Archive pour 11 février 2018

L’histoire manipulée…

Posted in actualité, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , on 11 février 2018 by Résistance 71

L’histoire cette inconnue

 

Manuel de Dieguez

 

9 février 2018

 

Source:

http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024/tstmagic/decodage/histoire_inconnue.htm

 

Sous les yeux des spectateurs français sidérés, la planisphère change rapidement de configuration : nos moyens de communication devenus instantanés ne cessent de nous entretenir de deux religions étrangères au territoire national, le judaïsme et l’islamisme. Or, plus des deux tiers des Français laïcisés ne croient plus en l’existence d’aucune divinité et relèguent la croyance en un créateur mythique du cosmos parmi les récits à raconter aux enfants en bas âge et quasiment au niveau de la croyance au Père Noël. Les Français laïcs et relativement cultivés qui forment l’immense majorité de la classe dirigeante du pays en éprouvent un sentiment de dépossession et de frustration de leur identité naturelle, comme si l’élite du pays se trouvait privée de son compagnonnage culturel et politique habituel.

Qu’est-ce qu’un véritable chef d’Etat? Quelles sont les caractéristiques d’un faux chef d’Etat ? En quoi un chef d’Etat authentique est-il un acteur et à quel moment ce genre d’acteur incarne-t-il son personnage? A quel moment le Général de Gaulle est-il devenu son personnage historique? Et peut-on encore parler d’un véritable homme d’Etat comme d’un acteur seulement plus grand que les autres, ou bien faut-il étudier cet acteur nouveau de l’histoire?

Comment redresser des erreurs incrustées dans les têtes? Nos ancêtres ne s’appelaient pas les Galli – les coqs – comme le croyait Jules César – mais les Gali, les Gaulois, ce qui, dans leur langue celtique, signifiait les jaillissants, les vaillants. Comment le savons-nous, alors que les découvertes de ces historiens centraux tiennent en quelques lignes et ne rencontreraient pas un lectorat suffisant pour intéresser l’édition papier? La plupart d’entre eux ont trouvé un tremplin sur internet et notamment sur Wikipedia dont l’encyclopédie est devenue une fontaine d’Aréthuse de l’historien moderne.

L’ultime incarnation des historiens qui se sont fait une idée sentimentale du concept même d’historicité n’est autre que Pierre Nora qui jalonne le temps à l’aide de « lieux de mémoire » assignés à jouer le rôle d’oracles delphiques.

D’où, aujourd’hui, un sentiment de stupeur et de révolte face à l’abîme de l’ignorance et de la superstition dont on s’était largement retiré et dans lequel le pays semble sur le point de retomber. Tout se passe comme si la sottise originelle qui faisait dire que la sentence cujos regio eos religio retrouvait une manière de droit de cité.

Mais comment paraître légitimer de nouveau un démiurge qui se présente en tueur universel, puisqu’il est censé passer le temps de sa sainte éternité à soumettre les morts à des tortures éternelles, à l’exception d’une frange de rescapés bienheureux. Et puis, il semblait devenu évident que si chaque région est censée bénéficier d’une révélation particulière et précisément pliée d’avance aux mœurs et coutumes de l’endroit, alors toutes les théologies se réfutent par leur localisation même et leur soumission d’avance à des rituels toujours strictement locaux.

Ainsi les trappistes de la Grande Trappe de Rancé près de Soligny disent qu’ils se lèvent tous les jours à deux heures du matin pour « faire exister Dieu« , comme je l’ai déjà évoqué ailleurs. Certes, ils croient que Dieu existerait sans eux, mais dans le même temps, ils disent tout le contraire, car ils savent très bien que les dieux en lesquels personne ne croit plus et dont plus personne ne salue les apanages et tout l’apparat liturgique, révèle, qu’en réalité, ils n’ont jamais existé ailleurs que dans l’esprit de leurs adorateurs.

C’est à partir du moment où les Français ont passé par une scolarité censée les avoir initiés à la pensée rationnelle et à la philosophie – le bac philo demeure unique au monde – que le moment est venu de rabâcher des évidences primaires au sein d’une immense masse de cerveaux à nouveau théologisés dès le berceau.

