Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Où en est le Liban ?

Notre résistance n’est pas à vendre, elle est le fruit de l’indifférence de l’état libanais (Hassan Nastallah)

 

Al Manar

 

21 avril 2018

 

Source: http://french.almanar.com.lb/864785

 

Notre résistance n’est pas à vendre, a lancé le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah lors du festival électoral organisé pour les deux casas de Tyr et de Zahrani au sud du Liban.

Dans un discours prononcé devant une foule dans la ville sudiste de Zahrani, ce samedi 21 avril,  S. Nasrallah répondait aux surenchères qui marquent les discours électoraux de certains protagonistes libanais, lesquels ont fait du thème de la résistance au Liban leur cheval de bataille, critiquant entre autre qu’elle agit et prend ses décisions à l’insu de l’Etat Libanais.

Pour répondre à cette question, le chef de la résistance islamique a fait un rappel historique, remontant à la date de  l’implantation de l’entité sioniste en Palestine, « lorsque le sud Liban faisait l’objet d’attaques israéliennes régulières, bien avant l’avènement de la résistance palestinienne ».

La création de la Résistance en 1975 par Sayed Moussa Sadr, (le fondateur du mouvement Amal, ndlr) ,  indépendamment de la volonté de l’Etat libanais est dû au fait que ce dernier n’a jamais assumé se responsabilités sécuritaires pour le sud du Liban, a-t-il expliqué.

Pas question de renoncer à notre résistance, elle est garante de notre survie,…, elle est  notre fierté, a-t-il aussi scandé.

Dans la deuxième partie de son allocution, S. Nasrallah a évoqué les problèmes internes, à leur tête la crise économique et financière qui risque « de trainer le pays vers le gouffre ».

S’adressant directement au courant du Futur, qui s’était arrogé ce dossier depuis la fin de la guerre civile et la conclusion des accords de Taëf en 1992, il a demandé : «  nos exploits sur le plan sécuritaire sont visibles et connus de tous, dites-moi quels sont les vôtres sur le plan économique » qui souffre d’une dette de 80 milliards de dollars, d’une corruption endémique qui lamine les institutions étatiques et d’une dégradation de ses secteurs agricole et industriel.

« Nous avons besoin d’une table de dialogue nationale pour discuter des projets destinés à résoudre cette crise grave », a-t-il réclamé.

Dans cette partie, il a évoqué un problème qui s’amplifie de plus en plus: celui du partage confessionnel des affaires de l’Etat libanais. À commencer par les trois plus hautes présidences de l‘exécutif et du législatif, en passant par la fonction publique dans toutes ses catégories et jusqu’à tout récemment toutes les questions liées aux ressources hydrauliques, en hydrocarbures, à l’agriculture et à l’industrie, voire même aux déchets.

Dans le dernier sujet de son discours, S. Nasrallah a appelé les gens des deux cazas de Tyr et Nabatiyeh à voter massivement les listes Amal et Wafa (Espoir et Fidélité), rendant hommage au chef du Parlement libanais Nabih Berri, qui préside celle de Zahrani.

« Le président Berri nous représente nous tous, et non seulement les gens de Zahrani. Il nous représente dans la Résistance, et dans tous les défis et les grande échéances… C’est lui qui est garant de notre unité nationale,.., et de nos frontières terrestres et maritimes », a-t-il affirmé.

Et de conclure son discours : «  notre message à l’ennemi : nous sommes capables d’affronter tes menaces, nous n’accepterons jamais que notre dignité soit bafouée. Nous sommes les gens de cette terre. Personne ne pourra nous en arracher ».

Les idées principales du discours

Ce festival a un objectif Claire: le soutien populaire et politique de la liste Espoir et fidélité  dans les deux casas Tyr et Zahrani

Je vais aborder 3 sujets : la résistance, les problèmes du pays, et les listes de vote

Nous nous rencontrons dans la ville de Tyr, la ville de sayed Charafeddine et de l’imam Moussa Sadr ,.., celle qui a été le théâtre du lancement de son mouvement, la ville qui a accueilli notre commandant sayed Abbas Moussaoui…

C’est la  ville de la cohabitation entre chrétiens et musulmans, entre sunnites et chiites et a qui toujours conjuré la fitna quand bien même elle sévissait dans les autres régions…

C’est la ville qui a ouvert ses portes aux réfugiés palestiniens venus du nord de la Palestine occupée et qui vivent toujours aujourd’hui dans ses camps…

C’est la ville qui a su résister à l’occupation et où ont eu lieu les premières opérations martyres, réalisées par les jeunes du mouvement Amal et Hezbollah, à commencer par le martyr Ahmad Qassir qui a infligé la première humiliation à Israël en détruisant son quartier général à Tyr…Puis celle de Hassan Qassir , et autres combattants martyrs , ailleurs du sud entier  et qui ont imposé le retrait aux Israéliens sans conditions préalables.

(…)

La guerre de 1996

Aujourd’hui, nous avons en mémoire le souvenir de l‘offensive d’avril 1996 appelée par les Israéliens Raisins de la colère… Elle a commencé le 16 avril en bombardant le siège du Hezbollah, dans lequel se trouvait le commandant militaire haj Moustafa Badreddine mais il a échappé bel a cette tentative d’assassinat et a mené cette bataille avec les autres chefs et combattants de la Résistance…

Durant cette offensive qui a duré  16 jours, les Israéliens ont bombardé les civils jusque dans la ville de Baalbek : il y a eu le massacre de Qana puis celui de l’ambulance, et celui de Souhmor et autres

Face à la résistance farouche des combattants, et à la résistance politique en parallèle, sans oublier le fait d’avoir bombardé les colonies au nord de la Palestine, l’ennemi a été contraint de stopper l’offensive à l’issue d’une intervention internationale et il y a eu l’accord d’Avril qui est un grand exploit de la résistance car il a permis d’épargner les civils, alors que dans le passé les Israéliens ne cessaient de bombarder les civils pour faire pression sur la résistance…

Ce qui a donné une grande marge pour les opérations de résistance. Et pousse un haut officier israélien à dire que l’entente d’avril 1996 avait transformé les Israéliens en un sac de boxe.

