Résistance politique: Au sujet de la violence et de l’anarchisme

Nous republions ces extraits d’écrits d’Ericco Malatesta, militant anarchiste italien des années 1920, qui posa souvent le problème de la violence dans la lutte politique et sociale. Nous pensons cette republication appropriée suite aux évènements des manifestations du 1er mai dernier.
L’anarchie a considéré un temps ce qui fut appelé « la propagande par le fait », euphémisme pour nommer l’action directe violente contre des cibles politiques précises. Le débat a fait et fait toujours rage dans le mouvement avec toujours cette sempiternelle question à résoudre: que faire contre une entité (l’État) qui s’est arrogée le monopole de la violence dite « légitime » et qui contrôle avec un degré de violence calculé, la contestation légitime à son encontre ? Y a t’il d’autres moyens que de répondre à la violence par la violence ?… Nous pensons que oui en court-circuitant les institutions avec la confédération d’associations libres au sein de communes libres et librement associées. Mais ceci également à terme posera le problème de la violence des résidus institutionnels qui essaieront d’écraser ces associations libres, le fait est que les associations libres seront alors en état de légitime défense. Tout cela dans un cadre demeurant antagoniste ne peut que dégénérer, est-ce nécessaire ?  Comment échapper au cercle vicieux de l’antagonisme mortifère ? Par la compréhension et l’acceptation de la complémentarité intrinsèque de chaque segment de la société une fois le pouvoir réabsorbé par le corps social et exercé égalitairement et collectivement. Ceci représente la base, le fondement même d’une société des sociétés organique et planétairement unifiée dans la complémentarité. Ceci représente le seul modèle viable pour l’humanité et il est triste de constater que cela ne sera sans doute pris en considération qu’une fois toutes les pseudo-solutions au sein de l’antagonisme auront été épuisées, même en courant le risque de notre annihilation.
~ Résistance 71 ~

 

 

Anarchisme et violence

 

Extraits des écrits choisis d’Errico Malatesta

 

Initialement publié sur R71 en octobre 2015:

https://resistance71.wordpress.com/2015/10/07/changement-de-paradigme-politique-pensee-et-pratique-anarchiste-avec-errico-malatesta-part-1/

Extraits depuis compilés sous format PDF par Jo de JBL1960:

Les anarchistes sont contre la violence. Tout le monde le sait. L’idée centrale de l’anarchisme est l’élimination de la violence dans la vie sociale, c’est l’organisation des rapports sociaux fondée sur la libre volonté de tous et de chacun, sans intervention du gendarme. C’est pourquoi nous sommes les ennemis du capitalisme, qui, en s’appuyant sur la protection du gendarme, oblige les travailleurs à se laisser exploiter par ceux qui détiennent les moyens de production, ou même à se retrouver sans travail et à souffrir de la faim quand les patrons n’ont pas intérêts à les exploiter. C’est pourquoi nous sommes les ennemis de l’État, qui est l’organisation coercitive, violente de la société.
La violence n’est justifiable que lorsqu’elle sert à se défendre soi-même ou d’autres de la violence infligée. Le défi commence là où finit la nécessité.
L’esclave est toujours en état de légitime défense et donc, sa violence contre son maître, contre l’oppresseur, est toujours moralement justifiable; elle ne doit avoir pour règle qu’un seul critère: l’utilité et l’économie de l’effort et des souffrances humaines.
~ Umanita nova, Août 1921 ~

Le gouvernement fait la loi. Il doit donc disposer, pour imposer la loi, d’une force matérielle (armée, police), sinon n’obéiraient aux lois que ceux qui le voudraient et la loi cesserait d’en être une pour ne devenir qu’une simple série de propositions que tous seraient libres d’accepter ou de refuser. Les gouvernements ont donc cette force et s’en servent pour pouvoir fortifier leur domination par des lois et favoriser les intérêts des classes privilégiées, en opprimant et en exploitant les travailleurs.
La seule limite à l’oppression du gouvernement, c’est la force que le peuple se montre capable de lui opposer. Le conflit peut être ouvert ou latent, mais il y a toujours conflit: car le gouvernement ne tient pas compte du mécontentement et de la résistance du peuple, jusqu’à ce qu’il sente le danger d’insurrection. Quand les protestations sont vives, insistantes, menaçantes, le gouvernement cède, ou encore réprime, selon qu’il se sente plus ou moins inspiré. Mais on en vient toujours à l’insurrection, parce que si le gouvernement ne cède pas, le peuple finit toujours par se révolter.
Il faut donc se préparer moralement et matériellement pour que la victoire soit au peuple quand éclatera la lutte violente.
~ Programma Anarchico, Juillet 1920 ~

Nous ne voulons rien imposer par la force et nous ne voulons pas non plus nous soumettre à quelque obligation imposée que ce soit.
Ainsi, nous voulons employer la force contre le gouvernement parce que c’est par la force qu’il nous assujettit.
Nous voulons exproprier les propriétaires par la force parce que c’est par la force qu’ils détiennent les richesses naturelles et le capital, fruit de travail et qu’ils s’en servent pour obliger les autres à travailler pour leur profit.
Nous lutterons par la force contre quiconque voudrait, par la force, garder ou reconquérir les moyens d’imposer sa propre volonté à autrui.
C’est par la force que nous résisterons à toute dictature ou “constituante” qui tenteraient de se substituer aux masses révolutionnaires. Et nous lutterons contre la république, comme nous luttons contre la monarchie, si, par république, on entend un gouvernement qui, quelle que soit la façon dont il serait arrivé au pouvoir, ferait les lois et disposerait de moyens militaires et pénaux pour contraindre les gens à l’obéissance.
Sauf dans les cas mentionnés où l’emploi de la force se justifie parce que c’est une défense contre la force, nous sommes toujours contre la violence et pour la libre volonté.
~ Umanita nova, Mai 1920 ~

