Géopolitique et Nouvel Ordre Mondial: L’entreprise terroriste Washington-Ryadh (Tony Cartalucci)

Un article de fond utile et nécessaire de Tony Cartalucci qui montre une fois de plus les connivences criminelles et les ramifications tentaculaires manipulatrices de l’empire anglo-américain contrôlé depuis a City de Londres, GQG de la haute finance transnationale.
Il n’y a pas de solution au sein du système et ne peut y en avoir. Il est quand même grand temps de le comprendre et d7agir, ensemble, e conséquence par delà antagonisme et division.
~ Résistance 71 ~

Lectures complémentaires:

La_City_de_Londres_au_coeur_de_lempire

Manifeste pour la societe des societes

 

L’entreprise de la terreur de Washington et de Ryadh

 

Tony Cartalucci

 

6 avril 2018

 

url de l’article original:

http://landdestroyer.blogspot.jp/2018/04/washington-and-riyadhs-terror-enterprise.html#more

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Ce qui commença comme un moyen pour la Maison des Saoud d’établir, de consolider et éventuellement d’étendre son pouvoir politique sur la péninsule arabique au XVIIIème siècle est maintenant devenu un très bon outil bien façonné et rôdé de pouvoir géopolitique tout à fait intégré dans la politique étrangère de Washington.

Pendant des décennies, les Etats-Unis et leurs alliés de l’OTAN ont aidé l’Arabie Saoudite (AS) à exporter des méthodes d’endoctrinement politique connues sous le vocable de wahhabisme pour radicaliser les individus et grossir les rangs des forces mercenaires utilisées pour déclencher des guerres par procuration à l’étranger et manipuler les populations occidentales intra muros.

Une remarquable admission a été récemment faite dans les pages du Washington Post (NdT:devenu le blog du proprio d’Amazon Jeff Bezos…) dans un article intitulé “Le prince saoudien nie qu’il a Kushner dans sa poche” ( « Saudi prince denies Kushner is ‘in his pocket’. » ).

L’article citait le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman en disant:

“En réponse aux questions sur la dissémination financée par l’AS du wahhabisme, forme austère de l’islam qui est dominante dans le royaume et que certains ont accusé d’être la source du terrorisme mondial, MBS a dit que les investissements dans les mosquées et les madrassas (écoles coraniques) à l’étranger étaient enracinés dans la guerre froide alors que les alliés demandèrent à l’AS d’utiliser ses ressources pour empêcher une infiltration soviétique dans les pays musulmans.

Des gouvernements successifs saoudiens ont perdu le fil de cet effort, a t’il dit et maintenant “nous devons tout reprendre”. Les financements proviennent maintenant largement de “fondations” basées à l’extérieur de l’AS, plutôt que du gouvernement.

Alors que l’article affirme “que des gouvernements successifs saoudiens ont perdu le fil de l’effet [de financement]” et que le financement est maintenant effectué via des “fondations en dehors de l’AS”, ceci n’est pas vrai.

Il n’y a rien de la sorte en AS que des “gouvernements successifs”. La nation depuis sa création, n’a été dirigée que par une seule famille, celle de la Maison des al-Saoud.

Bien que des fondations basées en AS puissent être le conduit par lequel le wahhabisme est organisé, financé et dirigé, tout ceci est fait pour Ryadh dans un processus mis en place et écrit par Washington.

Un outil et non pas une idéologie

Le wahhabisme a été créé et utilisé comme outil politique dès le tout début du XVIIIème siècle. Il a servi de pierre angulaire pour la construction de l’Arabie Saoudite. Ainsi de manière bien pratique, le wahhabisme depuis sa création, a toujours été intolérant envers les étrangers. Pour les Saoudiens cherchant le pouvoir politique au travers de la conquête, cette intolérance fut facilement transformée en utilisation de la violence contre des tribus et états voisins qui ne se soumettaient pas au pouvoir saoudien.

