Folie nucléaire: Three Mile Island, Tchernobyl, Fukushima et plus à venir…

Entretien avec Kolin Kobayashi, journaliste japonais

Nucléaire: “On vit vraiment dans la folie !”

 

Revue Ballast

 

26 juin 2018

 

url de l’article:

https://www.revue-ballast.fr/kolin-kobayashi-nucleaire-on-vit-vraiment-dans-la-folie/

 

Le premier Forum mondial antinucléaire s’est tenu à Tokyo en 2016. Le journaliste japonais Kolin Kobayashi, basé à Paris et correspondant pour Days Japan, s’y est impliqué depuis la première heure. Nous le retrouvons dans un café du centre de la capitale, qui accueillit sa troisième édition en novembre 2017 et réunit des intervenants et des militants de Russie, d’Espagne, du Niger, des deux Amériques et bien sûr du Japon. Le Forum s’acheva alors à Bure, dans la Meuse. En plus d’alerter sur les dangers intrinsèques du nucléaire, Kobayashi aspire à mettre en lumière les travailleurs exposés dans un pays où d’importants séismes sont à prévoir, alors même que ce dernier continue de compter les victimes « collatérales » de l’accident nucléaire de Fukushima en 2011. « On n’en parle pas ; autrement, on serait paniqués. »

L’ancien Premier ministre japonais Naoto Kan a fait savoir qu’il s’était aperçu, au lendemain de l’explosion de la centrale, que le secrétaire général de l’agence de sûreté nucléaire n’était pas un « spécialiste de l’énergie nucléaire » mais un économiste ! Une métaphore à valeur globale ?

Oui. La situation était réellement chaotique car les autorités japonaises n’étaient pas du tout prêtes à affronter un accident nucléaire majeur. Le gouvernement ne pouvait pas imaginer un accident de l’ampleur de Tchernobyl. Ils n’ont pas su gérer la situation et je crois que rien n’a changé, jusqu’à aujourd’hui. La situation est la même ! C’est de toute façon ingérable, un accident de cet ordre. Mais le lobby nucléaire international essaie de montrer qu’il est capable de prendre en main un accident nucléaire et en parle comme s’il s’agissait d’un risque naturel à gérer, à l’instar d’un typhon ou d’un séisme. L’accident nucléaire majeur est compté parmi ces risques ; un parmi d’autres, en somme : ça, c’est le discours officiel. Mais c’est incomparable ! Deux ans après le 11 mars 2011, dans la ville de Sendai, un grand Symposium international a été mis en place avec les organisations onusiennes. Malgré le fait qu’il s’agisse d’un accident qui nous laisse encore aujourd’hui dans un état d’urgence, ils n’ont absolument pas parlé de Fukushima. C’est incroyable, n’est-ce pas ?

Quelle est la situation des 130 000 personnes déplacées au Japon à cause de la situation nucléaire, et qu’on invite à revenir ?

On a 100 000 personnes qui sont déplacées à l’intérieur et à l’extérieur du département de Fukushima. Pour quelles raisons les autorités japonaises décident-elles de faire revenir ces réfugiés ? C’est un problème social et économique extrêmement important. Ils menacent de couper les subventions aux réfugiés qui sont partis ailleurs et qui ne reviendraient pas. Les autorités essaient de dire : finalement, les conséquences radioactives ne sont pas si importantes que ça, vous pouvez revenir, il faudra juste faire attention à ne pas manger d’aliments contaminés, à ne pas passer dans tels ou tels quartiers un peu contaminés ; ainsi, vous pourrez continuer à vivre. Mais la population vivait majoritairement de la terre ; les gens étaient paysans et agriculteurs, le département était l’un des plus importants centres agricoles… Il y a le village d’Iitate : c’était un foyer de l’agriculture biologique ! Juste après l’accident, tout a été contaminé. Un documentaire est d’ailleurs consacré à cette question : Iitaté, chronique d’un village contaminé, du réalisateur Doi Toshikuni. On ne peut pas nettoyer la forêt, la montagne ou les champs ; on ne peut pas tout raser, soulever 30 centimètres de terre et la mettre ailleurs. Alors on nettoie un peu comme ça, à la manière d’une salutation diplomatique, mais pas plus.

C’est une manière pour le gouvernent de minimiser la catastrophe ?

Bien sûr. Il ne faut pas laisser paniquer la population et de ne pas créer une crise économique.

Cela prend-il auprès de la majorité de la population ?

Il y a quelques agriculteurs particulièrement attachés à leur terroir. Certains, désespérés, se sont suicidés. D’autres essaient de collaborer avec des scientifiques afin de minimiser la contamination radioactive et remettre leurs champs en état. Des agriculteurs âgés ne peuvent plus vivre dans une maison préfabriquée d’en moyenne 29,7 m² prêtée par l’État ; ils sont tellement traumatisés… Ceux qui avaient des maisons de famille appartenant à leurs parents, à leurs grands-parents, accueillant leurs enfants et petits enfants, ceux-là se retrouvent tous dans un foyer. Résignés et conscients que, même atteints de maladies cancérigènes dues à la radioactivité, ils n’ont plus longtemps à vivre. Ceux-là se résignent, et reviennent.