Mais il se trouve que toutes nos découvertes philosophiques ou scientifiques se révèlent d’avance articulées avec nos progrès dans la connaissance et la compréhension du fonctionnement pertinent ou trompeur de notre encéphale. C’est pourquoi l’histoire véritable de notre espèce est celle d’une vingtaine seulement de cerveaux supérieurs qui ont engendré les millions de cerveaux à la manière dont un aimant attire la limaille de fer . Je n’en donnerai que quelques exemples: quand Pizarre ou Christophe Colomb découvrent l’Amérique, ils se révèlent déjà les bénéficiaires d’une époque à laquelle les Copernic et les Galilée ont fait découvrir la rotondité de la terre et sa course autour du soleil. Les conquêtes terrestres se heurtaient déjà à un monde soustrait en profondeur au type de compréhensibilité qu’un créateur du ciel et de la terre était censé dispenser à quelques auditeurs privilégiés.

A l’origine du nucléaire, quand la découverte des atomes a fait entrer notre science de la nature dans la connaissance du mystère de la danse de la matière cosmique, nous étions déjà entrés en profondeur dans la mutation de la connaissance de l’espace et du temps qui nous avait placés dans un univers tri-dimensionnel. Et Einstein était sur le point de nous informer que le temps lui-même est une forme de la matière.

Comment, dans ces conditions, les progrès de nos connaissances philosophiques et scientifiques n’auraient-ils pas été confusibles avec les débuts de l’ère nucléaire et ne nous auraient-ils pas fait connaître les premiers pas de l’énergie atomique? Mais c’est dire que tous les progrès de nos connaissances scientifiques et philosophiques ont commencé de nous faire connaître les secrets du fonctionnement et des disfonctionnements de nos cerveaux de sorte que nos têtes devenaient la plaque tournante de tout progrès réel de notre connaissance de nous-mêmes.

Du coup, comment une anthropologie réellement scientifique ne se serait-elle pas focalisée sur une connaissance de plus en plus vertigineuse de la dizaine de cerveaux de génie qui n’ont cessé de féconder les cerveaux insulaires ? Il se trouve que le cerveau des grands hommes est toujours une île à la recherche de son statut particulier et que toute connaissance de nous-mêmes ne peut que s’approfondir à la lumière d’une découverte progressive de l’ultime subjectivité du rationnel. Car si tout signifiant se révèle subjectif du seul fait qu’il demeurera nécessairement humain, il devient vital de découvrir ce qu’il y a d’humain dans le concept même de signification. Et la connaissance de la subjectivité du sacré redevient focale car elle nous révèle l’ultime secret de la politique, puisque nous découvrons alors que ce que les dieux demandaient en réalité à la créature était de leur renvoyer une image idéale, donc falsifiée de leur autorité.

S’il n’existe pas de signifiants en soi, mais seulement des chefferies mythiques, appelées à se disputer leurs proies entre elles, on comprend que la connaissance philosophique et scientifique de soi-même se révèle dans le même temps la clé de la géopolitique et que nous avons intérêt à observer notre cervelle à l’école et à l’écoute de nos chefferies mythiques. La fécondation de l’avenir de notre humanisme est à ce prix, parce que l’islam est redevenu une croisade d’Allah et que l’islam ne tue pas pour tuer, mais pour servir les intérêts du dieu Allah.

De toute façon, l’homme est un animal dont l’ambition ne peut se révéler que cérébrale, donc politique et le politique divinisé est toujours et nécessairement totalisant et totalitaire. C’est pourquoi le sacré nous livre également les clés de la tyrannie.

= = =

« La mémoire, l’histoire, sont des réminiscences de mensonges passés, de forfaitures et aussi une réminiscence que des gens en apparence impuissants peuvent vaincre ceux qui les dirigent, s’ils persistent. »

« J’essaie de réécrire l’histoire afin de refléter le point de vue de ces gens qui en ont été exclus, parce que l’histoire que nous avons jusqu’à présent n’a été que l’histoire vue d’en haut, l’histoire du point de vue des politiciens, des généraux, des militaristes et des industriels. »
~ Howard Zinn ~

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Impérialisme au Moyen-Orient… La guerre du gaz encore et toujours…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, économie, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 11 février 2018 by Résistance 71