Ce qu’on peut et doit faire par la force, c’est l’expropriation des capitalistes et la mise à disposition de tous les moyens de production et de toute la richesse sociale à toutes et tous, ainsi bien sûr que la destruction du pouvoir politique qui est là pour défendre la propriété. Ce que nous pourrons et devrons défendre, y compris par la force, c’est notre droit à la liberté totale de nous organiser de façon autonome et d’expérimenter nos méthodes. Le reste viendra au fur et à mesure que nos idées gagneront les masses.
~ Umanita nova, Mars 1920 ~

Nous ne reconnaissons pas à la majorité de faire la loi à la minorité, même si, dans des questions un peu complexes, la volonté de la majorité était réellement établie. Le fait d’avoir la majorité ne démontre nullement qu’on ait raison ; au contraire, c’est toujours l’initiative et les actions des individus et des minorités qui ont fait avancer l’humanité, alors que la majorité, elle, est , par nature, lente, conservatrice et obéit au plus fort, à celui qui se trouve dans la position avantageuse acquise ultérieurement.
Personne ne peut juger de façon certaine qui a raison ou pas en matière socio-politique. La liberté est le seul moyen pour arriver à la vérité et à ce qui est de meilleur, grâce à l’expérience et il n’y a pas de liberté s’il n’y a pas de liberté de faire des erreurs.
Pour nous donc, il faut arriver à la coexistence pacifique entre majorité et minorité par le moyen du libre accord, de la bienveillance mutuelle et en reconnaissant intelligemment les nécessaires pratiques de la vie collective et l’utilité de compromis que les circonstances rendent nécessaires.
= Umanita nova, Septembre 1920 ~

S’il n’y avait en l’Homme que cet âpre instinct [de violence, de guerre, de massacre, d’exploitation féroce du travail d’autrui, de tyrannies et d’esclavage…], la volonté de dominer les autres et d’en profiter, l’humanité en serait restée au stade de l’animalité et n’aurait pas pu se développer dans les différents systèmes historiques et contemporains qui, même dans les pires cas, représentent toujours un compromis entre l’esprit de tyrannie et ce minimum de solidarité sociale sans lequel il n’y aurait pas de vie quelque peu civilisée et évolutive.
Il y a heureusement, chez les hommes, un autre sentiment qui les rapproche de leur prochain: le sentiment de sympathie, de tolérance, d’amour ; et c’est grâce à ce sentiment, qui existe à des degrés divers chez tous les êtres humains, que l’humanité s’est peu à peu policée et qu’est née notre idée: faire en sorte que la société soit véritablement un ensemble de frères et d’amis, qui, tous, travaillent pour le bien de tous.
~ Umanita nova, Septembre 1922 ~

La solidarité sociale est un fait auquel nul ne peut se soustraire: elle peut être consciente et librement acceptée et tourner ainsi à l’avantage de chacun ou au contraire subie de force plus ou moins consciemment et dans ce cas elle se traduit par la soumission des uns aux autres, par l’exploitation des uns par les autres.
L’Histoire nous le montre, ainsi que l’observation quotidienne des faits actuels: là où la violence n’a pas de fonction à exercer, tout s’arrange du mieux qu’il est possible à la plus grande satisfaction de tous ; là où la violence intervient, ce sont l’injustice, l’oppression et l’exploitation qui triomphent.
~ Umanita nova, Juillet 1920 ~

L’erreur fondamentale des réformistes est de rêver d’une solidarité et d’une collaboration sincère entre maîtres et esclaves, entre propriétaires et prolétaires, collaboration qui a pu exister ici ou là, en des temps de profonde inconscience des masses et de foi naïve dans la religion et dans les compensations de l’au-delà, mais qui est aujourd’hui totalement impossible.
En réalité, la paix sociale fondée sur l’abondance ne sera jamais qu’un rêve tant que la société sera divisée en classes antagonistes, c’est à dire en propriétaires et en prolétaires, il n’y aura ni paix, ni abondance.
Il n’est pas rare qu’au cours de l’histoire humaine, les mécontents, les opprimés, les révoltés se limitent à demander aux dominateurs des transformations partielles, des concessions, des améliorations, au lieu de concevoir et de désirer un changement radical des institutions politiques et sociales. Espérer dans la possibilité et l’efficacité des réformes précède la conviction que, pour abattre la domination du gouvernement ou d’une classe, il est nécessaire de nier les bases mêmes de cette domination, autrement dit de faire la révolution.
Naturellement, les gouvernements et les classes privilégiées sont toujours guidés par l’instinct de conservation, de consolidation et d’accroissement de leur puissance et de leurs privilèges et quand ils consentent à des réformes, c’est parce qu’ils jugent que ces réformes servent leur propres fins ou bien parce qu’ils ne se sentent pas assez forts pour résister: ils cèdent alors à la peur du pire.
Nous, anarchistes, nous avons besoin de l’accord des gens et nous devons convaincre par la promotion de nos idées et de nos actions, par l’exemple, nous devons éduquer et chercher à modifier les conditions de façon à ce que l’éducation puisse toucher toujours plus de personnes. Nous sommes réformateurs (et non pas réformistes !) aujourd’hui en ce sens que nous cherchons à créer les conditions les plus favorables et le plus grand nombre possible de gens conscients pour mener à bien une insurrection du peuple ; nous serons réformateurs demain, après la victoire de l’insurrection et la conquête de la liberté en ce sens que nous chercherons à gagner à nos idées un nombre toujours plus grand de personnes par tous les moyens que la liberté autorise ; c’est à dire par la promotion, par l’exemple, par la résistance, y compris violente, contre quiconque voudrait contraindre notre liberté.
~ Pensiero e volonta, Mars 1924 ~