Ils savent qu’ils ne vont donc pas léguer ces terres à leur famille.

La majorité des agriculteurs, conscients de tout cela, savent très bien qu’après leur génération, ce sera terminé. Les jeunes ne reviendront plus.

Que peuvent-ils transmettre aux générations futures ?

Les jeunes ont peur de subir la contamination et les familles avec enfants ne veulent pas revenir. Alors les villages, même s’ils étaient déjà petits — 6 000 personnes vivaient à Iitaté avant l’accident, 400 maintenant —, sont constitués en majorité d’une population de personnes de plus de 65 ans qui, une fois morts, n’auront personne derrière eux. Hasegawa Kenichi était fermier ; il a choisi de revenir avec sa mère de plus de 80 ans atteinte de la maladie d’Alzheimer pour continuer à vivre ailleurs que dans une baraque préfabriquée. Il est tout à fait conscient que son village et sa maison sont complètement contaminés. Mais il s’y est résigné. C’est assez tragique.

Comment gérer cette contradiction centrale entre l’urgence sécuritaire de la centrale et la protection des travailleurs livrés à son exposition ?

En réalité, ils ne les protègent pas. L’efficacité économique est prioritaire. Les travailleurs qui sont dans des zones d’irradiations fortes, des zones à risques, ne sont pas les salariés officiels de TEPCO [multinationale japonaise et, avant sa nationalisation, plus grand producteur privé mondial d’électricité, ndlr] : on fait appel à des sous-traitants. En France également, il y a des salariés « officiels » qui ne vont pas — sauf cas exceptionnels — dans des endroits dangereux. Au Japon, il y a dix étages de sous-traitance. TEPCO demande à une société générale de gérer l’ensemble des étages. Et, au final, l’entreprise qui se trouve au dernier étage n’a aucun contact avec TEPCO. La gestion et le contrôle de la santé des travailleurs qui travaillent actuellement à Fukushima Daiichi — 6 000 personnes, tous les jours ! — ne sont aucunement rationnels ni convaincants. Personne ne prend en charge cela.

Sont-ils soutenus par des organisations syndicales ?

Les syndicats officiels liés à Tepco sont complètement pro-nucléaires — comme ici, en France. Le syndicalisme existe peu dans des entreprises de moins de 50 personnes. Il y a bien une association de soutien aux travailleurs nucléaires (il s’agit en fait de plusieurs associations regroupées pour former une association solide1) qui entre en contact avec eux et leur fournit un carnet pour documenter leur carrière, dans lequel ils doivent reporter les postes qu’ils ont occupés, pendant combien de temps, à quels endroits ils sont passés, combien de doses reçues, etc. Ce carnet est utile pour archiver leur état de santé. Normalement, c’est aux autorités japonaises de le fournir à tous les travailleurs, même à ceux qui ne travailleront que dix jours : c’est utile sur le long terme. On sait que certains cancers se déclarent au bout de 30 ans ; après Hiroshima, des cancers liés aux radiations se sont déclarés après un demi-siècle.

Il n’y a pas d’examens médicaux obligatoires ?

L’association propose ce carnet déclaratif car les patrons des petites entreprises sous-traitantes demandent aux travailleurs temporaires de ne pas révéler les doses réelles reçues. Les salariés le savent, et savent aussi qu’en déclarant le chiffre de doses réelles ils ne pourront pas travailler le jour suivant — puisque son seuil de radiation est dépassé. L’exposition va dépendre des zones où ils seront envoyés. Si untel est envoyé dans une zone très contaminée, il pourra travailler d’une traite seulement une heure, voire dix minutes par jour ; d’autres, qui font des travaux de décontamination dans les villages, peuvent travailler plus longtemps. Ils doivent faire des coupures plus ou moins contrôlées. Ceux qui ont besoin d’argent, comme les travailleurs journaliers, camouflent et magouillent donc les chiffres. Vous avez dû entendre parler des mafieux japonais, les Yakuzas, qui démarchent pour trouver des travailleurs précaires prêts à mourir…

Ces travailleurs se déclarent « prêts à mourir » ?

Non, mais ils savent que c’est un risque à prendre. Ce sont des travailleurs précaires qui s’entassent dans certains quartiers populaires et cherchent tous les jours du travail. Ces gens-là sont malades physiquement ; les missionnaires de sous-traitants, les Yakuzas, proposent beaucoup d’argent contre le fait d’être « prêts à mourir ».

L’opinion publique japonaise est-elle correctement informée du sort des travailleurs du nucléaire ?

