Vision politique: marxistes… « Take a walk on the wild side »…

« Candy came from out on the Island
In the back room she was everybody’s darling
But she never lost her head
Even when she was giving head
She says, « Hey, babe,
Take a walk on the wild side. »
Said, « Hey, babe,
Take a walk on the wild side. »
And the colored girls go
« Doo do doo do doo do do doo… »
(Walk on the Wild Side)
~ Lou Reed, Transformer, 1972 ~

= = =

Le plus extraordinaire, c’est que ce que dit Ortiz dans cet article est ce que disent les anarchistes depuis toujours… Depuis le grand débat entre Bakounine et Marx lors de la première internationale (AIT), les anarchistes expliquent en long en large et en travers que le marxisme n’est qu’un capitalisme d’état, que Marx soi-même était un social-démocrate qui pensait faire arriver le “parti d’avant-garde” du prolétariat au pouvoir par les urnes… Dans la première section du “Manifeste du Parti Communiste”, K. Marx, F. Engels, 1848, les auteurs disent ceci: “Cette organisation des prolétaires en une classe et conséquemment en un parti politique [le parti communiste] est toujours empêché par la concurrence entre les travailleurs eux-mêmes. Mais elle resurgit toujours plus forte, plus ferme, plus puissante. Elle force une reconnaissance législative des intérêts particuliers des travailleurs en prenant avantage de la division au sein de la bourgeoisie elle-même. C’est ainsi que la loi sur les 10 heures fut passée en Angleterre…

Dans la section 2 ils disent ceci en parlant des mesures à prendre pour le prolétariat une fois sa suprématie politique achevée: “Ces mesures seront bien sûr différentes selon les pays, mais néanmoins dans les pays les plus avancés, ce qui suit sera généralement applicable: [s’en suit ici une liste de 10 points voici ce qui est dit en points 5, 6 et 7…]

5. Centralisation du crédit dans les mains de l’État au moyen d’une banque nationale avec un capital d’État et un monopole exclusif.

6. Centralisation des moyens de communication et des transports aux mains de l’État

7. Extension des usines et des instruments de production propriété de l’État…

Ainsi la “révolution prolétarienne” ne serait qu’un réformisme faisant passer l’État, ses mécanismes et ses institutions de mains d’oppresseurs à de nouvelles mains d’oppresseurs par le truchement de la dictature du “partie d’avant-garde” et de sa nomenclature à terme forcément corrompue si elle ne l’est pas dès le départ.

Certes les deux compères ont pondu une litanie de préfaces aux éditions suivantes de leur manifeste les adaptant aux circonstances historiques, mais ils n’ont jamais corrigé une ligne du texte per se ; Engels y allant même de ses propres préfaces après la mort de Marx. De fait Marx et Engels n’ont jamais résolu la contradiction de deux concepts qu’ils portaient dans leur idéologie: celui de la Commune révolutionnaire et celui fondé sur le suffrage universel… L’ont-ils seulement voulu ? Savaient-ils même que cette contradiction existait dans leur raisonnement ?…

Engels dans une lettre à Kaustsky datée du 29 juin 1891 sur la critique du programme d’Erfurt dit ceci concernant des “points délicats, mais essentiels”: “premièrement, une chose absolument certaine, c’est que notre Parti de la Classe Ouvrière ne peut arriver à la domination que sous la forme de la république démocratique. Cette dernière est même la forme spécifique de la dictature du prolétariat, comme l’a déjà démontré la grande révolution française. […] Deuxièmement: […] A mon avis, le prolétariat ne peut utiliser que la forme de la république une et indivisible. […] Ainsi donc, république unitaire. […] Comment organiser cette autonomie et comment on peut se passer de la bureaucratie, c’est ce que nous ont démontré l’Amérique et la première république française. (sic)…
Ne sont-ils pas beaux les “révolutionnaires” anti-bourgeois ?…

Une question à poser aux marxistes “repentis” est la suivante: pourquoi ne pas admettre l’Idée anarchiste qui prône les associations libres depuis le départ puisqu’elle correspond à ce en quoi ils tendent à penser aujourd’hui en essayant de le dire différemment et en essayant de vendre la salade de Marx et Engels ?

L’État et la fonction économique capitaliste qui l’a phagocyté depuis la première révolution industrielle sont des cellules politico-sociales cancéreuses en phase métastatique et doivent être éradiquées dans un changement radical qui amènera la société des sociétés où la complémentarité remplacera les antagonismes induits nourrissant la division initiale de la société humaine.

Qu’on en finisse avec Marx et la pseudo-révolution ! Qu’on en vienne à la société des sociétés qui aplatira la pyramide de la domination en rediluant le pouvoir dans le peuple, là où il est particulièrement et naturellement soluble.

~ Résistance 71 ~

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Le communisme ou la barbarie, Rosa Luxembourg déjà nous mettait en garde

 

Jean Ortiz

 

1er février 2018

 

url de l’article orignal:

https://www.legrandsoir.info/le-communisme-ou-la-barbarie-rosa-luxembourg-deja-nous-mettait-en-garde.html

 

Depuis, l’idée communiste a pris du plomb dans l’aile. Les sondages en témoignent. Faut-il pour autant céder à l’air du temps, militer en fonction des sondages ?