Les classes privilégiées qui ont accaparé tous les moyens de production et s’en servent pour exploiter le travail d’autrui, n’auraient pas pu conquérir leurs privilèges et ne pourraient pas continuer à asservir les masses si elles n’avaient pas constitué un gouvernement organisant, pour les défendre, une force matérielle capable d’étouffer brutalement toute tentative de rébellion. “On n’enlève pas le pain à qui on n’a pas préalablement, enlevé grâce au bâton, la possibilité de résister.”
Les capitalistes peuvent maintenir la lutte sur le terrain économique tant que les ouvriers demandent de petites améliorations généralement illusoires, mais dès qu’ils voient leurs profits sérieusement diminués et l’existence même de leurs privilèges menacée, ils font alors appel au gouvernement et si ce dernier n’est pas assez diligent ou assez fort pour les défendre, comme ce fut le cas récemment en Italie, et en Espagne, ils utilisent leur richesse pour engager de nouvelles forces répressives et établir un nouveau gouvernement qui puisse mieux les servir.
~ Pensiero e volonta, Mars 1925 ~

Aujourd’hui, le prolétariat ne veut plus accepter passivement les conditions dans lesquelles il se trouve… On ne peut plus le dompter par la force. Il faut donc le tromper, il faut lui faire croire qu’il co-participe désormais à la direction et donc à la responsabilité des entreprises, il faut lui redonner par ce biais, l’habitude de la discipline, de l’ordre, de travailler tant et plus. Il faut surtout créer une sorte d’aristocratie ouvrière, un quart état, composé d’ouvriers mieux payés, sûrs de leur poste, aspirant aux fonctions administratives et de direction dans les organismes de classe, en excellent terme avec les patrons et les membres des commissions “paritaires”; qui se sentiraient intéressés à la stabilité du régime bourgeois, attireraient petit à petit à eux de nouveaux éléments capables de créer des problèmes, seraient les meilleurs instruments de la conservation et contribueraient efficacement à maintenir les masses dans un état d’infériorité et de docilité servile.
~ Umanita nova, Septembre 1920 ~

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Lectures complémentaires:

L’anarchisme-africain-histoire-dun-mouvement-par-sam-mbah-et-ie-igariwey

Entraide_Facteur_de_L’evolution_Kropotkine

Manifeste contre le travail

Un monde sans argent: le communisme

Manifeste pour la societe des societes

14 Réponses to “Résistance politique: Au sujet de la violence et de l’anarchisme”

  1. Je n’ai pas manqué, comme vous, de penser à Malatesta suite à ce qui s’est passé le 1er mai. Et précisément à l’avertissement indispensable en présentant le PDF puisque Malatesta, avait la conviction que rien ne pourrait se faire sans une insurrection qui mettra à bas le système. Et qu’Il fait élire dans le programme de l’UAI en 1920 que « la seule voie qui reste au peuple qui veut s’émanciper est d’opposer la force à la force » : que pour initier cette Société des sociétés, comprendre que TOUT n’est pas à réinventer, à réécrire, juste changer radicalement notre mode pensée car nous avons bien compris, comme le disait Einstein que : « vous ne pouvez pas résoudre un problème en gardant le même processus mental » (si pour beaucoup d’entre nous, nous sommes des Sans-dents, pour autant nous ne sommes ni sans cervelle ni Sans-cerveau).

    Or, cette violence, que ni Kropotkine, ni Landauer ne prônait, jamais par exemple, nous avons le même point de vue sur ce point précis et nous avançons sur la même ligne, côte à côte, épaule contre épaule. Personne devant, personne derrière et surtout personne au-dessus, et par conséquent, personne en-dessous…

    C’est cela tenter de remplacer l’antagonisme mortifère à l’œuvre depuis des millénaires, par notre complémentarité, non ?
    Cela n’a absolument rien à voir avec un quelconque suivisme et encore moins un zèle fanatique (zélote) comme je peux le lire parfois avec effarement par ceux qui « prêche » voir « catéchèse » que seul « l’amour de son prochain » sauvera le monde… C’est par ceux-là même : « faites ce que je dis mais pas ce que je fais » car « ma vérité est plus grosse que la vôtre » toussa toussa…

    Jo

  2. Hervé Says:

    S’il n’y avait en l’Homme que cet âpre instinct [de violence, de guerre, de massacre, d’exploitation féroce du travail d’autrui, de tyrannies et d’esclavage…], la volonté de dominer les autres et d’en profiter, l’humanité en serait restée au stade de l’animalité et n’aurait pas pu se développer dans les différents systèmes historiques et contemporains qui, même dans les pires cas, représentent toujours un compromis entre l’esprit de tyrannie et ce minimum de solidarité sociale sans lequel il n’y aurait pas de vie quelque peu civilisée et évolutive.