Officiellement parlant, les Japonais ne sont de toute façon pas informés ; ça reste une zone invisible, sauf pour les militants, les chercheurs et ceux qui s’intéressent d’eux-mêmes à ces problèmes. Le reste de la population n’est pas au courant. Mais des scandales éclatent parfois ça car cela concerne également les Yakuzas et les embauches illégales, sans fiches de salaire officielles, etc. Cela reste de l’ordre du fait divers social, comme il y en a tous les jours : ça passe et on oublie.

Un fait divers et jamais un problème économique et structurel ?
Voilà.

À combien s’élèvent les salaires proposés aux travailleurs ? 

C’est flou. La société qui embauche prélève une marge salariale : au bout des dix étages, la marge prélevée devient importante et le salarié touche à peine plus que le SMIC2. L’État avait promis une subvention spéciale pour les travailleurs du nucléaire mais cet argent a été totalement absorbé par les entreprises. C’est illégal. Une prime qui dépendait de l’endroit où travaillait la personne (700 à 800 euros par mois).

L’État japonais s’est donc servi de l’argent des impôts pour engraisser des entreprises sous-traitantes et sous-payer des individus ?

Oui.

Sans mouvement de contestation ?

C’est comme en France ! La grande majorité des gens sont pris en otage par cette idée reçue que, sans le nucléaire, notre vie et notre civilisation moderne ne fonctionnera plus, qu’il n’y aura pas assez d’énergie pour les hôpitaux, les écoles…

Le Japon avait réagi en fermant, pour un temps, toutes les centrales…

Avant cela, le Japon était couvert par le nucléaire à hauteur de 35 %. On est loin des 75 % de la France. Il est plus facile de le convertir en électricité conventionnelle, fioul, charbon, hydro-énergie…

Quels liens économiques existent entre l’ingénierie française et japonaise ?

Le Japon avait depuis le début des années 1970 une convention de coopération avec la France. S’y échangent des savoirs-faire, notamment au sujet des réacteurs. Les Japonais travaillent bien davantage avec l’ingénierie américaine mais le lobby industriel nucléaire français a commencé à être plus présent — notamment sur la question du retraitement. Il y a une usine de retraitement au Japon, celle de Rokkasho, qui est entièrement de technologie française. C’est pour ça qu’Areva y était présent : pour échanger mutuellement des technologies. Il y a un lien fort actuellement parce que le Japon veut conquérir la potentialité du nucléaire militaire pour être élu comme membre du Conseil de sécurité. Sans tête nucléaire, on est balayés ! Les membres du club sont liés au nucléaire, donc ce sont des liens forts. Actuellement, ASTRID est un nouveau projet de quatrième génération des réacteurs ; c’est le prolongement de Superphénix. C’est une invention franco-japonaise. Les Japonais avaient un surgénérateur de prototype Monju qui a raté — comme Superphénix —, mais ils veulent continuer d’investir.

Superphénix était supposé recycler le nucléaire appauvri utilisé par les centrales principales pour recréer de l’énergie…

Ils fabriquent des combustibles Mox en mélangeant du plutonium puis recyclent à chaque fois ce plutonium pour refabriquer du Mox et en remettre dans le réacteur. Ça, c’était le plan écrit sur la table. Mais ça ne fonctionne pas ! En France, c’est aussi un problème puisque Superphénix ne marche plus. On n’a plus besoin de faire un retraitement. La raison d’être de l’usine de la Hague est remise en cause. Que faire, alors ? Pour le lobby industriel nucléaire, il faut avancer dans cette direction en disant que le plutonium n’est, au fond, pas destiné au nucléaire militaire mais sera utilisé pour la paix ! Le nucléaire civil et le nucléaire militaire sont le recto-verso d’une pièce de monnaie : il n’y a pas de différence, c’est une continuité. Le premier réacteur nucléaire inventé pour faire des bombes atomiques françaises a été développé, non démocratiquement, sur l’usage civil de toutes les centrales nucléaires. Puis les Français ont expérimenté le type américain, pour revenir à leur propre technologie. Malgré les différences techniques entre nucléaire militaire et civil, ils reposent sur le même principe : la fission est contrôlée dans une centrale alors qu’on laisse volontairement dépasser une masse critique dans une bombe atomique.

On parle d’un élément chimique plus accessible que l’uranium, le thorium, comme d’un possible « nucléaire propre » et plus éthique. Qu’en est-il ?

Il est dit qu’avec le thorium il y aurait moins de pollution. Mais il y a toujours un déchet qui reste et on n’a pas de solution pour le déchet du thorium ! C’est comme à Bure, où l’on enfouit des déchets à 500 mètres en sous-sol. Mais imaginons que des tunnels se cassent, qu’il y ait des explosions (comme ce fut le cas aux États-Unis il y a 60 ans, et on n’en parle pas) qui génèrent une grande contamination… La question du déchet nucléaire reste la plus importante car elle est sans solution.
Le Japon est un pays tellement sismique qu’il n’y a pas d’endroit solide pour cacher de tels déchets ! Ce n’est pas comme en Finlande. Et si le magma de notre planète bouge…
 Pour le moment, n’ayant pas vraiment de solution, la plus raisonnable reste de stocker à la surface et de surveiller.

