Résistance politique contre la sélection universitaire (suite)

Soutien aux étudiants contre la sélection arrêtés par les CRS lors des manifestations pacifiques officiels contre la sélection et contre la sélection Parcours Sup qui néolibéralise les universités françaises

 

Anonyme (par courriel)

 

29 mai 2018

 

Soutien à un camarade Tourangeau (habitant de Tours en patois pour ceux qui ne savent pas ce que cela veut dire tourangeau allez sur wikipedia pour connaître le patois de Tourraine)

Fête à Macron » : un étudiant tourangeau en détention pendant 105h pour s’être protégé des lacrymogènes

Lors du rassemblement parisien du 5 mai intitulé la « fête à Macron », un étudiant tourangeau a été interpellé, a subi 48h de garde à vue, a été placé deux jours en détention — notamment à Fleury-Mérogis — avant d’être déféré en comparution immédiate le mercredi 9 mai.

Son crime ? S’être protégé le visage lors d’un gazage et avoir prodigué des soins aux personnes touchées. Des actes requalifiés par le tribunal en « attroupement en vue de commettre des violences » et qui seront sanctionnés de 100 jours-amendes à 8 euros, ainsi que de 150 euros d’amende pour s’être protégé des gaz lacrymogènes. A cela s’ajoute un mois de prison avec sursis pour refus de prise d’ADN et 127 euros de frais de justice.

Le chef d’inculpation d’ « attroupement en vu de commettre des violences » n’est rien d’autre qu’un procès d’intention sans aucun début de preuve, si ce n’est la présence de l’étudiant au sein de la manifestation. Aucun élément matériel n’ayant été relevé dans ce sens, nous sommes là sur un pur procès d’intention : plus besoin de preuves ou de faits, on peut aujourd’hui condamner sur de simples présomptions non étayées. Bienvenue dans Minority Report !

Nous dénonçons cette criminalisation des mouvements sociaux, qui ne s’embarrasse même plus des faits. Nous apportons notre soutien à l’étudiant victime de cette répression délirante, et à toutes et tous les inculpé-es des mobilisations sociales de ce printemps.

Bonjour à toutes et tous,

Nous, étudiant-e-s mobilisé-e-s de Tours créons ce pot commun https://www.lepotcommun.fr/pot/31dspczf dans le but de venir en aide à un camarade interpellé en marge de la manifestation parisienne du 5 mai 2018. Il a été condamné le 9 mai pour « attroupement en vue de commettre des violences » à 1077€ d’amende (100 jours-amendes à 8€, 150€ pour s’être masqué afin de se protéger des gaz lacrymogènes et 127€ de frais de justice). Il a aussi pris un mois de prison avec sursis pour refus de donner ses empreintes et son ADN. Il a donc besoin d’une aide financière pour sa vie quotidienne.

Le chef d’inculpation « attroupement en vue de commettre des violenes » ne constitue rien d’autre qu’un procès d’intention, ne reposant sur aucune preuve ni aucun fait. Cela condamne uniquement sa présence à la manifestation. A aussi été avancé le fait qu’il a porté assistance à des personnes en souffrance à cause des lacrymogènes.

Nous vous remercions d’avance pour votre participation ❤

https://www.lepotcommun.fr/pot/31dspczf

Vidéo des #ViolencesPolicieres ce matin à #Arcueil #Nanterre : matraques, gazs et charges contre étudiant.e.s, cheminots, postiers (…)

Aucune autre réponse n’existe donc dans votre logiciel @EmmanuelMacron ?

https://twitter.com/cortegedetete/status/994892458516459520

Vendredi, à 10h, rejoignez nous place Jean Jaurès pour manifester contre la loi ORE !

https://twitter.com/CollectifEtu37/status/996867276740669440

Quand la météo annonce du lacrymo

https://twitter.com/EtudiantHarry/status/996352791651213312

Un prof dénonce la supercherie de Parcours Sup

https://twitter.com/malo_rambo1312/status/994593422173450240

Un autre prof universitaire critique Parcours Sup

http://www.snesup.fr/article/lettre-ouverte-dun-oncle-universitaire-son-frere-parent

On rappelle qu’à Tours, où un étudiant a été arrêté pour s’être opposé à la sélection, une lycéenne qui s’opposait à la sélection aussi a été agressée à coups de couteaux par une milice cagoulée de l’extrême droite royaliste, et comme par hasard, cette milice cagoulée n’a nullement été arrêtée elle, preuve d’une collusion entre mafia cagoulée et police.

 » Tours. Une lycéenne mobilisée attaquée au couteau par l’extrême droite

A Tours, ce mardi 17 avril, une élève mobilisée contre la loi Vidal a été attaquée au couteau par trois militants de l’extrême droite cagoulés. L’agresseur pourrait être un royaliste de l’Action Française. Un rassemblement de soutien, réunissant une soixantaine de lycéens, a eu lieu en milieu d’après-midi devant le lycée Balzac.

Aux alentours de 13 h, dans une ruelle près du lycée Balzac, trois militants d’extrême-droite cagoulés ont agressé une lycéenne du fait de son implication dans le mouvement lycéen à Tours contre la loi Vidal et Parcoursup. Selon des étudiants du collectif contre la loi Vidal, l’auteur des coups de couteaux pourrait être membre de l’Action Française. « Depuis les débuts du blocus, on se fait menacer par deux ou trois étudiants royalistes de l’Action Française », témoigne l’étudiante du collectif.

Après une Assemblée Générale, les étudiants ont décidé d’un rassemblement de soutien à la lycéenne attaquée au couteau devant le lycée Balzac, à partir de 15 h. Les forces de police étaient venues en nombre pour « accueillir » les lycéens et étudiants. Malgré la présence d’un cordon de CRS et de plusieurs membres de la BAC, le rassemblement de soutien a bien eu lieu et a réuni une soixantaine de personnes. »

https://www.revolutionpermanente.fr/Tours-Une-lyceenne-mobilisee-attaquee-au-couteau-par-l-extreme-droite

« Une lycéenne mobilisée agressée au lycée Balzac

Vers 13h, une lycéenne mobilisée du lycée Balzac aurait été harcelée et agressée au couteau par plusieurs personnes cagoulées, du fait de son implication dans le mouvement lycéen contre la sélection de Tours. La personne responsable du coup de couteau serait un membre des jeunesses royalistes de Tours. La lycéenne serait actuellement à l’hôpital. Un rassemblement de soutien est prévu à partir de 15h devant le lycée Balzac. »

Nouvelle répression ce lundi matin des lycéen-nes par les forces de police

Entre 500 et 1000 lycéen-nes et étudiant-tes se dirigent vers la gare. »

https://larotative.info/suivi-de-la-mobilisation-etudiante-2743.html

« Contre Parcoursup/ORE : évacuation à 23h du lycée Hugo occupé par les lycéen·nes ce jeudi 17 mai

De l’occupation nocturne contre Parcoursup des lycées Voltaire (16 mai) puis Victor Hugo (17 mai) aux opérations écoles mortes et collège mort du 94, la lutte de la maternelle à l’université continue !

Jeudi 17 mai : communiqué des occupant.e.s du Lycée Victor Hugo.

Nous, lycéen.ne.s d’Ile-de-France mobilisé.es occupons le Lycée Victor Hugo en signe de protestation contre la loi ORE, la réforme du lycée et du bac, et de manière générale contre la politique menée par le gouvernement en place. Notre action constitue une réponse légitime à la fermeture d’esprit et aurefus de négocier dont a fait preuve ce même gouvernement jusqu’à présent.

Elle signifie aussi, plus largement. le refus d’une société inégalitaire qu’Emmanuel Macron prône et que sa politique accentue.

Nous nous opposons à la sélection des personnes SOUS toutes ses formes. d’autant plus lorsqu’elle est basée sur des critères socio-économiques. L’université doit être libre pour tou.te.s, gratuite et émancipatrice. Elle doit favoriser la réflexion, le développement de l’esprit critique de chacun.e. Cela permet une réappropriation des espaces scolaires par les élèves, et de leur éducation.

Cette occupation se rallie aux luttes contre les oppressions, qu’elles soient sociales, économiques, culturelles. politiques. etc. Nous condamnons de même la répression policière et fasciste. Cette occupation appelle à soutenir toutes les luttes actuelles, en particulier la défense du service public sous toutes ses formes. Par conséquent. nous appelons le plus grand nombre de personnes à rejoindre la mobilisation et grossir nos rangs, notamment dans une manifestation unitaire le mardi 22 mai.

Nous tenons à préciser qu’aucune dégradation n’a été constatée et que l’occupation se déroule paisiblement, malgré la tension engendrée par la possible répression administrative et policière

Les lycéen.nes d’Ile-de-France

Mercredi 16 mai, une 100aine de militant·es dans la cour du lycée Voltaire après la manif de cette après midi… Une chouette représentation de la compagnie Jolie Môme, une ambiance de feu !

Communiqué de presse des personnels et parents d’élèves des lycées parisiens et franciliens engagés dans l’action d’occupation nocturne du lycée Voltaire

ce Mercredi 16 mai 2018 19h30 – soutenus par des sections syndicales CGT, SNES et SUD Education.

• Contre Parcoursup, contre les réformes du bac et du lycée général et professionnel.