    NON !

    c’est en totale contradiction avec ce que nous apprend Kropotkine. La volonté de dominer n’existe pratiquement pas dans le règne animal, mais essentiellement dans le règne humain qu’on peut appeler « la prédation humaine » et qui consiste à exercer cette prédation en premier contre ses propres congénères, quand dans le règne animal elle ne peut se développer. Quand dans le règne humain, elle restait en germe, parce que sous contrôle de la communauté toute entière, comme nous l’enseigne Clastres.

    L’ignorance dans la relation qui lie la compétition et la coopération est une des raisons essentielle, sinon la raison première de l’impasse du mouvement anarchiste moderne.

    Malesta était certainement de bonne volonté, mais ne maîtrisait absolument pas son sujet. Mais tant à son époque qu’aujourd’hui, personne ne le maîtrise encore, sauf la voix de la raison elle même.

    Cela dit, il ne dit pas que des conneries, loin s’en faut et c’est là tout le problème, le fait de séparer le bon grain de l’ivraie.

    • Oui, nous sommes d’accord. La nature humaine n’est pas faite violence, d’antagonisme, de volonté de domination etc… Nous sommes d’accord sur ce que tu penses de Malatesta. Ceci dit, la relation coopération/compétition a été fourvoyée dès le départ dans la mesure où la « compétition » ne dit pas être vue comme le moteur de l’évolution mais seulement comme l’un des rouages qui parfois dans des circonstances très particulières, p@eut être prévalent, mais jamais durable. L’organisation humaine fondée sur la division l’a par contre érigée en facteur dominant pour des raisons de justification de la supercherie.
      Malatesta était plus un homme de terrain et d’action qui a marqué son époque. Il fut une des forces vives des conseils ouvriers du nord de l’Italie en 1920 et de la grève générale expropriatrice, un grand combattant à la réflexion incomplète nous sommes d’accord. 😉

      • Hervé Says:

        J’ai commencé, seul faute de proposition d’association, la rédaction d’articles ayant pour but de présenter le modèle politico-économique découlant du principe de responsabilité. J’ai terminé la rédaction des 2 premiers et commencerai la publication sur agoravox, après la rédaction du 3ème traitant de la mondialisation. Le premier article traite en particulier de la relation entre coopération et compétition. Je vous le signalerai et votre critique sera la bienvenue. J’y fais la démonstration que l’avènement d’une « société des sociétés », pour reprendre votre terminologie, basée sur la prédominance de la coopération sur la compétition est arrivée et doit s’imposer sous peine de violente régression, voire d’autodestruction. Que comme vous l’écrivez, le système actuel est « foutu », mais sur la base des lois de la physique elle même. Celles là mêmes qui ont permis au prédateur humain de dominer ses congénères, est celle qui affirme leur déchéance. L’évolution de l’Univers est faites de grands cycles, encore faut t-il les identifier. Le problème n’est pas technique, les moyens sont déjà en place, le problème est d’ordre de la connaissance/conscience des lois qui ordonnent, au sens propre et figurée, les conditions d’existences de l’Univers physique. Autrement dit, il n’y a pas d’alternative possible, si la volonté est de poursuivre le sens de la vie.

        • On arrive donc à la même conclusion même si on n’est pas passé tout à fait par le même chemin. 😉 Et on les lira avec plaisir, ta brève explication nous met déjà en appétit, il est plus que possible qu’une complémentarité voire une symbiose puisse s’établir. Tu es dans un domaine, celui de la physique, qui sans aucun doute peut apporter bien des pierres à l’édifice à venir.
          Le mieux serait que tu mettes le lien directement dans un commentaire ou tu nous l’envoies par courriel, comme tu veux. Possible de les publier ici aussi si tu veux en plus d’Agoravox. On mettra bien entendu le lien renvoyant à la source d’AV. Juste une option de diffusion supplémentaire.

  3. Roseau Says:

    Selon la physique quantique, si l’on raisonne, donc que notre cerveau est actif, nous ne résonnons plus avec le Grand Tout, puisque notre intellect nous joue un tour d’illusionniste !

    Il est donc urgent de se déconnecter de tout ce qu’on nous à appris, de mettre au placard toute cette maltraitance de notre Etre, qui fait que nous sommes devenus des petits robots (quasi trans-humanisme) obéïssant servilement à nos zélites !

    Cassons nos chaînes et vivons en harmonie, en symbiose avec l’Univers…

  4. contre le système pyramidale et son service nationale Says:

    Explication pourquoi il faut en terminer avec le système avant 2019 et commencer l’anarchie dès maintenant:

    Description du monde de Macron Rothschild à partir de 2019:

    Macron va commencer son lavage de cerveau des jeunes dès 2019: il veut que les français de 10 ans à 25 ans fassent un service nationale obligatoire ouvert aux militaires qui va coûter 15 milliards d’euros par an au contribuable (au passage, les postes d’enseignants sont supprimés justement à cause du budget donné au service nationale, il y aura 1 milliards de moins pour les hôpitauxhttps://www.revolutionpermanente.fr/Hopitaux-Malgre-les-promesses-de-Macron-pres-d-un-milliard-de-coupe-budgetaire-a-venir, le budget de la défense augmente lui 1.8 milliards supplémentaires, donc tout l’argent consacré aux hôpitaux partent dans l’armée à la place, https://www.huffingtonpost.fr/2017/11/08/lassemblee-vote-le-budget-2018-de-la-defense-en-hausse-de-1-8-milliard-deuros_a_23270215/