L’entente d’avril 1996 a finalement abouti  à la victoire de l’an 2000…

Cette résistance était le rêve de l’Imam Abdel Hussein Charafeddine (un éminent religieux originaire du Jabal Amel/ sud du Liban) et le projet de sayed Moussa Sadr, puis de ses fils dans le mouvement Amal et Hezbollah qui l’ont développée et transformée en une force réelle…

Le sud-Liban, le laissé-pour-compte de l’Etat

Dans l’histoire proche, qui devrait nous servir de guide pour avancer vers notre avenir, …, depuis 1948, après l’édification de l’entité usurpatrice, les bandes terroristes sionistes ne cessaient d’attaquer les régions du sud. Alors que certains au Liban pensent que les Israéliens n’ont bombardé le sud que lorsque les réfugiés et la résistance palestinienne étaient venus au Liban

Les localités libanaises, musulmanes et chrétiennes, étaient visées. Le plus grand massacre a eu lieu à Houla…

Les habitants avaient des capacités très médiocres, et n’avaient pas les moyens de défense…

L’imam Charafeddine a alors envoyé un message au président de la république libanais qui était Bchara al-Khoury dans lequel il a évoqué les dangers sécuritaires qui menaçaient les gens du sud, sans oublier les privations dont ils souffraient…

Sur le premier point, dans sa lettre il dit : « sommes-nous la catastrophe de Jabal Amaal, avec notre sang qui coule, nos frontières violées, nos enfants vivant dans la peur, nos villages détruits… Le Jabal Amel paie le tribut de sang pour tous les Libanais par ceux qui ont été crachés par les quatre coins du monde… il lui est infligé l’humiliation de la part de ceux que l’histoire ont humiliés», en allusion sans doute aux Israéliens.

Où était l’Etat ce jour-là? Le projet des habitants du Sud a toujours été de demander à l’Etat libanais d’assumer ses responsabilités, de les protéger, d’envoyer l’armée au sud pour défendre Bint Jbeil, Marjeyoune,.., mais en vain

Sans oublier les privations imposées à cette région, comme dans la Békaa et le nord du Liban , c’est à dire toutes  les régions qui ont été ajoutées au Mont Liban…

S. Moussa Sadr a poursuivi le même chemin, depuis les années 60 et jusqu’en 1975. Il a réclamé que l’armée libanaise vienne au sud, pour entrainer les gens, les armer et mener avec eux le combat … mais en vain…

Il a réclamé des abris, des chambres sécuritaires, d’assurer les moyens de subsistance et de résistance des gens…

A tous ceux qui s’en prennent aujourd’hui à la résistance,.., je dis que les habitants ont attendu longtemps l’Etat et l’armée depuis 1948 …

Une Résistance indépendante de l’Etat

Mais en 1975, l’imam Sadr a cherché l’alternative c’est-à-dire la résistance armée qui compte sur ses propres capacités et non sur l’Etat et il a fondé les factions de la résistance libanaise Amal.

Je me rappelle, à cette époque que toute notre génération avait rejoint les camps d’entrainement. C’est elle qui économisait ses quelques sous pour la financer cette résistance. Les jeunes payaient de propre poche, et ce n’était pas des fils des riches …

Je vous dis cela pour que tout le monde sache les bienfaits dans lesquels nous baignons aujourd’hui, par rapport à cette époque là…

Avec l’invasion en 1982, la résistance s’est développée jusqu’en l’an 2000 et l’Etat a toujours été  absent…

Il y a à un certain moment un débat s’il fallait qu’il soit au sud ; mais c’est après 2006, c’est devenu une demande internationale…

Dans l’accord de mai 1984 avec Israël, avant qu’il ne soit avorté,  la participation de l’armée avait été sévèrement circoncise …

Depuis le début, notre but a été que l’Etat assume ses responsabilités de défense des vies et des biens, mais c’est l’Etat qui n’a pas voulu, et c’est lui qui devrait être blâmé et non ceux qui ont acheté avec le peu d’argent qu’ils avaient des armes pour se défendre…

Et maintenant on parle de la résistance comme si c’était un crime…

Notre crime a été de porter les armes pour nous défendre lorsque l’Etat était absent et nous n’avions pas  d’autres choix…

L’alternative était la mort, de voir les colonies israéliennes construites dans le sud et l’occupation…

La résistance, une réelle puissance

Cette résistance est devenue une réelle puissance que les ennemis appréhendent et prend en compte loin des discours pompeux, depuis les offensives de 1993 et de 1996 et la guerre de Juillet, l’ennemi sait bien à qui il a affaire…

Aujourd’hui, je dis à l’imam Charafeddine que l’humiliation n’est plus jamais du ressort de Jabal Amel

Je dis à l’imam Moussa Sadr que la résistance que tu as créée et lancée, pour laquelle tu achetais de ton propre argent et celui des pauvres  pour combattre l’armée invincible (israélienne, ndlr)  détient les possibilités, des capacités, des hommes, des technologies, des missiles qui peuvent frapper toute cible chez l’entité sioniste…

Ces victoires sont le fruit de vos sacrifices, de vos martyrs, des blesses et mutilés de guerre, des détenus,  et de votre persévérance sur votre terre…

Il n’est pas question que son peuple y renonce ou lui tourne le dos. Que le monde entier le sache !