• Contre la loi Pénicaud de démantèlement de l’ONISEP, de fermeture des CIO et de liquidation de l’enseignement professionnel sous statut scolaire.

• Pour le service public d’éducation nationale et contre le plan social dans la Fonction publique.

Nous, personnels enseignants et parents d’élèves, qui sommes confrontés depuis de nombreuses années à la ségrégation scolaire et au désengagement de l’État, dans des établissements parfois vétustes, mal connectés et subissant des diminutions récurrentes de moyens (réductions spectaculaires cette année encore), ne pouvons accepter la stigmatisation supplémentaire de nos élèves, de nos enfants que représenterait la mise en œuvre de la sélection à l’entrée à l’université avec la nouvelle procédure Parcoursup.

Issus d’établissements de gestion de flux en sureffectifs ou de relégation, nous refusons la disparition du bac national, seul garant de l’égalité de traitement entre nos élèves et ceux des « lycées d’élite » .

Attachés à ce diplôme donnant droit à la poursuite d’études supérieures, nous nous opposons, comme nos collègues universitaires et leurs étudiants, à la mise en place, dès le lycée, d’une formation enfermant les élèves dans une orientation contrainte par une offre scolaire restreinte et inégale d’un établissement à l’autre, par un parcours réduisant les horizons post bac possibles — ou, par une discrimination sociale aggravée, réservant les plus grands choix aux seuls initiés.

L’objectif du gouvernement est clair !

Il s’agit de barrer l’accès à l’enseignement supérieur public aux enfants des classes populaires et des classes moyennes auxquels la loi dite « pour la liberté de choisir son orientation professionnelle » (encore une antiphrase !) entend assigner une place la formation par apprentissage sous le contrôle du patronat.

Encore un paradoxe de nos gouvernants : l’orientation sert de justification à cette casse du service public d’éducation à laquelle elle n’échappe pas elle-même ! Fermeture des CIO, démantèlement de l’ONISEP, création enfin d’un marché lucratif de l’orientation.

Toujours moins d’heures d’enseignement, des enseignements toujours plus déconnectés de savoirs et pratiques pédagogiques disciplinaires, toujours moins d’enseignants (rendus interchangeables par les nouvelles polyvalences et le recours massif à la contractualisation), des effectifs toujours plus nombreux…

Au lycée comme à l’université les recettes de Blanquer sont connues : elles garantissent assurément l’échec scolaire, l’exclusion d’un grand nombre d’élèves et la crise des vocations enseignantes.

Nous disons simplement assez !

Derrière ces nouvelles réductions programmées des moyens, nous avons bien compris qu’il s’agissait d’organiser un plan social d’une ampleur sans précédent, que les attaques des statuts de la Fonction publique devraient bientôt rendre plus facile encore.

Nous disons simplement stop !

Val-de-Marne : semaine de lutte dans les écoles du 30 avril au 5 mai | 30 avril

La mobilisation continue aussi dans le primaire en lien avec les collèges, lycées et universités : la semaine prochaine, programme chargé !

Communiqué du Collectif Éducation de Fontenay-sous-Bois : actions « Écoles désertes » du 30 avril et « Collège Mort » du 2 mai

Les 30 avril et 2 mai derniers, le Collectif Éducation de Fontenay-sous-Bois, rassemblant des parents, enseignants et élus municipaux mobilisés contre la casse de l’éducation publique primaire et secondaire, a appelé les parents d’élèves à ne pas conduire leurs enfants à l’école ni au collège, en signe de protestation contre les fermetures de classes et le manque de moyens criant dans nos écoles et collèges. Cette action répondait elle-même à l’appel du Collectif Éducation 94.

Les parents ayant participé à cette action trouvent regrettable d’avoir à priver leurs enfants d’une journée de classe ou de cours pour faire entendre des revendications parfaitement légitimes, notamment :

• l’annulation de toutes les fermetures de classes dans les écoles et les collèges

• le rétablissement du RASED

• le recrutement d’enseignants remplaçants en nombre suffisant

• la mise en place d’un plan d’urgence éducative pour tout le Val-de-Marne

L’action a été massivement suivie dans 4 groupes scolaires de la ville, soit un tiers des écoles. Voici les taux d’élèves ayant participé à l’action “Écoles désertes” le lundi 30 avril

• École Mot : 50% de participation

• Groupe Scolaire Edouard Vaillant : 69% de participation en élementaire, 48% de participation en maternelle

• Groupe Scolaire Langevin : 50% de participation globale

• Groupe Scolaire Romain Rolland : 75% de participation en élémentaire, 70% de participation en maternelle

Le collège Jean Macé est également mobilisé contre la fermeture d’une classe de 5e l’année prochaine, avec le blocage du standard du collège le 11 avril et deux journées déclarées collège mort (le 18 avril et 2 mai).

Le Collectif Éducation de Fontenay-sous-Bois reste plus que jamais mobilisé contre la casse de l’éducation publique, et prévoit de nouvelles actions, ce printemps et à la rentrée de septembre, si ses revendications ne sont pas satisfaites.

https://paris-luttes.info/fontenay-sous-bois-bilan-des-10231

Macron veut faire comme Sarkozy, réduire le nombre d’enseignants de la fonction publique sur toute la France pour réduire le budget. Donc moins de d’étudiants seront acceptés au concours CAPES, AGREGATION même s’ils ont des bonnes notes, à cause des quotas, numéro clausus pour le recrutemement des enseignants. Pour 2018, il y aura 20% d’enseignants de moins qu’en 2017, car le concours a décidé de réduire le taux d’acceptation de titularisation d’enseignants de 20% https://www.lemonde.fr/campus/article/2017/11/30/concours-enseignants-le-nombre-de-places-au-capes-et-a-l-agregation-en-forte-baisse_5222883_4401467.html

Sarkozy a déjà supprimé 80 000 postes d’enseignants durant son quinquenat!

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/357513-sarkozy-et-l-education-entre-mepris-et-meconnaissance.html

France : les étudiants en marche contre Macron

https://solidaire.org/articles/france-les-etudiants-en-marche-contre-macron

soutien à un étudiant de Montpellier pris par les CRS pour avoir un livre de Prévert en poche!

Et plus précisément pour avoir aidé des manifestants à échapper à la nasse des CRS sous le matraquage des lacrimogènes. Sa mère Natalie Dubois qui est pauvre et n’a pas les sous pour payer les frais d’avocat (qui se font payer très cher dans cette sainte profession) a mis une demande de dons car les CRS veulent faire croupir l’étudiant Abi Dubois en prison afin de décourager le mouvement étudiant contre la sélection, donc si vous voulez l’aider c’est ici

https://www.leetchi.com/c/liberta-for-abi

Voici ce que sa mère Natalie Dubois dit:

– « Bonjour,

Je me présente, je suis la maman d’Abidjahel Dubois étudiant en 3ème années de lettres modernes à Paul Valéry. Comme vous le savez suite à la manifestation du 14 avril 2018 http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/04/01/97001-20180401FILWWW00182-montpellier-manifestation-nationale-des-etudiants-le-14-avril.php, il y a eu 51 personnes mises en garde à vue, il ne devait en rester que 4 et Abidjahel est resté parmi ces 4. Le dimanche soir, j’apprends qu’ Abi passe en comparution directe le lundi 16 avril à 14 heures au TGI de Montpellier. J’ai eu trois avocats en ligne de la ligue des droits de l’homme, c’est très grave Abi est accusé d’outrage et de violence envers deux fonctionnaires des forces de l’ordre, de faire partie d’une organisation ‘terroriste’, bref la totale (Abi nie tous les faits, il avait un livre de Prévert dans la poche, on l’accuse d’avoir tenté de lancer un pavé qui n’a pas été retrouvé. De plus les plaignants ne sont pas obligés de comparaitre, donc aucune confrontation si j’ai bien compris. Leur parole est d’or.). Un des avocats m’explique qu’ils veulent faire un exemple et que pour le moment on se contente d’obtenir un délai pour sa défense et qu’on fasse en sorte que ce délai il puisse le passer à l’extérieur sous contrôle judiciaire, je vous jure que c’était vraiment pas gagné…Bref l’objectif a été atteint, mais cela n’est qu’un sursis, le 14 Mai le procès débute.

J’ai demandé à l’avocat pour faire la demande d’aide juridictionnelle, malheureusement c’est trop tard car il faut le faire avant que l’instruction soit commencée. Abidjahel n’avait pas de carte d’identité (perdue).

Il risque un à trois ans de prison d’après ce que j’ai pu comprendre, pour seulement avoir voulu défendre des idées. Je ne comprends pas, c’est comme si vous étiez pris dans un tourbillon.

Déjà 142 euros à ce jour, je n’en reviens pas. Je vous remercie tous pour votre mobilisation et votre générosité car je sais combien certains doivent déjà être eux-mêmes en difficulté.

Merci encore. Nathalie DUBOIS et merci au nom d’Abi. Paix sur vous.

