Résister à la dégénérescence sociale des boulots inutiles (David Graeber)

Imaginez un monde sans boulots de l’inutile

Entretien de Chris Brooks avec l’anthropologue David Graeber

 

7 août 2018

 

url de l’article:

https://roarmag.org/essays/graeber-bullshit-jobs-interview/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

« Les 5 types de boulots inutiles »

 

Est-ce que votre boulot est inutile ? Avez-vous le sentiment que votre position pourrait parfaitement être éliminée sans que cela change quoi que ce soit au cours des choses ? Peut-être même pensez-vous que la société serait en fait meilleure si votre boulot n’avait jamais existé ?

Si vous répondez par “oui” à ces question, alors réjouissez-vous. Vous êtes loin d’être le/la seul(e). Jusqu’à la moitié des boulots qui occupent la population active de nos jours, peut être considérée comme inutile, dit David Graeber, professeur d’anthropologie à la London School of Economics et auteur de “Bullshit jobs: A theory”.

D’après Graeber, les mêmes politiques qu’épouse le marché du libre-échange et qui ont rendu la vie et le travail bien plus difficile pour un grand nombre de personnes ces dernières décennies, ont simultanément produit plus de managers grassement payés, de telemarketers, de bureaucrates de compagnies d’assurance, d’avocats et de lobbyistes qui ne font absolument rien de productif de leurs journées. Le journaliste travailliste Chris Brooks s’est entretenu avec David Graeber afin de savoir comment tant de ces boulots inutiles ont pu même apparaître et ce que cela veut dire pour les activistes socialistes.

Dans votre livre, vous faites la distinction entre les boulots inutiles et les boulots de merde. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur cette différence entre les deux ?

C’est assez facile: les boulots de merde sont justes des boulots durs, pénibles. Un de ceux que vous ne voudriez jamais avoir, des boulots qui brisent le dos, sous-payés, mal appréciés, dont ceux qui les font sont traités irrespectueusement. En fait, pour la plupart, les boulots de merde ne sont pas des boulots inutiles dans le sens de leur inutilité, de leur non-sens, parce qu’en fait ils impliquent faire quelque chose de particulièrement utiles: conduire les gens, construire, prendre soins des gens, nettoyer après eux…

Les boulots de l’inutile sont souvent bien payés, impliquent de beaux packages d’avantages, on vous traite comme quelqu’un d’important et comme quelqu’un qui fait quelque chose qui doit être fait, mais en fait, vos savez que ce n’est en rien le cas. Donc en ce sens, ils sont à l’opposé les uns des autres.

Combien de ces boulots de l’inutile pensez-vous qu’on pourrait éliminer et quel genre d’impact cela aurait-il sur la société ?

En fait la plupart d’entre eux, c’est là toute l’affaire. Les boulots inutiles sont ceux où les personnes les faisant pensent secrètement que si le boulot (ou même parfois l’activité entière à laquelle ils appartiennent)  disparaissait, cela ne ferait aucune différence ou peut-être, comme ce serait le cas avec les telemarketers, les lobbyistes et bien des boulots des firmes du droit des affaires, le monde n’en serait que meilleur.

Et ce n’est pas tout: pensez à tous les gens travaillant vraiment en soutien de ces boulots de l’inutile, qui nettoient leurs burlingues et leurs bâtiments, qui en font la sécurité et qui les chaperonnent, s’occupant des dégâts psychologiques occasionnés sur des personnes travaillant dur dans des fonctions illusoires ne servant à rien. Je suis certain qu’on pourrait éliminer la moitié des boulots qu’on fait et que cela aurait des effets positifs sur tout, ainsi que sur l’art, la culture et l’environnement.

J’ai été fasciné par la connexion que vous avez faite entre la montée de ces boulots de l’inutile et le divorce productivité du travailleur et salaire. Pouvez-vous expliquer ce processus et comment cela s’est développé ces dernière décennies  ?

Honnêtement, je ne suis pas sûr du tout de l’aspect novateur de ceci. La question n’était pas tant celle de la productivité, au sens économique du terme, que le bénéfice social. si quelqu’un nettoie, prodigue des soins infirmiers, cuisine ou conduit un bus, on sait exactement que ce qu’ils font est important. Ce n’est pas aussi clair et net pour un manager de département d’entreprise ou un consultant financier. Il y a toujours eu quelque chose d’inversé dans la relation entre l’utilité d’une forme donnée de travail et la compensation reçue. I y a quelques exceptions bien connues à cette règle comme les médecins et les pilotes de ligne, mais en général ceci demeure vrai.

Ce qui s’est produit a été moins un changement de schéma qu’une vaste inflation du nombre de ces boulots inutiles et relativement bien payés. Nous nous référons ici de manière erronée à la montée de l’économie du service, mais la plupart des boulots du service sont utiles et mal payés, je parle ici des serveuses, serveurs, des chauffeurs uber, des coiffeurs etc… et leur nombre n’a pas grandement varié. Ce qui a bien changé est le nombre de boulots bureaucratiques et de gestions, qui semble avoir triplé par rapport à la proportion de travailleurs au siècle dernier. C’est là, dans ce domaine que surgissent ces boulots de l’inutile.

Kim Moody argumente que la hausse de la productivité et la baisse de salaire ont plus à faire avec les techniques d’intensification du management, comme la production à point et la technologie de surveillance qui régit les travailleurs, qu’avec l’automatisation du travail. Si cela est vrai, alors il semble que nous soyons coincés dans un cercle vicieux d’entreprises créant toujours plus de boulots inutiles pour gérer et régenter les travailleurs, rendant leur travail par là toujours plus merdiques. Qu’en pensez-vous ?

