Résistance politique: Anarchie, lutte de classes et critique d’économie politique…

Une approche anarchiste de la lutte des classes

 

Analyse anarchiste-communiste

 

Source:

https://fr.theanarchistlibrary.org/library/analyse-anarchiste-communiste-une-approche-anarchiste-de-la-lutte-des-classes 

 

De quoi parlons nous quand nous parlons de classes sociales ?

Une classe est un groupe social, un ensemble d’individus caractérisés par une position similaire dans les rapports de production. Ces rapports de production sont les rapports sociaux (interactions entre individus et groupe d’individus, rapports de pouvoir et de propriété entre individus et groupes d’individus).

De quoi parlons nous quand nous parlons de lutte de classe ?

La lutte des classes est une notion souvent associée à Marx et à la théorie marxiste. Elle fait cependant partie du patrimoine de l’ensemble du mouvement ouvrier socialiste, auquel se rattache l’anarchisme communiste et l’anarchosyndicalisme. Cette notion exprime le conflit d’intérêts entre classes sociales, autour des rapports de production et de reproduction.

Conception marxiste de la lutte des classes.

La conception marxiste oppose ceux qui possèdent les moyens de production et tirent de ce fait une plus-value du travail d’autrui en obligeant les travailleuses et travailleurs à un sur-travail, approprié par les patrons et les actionnaire, et ceux -les travailleuses et travailleurs- qui sont obligé de vendre leur force de travail pour vivre. Entre ces deux classes aux intérêts clairement antagonistes, la bourgeoisie et le prolétariat, il existe d’autres classes (paysannerie, professions libérales, petite bourgeoisie…) aux intérêts plus ambigus, mais amenés à pencher, au gré de la situation du moment, et du développement des forces productives, d’un côté ou de l’autre des deux grandes tendances antagonistes. Dans la conception marxiste, c’est donc la propriété ou l’absence de propriété des moyens de production et de distribution qui joue un rôle central dans l’antagonisme de classe.

Il se structure notamment autour du salariat, qui implique un rapport d’exploitation et de subordination exercé par les patrons sur les ouvriers.

La conception marxiste fait de la lutte des classes LE moteur de l’histoire. Elle est marquée par un « finalisme » historique, qui estime inéluctable l’avènement de la société sans classe (et donc la fin de la lutte des classe par la « synthèse » que constitue l’instauration du communisme par l’intermédiaire de la révolution socialiste (et de la dictature du prolétariat étant censée entrainer le « dépérissement de l’Etat »). Dans l’acception marxiste orthodoxe, l’ensemble des faits sociaux et historiques sont liés en dernière instance à la lutte des classes, et l’infrastructure économique (les rapports de production) détermine en dernière instance la superstructure politique (idéologie, rapports de pouvoir, etc…)

Une conception anarchiste de la lutte des classes ?

Si nous constatons bel et bien l’existence d’intérêts antagonistes dans la sphère des rapports de production, il paraît peu satisfaisant de ne retenir que la propriété (ou son absence) comme élément structurant des rapports de production.

Plus fondamentale est la notion de contrôle, qui est liée à la notion de pouvoir, dans tout la complexité que renferme ce dernier terme dans la langue française.

Définir la propriété. La propriété et le pouvoir-contrainte

Dans l’esprit commun, être propriétaire quelque chose c’est en avoir l’usage et l’usufruit. C’est à dire pouvoir choisir l’usage qui en est fait (l’utilise, le détruire tout ou partie, le céder), bénéficier des richesses qui en sont extraites.

La propriété, est en fait surtout un acte juridique et son résullat, qui signifie la reconnaissance légale de cette possession, par le pouvoir constitué (le ou les Etats), qui transcrit dans le droit cette possession.

La propriété est donc d’abord et avant tout un acte de pouvoir. La propriété n’est pas une réalité a-sociale. C’est une relation sociale, interindividuelle. Le fait de s’ériger propriétaire suppose dans le même temps qu’on s’accorde l’usufruit et la possibilité de détruire, modifier ou céder un bien, qu’on en prive les autres individus. Cette réalité est valable tout autant à l’échelle de l’individu humain (personne physique), qu’à celle de « l’individu » entendu au sens d’une institution (personne morale), au sens le plus large de ce dernier terme (système de relation sociale, structure sociale dotée d’une certaine stabilité dans le temps).

La propriété prive donc (l’autre) autant qu’elle accorde (à soi). « La propriété, c’est (donc) le vol » comme l’a affirmé avec fracas Proudhon[1], et ce à l’exception de la propriété d’usage ou possession individuelle de biens en quantité suffisante pour ne pas priver autrui. Pour que l’affirmation personnelle ou juridique « ceci est à moi (ou nous) » que renferme la propriété ait une réalité matérielle, il faut la capacité bien réelle et matérielle d’empêcher les autres individus -personnes physiques ou personnes morales) d’en user, d’en bénéficier et de la détruire, le modifier ou le céder. La propriété est donc un acte de pouvoir qui repose sur un rapport de force physique, et symbolique : Elle est l’expression de deux pouvoirs, le pouvoir-brutal et le pouvoir d’influence. Pouvoir d’influence, c’est à dire la capacité de convaincre ou persuader autrui, ou au moins la majorité de la société de la légitimité de cette propriété, ou de convaincre ou persuader ceux qui disposent du monopole ou de l’essentiel de la force brutale (l’Etat en tant que groupe social par exemple). Il s’agit ici du recours à l’idéologie, à la rhétorique et aux outils de persuasion que sont les arguments de droit divin (Dieu m’a donné ce bien), d’autorité (tel chercheur, tel texte de référence conclue à ma légitime propriété sur ce bien), de capacité( c’est parce que je suis plus a même que les autres d’user, de bénéficier et de modifier de manière profitable de ce bien que la propriété doit légitimement me revenir), d’antériorité (c’est parce que moi ou mes ancêtres étions là les premiers que nous avons le droit légitime de la propriété sur ce bien matériel ou cette terre). La religion, le contrôle des idées et de leur diffusion, les idées telles que la nation, le droit naturel, voire la science instrumentalisée, sont le relais de ce pouvoir d’influence.

Mais celui-ci n’est que la forme la plus élaborée du pouvoir (qui permet de dépasser le strict rapport individuel et donc de convaincre d’autres personnes d’exercer le pouvoir brutal pour son propre compte), qui permet d’éviter le recours à la force.

Le pouvoir brutal, quand à lui, c’est la contrainte physique, les coups et blessures, le meurtre, ou la menace sur les autres individus, de manière directe ou indirecte (par exemple en menaçant ou contraignant les personnes qui lui sont liées affectivement).

La propriété est donc avant tout un acte de pouvoir brutal, reposant sur la contrainte -ou la menace de la contrainte qui suppose donc l’existence et la possibilité de la contrainte- . En ce sens, il paraît peu raisonnable d’affirmer que l’économique détermine le politique en dernière instance, puisque c’est le pouvoir (brutal ou d’influence) qui permet la propriété.

Bien sur, en retour, la propriété et l’exploitation qui en découle ont permis l’accumulation de richesse et ainsi l’extension du pouvoir, de l’échelle locale à l’échelle mondiale.

La question n’est pas ici d’affirmer l’existence d’un principe premier prédéterminant, le pouvoir, (qui remplacerait la propriété et l’économie comme principe premier), mais de montrer que l’affirmation de Marx et des marxistes selon laquelle l’infrastructure économique détermine en dernière instance la superstructure politique est gratuite et ne résiste pas à l’analyse. On préférera montrer que ces deux RÉALITÉS MATÉRIELLES (la contrainte est autant une réalité matérielle inscrite dans le sang et la chair des êtres humains que les biens éphémères ou durables) sont indissociablement liées et sont la conditions l’une de l’autre, dans un rapport dialectique (l’une détermine l’autre et cette dernière détermine la première).

Propriété formelle, propriété réelle.

La propriété en tant que concept juridique dépend donc de ce double aspect du pouvoir : pouvoir d’influence, contrainte (pouvoir brutal). Dans un système social où un groupe social détient le monopole de la force, cherche à le détenir, ou s’arroge le monopole de l’usage légitime de la force, c’est à dire dans un système social étatique, la propriété, individuelle, privée, collective ou étatique est donc garantie par le ou les Etats, c’est à dire en dernier ressort leur appareil de contrainte (police, justice, armée), si leur appareil d’influence (école, université, médias, législation, idéologie dominante et conception sous-tendant la légalité et la notion de la légitimité) échoue.

On distingue différent régimes de propriété formelle :

_ La propriété individuelle. Celle-ci peut correspondre à la propriété foncière (terrain, habitat, immeuble) ou à la propriété d’un produit. S’il s’agit de propriété d’usage d’un bien foncier ou d’un produit, on peut distinguer différentes situations : selon que le produit soit rare ou non, selon qu’il s’agisse d’un logement dont on se sert pour soi-même ou au contraire d’un logement loué, selon qu’il s’agisse d’un terrain exploité par le seul paysan ou loué en fermage, ou dont l’exploitation se fait en recourant au salariat… Si l’on envisage la question des rapports de production, celle qui nous intéresse et qui joue un rôle déterminant dans l’antagonisme de classe, il s’agit dès lors de la propriété des moyens de production (champs, mine, atelier, usine…) et de distribution (transport, magasins, etc…).