Nathalie Dubois « ·

– » En réponse à une question de Ray rosello

Bonjour

Effectivement lorsqu’un prévenu est mis en isolation, existence d’une caméra rotative dans la pièce, après effectivement il y a eu une collecte sur les gardes à vue. Mais en fait il est accusé de faits lors de la manifestation que mon fils nie. Il n’appartient à aucun groupe politique, ni syndicat, ni secte ni quoique soit d’autre. Il n’a pas de haine mais appréhende juste la suite ce qui est normal. Je ne peux pas vous en dire tellement plus car tout reste pour le procès. Déjà la semaine dernière il s’est rendu à un partiel organisé à Mermoz et des journalistes étaient là et voulaient l’interviewer ce qu’il a refusé. Je ne sais vraiment pas à quoi m’attendre, tout ce que je sais c’est la gravité de la situation que m’a fait entrevoir l’avocat et c’est vraiment très difficile car on est dans l’incompréhension.

Voilà, je vous remercie pour votre soutien.

Merci encore.

Natalie Dubois »

-« Bonjour,

On est à 455 euros, merci ! Que dire de plus, je suis tellement touchée et Abidjahel aussi.

Abi va bien étant donné la situation, je ne le vois pas beaucoup car il se démène ainsi que son Avocat, il passe beaucoup de temps avec les ami(e)s. Je comprends, en tant que mère j’ai du mal à dissimuler mon anxiété qui est cependant légitime je pense.

J’attends toujours un renversement de situation, je sais que cela peut paraître naïf, mais un des agents qui aurait des remords ou regrets d’avoir accusé injustement mon fils, il suffirait juste de pas grand chose.

Comment l’homme grandit-il ? De part ses expériences et en reconnaissant ses erreurs, son imperfection. Les institutions de police (et autres) étatiques devraient se rappeler cela car qu’est-ce qu’une institution en fait ? Ni plus ni moins qu’un groupement d’individus parfaitement imparfaits comme vous et moi, mais qui ont prêté serment pour l’Etat. Cela inclut-il le droit à de faux témoignages sur une personne parce que la hiérarchie le demande pour faire un exemple, pour tuer la force vive d’une contestation massive sociale.

La peur, peur de perdre son salaire, peur d’une répression si on ose parler, tout cela engendre une obéissance impeccable et implacable.

Le but n’est pas de stigmatiser une personne, peu importe, mais de montrer la résultante de leur impuissance et leur manière injuste et inadaptée de réaction.

Nathalie Dubois. »

– Bonjour,

Comme vous le savez pour la plupart le procès est reporté au 28 Mai sur demande de la partie adverse.

Je ne peux vous en dire plus, il faut tenir le coup c’est tout.

J’espère que le mouvement de soutien physique et moral pour Abidjahël ne faiblira pas avec le temps.

La cagnotte est à 715 euros, je ne vous remercierai jamais assez.heart

Merci à tous.

Natalie Dubois »

https://www.leetchi.com/c/liberta-for-abi

L’Association Solidaire Etudiant de Montpellier soutient Natalie Dubois et son fils Abidjahel Dubois contre la répression des CRS :

« Abidjahel encourt entre 1 an et 3 ans de prison ferme, rassemblement devant le Tribunal de Grande Instance de Montpellier lundi 14 mai à 14h !

Samedi 14 avril, Abi, étudiant en troisième année à l’université Paul Valéry et mobilisé contre le Plan Étudiants et son monde, a été interpellé par les forces de l’ordre durant la nasse du Carrefour City. Il était à la toute fin du cortège afin d’aider les manifestant-e-s à évacuer. Il s’est retrouvé parmi les premiers interpellés.

Lisant du Prévert durant le trajet en bus, il n’a cessé de garder son calme. En garde à vu il a demandé son appel, sa visite médicale, son avocat, et répondait qu’il n’avait rien à déclarer.

Deux policiers, dont un en flagrant état d’ébriété sont venus le placer en cellule d’isolement avec une brutalité injustifiée (clef de bras, bousculade) pendant plus d’une heure. Le policier saoul continuait de l’intimider lui disant qu’il allait le « détruire. »

Abidjahel sera jugé le 14 mai à 14h au Tribunal de Grande Instance de Montpellier. Aujourd’hui, il encourt entre un an et trois ans de prison ferme.

Cette procédure est une honte, cette justice une justice de classe. Il s’agit de sa parole contre celle de la police. Tout ça n’est que politique écoutante et volonté de faire un exemple.

Si des personnes l’ont vu se faire interpeller, merci d’envoyer un message à la page Paul-Va Lève Toi afin de rétablir justice.

Une cagnotte est également disponible pour d’aider la famille d’Abi à financer le procès. Devant cette justice de classe, nous n’avons que la solidarité : https://www.leetchi.com/c/liberta-for-abi

Nous vivons bien dans une justice à deux vitesses, pour rappel les agresseurs du 22 mars sont toujours en liberté https://revolutionpermanente.fr/attaque-de-l-extreme-droite-a-la-fac-de-montpellier-j-ai-vu-l-administration-applaudir-face-au-sang et un témoin clef de l’affaire c’était fait menacer « je vais te peter les genoux » par les forces de l’ordre de Montpellier.

Pas de justice, pas de paix »

https://www.facebook.com/events/425659891221526/

Des étudiants appellent également aux témoins de venir soutenir Abidjahël Dubois à l’audience du 28 mai:

« APPEL A TEMOINS]

Samedi 14 avril, après la manifestation de convergence des luttes Abidjahel Dubois, étudiant en troisième année à l’université Paul Valéry de Montpellier et mobilisé contre le Plan Étudiants et son monde, a été interpellé par les forces de l’ordre durant la nasse du Carrefour City.

Abidjahel Dubois était à la toute fin du cortège afin d’aider les manifestant-e-s à évacuer de la nasse des CRS.

Il s’est retrouvé parmi les premiers interpellés.

Il passe bientôt en procès. Afin de l’aider à préparer sa défense, nous lançons un appel à témoignages.

Si vous avez vu ou filmé l’intervention policière, les arrestations et la nasse du Carrefour City, faites nous signe !

[CONTACTEZ NOUS EN MP] PARTAGEZ SVP !!!! »

https://www.facebook.com/AGMontpellierEtatdUrgence/?hc_ref=ARSthPuYWTbyr_TODdZiOs-2zfN8QKsM5Pd3eOEsFxdp_Qh7VSor4qnzggXWm51i5PM&fref=nf

« RDV AU BARRICADE VENDREDI 25 MAI A PARTIR DE 19h30

Du son, à boire et à manger, soyez généreux.

Evènement de soutien à toutes les victimes de la repression de l’état à Montpellier, soutien aux camarades en prison pour des raisons politiques, aux personnes blessées, mutilés par les forces de l’ordre.

Solidarité face à une politique qui veut nous diviser, nous marginaliser, nous stigmatiser, nous exclure, nous exploiter, nous expulser »

https://www.facebook.com/events/765877020275738/

LES AGENTS DE SÉCURITÉ DE PATRICK GILLI AGRESSENT LES ÉTUDIANT·E·S DE PAUL-VALÉRY

Le président de l’université Paul-Valéry de Montpellier, Patrick Gilli, a embauché des agents de « sécurité » pour empêcher les étudiant·e·s mobilisé·e·s contre la loi ORE d’occuper le campus. L’un de ces agents a lâché son chien contre une étudiante, d’autres se sont montrés très agressifs.

Plusieurs bâtiments de la faculté ont tout de même été bloqués et des étudiant·e·s se sont ensuite réuni·e·s en assemblée générale pour organiser les suites de la mobilisation.

https://www.facebook.com/lepoinginfo/videos/1909621565738483/

Un étudiant est hospitalisé en soins intensifs depuis mercredi à #Toulouse après la chasse aux étudiants contre la sélection. Il a été blessé par l’explosion accidentelle d’une grenade de « désencerclement » lors de son interpellation par la police. Une enquête est ouverte. (Libération)

https://twitter.com/Brevesdepresse/status/994842464845524992

On se rappelle que en 2015, à Toulouse, un étudiant a aussi été arrêté pour avoir participé à une manifestation contre les violences policières suite à la mort de Rémi Fraisse à notre dame des landes http://www.letelegramme.fr/france/sivens-manifestation-en-soutien-a-l-etudiant-emprisonne-17-04-2015-10598968.php

A Toulouse, Les CRS sont tellement occupés à tabasser les lycées et les étudiants contre la sélection, qu’ une secte allemande a décidé de s’installer:

« Une secte qui a été dissoute en Allemagne en raison de maltraitances sur des enfants s’est installée à #Toulouse. L’organisation ferait du prosélytisme pour attirer des jeunes. La présidente d’une assoc. met en garde les autorités (qui ne font rien, puisque on l’a vu, les CRS maltraitent les jeunes qui sont contre la sélection). »

https://twitter.com/Brevesdepresse/status/994917452885712902

Les personnels de Rennes 2 dénoncent les violences policières sur leurs étudiant·e·s, 2 mai 2018.Le mouvement lycéen à Tours a surpris tout le monde, et d’abord les étudiants, un peu débordés jeudi, davantage préparés vendredi. Répression policière totalement disproportionnée (particulièrement vendredi : « dispersion » au gaz dans une rue étroite alors que les lycéens ne bloquaient rien, pas même le tram). À l’université : les motions de départements qui refusent de siéger dans les commissions pleuvent (socio, lettres, espagnol, sciences du langage, géo, droit-langues, liste non exhaustive). Signe que même si les collègues ne sont pas (encore ?) dans la rue, ils rejettent vraiment la loi.

Le CAC a voté une motion (jugée timorée par les étudiants, mais c’est une motion de CAC, dans lequel les élus syndicaux sont minoritaires, donc c’est un bel exploit, ils en ont convaincu d’autres). Le CA se tient demain et nos élus espèrent faire voter une autre motion.

