du monde.
    La division politique initiale de la société a permis la relation dominant/dominé et la fracturation de la société entre possédants et associés au pouvoir, dès lors devenu coercitif, d’avec les dénués et assujettis au pouvoir séparé du corps social et qui les maintenaient sous contrôle. Quasiment simultanément se mit en place le système de la propriété privée, institutionnalisant la main mise par le petit nombre d’une grande partie des biens jusqu’ici communs, ceci menant immanquablement à la possibilité de l’accumulation des richesses pour le petit nombre toujours en connexion avec le pouvoir, ce à quoi s’ajouta le mécanisme spéculatif pour le contrôle des marchés et la maximisation de l’enrichissement. Nous devons toujours nous rappeler le fait que l’origine de la division des sociétés humaines est politique avant toute choseL’histoire de la guerre et des conflits de conquête depuis un peu plus de 5000 ans se calque sur l’histoire de l’État. En cela donc, l’État est la guerre.Au fil du temps, la caste dominante politiquement et économiquement au sein des États puis États-nations est parvenue à faire fusionner les intérêts, les nécessités économiques avec ceux du politique
    la seule cohérence de l’État en tant que système institutionnel de la violence pseudo-légitime et de la coercition est sa nature coercitive par construction. Il ne peut exister que par la force et ne peut que favoriser la division de la société afin de maintenir le rapport dominant-dominé, il est l’outil de la préservation du statu quo oligarchique par excellence. L’État est imposé, jamais volontaire, personne n’a jamais accepté l’État et ses institutions de plein gré. De fait, il n’existe que par la force coercitive, puis celle de l’habitude et de la résignation. La seule “réforme” pouvant ramener l’unité au sein de communautés humaines organisées est la disparition de l’État et la dilution de nouveau du pouvoir politique dans le corps social. L’inégalité et la division devenant de nouveau impossibles, l’économique suivrait de manière quasi instantanée pour se dissoudre dans l’égalitarisme naturel inhérent à la société humaine.Ainsi donc la société humaine est passée de manière générale, de société égalitaire au pouvoir non-coercitif à la société en mode inégalitaire à pouvoir coercitif, ce par la division politique primordiale ayant permis le développement d’une relation de dominant à dominé. La division politique a établi deux castes : la caste de ceux qui détiennent et maintiennent le pouvoir séparé hors du corps social et la caste de ceux qui subissent, obéissent et se soumettent, le plus souvent de force ou du moins parce que le choix égalitaire n’existe plus
    L’activité économique crée alors son propre pouvoir qui se développera en parallèle du pouvoir politique. Très vite les deux pouvoirs deviennent complémentaires et ne peuvent plus fonctionner l’un sans l’autre.le pouvoir politique et le pouvoir économique, tous deux centralisés dans très peu de mains, développent une convergence d’intérêts au fil du temps.En deux cents ans néanmoins, l’accumulation de richesses fut telle pour certaines familles, que veulerie, corruption et folie des grandeurs les firent trahir l’équilibre précaire établi et s’associer avec le pouvoir féodal.L’avènement des États-nations monarchiques dès le XVIème siècle en Europe, parangon d’absolutisme coercitif religieux et séculier, vit également les grandes familles de la bourgeoisie du commerce, devenu dès lors, transcontinental, gagner de plus en plus d’influence. Bientôt les États s’endettent auprès de fonds privés, qui se repaient sur les dividendes des guerres et des pillages, de la colonisation galopante et de ses exactions mortifères à seule fin de profit. Le premier grand renversement du pouvoir absolu de droit “divin” monarchique au bénéfice de la grande bourgeoisie d’affaire se produit donc en France en 1789.partir de 1810, le monde occidental passe dans sa phase ultime de domination : la phase capitaliste, la phase de la mise à profit, de la mise sous contrôle financier à la fois du travail d’autrui, de tous ceux qui n’ont que leur force de travail à vendre pour subsister, et des États devenant de plus en plus dépendant des mannes financières et des emprunts privés pour perdurer.
    En cela, les guerres napoléoniennes ont marqué un tournant définitif dans l’histoire politique et économique de l’humanité. Pour la première fois dans leur histoire, les pouvoirs coercitifs centralisés Étatiques dirigés par une oligarchie aux intérêts politico-économiques convergents sont devenus inféodés aux pouvoirs de l’entreprise et de la finance, qui prêtèrent de l’argent aux deux côtés de la belligérance se rendant de la sorte indispensables pour la suite des évènements et gagnant quelque soit l’issue de la guerre. Ce modèle se répètera jusqu’à son apogée durant l’entre deux guerres et la seconde guerre mondiale.
    Depuis lors, toutes les grandes guerres, toutes les conquêtes ne purent se faire que par l’intervention directe ou indirecte de la finance transnationale devenue toute puissante afin de préserver ou de subvenir à ses intérêts.Aujourd’hui, le politique est assujetti à l’économique qui absorbe tout dans un délire total de la tyrannie de la marchandise reine. Tout est marchandise, y compris la vie humaine, l’espace et le temps.