    il y aura 20% moins d’enseignants que les années précédentes à partir de 2018, le budget de l’éducation est réduit lui aussi, https://www.lemonde.fr/campus/article/2017/12/04/capes-et-agregation-2018-la-baisse-du-nombre-de-postes-discipline-par-discipline_5224472_4401467.html et plus de lavage de cerveau ce qui montre que Macron préfère le service nationale des enfants, qu’à l’instruction des enfants). Les enfants ont besoin d’instruction ,d’enseignants, ils n’ont pas besoin de perdre une semaine de cours par an, de faire des services nationales dirigés par les flics dans les écoles et les flics vont donner les élèves, donnant des certificats aux élus qui pourront rajouter cela à leur livret scolaire numériquehttps://retraitbaseeleves.wordpress.com/2016/10/09/face-cachee-livret-scolaire-unique-numerique/, et les autres qui n’auront pas le certificat des flics seront pénalisés pour être acceptés dans l’année supérieure , ni de service nationale défense citoyenneté (défense donc les flics vont dans les écoles pour former les jeunes au militaire), et créer une réserve de soldats dès le plus jeune âge pour servir de milices privées aux entreprises et aux banques.

    Avec le service nationale macroniste, Les enfants de 10 ans de fin d’école primaire, les collégiens jusqu’aux lycéens de 18 ans vont perdre 1 semaine de cours par an, sans compter les stages à faire dans les associations dites caritatives de Macron (moi je sens que c’est une façon caché de faire travailler les gosses gratuitement dans les usines sous prétexte de nationalisme, les entreprises se cachent souvent derrière les associations caritatives).
    D’ailleurs comme par hasard les associations dites caritatives pourront influencer la note des élèves globale, ce que fait que si vous n’avez pas bossé gratuitement pour une entreprise qui se fait passer pour caritative, celle ci va dire à votre école que vous n’avez pas fait votre service nationale convenablement, et donc le directeur va faire baisser la note de citoyenneté qui va faire baisser la moyenne globale de l’élève.
    Le service nationale c’est donc un truc pour faire baisser la note des élèves et faire passer le moins d’élèves possibles dans le supérieur en plus de les empêcher d’étudier et réviser leurs cours.

    Macron fait tout que pour les français échouent leurs études (moins de profs dans l »éducation, classes surchargés en conséquence, car un prof supprimé, signifie que la classe sans prof va devoir prendre le prof de l’autre classe en commun avec l’autre classe, une semaine de cours en moins pour le lavage de cerveau par an en plus du temps de stage pour travailler gratos pour la banque de Rothschild, en plus de bloquer l’accès à l’université avec le bac oral du medef qui compte pour 15%) , Macron fait en sorte que les enfants soient plus occupé à faire le service nationale macroniste qu’à étudier les maths, la physique, etc… ils veulent des français soumis et incapable de réfléchir. C’est cela pour eux, la citoyenneté. Et une fois qu’ils ont rendu les français débiles en leur donnant le diplôme parcours citoyenneté fin de seconde, ils vont les mettre dans les armées, vu que Macron a avoué que le service nationaliste macroniste sera ouvert au militaire.
    La mise en place d’un service national universel et obligatoire nécessiterait 2,4 à 3 milliards d’euros par an, selon différents scénarios présentés dans une étude commandée par le premier ministre. Le montant pourrait même grimper à 15 milliards d’euros en cas d’hébergement intégral des jeunes pendant un mois.Ce service n’est pas un service militaire, même si j’ai souhaité qu’on puisse y prévoir l’ouverture à la chose militaire, c’est pour cela qu’il est national», a expliqué le président devant le parterre de journalistes. Et d’ajouter: «Sa forme pourra aussi être civique».
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/02/14/01016-20180214ARTFIG00127–quoi-devrait-ressembler-le-service-national-obligatoire-voulu-par-macron.php
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/01/04/01016-20180104ARTFIG00129-le-service-militaire-promis-par-macron-remplace-par-un-parcours-citoyen-a-l-ecole.php

    Un français furieux contre le service nationale lancé par Macron a lancé cette pétition:

    « À l’attention : de Monsieur MACRON, Président de la République

    Monsieur le Président de la République,

    Nous vous demandons d’abandonner votre projet d’instaurer un service national obligatoire. Il doit en effet être facultatif, basé sur le volontariat et non sur la contrainte.

    Nous sommes déjà accablés par toutes sortes de contraintes et d’obligations de toutes sortes, souvent injustifiées. Ce n’est pas la peine d’en rajouter encore une. La coupe est pleine ! Quel sort réservez-vous d’ailleurs aux réfractaires à l’obligation ? Vous comptez les faire jeter en prison ?

    Ce projet inutile, qui embête tout le monde, va en plus être coûteux pour le contribuable ; or, sans arrêt, on nous répète que l’État n’a pas de moyens. Par exemple, vous rognez sans état d’âme les APL des locataires modestes qui ont déjà toutes les peines du monde à se loger décemment, par contre, pour rajouter à vos semblables une nouvelle contrainte, là, il y a de l’argent disponible ! Où est la logique ?