C’est définitivement vrai si on prend on considération Amazon ou UPS ou Wallmart. Je suppose qu’on pourrait dire que les boulots de supervision qui causent l’accélération du service ne sont pas vraiment des boulots inutiles parce qu’ils font quelque chose, même si c’est par le truchement de quelque chose qui n’est pas bien sympa. Si la robotisation de l’industrie a vraiment causé de gros gains en productivité dans la plupart des secteurs, ce qui veut aussi dire qu’il y a moins d’ouvriers, bien que ceux qui demeurent soient mieux payés que ceux des autres secteurs de manière générale.

Quoi qu’il en soit, dans tous ces domaines, il y a la sérieuse tendance à ajouter des niveaux inutiles de gestion entre le patron, ou les gens du pognon et les ouvriers, les travailleurs et en bien des points, leur “supervision” n’accélère en rien quoi que ce soit, cela aurait même plutôt tendance à ralentir les choses. Ceci est prouvé encore plus vrai lorsqu’on bouge vers le secteur de l’assistance qu’elle soit médicale, éducative, sociale. Là la création de boulots inutiles et le processus concomitant de rendre inutile le travail réel est rampant, forçant les infirmières, les médecins, les enseignants à remplir des formulaires administratifs sans fin tout au long de la journée. Ceci a pour effet de ralentir la productivité. C’est ce qu’en fait montrent les statistiques: la productivité dans l’industrie explose le plafond avec les profits qui vont avec, tandis que dans le secteur des services sociaux et éducatifs, la productivité décline, donc les prix grimpent et les profits ne se dégagent qu’en pressant sur les salaires, ce qui explique en retour pourquoi il y a tant de grèves et de mécontentement chez les enseignants, les personnels médicaux et même les médecins dans bien des parties du monde.

Un autre de vos arguments est celui de la structure féodale de l’entreprise moderne loin de l’idéal hypothétique du capitalisme de marché. Que voulez-vous dire par là ?

Quand j’étais au lycée, on m’a enseigné que le capitalisme voulait dire que des capitalistes, propriétaires des moyens de production, comme disons des usines, louaient de la main d’œuvre pour produire des choses et ensuite les vendaient. Ils ne pouvaient donc pas trop payer leurs ouvriers afin de dégager un bénéfice, mais ils devaient les payer suffisamment pour qu’ils puissent acheter ce qu’ils produisaient. Par contraste, le féodalisme c’est quand vous prenez votre profit directement, en facturant des loyers, des frais, des dûs, tournant les gens en esclave de la dette ou en les secouant durement économiquement.

De nos jours, la très vaste majorité des bénéfices d’entreprises ne provient pas de ce qui est produit et vendu, mais de la “finance” ce qui est un doux euphémisme pour dire “la dette des autres”, facturant des loyers, des frais, des agios etc… C’est du féodalisme dans sa définition la plus primaire et classique. “l’extraction directe juridico-politique”, comme ils le disent parfois si bien.

Ceci veut aussi dire que le rôle du gouvernement est bien différent. Dans le capitalisme classique, celui-ci ne fait que protéger la propriété privée et peut-être aussi régule la main d’œuvre pour que ce ne soit pas trop difficile, mais dans le capitalisme financier, vous tirez vos bénéfices du système légal et judiciaire, ainsi les lois, règles et réglementations sont absolument cruciales, vous avez en permanence besoin que le gouvernement vous soutienne alors que vous secouez toujours plus les gens pour toucher les dividendes de leurs dettes.

Ceci aide aussi à expliquer pourquoi les enthousiastes du marché ont tort lorsqu’ils affirment qu’il est impossible ou du moins très peu probable que le capitalisme ne produise des boulots inutiles.

Oui, exactement. De manière amusante, les libertariens et les marxistes tendent à m’attaquer sur ces positions, la raison en est que ces deux idéologies opèrent toujours sous une conception du capitalisme qui a existé peut-être dans les années 1860: plein de petites entreprises en concurrence pour produire et vendre des trucs. C’est toujours partiellement vrai si vous parlez de restaurants et il est vrai que ce type d’entreprises ne vont pas employer de la main d’œuvre dont ils n’ont pas besoin. Mais si vous parlez des grandes entreprises qui dominent l’économie de nos jours, celles-ci opèrent sous une logique totalement différente. Si les bénéfices sont créés par les frais, les loyers et en créant et en demandant le recouvrement de la dette, si l’État est impliqué dans l’extraction du surplus, alors la différence entre la sphère politique et la sphère économique a une sérieuse tendance à se dissoudre. Acheter la loyauté politique pour vos plans d’extraction est en soit une action économique.

Il y a aussi des racines politiques à la création des boulots inutiles. Dans votre livre vous citez  de manière frappante le président Obama. Pouvez-nous nous parler de cette citation et ce qu’elle implique au sujet de la politique de soutien à ces boulots de l’inutile ?

Lorsque j’ai suggéré qu’une des raisons pour que ces boulots inutiles existent est l’utilité politique pour certaines personnes puissantes, alors bien entendu, on m’a accusé d’être paranoïaque et d’être un théoricien du complot., même si ce que j’écrivais était en fait une anti-théorie du complot, pourquoi les riches et puissants ne se rassemblent-ils pas et ne font ils rien au sujet de ce problème ?