Notre résistance n’est pas à vendre, elle signifie notre existence, notre survie. Elle est le socle de notre persévérance et le signe notre fierté…

Et c’est ce qui sera vu le 6 mai prochain, lorsque les gens du sud viendront voter pour la liste Espoir et la fidélité…

Ce jour-là, votre vote dans les urnes sera un message pour les Libanais et le monde entier que nous dans les deux cazas Tyr et Zharani et dans le sud entier, nous n’abandonnerons jamais la résistance

La deuxième partie : les problèmes du pays

Durant les deux dernières décennies, depuis 1992, il y a eu comme un sorte de compromis : des forces s’occupent de la résistance et qui défendent le pays, tandis que d’autres s’occupe de son économie et ses finances

Ce ne fut pas le fruit d’un accord,  mais opérationnellement cela était le cas.

Les forces qui se sont consacrées à la résistance peuvent aujourd’hui dire voilà, ce sont nos exploits : la libération de nos terres, depuis la Békaa de l’ouest, en passant par Rachaya, et le sud tout entier,..,  ainsi que la libération de nos prisonniers dans les geôles israéliennes, sans oublier que nous avons imposé l’équation de dissuasion avec l’ennemi. Ce qui a fourni un climat de sécurité à tous les Libanais, depuis 12 années.

Dans l’histoire de Jabal Amel, jamais une époque n’a été aussi sure que ces 12 dernières années, avec le sentiment de fierté qu’elle procure…Et ce malgré tout ce que l’on nous faisait dans le dos…

Quels sont vos exploits

Et vous le courant du Futur, quel sont vos exploits dans le ressort économique ?

Aujourd’hui, le Liban fait face à un problème crucial : 80 millions dollars de dettes, les deux secteurs agricole et industriel sont paralysés, l’infrastructure sur laquelle des milliards ont été dépensés n’est pas à la hauteur… quels sont vos exploits économiques ?

Je dis ceci non pas pour embarrasser et pour susciter la controverse mais pour assumer nos responsabilités…

Parce que nous avons proposé de prêter attention à la situation économique, on accuse le Hezbollah de vouloir s’accaparer ce dossier, ce qui n’est pas vrai…

L’expérience montre que cette équipe a essuyé un grand revers dans ce dossier économique…

Nous réclamons que le prochain gouvernement présente un dossier économique complet et de travailler au pièce par pièce… nous exigeons la formation d’un ministère de planification…

Pourquoi vous insistez pour soumettre à la discussion la stratégie de défense du Liban et n’acceptez pas de discuter sa stratégie économique ? Pourquoi ne pas présenter un plan clair faute de quoi le pays va droit vers le gouffre ?

Pas d’Etat avec la corruption

Et puis la corruption qui ronge les institutions étatiques.. Dans les campagnes électorales, certains fuient les réels problèmes et affichent vouloir lutter contre l’expansion perse, ou œuvrer pour préserver l’identité arabe, de quelle identité arabe parlez-vous. Vous vous  moquez du monde, la dernière rencontre d  Ligne arabe est passée inapercue…

Un Etat ne peut avancer ni perdurer avec de la corruption. Il faut prendre des décisions fermes pour le combattre et il faut passer à l’exécution sans tarder. On n’a pas besoin de dialogue là-dessus, mais de décision… Faute de quoi, Le Liban va droit vers l’effondrement

Troisième sujet : la question confessionnelle

Et puis il y a un autre problème. Nous savons que notre système est confessionnel, et nous ne voulons pas entrer dans la controverse sur la nécessité de son élimination …

Nous avons un problème que les Libanais affrontent et exige qu’on en discute sérieusement…

Tout dans le pays devient confessionnel. Dans le passé, c’était les trois plus hautes fonctions de l’Etat : la présidence, le Premier ministre et et chef du parlement…

Aujourd’hui, cela s’est propagé vers toute la fonction publique.

Pas seulement. Mêmes nos ressources hydrauliques sont soumises aux critères confessionnels… chaque communauté a son fleuve. Le fleuve Litani est par exemple considéré être celui des chiites, alors qu’il traverse la moitié du Liban..

Il en sera de même pour l’hydrocarbure lorsqu’il sera extrait ; il sera partagé entre les communautés

Il s’est avéré même que l’exploration du pétrole sur terre a été abandonnée parce qu’il se trouve dans certaines zones d’une certaine communauté…

Rappelez-vous les déchets étaient devenus une question confessionnelle, lors des rencontres ministérielles et dans les médias, on laissait entendre que chaque communauté se doit de s’occuper de ses propres déchets…

Il n’y a plus de symbiose nationale

L’agriculture, et l’industrie sont-elles aussi des questions confessionnelles ?

Ceci ne nous est pas imposé par les USA, ni par les Etats arabes, ni par Israël, ceci est le travail de nos dirigeants qui n’ont pas de projet national et ne peuvent édifier leur leadership que sur la base communautaire et rien d’autre…

(…)

Nous pouvons le faire, le Liban est le pays qui sait le mieux arrondir les angles. Si nous continuons comme ça, les institutions vont s’effondrer…

Dernière recommandation pour ceux qui préparent leur discours électoraux : après le 6 mai, il y aura le 7 mai, au lendemain du scrutin legislatif, il faudra se mettre d’accord. Personne ne peut gouverner le pays seul. Il faudra trouver des compromis…

Pourquoi la Liste Espoir et Fidélité

Je m’adresse aux frères et sœurs du Hezbollah dans le caza de Zahrani.

Pour les candidatures dans tous le Liban, notre expérience a été celle de l’alliance entre le Hezbollah et Amal… dans certains cas, il n’y a pas de candidat du Hezbollah et c’est celui de Amal qui nous représente et le contraire est vrai.