Cette propriété peut être individuelle.

_ La propriété collective, qu’il s’agisse de moyen de production et/ou de distribution, de foncier ou de produit. Cette propriété collective peut avoir deux formes :

1/ Il peut s’agir de la propriété d’un groupe d’individus sur des biens fonciers ou produits, sur des moyens de production et/ou de distribution, à l’exclusion des autres groupes d’individus. C’est le cas de la propriété sous forme d’actionnariat, qui est une forme de propriété privée partagée. C’est une propriété « collective » au sens ou il n’y a pas un seul propriétaire mais plusieurs, privée, au sens ou elle est privatise, elle signifie l’appropriation d’une chose au dépend des autres. C’est le cas de la copropriété foncière également. Il peut s’agir de la propriété collective de travailleuses et travailleurs sur leur outil de production et/ou de distribution, dans un système économique ou il existe d’autres formes de propriété. Il s’agit ici du régime de propriété des coopératives.

C’est enfin le cas de la propriété étatique. Nous reviendrons sur cette dernière.

2/ Il peut s’agir de la propriété sociale, c’est à dire de l’ensemble de la société. C’est à cette propriété collective sociale que nous faisons référence en tant qu’anarchistes communistes, quand nous faisons référence à la propriété collective ou commune des moyens de production et de distribution. Par société nous entendons ici l’ensemble des producteurs et productrices, dans une société sans classe. Cette propriété sociale est en soi l’abolition de la propriété (au sens privatif précédemment définit), c’est le communisme.

Nous avons vu que la propriété réelle signifie l’usufruit, c’est à dire la capacité d’user librement du bien approprié, d’en tirer les fruits que l’on peut en tirer, de la modifier, le vendre ou détruire tout ou partie. La propriété réelle est donc liée au contrôle effectif que l’individu ou le groupe propriétaire a du bien approprié. En l’occurrence, en ce qui concerne les moyens de production et de distribution, la contrôle signifie la capacité de décider ce qui est produit, pourquoi, pour qui, comment, de bénéficier de ce qui est produit ou d’en faire bénéficier les personnes de son choix. Le contrôle signifie donc la gestion, la capacité de décider, ce qui nous ramène à la notion de pouvoir (pouvoir faire, ou pouvoir faire-faire).

Dans le cas de la propriété étatique, nous sommes ainsi confronté à une dissociation entre la propriété formelle et la propriété réelle. L’Etat est définit, selon le cas, comme étant le représentant de la souveraineté d’un groupe social donné, qu’il s’agisse de la nation (dans le cas d’une dictature nationaliste), du peuple (dans le cas d’une « démocratie » parlementaire dite « représentative), du prolétariat (dans le cadre d’un Etat dit « socialiste). Dans le discours étatiste, la propriété étatique se confond avec la propriété du groupe social représenté (peuple, nation, prolétariat). C’est ce tour de passe passe qui permet à la social-démocratie de présenter les services publiques et les entreprises nationalisées comme des propriété collectives et sociales du peuple, aux socialistes étatistes (marxistes étatistes, léninistes, trotskystes, staliniens, maoistes, blanquistes, etc) de présenter l’étatisation des moyens de production et de distibution (nationalisation, planification étatique,…) comme propriétés collectives et sociales du prolétariat, des nationalistes de présenter l’économie étatisée et dirigiste comme propriété collective et sociale de la nation.

Mais pour le peuple dans sa grande majorité, pour les habitants de la «nation » (sic) dans sa grande majorité, pour le prolétariat dans sa grande majorité, le contrôle sur ces moyens de production et de distribution, c’est à dire le pouvoir réel (et non formel) de décision sur ce qui est produit, comment, pour qui, pour quoi, à quel prix, est nul ou très faible, puisque la structure hiérarchique, la division entre dirigeants et dirigés garantis aux dirigeants la réalité du contrôle, c’est à dire la propriété réelle, même si la propriété formelle est celle « du peuple », «de la nation », « du prolétariat ». C’est cette confusion qui a permis aux léninistes de présenter un Etat dit « ouvrier » comme le socialisme, la nationalisation comme une propriété commune, et faire miroiter ainsi l’illusion de l’économie contrôlée par les travailleurs.

Or la persistance de la division dirigeants-exécutants est la négation dans la réalité de cette affirmation formelle. Cette division est elle-même basée sur le double aspect du pouvoir que nous avons évoqué : le pouvoir d’influence (d’où l’importance de la propagande, et l’enjeux qui consiste à faire croire aux travailleurs et travailleuses qu’en travaillant pour l’Etat ils travaillent pour eux, alors qu’en réalité les richesses créées sont contrôlées par les dirigeants, par l’Etat), et le pouvoir de contrainte matérialisée par la police, la justice, l’armée comme groupes sociaux distincts de la population, entre les mains d’un parti ou d’une minorité.

Faute de contrôle, la propriété réelle des moyens de production est donc entre les mains de l’appareil d’état, c’est à dire des militaires, policiers, juges ou commissaires politiques usant de la contrainte, mais aussi et surtout des bureaucrates et politiciens intellectuels (entendons par là les idéologues politiques se présentant comme avant-garde, exerçant le pouvoir dans les ministères ou les « comités centraux » parallèles) usant de leur pouvoir d’influence.

La chose est valable pour les entreprises étatiques (nationalisées) en système capitaliste mixte.

Propriété et contrôle des moyens de production comme fondement de l’antagonisme de classe. La question du pouvoir, la question de l’exploitation, la question de l’appropriation.

De même, la seule notion de propriété ne suffit pas à rendre compte des rapports de classes et de l’antagonisme de classe en société capitaliste privée comme dans un capitalisme d’Etat affublé du nom de « socialisme », de même que dans un capitalisme mixte de type social démocrate (ou coexiste entreprises privées et entreprises publiques).

En effet, comment rendre compte dès lors de la position de classe d’un PDG d’entreprise ou d’un cadre supérieur, qui sans être propriétaire des moyens de production (au mains des actionnaires) n’en a pas moins un rôle déterminant dans le processus de décision (ce qui est produit, comment, pour qui, etc…), quand à l’usage de ces moyens de production et de distribution, qui approprie une partie des richesses produites en les volant aux travailleurs-euses, sous la forme de salaires mirobolant, stock-options, etc… et qui se situe résolument dans le camp de la bourgeoisie ? Comment rendre compte de la position de classe d’un haut fonctionnaire (du point de l’antagonisme de classe) dirigeant une entreprise étatisée, qui n’est pas propriétaire mais décide de ce qui est produit, s’approprie une partie (sous la forme d’un salaire très élevé) des richesses produits mais ne se situe résolument pas dans le camp du prolétariat ? Comment à l’inverse ranger dans le camp de la bourgeoisie le travailleur indépendant, propriétaire de son moyen de production (par exemple un atelier), et qui pour autant n’emploie et donc n’exploite pas de travailleurs, comme le sont nombre de petits paysans et artisans ? Faut il ranger le fonctionnaire d’exécution des services publics (employé à l’exécution de tâche), hors la police, la justice, l’armée, les gardiens de prisons, dans le camp des exploiteurs ?

Ce qui définit dès lors l’antagonisme de classe, c’est donc non seulement la question de la propriété mais aussi celle du contrôle. La lutte des classes est donc un conflit d’intérêts irréductibles sur le plan économique entre les individus qui possèdent et/ou contrôlent les moyens de production (fonctionnaires d’autorité, patrons, actionnaires, politiciens, militaires…), et qui composent LES classes dominantes (bureaucratie, classe politique, bourgeoisie, classe militaire,…) d’une part, et ceux, d’autres part, qui ne contrôlent pas les moyens de production et de distribution et sont obligés de vendre leur force de travail (« manuelle » et/ou « intellectuelle », la séparation entre ces deux sphères étant loin d’être toujours évidente), leur temps, pour survivre, les travailleuses et travailleurs (ouvriers, employés, fonctionnaires d’exécutions dans les services publiques) d’autre part.

Mais aussi et surtout entre celles et ceux qui exploitent la force de travail des autres, des travailleurs, s’approprient les richesses qu’ils créent, et ceux dont le produit du travail associé est en partie volée par celles et ceux qui les exploitent.

A la question de la propriété et du contrôle, s’ajoute donc celle de la subordination (le rapport hiérarchique qu’induit le salariat et qui permet au patron de diriger le travailleur salarié, de lui voler une partie de ce qu’il crée, mais aussi de le priver de moyen de subsistance en le licenciant) et de l’exploitation (le fait de s’approprier une partie – la plus importante- de la valeur de ce qui est produit au nom de la propriété, du capital, de l’investissement, du risque et de la responsabilité).

D’un côté celles et ceux qui détiennent propriété et capital (la transcription numéraire des richesses possédant une valeur d’échange) mais aussi capital culturel (au fondement du pouvoir d’influence, liée à la séparation du travail dit « manuel », d’exécution et du travail dit «intellectuel » de décision) , de l’autre celles et ceux qui soit en sont privé, soit en détiennent une part ridicule qui ne leur assure aucun contrôle sur leur vie, sur l’économie, sur ce qu’ils produisent, sur leur travail et la manière dont il s’organise.