L’AG des personnels a voté mardi dernier une motion qui soutient les lycéens et condamne la répression policière. La section SNESUP a adressé vendredi midi aux organisations syndicales du second degré une proposition de communiqué sur les mêmes questions et qui appelle à amplifier les mobilisations.http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article8203

Interpellations ultra-violentes des CRS et de la BAC alors que le cortège rejoignait l’université Paul Valéry pour organiser la Coordination Nationale des Luttes. Plusieurs personnes sont traînées au sol inanimées. De nombreuses autres blessures (visage, abdomen, bras, jambes). Au moins 2 ambulances appelées sur place. 51 interpellations au total (selon les medias de masse). Des bus sont affrétés par la TAM pour transporter les interpellés à l’hôtel de police.http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article8203#MONTP

Les professeurs de Sociologie de Bordeaux s’annoncent contre la sélection, mais le président vote pour et envoie les CRS https://www.facebook.com/events/209219103014294/:

« Le département de socio de l’Université de Bordeaux s’est prononcé contre la sélection en L1. Résultat : le président Manuel Tunon de Lara désavoue la commission… et le tri sera fait par des personnalités étrangères à la sociologie !

Soutien aux collègues qui montrent la supercherie de Parcoursup et qui défendent une université ouverte à tou.te.s les bachelier.e.s !

Chaîne humaine pour protéger l’Université de Bordeaux contre la loi ORE. L’Université est et doit rester un lieu de savoir ouvert à toutes et tous. Venez habillé.es dans les couleurs de l’Université (bleu). Apportez un livre

Soutien à la Commission d’examen des vœux de la Faculté de sociologie – Bordeaux

La commission d’examen des vœux qui a été constituée à la suite d’un vote de l’Assemblée de la faculté de sociologie a arrêté deux critères pour le classement des candidats à l’entrée en L1 de sociologie. Ces deux critères ont donné lieu à un classement effectif qui permet de répondre à l’ensemble des candidats par un OUI. La non validation par la Présidence de l’Université de Bordeaux de cette commission, qui signe de fait son désaveu, et la constitution d’une autre commission, est un acte grave, que nous ne saurions accepter.

Parcoursup n’est en rien destiné à « orienter », mais à gérer le hiatus entre l’augmentation des effectifs de bacheliers et les capacités d’accueil des universités. Comme en témoignent les difficultés de nombre de commissions en France, dont la presse nationale commence à se faire largement l’écho, il s’opère via un mode de classement particulièrement médiocre, remplaçant le tirage au sort, certes indéfendable mais marginal, par une loterie généralisée. Opaque, inéquitable selon les universités et les filières, triant au final des candidats souvent ex æquo sur des critères indéfendables, il s’expose à de nombreux recours. Nous, refusons de participer à un processus qui aboutira à une sélection injuste et à l’exclusion de nombreux bacheliers pourtant désireux d’entamer des études à l’Université. »

https://www.facebook.com/events/209219103014294/

Quand un étudiant britannique soutient la mobilisation étudiante en France contre la sélection et dénonce que le rêve de Macron est de faire une université comme chez les britanniques de la reine d’Angleterre, (n’oublions pas que Macron a des origines anglaises http://www.dailymail.co.uk/news/article-4695144/French-President-Macron-s-great-grandfather-British.html https://www.mirror.co.uk/news/world-news/french-president-emmanuel-macrons-great-10794502 https://www.express.co.uk/news/uk/801333/Emmanuel-Macron-holidays-in-Britain-wife-Brigitte-Trogneux-hates-Brexit-pro-Europe )

Message reçu dans la boite du comité de mob. A partager !

Chers Camarades,

Etudiant.e.s activistes et employés de l’Univeristé de Warwick au Royaume-Uni, nous avons eu l’idée de faire une vidéo pour soutenir la lutte engagée contre la loi ORE. En Angleterre, l’Université a subie des réformes similaires et nous en ressentons les conséquences au quotidien. Nous avons donc décidé de vous apporter du soutien et de la solidarité en expliquant le fonctionement de notre université qui correspond au rêve Macronien. Ce message reflète la position nationale des étudiants et professeurs de gauche en Angleterre. Nous espérons que le récit de notre expérience de l’Univeristé néo-libérale sera bénéfique a votre lutte.

Postez et partagez cette vidéo un maximum svp. (Si vous avez des contacts dans les médias et que vous pensez que ça peut vous être utile n’hésitez pas).

Solidarité

https://www.facebook.com/WarwickFreeEducation/videos/1124447101031622/?hc_ref=ARR5IirtC92ZqpjkCGyOuJdBZFmt0Lea-6PWZ2866WKbead2auMfTPyd2blzjSvUfIA

Warwick Student-Staff Solidarity – Warwick For Free Education – National Campaign Against Fees and Cuts

https://www.facebook.com/ComiteDeMobilisation/

Dans cette vidéohttps://www.facebook.com/WarwickFreeEducation/videos/1124447101031622/, les étudiants britanniques dénoncent l’avenir des universités françaises qui avec la sélection deviendront comme les universités anglaises, car le rêve macronien disent-ils, est de copier le modèle anglo saxon et disent que leurs universités s’empirent de plus en plus avec la sélection, devenant de plus en plus inaccessibles pour les anglais pauvres (les frais d’inscription sont de 11 000 euros par an, et doivent encore augmenter sans compter la suppression des bourses, etc…)

https://www.facebook.com/WarwickFreeEducation/videos/1124447101031622/

Ici Londres, résistez à la néolibéralisation de l’université sélective (c’est à dire à la sélection imposé par Vidal et Macron qui veulent mettre fin au droit de l’université pour tous http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/08/30/01016-20170830ARTFIG00337-emmanuel-macron-souhaiterait-la-fin-du-mythe-de-l-universite-pour-tous.php)

Les activistes de Warwick à travers les étudiants et le personnel de l’université de Warwick de Londres sont solidaires avec ceux qui, en France, s’opposent aux réformes de l’éducation néolibérale de Macron qui veut instaurer la sélection ! De nous tous à vous: Ne laissez pas tomber le combat!

Nous avons fait une vidéo https://www.facebook.com/WarwickFreeEducation/videos/1124447101031622/ qui détaille ce à quoi notre politique d’ université néolibérale nous oblige à subir – et pourquoi il est impératif de résister, à la fois pour nous pour changer notre université pour le mieux, et pour les étudiants et le personnel en France qui luttent pour garder leurs universités publiques et accessibles pour tous.

* VIVE LA RESISTANCE *

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9 Réponses to “Résistance politique contre la sélection universitaire (suite)”

  1. contre selection et le darwinisme eugenisme social Says:

    Toulouse : l’étudiant grièvement blessé par la police témoigne

    Ses blessures sont notamment dues à l’explosion d’une grenade de désencerclement

    Les étudiants mobilisés contre la sélection à l’entrée à l’université fêtaient les trois mois d’occupation du site Jean Jaurès. C’est cette date anniversaire qu’avait choisi le préfet de Haute-Garonne pour envoyer la police déloger les opposants à la sélection. Mercredi 9 mai, dès 3h45 du matin, les forces de l’ordre ont donc pénétré sur le campus pour défaire les barricades de chaises et de tables érigées par les étudiants. Ces derniers, qui étaient quelques dizaines à dormir sur place et à se relayer pour ne pas être surpris dans leur sommeil par l’irruption de la police, sont sortis en groupe et dans le calme, certains en levant les bras, avant de se diriger ou d’être repoussés vers la station de métro Mirail-Université aux alentours de 5 heures

    à peu près au même moment, et dans la continuité de l’évacuation de l’université, un étudiant a été grièvement blessé.

    Les étudiants présents sur place parlent d’une intervention musclée, avec des coups de matraques et des vitres brisées par les forces de l’ordre (de toute façon, pas la peine de s’inquiéter puisque même quand les forces de l’ordre cassent dans les facs, la facture vient toujours aux étudiants qui l’ont occupés, comme cela on se démet de ses responsabilités, les étudiants ont toujours bon dos et c’est un bon prétexte pour pouvoir encore accuser les étudiants contre la sélection de quelque chose)

    c’est lorsque le groupe d’occupants, une fois repoussé hors du campus, a décidé de prendre le métro en direction de la gare de Toulouse-Matabiau pour y rejoindre les cheminots en grève, que les incidents les plus graves ont eu lieu.

    A leur sortie du métro, les opposants à la loi ORE se retrouvent confrontés à plusieurs policiers de la Brigade Anti-Criminalité. Ceux-ci tentent notamment d’interpeller un étudiant. Dans la confusion, ils gazent, le mettent au sol, une explosion retentit, l’étudiant s’effondre et sera emmené par les pompiers. Guilhem, 24 ans, est encore actuellement à l’hôpital.