    Ne vous croyez pas obligé de tenir une « promesse de campagne ». De toute façon, vous n’en êtes pas à une promesse non tenue près (cf : NDDL)

    Il est important bien sûr d’inculquer aux jeunes (et moins jeunes !) des valeurs de respect d’autrui, mais on n’a pas besoin d’un « service obligatoire » pour cela. Par contre nous pensons que des cours de droit devraient être intégrés dans le cursus scolaire dès le collège (voire dès le primaire). Les enfants et adolescents devraient en effet être informés dès que possible de leurs droits et de leurs devoirs dans tous les domaines de la vie. Le droit nous concerne tous, tous les jours ; son accès doit donc être démocratisé et non réservé à certaines corporations.

    Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, nos salutations. »https://www.mesopinions.com/petition/politique/service-national-obligatoire/39777

    Bien dit, celui qui a lancé la pétition a bien discerné l’arnaque du service nationale. En effet, celui ci prétend former à la citoyenneté, mais refuse de donner aux citoyens toute information sur leurs droits civiques ni aucun enseignement juridique ouvert aux élites, c’est à dire aux avocats, et c’est même pour cela que les facs de droit comme Montpellier envoient des milices d’extrême droite contre les étudiants qui veulent accéder au droit, car pour eux, seuls une élite doit connaître le droit. Il n’y a que les devoirs civiques (servir l’armée, travailler gratos pour les entreprises en cas de crise pour servir les actionnaires, taper les manifestants qui s’opposent aux réformes de Macron, dénoncer son camarade de classe) qui seront enseignés dans le service nationale.

    Tiens un autre qui a senti l’arnaque du service nationale universel, et qui dit que c’est un moyen de l’Etat pour mettre des travailleurs gratuits à disposition des entreprises (on se rappelle qu’Hollande dans sa loi citoyenneté, avait dit associations et entreprises publiques, donc Macron en disant uniquement associations, c’est parce qu’il a vu qu’Hollande n’avait pas réussi à imposer le service nationale car il avait avoué que c’était pour servir gratuitement les entreprises publiques, dont EDF, il y a fort à parier que c’est EDF qui a poussé Macron à rendre le service nationale obligatoire, si une des centrales nucléaires pètent et projettent ces déchets nucléaires partout, ce seront les français du service nationale qui seront chargés de s’exposer aux déchets nucléaires et de ramasser les déchets nucléaires pour faire le recyclage de déchets nucléaires et créer des matériaux nucléaires. Au Japon, Tepco utilise les sans abris pour ramasser les déchets nucléaires de sa centrale de Fukushima, et à partir des déchets nucléaires, créent des matériaux pour créer les automobiles, tout ce qui est fabriqué au japon est composé de matériaux radioactifs car cela coûte moins cher aux entreprises.

    Suite à la mobilisation massive contre la Loi Travail depuis près de 4 mois, particulièrement importante chez les étudiant-e-s, lycéen-ne-s et jeunes travailleuses/eurs, l’Assemblée nationale a adopté un amendement prévoyant le Service Civique Obligatoire.

    Lien vers l’amendement : Amendement N°524

    Ce service « civique » obligatoire se composerait de deux phases :

    – La première phase, ayant lieu du 1er juillet au 1er octobre l’année de ses 18 ans, représenterait 3 mois de « classe républicaine » obligatoire, alors que cette période est, pour nombre d’entre nous, un moment charnière entre la fin du lycée et le début des études supérieures et/ou du travail salarié. Le parlement préfère mettre un pansement sur une jambe de bois plutôt que d’investir durablement dans une éducation qui tombe en ruines : alors que les réformes scolaires se multiplient, les moyens financiers ne suivent pas et l’école n’est pas en mesure de lutter contre les inégalités. De plus, nous craignons que soit diffusée une vision autoritaire qui gommerait les inégalités existantes dans la société.

    – La deuxième phase est une période de travail, présentée comme une succession de missions d’intérêt national au sein d’associations, de services publics ou d’entreprises de l’ESS, « indemnisée » 470 euros par mois et non-régie par le code du travail et donc sans aucune protection salariale (chômage, retraite…). La durée de travail d’au moins 24h, pourra aller jusqu’à 48h par semaine, ce qui fait 2,44 euros de l’heure. L’indemnisation est nettement inférieure au seuil de pauvreté, fixé en France à 800€ : elle ne permettra en aucun cas aux jeunes de se loger, de se nourrir, et de vivre pendant ces 6 mois d’emploi déguisé.

    Présenté à l’origine comme un dispositif d’insertion et d’engagement des jeunes et de soutien au dynamisme associatif, le service civique sert ainsi de prétexte à précariser encore plus les jeunes, en les exploitant en dehors de tout droit du travail.

    Finalement, l’amendement sur le service civique obligatoire représenterait 9 mois de travail obligatoire et de propagande entre 18 et 25 ans, dont 3 mois dès l’été des 18 ans. Il véhicule une vision autoritaire de l’éducation et est une atteinte fondamentale aux droits des salarié-e-s.

    Nous exigeons donc le retrait pur et simple de cet amendement et l’intégration des personnes en service civique au droit commun du travail (chômage, retraite, droits syndicaux…).

    Pour montrer notre mécontentement massif, signons la pétition, première étape d’une mobilisation plus large :

    http://stopsco.ml

    *JDC : « Journée Défense et Citoyenneté », qui a remplacé la JAPD.