Celles et ceux qui s’approprient les richesses créées, bourgeoisie, politiciens, actionnaires et patrons, ont tout intérêt à en approprier le plus possible, d’où la pression à la baisse sur les salaires, d’où la pression à la hausse sur le temps de travail, d’où le durcissement des conditions de travail pour accroitre la productivité, d’où les licenciement pour faire baisser le cout de la main d’œuvre plutôt que de partager le travail et son produit. En général, ceux-ci sont très conscient de leur intérêts, mais comme ils ont tout intérêt aussi à préserver cet état de fait inégalitaire, d’oppression et d’exploitation, il cherchent à masquer ces intérêts au nom de « l’intérêt commun », à légitimer l’état de fait au nom du droit naturel, de la propriété, du risque, de l’investissement, de la responsabilité, etc… en évacuant soigneusement l’origine première de leur position (le vol, l’exploitation, et la propriété qui le garantit, l’héritage… ).

Celles et ceux qui sont obligés de se salarier pour vivre, qui sont exploité, ont tout intérêts à récupérer le maximum de ce qui leur est volé (donc de chercher à avoir de meilleurs salaires, ou d’abolir ce vol, et donc l’exploitation que sont le capitalisme et le salariat), à travaille le moins possible en étant le mieux payer possible (puisqu’ils ne bénéficient pas de l’intégralité de ce qu’ils produisent), de constater la domination qu’ils et elles subissent. Ces intérêts de classe s’expriment indépendamment de la conscience qu’en ont les individus qui la composent. L’idéologie dominante contrôlée par les classes dominantes légitime l’Etat de fait et explique en partie le fait que nombre d’individus des classes exploitées n’aient pas une conscience entière de leurs intérêts fondamentaux de classe. Celle-ci vise à leur faire admettre le vol qu’il subissent comme légitime, et de ce fait à conclure à la convergence d’intérêts entre exploiteurs et exploités. Pour autant, l’aspiration légitime de tout être humain au bien être, à la liberté et au bénéfice de ce qu’il produit à part égal avec tous les contributeurs indispensables du processus de production est en contradiction totale avec cette illusion que représente la notion «d’intérêts convergents ». L’inégalité sociale structurelle de la société de classe en est une seconde. Dès lors, la lutte des classe n’est pas une « notion » ou un « concept » auquel il convient d’adhérer, mais le terme qui désigne l’antagonisme observable entre les intérêts des classes dominantes telles que nous les avons définit et des classes dominées sur le plan des rapports de production, mais aussi de la société (puisque la production a un impact fondamental sur la vie concrète en dehors du lieu de production).

Des classes « intermédiaires » traversées par des intérêts multiples.

Les travailleurs indépendants (artisans, paysans, et professions libérales tous sans salarié-e-s), n’exploitent pas directement le travail d’autrui (pas de plus-value ou vol, pas de lien de subordination, une propriété des moyens de production qui a priori ne prive pas les autres individus de la possibilité de vivre et survivre, leur égal contrôle sur l’économie).

Formellement, ils ne sont pas non plus exploités par un patron. Pour autant, ce qui oppose les premiers (artisans et paysans sans salariés) aux seconds (professions libérales), c’est souvent le niveau de revenu ou l’identification symbolique et culturelle. Celles des seconds les rapproche de la bourgeoisie dont ils sont le plus souvent issus, ou culturellement proche. Qui s’appuie sur une sur-valorisation du travail dit « intellectuel » par rapport au travail dit « manuel » correspondant aux intérêts des classes dominantes précitées.

Celles des premiers les rapproche des ouvriers dont ils sont souvent issus, avec souvent pour mobile d’échapper à la subordination patronale.

Le travail « manuel » des uns, « intellectuel » des autres les polarise de manière opposées, même si un certain nombre d’individus échappent à ces tendances, et si les artisans qui deviennent patrons, dans des petites entreprises, se mettent à tirer de la plus-value d’autres travailleurs sans pour autant acquérir le niveau de revenue de la bourgeoisie. On peut alors parler de petite ou moyenne bourgeoisie. Les tendances et intérêts contradictoires qui traversent ces classes intermédiaires sont tiraillées au gré du rapport de force entre les classes, mais aussi conduisent à l’expression d’intérêts propres.

On peut ajouter à ces deux classes celle des petits et moyens cadres, sans grand pouvoir de décision, mais qui tirent profit de la nécessité pour les classes dominantes d’un appareil hiérarchique développé et nécessaire au maintient de leur domination. Leur position hiérarchique tend à faire converger leurs intérêts au profit des classes dominantes (dont ils peuvent tenter de reproduire les pratiques à une échelle inférieure en recourant au petit actionnariat), même si dans les situations de crises, comme en 2001 en argentine, ceux-ci peuvent en voyant leur position sociale s’effondrer prendre le parti -souvent de manière temporaire-, des classes dominées.[2]

De même, la base de l’appareil répressif d’Etat (policiers, militaires, juges…), sans pour autant bénéficier d’un revenu important, voit en tant que classe ses intérêts intrinsèquement liées aux classe dominantes puisque seul les rapports dirigeants/dirigé-e-s, exploiteurs-exploité-e-s liés à la société de classe justifie leur existence parasite comme groupe social.

La question de l’Etat.

L’Etat n’est pas un instrument neutre. Il garantie la propriété, les positions de pouvoir dans le domaine économique et politique au moyen du monopole revendiqué de la force légitime. L’état est un groupe social composé d’une intelligentsia politicienne, politiciens et bureaucrates -fonctionnaires d’autorité-, et des moyens de contrainte que sont la police, la justice et l’armée. Le groupe social composant l’Etat s’approprie une partie des richesses créées par les travailleuses et travailleurs, au moyen des impots, mais aussi, dans le cadre de l’existence d’entreprises nationalisée, en se substuant à la bourgeoisie pour l’appropriation de la plus-value. Les hauts fonctionnaires et chefs d’entreprises publics encaissent des salaires et jetons de présence que rien dans leur activité ne justifie, si ce n’est l’exploitation. Dans le cadre d’une économie étatisée (capitalisme d’Etat même masqué sous le terme « d’Etat socialiste »), c’est la plus-value qui est appropriée par une partie de l’ex-intelligensia devenue bureaucratie controllant l’ensemble de l’économie. Qu’elle le fasse « au nom du prolétariat » et en se prétendant son avant-garde n’y change rien. L’exploitation des travailleurs et des travailleuses, l’appropriation de leur travail est le fait des classes dirigeantes et des classes possédantes.

Au contraire des marxistes, nous nous opposons au « finalisme historique » qui relève du charlatanisme pseudo-scientifique. Les marxistes ont tiré une grande partie de leur influence politique historique et leur pouvoir de la prétention qu’il existait un « paradis prolétarien» en URSS, « paradis » qui s’est avéré un immense bagne capitaliste d’état pour les prolétaires.

Mais cette influence, les marxistes la tirent aussi de la prétendu « scientificité » de leur théorie. En science sociale comme en politique, on ne peut faire que des constats et des hypothèses, discutables en tant que telles puisque ceux-ci dépendent des facteurs que l’on prend en compte. Le domaine des prévisions relève de « Madame Irma » ou de Nostradamus, de la religion, mais pas des sciences sociales. Les prêches réguliers et millénaristes sur « l’accroissement des contradictions du capitalisme » « liées » à la « baisse tendancielle du taux de profits » se sont heurtées jusqu’à présent à la capacité d’adaptation permanente du capitalisme, qui n’a pas hésité à recourir au fascisme quand la montée du processus révolutionnaire le menaçait. Tout cela est fort peu matérialiste, et au risque de froisser, relève de l’idéalisme le plus éculé, à une dérive scientiste que dénonçait déjà Bakounine, quand il mettait en garde contre le « gouvernement des savants ».

La seule chose que nous pouvons affirmer avec certitude, c’est que la marche actuelle du capitalisme et le recul du rapport de force pour les classes dominées conduit à un accroissement de l’exploitation favorisée par la « mondialisation accrue du capitalisme », que la sur-exploitation des ressources énergétiques conduit à un régime de guerre permanente. Que face la barbarie qui pointe son nom, nous choisissons le communisme libertaire comme alternative, parce qu’elle nous paraît la plus valable. Mais l’histoire humaine n’est pas le fait de forces extérieures aux être humains. Elle est certes influencée fortement par des logiques structurelles (liée à l’influence des rapports sociaux, à celle des milieux, au poid des héritages conséquence de l’interaction collective qu’est la société, une réalité en mouvement qui puise sa dynamique autant dans le passé que dans le présent…), mais elle est aussi le fruit de la volonté humaine.

La lutte des classes, une lutte qui s’inscrit pour nous dans la lutte contre toutes les dominations.

La lutte des classes est une réalité fondamentale, elle n’est pas pour autant LE moteur de l’histoire, même si elle a un double effet d’inertie et de dynamique qui détermine nombre de phénomènes sociaux et historiques.