    Une des fonctions importante de l’État, une fois créé (ce qui na jamais été le cas chez les Celtes ni chez les Germains antiques), est d’empêcher par ses mécanismes internes, tout retour à la société égalitaire au pouvoir non coercitif dilué dans le peuple. Là encore, est-ce irréversible ? Sachant que l’origine de l’État remonte à la division politique préalable de la société, là demeure la clef de l’affaire, nous y reviendront dans notre concept du changement futur de paradigme politique.Mais il convient aussi de constater que bien peu de personnes proposent des solutions autres que les sempiternels appels à changer les têtes en haut de la pyramide du pouvoir au gré de cette grande illusion démocratique élaborée par la société du spectacle marchand, cette vaste supercherie qu’est et a toujours été le cirque électoral et le concept fallacieux du vote et du “suffrage universel” pour élire des “représentants” qui si tôt élus échappent à leurs constituants et déambulent au royaume de l’escroquerie et du mensonge institutionnalisés.
    Le pouvoir économique a donc fini par acheter, par s’approprier le pouvoir politique. Il lui aura fallu deux grandes guerres mondiales, que ses cadres supérieurs ont volontairement fomentées, pour y parvenir. Les grands pouvoirs industriels et financiers furent derrière la première et la seconde guerre mondiales dont ils sortirent grandement consolidés. De fait, depuis les guerres napoléoniennes, aucune grande guerre n’a eu lieu sans l’aval et la complicité des milieux industriels et financiers, étroitement inter-connectés et aux intérêts convergents. Pourquoi ? Parce que depuis la première révolution industrielle, les États sont sous la dépendance et donc sous la tutelle de la haute finance et de la grande industrie érigées en cartels inter-connectés et qui prêtent sans relâche aux États, contraints par leurs propres régulations, poussées par leurs contrôleurs financiers, à emprunter sur le marché privé de la finance et des banques. Ceci constitue le grand triomphe de l’idéologie de la marchandise reine et de la finance appelée “capitalisme”. Le capitalisme a non seulement enchaîné la masse prolétaire (est prolétaire dans le monde, toute personne n’ayant rien d’autre que sa force de travail à vendre pour vivre, ce qui correspond à environ 99,5% de la population mondiale, prolétariat qui est en lutte permanente avec la classe dominante, artificiellement créée ne l’oublions jamais…) à sa dictature de la dette et de la disparité grandissante, mais également le système de contrôle de la division politico-économique des sociétés : l’État. Nous passerons sur les détails de cet asservissement total s’étant opéré progressiverment, fort bien analysé par ailleurs, pour nous concentrer sur le résultat final, qui est la phase paroxystique du capitalisme : sa mutation en cours en une entité fasciste supranationale que l’élite impérialiste auto-proclamée a nommé à maintes reprises son “Nouvel Ordre Mondial”. Entité qui envisage la fusion de l’outil de contrôle appelé État et sa bureaucratie tentaculaire avec l’entité des cartels financiers et industriels transnationaux, pour former une gigantesque entité Étatico-industrio-financière représentant un fascisme trans et supra national.
    Il aura fallu moins de deux cents ans à la phagocytose capitaliste pour arriver à son point de saturation final. Les crises économiques fabriquées depuis le XIXème siècle afin de siphonner toujours plus de capital vers le haut de la pyramide à des fins purement spéculatrices de contrôle ont été résolu par des guerres financées et préparées par les contrôleurs du système politico-économique. L’État est une machine de guerre et d’expansion perpétuelle. Il ne peut subsister que par la guerre et la création intermittente d’empires, qui dans l’ère moderne sont contrôlés par les entités de la haute finance.source https://resistance71.files.wordpress.com/2018/05/manifeste-pour-la-societe-des-societes.pdf