Comme nous le disons depuis quelques années, la guerre des hydrocarbures et du gaz en particulier fait rage au Moyen-Orient. Les conflits générés visent à diviser la région pour faciliter l’exploitation par les entreprises de l’empire à la fois pour le transport et l’exploitation. Ce qui est expliqué dans l’article ci-dessous n’est pas nouveau mais couve depuis un bon moment. C’est dans le chaos total que le pillage est le plus rentable. La paix est l’ennemie jurée de l’État et du capitalisme. Tout part de là, quand on le comprend bien… pas besoin de boule de cristal pour anticiper l’avenir.
Ceci n’est en rien inéluctable. Pour en sortir…

Manifeste de la societe des societes

~ Résistance 71 ~

 

Israël / Hezbollah: Le “bloc 9” prélude à une nouvelle guerre avec le Liban ?

 

Press TV

 

7 février 2018

 

Source: http://www.presstv.com/DetailFr/2018/02/07/551564/Bloc-9-nouveau-prtexte-dIsral-face-au-Liban 

 

Alors qu’Israël cherche à régler ses comptes avec le Hezbollah libanais, l’affaire du « bloc 9 » du gisement offshore libanais permet aux autorités de Tel-Aviv de faire d’une pierre deux coups : mettre la main sur les richesses libanaises et annoncer une nouvelle guerre à la Résistance.

L’affaire de la possession d’hydrocarbures dans la Méditerranée est à la une ; Israël attise le tapage médiatique contre le Liban, qui décide de ne pas reculer d’un iota pour faire valoir son droit légitime à user des réserves d’hydrocarbures dans ses eaux territoriales. Les responsables israéliens font maintenant un pas de plus, se préparant à prendre le contrôle des gisements d’hydrocarbures appartenant à la nation libanaise.

Au mépris des avertissements d’Israël par médias interposés, le Liban est résolu à continuer l’exploitation de ses hydrocarbures offshore.

En décembre dernier, Beyrouth avait donné carte blanche à un consortium formé par les groupes pétroliers français Total, italien ENI et russe Novatek, pour de premières explorations des gisements d’hydrocarbures en Méditerranée. À un moment où le gouvernement libanais s’attelle à favoriser un redressement économique du pays, le régime de Tel-Aviv cherche à entraver, coûte que coûte, le projet libanais.

À la décision libanaise, le ministre israélien de la guerre, Avigdor Lieberman, réagit ainsi : « Si le gouvernement libanais ne revient pas sur son projet d’exploration, notamment du bloc qui nous appartient, il doit s’attendre à une nouvelle guerre. »

Selon certains rapports, Israël œuvre maintenant pour étendre autant que possible son champ d’observation dans la zone disputée afin d’en prendre très prochainement le contrôle.

Dans un premier pas, l’armée israélienne a été chargée d’ériger un mur frontalier et des postes de contrôle à proximité du village de Meïs al-Jabal, le long de la frontière commune.

Le Hezbollah n’est pas resté les bras croisés, mais a fermement réagi à ce plan de construction israélien.

Lire aussi : Guerres d’hydrocarbures : le Hezbollah réagit aux menaces de Lieberman

Déterminés à poursuivre le projet d’exploration en Méditerranée, le gouvernement libanais et le Hezbollah préfèrent pour l’instant de riposter à un niveau diplomatique. Quoique cela n’assure pas les droits légitimes de la nation libanaise, le Hezbollah s’apprête comme dans le passé à faire tout ce qui est en son pouvoir pour garantir les droits des Libanais.

Maintenant, Israël a trouvé un nouveau prétexte pour mettre des bâtons dans les roues du gouvernement libanais, qui cherche à exploiter les gisements gaziers de son bloc 9. Tel-Aviv a ainsi lancé un grand projet en vue de construire un autre mur à la frontière à Naqoura, dans le sud du Liban.

« Le projet de construction de murs à la frontière sous le prétexte d’assurer la sécurité d’Israël risque d’empêcher le Liban d’accéder à ses champs gaziers au bloc 9 et à des milliers de kilomètres de ses côtes en Méditerranée », révèlent des sources sur le terrain.

« Israël tente d’insécuriser le pays du Cèdre et de mettre le feu aux poudres, en attisant les litiges intercommunautaires. À cette fin, Israël compte beaucoup sur les courants proches de Riyad », indiquent-elles.