    Le parquet de Toulouse a déclaré plus tôt dans la journée que « La personne interpellée souffre notamment de lésions pulmonaires entraînant une incapacité totale de travail (ITT) de 15 jours. » ( 15 jours, alors que maintenant, cela fait plus d’un mois qu’il est à l’hôpital, ils sont généreux avec les flics, ces messieurs du parquet, ils décident de la longueur de la maladie d’un patient alors que même les médecins ne savent pas combien de temps il devra encore rester à l’hôpital!) Selon nos informations, l’incapacité de travail découlant des blessures de Guilhem aurait été, pour l’instant, évaluée à 3 semaines ( 3 semaines, mais là, il est toujours à l’hôpital, donc attendez qu’il en sorte, avant de faire vos pronostics…On ne peut jamais annoncer combien de temps quelqu’un va rester à l’hôpital surtout après ces mutilations causés par une grenade, ils veulent faire croire que les grenades utilisés par la police ne sont pas dangereuses, c’est pour cela qu’ils font tout minimiser l’incident!)

    . Ses blessures les plus graves sont notamment dues à l’explosion d’une grenade en dotation chez les forces de l’ordre.

    C’est alors qu’« une grenade à main de désencerclement, matériel dont était porteur l’un des policiers interpellateurs, dans une poche de son vêtement, devait exploser »

    Libération a de son côté recueilli le témoignage d’une étudiante qui revient sur l’interpellation de Guilhem. Selon elle, alors qu’il était maintenu au sol, « l’un des policiers aurait sorti la grenade de sa poche dans le but de faire reculer le groupe de manifestants ».

    La famille et les avocates de Guilhem ont publié hier un premier communiqué, dans lequel elles rappellent que Guilhem a été, alors qu’il était hospitalisé, « placé en garde à vue », avant que cette dernière ne soit levée vers 13h20.

    Non seulement les CRS ont mutilé l’étudiant au thorax, mais au lieu de le mettre directement à l’hosto, ils l’ont conduit avec menottes d’abord au poste de police, et c’est uniquement quand le gamin s’est effondré qu’ils l’ont finalement mis à l’hosto.

    A Toulouse comme ailleurs, le gouvernement n’a que la matraque comme réponse à apporter à celles et ceux qui luttent contre la sélection sociale à l’université et pour des services publics de qualité. Après Tolbiac, Nanterre, Grenoble, Lille et tant d’autres facs, c’est au Mirail de subir la répression d’État. Cette répression ne touche pas que les étudiants : lundi, face aux cheminots qui réclamaient le retrait du pacte ferroviaire sans négociations, c’est aussi avec la matraque qu’a répondu le gouvernement.

    Mais leurs matraques ne nous feront pas taire, la mobilisation contre Macron et son monde doit s’amplifier. Nous appelons à des rassemblements de soutien dans toutes les villes. S’ils touchent à l’un.e d’entre nous, nous répliquerons par milliers !
    https://www.revolutionpermanente.fr/Toulouse-Evacuation-du-Mirail-face-aux-matraques-du-gouvernement-intensifions-nos-luttes
    https://resistance71.wordpress.com/2018/05/09/france-totalitaire-appel-a-soutien-des-etudiants-de-luniversite-du-mirail-a-toulouse-et-soutenus-sur-place-par-des-cheminots/

    Le communiqué précise en outre que l’étudiant souffre d’un hémopneumothorax et de plaies au thorax et s’indigne de l’usage de ce type d’armes par la police dans le cadre d’un mouvement social.

    Lundimatin a été contacté par des amis de Guilhem, absents lors de son interpellation, mais qui sont désormais à ses côtés.

    Ils ont pu nous donner des nouvelles de son état de santé : en raison de la présence de sang et d’air entre la plèvre et le poumon, une opération est envisagée.

    Par ailleurs sa rate a été touchée et souffre d’une brûlure au second degré au bras. Il porte aussi des ecchymoses au visage
    vous pouvez voir les photos de ses blessures ici https://lundi.am/Toulouse-l-etudiant-grievement-blesse-par-la-police-temoigne

    A partir de discussions avec leur ami blessé et avec des étudiants présents sur les lieux au moment de son arrestation, ils ont pu se faire une idée un peu plus précise du déroulé de son interpellation. Après nous être entretenus avec eux, ainsi qu’avec Guilhem, nous sommes en mesure d’établir un premier récit des événements.

    L’étudiant faisait effectivement partie des occupants de l’Université Jean Jaurès cette nuit-là. Il a été parmi les premiers à sortir des locaux, les personnes évacuées avançant en ligne, les bras levés.

    Il s’est senti rapidement photographié et « ciblé » par certains agents de police présents sur place, sans qu’il ne sache exactement pourquoi – certains étudiants évoquent sa ressemblance avec l’une des figures du mouvement de contestation.

    Lors du trajet en métro, il a encore été photographié. (donc les flics prennent les photos des manifestants, pour ensuite trouver des prétextes pour les plaquer on ne sait où)

    Alors que les manifestants sortaient de la bouche de métro, plusieurs policiers de la BAC, arrivés en voiture, se sont jetés sur lui.

    L’un d’entre eux a mis la main sur son sac à dos, que Guilhem a abandonné. Les policiers l’ont rattrapé.

    L’un d’entre eux l’a saisi au cou, pendant que deux autres lui tenaient les bras. En même temps qu’il l’étranglait l’agent de la BAC disait à l’adresse de ses collègues : « Je vais l’éteindre, je vais l’éteindre ».

    Des étudiants présents sur les lieux affirment que du gaz lacrymogène aurait été utilisé à ce moment-là, ajoutant à la confusion.

    Quand la grenade a explosé, Guilhem s’est retrouvé au sol croyant avoir été frappé « d’une balle dans le flan ». Par terre, il a reçu plusieurs coups de pied dans le dos ainsi que des insultes : « t’es qu’un connard ».

    Des policiers ont continué à le maintenir au sol. L’un d’entre eux écrasait ses cheveux longs avec son pied pour éviter qu’il ne s’échappe.

    L’étudiant de 24 ans a fait connaître sa souffrance : « je crois que j’ai des côtes cassées ». « C’est pas assez », lui aurait répondu l’un des policiers.

    (Ils sont vraiment vicieux, ces policiers qui répriment les manifestants, ils brisent des côtes aux manifestants, les poussant à faire des cris de supplications, et au lieu d’arrêter, ils disent, que ce n’est pas assez, et c’est des sans-cœur pareils super sadiques qui sont censés protéger la populace? )

    S’il est confirmé que les blessures de Guilhem sont dues à l’usage d’une grenade dite « de désencerclement », ce ne serait pas la première fois qu’une telle arme est à l’origine de blessures graves.

    Oui, c’est pas la première fois, mais cela n’empêche pas l’Etat de dépenser 17 millions d’euros pour acheter des millions de grenades pour blesser et mutiler d’autres manifestants comme Guilhem, l’étudiant contre la sélection de l’université de Toulouse Sabatier.
    https://www.revolutionpermanente.fr/Le-gouvernement-investit-17-millions-d-euros-en-grenades-lacrymogenes

    Pendant le mouvement contre la Loi Travail du printemps 2016, à Paris, un manifestant avait été touché à la tête suite à l’explosion d’une telle grenade. Souffrant d’une fracture temporale, d’un enfoncement de la boîte cranienne et d’un oedème cérébral, il s’était retrouvé dans le coma durant une semaine. Cet « incident » avait provoqué un débat sur l’usage de ces armes dans le cadre des manifestations.https://paris-luttes.info/retours-sur-la-manifestation-6129

    Touché par un projectile pendant une charge policière, Laurent Theron a perdu l’usage de son œil lors de la dernière manifestation contre la loi travail, jeudi. Il a porté plainte samedi.Laurent Theron, un manifestant de 46 ans, a été grièvement blessé au visage jeudi à l’issue de la manifestation parisienne contre la loi travail. Secrétaire médical de l’AP-HP (Assistance publique des hôpitaux de Paris), il a perdu la vision à un œil. Son syndicat, SUD-Solidaires, qui a recueilli plusieurs témoignages de personnes présentes au moment des faits, affirme qu’il a «vraisemblablement reçu au visage un morceau d’une grenade lancée par les forces de l’ordre». La victime a porté plainte : « Je veux témoigner pour que l’on sache que monsieur-tout-le-monde peut perdre son œil en manifestant à Paris. J’ai également l’intention de porter plainte. »
    http://www.liberation.fr/france/2016/09/16/mon-oeil-a-pu-etre-sauve-mais-la-vision-est-perdue_1499696

    Le 1er mai 2016, comme ce fut souvent le cas lors des cortèges parisiens les policiers en charge du maintien de l’ordre avaient fait un usage massif des grenades de désencerclement. Le site desarmons.net raconte :

    «
    Vers 16h10, et alors que la foule était encagée et ne pouvait donc pas quitter les lieux, les CRS ont subitement gazé et lancé une dizaine de grenades de désencerclement en moins d’une minute, de manière offensive, occasionnant un mouvement de panique et blessant gravement plusieurs personnes. Un journaliste, qui a reçu un plot de caoutchouc au visage, a failli perdre son œil. Il a diffusé la photo de son visage sur les réseaux sociaux.
    vous pouvez voir la photo du journaliste blessé ici https://lundi.am/Toulouse-l-etudiant-grievement-blesse-par-la-police-temoigne

    Plus récemment, ce sont d’autres types de grenades « offensives » en dotation chez les forces de l’ordre (dites « GLI-F4 ») qui ont provoqué de nombreux blessures sur la ZAD.https://lundi.am/Toulouse-l-etudiant-grievement-blesse-par-la-police-temoigne

    MSN a censuré le fait que l’étudiant Guilhem contre la sélection est toujours à l’hôpital à cause d’une grenade de CRS : « Je me suis vu mourir a dit Guilhem sur son lit d’hôpital »

    https://www.msn.com/fr-fr?refurl=%2ffr-fr%2fnews%2flocal%2fguilhem-l-c3-a9tudiant-de-luniversit-c3-a9-jean-jaur-c3-a8s-bless-c3-a9-je-me-suis-vu-mourir%2far-AAx7ZY6

    Grièvement blessé par la grenade, Guilhem s’est vu mourir

    Aujourd’hui, Guilhem témoigne depuis son lit d’hôpital et conteste qu’il se soit agi d’un affrontement.