    Premiers signataires :
    ◦Solidaires Étudiant-e-s, syndicats de luttes
    ◦ASSO, Action des Salarié.e.s du Secteur assOciatif
    ◦Syndicats Etudiant-e-s et Lycéen-ne-s CGT du douaisis et du valenciennois
    ◦La Fabrique – le réseau des étudiants
    ◦Ensemble
    ◦Parti de Gauche
    ◦Alternative Libertaire
    ◦FIDL
    ◦Génération Précaire
    https://www.change.org/p/assembl%C3%A9e-nationale-contre-le-service-civique-obligatoire

    Un rapport dénonce le coût trop élevé du Service national universel
    Promesse de campagne d’Emmanuel Macron, la mise en place d’un service national universel et obligatoire nécessiterait 2,4 à 3 milliards d’euros par an. sans compter les investissements initiaux qui pourraient multiplier la facture par deux. Ce rapport tombe d’autant plus mal que le président de la République, Emmanuel Macron, tient à cette promesse de campagne pour Rothschild.Le troisième et dernier scénario consisterait à réaliser entre 16 et 20 ans, un parcours avec les établissements scolaires, encadré par des militaires
    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/02/05/20002-20180205ARTFIG00055-un-rapport-denonce-le-cout-trop-eleve-du-service-national-universel.php

    On voit donc toutes les contradictions au sein du système, qui montre la pourriture du système, et la nécessité de commencer l’anarchie dès maintenant, parce que quand tous les français seront gavés comme des moutons de la formation nationale Rotschild du matin au soir, il n’y aura plus personne dans les rues pour protester.

    Déjà en mai 68, il y avait 10 millions qui protestaient dans les rues, et aujourd’hui, il n’y a que 200 000 français qui protestent dans les rues.https://www.scoopnest.com/fr/user/lestrepublicain/991366378417475584-plus-de-200000-manifestants-1er-mai-et-pres-de-200-interpellations

    Dans le 2d degré par contre, l’éducation nationale n’a cessé de développer le fichage des enfants jusque dans l’enseignement supérieur et en apprentissage, multipliant notamment les environnements numériques de travail (ENT) et les téléservices en partenariat avec les collectivités territoriales et/ou au bénéfice de partenaires privés, ainsi que les procédures automatisées pour évaluer, trier et orienter les élèves.Les dispositifs permettant de partager les données scolaires avec d’autres administrations (maires, préfets, police, justice, organismes sociaux…) se multiplient également, transformant les fichiers scolaires en outils de contrôle social de plus en plus puissants.Un courrier interne a également été dévoilé en mai 2017, démontrant que le ministère s’apprête à mettre les bases de données scolaires, y compris les répertoires des élèves, à disposition des GAFAM (Google, Appel, Facebook, Amazon, Microsoft et autres géants du web) et ce, dans un vide juridique total reconnu par la Cnil, ouvrant la porte à la commercialisation des données scolaires et au profilage des élèves par des sociétés privées (assureurs, recruteurs…). . La réforme du travail placera plus que jamais l’école dans un rôle de préparation à l’employabilité, dans un esprit de compétition exacerbée du marché des travailleurs, où chacun devra se vendre. A l’issue de la table ronde organisée par l’ICEM, le constat était unanime : c’est cette année qu’il faut refuser le LSUN. L’année prochaine, il sera trop tard.
    Tous mobilisés contre le livret scolaire unique numérique !
    https://retraitbaseeleves.wordpress.com/2017/09/12/appel-a-la-convergence-des-luttes-contre-le-lsun/

    Macron veut la scolarisation obligatoire à partir de 3 ans:
    « Tous fichés dès 3 ans jusqu’à la mort !
    Commencé à l’école (dès la maternelle) avec Base élèves, le fichage des enfants se poursuivra dorénavant tout au long de la scolarité avec le livret scolaire scolaire unique numérique (LSUN), obligatoire du CP à la 3ème depuis la rentrée 2016, puis tout au long de la vie avec le compte personnel d’activité (CPA) créé par la loi « travail ».

    Compétences, évaluations, attestations, difficultés, comportement, suivis particuliers… le droit à l’oubli n’existe plus ! »
    https://retraitbaseeleves.wordpress.com/2017/04/21/presidentielles-et-legislatives-2017-comment-les-candidats-comptent-ils-utiliser-les-fichiers-scolaires/

    Le retour du livret ouvrier… en pire

    Supprimant tout droit à l’oubli, le LSUN permettra également de constituer année après année, un véritable « casier scolaire » numérique qui ouvrira la voie à un fichage à vie, les données enregistrées étant progressivement transférées d’un fichier à l’autre sans aucun contrôle possible des durées de conservation, des utilisations et des destinataires ultérieurs. Le fichage commencé à la maternelle (18 compétences renseignées) s’étendra au parcours professionnel par le biais du « Compte Personnel de Formation » (CPF) créé en 2014, du « Passeport d’orientation, de formation et de compétences » inclu dans ce fichier, et, de 16 ans jusqu’au décès de la personne, du « Compte Personnel d’Activité » (CPA) créé par la loi « travail » du 8 août 2016, un immense fichier dont les données seront bientôt mises à disposition des employeurs et des financeurs de formation, en application de cette même loi.

    En outre, couplé aux bases élèves du 1er et du 2d degré, le LSUN constituera un puissant outil de contrôle social. Les données enregistrées dans les fichiers scolaires sont en effet accessibles sur simple demande aux maires, à la police et à la justice sous couvert du « secret professionnel partagé » instauré par la loi sur la prévention de la délinquance du 5 mars 2007, aux préfets en application du « droit de communication » instauré par la loi du 7 mars 2016 relative aux droits des étrangers en France, et potentiellement à toutes les administrations par interconnexion de fichiers, en application de la loi de simplification et d’amélioration de la qualité du droit du 17 mai 2011. On assiste ainsi à une véritable renaissance du « livret ouvrier » du 19ème siècle, sous format dématérialisé.https://retraitbaseeleves.wordpress.com/2016/10/09/face-cachee-livret-scolaire-unique-numerique/

    Non au retour du livret ouvrier, non au fichage des compétences dès l’enfance et tout au long de la vie, non au projet de loi El Khomri !