Les Britanniques contrôlèrent plus avant cet outil politique dans leur concurrence pour le pouvoir avec l’empire ottoman. L’empire britannique encouragea et cultiva les idéologies extrémistes comme le wahhabisme avant et après la chute de l’empire ottoman. Après les deux guerres mondiales, les Britanniques et les Américains s’allièrent avec des nations comme l’AS et commencèrent à exporter le wahhabisme et son mode d’endoctrinement dans le monde entier.

De l’admission même du prince héritier MBS ceci donne une meilleure vision de l’utilisation de l’extrémisme par Washington en Syrie à la fin des années 1970 et au début des années 1980 ainsi que pour le soutien par les Etats-Unis des militants en Afghanistan, visant à déloger l’URSS de la région.

Mais ceci révèle aussi précisément comment le terrorisme en tant qu’outil géopolitique est utilisé dans l’ère actuelle de l’après guerre froide et qui l’utilise.

“Des mosquées” financées par l’AS et autres états du Golfe [Qatar, EAU…] en dehors du Moyen-Orient, incluant l’Europe et l’Asie, servent de centres de recrutement et d’endoctrinement pour les Etats-Unis et leurs alliés pour les guerres par procuration variées et leurs efforts de déstabilisation dans le monde.

Comment aiguise-t’on le wahhabisme ?

Des combattants étrangers recrutés de par le monde pour se battre en Syrie et sa guerre incessante, le furent essentiellement par le réseau wahhabite financé et dirigé par l’AS.

“Des mosquées et des madrassas” opérant en Amérique du Nord et en Europe existent avec les pleines connaissance et coopération des services de renseignement et de sécurité occidentaux. Le recrutement, déploiement et le retour de ces mercenaires wahhabites endoctrinés à travers l’occident ont été admis même dans toute la presse et les médias occidentaux.

L’organisation médiatique danoise, The Local DK, a exposé un tel centre au Danemark. Le rapport des faits dans un article intitulé: « Danish mosque doubles down on Isis support, » décrivait ce qui est un soutien ouvert pour des organisations terroristes déclarées, spécifiquement le soi-disant Etat Islamique (EI) ou Daesh.

L’article déclarait:

Nous voulons que l’EI soit au top. Nous voulons un EI du monde.” a dit le mollah de la mosquée Oussama el-Saadi au programme DR.

El-Saadi a aussi dit qu’il voyait la participation du Danemark dans la coalition emmenée par les USA dans les combats contre la Syrie, comme un affront non seulement à sa mosquée mais à tous les musulmans.

La guerre est contre l’Islam “ a t’il déclaré.

Cette même supposée mosquée au Danemark, malgré son soutien ouvert au terrorisme, ne sera pas immédiatement fermée et ses leaders arrêtés comme on pourrait s’y attendre. Au lieu de cela, le gouvernement danois a reconnu travailler avec la “mosquée” pour gérer le processus.

L’article du magazine allemand Der Spiegel, « Community Response: A Danish Answer to Radical Jihad, » rapportait:

“Le commissaire Aarsley dit qu’il est très fier de ce qu’ils ont réussi jusqu’ici, et il n’oublie jamais de féliciter ses gens et ceux qui sont impliqués dans le programme. Il est particulièrement locace sur un homme, un salafiste barbu qui est le leader de la mosquée Grimhøjvej à Aarhus, dont bien des jeunes qui sont partis pour la Syrie émanent. Son leader est un homme du nom de Oussama El Saadi… Ces deux hommes ont joint leur force dans un projet qui recherche sur la réponse à ces questions qui minent tout le continent européen: Que peut-on faire de ces radicaux qui reviennent de Syrie ? Quelles mesures peut-on prendre pour contrer cette terreur qui une une fois plus semble vouloir menacer l’occident toujours plus près ?”