Aux rapports de classes s’ajoutent la logique de pouvoir, la lutte entre les dynamiques d’entraide et les dynamiques de concurrences qui parcoure la société, le poids des logiques patriarcales et coloniales qui lui sont en partie liées mais pas réductibles (la société de classe est postérieure au patriarcat), l’addition des actes des individus et des groupes, en interaction, qui n’est pas réductible au seul intérêt économique, ni aux seuls nécessité de la survie…

Nous savons seulement où sont nos intérêts dans cette lutte des classes qui caractérise la société dans le système étatique et capitaliste, qu’il soit privé, mixte ou d’état. Nous sommes dans le camp des exploité-e-s luttant pour la fin de toute exploitation.

La lutte des classes est un des aspects de la lutte entre dominant-e-s et dominé-e-s. Notre intervention dans la lutte des classe en tant que travailleuses et travailleurs anarchistes est l’un des aspects d’une lutte générale contre l’ensemble des dominations : les relations de pouvoirs sont inter-reliées, et converges fondamentalement : elles s’alimentent mutuellement. L’approche anarchiste de la lutte des classe s’inscrit dans la lutte contre le principe de la division sociale entre dirigeant-e-s-exécutant-e-s, dominant-e-s-dominé-e-s : elle identifie l’enjeu que représente les relations de pouvoir au même titre que les relations d’exploitations, qui en sont un des aspects.

Pour cela, nous devons remettre en cause la division et la séparation entre le travail intellectuel et manuel, les inégalités fondées sur les prétendues « capacités », et la sur-valorisation du « travail complexe » (c’est à dire « intellectuel ») commun à la théorie marxiste comme à la théorie capitaliste : le travail est un tout social : conception et organisation n’ont aucune réalité matérielle sans l’exécution, la fabrication matérielle. Les personnes qui étudient ne le peuvent actuellement que parce que d’autres (les travailleurs-euses dits « manuel-s ») les nourrissent, les logent et les entretiennent par leur travail, il n’y a aucune raison qu’ils en tirent des revenus plus élévés.

L’égalité économique et sociale, la remise en cause de la séparation entre travail manuel et intellectuel sont des objectifs fondamentaux dans la perspective d’une société sans classe.

Notes:

[1] Les références à tel ou tel auteur n’impliquent aucune adhésion à l’ensemble du corpus idéologique et pratique de celui-ci. Pour ce qui est de Proudhon, on signalera à côté d’une analyse brillante de la propriété, un développement des conceptions fédéralistes libertaires, des tendances politiques réactionnaires (mysoginie, antisémitisme, hostilité aux grève et aux coalitions ouvrières…) exprimées dans certains de ses écrits. Ces idées, cet aspects de la pensée de Proudhon sont bien entendu à l’antithèse de l’éthique, des idées révolutionnaires et émancipatrices auquel se réfère l’auteur de ce texte.

[2] A l’inverse, elles peuvent fournir la base sociale des mouvements fascistes.

36 Réponses vers “Résistance politique: Anarchie, lutte de classes et critique d’économie politique…”

  1. Résistance politique: Anarchie, lutte de classes et critique d’économie politique…
    Une approche anarchiste de la lutte des classes…

    Il y’a un problème dans ce…

    « à chacun selon ses capacités »

    C’est une forme d’eugénisme…

    De sélection par la force…intellectuel…de savoir-faire manuelle.

    L’anarchie est un système de forts pour les forts…

    Pas de place pour les faibles…

    C’est une forme de sélection naturelle.

    En 1928, Sébastien Faure, dans La Synthèse anarchiste, définit quatre grands courants qui cohabitent tout au long de l’histoire du mouvement : l’individualisme libertaire qui insiste sur l’autonomie individuelle contre toute autorité ; le socialisme libertairequi propose une gestion collective égalitaire de la société ; le communisme libertaire, qui de l’aphorisme « De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins » créé par Louis Blanc, veut économiquement partir du besoin des individus, pour ensuite produire le nécessaire pour y répondre ; l’anarcho-syndicalisme, qui propose une méthode, le syndicalisme, comme moyen de lutte et d’organisation de la société[6]. Depuis, de nouvelles sensibilités se sont affirmées, telles l’anarcha-féminisme ou l’écologie sociale[7].

    Wikipedia.

    L’aphorisme de Louis Blanc diffère un peu du tient mais l’esprit reste le même.

    L’anarchie tend à remplacer l’état par une multitude d’états au niveau de ses membres.

    Dans l’esprit libertaire chacun est libre de faire ce qu’il veut…

    de penser ce qu’il veut…

    De faire comme il veut.

    C’est la libération de l’homme…de ses chaînes.

    D’être en quelque sorte un état supranational suivant ses propres règles au sein d’une collectivité dont les membres sont tous régis par le même fonctionnement individuel de supranationalisme.

    D’être en quelque sorte le dictateur de son propre état.

    L’anarchie est la forme ultime…ramenée à chaque individu…
    Du socialisme nationaliste nazi.

    La doctrine « ni dieux ni maîtres » porte en elle sa faille et sa chute.

    Il y aura toujours un con pour la prendre aux mots…
    Pour créer un autre système par exemple…
    Soyons fou…un nouveau système capitaliste…

    Pourquoi un surdoué « à chacun ses capacités » ne se dirait il pas qu’il peut tirer avantages de ses compétences sur de moins doués que lui.
    D’autant que les moins doués ne verront que des avantages de profiter des hautes compétences du surdoué devenu ainsi dominant.
    Dominant devenant ainsi autorité Supra-supranational.

    Donc la possibilité de réduire à son stade ultime le socialisme nationaliste au niveau individuel peut par concours de circonstances le redéployer au maximum.
    Et de recréer une nouvelle oligarchie à partir d’un super dictateur…
    Le tout est de ne pas se planter de kibboutz au départ…

    L’anarchie n’aborde jamais le problème de justice…de sanctions…
    Des fois ça se passe mal…l’homme est ce qu’il est…

    Comment gérer l’esprit de vengeance entre dictateurs…?
    Moi par exemple…
    J’ai l’esprit de vengeance…
    Mais étant chrétien je lutte contre…
    Cette aide sera enlevée puisque ni dieux ni maîtres…
    Comment gérer le mal alors…?
    Par le mal…?
    L’anarchie va faire disparaître aussi le mal sur terre…?
    C’est le retour de la loi du talion…?

    Ça devient épineux…l’esprit de vengeance n’est pas forcément une mauvaise chose…
    Car c’est également l’esprit vengeur…donc…
    Les dictateurs peuvent être également des justiciers…
    Et sans procès…vu qu’il n’y a plus d’état pour dicter des règles…
    Et juger à partir d’elles…

    Y aura toujours des gens pour avoir des idées à la con…

    Moi par exemple…
    j’ai choisi de venger cette petite fille tenant dans ses bras son petit frère mort dans le ghetto de Varsovie.

    Le seul moyen pour parvenir à assouvir ma vengeance est ésotérique…
    Et ça se réglera dans la mort…
    Je connais cette douleur dans ma chair…
    Car cela me renvoi à ma propre histoire où c’est moi qui tenait dans mes bras ma petite sœur décédée.
    Il se produit pour moi dans cette image un transfert…
    Ajoutant au mien…un autre stress post traumatique…

    Comment l’anarchie va t’elle s’occuper des problèmes d’ordres émotionnels…?
    Des tisanes ?
    Liquides et solides…?

    « à chacun selon ses capacités »…?

    • Sur ce point précis ; De chacun selon ses forces…
      …À chacun selon ses besoins…
      Sans méconnaitre toutefois les risques que les rupins toujours prompt à se la couler douce sur le dos du populo ne puissent dévoyer le sens de cette idée, comme l’avait analysé Jules Guesde dans l’Égalité le 14 mai 1882.

      C’est précisément ce que j’avais ajouté, en relayant l’article de R71 du 20/09/2017 Révolution sociale : Analyse sur les collectifs dans l’Espagne révolutionnaire et anarchiste des années 1930 (Gaston Leval)

      Ayant précisément intitulé mon analyse ainsi ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/09/20/de-chacun-selon-ses-forces/

      Tu sembles oublier une chose, que ce soit les natifs amérindiens (pas les INDIENS qui suivent la Loi Fédérale Indienne), les Zapatistes, les décisions se prennent à l’unanimité. La chefferie est sans pouvoir. Lorsqu’un gonze veut le pouvoir, ben il est éjecté du groupe. Lorsqu’on avance que NUL ne peut être chef dans le changement qui s’en vient c’est assez clair non ?
      C’est parce que tu estimes que le seul moyen pour parvenir à assouvir ta vengeance c’est 1) ésotérique, 2) ça (doit) se régler dans la mort…

      Tu dis que tu connais cette douleur dans ta chair et que cela te renvoi à ta propre histoire…

      Et bien moi je ressens dans ma chair l’assassinat de la petite Maisie Shaw ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/12/13/en-souvenir-de-maisie-shaw/ et de bien d’autres ombres natives. Au contraire de toi, je n’ai aucune envie de régler cela dans la mort. Précisément parce que cela ne réglera rien, et que tout continuera dans la haine, le sang et les larmes.