Les candidats du Hezbollah à Zahrani sont ceux du mouvement Amal, à leur tête notre grand frère le chef du Parlement Nabih Berri. Il nous représente tous, dans la résistance, dans les grands défis et les grandes échéances

Comme nous lui avons accordé toute notre confiance dans la résistance en 2006 et sur nos frontières terrestres et maritimes

Aujourd’hui, je dis que le président Berri est garant sur le plan intérieur et national

Ses capacités à rassembler les Libanais en désaccord autour de la table de dialogue en 2006 a sauvé le pays d’une grande zizanie…

Lorsque vous irez voter, soyez les plus nombreux possibles : ce sera un message pour la cohabitation, d’unité d’espoir et de fidélité…

Notre message le 6 mai  à l’ennemi : nous sommes capables d’affronter tes menaces, nous n’accepterons jamais que notre dignité soit bafouée. Nous sommes les gens de cette terre. Personne ne pourra nous en arracher

Lecture complémentaire:

Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem

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5 Réponses to “Guerre impérialiste au Moyen-Orient: Où en est le Liban ?”

  1. contre la orwell-surveillance Says:

    C’est le Liban lui-même qui se vend aux occidentaux qui mettra fin au Hezbo:

    Les Occidentaux à la rescousse du Liban
    Le groupe international de soutien au Liban a promis mercredi à Paris d’augmenter son appui à un pays en « danger existentiel » en raison de l’afflux incessant des réfugiés syriens
    https://www.lopinion.fr/edition/international/occidentaux-a-rescousse-liban-9923

    La France à la rescousse de l’économie libanaise

    Le Premier ministre libanais Saad Hariri et le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian à Paris, le 6 avril 2018

    Emmanuel Macron et Jean-Yves LeDrian accueillent, ce vendredi 6 avril, le Premier ministre libanais Saad Hariri lors de la Conférence économique pour le développement par les réformes et avec les entreprises.

    Une quarantaine d’Etats sont réunis depuis vendredi matin au ministère des Affaires étrangères, pour la deuxième des trois conférences du CEDRE. L’objectif est de réunir 10 milliards de dollars sur une période de cinq ans afin de permettre le financement d’un plan de développement du Liban dont l’économie et les infrastructures ont été fragilisées par des années de crise institutionnelle et régionale.

    Le 8 décembre dernier, Emmanuel Macron coprésidait déjà à Paris une réunion du groupe international de soutien au Liban (GISL), composé des Etats-Unis, de la Russie, de la Chine, du Royaume-Uni et de la France, dans le but d’aider à la remise en marche des institutions et de l’économie libanaises. Appuyée par la communauté internationale, cette réunion était également l’occasion de mettre en garde l’Iran et l’Arabie Saoudite contre toute ingérence et d’appeler le Hezbollah, acteur majeur de la politique libanaise, à rester neutre. Cette conférence de soutien à l’économie libanaise faisait suite à la crise provoquée par la démission surprise du Premier ministre libanais, le 4 novembre dernier. Saad Hariri a depuis repris son poste. Bien qu’il n’hésite pas à déclarer que «la stabilité du Liban est un petit miracle au vu des conflits de la région», l’économie libanaise s’est vue fortement impactée par les soubresauts d’un conflit syrien à ses portes.Malgré les différences confessionnelles et des divergences politiques fortes autour de la question syrienne, les factions politiques libanaises viennent de voter un budget pour 2018.

    Le Liban étant un acteur clé dans une région frappée par des conflits continuels, sa stabilité économique semble indispensable à la reconstruction de la région. «Dans un Moyen-Orient secoué par les crises et meurtri par les guerres civiles, le Liban reste un modèle de pluralisme, de tolérance et d’ouverture dont nous avons besoin», a assuré Le Drian vendredi. Selon lui, cette stabilité de se fera qu’au prix d’engagements réciproques puisque le soutien international doit s’accompagner de réformes de la part du Conseil libanais.

    http://www.liberation.fr/planete/2018/04/06/la-france-a-la-rescousse-de-l-economie-libanaise_1641504

    Le Premier ministre du Liban Saad Hariri et sa famille à Paris
    Le chef du gouvernement libanais Saad Hariri a atterri ce 18 novembre 2017 à Paris, en provenance de Riyad. Il s’est entretenu avec le président Emmanuel Macron, pour tenter de trouver une issue à la crise libanaise http://www.rfi.fr/moyen-orient/20171118-premier-ministre-liban-saad-hariri-famille-paris-macron-arabie-saoudite

    Le premier ministre libanais, Saad Hariri, renonce à sa démission

    Saad Hariri avait annoncé avec fracas sa démission le 4 novembre 2017 depuis l’Arabie saoudite, avant de la suspendre le 22 novembre 2017. Mardi 5 décembre 2017, il a formellement renoncé à sa démission.
    « Le conseil des ministres a remercié le premier ministre d’être revenu sur sa démission », a indiqué le gouvernement dans un communiqué lu par Saad Hariri lui-même.

    La démission de Saad Hariri, annoncée le 4 novembre dans une allocution télévisée enregistrée à Riyad, a provoqué une crise politique majeure au Liban, sur fond de lutte d’influence régionale entre l’Arabie saoudite, dirigée par une monarchie sunnite, et l’Iran chiite. M. Hariri avait invoqué l’ingérence de l’Iran et du Hezbollah dans les conflits de la région.

    Il s’entretiendra vendredi à Paris avec de hauts responsables de la communauté internationale, dont le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, des moyens de remettre son pays sur les rails après la crise provoquée par sa démission, qu’il a retirée mardi, a annoncé le Quai Orsay. « Le but est de soutenir un processus politique dans un moment crucial (…) Ce sera un message à la fois aux acteurs libanais et aux pays de la région », a-t-on indiqué au Quai d’Orsay.