Etonnamment, les merdias occidentaux ont admis l’existence de telles “mosquées” qui recrutent ouvertement des hommes en occident pour combattre comme mercenaires en Syrie sous la bannière d’Al Qaïda et de ses nombreuses variantes et succursales avant qu’ils ne retournent en Europe et posent un problème de sécurité pour les populations occidentales.

Plutôt que de démanteler le réseau et d’éliminer la menace, l’occident l’a intentionnellement laissé croître, créant des divisions socio-politiques au sein des nations ; augmentant le racisme, la bigoterie et la xénophobie ce qui aide à toujours justifier les guerres de l’occident à l’étranger tout en permettant de justifier du développement d’un état toujours plus policier intra muros.

Le maquillage

Le journal britannique “the Independant” dans son article, « Saudi Arabia boosting extremism in Europe, says former ambassador, » a admis:

L’AS a financé des mosquées dans l’Europe entière qui sont devenus des points chauds de l’´extrémisme religieux.”, a dit l’ancien ambassadeur britannique en AS Sir William Patey. Mais cet article, comme bon nombre d’entre eux, se garde bien de parler des implications bien plus larges du financement saoudien et de l’utilisation de ces mosquées comme centres d’endoctrinement et de recrutement alimentant en militants des forces financées et armées par les Etats-Unis, l’Europe, l’AS et ses partenaires arabes, dans des conflits autour du monde.

Les merdias occidentaux et les politiciens ainsi que les représentants saoudiens ont tenté d’affirmer que Ryadh soit ne contrôle pas complètement ce réseau ou alors ne comprend pas le rôle central du réseau dans le terrorisme mondial. De telles excuses sont totalement absurdes.

Les Etats-Unis et l’AS utilisent les réseaux wahhabites pour remplir les groupes militants combattant autour du monde, ceci est une évidence extrême. Les combattants sont “accidentellement” recrutés dans des mosquées financées par l’AS à travers l’Europe, le Moyen-Orient, et l’Asie et forment des groupes terroristes armés, financés, entraînés et autrement soutenus par les Etats-Unis, l’Europe et leurs alliés Moyen-Orientaux incluant l’AS (NdT: et Israël, la Turquie, la Jordanie…).

Pour ce qui est de la Syrie en particulier, le journaliste très expérimenté Seymour Hersh avait exposé dès 2007 dans son article « The Redirection Is the Administration’s new policy benefitting our enemies in the war on terrorism? »   ce processus en action alors que l’affaire qui mena à la guerre en Syrie en 2011 était déjà en cours de préparation.

L’article disait:

“Pour diminuer l’Iran qui est chiite de manière prédominante, l’administration Bush a décidé de reconfigurer effectivement ses priorités au Moyen-Orient. Au Liban, l’administration a coopéré avec le gouvernement saoudien, qui est sunnite, dans des opérations clandestines qui sont faites pour affaiblir le Hezbollah, l’organisation chiite qui est soutenue par l’Iran. Les Etats-Unis ont aussi pris part à des opérations clandestines visant l’Iran et son allié la Syrie. Un effet secondaire de ces opérations a été de développer des groupes extrémistes sunnites qui épousent une vision militante de l’Islam et qui sont hostiles à l’Amérique et sympathisant d’Al Qaïda. (NdT: ce qui veut dire sympathisants de la CIA ou Al CIAda tant il est clair depuis longtemps que le groupe terroriste est une construction des services américains, pakistanais et saoudiens depuis sa création au début des années 1980…)

L’article faisait aussi remarquer::

“Cette fois, m’a dit le consultant pour le gouvernement américain, le prince Bandar et autres Saoudiens ont assuré à la Maison Blanche qu’”ils surveilleront de près les fondamentalistes religieux. Leur message qui nous était adressé fut: ‘Nous avons créé ce mouvement et nous pouvons le contrôler.’ Ce n’est pas qu’on ne veut pas que les salafistes lancent de bombes, mais plutôt à qui ils les balancent, le Hezbollah, Moqtada al-Sadr, l’Iran et aux Syriens s’ils continuent de travailler avec le Hezbollah et l’Iran.