La citation d’Obama fut comme l’arme du crime au canon encore chaud à cet égard, il avait dit en substance “bon tout le monde dit qu’une assurance maladie a ticket simple serait bien plus efficace, mais pensez un peu, nous avons des millions de personnes qui travaillent dans ces boulots avec toutes ces firmes en concurrence à cause de toute cette redondance et de toute cette inefficacité. Que va t’on faire de tous ces gens ?” Il avait alors admis que le libre-échange, la loi du marché libre était moins efficace, dans le secteur de la santé du moins et que c’était précisément le pourquoi de sa préférence: cela maintenait en place ces boulots de l’inutile.

C’est intéressant de constater que vous n’entendez jamais de politiciens parler de boulots manuels, là c’est toujours la loi du marché pour en éliminer autant que possible, ou couper leurs salaires et s’ils souffrent, et bien il n’y a vraiment rien qu’on puisse faire. Par exemple, Obama ne se préoccupait pas des ouvriers de l’industrie automobile rendus au chômage ou qui devaient consentir à d’énormes sacrifices sur les salaires juste pour garder leur boulot après que leur industrie ait été renflouée. Donc certains boulots ont vraiment plus d’importance que d’autres.

Dans la cas d’Obama il est assez clair pourquoi: comme l’a récemment fait remarquer Tom Frank, la parti démocrate a pris une décision stratégique dans les années 1980 de larguer la classe laborieuse qui le soutenait et de la remplacer par la caste de la classe moyenne gestionnaire. c’est maintenant la base de l’électorat du PD ; et bien entendu, c’est exactement la strate de la société où sont concentrés tous les boulots inutiles…

Dans votre livre vous insistez que ce ne sont pas seulement les démocrates qui sont institutionnellement investis des boulots inutiles, mais les syndicats également. Pouvez-vous expliquer comment les syndicats ses ont investis à soutenir et à faire proliférer tous ces boulots de l’inutile et qu’est-ce que cela veut dire pour les activistes syndicalistes ?

Ils avaient l’habitude de parler d’édredon de plumes, d’insister sur l’emploi de travailleurs non nécessaires. Bien entendu, toute bureaucratie aura tendance à accumuler un certain nombre de positions bidons. Mais ce dont je voulais parler était simplement la demande constante pour “plus de boulots” comme étant la solution de tous les problèmes sociaux.

C’est toujours ça que vous pouvez demander sans que personne n’y objecte, vous demandez à être autorisé à gagner votre part. Même la célèbre marche de Martin Luther King Jr sur Washington fut nommée la “marche du travail et de la liberté”, parce que si vous avez le soutien des syndicats, alors la demande pour plus de boulot doit figurer. Et paradoxalement, si les gens bossent en free lance ou dans des coops et ben ils ne sont pas syndiqués n’est-ce pas ?…

Depuis les années 1960, il y a eu une lignée radicale qui a toujours vu les syndicats comme partie du problème et non pas de la solution pour cette raison. Mais je pense que nous devons penser à ce problème en des termes plus larges: comment les syndicats qui autrefois revendiquaient moins d’heures de travail, moins de travail, en sont venus à accepter cet échange bizarre entre hédonisme et puritanisme, ce sur quoi est fondé le capitalisme de consommation, que le travail devait être “dur” (ainsi les bonnes gens sont “ceux qui travaillent dur”) et que le but du travail est la prospérité matérielle et que nous devons souffrir pour gagner le droit de consommer jouets et gadgets.

Dans votre livre vous parlez en longueur de la fausse vision conceptuelle traditionnelle de la classe laborieuse. Vous argumentez que les boulots cols bleus ont plus ressemblé au travail avec les femmes plutôt que celui des hommes en usine. Ceci veut dire que les travailleurs des transports en commun ont plus de choses à voir avec les boulots d’aide sociale ou d’enseignant que de porteurs de briques sur un chantier. Pouvez-vous nous en parler plus et aussi comment cela se connecte t’il avec les boulots inutiles ?

Nos sommes obsédés par l’idée de “production” et de “productivité” (qui doit “croître”, d’où le terme de “croissance”), ce qui je le pense a une origine théologique. Dieu a créé l’univers. Les humains sont condamnés à devoir imiter dieu en créant leur propre nourriture et leurs vêtements, etc, le tout dans la douleur et la misère. Ainsi nous pensons le travail en matière de sa “productivité”, même l’industrie de l’immobilier ! alors qu’en fait, un simple moment de réflexion devrait nous montrer que le travail n’est pas faire quelque chose, mais que c’est nettoyer et polir et surveiller et faire attention, aider et maturer et réparer et prendre soin des choses.

Vous fabriquez une tasse ou un bol une fois ; vous la lavez mille fois. C’est ça le boulot essentiel de la classe laborieuse. Il y a toujours eu beaucoup plus nourrices, de cireurs de chaussure, de jardiniers, de ramoneurs, de prostituées, de nettoyeurs et de bonnes, que d’ouvriers d’usine.

Et oui, même les contrôleurs de tickets de métro, qui semble n’avoir plus rien avoir à faire avec les poinçonneuses automatiques, sont vraiment là au cas où un enfant se perde, quelqu’un soit malade, ou calmer un pochetron qui ennuie les usagers… Pourtant nous laissons tout cela livré à nos théories de la valeur, ce qui revient toujours à la “productivité”.

Je suggère l’inverse, comme les économistes féministes l’ont suggéré, nous pourrions penser au travail d’usine comme un boulot d’attention, parce que vous voulez construire des voitures ou construire des routes pour que les gens puissent aller là où ils doivent. Il est certain que quelque chose de similaire est sous-jacent le sens que les gens ont de leur boulot en tant que “valeur sociale”, je dirais même plus, que rien n’a de valeur sociale s’ils ont un boulot de l’inutile.