    Volonté de « se distancier » des conflits de la région

    Depuis la démission de M. Hariri, les deux camps rivaux au Liban – l’un dirigé par Saad Hariri et appuyé par Riyad et l’autre mené par le Hezbollah chiite et soutenu par l’Iran – cherchaient à trouver un compromis pour éviter au pays un nouveau séisme politique. Mardi, le gouvernement – auquel participent les deux camps – a réaffirmé sa volonté de « se distancier » des conflits de la région.

    « Le gouvernement libanais, dans toutes ses composantes politiques, décide de se distancier de tout conflit, de toute guerre et des affaires intérieurs des pays arabes », indique le communiqué lu par M. Hariri. Cette « distanciation » vise à « préserver les relations politiques et économiques du Liban avec ses frères arabes », poursuit le texte. Une telle politique était déjà prônée par ce gouvernement au moment de sa formation en 2016. Mais l’engagement actif, depuis des années, du Hezbollah chiite au côté du régime syrien de Bachar Al-Assad et les accusations saoudiennes mettant en cause son implication dans le conflit au Yémen ont mis à mal cette politique.

    La démission surprise de M. Hariri puis son séjour prolongé en Arabie saoudite avaient donné lieu à un flot de spéculations sur sa liberté de mouvement et le président Michel Aoun avait accusé Riyad de retenir M. Hariri en « otage ». Il est rentré au Liban trois semaines plus tard, après une « exfiltration » négociée par la France et avait alors gelé sa démission.https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2017/12/05/le-premier-ministre-libanais-saad-hariri-renonce-a-demissionner_5224880_3218.html

    Donc le premier ministre libanais est un pion de Macron et a réussi à annuler sa démission grâce à Macron.

    Emmanuel Macron utilise l’extrême droite du Liban pour infiltrer le Liban, Emmanuel Macron promet de contribuer au retour des réfugiés syriens du Liban

    À l’occasion de sa rencontre avec le Premier ministre libanais, vendredi à Paris, le président français a souhaité l’organisation d’une conférence sur la question du retour des réfugiés syriens, présents en nombre au pays du Cèdre.

    Alors que la résolution du conflit en Syrie semble une lointaine perspective, la France anticipe la question du retour des réfugiés syriens dans leur pays. Le président Emmanuel Macron a souhaité, vendredi 1er septembre, la tenue d’une conférence au Liban sur ce dossier, à l’issue d’une rencontre à Paris avec le Premier ministre libanais Saad Hariri, dont le pays est l’un des principaux pays à accueillir des Syriens. Emmanuel Macron a précisé que le Liban « demeurera le premier récipiendaire de l’aide française en réponse à la crise des réfugiés syriens, compte tenu de la charge qui est la [sienne] ». Selon l’entourage d’Emmanuel Macron, qui veut également organiser une autre conférence à Paris sur les investissements internationaux au Liban, « les réfugiés, leur nombre, leur présence, a déjà des conséquences très lourdes sur les infrastructures, la sécurité, l’environnement » du Liban et des autres pays d’accueil de la région. La Jordanie et la Turquie seront notamment invitées à la conférence, qui sera organisée durant le premier semestre 2018. Selon les chiffres du gouvernement libanais, 1,5 million de ressortissants syriens ont trouvé refuge au Liban depuis le début de la guerre en mars 2011. Un chiffre équivalent à plus d’un quart de la population libanaise, estimée à 4 millions de personnes, qui vit sur un territoire dépassant à peine les 10 000 km2. À titre de comparaison, à l’échelle de la France, cela équivaudrait à accueillir quelque 24 millions réfugiés.Dans son dernier rapport publié en avril, la Banque mondiale rappelait l’impact économique de la présence des réfugiés syriens sur le Liban, entassés dans des camps informels aux quatre coins du territoire. Un accueil « qui a mis à rude épreuve ses finances publiques déjà fragiles dans un contexte de restriction de l’aide internationale », a-t-elle indiqué.Pour le Hezbollah chiite, allié du régime syrien, le pays du Cèdre doit discuter directement avec Damas pour organiser un tel retour. Manière pour le mouvement politico-militaire de Hassan Nasrallah d’obtenir la restauration totale des relations, distanciées depuis le début du conflit en Syrie, entre le pouvoir du président Bachar al-Assad et le Liban.

    Interrogé par le journal Le Monde sur ce dossier, le Premier ministre libanais Saad Hariri a renvoyé la question aux calendes grecques, en liant le retour des réfugiés au départ du président syrien Bachar al-Assad. Un départ qui ne figure pas sur l’agenda des puissants parrains iraniens et russes de Damas.

    « Au Liban, certains disent qu’on doit renouer des relations avec le régime de Bachar al-Assad pour faire rentrer les réfugiés […]. Ils ne rentreront pas dans leur pays, tant que le régime est là. Et tant que je n’ai pas un feu vert de l’ONU pour un retour sécurisé des réfugiés, je ne ferai rien. » Une prise de position qui risque d’échauffer un peu plus les esprits au Liban sur cette question

    http://www.france24.com/fr/20170901-liban-refugies-syriens-emmanuel-macron-conference-hariri-assad-france

    La mainmise de l’Iran et de son allié le Hezbollah chiite sur le Liban inquiète

    Son séjour prolongé en Arabie saoudite avait donné lieu à un flot de spéculations sur sa liberté de mouvement et le président libanais Michel Aoun avait accusé Ryad de retenir Hariri en « otage ». Son départ pour la France avait été décrit par des analystes et des observateurs comme une « exfiltration » dirigée par Paris.