    J’ai été attrapé dans le dos lors de mon arrestation, j’ai été victime d’une agression […] J’ai été immobilisé par les bras, puis attrapé par le cou… Je me suis vu mourir. Je n’arrivais plus à respirer, je n’avais qu’un filet d’air […] Après l’explosion, j’ai d’abord cru que j’avais pris une balle réelle dans le flanc. Je n’avais plus qu’un poumon qui respirait,

    raconte Guilhem.

    Selon ses avocates Maîtres Claire Dujardin et Sara Khoury, leur client « a été placé en garde à vue alors qu’il était aux urgences et dans un état critique ».

    Guilhem affirme même « avoir été menotté à son lit une partie de la matinée » et précise : « je n’aurais jamais imaginé me retrouver en garde à vue, blessé, à l’hôpital et dans cet état ».
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/toulouse-guilhem-etudiant-blesse-explosion-grenade-desencerclement-temoigne-1473779.html

    Les flics ont tellement peur des étudiants contre la sélection, que non seulement ils les mutilent avec des grenades, mais que même sur leurs lits d’hôpital, ils menottent les patients mutilés, alors que ceux là même ont déjà du mal à respirer dû aux blessures causés par les grenades des flics.

    Que de déshumanité que ces flics!

    Et dire que Macron veut remettre le service militaire nationale et créer un monde de déshumanisé! Bah non, merci, on veut l’anarchie, on veut la fin des flics, on veut la fin des déshumanisés, pour un monde de paix, harmonieux, vivant à l’horizontal, et libre d’étudier, pour tous et pour toutes!

    Résistance politique: Contre la sélection à l’université et la phagocytose en règle de l’éducation « supérieure »…
    https://resistance71.wordpress.com/2018/02/17/resistance-politique-contre-la-selection-a-luniversite-et-la-phagocytose-en-regle-de-leducation-superieure/

  2. asseùm Says:

    Un autre manifestant vient de se faire crever à l’œil ces jours-ci par un canon à eau d’un CRS:

    Manif de #Nantes contre les #ViolencesPolicieres : voilà l’effet d’un canon à eau contre une personne qui n’avait que des mots comme arme… #zad #nddl #desarmonslapolice #desarmonsles

    ?tfw_site=RevPermanente&ref_src=twsrc%5Etfw&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.revolutionpermanente.fr%2FRassemblements-contre-les-violences-policieres-evacue-au-CHU-un-manifestant-blesse-a-l-oeil-par-l

    19:47 – 30 mai 2018

    « Rassemblements contre les violences policières : un manifestant blessé à l’œil. Il est évacué au CHU

    Ce mercredi 30 juin, plusieurs rassemblements avaient lieux en soutien aux personnes victimes de violences policières. Plus de 350 personnes ont manifesté dans le centre-ville de Nantes et environ 400 à Paris en soutien notamment à Maxime Peugeot qui a eu la main arrachée suite à l’explosion d’une grenade. Bilan du rassemblement contre les violences policières : de la répression, des blessés et des arrestations. D’autres rassemblements ont eu lieux notamment à Rennes et Rouen.

    « C’est une grosse indignation par rapport à ce qui se passe aujourd’hui sur la ZAD » se révolte une manifestante auprès du journal France 3 Régions. « Des blessés, ça aurait pu être un mort, quel stade il y aura après ? », continue la manifestante.

    A 18h place du Bouffay dans le centre-ville de Nantes, la manifestation a commencé par des prises de paroles en soutien à Maxime Peugeot, étudiant en sciences politiques, dont la main a été arrachée par l’explosion d’une grenade GLI F4 tirée par les forces de police. Des rassemblements étaient appelés dans plusieurs villes du pays. Les manifestants étaient invités à venir avec un gant de couleur rouge à la main droite en solidarité avec Maxime. Des photos de blessures subies lors d’autres manifestations ont été exposées.

    Étroitement surveillé par les forces de police, le cortège s’est élancé vers la préfecture. Huit cars de CRS étaient mobilisés pour l’occasion tandis qu’un canon à eau veillait. « C’est à ce moment-là, qu’après avoir fait les sommations mais sans qu’il y ait eu de violences de la part des manifestants, les forces de police ont lancé des grenades lacrymogènes forçant les manifestants à se replier plus bas en direction de la Tour Bretagne », explique France 3 Régions. Comme l’explique le tweet du compte Défendre la #ZAD #NDDL.

    Un manifestant a été blessé à l’œil par l’effet d’un canon à eau. Il a été évacué vers le CHU. Au moins 3 personnes ont été interpellées en fin de manifestation dont une personne dans un bar,de nombreuses personnes blessées.

    Nous relayons ci-dessous le communiqué des Streets Medics de Nantes :
    Rassemblement du 30 Mai 2018 contre les violences policières et en soutien à Maxime: des prises de paroles Place Bouffay expliquent les revendications des collectifs à l’origine de l’appel, et demandent l’interdiction des armes de guerre dans la police. Il est ensuite décidé de se rendre en cortège à la préfecture pour y lire d’autres déclarations. A peine parti, le dit cortège se fait bloquer par les CRS qui prétendent nous interdire l’accès au cours des 50 Otages. Quelques moments de tension mais finalement pas de blessés, les CRS finissent par nous laisser passer.

    Arrivé.es devant la préfecture, les camarades à la banderole montent sur les marches, d’autres les rejoignent, et un petit groupe se met en place, pancartes et gants rouges bien visibles. A ce moment-là, les policiers postés en hauteur dans le jardin de la préfecture, attaquent au jet d’eau de manière totalement gratuite (le cortège est calme et les personnes sur les marches ne font que poser pour les photos). Un blessé reçoit le jet d’eau en plein dans l’oeil, il doit être évacué à l’hôpital. S’ensuivent des jets de lacrymo, soignés au décontaminant, et des tirs de LBD, qui provoquent égratignures et hématomes.

    Le cortège repart vers le centre: arrivé vers Place du Cirque, la BAC décide de charger 2 fois successivement, et frappent les personnes à coups de matraque. Au moins 4 personnes touchées lors de la première charge, dont une fait une chute qui lui cause une grosse bosse derrière la tête. Lors de la 2e charge, la CDI se met de la partie et au moins une trentaine de personnes reçoivent des coups de matraque, si bien que les médics sont obligé.es de se coucher sur les blessé.es pour les protéger, et sont elleux-même atteint.es au dos, hanches, fesses et bras. La police fait ensuite usage de la gazeuse au poivre, également soignée au décontaminant.

    Nous n’étions pas très nombreux/euses ce soir, et n’avons pas pu tout voir, n’hésitez pas à nous envoyer d’autres infos si vous en avez.
    La police mutile, la police assassine: les Street Medics Nantes dénoncent l’usage qui est fait des armes de la police et les blessures que cela occasionne, et alertent sur les actes totalement abusifs des différents corps de police. Nous transmettons tout notre soutien aux blessé.es sur la ZAD et en ville.

    Du grand grand n’importe quoi : la BAC est lâchée dans les rues de #Nantes et sème la terreur : plusieurs personnes interpellées, les gens en terrasse tétanisés par un spectacle de répression auquel iels se sont habitués. #Manif pour #Maxime et contre les #ViolencesPolicieres pic.twitter.com/S0K5S8SKbW

    A Paris, ce sont près de 400 personnes qui ont manifesté devant l’Hôtel de ville derrière une banderole « l’État tire dans le tas, désarmons-le ! ».

    Nous relayons ci-dessous l’appel à la manifestation vu sur Nantes Révoltée.

    Contre la militarisation de la police. En soutien avec les personnes blessées par les armes du maintien de l’ordre. Rassemblement mercredi 30 mai.

    Les mois d’avril et mai dernier, les expulsions sur les terres de la zad à Notre-Dame-Des-Landes signifiaient des milliers de gendarmes, de tirs tendus, et d’affrontements. Mardi 22 mai, Maxime, un jeune de 21 ans étudiant à Lille, a eu la main littéralement arrachée par l’explosion d’une grenade, tirée par les forces de l’ordre.

    Peu importe qu’elle soit lacrymogène, instantanée, assourdissante, à effet de souffle, à effet psychologique, à effet combiné, modulaire, offensive ou de désencerclement.
    Peu importe le nom donné à cette grenade : une grenade est une grenade. Et peu importe également ce que Maxime a fait pour que cette grenade lui explose dans la main. Jamais cette grenade n’aurait dû être lancée, ni dans sa direction ni ailleurs, car nous ne sommes pas sur un terrain de guerre.

    Il y a quatre ans, Rémi Fraisse mourrait à cause d’une grenade qui avait déjà emporté Vital Michalon 37 ans avant lui. Cette grenade-là a été suspendue, mais l’État a jugé pertinent alors de sauver celle qui aujourd’hui a mutilé Maxime et d’autres avant lui.