Ainsi, il n’y a absolument rien d’accidentel ou de non intentionnel au sujet de la création par Washington et Ryadh de ces réseaux  et de leur utilisation.

D’autres tactiques ont également été utilisées aussi bien pour empêcher de s’intéresser à cet effort vieux de plusieurs décennies. L’utilisation du “multi-culturalisme” contre le racisme violent, la bigoterie et la xénophobie a créé un faux débat qui transforme ce qui est essentiellement une assistance multinationale occidentalo-arabe au terrorisme en des sujets, des leviers hautement diviseurs.

Une opposition contrôlée des deux côtés de ce “débat” résultant en une diversion intentionnelle pour le public des questions qui entourent cette création et l’utilisation du wahhabisme par l’AS et ses alliés arabes, tout comme par l’occident lui-même.

Le conduit américano-saoudien de la terreur mondiale

Des “mosquées” financées par l’AS endoctrinant, radicalisant et recrutant les militants, les aspirants combattants qui sont ensuite transférés vers les zones d’opérations. Des extrémistes ouïghours commandités par les Etats-Unis et l’AS en provenance de la province occidentale de la Chine du Xinjiang, ont été transférés à travers l’Asie du Sud-Est avant d’arriver en Turquie où ils sont formés et entraînés avant d’être envoyés combattre les forces de Damas en Syrie. (cf: US-Saudi sponsored extremists drawn from China’s Uyghur population )

Et tandis que la tâche principale du pipeline de la terreur américano-saoudien a été d’alimenter la guerre par procuration en Syrie, l’endoctrinement wahhabite commandité par les USA et l’AS, la radicalisation et le recrutement, sont aussi localisés. Tandis que des extrémistes ouïghours sont envoyés en Syrie, d’autres sont recrutés et déployés en Chine.

En Asie du sud-est, le financement saoudien a trouvé son chemin vers les militants combattant sous la bannière de l’EIIL aux Philippines. Il y a des préoccupations tout à fait légitime sur le fait que ce réseau financé par les USA et l’AS ait aussi essayé de s’infiltrer en Thaïlande et d’exploiter les luttes séparatistes du sud du pays.

Au Myanmar voisin, les Etats-Unis ont aidé à mettre au pouvoir le régime actuel mené par la “conseillère d’état” Aung San Suu Kyi. Ses supporteurs racistes et ultra-nationalistes ont mené une politique de violence génocidaire ces dernières années contre la minorité de la nation musulmane des Rohingya. Simultanément, les Etats-Unis et l’AS ont créé un groupe militant rohingya mené par Ata Ullah qui a grandi et a été éduqué en Arabie Saoudite.

La toile de fond de la vie d’Ata Ullah est très nébuleuse. Son “leadership” semble être similaire à celui d’Abou Bakr al-Baghdadi de l’EIIL/Daesh, une figure d’organisation qui ultimement est gérée et contrôlée depuis Ryadh et Washington.

L’utilisation de terroristes a servi à remplir plusieurs objectifs. Pour la Syrie, ce fut la tentative de changement de régime, en Chine, agitation politique et possible balkanisation le long des frontières ; en Asie du Sud-Est, tentative de diviser et d’affaiblir des nations où Washington essaie de mettre en place des régimes clients et sous contrôle ou dans des nations comme le Myanmar dans lesquelles les USA ont besoin d’avoir un régime en place qui demeure obéissant et pour les Philippines en particulier, un moyen de maintenir une présence militaire américaine sur le sol philippin.

Mettre à jour et en finir avec l’entreprise de la terreur de Washington et de Ryadh

Les Etats-Unis considèrent le wahhabisme comme un outil géopolitique très utile qu’il a façonné et déjà utilisé depuis des décennies. Tandis que les EU et leurs alliés occidentaux feignent de ne rien savoir de sa création, et feignent l’incapacité à pouvoir y mettre un terme, ils continuent d’investir à la fois dans ses opérations continues et dans sa perpétuelle réinvention.