    Sous l’impulsion de l’ERT (table ronde européenne des industriels), la Commission Européenne et l’OCDE ont établi 8 compétences clés, censées assurer la capacité d’adaptation, la flexibilité et la mobilité des futurs travailleurs

    les compétences des enfants (connaissances, aptitudes, savoir-faire, attitudes…) sont fichées aujourd’hui en toute discrétion tout au long de la scolarité obligatoire, de 6 à 16 ans, a minima en fin de 3ème, dans le « Livret personnel de compétences » (LPC) créé en 2010. En 2014, le « Compte personnel de formation » (CPF) a étendu ce fichage tout au long de la vie professionnelle. Créé au titre III du projet de loi El Khomri, le « Compte personnel d’activité » (CPA) complètera bientôt ce fichage en l’étendant à tous les compartiments de la vie : engagements associatifs, citoyens, bénévolat, périodes d’activité et d’inactivités avec les motifs, handicaps, données de santé, emplois successifs, formations, bilans de compétences, bulletins de salaire, validation des acquis de l’expérience, situation administrative…

    Le Collectif National de Résistance à Base élèves (CNRBE) dévoile dans le document ci-dessous (téléchargeable en pdf en cliquant sur l’image ci-contre) ce que cache le CPA, véritable renaissance sous format informatique du « livret ouvrier » utilisé conjointement par la police, les maires et les patrons de 1803 à 1890. La similitude entre ces deux dispositifs est frappante. Comme le CPA, ce livret était présenté aux ouvriers comme un document administratif facilitant l’embauche. Il permettait d’identifier chaque ouvrier, de connaître sa situation et de retracer son parcours, embauche après embauche. Obligatoire, visé par les mairies et pouvant être contrôlé par la police, il était conservé et renseigné par les patrons successifs des ouvriers à chaque nouvelle embauche. Le livret ouvrier rappelait également l’interdiction des coalitions d’ouvriers. Puissant instrument de contrôle social tout au long du 19ème siècle, les ouvriers mirent près de 100 ans à s’en libérer.

    Aujourd’hui ce livret renaît, exhumé des poubelles de l’histoire en toute discrétion, mais en pire : le compte personnel d’activité concerne tout le monde, il est dématérialisé et appartient à l’Etat.
    Véritable renaissance sous format numérique du livret ouvrier disparu en 1890, le CPA n’a rien de personnel, puisque ce fichier appartient à l’Etat
    Les données inscrites dans le CPF sont conservées au minimum 3 ans après le décès du titulaire du compte (!)
    Les articles 21 et 22 du projet de loi étendent le CPF aux travailleurs indépendants, aux membres des professions libérales et des professions non salariées et leurs conjoints collaborateurs et aux agents publics, qui n’étaient pas encore concernés par ce dispositif.La constitution du « Passeport d’orientation, de formation et de compétences » inclus dans le « Compte personnel de formation » (CPF) commence dès l’entrée des enfants à l’école.

    Dès l’inscription en maternelle (généralement vers 2 ou 3 ans), tous les enfants sont fichés
    De 2010 à 2012, un fichier encore plus intrusif que le LPC, appelé « Livrepôle-emploi couleurt expérimental de compétences » a par ailleurs été expérimenté dans certains établissements du 2nd degré, permettant de valider non seulement les compétences acquises dans le cadre scolaire, mais aussi extra-scolaire (associatif, familial, etc.). donc c’est dans le livret LPC que seront fichés les notes des entreprises publiques qui notent les élèves sur le service nationale.
    https://retraitbaseeleves.wordpress.com/2016/04/22/appel-du-cnrbe-contre-la-loi-travail/

    L’école est devenu une fabrique d’ouvriers gratuits de 10 ans à 25 ans pour les entreprises publiques de l’Etat (qui sont toutes investis par des actionnaires privés, voir EDF, Total, Vinci qui veut détruire Notre Dame des Landes, etc…) sous couverture de service nationale.

  5. herve hum Says:

    voici le premier chapitre ou article, dont je ne sais pas encore combien il en contiendra, mais auxquels il faut inclure ceux déjà écrits sur agoravox et dont le tout devrait faire corps.

    Le but est de formuler le cadre du modèle politico-économique anarchiste, communiste, dans la réalité physique, donc, non utopique, donc, reprenant à son compte les outils existants, soit pour les transformer, soit pour les supprimer, mais toujours argumenté par la seule raison, donc, libéré de la passion. Car si la raison permet la passion, l’inverse n’est pas vrai, sauf un cas précis mais qui ne nous concerne pas et dont l’explication n’est pas nécessaire en ce moment de l’histoire.

    Ce que je vous demande, au delà de la critique, c’est de me dire où la lecture vous pose des problèmes ou difficultés de compréhension de texte, car le but est d’être lisible du plus grand nombre.

    bon dimanche et à plus ________________________________

    • Bonjour Hervé,
      L’as-tu envoyé par courriel ? y a t’il un ou plusieurs liens à suivre ?
      Merci de nous dire. On a bien noté ce que tu désires, mais on n’a pas ton texte… 😉

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