    En annonçant sa démission le 4 novembre, Hariri avait invoqué la mainmise de l’Iran et son allié le Hezbollah chiite sur le Liban et leur ingérence dans les conflits de la région où Ryad et Téhéran s’affrontent par procuration.

    Hariri pourrait revenir sur sa démission

    Trois semaines plus tard, il rentrait au Liban et gelait sa démission à la demande du président Michel Aoun. Il a affirmé à plusieurs reprises vouloir rester Premier ministre, posant comme condition le respect par le Hezbollah de la « politique de distanciation », soit la non ingérence dans les conflits de la région.
    https://www.20minutes.fr/monde/2178879-20171130-liban-premier-ministre-saad-hariri-arrive-paris-visite-familiale

    Tiens récemment un étudiant libanais est mort de coups de couteaux à Grenoble, ville Big Brother bourrée de caméras de surveillance israéliennes.

    Décès d’un étudiant chiite libanais à Grenoble : accident ou meurtre politique ?

    Hicham Salim Mourad était originaire de Braikeh au Liban-Sud et suivait des études de physique nucléaire à l’Université Grenoble Alpes.

    Peu après sa mort, des rumeurs ont circulé sur le fait qu’il s’est fait assassiner. Elles ont même dans un premier temps été relayées par l’Ani.

    Il est à noter que Hassan Ali Kheireddine, un autre étudiant libanais, avait été tué par coups de couteau deux semaines avant (le 14 février) le jour de son anniversaire à Halifax au Canada où il étudiait l’économie.

    Les deux étudiants venaient de la communauté chiite, Hicham du Sud-Liban et Hassan du Nord, du Bekaa. Il faut savoir que l’entité sioniste a auparavant tué des scientifiques nucléaires iraniens pour stopper l’avancée technologiques de l’Iran.

    Cependant, le média français Le Dauphiné libéré a indiqué que Hicham est mort d’un accident mais que les circonstances du décès ne sont pas claires et qu’une enquête a été ouverte. Cette version a été affirmée par le ministère libanais des Affaires étrangères qui a annoncé que, selon un rapport de la police de Grenoble, la mort du jeune homme n’était pas liée à un acte criminel et était due à sa chute du balcon de son domicile.

    Les circonstances de cette mort restent donc très sombres. Jeudi dernier, le groupe parlementaire du Hezbollah a exprimé son « inquiétude » à propos du décès du jeune homme qu’il a qualifié de « meurtre ». Les députés du parti ont exprimé leur « inquiétude face aux meurtres dont sont victimes les Libanais de la diaspora et notamment des étudiants brillants faisant des études dans des domaines sensibles », dans un communiqué publié à l’issue de leur réunion hebdomadaire à Haret Hreik (sud de Beyrouth). « Le bloc suit cette affaire avec le ministère des Affaires étrangères et les administrations concernées et insiste sur l’importance de protéger le potentiel des Libanais de l’étranger. » a rapporté l’OLJ.
    http://shiacity.fr/politique/deces-d-un-etudiant-chiite-libanais-grenoble/

    sur la même affaire:
    « un étudiant étranger serait mort dans des circonstances encore floues à Grenoble. Le corps d’Hicham Salim Mourad a été retrouvé mardi matin, vers 07 heures, dans le quartier Chorier-Berriat à Grenoble. Ce jeune homme était un étudiant libanais en physique nucléaire. Hicham Salim Mourad aurait chuté du deuxième étage d’un immeuble. Cette tragédie a été dévoilée par la rédaction de L’Orient-Le Jour.

    Une enquête ouverte suite à la disparition d’un étudiant étranger

    Une enquête a été ouverte afin d’établir les circonstances de la mort du jeune homme. La piste d’un accident serait privilégiée. Faits troublants, l’ANI (l’organe de presse officiel libanais) a dévoilé que l’étudiant de l’Université Grenoble Alpes aurait été victime d’une agression et de plusieurs coups de couteau.
    Un autre étudiant libanais avait été tué le 14 février dernier à Halifax, à l’est du Canada. Hassan Ali Kheireddine, originaire de Majdalyoun, dans la Békaa, avait été poignardé de plusieurs coups de couteau, la veille de son 23ème anniversaire. Ce drame s’était déroulé dans l’enceinte de l’université d’Halifax, où il étudiait l’économie.

    Les dernières précisions sur le drame à Grenoble

    Le parquet de Grenoble a donc ouvert une enquête pour « recherche des causes de la mort » après le décès d’un jeune homme, rue Henri-le-Châtelier, dans le quartier Chorier-Berriat, à Grenoble, selon des précisions de Jean-Yves Coquillat, procureur de la République.

    Selon le magistrat, l’hypothèse du suicide est privilégiée
    Une feuille, sur laquelle était inscrit le mot « sorry », aurait été découverte « (voilà comment l’OTAN rédige les notes de suicide de ses victimes)https://www.minutenews.fr/actualite/faits-divers/grenoble-etudiant-libanais-retrouve-mort-circonstances-mysterieuses-290177.html

    Un étudiant libanais a été retrouvé mort à Grenoble, en France. Hicham Salim Mourad avait reçu plusieurs coups de couteaux.
    Originaire de Braikeh, au Liban-Sud, le jeune homme suivait des études de physique nucléaire à l’Université Grenoble Alpes.
    Le chef du Parti syrien national social (PSNS), Hanna Nachef, a, par ailleurs, contacté le père de la victime pour lui présenter ses condoléances. Il a affirme que le parti va suivre l’affaire avec les parties concernées afin que la vérité soit révélée et que les coupables soient identifiés, a déclaré M. Nachef.
    Il a ajouté que les empreintes de l’ennemi sioniste sont claires dans les crimes contre les jeunes génies de notre pays.
    Le ministre d’État aux Affaires du Parlement, Ali Kanso, a également, contacté le ministère des Affaires étrangères et lui a demandé de suivre l’affaire. Le ministère a donné des directives en ce sens à l’ambassade du Liban en France.