En 2015, on dénombrait 700 000 tonnes de déchets nucléaires autour de la centrale de Fukushima Daiichi…
On se trouve dans une situation très précaire. Dans les trois premiers réacteurs de Fukushima Daiichi, il y a des piscines au sommet des bâtiments. C’est une construction de style américaine : ils n’ont pas créé une structure adaptée à un pays comme le Japon. Après le séisme, l’étanchéité des piscines s’est fragilisée. Et il y a 1 500 blocs de combustibles qui sont stockés et dont on ne sait pas quoi faire. Il aurait fallu creuser un trou et les mettre dans le sol, dans un endroit sûr, mais l’accident de Fukushima a généré une radioactivité si forte qu’on n’a pas encore de robot capable d’effectuer ces tâches — et de loin ! Les travailleurs du nucléaire ne peuvent pas aller dans ces zones : on ne peut rien y faire. En cas de nouveau séisme à cet endroit, il faudra, comme le disait Naoto Kan, évacuer les populations de la région de Fukushima et de celle de Tokyo. Comment ferait-on, techniquement et économiquement ?

Pourtant, un autre séisme est annoncé dans les vingts années à venir…

On vit vraiment dans la folie… On n’en parle pas ; autrement, on serait paniqués. À Fukushima Daiichi, la radioactivité continue de se diffuser car il n’y a pas de confinement. Ce qui a été accompli à Tchernobyl l’a été au détriment de combien de travailleurs morts ? Entre 500 000 et 800 000 personnes ont travaillé et sont mortes ou tombées gravement malades pour cimenter. Et soyons clair : c’est grâce à eux que l’Europe a été sauvée ! Mais c’était l’époque de l’Union soviétique, qui pouvait ordonner au peuple de venir « aider ». Dans un pays libéral et capitaliste comme le Japon, comment voudriez vous embaucher 800 000 personnes pour faire un sarcophage autour de trois réacteurs ?

Serait-ce souhaitable ?
On ne peut pas exiger cela…

Y a-t-il eu des études effectuées sur la faune et la flore autour de Fukushima ?

« Le risque zéro n’existe pas », entend-on chez tous les officiels des organisations internationales. Il y a des scientifiques qui ont apporté la preuves de malformations dans les gènes de plantes, de papillons, d’animaux — de même qu’à Tchernobyl, dont il existe des études poussées. Celles-ci devraient être reconnues internationalement mais le lobby nucléaire domine le débat et affirme qu’il n’y a pas de victimes de la radioactivité. C’est le discours qu’on entend au Japon.

Vous êtes impliqué dans l’organisation du Forum social antinucléaire : c’est en effet assez rare que soient réunis au même endroit différents acteurs sur ces questions…

Dans l’opinion générale de la population française et japonaise, il est dit que c’est une question purement scientifique et technique, une affaire de changement de cap énergétique. Mais, je le redis, la question du nucléaire est inséparable de la question militaire et civile. Il faut vraiment saisir le nucléaire dans sa globalité. Dès qu’il y a un accident majeur, il y a des conséquences énormes sur la santé, l’économie, la politique et la société : il faut comprendre l’ensemble des phénomènes. Pour discuter de cette globalité, il n’est pas suffisant de faire seulement une conférence antinucléaire pour parler d’un côté de la sureté nucléaire et de l’autre des déchets. Il faut parler de l’ensemble des problèmes. La structure du Forum social mondial permet d’aborder toutes les questions scientifiques, sociales, économiques et politiques : il tend à créer un réseau international afin de globaliser les contestations des populations citoyennes, des militants et des scientifiques pour dire qu’il est inacceptable de continuer avec le nucléaire.

3 Réponses vers “Folie nucléaire: Three Mile Island, Tchernobyl, Fukushima et plus à venir…”

  1. anti nuke Says:

    Japon-France : un journaliste japonais démontre les similitudes mensongères du lobby nucléaire entre les deux pays et alerte la population française

    D’autres journalistes japonais du « Asahi Shimbum » ont pu découvrir, dès le lendemain de la catastrophe atomique de Fukushima-Daïchi de mars 2011, et pilotés sur place par nos compagnons Jean et Victor, le site nucléaire du Tricastin. Les japonais alertent les français : « vous allez subir la même catastrophe atomique et vos dirigeants vous mentiront pareillement, réagissez, évitez l’horreur, arrêtez le nucléaire immédiatement ».

    __

    Il ne s’agit pas d’idéologie mais bien de pragmatisme, de la réalité infligeant un cinglant camouflet au dogmatisme atomique. L’horreur nucléaire est au coeur même de la France, sournoise au quotidien par les atteintes radioactives sur la santé et la vie de la population, démoniaque et d’ampleur nationale et européenne par l’explosion inéluctable d’une centrale atomique tricolore. Il ne s’agit pas de catastrophisme mais de rationalité, de données tangibles et incontournables contre lesquelles aucun ingénieur, aucun expert, aucun pilote ne pourra se dresser.