Tandis que le wahhabisme a peut-être assisté l’AS dans sa fondation et son expansion en tant que puissant médiateur régional, son sponsorship de ces réseaux est aujourd’hui non viable et est en train de très rapidement devenir un sérieux handicap. Les Etats-Unis, comme cela a déjà été prouvé avec d’anciens alliés et prestataires de service par procuration, vont continuer à utiliser le schéma wahhabite saoudien jusqu’à ce qu’à la fois le wahhabisme et l’AS n’existent plus. (Note de R71: Nous sommes non seulement d’accord avec Cartalucci sur ce point mais nous irons plus loin… L’empire fera et fait du reste exactement de même avec le sionisme et Israël…)

Bien qu’il soit encore trop tôt pour le dire, l’AS a bien des moyens et des intérêts à transformer son longtemps feint intérêt d’exposer et de démanteler ces réseaux en action réelle de le faire.

Pour le public au sens large, pulvériser les affaires du petit levier politique utilisé par l’occident pour protéger ce réseau de promotion multinational d’endoctrinement, de radicalisation et de recrutement est essentiel pour gagner l’opinion publique à la cause d’exposer à la fois le rôle de l’Arabie Saoudite et de l’occident à le construire et à le perpétuer.

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6 Réponses to “Géopolitique et Nouvel Ordre Mondial: L’entreprise terroriste Washington-Ryadh (Tony Cartalucci)”

  1. Hugh R 71, heureux que votre manifeste soit diffusé !
    L’ami résistant Cartalucci n’a semble t’il jamais entendu parler de Sabbataï Tsevi et de l’infiltration du mouvement wahabbite au même titre que plus tard Jacob Frank aura mis le souk casher avec le mouvement protestant et son illustre joueur de bonneteau sur un grand échiquier, l’infâme Brezinski !
    Avec le communisme et le capitalisme on aboutit à l’effet gillette à quatre lames, le chaos destructeur des sionistes…
    Fraternellement
    Patrice

    • certes Patrice, mais attention à la terminologie… 😉
      Le « communisme » dans le sens où tu l’emploies se réfère au marxisme et ses applications de capitalisme d’état correct ? Le communisme au sens de « commun », sans division et antiautoritaire, non-hiérarchique et non coercitif est un idéal encore jamais achevé sur cette planète, mais idéal tout à fait réalisable dont nous avons tenté de faire entrevoir le chemin dans notre manifeste.
      Le « communisme » (marxiste + idéologie qu’on veut: léniniste, staliniste, trotskiste, maoïste, castriste, guévariste, titiste etc, etc…) est devenu synonyme de terreur d’état, de goulag et de collusion avec son géniteur qui n’est autre que le capitalisme. Il est important à ce stade de notre réflexion de faire les distinctions qui s’imposent… 😉
      Fraternellement

  2. Cela va sans dire ! A bas les idéologies et Vive le comunisme originel et la reliance des particules élémentaires !

    Je suis allé faire des recherches à propos de ce synonyme de religion, et je suis tombé sur un texte sur le concept d’E Morin qui ne fait que reprendre les idées d’illustres penseurs tels le philosophe au marteau !
    ( A propos de marteau, je lisais un article du saker :  » … Je pense que nous ne devrions pas sur-intellectualiser tout cela. Franchement, je ne crois pas que les gens à la Maison Blanche soient très malins et que leur niveau de planification ressemble à peu près à « si tout ce que vous avez est un marteau, tout ressemble à un clou ». Ce qu’ils ont, c’est un marteau mental : ils désirent frapper, attaquer, blesser, punir. Juste la haine et une arrogance infinie.  » )

    Le peuple des sans dents avait le pois chiche dans la tête capable de germer alors que les zombies qui mènent le monde ont un clou même pas giroflé dans le bulbe, cette farce du dernier homme prophétisé prend de plus en plus la forme d’un plus que navet de série Z, Z comme zombification de nos dirigeants et de tout le système … prenons de plus en plus de recul sur les événements, il en va de nos psychologies qu’une force maléfique met à l’épreuve !

    http://lesakerfrancophone.fr/les-options-des-anglosionistes-rapport-intermediaire

     » Quant à savoir où et comment le marteau va frapper – votre supposition est aussi bonne que la mienne.