    Edouard W. a eu la main arrachée par une GLI F4 le 25 janvier 2001 à Lille lors d’une manifestation de pompiers.

    Pascal V. a eu les orteils arrachés par une GLI F4 le 29 janvier 2009 à Saint Nazaire lors d’une manifestation pour les retraites.

    Mickaël C. a eu la main arrachée par une GLI F4 le 26 octobre 2013 à Pont de Buis lors d’une manifestation des bonnets rouges contre les bornes écotaxe.

    Robin P. a eu une partie du pied arrachée par une GLI F4 le 15 août 2017 près de Bure lors d’une manifestation contre l’enfouissement de déchets nucléaires.

    Il perpétue ainsi cette fameuse doctrine française du maintien de l’ordre, le « savoir-faire à la française » qui permet à la France de faire le commerce juteux de ses armes de mort dans le monde entier.

    Mais nos champs, nos forêts, nos rues et nos quartiers ne sont pas des stands de tir.
    Combien de visages déjà défigurés par les Flash-Balls et autres grenades ?
    Combien de traumatismes, combien d’éclats dans les chairs de nos proches, combien de peur, combien d’existences brisées ?

    Nous refusons de voir nos vies suspendues à un fil parce que des marchands de mort se jouent de nos rêves d’un monde meilleur.
    Nous refusons d’accepter ces logiques meurtrières qui voudraient justifier l’usage des armes contre des populations civiles, quelle que puisse être l’idée qu’on se fait de leurs intentions : dans absolument tous les cas que nous connaissons, les forces de l’ordre n’étaient pas en état de légitime défense.
    Nous exigeons que soient retirées aux forces de l’ordre ces armes qui mutilent nos chairs et celles de nos enfants.

    Nous associons notre tristesse et notre colère à la douleur de Maxime et nous appelons toutes celles et ceux que cette histoire ne laissent pas indifférent-es à se rassembler ce mercredi 30 mai 2018 à 18 heures, dans toutes les villes et lieux-dits où cela sera possible. De chaque rassemblement nous ferons passer une photo à Maxime. Celles et ceux qui le souhaitent sont invité-es à venir avec un gant de couleur rouge.

    Premiers signataires :
    – Assemblée des blessé-es, des familles et des collectifs contre les violences policières
    – Collectif Désarmons-les !
    – Les ami.e.s de Maxime
    – Les parents et la sœur de Rémi Fraisse
    – Emmanuel Michalon et la famille de Vital Michalon
    – Collectif du 22 mai
    – Collectif Vies volées
    – Comité pour Adama
    – Le CRIME (Collectif anti-repression de Lille)
    – Collectif Face aux Armes de la Police
    – Groupe Juridique de la Coordination Antirépression de Paris-IDF
    – Collectif de l’ambulance partisane
    – Cabane Juridique de Calais
    – Robin P., mutilé au pied par une grenade GLI F4 à Bure le 15 août 2017
    https://www.revolutionpermanente.fr/Rassemblements-contre-les-violences-policieres-evacue-au-CHU-un-manifestant-blesse-a-l-oeil-par-l

  3. contre la sélection et l'anti syndicalisme Says:

    Solidaires Etudiant-e-s Montpellier

    [Communiqué] Halte à la discrimination syndicale à l’Université Paul-Valéry !

    Notre Camarade est à la fois non renouvelé pour son poste au sein de l’université, exclus du campus et va passer en commission de discipline. Le motif? Il aurait sois-disant ouvert le portail de l’université avec des clés qu’il n’a pas !

    Nous réaffirmons notre opposition à la loi ORE et la Réforme du Bac et condamnons toutes les formes de répressions qui sont mises en place que ce soit à Montpellier ou dans le reste de la France.
    https://www.facebook.com/SolidairesEtu34/

    Nous, organisations syndicales du personnel et des usagers des Universités de Montpellier, apportons tout notre soutien à notre camarade Thomas LÉVY, personnel et étudiant de l’université, face au harcèlement subi depuis qu’il a affirmé publiquement son engagement syndical au sein de SUD Éducation, dans le cadre de la mobilisation contre le « Plan étudiants» et la loi O.R.E.
    Tout au long de la mobilisation, notre camarade a fait l’objet de diverses pressions de la part de membres de la direction et de la présidence de l’université. Nous avons appris il y a deux semaines, à notre grand étonnement, que le président de l’université, a pris une mesure de police à l’encontre de notre camarade, l’excluant de notre université et lui interdisant l’accès à tous ses campus pour une durée de 30 jours à compter du lundi 14 mai. Nous nous interrogeons fortement sur la concomitance de cet arrêté avec la décision de non-renouvellement de son contrat. Ce dernier se terminait le 18 mai, l’arrêté du président l’a donc empêché de fait
    d’accéder à son poste de travail, et donc d’assurer les engagements pris auprès d’étudiant·e·s et de personnels dans le cadre de ses missions.
    Le président justifie cette exclusion par une accusation infondée, lui reprochant d’avoir soi-disant « aidé des personnes sans droits ni titre » à s’introduire sur le campus route de Mende. Notre camarade est également visé par une section disciplinaire.
    Ces représailles disciplinaires de la part de la présidence de l’université Paul-Valéry Montpellier 3 contre un syndicaliste, actif et reconnu dans la mobilisation, ont pour but de l’intimider et de le faire taire. Nous condamnons ces pratiques qui relèvent de la discrimination syndicale. Elles s’inscrivent dans le contexte actuel de répression syndicale qui sévit à l’échelle nationale.
    Dénonçant l’ensemble des mesures prises par la présidence pour réprimer et délégitimer le mouvement contre la loi ORE, nous rappelons que la liberté syndicale est un droit fondamental
    dans notre société et que la présidence de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 n’est pas exemptée de respecter ce droit. Nous exigeons donc l’abandon de toutes les mesures prises à l’encontre de notre camarade et envisageons d’ores et déjà toutes les voies de recours possibles.
    https://solidairesetudiants34.files.wordpress.com/2018/05/communiquc3a9-halte-c3a0-la-discrimination.pdf
    https://solidairesetudiants34.wordpress.com/2018/05/31/halte-a-la-discrimination-syndicale-a-luniversite-paul-valery-montpellier-3/

  4. Oui la sélection universitaire est une vraie arnaque. Au Japon, les universités enlèvent des points quand l’appliquant à l’examen d’entrée est une jeune fille , car pour eux, les femmes avec le mariage et les congés maternités profitent moins aux entreprises les universités japonaises acceptent les hommes même si ils sont moins bon que les femmes que les hommes qui ne s’absentent jamais. Au Japon, ils ont un ratio de 70% d’hommes contre 30% de femmes dans les universités, donc pour empêcher que les femmes excèdent les 30% à l’université, ils enlèvent délibéremment des points aux femmes applicantes aux examens d’entrée dans les universités car Les universités au Japon sont des boites de préparation aux entreprises, donc elles discriminent, selon si le candidat est handicapé, ou est une femme ou est pauvre (car pas moyen de payer les frais d’universités et la plupart des femmes sont pauvres car elles se prostituent pour payer leurs études là bas)
    https://www.japantimes.co.jp/news/2018/08/02/national/tokyo-medical-university-discriminated-female-applicants-lowering-entrance-exam-scores-sources/#.W2LEnmcUmpc

  5. jkghjjg Says:

    la sélection universitaire ne devrait même pas avoir lieu, car la connaissance doit être universelle et ouverte à tous.

    Si chacun avait toutes les connaissances, il aurait les moyens de s’autonomiser, et donc les entreprises de service n’auraient même plus de raison d’exister, ce serait la fin du capitalisme, c’est pourquoi l’élite veut la sélection à l’université.

    Tiens en France, des étudiants contre la sélection se trouvent en tôle:
    Sept étudiants ont en effet été condamnés à des peines de 3 à 5 mois de prison avec sursis pour avoir envahi le Conseil d’Administration de l’Université de Franche-Comté en opposition à la sélection en master.
    Le 14 février 2017, 19 étudiants de la Faculté de Lettres de Besançon, militants notamment à l’AMEB Solidaires Etudiant.e.s, envahissaient le Conseil d’Administration de l’Université de Franche-Comté pour empêcher que soit votée en catimini la sélection en master et demander la tenue d’une réunion publique autour de cette décision. L’Université avait alors appelé la police pour réprimer violemment les étudiants, plaqués au sol, menottés et emmenés en garde à vue.A la suite des événements, l’Université avait publié un communiqué qui fait état de prétendus faits de violence et d’intimidation lors de l’action des étudiants, qui auraient « séquestré » les administrateurs, ce qui justifiait d’en avoir appelé aux forces de l’ordre. Ce récit, pourtant démenti par certaines personnes présentes lors du Conseil d’Administration et par les étudiants eux-mêmes, donnera lieu à l’ouverture d’une enquête préliminaire pour divers chefs d’inculpation : « séquestration », « rébellion » et « violences volontaires ». La procureure, Edwige Roux-Morizot avait rapidement affiché sa détermination à faire condamner les étudiants en les qualifiant de « terroristes ».