      Tu reconnais toi-même avoir l’esprit de vengeance, mais lutter contre car tu es chrétien et tu prétends que cette « aide » sera enlevée parce que « ni dieux ni maitres »…

      “Tu es un bon chrétien Ed. Vas-y fais des enfants, je ne stérilise que les païens.” ~Dr George Darby Senior, médecin missionnaire de l’église unifiée du canada à Ed Martin de la nation Hesquait, Bella Bella, Colombie Britannique, 1952.~

      Et tu voudrais que tout continue ainsi, ad vitam æternam ?
      Y’a rien qui te choque, ou tu le fais exprès ?

      • Toujours les mêmes références datées de 1882…1930…
        L’ennemi est le même à la différence qu’aujourdui nous avons découvert son vrai visage…
        En ressortant vos vieilles références vous remasquez son visage…en le rediluant.
        Vous êtes vous même les vrais ennemis de la véritable révolution.

        Le vrai visage de l’ennemi est le sionisme.
        Sionisme mis en œuvre par des banquiers sionistes ashkénazes.

        Dans la photo de cette petite chérie tenant dans ses bras son petit frère mort…

        Y’a rien qui te choque, ou tu le fais exprès ?

        Toi qui rapporte les travaux de Sutton…

        Dans un commentaire récent j’ai écris ceci…

        « C’est comme ceux qui se font passer pour des genies en résolvant des rubiks’cubes…
        Alors qu’en fait ils ont assimilé un algorithme permettant de le résoudre à partir d’une face de départ… »

        Leur système est un rubik’s cube et il est prenable…
        Faut juste pas se tromper de face de départ…
        Une photo en est une…
        Et mon amphatie n’est pas du fascisme…
        Mais le moteur pour honorer ma parole donnée à cette petite chérie…
        Inglorious bastard poussé à son paroxysme.

        Ton ampathie…Jo…
        N’en est-il finalement pas un…?
        Vous transposez le génocide et sa mémoire à l’encontre des amérindiens sur le sol français et européen…
        Pour abattre l’église mais surtout les chrétiens…

        Toi la baptisée Jo…
        Ton baptême aura été pour le Christ encore pire que le baisé empoisonné de Juda Iscariote…
        Car toi tu enfonces un peu plus les clous…
        Ton combat n’est pas innocent…
        Et ce n’est pas les bûchers terrestres qu’il faut redouter…

        Au nom de Jésus-Christ
        Par Satan et ses légions.
        Tu es désormais prévenue.

        Et seul Jésus-Christ pourra te défendre.

        LN

        • @ Para Bellum, celui qui prépare la guerre et qui profère des menaces à mon encontre ;

        • Si mon combat n’est pas innocent, que dire de celui de l’Église Catholique romaine en parfaite coordination avec tonton Adolf ;
          L’église catholique était donc furieuse que l’Allemagne se tourne vers l’idée d’une république. L’église organisait donc un nouveau plan pour empêcher la naissance de cette république. Elle envoya donc deux hommes pour cela : Franz Von Papen et le cardinal Pacceli. Ce dernier deviendra Pie XII : plus connu sous le nom de « pape d’Hitler ». Et c’est ainsi qu’advint la nouvelle star de l’église catholique et de la classe capitaliste : Adolf Hitler.

          Le Plan des hommes en jupe n’est-il pas ; Une seule église mondiale et un seul gouvernement mondial ?

          Tiens, ce ne sont que 23 pages, ça ne devrait pas trop de fatiguer ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2018/01/confessionsdalbertorivera.pdf

          Sutton ne fait que démontrer l’implication de Wall Street dans la montée en puissance d’Hitler. Le fait que tu cites Inglorious Bastard poussé à son paroxysme, qui plus est, n’est vraiment pas anodin non plus…

          • Ta bêtise est insondable…
            Et tu te crois réveillée.

            Tu ne fais pas suffisamment la part des choses…
            Et c’est là que réside ta malhonnêteté.
            Car en faisant la part des choses…
            Tu resterais…finalement Chrétienne.
            N’oublies jamais que si tu n’est pas avec lui…
            Tu es contre lui…
            Et tiens toi le encore pour dit…

            Je ne défends pas la grande prostitué…

            Jésus-Christ était-il…
            catholique…?
            Protestant…?
            Orthodoxe…?
            Évangéliste…?

            Lui imputer la faute de ses « représentants »en ne faisant pas la part des choses clairement…
            Revient en fait à militer contre le fait que les hommes naissent libres et égaux en droits…
            C’est seulement une inversion du courant descendant…
            Vers l’ascendant…
            C’est une dangereuse idée…
            Car il y a l’effet boomerang couplé à l’effet papillon…

            Cette logique revient à faire du bien absolu…
            Le mal absolu…
            Et donc des Chrétiens…
            Les représentants du mal sur terre.

            C’est à ce jeu là que tu joues…Jo.

            « …Le fait que tu cites Inglorious Bastard poussé à son paroxysme, qui plus est, n’est vraiment pas anodin non plus… »

            T’en va pas si vite…
            Expliques.

    • Il n’y a pas d’autre solution pour toi que de lire les textes entiers anarchistes pour comprendre à quel point tu te fourvoies. Ce n’est pas en prenant des bribes choisis par wikipedia et autre que tu peux te faire une idée équilibrée sur quelque sujet que ce soit.
      Ici on a passé plus de 10 ans à lire, traduire, analyser, discuter, (re)publier des textes politiques fondamentaux et on n’a pas trouvé la moindre allusion même à demi-mot sur une quelconque velléité de récupération dictatoriale ou eugéniste pour la simple et bonne raison que cela sera impossible dans la pratique dans une société plate, non pyramidale où le pouvoir décisionnaire sera redilué dans le peuple.
      Bien sûr que l’anarchie traite de la « justice », elle est justice en elle-même par l’égalitarisme politique et « économique » entre guillemets car l’écomique n’existera plus dans le sens qu’on lui connaît. L’égalité supprimera 95% des crimes liés à la disparité et à la division. Il ne sera plus possible de voler ce qui appartient à tout le monde et qui est mis à la disposition de tout le monde. Les 5% restant seront essentiellement des cas relevant de la médecine. Il y aura toujours les occasionnels psychos, mais le préventif gèrera l’essentiel.
      Les problèmes d’ordre émotionnel ?… Imagine ce que fera à l’émotionnel une société où personne n’a plus qu’un autre, où tout le monde décide de tout et dont l’avis est constamment respecté, encouragé, où tout est disponible en abondance raisonnable, où le travail n’est plus aliéné mais réellement productif pour le bien commun, où salariat, argent et marchandisation auront cessé d’exister, où la compétition sera virtuellement éradiquée où le travail s’effectuera en roulement pour éviter ennui et démotivation et où il ne sera utile que de travailler que 3 peut-être 4 heures par jour dans un travail profitable à tous, non-aliéné, en accord avec l’être et la Nature, ce qui laissera énormément de temps pour loisirs, arts, famille et amis, oû l’éducatif sera axé sur le développement de l’être et non pas de l’avoir…
      Ne vient pas nous dire « Ah ! mais ça ne peut pas arriver, c’est de l’utopie » et les poncifs éculés du genre, ceci s’est déjà produit, l’humain a vécu de la sorte pendant des centaines de milliers d’années et des expériences sporadiques ont encore eu lieu dans l’histoire, vite réprimées dans un bain de sang par les oligarchies en place pour qui cette société générique de l’être est évidement un arrêt de mort. Certaines de ces oligarchies étaient des « républiques » dites « modérées », comme celle qui a écrasé la Commune de Paris, certes imparfaite, mais en trois mois ils ont fait trembler le système sur ses bases… à tel point qu’on en parle encore près de 150 ans plus tard. Puis vint l’Allemagne des conseils de 1918, l’Espagne révolutionnaire de 1936, Budapest et ses conseils en 1956…
      Oui absolument: « A chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins ».
      As-tu déjà vu un dictateur sans état, sans structure centralisée ? En anarchie tout cela est impossible, structurellement impossible.
      L’anarchie rend impossible les turpitudes présentes parce qu’elle rétablit l’équilibre politique et social.
      Tu as de sérieuses lacunes de compréhension ou de simples connaissances. Tu ne peux en rien juger de l’anarchie sans l’étudier. Tu es tellement prisonnier du système de pensée que tu ne peux pas imaginer une idée libre fonctionnant hors d’une « église ». Tu veux enfermer l’air dans une cage, tu es formaté et on te dit: sors de la boîte ! La soumission est un leurre, tu es libre, on est tous libre… mais on nous fait croire qu’on l’est pas, que le carcan est inéluctable, nécessaire et pas toujours suffisant à l’humanité que toujours plus de carcan c’est bien, c’est mieux, pour notre bien évidement…
      Vole para… tu es libre !

      • Étudier l’anarchie…
        Pour en arriver à tes croyances…?