    Tenter de prédire les actes de psychopathes délirants est un exercice futile.

    D’ailleurs nous le saurons très bientôt.

    The Saker  »

    ——————————————————————————————

    Je me permets de vous faire partager ces réflexions stimulantes tirées d’un pdf de 8 pages sur le concept de reliance !

    Par delà bien et mal, la reliance Quantique…

    https://gerflint.fr/Base/Monde4/lemoigne.pdf

    L’audace d’Edgar Morin fut ici de prendre le risque
    de proposer une démarche intelligible et (tenue pour) paradoxale, novatrice, pour explorer plutôt que pour découvrir. En forgeant le principe Dialogique, il fait de la reliance une vertu paroxystique, longtemps tenue pour scandaleuse par les académies. La dialogique postule et tient pour identifiable et par là intelligible bien qu’inexplicable in fine, la conjonction du complémentaire et de l’antagoniste, du pour et du contre, ‘d’homo sapiens et d’homo démens’, de l’homogénéisant et de l’héterogénéisant, de l’ordre et du désordre, du continu et du discret, de l’unité et de la pluralité ; ‘Toutes choses étant causées et causantes, médiates et de l’immédiate, …’. On se souvient de cette provocation anti cartésienne lancée par Pascal qu’Edgar Morin aime souvent rappeler (‘…., je tiens pour impossible de connaître le tout sans connaître également les parties, ni de ….’), comme de la leibnizienne notion ‘d’Unitas Multiplex’ qu’il reprend volontiers avec jubilation : ‘Ces deux notions sont une’ sans que pour autant la dialogique puisse se dissoudre dans la scolaire dialectique ‘thèseantithèse – synthèse’. ‘[…] Dialogique signifie unité symbiotique de deux logiques, qui à la fois se nourrissent l’une l’autre, se concurrencent, se parasitent mutuellement, s’opposent et se combattent à mort. Je dis dialogique, non pour écarter l’idée de dialectique, mais pour l’en faire dériver. La dialectique de l’ordre et du désordre se situe au niveau des phénomènes; l’idée de dialogique se situe au niveau du principe, et j’ose déjà l’avancer […] au niveau du paradigme. En effet, pour concevoir la dialogique de l’ordre et du désordre, il nous faut mettre en suspension le paradigme logique où l’ordre exclut le désordre et inversement où le désordre exclut l’ordre. Il nous faut concevoir une relation fondamentalement complexe, c’est-à-dire à la fois
    complémentaire, concurrente, antagoniste et incertaine entre ces deux notions. Ainsi l’ordre et le désordre, sous un certain angle, sont, non seulement distincts, mais en opposition absolue; sous un autre angle, en dépit des distinctions et oppositions,
    ces deux notions sont une’9 Edgar Morin, le génie de la Reliance
    180
    Très vite d’ailleurs cette conception ‘dualisante’ de la dialogique se
    complexifiera. Dans un essai remarquable sur ‘Morin dans sa langue’10’, S.Bonomo le soulignera : ‘Le terme «dialogique» (substantif ou adjectif) s’applique souvent à plus de «deux» logiques …. . En voici quelques exemples :
    ‘Le principe dialogique peut être défini comme l’association complexe (complémentaire/ concurrente/antagoniste) d’instances [non pas de «deux instances], nécessaires ensemble à l’existence, au fonctionnement et au développement d’un phénomène organisé »11. Il y a une dialogique entre les ‘instances triuniques’ du
    cerveau12 : … La dialogique rationalité, affectivité, mythe13 et les dialogiques propres à la Trinité Humaine : individu – société – espèce’14’
    En poursuivant ces explorations des champs de connaissances que nous ouvre le principe dialogique, qui nourrit et est nourri par ses deux conjoints, les principes de récursivité et le principe hologrammatique, on prend mieux conscience de