    Il convient de noter qu’un autre étudiant libanais Hassan Ali Kheireddine, originaire de Majdalyoun, dans la Békaa, avait été poignardé de plusieurs coups de couteau, le 14 février dernier à Halifax, à l’est du Canada, où il étudiait l’économie
    http://nna-leb.gov.lb/fr/show-news/87670/Un-tudiant-libanais-retrouv-mort-Grenoble

    En résumé en lisant les articles sur l’affaire, un étudiant libanais meurt à Grenoble, il a été victime de coup de couteaux des jours avant cette chute fatale par la fenêtre, que le Liban et la France attribuent à un suicide, et que le Hezbollah et le parti national syrien attribuent à un meurtre.

    Maintenant si on soutient l’hypothèse du meurtre:

    qu’Est-ce qui aurait bien pu faciliter son assassinat?

    On sait que Grenoble est ultra camérisé surtout dans les quartiers populaires http://grenoble.sous-surveillance.net/, donc où a logé l’étudiant libanais. Cela montre donc que les sionistes utilisent les caméras de « vidéoprotection » en France pour planifier les assassinats de leurs victimes.

    La municipalité grenobloise et Inéo (entreprise lyonnaise, filiale de Suez) continuent tranquillement d’installer en douce des caméras « 360° » de vidéosurveillance dans notre ville.

    Pas une ligne dans Le Daubé, pas un son sur France Bleu Isère, pas une image à France 3, pas un élu n’en touche mot… étonnant pour un sujet si sensible.

    Le Postillon avait déjà répertorié 5 nouvelles caméras (croisement Jean Jaurès / Cours Berriat, rue Lesdiguières à l’entrée de la Place de Verdun, sur le cours Jean Jaurès au croisement avec Alsace Lorraine, place Dubedout et une autre à côté de l’arrêt Notre-Dame. ). Lire l’article publié.

    Et voici 4 caméras de plus ! En attendant encore une autre Place de la Gare juste sous le départ des manifs où un poteau a été installé pour accueillir un nouveau flicage.
    https://grenoble.indymedia.org/2010-02-07-Videosurveillance-a-Grenoble-de

    A Echirolles, des caméras pour les quartiers populaires placés sur les immeubles (or c’est justement d’un immeuble que l’étudiant libanais est tombé et a été défenestré, bizarre, aucune vidéo de surveillance n’a pu filmer la chute, vu que Grenoble est criblé de vidéos surveillance sur tous ses immeubles non?)

    Le Parti Communiste change. à Echirolles, deuxième ville du département, les communistes au pouvoir ont troqué la faucille et le marteau contre la matraque et la caméra. Renzo Sulli, le maire, réclame à corps et à cri un commissariat au ministère de l’Intérieur [1] et a installé des caméras de vidéosurveillance dans les quartiers populaires.
    . On repère les quatre «  dômes 360  » posés sur des façades d’immeubles, protégées par des sortes de hottes en ferraille. Parmi les passants, les avis sont partagés. Une femme avec poussette et marmots nous explique que «  les caméras n’ont rien changé. Sur le boulevard d’à côté, des dômes 360° placés sur des poteaux filment les alentours. Ils suppléent les dômes installés sur le bâtiment, visiblement non opérationnels, la moitié de leur globe ayant brûlé.

    Le Modem échirollois est le seul parti de la ville à s’opposer à la vidéosurveillance. Les Verts, qui appartiennent à la majorité, ne disent rien publiquement sur ce sujet «  sensible  ». L’inverse, donc, de Grenoble, où le Modem, appartenant à la majorité, ne dit rien sur les caméras, et où les Verts, relégués dans l’opposition depuis 2008, émettent quelques réserves sur la vidéosurveillance – sans pour autant se déclarer franchement contre. Rajoutons à ceci que les caméras sont mises en place à Echirolles par le Parti Communiste, alors qu’au niveau national, ce parti s’oppose au développement de la vidéosurveillance. Et on obtient l’illustration parfaite d’une vérité régulièrement niée, surtout en période de campagne électorale : les prises de positions des partis politiques ne sont qu’opportunistes et ne résistent souvent pas au jeu des alliances et à l’exercice du pouvoir.
    Revenons à nos mouchards échirollois. «  Le Modem n’est pas opposé à la vidéosurveillance par principe  », nous indique Thierry Labelle. Qui fustige avant tout «  un rapport coût/rendu absolument prohibitif : il y a 4 caméras sur la place Beaumarchais et vous avez 4 agents contractuels, payés par la ville, qui sont derrière les écrans pour surveiller. » même si les caméras n’ont pas pour l’instant de résultats tangibles, leur simple présence – dans un quartier populaire – habitue peu à peu la population à être surveillée en permanence, jusque dans les lieux de vie. Si la municipalité communiste d’Echirolles se défend de vouloir être «  Big Brother  » et dit ne pas vouloir surveiller la vie privée des habitants, cet «  outil  » déjà installé pourrait avoir des conséquences autres aux mains de pouvoirs moins bien intentionnés. Et même un comité d’éthique actif et solide ne pourrait rien faire contre ces «  mauvaises utilisations  », si ce n’est les légitimer par sa simple existence.