    L’exemple du Japon et de Fukushima-Daïchi, pays hautement techniciste comme la France, est emblématique de la catastrophe qui vient. Le journaliste japonais résidant en France, Kolin Kobayashi, spécialistes des questions nucléaires et des stratégies gouvernementales, engagé dans la lutte contre la folie nucléariste, nous alerte : « vous allez subir la même catastrophe atomique que nous au Japon. Vos dirigeants vous mentiront pareillement pour vous endormir en vous assurant qu’ils maîtrisent la situation. Ne les croyez pas, ils méprisent vos vies. Réagissez, évitez l’horreur, arrêtez le nucléaire immédiatement ».
    http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2018/06/28/Japon-France-%3A-un-journaliste-japonais-d%C3%A9montre-les-similitudes-mensong%C3%A8res-du-lobby-nuc-l%C3%A9aire-entre-les-deux-pays

    Rafles et perquisitions contre les antinucléaires : l’Etat réprime et monte une nouvelle affaire « Tarnac » pour tenter de briser toute résistance

    11 interpellations, 8 garde-à-vue, 10 perquisitions dans des lieux de vie et professionnels dont le domicile d’un avocat parisien, 3 mises en examen et interdits de territoire : l’Etat nucléariste lance une chasse sans merci aux opposants au nucléaire. Contre la fabrication d’une «nouvelle affaire Tarnac», contre les perquisitions, vols d’ordinateurs et rafles de militants antinucléaires et de leurs avocats par l’Etat, contre la criminalisation des luttes sociales et antinucléaires, pour l’arrêt immédiat du nucléaire : des rassemblements de soutien aux militants anti-Cigeo sont organisés devant les préfectures ce mercredi 27 juin 2018 à 18h00 (Vaucluse : Bld Limbert à Avignon).

    __

    Au moins trois personnes mises en examen et interdites de territoire, un avocat en garde à vue, une dizaine de lieux perquisitionnés : les méthodes de la police et de la justice contre le mouvement anti-Cigéo inquiètent de plus en plus de défenseur·e·s des droits humains. La vague de perquisitions à Bure et le placement en garde à vue d’un avocat du mouvement d’opposition au centre d’enfouissement de déchets nucléaires Cigéo suscitent l’indignation d’avocats et de défenseurs des droits humains.

    Heure par heure (https://vmc.camp/)

    Le mercredi 20 juin entre 7h et 18h, des perquisitions ont eu lieu dans plusieurs lieux de vie (collectifs ou non) à Bure et aux alentours. Au total, 11 perquisitions ont eu lieu à partir de 7h du matin à : La Maison de Résistance à Bure (deux arrestations, nombreux contrôles d’identité, du matériel saisi), Cirfontaines-en-Ornois (une arrestation, du matériel saisi), Verdun (une arrestation), Montier-sur-Saulx (pas d’arrestation, du matériel saisi), Commercy (deux arrestations), Biencourt-sur-Orge x 2 (une première perquisition le matin et une seconde l’après-midi dans une autre maison et une arrestation), Ancerville (convocation à une audition libre), Chennevières (convocation à une audition libre), Paris au domicile d’un avocat (une arrestation), Joinville.

    Il y a déjà au moins 10 interpellations, 2 personnes sorties, 8 garde-à-vue confirmées encore en cours et deux auditions libres dans cette journée. Les opérations sont terminées.

    Fil info

    Bure_juin-2018_banderole-new.jpgVendredi 22/06 (Mise à Jour 21h). Toutes les personnes ont finalement été relâchées, après près de 60h de garde à vue pour les dernières. Certaines ont un contrôle judiciaire. Mise à Jour 19h : 3 des 4 personnes encore en garde à vue ont été libérées entre cette nuit et aujourd’hui. Ces libérations ont été accompagnées d’un défèrement pour deux des personnes, la troisième ayant été libérée sans suite immédiate.

    Jeudi 21/06, soirée : 4 personnes (arrêtées respectivement à Bure, Biencourt-sur-Orge, Paris et une de Commercy) sont sorties de garde à vue. 4 personnes ont vu leur garde à vue prolongée au delà de 48h. Mercredi 20/06 à 19h30 : sortie d’une des personne interpelées à Bure sans suite. 18h : la perquisition se termine à la Maison de Résistance à Bure (2 arrestations). 13h12 : Acab. 11h55 : arrestation ciblée d’une personne aux alentours de Bure par des gendarmes stationnés dans un village. 10h : fin de la perquisition à Biencourt-sur-Orge. Pas d’arrestation. Des choses ont été saisies (matériel informatique etc). 9h : plus personne n’est dans la Maison de Résistance (à part les flics et les personnes témoins de la perquisition). Les flics sont en train de fouiller les camions et caravanes. 8h30 : fin de la perquisition à Cirfontaines-en-Ornois. Une personne arrêtée. Des choses ont été saisies (matériel informatique, peinture etc). 7h30 : À la Maison de Résistance, les flics font sortir les personnes une par une avec contrôle d’identité et photo. Les flics semblent vouloir évacuer tout le monde et commencer la perquisition. Il y aurait une cinquantaine de flics et un camion de déménagement. À Mandres-en-Barrois la présence policière est accrue (quelques flics aux coins des rues, un camion de gendarmes mobiles devant l’Affranchie, ils ne contrôlent pas quand on passe devant eux).