Il est très important à mon sens de commencer à reconsidérer la valeur sociale que nous attachons au travail entrepris et accompli et ceci va devenir encore plus important alors que l’automatisation rend le travail d’attention encore plus important, spécifiquement parce que cela représente les zones que nous ne voudrions pas être automatisées. On ne voudrait pas de robots s’occupant du poivrot du coin ni pour réconforter un enfant perdu. Nous devons voir la valeur sociale dans le type de boulot qu’on ne voudrait voir que des humains faire.

Quelles sont les implications de votre théorie des boulots inutiles pour les activistes du travail ? Vous dites qu’il est difficile de se représenter quelle forme pourrait prendre une campagne contre les boulots de l’inutile, mais pouvez-vous lancer quelques idées et manières dont les syndicats et les activistes pourraient se servir pour affronter ce problème ?

Je voudrais parler de “la révolte des classes attentives”. La classe laborieuse a toujours été une classe de l’attention, non pas parce qu’elle fait l’essentiel du boulot d’attention, mais aussi parce que, peut–être en résultat, elle ressent plus d’empathie que la classe des riches. Bon nombre de recherches psychologiques le démontrent. Plus vous êtes riche, le moins compétent vous êtes à même comprendre les sentiments des autres. Alors essayer de repenser le travail, non pas en tant que valeur de profit ou une fin en soi, mais comme un matériel d’extension de l’attention qu’on porte à la société, est un bon début.

Je proposerai même que nous remplacions les termes de “production” et de “consommation” par les termes d’ “attention, apporter des soins” et “liberté”, porter attention est ultimement dirigé vers le maintien du niveau ou l’augmentation du niveau d’une personne ou de la liberté d’autrui, tout comme une mère prend soin de ses enfants, pas seulement pour qu’ils soient en bonne santé, croissent et fleurissent, mais dans l’immédiat pour qu’ils puissent jouer, ce qui est l’expression ultime de la liberté.

Ceci est pour le long terme. Dans un sens plus immédiat, je pense que nous devons nous figurer comment nous opposer à la domination des gestionnaires professionnels, pas seulement dans les organisations de gauche existantes, bien que dans bien des cas comme celui du PD, je ne sais pas si on peut les appeler “la gauche”, et donc, nous opposer effectivement à la croissance de l’inutile.

Maintenant, les infirmières en Nouvelle-Zélande sont en grève et un de leurs problèmes majeurs est celui-là: d’un côté leur salaire réel a diminué, mais d’un autre, elles pensent aussi qu’elles passent trop de temps à remplir des formulaires et qu’elles n’ont plus de temps de s’occuper de leurs malades. Ceci représente parfois plus de 50% du travail de bon nombre d’infirmières.

Les deux problèmes sont liés parce que bien sûr l’argent qui aurait normalement été utilisé pour maintenir leurs salaires est maintenant détourné pour engager de nouveaux administrateurs inutiles qui alors les emmerdent avec toujours plus de conneries et de paperasserie juste pour justifier l’existence de leur activité.. Mais souvent, ces administrateurs sont représentés par les mêmes partis, parfois les mêmes syndicats !

Comment peut-on sortir un programme pratique pour contrer ce genre de chose ? Je pense que cela est une question stratégique très très importante.

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20 Réponses to “Résister à la dégénérescence sociale des boulots inutiles (David Graeber)”

  1. de toute façon, avec les robots, il n’y aura plus de boulot.
    La seule chose qui restera aux 90% c’est de devenir des cobbayes des labbos dans les camps FEMA, goulag, laogai.
    boulots inutiles: président, banquier, ministre, bref tous les métiers qui consistent à donner des ordres

    J’aime Shrek, mais Dreamworks vient d’être acheté par Universal en avril 2018, et ils veulent tout changer du personnage de Shrek avec de nouveaux directeurs. Je n’irais pas voir Shrek 5. Mon préféré c’était Shrek 1, car c’est le dessin animé le plus romantique que je connaisse. Encore mieux que la belle et la bête. Oui, Shrek a un côté romantique que la bête n’a pas.
    Etrange non? Un dessin animé avec des humains et deux ogres, et les enfants s’attachent plus à l’histoire des ogres hideux qu’aux humains autour d’eux et ils sont même contents que la belle princesse se transforme en ogresse à la fin , tellement l’histoire d’amour est bien raconté. Parce que le dessin animé montre les ogres avec des qualités humaines, alors que les humains autour des ogres ont des qualtiés ridicules (d’ailleurs on a presque l’impression que celui a créé Shrek a voulu créer une satire de la société, avec des soldats flics idiots, un lord idiot, tous autoritaires et sadiques, avec le rejeté du village, Shrek, qui a la tolérance (il tolère l’ane tout le temps, lol), qui ne tue pas contrairement aux humains qui sont toujours décrits prêts à tuer avec des lances ou des fourches à la main quiconque ils trouvent différents d’eux.
    Enfin de compte, cela prouve que pour la vérité intérieure, et la vérité sort toujours de la bouche des enfants, ce qui compte n’est pas le physique, mais l’âme et la personnalité. Peu importe si tu es hideux, tu seras toujours meilleur que le prince charmant dans Shrek 2. Shrek 2, c’était pour montrer que Fiona aimait vraiment Shrek l’ogre, au point de refuser le prince charmant (super gaté et capricieux et volage). Malheureusement,les gens quand ils grandissent, deviennent plus superficiels, et finissent par ressembler plus au prince Charmant ou à Lord Farquard qu’à Shrek en qualités intérieures. Parce qu’ils prennent le dehors comme identique au dedans, qu’il suffit d’être bien habillé pour être honnête homme, bien maquillé pour être une femme respectable, etc…

    Je viens de regarder Shrek 1 et 2, et j’apprécie toujours le romantisme des choses. A tel point que je me dis, pourquoi je préfère l’histoire d’amour de deux ogres plutôt que deux humains?
    Est-ce le fait qu’ils sont honnêtes l’un à l’autre, et ne se cachent rien? Est-ce leur spontanéité? Leur faculté de reconnaitre leur erreur et se pardonner? L’envie de comprendre l’autre?