    Un exemple de modèle d’anarchie qui fonctionne.
    Regardez les palestiniens. ils vivent sans Etat, et ils s’entraident les uns les autres.
    Regardez Notre Dame des landes, les campeurs s’entraident les uns les autres, et ne se fliquent pas entre eux, ni ne s’agressent entre eux. Et pourtant, Les zadistes, sont tous étrangers des uns des autres, dorment les uns à côté des autres sans se connaitre, réveillés le matin par le son des grenades et des lacrimogènes car
    Les gendarmes qui viennent c’est pour servir Vinci qui veut y construire un aéroport.
    Les modèles d’anarchie ne manquent pas. A Bure c’est pareil.
    Les terrains de camping tout le monde s’entraide, sans se fliquer, sans s’agresser avant que la police engagée par ANDRA la multinationale des déchets nucléaires débarque pour tous les chasser.
    A part les false flag dans les smart cities programmés comme par hasard au moment des manifestations anti loi travail, tout est calme.

    Dans tous les systèmes où l’humain entre en priorité, il n’y a pas de frustration, pas d’agression, pas de guerre, c’est le zen total.

    L’Etat est sans émotion. Les politiciens sont sans émotion. Car ils ne servent pas l’humain, mais l’argent et les banques. Et on a pas besoin d’émotion pour servir l’argent et les banques. En revanche, on a besoin d’émotion pour comprendre l’être humain. Cela s’appelle l’empathie, un mot qui a disparu du dictionnaire français étatiste.

    L’anarchie aime l’homme et lui permet de retrouver sa place dans la nature et de vivre en harmonie auprès de son espèce. l’émotion est la vie. et la liberté. L’homme ne peut pas vivre en liberté dans l’Etat, car l’homme n’est pas aimé par l’Etat. Pour l’Etat, il n’y a que les utiles ou les inutiles, l’être humain dans sa valeur émotionnelle n’existe pas.

    L’Etat aime l’argent et se sert de l’homme pour esclave jusqu’à qu’il n’ait plus besoin de lui. Voilà pourquoi Jacques Attali veut suicider les retraités et qu’on a des lois sur l’euthanasie, que nos politiciens sans émotion veulent imposer.

    L’homme est comme la mer. La nature ne peut pas être dompté. C’est ainsi de toutes les lois de l’univers.

    On peut être fidèle à son compagnon sans besoin de lois.
    Car l’amour et les sentiments sont les plus surs chaines qu’elles soient. D’ailleurs le mariage ne garantit pas la fidélité. Beaucoup d’hommes mariés ont des familles cachées.

    On a pas besoin de lois pour aimer ses parents.
    on a pas besoin de lois pour aimer son prochain.
    On a pas besoin de lois, parce que l’amour fait partie inhérente de l’être humain dès son origine, dès sa création et son premier souffle de vie. Voilà pourquoi j’aime l’anarchie.

    Il y a un sage qui disait: l’homme qui confit son destin à un autre homme est un fou.
    L’Etat c’est confier son destin à un groupe de personnes.
    L’homme est sacré et aucun ni personne ne droit avoir de droit de vie ou de mort sur lui.
    Or l’Etat se permet de tout pouvoir sur l’homme. La présumption de culpabilité remplace toujours la présumption d’innocence avec l’Etat. Car l’Etat n’aime pas l’homme, et est toujours enchanté de supprimer davantage de suspects , car l’Etat sert la bourgeoisie qui veut garder les richesses de la planète pour elle seule uniquement.

    Voilà pourquoi, vive l’anarchie!

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