        Moi je ne crois pas en l’homme car je ne peux oublier ce qu’il a fait à d’autres…
        Je ne crois pas que les hommes sont égaux…
        Car si t’elle était ma croyance cela voudrait dire que je me crois l’égale de ce batard de fils de pute…

        Je suis supérieur à cette merde car j’ai foi en Jésus-Christ…
        Et que ma foi m’empêche de faire du mal à d’autres.
        Retires ma foi et je deviens comme lui.

        Je suis bien plus libre que tu ne le seras jamais…
        Car moi je choisis ma chaîne.

        • ayé t’es reparti en mythologie… 😀 😀
          qui a des croyances ? sérieusement… 😉

        • Ne pas croire est déjà une croyance…
          Vu le nombre de gens sur terre qui croient en Dieu…
          Ou qui croient croire au bon…
          Ne seriez vous pas finalement…
          Vous les athées des êtres anormaux…
          Amputés de la meilleure part d’humanité…?
          La foi est la meilleure chose sauf quand elle est dévoyée…
          Et ce n’est pas la foi qui la dévoie…
          Mais des hommes.

          • et l’inverse nous semble bien plus plausible… La mythologie est une catharsis, un exorcisme 😉 de la peur… Tout contrôle joue sur la peur. Ce n’est que de la croyance à laquelle tu donnes bien trop d’importance et dans la hiérarchie des mythologies du contrôle, les trois « monothéismes » sont de loin les pires, elles ont tué le plus de personnes, dieu étant comme chacun sait, la source la plus prolifique de mort violente non-naturelle. On meurt bien plus à cause ou au nom de dieu que de quoi que ce soit d’autre. Un sacré fléau hein ? le fléau barbu… 😀

      • Ill faut tout de même étudier 10 ans pour bien comprendre les rouages de l’anarchie…
        Pour un système qui se veut naturel à l’homme…

        Vos 10 ans d’etudes…faisant de vous des docteurs…
        Ne fait-il pas de vous des dominants…?

        Il y’a peu…dans un commentaire…JBL parlait d’un sujet…
        Et tu lui as dit de ne pas aller là dedans…
        Que c’était une perte de temps…
        As-tu conscience que c’est déjà contraire à ton idée d’anarchie…
        Prodiguer un tel conseil fait de toi un dominant…
        L’anarchie serait-elle encadrée par ses docteurs…?

        L’anarchie est un système plat et non pyramidal où il faut tout de même rester dans un certain cadre…

        Vous croyez vraiment qu’exclure des gens du groupe qui ne suivraient pas les préceptes est une solution…?

        Vous signeriez seulement là…
        Le début de votre fin.

        Il est impossible de sortir du système pyramidal.
        L’homme sans foi ni loi est un dominant…
        Et un prédateur…
        résultant du besoin de préservation…et de conservation.

        • C’est ta croyance, sans que tu en sache plus que tes idées préconçues.. c’est ton choix. On ne dit pas aux autres de faire ou de ne pas faire telle ou telle chose, chacun fait ce qu’il veut, on donne un avis parfois, mais ce n’est qu’un avis.
          Il ne peut pas y avoir de dominant en anarchie, c’est structurellement impossible.
          On s’est donné la peine par exemple de traduire l’intégralité de la Grande Loi de la Pax iroquoise qui maintient la paix entre les 6 nations et leurs alliés depuis le XIIème siècle et ce malgré les chrétiens qui ont tout fait pour les diviser. Ils y sont arrivés dans une certaine mesure sur une ligne de fadaises religieuses une fois de plus, mais les Iroquois ne se sont pas battus entre eux, même lors des guerre entre Français, Anglais puis avec les Yanks… Ce texte est un exemple parmi d’autre de société non pyramidale, à la chefferie sans pouvoir.
          Tu es en fait obtus et ne veut voir que ce qui arrange ta salade mystico-totalitaire.
          Il n’y a pas d’exclusion il y a principe « wanpum deux rangées », ceux qui ne veulent pas vivre en association libre font les choses de leur côté, personne n’interfère avec personne. S’ils ont besoin d’aide ils seront aidé mais après que la collectivité ait été satisfaite. C’est ce qu’il s’est passé en Espagne révolutionnaire dans les collectifs d’Aragon et du Levant. Les villes et villages retrouvèrent leur communisme (au sens de commune où tout est mis en commun…) ancestral, les paysans qui ne voulaient pas faisaient leur truc à eux, mais en voyant le succès beaucoup rejoignirent les collectifs. C’est ça le pouvoir d’attraction. Ce qu’on eut dire c’est qu’il n’y a absolument pas besoin de quelque coercition que ce soit, les gens comprennent tout seul où est l’intérêt commun, c’est inné, en nous, notre « nature profonde » comme dirait les sociologues. Elle n’est pas faite de haine, de chaos, de guerre et de destruction qui devraient être régulés par une entité supérieure, comme le martèle la doxa étatico-capitaliste aux relents systémiques religieux.
          Si tu avait lu notre « Manifeste pour la Société des Sociétés », tu saurais maintenant que le système pyramidal n’est qu’un tout petit épisode de l’histoire de l’humanité qui ne représente qu’environ 4% de son existence et n’est en aucun cas un système organisationnel « supérieur », mais une tare, une cellule cancéreuse au stade métastatique qui tue l’humanité.
          Tu refuses de concevoir qu’il existe quelque chose hors de ta boîte étriqué de contrôle aliénant et tu tente de donner des leçons de « morale » aux autres parce qu’en fait, comme tu n’es pas un idiot, tu es terrifiée à l’idée de penser que peut-être que tu t’es trompé ou que tu aies été fourvoyé tout ce temps. Ton raisonnement est un tissu de paradoxe insoluble parce que tu entrevoies un chemin de paix et d’amour via le message de ton gourou christique, que tu enfermes aussitôt dans un carcan de contrôle et de soumission absolu.
          Dommage, mais rien n’est perdu, car si tu conçois que le « royaume des cieux est en chacun de nous », alors tu finiras par comprendre que la société des sociétés est et sera l’avenir de l’Homme.
          Tu t’enfonces dans l’obscurantisme religieux et du darwinisme-social (qui est la religion de la soi-disant « élite » étatico-capitaliste), nous t’encourageons à sortir de ce manichéisme induit, de cette doxa mortifère et d’analyser comment sortir de ce cercle vicieux où l’humanité a été sciemment enfermée. On ne te demande pas de changer, on te demande juste d’envisager qu’il y ait autre chose que le formatage de base… Tu vois, on croit en toi… tu peux le faire. Chiche ?… 😉

        • y a pas de recette… le temps n’est pas le seul facteur. Si ça prend du temps c’est pour plusieurs raisons la première est la richesse de la littérature, la seconde est que tout à chacun est la victime résultant de 5000 ans de matraquage des dogmes religieux, étatiques, puis capitaliste et que ça prend un certain temps pour secouer les réflexes et habitudes, c’est plus ou moins long selon les personnes, mais il est certain que c’est bien plus simple de rester sur le chemin tracé par les maîtres de séant, l’oligarchie issue du contrôle politique, religieux et économique de nos sociétés.
          Le cadre, si c’en est un, de l’anarchie est la liberté, individuelle et collective, qui ne peut exister que par ses deux composants essentiels qui sont l’égalité et l’entraide dans un élan fraternel transcendant les antagonismes pour embrasser la complémentarité unificatrice. En cela, oui, il est parfaitement possible de sortir du système pyramidal, qui n’est qu’une création humaine anti-naturelle, un ordre organisationnel fabriqué au profit du plus petit nombre profitant de la division pour maintenir son emprise politico-économique sur l’humanité. Le plus grand des mensonges fut de faire croire que cela représentait l’avènement de la raison dans l’Histoire, que cela était la « plus haute dimension de la société humaine », enfumage total. Exposer cet enfumage et entrouvrir la porte de la solution est hautement subversif, ce qui a pour effet de déchaîner les cerbères du système de manière plus ou moins subtile… 😉

  2. Si R71 le permet, je voudrais rajouter cet extrait du billet, en souvenir de Maisie Shaw ; L’original du Contre-rapport de la Commission Vérité & Réconciliation « Meurtre Par Décret » ici ► http://murderbydecree.com/ fait 400 pages et Résistance71 a traduit en français les pages les plus substantielles et j’en ai réalisé une version PDF que j’ai mise à jour le 30/05/2017 MEURTRE PAR DÉCRET ► Le Crime du génocide au Canada ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2016/06/meurtrepardecretversionpdfdu30052017.pdf

    Si la lecture en est souvent difficile, qu’est-ce donc, au regard de ces nouveaux-nés jetés dans les chaudières, des petites filles, et petits garçons violés quotidiennement, en groupe par des hommes et des femmes d’églises ?