    Témoignage

    Marie, 33 ans, animatrice d’ateliers théâtre avec des enfants et comédienne dans une conférence gesticulée sur Bure et Cigéo, a vu son domicile perquisitionné pendant deux heures mercredi matin. « Ils fouillent tout, ouvrent tous les placards, les dossiers, les papiers, le courrier. À la fin, ils m’ont demandé : “Vous n’avez pas de masque de hibou ? On n’en a pas trouvé.” » La chouette et le hibou sont les effigies des occupant·e·s du bois Lejuc, évacué par les gendarmes en février. Ces masques sont portés par les opposant·e·s à Cigéo lors de manifestations légales et d’actions désobéissantes. Son ordinateur, son téléphone et une clef USB ont été saisis.

    Bar-le-Duc_juin-2018_crs-manifestantes.jpegLa jeune femme a ensuite été entendue pendant quatre heures et quart au commissariat de Gondrecourt, en audition libre. « Ils ne m’ont pas expliqué mes droits, ne m’ont pas donné la procédure pour récupérer mes affaires. » Lors de son audition, les questions étaient parfois erronées : « Qui est à la tête de l’association SCI ? », alors que la SCI n’est autre que l’acronyme désignant la société civile immobilière qui possède la maison de Bure, où Marie a vécu deux ans. Ou absurdes : « Êtes-vous responsable de Riseup ? Nous avons des documents qui prouvent que vous incitez les gens à utiliser Riseup », alors qu’il s’agit d’un simple gestionnaire alternatif d’adresses mails.

    Les policiers lui demandent aussi pourquoi les militants pacifiques ne font rien pour empêcher les actions des militants violents. En août 2017, une action contre l’ANDRA, l’agence de gestion des déchets radioactifs, a entraîné un départ d’incendie dans l’hôtel qui fait face au laboratoire de recherche. À d’autres occasions, les grilles de son écothèque ont été renversées et le mur que l’ANDRA avait fait construire dans le bois où sont prévus les travaux de Cigéo, renversé.

    Nous voyons ici se monter sous nos yeux une nouvelle “affaire Tarnac »

    Ces actions ont entraîné une première perquisition à la Maison de résistance pour « association de malfaiteurs », en septembre dernier. Responsable du compte en banque de l’association Bure Zone Libre, Marie entend les policiers lui dire : « Vous n’avez pas rien à vous reprocher. » La complémentarité des tactiques, entre actions légales et actes de blocage, est l’une des revendications du mouvement anti-Cigéo .

    Bar-le-Duc_juin-2018_hiboux-chouettes.jpegParmi les personnes placées en garde à vue et libérées, certaines se sont vu poser des questions sur les actions contre le G20 de Hambourg, en Allemagne, en juin 2017, qui avaient causé des affrontements avec la police et des destructions de biens matériels en ville. Cela s’inscrit dans le cadre d’une autre enquête, précise le procureur de la République, qui fait l’objet d’une coopération entre policiers allemands et français.

    Mais les antinucléaires : « nous voyons ici se monter sous nos yeux une nouvelle “affaire Tarnac”, dont l’objectif est de détourner l’attention des risques réels du projet Cigéo, de construire de toutes pièces des suspects et d’affaiblir la lutte ». Le temps long de l’instruction et la dimension internationale des enquêtes inquiètent les opposant·e·s à Cigéo. « C’est uneépée de Damoclès sur nos têtes. Ça crée de la rage, de la peur et de la colère », commente l’un·e d’entre eux. Pour un opposant à Cigéo « il y a une volonté d’intimider les opposants historiques, et de viser les personnes qui s’organisent face aux dérives autoritaires de l’État en prenant en charge l’automedia, les medics et les legal team ».

    Une avocate qui défend les anti-Cigéo décrit une situation au tribunal de grande instance de Bar-le-duc très défavorable aux militant·e·s. La bâtonnière du conseil de l’ordre de la Meuse, Carine Bourel, représente régulièrement l’ANDRA en audience. Des personnes arrêtées pour des raisons liées à la mobilisation autour de Bure demandent un avocat commis d’office mais ne le voient jamais venir, sont poursuivies pour des délits « ridicules », comme le port d’une arme de deuxième catégorie qui n’est autre qu’une pelle à tarte.