    Peu importe, on voit que dans la plupart des autres dessins animés, il n’y a pas autant cette recherche entre couples, même avec les beaux princes charmants et charmantes. En fait, on se rend compte avec Shrek, à quel point les autres couples des autres dessins animés sont superficiels, et qu’ils ne se sont choisis l’un et l’autre uniquement pour leur physique.

    Voilà pourquoi Universal veut saquer complètement Shrek, et créer un Shrek fade et ennuyeux comme n’importe quel prince charmant des autres dessins animés en 2019.

    Voilà pourquoi je suis en colère en tant que fan de Shrek, quoique je sois plus fan de l’âne. Mais bon, j’espère qu’un jour, un dessin animé arrivera avec un être vivant avec des qualités humaines charismatiques qui puissent inspirer les enfants, leur servir de modèle pour compatir pour autrui car les dessins animés ont une forte influence sur la psychologie des jeunes et leur manière de concevoir la société dès l’enfance.

    Faut éviter les Pokémons et tous ces dessins animés de compétition qui poussent à mépriser l’autre. La société japonaise est une société ultra compétitive et suicidairehttp://derives.tv/Le-suicide-chez-les-ecoliers/ et ses dessins animés sont bourrés de personnages qui ne pensent qu’à se concurrencer les uns les autres.

    Si les anarchistes fabriquaient un dessin animé, sur ce que serait un monde idéal sous l’anarchie en ridiculisant le monde étatiste à côté qui serait régné par une sorte de Lord Farquard, ou prince Charmant prétentieux, pour bien montrer que la beauté extérieure n’est pas forcément égal à la beauté intérieure et que les moches peuvent avoir de meilleurs personnalités que les beaux car ils sont moins imbus d’eux-mêmes, moins égocentriques, donc plus attentifs aux autres. Comme dit si justement Shrek, les ogres sont comme les oignons, ils sont complexes, si tu veux les comprendre, ce n’est pas à la première couche, il faut regarder en dessous.

    Voilà pourquoi le NVO n’arrivera jamais à lire les pensées des humains comme il le prétend l’être, car les humains sont trop complexes et ont trop de couches en eux.

    Tiens, un nouveau boulot inutile: celui de Big Brother.
    Savez vous que tous les boulots créés en informatique et en intelligence artificielle c’est précisémment pour collecter des données privées sur les gens et en faire un big data?
    Et bien tous ces métiers de surveillance de la population et de Big Brother sont inutiles.
    Et je pense que c’est uniquement quand les gens comprendront que Big Brother est inutile, qu’ils finiront enfin par se tourner vers l’anarchie, où les hommes seront libres, sans le stress d’être espionné par d’autres hommes, car c’est l’instant mégalomane de l’homme qui le pousse à espionner à l’autre, à prétendre qu’il est meilleur que l’autre, et qu’il doit le surveiller pour le contrôler parce qu’il se pense meilleur que l’autre et qu’il se prend pour un Dieu irréprochable.

    • oui la série des Shrek est une très bonne série. Faut les voir en VO avec les super voix de Mike Myers (Shrek), Eddie Murphy (l’âne), Cameron Diaz (Fiona), Rupert Everett (Prince Charming) et l’excellente Jennifer Saunders (la marraine fée).
      Nous irons même plus loin que ton raisonnement: de nos jours, les meilleurs films, les films qui véhiculent les meilleures idées et avertissements socio-psychologiques… sont les dessins animés.
      Exemples de dessins animés qu’on peut prendre à plusieurs niveaux: « Up » / « Là-Haut » de Pixar (2009) est un des tous meilleurs de ces dernières années. Un des chefs-d’œuvre du dessin animé moderne est à notre sens « Sinbad, la légende des 7 mers » (2003), qu’il faut absolument voir en VO avec les voix de Brad Pitt, Ralph Fiennes, Catherine Zeta Jones et Michelle Pfeiffer… Excellente histoire où il y a tout de l’excellent film en passant par les personnages secondaires.
      Idem pour la série plus récente des « Kung Fu Panda », une fois de plus qu’il faut voir en VO avec les voix de Jack Black, Jackie Chan, Angelina Jolie, Dustin Hoffman, Gary Oldman etc… cast d’enfer avec des voix tip-top.
      Bien sûr il y a toute la série du japonais Hayao Miyazaki, qui a fait de véritables chef-d’œuvres comme « Princesse Mononoké », « Mon voisin Totorro », « le château dans le ciel », « Ponyo sur la falaise » et pour nous son chef-d’œuvre absolu « Le voyage de Chihiro » (2002). Ces films ne sont pas « manga ».
      Le dessin animé moderne a remplacé le cinéma d’art et de qualité d’il y a 30-40 ans (à de trop rares exceptions près). En France, aujourd’hui, seuls Albert Dupontel et Jean Becker gardent à notre sens le haut du pavé et dans cet ordre. 😉

      • tjo@hyjn.com Says:

        Il y a aussi le dessin animé Kimi ni Todoke. Elle pardonne toujours à ceux qui l’offensent, et elle dit toujours la vérité, elle n’a pas de complexe d’infériorité, comme les autres personnages de dessin animé qu’on voit aujourd’hui, elle n’est guère attirante, mais elle gagne l’attention du gars le plus populaire de sa classe grâce à sa beauté intérieure, et gagne contre la fille à la beauté extérieure, mais n’ayant aucune beauté intérieure. Dommage qu’ils n’ont pas fait de saison suite pour l’adaptation au manga. Pourtant, les réalisateurs de dessins animés ont suivi Naruto, pokémon jusqu’à la fin… Et aussi Itazura na kiss, un gentil manga adapté en dessin animé qui lutte contre l’eugénisme, avec un gars froid et prétentieux et super intelligent dont la glace fond peu à peu en tombant amoureux d’une fille idiote mais avec des qualités humaines irréprochables. L’auteur a mouru avant de finir son manga, je me demande si c’est fait exprès… Ce ne serait pas étonnant dans ce pays eugéniste dirigé par les yakuzas…D’ailleurs on voit que l’industrie mangaka japonaise est dirigé par les yakuzas. Les principaux indutries de mangas, le shonen jump, etc… ne publient que des histoires qui mettent les yakuzas en valeur et les décrit comme des héros.
        Alors qu’ils sont courammement employés par Tepco pour envoyer tous les gens endettés par les banques à nettoyer les déchets nucléaires de Fukushima.
        D’ailleurs, il y a eu un manga qui dénonçait Fukushima qui a été censuré par la suite, je crois…
        https://www.20minutes.fr/planete/1372717-20140512-20140512-japon-manga-denoncant-consequences-fukushima-fait-polemique

        • On n’est pas très manga ni animé manga… plus BD traditionnelle dans la lignée franco-belge.
          Une excellente série animée nipponne qui dénonçait science, technologie et cybernétique en 2010 fut « Stein’s Gate », le dessin est manga, mais histoire et personnages sont très recherchés. Série devenue culte depuis.

          1er épisode:


    • On en a oublié (au moins) un qu’on aime beaucoup aussi pour ses différents niveaux d’interprétations:
      « Surf’s Up » ou « Les rois de la glisse » en français (très mauvais titre) avec l’inénarrable et toujours excellent Jeff Bridges dans le rôle de Big Z, encore un film à voir absolument en VO… 😉
      Y en a plein d’autres qu’on oublie c’est sûr…

  2. Je me permets de proposer la (re)lecture du Manifeste contre le travail et ses lois du Groupe Krisis, 1999 après ça !

    https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2018/05/manifeste-contre-le-travail-et-ses-lois.pdf

  3. J’ai inclus le Manifeste contre le travail et ses lois en préambule ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2018/09/03/imaginez-un-monde-sans-boulots-de-linutile-entretien-de-chris-brooks-avec-lanthropologue-david-graeber/

    C’est parfaitement en lien, et je l’ai inclus d’ailleurs, avec la peste religieuse de Johann Most, lorsque DG dit : Nos sommes obsédés par l’idée de “production” et de “productivité” (qui doit “croître”, d’où le terme de “croissance”), ce qui je le pense a une origine théologique. Dieu a créé l’univers. Les humains sont condamnés à devoir imiter dieu en créant leur propre nourriture et leurs vêtements, etc, le tout dans la douleur et la misère. Ainsi nous pensons le travail en matière de sa “productivité”, même l’industrie de l’immobilier ! Alors qu’en fait, un simple moment de réflexion devrait nous montrer que le travail n’est pas faire quelque chose, mais que c’est nettoyer et polir et surveiller et faire attention, aider et maturer et réparer et prendre soin des choses.

      • L’article en lui-même est très long, et à l’époque du pouce levé/baissé et des 140 caractères maxi, faut faire light.
        Mais c’est juste pas possible parfois…
        DG est vraiment intéressant à lire.
        Jo

        • oui et il est dans une démarche de démontage en règle de la société obsolète qui nous a été imposée, il en aborde les tenants « économiques », Clastres, Jaulin, Lizot, Sahlins, Scott abordent plus le côté politique et structurel d’origine. Il est dans leur lignée, même si parfois en ce qui nous concerne, il se perd un peu trop dans le domaine économique, qui n’est pas moteur, mais suiveur. Ceci dit, vu l’importance que la société factice fabriquée lui donne, il faut en démonter les rouages tout en sachant que la solution est POLITIQUE et ne s’aurait que l’être.
          Son bouquin « la dette: les 5000 premières années » a fait date. Il a aussi co-écrit un bouquin avec Marshall Sahlins dont il fut l’élève, sur les rois et l’origine du système monarchique.
          DG est toujours pertinent et recherche les angles d’analyse les plus originaux… pour y voir plus clair et nous y faire voir plus clair. 😉
          Il dit ceci de son environnement socio-éducatif: « J’ai grandi dans une maison pleine de livres et d’idées, plus encore, remplie d’un environnement de grande conscience des possibilités humaines… On ne m’a pas appris à voir l’anarchisme comme un conduit menant au rêve… » Le père de DG fut ambulancier en Espagne durant la révolution sociale de 1936 et devint très ami avec bon nombre d’anarchistes. Il fut indigné par la répression de la révolution par le gouvernement républicain espagnol (aidé des staliniens).