    “Lorsque j’étais en Senior B, les filles se retrouvaient enceintes [des viols], mais elles n’avaient jamais leurs enfants vous savez. Ils faisaient venir quelqu’un pour un avortement. C’était effrayant, nous entendions la porte de l’incinérateur s’ouvrir et puis le gros clang de la fermeture et nous savions qu’ils se débarrassaient de preuve… On se demandait souvent combien d’enfants ont été jetés dans cet incinérateur.”
    ~ Eddy Jules, survivant du pensionnat catholique de Kamloops ~

    Ceux qui ont traduit ce contre-rapport, peuvent témoigner, que ce fut très dur, et pour ma part, ayant réalisé la version PDF, j’ai chialé pratiquement tout du long, de rage et d’impuissance en premier lieu. Puis, j’ai réalisé que transmettre cette traduction (même partielle) était ce qu’il y avait de mieux à faire, pour permettre l’éveil des consciences, individuellement d’abord, puis collectivement ensuite. Et non seulement je le rappelle très souvent dans mes billets, mais lorsque je commente aussi, ailleurs, très souvent, et on vient me remercier d’avoir donné cette info, difficile, mais nécessaire le CR de la CV&R ayant subi un véritable autodafé à sa sortie et pour le coup, encore aujourd’hui, si on sait tout sur la shoah, on ne sait rien des 100 millions de mort Indigènes (depuis 1492). La preuve KA est très souvent moqué afin de discréditer son travail.

    Je redis ici, qu’il semble que ma réflexion s’approche le plus de l’anarcho-indigénisme, comme l’enseigne, par exemple, le Pr. Taiaiake ALFRED à l’Université de Victoria en CB. Mais c’est plus un ressenti qu’une adhésion à un nouveau dogme, comme tu t’échines à le décrire…

  3. Non tu te trompes.
    Seul le Christ juge…
    Et laisse aller vers le père…
    Ou pas.
    Satan accuse…
    Se charge de convaincre le Christ…
    Et il est redoutable…
    Car il est la dialectique absolue.
    Le père du mensonge est considéré comme tel…
    Car il peut retourner même la vérité…
    En insinuant le doute…
    Mais il se soumet au Christ…
    Car sans lui…il n’existe plus…
    Et il sait que la partie n’est pas égale…
    Le bien absolu est prisonnier de celui-ci.
    Jésus-Christ l’a dit…
    « Il n’a rien en moi… »
    Le Christ n’a jamais demandé de tuer quiconque en son nom.
    Nous avons tous jusqu’à notre dernier souffle pour le trouver et lui demander pardon.
    Il est universel…et la solution n’est pas de le rejeter définitivement de la surface de cette terre…
    Mais de tous nous tourner vers lui.
    D’accepter qu’il soit notre Dieu et notre Maître…
    La véritable église n’est pas faite de pierre…
    Mais de chair…
    Cette chair est ton cœur Jo.

    Je veux juste attirer ton attention sur le fait que nos actions ne sont pas insignifiantes…
    Pour cela il faut chercher le mal jusqu’à la racine…
    L’anarchie distille et diffuse du poison…
    Et il fallait que vous le sachiez.
    Car désormais vous le ferez en toute connaissance de cause.
    Vous luttez contre le dernier espoir de bien sur terre.

    Vous êtes échec et mat…
    L’avez-vous compris…?

    Satan ne vient jamais vers les hommes…
    Car il finissent toujours par venir vers lui…
    Nul ne va au Père sans passer par le Fils…
    Et nul ne va au Fils sans passer par Satan.

    Le mal est le lien de toutes les religions. 🙂

    Jésus-Christ t’aime Jo…
    Il te le dit à travers moi.

    Defoncez l’institution catholique romaine autant que vous voudrez…
    Mais ne faites pas de mal au Grand Jésus…
    Satan est son garde du corps.

    Mais en faisant ça…
    En marquant la différence…
    Vous deviendrez automatiquement…
    Chrétien.

    Si le mal à une racine…
    Le bien aussi.

    • « seul le christ juge »… oulala… pitié !!

    • Il n’y a pas de « mal » dans la nature. La malfaisance n’existe que dans l’action humaine parce qu’il est le seul animal doté de raison et qui interfère avec la loi naturelle, comment la juguler ? En respectant la nature et son rythme immuable. En cela le « mal » est une invention humaine, plus l’Homme s’éloigne de la nature et de l’état des choses et plus il est enclin à la malfaisance le plus souvent par ignorance, ignorance entretenue par la croyance en des entités surnaturelles, d’où la création de fables mythologiques de contrôle, ce contrôle ne servant qu’à maintenir la malfaisance « autorisée » par la caste issue de la division factice de la société humaine.
      N’as-tu pas encore compris que tu es la victime d’un enfumage de grande envergure ? Tu es enfermé dans un carcan de soumission qui te fais réfuter l’évidence historique étudiée et documentée au nom de fadaise mythologiques impliquant un barbu dans les nuages, son « fils » et l’autre baltringue aux pieds de bouc et à la queue fourchue. Nom de dieu de bordel de merde, comme dirait l’abbé Dubois, t’as pas l’impression de pédaler dans la semoule là ?…
      On en est revenu à une discussion entre un libre penseur et un grand prêtre de l’inquisition. Une discussion qui irait dans le genre:
      -« Ne peut-on pas envisager que la terre soit une sphère qui en fait tournerait autour du soleil, parce que l’observation empirique nous dit que…. »
      -« Tais-toi et repends-toi dans l’amour du christ ! Les flammes du bûcher rachèteront ton âme perdue.. »
      -« Oui, mais bon, y a pas le feu, on pourrait discuter du… »
      -« Que les flammes du bûcher salvateur soient ta rédemption au nom de notre saigneur (faute intentionnelle… 😉 ) et maître jésus christ ! »
      et hop, au barbecue le libre penseur, scientifique ou philosophe.
      Ce qui est un tantinet chagrinant para, c’est qu’en fait ton jésus nous est plutôt sympathique, mais y a de ses suiveurs qui pensent et ont émis l’hypothèse qu’il fut le premier anarchiste, c’est à dire que ces gens, des chrétiens indéniablement, pensent que dans son message, y aurait un petit côté association libre, fuck the system, qui les aurait titillé et qu’ils voudraient plus voir être mis en avant. Tu envisages ça ? ou les mecs sont aussi des hérétiques ?… 😉
      Mais même là c’est insoluble, parce qu’on ne peut pas placer un gusse en position de maître.
      La quadrature du cercle mythologique sans doute ? 😉

  4. « …C’est ta croyance, sans que tu en sache plus que tes idées préconçues… »
    Tes mots valent aussi pour toi.

    «…Il ne peut pas y avoir de dominant en anarchie, c’est structurellement impossible… »

    C’est parce que les hommes ne sont pas égaux en intelligence que la structure de domination est possible.
    Si ça a été possible avec le système actuel ça le sera aussi avec le vôtre.
    Ta répartie et ta réthorique font de toi un dominant…
    Tu as toujours raison.

    « …On s’est donné la peine par exemple de traduire l’intégralité de la Grande Loi de la Pax iroquoise qui maintient la paix entre les 6 nations et leurs alliés depuis le XIIème siècle et ce malgré les chrétiens qui ont tout fait pour les diviser.
    Ce texte est un exemple parmi d’autre de société non pyramidale, à la chefferie sans pouvoir… »

    « …les gens comprennent tout seul où est l’intérêt commun, c’est inné… »

    Mais il faut dix ans d’études pour comprendre que c’est inné. 🙂

    «…nous, notre « nature profonde » comme dirait les sociologues. Elle n’est pas faite de haine… »

    Ta nature profonde n’est pas faite de haine…?
    C’est discutable.

    «…de chaos, de guerre et de destruction qui devraient être régulés par une entité supérieure, comme le martèle la doxa étatico-capitaliste aux relents systémiques religieux… »

    Ce sont et cela a toujours été des hommes qui ont régulés à partir de leur libre arbitre en se servant de l’image d’une entité supérieure.
    Si ils avaient régulé en fonction des préceptes de Jésus-Christ il n’y aurait jamais eu de chaos, de guerre ni de destruction…
    C’est parce qu’ils se sont servis de son image mais en appliquant les préceptes du dieu d’Israël que cela a été possible.
    Les scribes et les pharisiens ont perduré…

    Jean 8.44
    Jésus-Christ dit…

    43Pourquoi ne comprenez-vous pas mon langage? Parce que vous ne pouvez écouter ma parole. 44Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds; car il est menteur et le père du mensonge. 45Et moi, parce que je dis la vérité, vous ne me croyez pas.…

    «…la doxa étatico-capitaliste aux relents systémiques religieux… »
    Cette doxa ne croit pas en Jésus-Christ et fait tout pour l’abattre.
    Tu devrais quand même te poser la question…pourquoi?
    Pourquoi est-il si dangereux ?

    «…le système pyramidal n’est qu’un tout petit épisode de l’histoire de l’humanité qui ne représente qu’environ 4% de son existence et n’est en aucun cas un système organisationnel « supérieur », mais une tare… »

    C’est les hommes et les femmes eux-mêmes qui finissent par la mettre en place pour des besoins de facilité d’organisation et par les risques inhérents à la préservation et la conservation.

    « …Ton raisonnement est un tissu de paradoxe insoluble parce que tu entrevoies un chemin de paix et d’amour via le message de ton gourou christique, que tu enfermes aussitôt dans un carcan de contrôle et de soumission absolu… »

    Tu parles comme un gourou.
    Mes paradoxe ne sont pas insolubles…
    Car ils permettent d’atteindre la bonne synthèse.
    Si ils sont insolubles…c’est parce que je mets en évidence le fait que l’anarchie permet la naissance d’un antichrist terrestre et une lignée.
    C’est pour ça que votre système n’a pas été retenu par Adam Weishaupt…
    Il qu’il a choisi le système de Marx.