    La présence policière est très importante autour et à l’intérieur du tribunal lors des audiences, au point qu’il faut parfois traverser une double rangée de CRS pour se rendre à la salle d’audience. Les présidents d’audience peuvent se montrer méprisants envers ceux qu’ils appellent « les gens de Bure ». Au commissariat de Bar-le-duc, il n’y a pas de local pour les avocats, si bien que les entretiens avec les clients se déroulent dans une salle dont la porte ferme mal, ce qui ne garantit pas la confidentialité des échanges. Pour l’avocate des militant·e·s, « il est presque impossible de faire respecter les droits de la défense à Bure. C’est l’endroit de France où c’est le plus difficile ».

    Bar-le-Duc_juin-2018_violences-policieres.jpegPour Olivier Glady, procureur de la République, il n’y a pas d’ « acharnement » contre les militant·e·s de Bure : « À l’exception de cinq personnes incarcérées, tous ceux passés devant le tribunal correctionnel, entre 25 et 30 personnes, ont été condamnés à des peines de sursis et de mise à l’épreuve. Il y a eu des relaxes et des classements sans suite. » À l’entendre, « les voix des militants sont plus entendues que celles de la justice ». À voir le silence médiatique sur les gardes à vue et perquisitions de ces derniers jours, il est permis d’en Les associations opposées à Cigéo appellent à des rassemblements dans toute la France le 27 juin.

    Détourner l’attention des risques réels du projet Cigéo

    Dans la nuit du 21 au 22 juin, Étienne Ambroselli, inscrit au barreau de Paris, est sorti de garde à vue sans mise en examen ni contrôle judiciaire. Le juge d’instruction Kevin Le Fur l’a placé sous le statut de témoin assisté, ce qui signifie qu’aucune charge ne permet de le mettre en examen. Il était suspecté d’être impliqué dans deux délits liés à la manifestation non déclarée contre Cigéo, qui s’est tenue à Bure le 15 août 2017, et au cours de laquelle un jeune homme avait été grièvement blessé par une grenade des gendarmes. Lundi 25 juin, une audience présidée par le juge des libertés et de la détention doit avoir lieu au tribunal de grande instance de Bar-le-Duc pour décider du sort du matériel saisi par la police au cabinet de l’avocat, qui est aussi son domicile.

    La bâtonnière du barreau de Paris, le conseil national du barreau et le SAF devraient y assister, en soutien de leur confrère. Lors de la perquisition chez l’avocat des opposant·e·s à Cigéo, un représentant de la bâtonnière de Paris s’est opposé à la saisie de son matériel, au nom de la protection de la confidentialité des échanges entre les conseils et leur client. L’ordinateur et le téléphone ont donc été placés sous scellés. Par ailleurs, Étienne Ambroselli a refusé de donner les clefs d’accès à son téléphone et à son ordinateur, et risque d’être poursuivi, car c’est une infraction pénale depuis une loi récente.

    Pour le syndicat des avocats de France (SAF), « nous sommes en présence de très graves violations des droits de la défense et du secret professionnel, auxquelles le SAF demande qu’il soit mis un terme sans plus attendre », car « ces événements participent manifestement d’une volonté de déstabiliser la défense et d’accéder à des informations détenues par [celle-ci] et couvertes par le secret professionnel ». Pour Gérard Tcholakian, membre du SAF, Étienne Ambroselli subit « une tentative de déstabilisation » et un « déchaînement » de procédures parce qu’« il est un empêcheur de tourner en rond. On est en train de déraper vers une criminalisation des luttes sociales ». Le profil atypique d’Ambroselli, avocat ouvertement militant, a fait de lui une cible pour le monde judiciaire. Selon le procureur de la République, « maître Ambroselli a une double casquette. Il est avocat et militant. Ce n’est pas en tant qu’avocat qu’il a été poursuivi mais en tant que militant. La personne interpellée n’est pas maître Ambroselli mais Étienne Ambroselli ».

    Le Conseil national des barreaux, instance qui représente la profession, condamne « ces méthodes d’intimidation qui visent un avocat dans l’exercice de sa profession, dans un dossier où il était lui-même constitué, et cette atteinte intolérable aux droits de la défense et au secret professionnel ».

    La Ligue des Droits de l’Homme dénonce : « Après les interpellations des lycéens et étudiants au lycée Arago, ce sont dorénavant les avocats qui sont visés, dans le cadre de leur défense d’opposants politiques ». La saisie de l’ordinateur et du téléphone portable de l’avocat des opposant·e·s à Cigéo et son placement en garde à vue « s’inscrivent dans la ligne tenue par le ministère de l’intérieur, dont l’objectif affiché est de fragiliser toute contestation », écrit l’organisation dans un communiqué.

    Les placements en garde à vue d’avocats de militant·e·s sont rarissimes. En 2016, l’avocat d’Action directe, Bernard Ripert, avait été interné d’office en hôpital psychiatrique sur réquisition du procureur de la République de Grenoble, après avoir été placé en garde à vue pour « menaces ou actes d’intimidation envers un magistrat ». Le conseil de l’ordre de Grenoble avait alors vigoureusement protesté.