  4. Stein’s Gate (épisode 1)



    • C’est pas rigolo et pas romantique du tout ce dessin animé. D’ailleurs, j’aime pas les animés bourrés de technologie.
      Les vrais histoires de romance les plus belles sont dans des lieux sans technologie, comme dans Shrek. Voilà pourquoi Shrek est aussi populaire auprès des enfants.
      Il y a toujours une sensation de froid ou de malaise inexplicable dans l’ambiance des dessins animés remplis de robots, et de technologie, de cybernétique qui empêchent les vrais romances de pouvoir s’y dérouler…

      • Pas rigolo c’est sûr, mais les Miyazaki ne le sont pas non plus à part quelques scènes éparses. Il y a une romance, compliquée, comme la trame de l’histoire. On est d’accord sur la froideur, mais c’est à dessein, les auteurs dénoncent le « syndrome de l’apprenti sorcier » et ne veulent pas rendre l’environnement où évoluent les personnes attractifs. C’est simplement différent. C’est incomparable avec Shrek. Tous deux sont excellents dans leur genre.
        Un dessin animé marrant et dénonciateur « Robots » (2005) du déganté Chris Wedge (L’âge de glace et la vix de l’infernal Scrat…) qu’il faut aussi voir en VO avec les voix de Ewan McGregor, Halle Berry, Robin Williams, Paula Abdul, Mel Brooks, Greg Kinnear… grande satire de la société de consommation dans un monde de… robots totalement anthropomorphiques.

  5. J’ai horreur des robots, donc je ne regarde jamais les dessins animés avec les robots. D’ailleurs les dessins animés avec robots c’est pour inciter les enfants à considérer les robots comme gentils et innocents, pour les empêcher de se méfier d’eux quand ils seront grands, alors que le NVO se prépare à faire des robots policiers qui décident d’arrêter ou tuer d’eux mêmes n’importe quel humain.
    un monde fliqué par les robots non mercI. Voilà pourquoi je ne peux même pas voir les robots en peinture.

    En plus, il n’y aura jamais de vrai romance dans les dessins animés avec robots. Car dans les dessins animés technologiques, le personnage principale sera accaparé à 70% par la technologie et uniquement à 30% pour la romance. (Et j’ai vu une quantité énorme d’anime avec romance et technologie mélangées pour le constater, c’est toujours de la cyberguerre, qui stresse le héro, il a besoin de beaucoup d’alliés pour combattre, et se met à coucher avec toutes ses alliées femelles dès que sa copine officielle a le dos tourné et il ne la contacte qu’avec un portable ou ordinateur à distance)

    Il y a toujours de l’infidélité ou des amours triangulaires dans les animés romance avec technologie, alors que les animés romance sans technologie,

    C’est différent, des animés sans technologie, les personnages principaux sont à 100% dans la romance.

    La technologie est toujours source d’inquiétude, à cause de ses espions invisibles partout qui gâchent l’ambiance des personnages et rendent leur psychologie instable (peut être à cause des ondes cancérigènes qu’émettent les appareils?).

    Voilà pourquoi on est une société de plus en plus stressée au fur et à mesure que les progrès technologiques avancent…

    D’ailleurs, je me demande si David Graeber est vraiment contre le Nouvel ordre mondial. Après tout, les élites aussi, considèrent qu’il y a plein de boulot inutile et qu’il vaudrait mieux les faire remplacer par des robots.

    En plus, parmi tous les boulots inutiles de cités, David Graeber ne dénonce pas que Big Brother est un boulot inutile.
    Et moi, je trouve cela suspect. C’est américain doit trop aimer Big Brother pour s’en passer à mon avis.
    Je me rappelle avoir lu un autre article parlant de ce que les patrons n’aimaient pas les employés trop intelligents qui connaissaient trop de trucs, c’est pourquoi dans les écoles et facs, les formations sont spécialisées au lieu d’être général. Peut-être que David Graeber se veut le porte parole des patrons qui licencient en masse, car ils ont peur d’avoir trop d’employés qui peuvent servir d’espions à leur entreprise ou dénoncer leurs magouilles au monde, donc moins d’employés, moins d’espions, donc moins de boulots

    David Graeber veut justifier la fin des boulots pour justifier la venue des robots et le licenciement de masse des patrons dans les entreprises
    car il y a bien dit, boulots inutiles pour les humains, mais il n’a pas dit boulots inutiles pour les robots.

    • on pense qu’il ne faut pas tout mélanger. Un robot ou une IA en soi n’est ni bon ni mauvais, c’est un outil, une machine qui devrait le rester. Le problème vient de l’usage qu’on en fait. C’est pareil pour une arme à feu en quelque sorte, c’est un outil (pas forcément faite pour la guerre d’agression…), tout dépend de l’usage qu’on en fait et l’usage passe par le façonnement psychologiques et sociologique des individus. Si une société est juste, égalitaire et a renoncé au pouvoir coercitif donc à la division politique de la société, alors les machines sont d’une utilité incommensurable, car il n’y aura plus « d’étiquette de prix » sur tout ce qu’on voit et fait, il n’y aura plus de salariat. Bien évidemment que la machine est faite par remplacer l’humain dans le travail dans les taches possibles, tout est une question d’usage et de philosophie de la vie. Dans la société de la division dans laquelle nous vivons, la machine, le robot seront employés pour nous asservir, nous contrôler et nous exterminer, on est bien d7accord là-dessus, mais ce n’est pas inéluctable. On le répète, la machine, le robot^machine est amoral (ni bon, ni mauvais), son usage programmé peut être l’un ou l’autre, et le plus sûrement mauvais avec la fine équipe qui est aux manettes de puis bien trop longtemps !
      La révolution sociale et la mise en place de la société des sociétés balaieront tout ça pour restaurer l’équilibre perdu. La technologie peut et doit être utilisée pour le BIEN COMMUN, c’est sa SEULE RAISON D’ETRE !… 😉

  6. Non l’IA n’est pas du tout pareil. Pas du tout. Elle peut mener fin à l’humanité même. Car ce sont des robots plus intelligents que les humains, qui ne peuvent plus être contrôlés par les humains!
    Il faut bannir l’IA absolument, si on ne veut pas devenir les esclaves des robots à long terme. http://www.zone-numerique.com/intelligence-artificielle-quel-danger-pour-lhumanite.html