    Enfin, le choix de cet «  outil  » par une mairie communiste – comme son souhait insistant de disposer d’un commissariat [2] – est symptomatique de l’évolution d’une certaine gauche, qui se convertit aux méthodes policières et sécuritaires pour lutter contre des problèmes sociaux.
    Les caméras installées à Grenoble font partie d’un plan de l’Etat de développement de la vidéosurveillance. Le ministère de l’Intérieur finance donc 40% des nouvelles installations, qui totalisent 3500 nouvelles caméras dans 280 communes (Le Figaro, 22/03/2010). Dans l’Isère, ce ne sont pas moins de 25 communes qui rentrent dans ce plan ! Isérois, ne souriez plus ! Vous pourrez dorénavant être filmés dans les communes d’Allevard les Bains, Beaurepaire, Bouge Chambalud, Charavines, Chasse sur Rhône, Chavanoz, Cheyssieu, Cremieu, Echirolles, Grenay, Grenoble, Heyrieux, La Côte St André, La Mure, Moirans, Mont Lans, Pont Cheruy, Ruy Montceau, Saint Savin, Seysinnet Pariset, La Verpillère, Vienne, Villefontaine, Voiron.https://www.lepostillon.org/A-Echirolles-des-cameras-pour-les-quartiers-populaires.html

    En 2010 était lancée à Grenoble une campagne contre l’installation de caméras de vidéosurveillance. http://grenoble.indymedia.org/2010-

    Celle-ci s’étendit à Fontaine quand, en 2011, la mairie communiste déclara qu’elle allait emboîter le pas à Grenoble. http://grenoble.indymedia.org/2011-

    Des habitant.e.s de Fontaine firent entendre leur opposition en distribuant des milliers de tracts, en mettant un peu de piment dans le carnaval (dont le thème était… « Rêv’olution ») et en organisant une réunion publique à la MJC Nelson Mandela ainsi qu’un rassemblement devant la mairie. Les élus s’empêtrèrent alors dans leurs contradictions et l’installation des caméras ne fût que repoussée. http://grenoble.indymedia.org/2011-

    Les caméras sont bel et bien ressorties du chapeau ce printemps 2013. En effet, profitant des travaux « d’embellissement » et de « requalification de l’espace public » du « coeur de ville », la municipalité a fait installer pas moins de 9 caméras globes (4 place Maisonnat et 5 aux Fontainades ce qui, ajouté aux caméras de la TAG déjà présentes aux arrêts de tram, porte à une quinzaine le nombre de caméras sur ces deux places distantes de moins de 500 mètres).

    Une discussion avec l’un des ouvriers qui a posé ces caméras fût assez intéressante : « Je sais que ça ne sert à rien, mais ce sont des volontés politiques » ; « Les jeunes de la place m’ont déjà demandé comment les rendre hors service. Je leur ai répondu qu’il y a plein de manières différentes de le faire » ; « J’ai installé tout un réseau à Val d’Isère la semaine dernière et les gens nous félicitaient. Très peu de gens sont contre ».

    L’homme doit en effet avoir beaucoup de travail ces temps-ci. Il travaille pour Forclum, la filiale « énergie » du groupe Eiffage, troisième groupe de BTP de France après Vinci et Bouygues, qui réalise chaque année des dizaines de millions de bénéfices pour un chiffre d’affaires de 2,4 milliards d’euros.

    Bien sûr, la mairie de Fontaine se sert de son journal « Fontaine Rive Gauche » pour noyer le poisson. Ces caméras auraient ainsi été installées « en concertation avec les habitants ». Ah… Les élu.e.s ont donc la mémoire courte. Et ce ne sont pas les mascarades de démocratie participative, sur inscription et rassemblant à peine quelques dizaines de personnes, qui permettent de se targuer d’avoir l’accord de l’ensemble de la population.

    Comme à Grenoble, on nous fait le coup du « comité d’éthique » chargé de veiller à la bonne utilisation des caméras. En effet, « les élus ont souhaité que son utilisation se fasse dans le plus grand respect des libertés publiques individuelles » afin « d’apporter aux Fontainois des garanties sur le respect de leur vie privée et de leurs libertés fondamentales ». Vous avez bien lu. Ce comité d’éthique aura carrément l’immense pouvoir « d’émettre des avis » et des « recommandations ». Tremble Big Brother ! Le comité d’éthique pourrait émettre un avis !

    Cerise sur le gâteau : la mairie a tout simplement offert un local (dans lequel elle a investit 12 000 euros de travaux) à l’obscur « collectif des habitants du Centre Ancien » créé en 2010, avec « pour objectif de se réapproprier l’espace public ». Décodage : il faut virer de la place Maisonnat les jeunes considérés comme indésirables. Ajoutez à cela la construction d’un supermarché en lieu et place du square qui se trouve derrière la place et vous aurez l’étrange recette « communiste », sauce fontainoise, pour régler les problèmes sociaux : contrôle et consommation.

    S’agripper au pouvoir n’a décidemment rien de bon pour le bien commun.
    https://grenoble.indymedia.org/2013-11-23-Fontaine-9-cameras-installees-au

    • De récents évènements ont montré que le premier ministre libanais était un pion de l’Arabie Saoudite dont il a aussi la nationalité… Lui et Macron ne sont que des fifrelins, des courroies de transmission pour leurs maîtres oligarques. L’AS n’est-elle même qu’un pion, de luxe certes, mais un pion mis en place par la City de Londres. Le Liban vendu ne pourra mettre fin au HB qui à terme, sortira de l’État, il en a les moyens à tous les niveaux et il entraînera par association une grande partie de la population libanaise.
      Pour Grenoble, il s’agit vraisemblablement de liquidation politique, même procédure que pour l’assassinat des scientifiques nucléaires iraniens, sans doute par la même organisation.

    • Un ingénieur du Hamas palestinien assassiné par le Mossad à Kuala Lumpur en Malaisie:
      http://french.almanar.com.lb/864576

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