    La Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) constate qu’il y a « un glissement progressif et insidieux, dans la continuité de l’émotion causée par les attentats de 2015. On se sert de la peur ambiante qu’ils ont suscitée pour réprimer les mouvements sociaux et écologistes ». Sur la base de ce qu’il a observé lors de missions de au Brésil et en Équateur, la FIDH s’inquiète de trouver en France des situations similaires d’abus de pouvoir et de criminalisation de militant·e·s.

    __

    La Coordination antinucléaire du Sud-Est appelle tous et toutes les démocrates et personnes attachées aux libertés et droits de résister, les citoyens qui ne veulent pas voir le pays sombrer dans la répression et la terreur d’Etat et transformé en dictature, à se rassembler devant les préfectures des départements du sud-est le mercredi 27 juin à 18h00

    en soutien aux militants anti-Cigeo, contre la fabrication d’une «nouvelle affaire Tarnac», contre les perquisitions, vols d’ordinateurs et rafles de militants antinucléaires et de leurs avocats par l’Etat, contre la criminalisation des luttes sociales et antinucléaires, contre la poubelle nucléaire Cigéo, pour l’arrêt immédiat du nucléaire.

    Maxime [*], opposant à Cigéo habitant de Montiers-sur-Saulx, dormait tranquillement chez des amis de Commercy quand les gendarmes ont débarqué, à 7 h du matin. « D’un coup, on entend que la porte d’entrée est en train de se faire défoncer, sans sommation. Cela a duré trente secondes à une minute, avant que la porte cède, raconte-t-il. Sont entrés dans l’appartement cinq à dix gendarmes du peloton spécial d’intervention de la gendarmerie [Psig], accompagnés de deux gendarmes-enquêteurs et de gens dont j’ai eu du mal à identifier la fonction. J’étais en caleçon, à peine sorti du lit. Ils ont bondi sur moi. J’ai entendu “Police, à terre, mains dans le dos”. Un flic m’a plaqué au sol et m’a passé les menottes en les serrant assez fort, histoire que le sang ne puisse plus circuler. Et que cela achève de choquer, de sidérer et de faire perdre ses moyens. Une perquisition est une opération de violence totale, visant à te montrer que tu n’es en sécurité nulle part et qu’ils peuvent venir te réduire à rien au cœur même de ton intimité. » Quelques instants plus tard, les gendarmes lui ont retiré ses menottes et lui ont permis de s’asseoir. Ils ont saisi son ordinateur, son appareil photo, son téléphone portable et le reste de son matériel informatique. Maxime apprendra peu après que son domicile de Montiers-sur-Saulx a également été perquisitionné et que les deux habitants de la maison de Commercy où il a passé la nuit ont été placés en garde à vue.

    Dénonçant une opération d’intimidation contre les opposant·e·s au projet d’enfouissement nucléaire, des intellectuel·le·s affirment leur solidarité avec les militant·e·s antinucléaires : « Si les chouettes et les hiboux de Bure devaient constituer une association de malfaiteurs, nous en ferions partie. »
    source https://reporterre.net/Avec-Bure-nous-sommes-toutes-et-tous-des-malfaiteurs#1

    Plus de cent cinquante intellectuel·le·s, auteur·e·s, chercheur·e·s, artistes, éditeur·rice·s, journalistes, avocat·e·s, scientifiques, élu·e·s, ami·e·s,…. ont signé cette tribune :  » Nous, intellectuel·le·s, auteur·e·s, chercheur·e·s, artistes, éditeur·rice·s, journalistes, avocat·e·s, scientifiques, élu·e·s, ami·e·s, n’acceptons pas ces méthodes. Nous exigeons l’abandon des poursuites contre les opposant·e·s et la fin des opérations d’intimidation. Nous appelons à organiser et/ou rejoindre les rassemblements du mercredi 27 juin appelés par les associations de lutte partout en France et ailleurs. »
    http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2018/06/24/Rafles-et-perquisitions-contre-les-antinucl%C3%A9aires-%3A-l-Etat-monte-une-nouvelle-affaire-Tarnac-et-tente-de-briser-toute-r%C3%A9sistance

    Pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité, les antinucléaires vauclusiens et des alentours ont défilé aux côtés des travailleurs en luttes des secteurs public et privé contre la politique de casse, de violence et d’extrémisme atomique du Président-Monarque Macron.

    Jupiter, président des très-riches et valet des USA, est aussi le seul maître de la mise à feu des 300 bombes nucléaires françaises (96 en état d’alerte permanent) et a décidé la modernisation de son sceptre de destruction massive tout en validant, avec son paillasson Hulot, la relance du parc atomique tricolore par des réacteurs nucléaires EPR.
    http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2018/05/26/26-mai-2018-%3A-contre-Macron-le-ma%C3%AEtre-de-la-mise-%C3%A0-feu-des-300-bombes-nucl%C3%A9aires-fran%C3%A7aises

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