    • Là encore: si on les programme de la sorte oui… Qui dirige notre société ? Est-ce dans leur intérêt au détriment du bien commun ? Bien évidemment.
      Dans une société des sociétés l’IA aurait ses limites, NOUS serions en contrôle de la machine en permanence. Une fois de plus c’est une question de degré.
      L’IA est une MACHINE qui peut et doit être contenue pour qu’elle ne remplisse que l’intérêt général de toutes et tous, et non pas l’intérêt particulier d’une clique de privilégiés. 😉
      Hawkings pensait en tant que scientifique, il ne remettait pas en cause a structure même de la société, le système le traitait très bien, il faisait partie de « l’élite », de la classe « scientifique dirigeante »…

  7. vision d'un anarchiste Says:

    Il y a toujours des bugs dans l’informatique. Faire confiance aveugle dans un logiciel est pire que faire une confiance aveugle dans un homme. Un homme, tu peux négocier. Mais une machine qui a une haute intelligence artificielle, qui peut marcher, courir, a une volonté indépendante de l’humain, tu ne peux pas raisonner, tu fais comment pour le contrôler? Moi, je suis contre tout logiciel régissant la société. On n’a pas besoin de logiciel quand on a des humains qui peuvent courir, marcher, travailler, réfléchir. Imagine que le programme bonté n’a pas marché dans la machine, et que la machine a un bug, mais que personne ne peut l’arrêter?
    Dans les usines, il y a des humains qui sont tués par accident par leurs robots, car ils n’arrivent plus à le contrôler, et qu’il y a des bug techniques. https://www.generation-nt.com/robot-volkswagen-usine-allemagne-accident-actualite-1916746.html

    Ceux qui veulent des robots, ce sont ceux qui veulent réduire l’humanité. (un robot de nettoyage tue par accident 26 voyageurs à la gare, voyez même les robots de bonne intention tue les gens, alors qu’il n’était même pas créé pour tuer à la base, pour aider à nettoyer la gare, ce qui était une bonne cause! http://www.legorafi.fr/2016/12/01/paris-le-robot-poubelle-de-la-gare-de-lyon-se-revolte-et-tue-26-voyageurs/)

    En plus, les électrosensibles voudront vivre dans des zones blanches, là, où ne passent pas les ondes, et ils aimeraient vivre un endroit où les robots les laisseront en paix.
    Moi, je n’ai pas besoin d’un robot pour me faciliter la vie. Quand j’étais gosse, je n’utilisais même pas l’ordinateur, je vagabondais à vélo dans les campagnes, j’étais heureux comme tout. Je ne comprends pas cette obstination à absolument vouloir des robots ou des pistolets. Pourquoi avez vous absolument besoin de robots ou de logiciels? Vous voulez des logiciels pour régencer l’anarchie, régencer les petites communautés, décider qui va où, dans quel école, grâce à un logiciel régentant tout et qui serait soit disant plus égalitaire?
    Enfin quelque soit le but,
    Si l’anarchie ne prend pas en compte la création de zones blanches pour les électrosensibles
    https://www.midilibre.fr/2015/03/28/poursuivis-par-les-ondes,1142388.php, c’est à dire des zones sans ondes, alors, sur ce point, elle ne vaudra pas mieux que l’Etat qui lui veut supprimer des zones blanches partout pour 2022.https://www.livebox-mag.fr/mobiles/larcep-annonce-accord-historique-supprimer-zones-blanches/
    Il faut donner à l’humain la liberté de choisir entre vivre avec ondes ou sans ondes. C’est cela que j’appelle l’anarchie.
    Sur ce point de vue, je préfère l’anarchie présentée par les arborigènes et les amérindiens et les maoris, qui sont plus capables de créer une anarchie sans ondes pour les électrosensibles
    Si les autres anarchistes veulent des ondes, ils peuvent créer des zones à eux, mais il faudra créer des zones sans ondes pour les électrosensibles à égalité pour qu’il n’y ait pas de dispute.
    « Les électrosensibles à la recherche d’une terre vierge de toute onde »https://www.lemonde.fr/planete/article/2013/08/30/les-electrohypersensibles-a-la-recherche-d-une-terre-vierge-de-toute-onde_3468950_3244.html

    Au final, que la société soit étatique ou anarchique, personne ne pense aux électrosensibles qui veulent vivre sur des terres vierges sans ondes, c’est dommage…

    • Réponse: en programmant, une IA c’est un logiciel, fait par l’humain, c’est une création 100% contrôlable, on lui fait faire ce qui est décidé au préalable. Evidemment, si on laisse des psychopathes décider, alors on récoltera ce qu’ils sèmeront, c’est l’évidence même.
      Il n’y a pas, n’y a jamais eu, ne peut y avoir de solutions au sein du système, il faut en sortir et en en sortant, on résoudra tous ces problèmes inhérents au décisionnaire de manières générale et particulière, comme cette affaire technologique…
      L’anarchie n’est pas vivre avec ou sans onde, ce n’est qu’un cas particulier… L’anarchie, c’est vivre en société non-divisée ou le pouvoir a été réintégré dans le corps social et où les décisions sont prises par les gens, librement associés, sans intermédiaires futiles et vite hors de contrôle.
      Il est important de ne pas mettre la charrue avant les bœufs.
      Il faut avant tout reprendre le pouvoir et le rediluer dans le corps social. de là, l’économique suivra.
      Tout est une affaire de décision, qui les prend et comment ? Tout le reste n’est que blablabla… 😉

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