    Vous luttez contre le Christ…
    Ce qui implique de laisser son esprit vivant.
    Votre ennemi fait de vous un ennemi.

    «…ton gourou christique, que tu enfermes aussitôt dans un carcan de contrôle et de soumission absolu… »

    Matthieu 11: 28 à 30

    Jésus nous dit : venez à moi, vous qui êtes fatigués et chargés, je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions car je suis doux et humble de cœur et vous trouverez le repos pour vos âmes.
    Car mon joug est doux et mon fardeau léger.

    «…Tu t’enfonces dans l’obscurantisme religieux et du darwinisme-social… »
    C’est une bonne définition de l’anarchie.

    « tout à chacun est la victime résultant de 5000 ans de matraquage des dogmes religieux… »

    D’une vague idée générale tu fais une affirmation et développe ton raisonnement en t’appuyant dessus.

    «…il est certain que c’est bien plus simple de rester sur le chemin tracé par les maîtres de séant, l’oligarchie issue du contrôle politique, religieux et économique de nos sociétés… »

    Non c’est bien plus simple de croire qu’ils vont tomber d’eux-mêmes en croyant qu’il suffit de leur dire non.
    Et de croire qu’il est possible de développer toute une nouvelle société à partir d’un simple non populaire.
    On ne renverse un système que par lui-même.
    Si le système est juridique alors on le renverse par cette arme.
    Et je ne tombe pas dans le piège de dire que ce sera facile non plus.
    Et avec des amis comme vous il n’y a pas besoin d’ennemis…

    «…l’anarchie est la liberté, individuelle et collective, qui ne peut exister que par ses deux composants essentiels qui sont l’égalité et l’entraide dans un élan fraternel transcendant les antagonismes pour embrasser la complémentarité unificatrice… »

    Quel élan…quelle beauté…ça aurait pu être un discours d’hitler…

    Les anarchistes aux côtés des Chrétiens…
    C’est pas transcender les antagonismes…?

    «…un ordre organisationnel fabriqué au profit du plus petit nombre profitant de la division pour maintenir son emprise politico-économique sur l’humanité… »

    Les banquiers sionistes ashkénazes…

    « seul le christ juge »… oulala… pitié !!

    Qui peut se prévaloir alors…de porter un jugement sur un autre…

    Si nous suivons ces préceptes il n’y a pas lieu de juger.

    Il n’y a pas de solutions en dehors de lui.

    « …N’as-tu pas encore compris que tu es la victime d’un enfumage de grande envergure ?… »

    Je crois que toi-même tu n’as pas bien pris la mesure de l’envergure de l’enfumage.

    Tu ne regardes que d’un côté de la lorgnette.

    «…Tu es enfermé dans un carcan de soumission qui te fais réfuter l’évidence historique étudiée et documentée au nom de fadaise mythologiques impliquant un barbu dans les nuages, son « fils » et l’autre baltringue aux pieds de bouc et à la queue fourchue. Nom de dieu de bordel de merde, comme dirait l’abbé Dubois, t’as pas l’impression de pédaler dans la semoule là ?… »

    Prouve moi que j’ai tord…

    Prouve moi l’inexistence de ceux que tu cites…

    Le simple fait de les citer…leur donne déjà une forme d’existence.

    J’aime beaucoup aussi…personnellement…

    Zeus…Poseidon et Hadès.

    «…On en est revenu à une discussion entre un libre penseur et un grand prêtre de l’inquisition… »

    Qui joue quoi dans ce dialogue..?

    La distribution des rôles n’est pas si évidente.

    « …Ce qui est un tantinet chagrinant para, c’est qu’en fait ton jésus nous est plutôt sympathique, mais y a de ses suiveurs qui pensent et ont émis l’hypothèse qu’il fut le premier anarchiste, c’est à dire que ces gens, des chrétiens indéniablement, pensent que dans son message, y aurait un petit côté association libre, fuck the system, qui les aurait titillé et qu’ils voudraient plus voir être mis en avant. Tu envisages ça ?… »

    Qui te dis chez toi…Et depuis des années…

    Que le Christ est le plus grand des anarchistes…?

    Mais encore faut-il que les anarchistes l’acceptent comme leur Maître.

    Sinon ça marche pas…

    Vu que l’esprit libertaire pousse à l’anéantir.

    Votre anarchie est une perte de temps…

    Elle sert et servira comme toujours le capital…et ira défendre les banques en dernier lieu comme toujours…dernier bastion du combat contre l’anti sémitisme…

    L’important dans l’anarchie pour le capital…

    N’est pas votre système sociétal…

    Mais son symbole…et son extrême gauche…

    Manipulable à souhait.

    • Votre système ne verra jamais le jour car il déjà vu le jour…

      Au sein de l’histoire juive.

      L’anarchie dans le sens de sociétés des sociétés a déjà été accomplie par l’essaimage des juifs résultant de leur histoire.

      Ils ont toujours créer un état dans l’état…

      Une société auto gérée.

      Napoléon serait-il tombé si il n’avait mis son nez dans cette épineuse question…?

      L’anarchie est juive par nature…

      Et ne perdure que parce qu’elle sert la bataille finale contre la chrétienté…

      Mais ne s’accomplira jamais…car elle se retournerait alors contre elle.

      Vous êtes…

      Nous sommes…

      • aïe aïe aïe, où vas-tu chercher tout ça mon bon para ?… 😉
        L’anarchie est la nature profonde d’organisation sociale HUMAINE !
        Arrête de faire des fixations là où il n’y a pas lieu. Aucune anarchie possible dans un système prônant la soumission à quelque entité que ce soit et le judaïsme est gratiné sur ce point. La seule « auto-gestion » possible est celle qui se fait hors de l’État, hors de l’économie de marché, sin ce n’est que de l’autogestion de la merdasse étatico-capitaliste, c’est à dire que ce n’est que pisser dans un violon.
        On te le redit, lis notre manifeste par savoir de quoi on parle avec la société des sociétés.

    • tu nous dis que nous regardons par un seul bout de la lorgnette, tout en affirmant ta soumission à une entité mythologique.
      Toute religion est plus qu’une perte de temps, elle est une insulte à l’intelligence humaine.
      Tout ce qui est écrit dans les « évangiles », la « parole du christ », mis à part le mumbo-jumbo religieux de circonstance, n’est que souvent parole de bon sens qui pourrait sortir de tout cerveau normalement constitué, pas besoin de la mythologie idoine. Les Grecs nous ont au moins épargné avec Socrate.
      La discussion tourne en rond et tournera sans cesse en rond. Sors de ta boîte, ça ira beaucoup mieux.

      « Une fois que le concept de « nature » a été opposé au concept de « dieu », le mot « naturel » a nécessairement pris la signification d' »abominable », la totalité de ce monde fictif puise sa source dans la haine du naturel (le réel !) et n’est rien de plus que la preuve d’un profond malaise en présence de la réalité. Ceci explique tout. [..] C’est indécent d’être chrétien aujourd’hui. Voici où mon dégoût commence. Je regarde autour de moi: plus un mot ne survit de ce qui était appelé autrefois « vérité », on ne peut plus supporter d’entendre la parole sortir de la bouche d’un prêtre. Tout homme qui prétend à un minimum d’intégrité doit savoir qu’un théologien, un prêtre, un pape d’aujourd’hui non seulement se trompent lorsqu’ils parlent, mais en fait ils mentent et qu’ils ne peuvent plus échapper au blâme pour leur mensonge en plaidant « l’innocence » ou « l’ignorance ». Le prêtre, comme tout à chacun le sait, il sait qu’il n’y a plus de « dieu » ni de « pêcheur » ni de « sauveur » que « le libre arbitre » et « l’ordre moral du monde » sont des mensonges. […]
      Le christianisme se tient également en opposition de tout bien-être intellectuel, le raisonnement pervers est le seul qui peut être utilisé comme raisonnement chrétien, il prend parti pour tout ce qui est idiot, il prononce une malédiction sur l’intellect sur la superbe d’un intellect sain. Comme la maladie est inhérente au christianisme, il s’ensuit immanquablement que l’état de « foi » typiquement chrétien doit aussi être une forme de maladie et que toutes voies scientifiques directes vers la connaissance doivent être bannies comme voies interdites. Le doute est donc un pêché dès le départ…
      J’appelle le christianisme la grande malédiction, la grande décadence intrinsèque, le grand instinct de vengeance, pour lequel aucun moyen n’est assez venimeux, ou secret, ou sous-terrain et assez mesquin. Je l’appelle la honte immortelle de la race humaine… »

      ~ Friedrich Nietzsche ~

      Quand tu lis ça… ça représente quoi pour toi ?

      • Pourquoi crois-tu que l’esprit de vengeance fasse si peur à la synagogue…?

        Quand à Nietzsche…
        Il avait bien compris que tout flatteur vit aux dépens de celui qu’il flatte…

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