    Par la suite, une partie des 19 étudiants avaient été convoquée devant la justice le 8 mars. Si 11 d’entre eux avaient alors accepté un stage de citoyenneté payant comme alternative aux poursuites judiciaires, 7 avaient refusé et été renvoyé en correctionnel. La décision de la justice les concernant est tombé le 27 juillet, et elle s’avère particulièrement lourde pour des faits qui n’ont pas été commis.

    Ainsi, comme le rapporte France 3 Bourgogne Franche-Comté, si 3 étudiants ont été relaxés, un étudiant a été condamné « à 3 mois de prison avec sursis pour séquestration », un autre à « 4 mois de prison avec sursis pour rébellion et séquestration », enfin 2 étudiants ont été condamné à « 5 et 3 mois avec sursis pour rébellion, violence à l’encontre de policiers et séquestration » auxquels s’ajoutent des dommages et intérêts. Des peines particulièrement lourdes alors même que de nombreux témoignages et vidéos montrent des étudiants pacifiques, simplement déterminés à s’opposer à la sélection.

    Dans un communiqué unitaire, Sud Education, CGT, la FSU et le NPA ont témoigné de leur indignation, mettant en perspective la lourdeur des sanctions avec l’impunité dont jouit encore aujourd’hui Alexandre Benalla. L’accroissement de la répression contre les militants semble en effet aller de pair avec le maintien d’une impunité pour ceux qui, légalement ou illégalement, sont chargés par l’Etat de faire taire la contestation. Nous relayons ci-dessous le communiqué :

    « Le verdict est tombé ; les masques aussi !

    Les membres du comité de soutien éprouvent un profond dégoût, une complète incompréhension et une vive indignation à l’énoncé du verdict ayant frappé, ce vendredi 27 juillet, une partie des 19 étudiant-es de la “Saint Valentin “ bisontine.

    * Dégoût tout d’abord, car il faut rappeler de quoi se sont rendus “coupables” ces militant-es pour mériter de telles peines :
    Ils et elles ont occupé, le 14 février 2017, le Conseil d’Administration de LEUR université pour lire un texte dénonçant les conditions de mise en application de la sélection en master et demandant son report avec tenue de réunions pour informer étudiants et enseignants.
    * Incompréhension face à l’amplitude des peines infligées à ces 19 militant-es qui ont toujours revendiqué une action commune, menée pacifiquement ensemble : de 3 à 5 mois de prison avec sursis, assortis d’amendes variables.
    * Indignation quand on comprend que les plus lourdes peines frappent ceux qui ont un engagement syndical ou politique.
    Le comité de soutien est déterminé à rester aux côtés de ces étudiants injustement réprimés pour leur apporter tout son soutien dans cette affaire qui tourne très clairement au procès politique, le pouvoir, d’une façon de plus en plus décomplexée et brutale, cherchant à annihiler systématiquement toute forme de contestation sociale.

    Nos organisations demandent à l’équipe présidentielle de l’UFC de revenir sur ses déclarations, en raison même de la situation intolérable que son comportement totalement inadapté et malveillant a engendrée :
    – démentir publiquement ses accusations diffamatoires et fallacieuses
    – reconnaître l’aspect politique et syndical de l’occupation du CA

    Quand on compare les 15 jours de suspension dont a écopé le très proche collaborateur du chef de l’Elysée, filmé le 1er mai en pleine scène d’agression de manifestants, avec les poursuites pénales engagées et les peines prononcées à l’encontre de ces militants étudiants, ces vers de La Fontaine viennent spontanément à l’esprit :
    Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.
    Le comité de soutien invite tous les personnels, parents et étudiants à se mobiliser dès la rentrée universitaire pour lutter contre cette flagrante injustice.
    Laisserons-nous le silence des tongs couvrir le bruit des bottes ?
    Nous envisageons toutes les réponses, y compris juridiques, pour obtenir que justice soit faite et les peines abandonnées. »
    https://www.revolutionpermanente.fr/Besancon-Pendant-que-Benalla-fait-le-20h-la-repression-judiciaire-s-abat-sur-des-etudiants

    Antonin, l’étudiant militant antifasciste condamné à 5 ans de prison victime de l’acharnement policier

    Il devait participer ce samedi à un colloque consacré aux questions carcérales et juridiques à l’Université de Nanterre, mais la ‘justice » et sa police ont préféré fracasser la porte de l’appartement de sa mère et l’embarquer.
    Antonin, c’est ce jeune homme que la police a dit avoir reconnu à la couleur rose ou pourpre de son caleçon sur les vidéos et qui après un procès typique d’une justice en faveur du bras armé de l’État a été condamné à 5 ans de prison dont deux avec sursis
    il a été condamné sans mandat de dépôt – ce qui permet d’être conduit derrière les barreaux à l’énoncé du verdict- la brigade d’exécution des décisions de justice (BEDJ) de la police judiciaire parisienne a pu l’interpeler sans sommation.

    Ainsi ce mardi ce sont une quinzaine de policiers qui sont venus dans le 14e arrondissement de Paris défoncer la porte de l’appartement de sa mère avant même qu’elle ne puisse l’ouvrir afin de venir chercher celui, qui selon le verdict, aurait participé à l’attaque de la voiture.

    Les policiers étaient sans insignes. C’est ainsi que sa mère a « cru à une agression de l’extrême droite ». Car en plus de subir la répression qui vient de « l’État de droit » Antonin et sa famille -dont son frère, finalement relaxé- ont été victime d’une médiatisation bien controlée et de l’acharnement de l’extrême droite.

    Pour l’avocat d’Antonin, la sentence signe la marque d’une « véritable guerre qui est faite aux défenseurs des libertés publiques, […] à ces jeunes qui étaient présents pour dénoncer les violences policières qui se multiplient » citant Adama Traoré, Rémi Fraisse, Zyed et Bouna et « tous les autres qui sont tombés sous les coups des fonctionnaires de police ».

    Pour celui-ci personne ne peut douter que ce soit un procès politique, tant par la nature des accusations des preuves que par le contenu du procès. Il raconte comment lors des réquisition, pendant une heure il y a eu un développement sur ce qu’est la République et un questionnement sur la « pertinence » de l’engagement politique des prévenus.

    Une rébellion toujours criminalisée comme l’a prouvé le procureur de la république lors d’un autre procès médiatisé en septembre.Celui-ci représentant la république contre Jo le Phéno et son clip « Bavure » avait fait un parallèle entre les paroles du rappeur et les actes terroristes ciblant les policier revendiqués par l’État.

    C’est que ceux qui se rebellent continuent de faire de peur. Et la justice est un autre moyen de contenir les injustices. Ainsi pour l’avocat d’Antonin, Me Arié Alimi, si depuis l’élection de Macron le dispositif répressif lors des manifestations est moins physique, c’est aussi qu’il a montré une certaine inefficacité. « Du point de vue de l’Etat, la méthode la plus pertinente est d’arrêter de déployer des démonstrations de force, économiser les policiers mais avoir une réponse judiciaire intimidante. (…) une fois attaqué en justice, le militant est isolé et vulnérable. La réponse judiciaire peut être considérée comme outil de répression plus ciblé et plus discret bien que là encore il faut nuancer. »

    Le CA de Paris 10 de son université a écrit un communiqué, d’autres, comme Geoffroy de Lagasnerie, philosophe et sociologue, ont sorti des tribunes, car dans l’acharnement judiciaire, le poids de la mobilisation compte !
    http://www.revolutionpermanente.fr/Antonin-l-etudiant-militant-antifasciste-condamne-a-5-ans-de-prison-victime-de-l-acharnement

    l’ignorance est le plus grand de tous les maux

    La preuve on est gouverné par des scientocrates qui déclarent tout connaitre mieux que nous, et qu’on doit se soumettre à leurs lois, vu qu’ils connaissent tout mieux que tout le monde.

    En généralisant la connaissance à tous, en ouvrant les universités à tous, les scientocrates n’auront plus lieu d’exister car ils ne seront plus une exception parmi des millions d’individus.

    Bon, voilà, après créer des universités n’est pas difficile, on a déjà les bâtiments, les locaux des mairies ou les hôtels de ville, ou autres locaux publics peuvent servir de classes pour donner des cours d’universités. Sans compter les bâtiments des multinationales inutiles, tous ces grattes-ciels remplis de bureaux de traders qui spéculent sur les produits agricoles et font grimper les prix des fruits et des légumes et de businessman par exemple.

    Là par exemple, des universités dans les campagnes en utilisant les locaux des mairies rurales. Comme cela, les agriculteurs arrêteront de dépendre des pesticides des multinationales Monsanto, Syngenta, et apprendront des méthodes traditionnelles de ceux qui auront réussi à avoir conservé les connaissances de leurs ancêtres.

    Moi mes arrières grands parents étaient tous citadins donc le savoir agricultural ancestral est disparu depuis longtemps.

    Il y a tellement de savoirs qui sont nécessaires pour survivre.

    Le savoir des plantes médicinales aussi par exemple. le métier diplômé d’herboriste a disparu en France depuis 1941 à cause de Pétain putain de Vichy
    https://www.plantes-et-sante.fr/decouvrir/pour-le-renouveau-du-metier-d-herboriste-signez-la-petition

    • non seulement la sélection est une fumisterie, mais l’éducation payante l’est également, tout devrait être absolument gratuit et les vrais talents émergeront dans une société où plus rien n’aura plus de valeur marchande.
      tout le reste n’est que pisser dans un violon !… 😉

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