    la puissance heuristique du concept de reliance dans notre ‘Intelligence de la Complexité’, intelligence à la fois pragmatique et épistémique, intelligence de la reliance du ‘faire’, pragmatique et du ‘comprendre’, épistémique. Et par contraste nous percevons mieux les effets mutilants, ‘décivilisants’, de la séparation de la culture du citoyen, qui fait (ou qui ‘applique’, présumé sans chercher à comprendre), et de la culture des experts qui sont présumés
    comprendre sans avoir à faire. Séparation que les cultures scientistes et post scientistes, détruisant ‘les solidarités entre tous les phénomènes’ et récusant ‘l’idéal de complexité de la
    science contemporaine’ (G Bachelard), s’étaient attachés à institutionnaliser en voulant ‘discipliner en pré carrés jalousement fermés, les connaissances humaines’. ‘La méthode pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences’ (R Descartes, 1637), se voulant exclusivement analytique, excluait
    l’intention même de ‘l’intelligence de la reliance’. Au lieu d’inviter d’abord à contextualiser, elle exigeait la fermeture, la coupure, garant espéré d’une illusoire objectivité.
    L’analytique syllogisme parfait, qui peut être une source d’heuristique localement féconde, devenait le seul algorithme admissible permettant la validation des connaissances (‘la vérité dans les sciences’) et de ‘la (seule) bonne conduite de la raison’ dans les affaires humaines. Les avertissements pourtant ne manquaient pas, attirant depuis trois siècles notre attention sur les
    effets pervers de cette fermeture épistémique. J’aime citer ici ceux que nous proposait, il y a exactement trois siècles, en 1708, G. Vico invitant les étudiants de l’Université de Naples, à ne pas réduire leur intelligence à la seule et stricte application du ‘Discours de la Méthode’ cartésien qui commençait alors à envahir les universités européennes. Je cite quelques lignes de l’introducteur
    – traducteur de ce Discours de G. Vico de 1708 en Français, Alain Pons, qui le situe dans son contexte : ‘Dans ce texte, en effet, Vico s’interroge sur l’orientation que les études, et par là même la pensée en général, ont prise en Europe depuis que Descartes, et plus encore ceux qui se réclament de lui, ont imposé une sorte de dictature intellectuelle. En Synergies Monde n° 4 – 2008 pp. 177-184
    Jean-Louis Le Moigne 181 prétendant étendre à tous les domaines du savoir la méthode de l’analyse géométrique, le cartésianisme a coupé les jeunes gens de la tradition de l’humanisme rhétorique,
    et a cherché à étouffer en eux tout ce qui relève du domaine de la sensibilité, de la mémoire et de l’imagination, c’est- à- dire des facultés prédominantes dans la jeunesse. Il a empli leur tête, dira Vico dans une lettre de 1729, « des grands mots de ‘démonstrations’, d’ ‘évidences’, de ‘vérités démontrées’, les préparant ainsi à entrer dans un monde des hommes qui serait composé de lignes, de nombres et de signes algébriques ».
    A ce monde cartésien abstrait, sec, menacé par ce qu’il appellera plus tard, dans sa ‘Science nouvelle’ (1744), la « barbarie de la réflexion », Vico oppose le monde humain réel, dans sa richesse et sa complexité, celui qui est créé, «inventé» par les hommes eux-mêmes, création et invention qui mettent en oeuvre la totalité de leurs facultés, en particulier leur ingenium qui n’est pas un simple instrument de déduction, mais une puissance inépuisable
    d’innovation15.’

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