Le capitalisme fait montre quotidiennement de sa dangerosité, de son obsolescence, même s’il peut durer encore très longtemps. La crise majeure du système permet de vérifier la pertinence des idées de Marx, de décrypter la nouvelle phase de la mondialisation financière, les dégâts de la « sacro-sainte » loi du marché, du capitalisme mondialisé, qui porte les logiques de rentabilité à un niveau inouï. Le partage de la valeur ajoutée entre travail et capital devient de plus en plus vertigineusement inégal. Le système s’avère incapable de répondre aux besoins fondamentaux de l’humanité ; ce n’est d’ailleurs pas son objectif. Il a affaibli, brisé les liens sociaux, brouillé tous les repères, transformé la société en jungle, plongé l’humanité dans un gouffre abyssal…

Si la crise est systémique, elle ne peut donc que s’aggraver. Elle exige de nous, communistes, de mettre en œuvre un processus vers une autre organisation sociale, de caractériser les changements structurels majeurs que nous souhaitons, de donner un contenu nouveau à l’hypothèse communiste. Il convient de dire ce à quoi nous aspirons : la révolution communiste, même si cela est à contre-courant du quasi consensus « libéral » d’aujourd’hui. Ne pas lâcher sur les mots ni sur leurs contenus peut permettre de reconquérir une partie de ceux qui ont renoncé à la conscience et au combat politiques de classe et qui subissent ; ce, sans aucune nostalgie anachronique de ce qui a échoué, mais en réfléchissant à un communisme d’aujourd’hui. Il faut oser dire où nous voulons aller, sans peur des caricatures anti-communistes, persiflées et matraquées par les uns et des autres (le communisme serait par nature criminel…) ; s’il nous faut renouveler les questionnements, on ne saurait renoncer à des marqueurs idéologiques identitaires, aux valeurs communistes originelles, à un mouvement de fond, et permanent, vers une autre organisation sociale, plus horizontale, plus autogérée, plus humaine, pleinement démocratique, plus appuyée sur l’appropriation sociale des secteurs clés, les « communs », la socialisation du pouvoir, et sur une intervention constante (des salariés, des usagers…), un contrôle à tous les niveaux exercé d’en bas par les travailleurs et les citoyens.

L’idée communiste n’est pas invalidée par l’échec du « communisme d’Etat », où le Parti se substituait au peuple et finissait par coloniser l’Etat ; l’autoritarisme, perversion du communisme, n’était pas dans la nature du projet révolutionnaire. Nous, militants, avons trop souvent confondu le commun et la collectivisation. Le communisme reste une grande utopie concrète qui porte une critique radicale du capitalisme, et ouvre la possibilité, révèle la nécessité, de son dépassement. En cette année anniversaire de mai 1968 -j’avais alors 20 ans, et j’étais écartelé par la difficulté extrême de l’essentiel : la convergence, les actions communes entre la classe ouvrière et les étudiants-, en cette année anniversaire de mai 1968, il serait aussi incompréhensible que suicidaire de lâcher l’horizon communiste. Commémorer mai 1968, c’est aussi partir de l’idée communiste pour construire une alternative de rupture avec le capitalisme, c’est également travailler à l’insurrection la plus belle, celle des consciences. La révolution à laquelle je crois encore et toujours peut ouvrir la voie au communisme. Encore et toujours. Serais-je un archaïque qui a de l’avenir ?

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Lectures connexes:

Inevitable_anarchie_Kropotkine

Manifeste de la societe des societes

40ans_Hommage_Pierre_Clastres

Errico_Malatesta_écrits_choisis

La Morale Anarchiste de Kropotkine)

Appel au Socialisme (PDF)

Contre le marxisme et pour la société anarchiste (G. Landauer)

Les marxistes et leur anthropologie (Pierre Clastres)

 

14 Réponses to “Vision politique: marxistes… « Take a walk on the wild side »…”

  1. indigène mohawk contre le marxisme Says:

    le marxisme est une religion totalitaire
    https://es.panampost.com/guillermo-rodriguez/2017/03/01/totalitarismo-marxista-es-religion/

    Un mohawk critique le marxisme et l’assimile à une idéologie colonisatrice venant de l’Occident:

    « Le marxisme est une idéologie dépendante de la révolution industrielle… La tradition du marxisme consiste essentiellement en une analyse du capitalisme et une vision d’une société post-capitaliste s’appuyant également sur la société industrielle d’exploitation des terres des indigènes.

    Le marxisme et le capitalisme, les deux idéologies ont d’importants points communs. Comme les idéologues capitalistes, les marxistes voient généralement la nature comme un objet à manipuler et à exploiter. …

    Le marxisme tend généralement à considérer la Technologie Industrielle comme étant presque universellement bienveillante, et leur définition du  » progrès  » ressemble de façon alarmante à la définition que les technocrates capitalistes ont de ce mot.

    Les mouvements autochtones affirment que les peuples autochtones constituent de petites nations et de petits peuples du monde, et que ces nations et ces peuples ont le droit de continuer à exister, d’être autonomes et de déterminer leur propre destin. Étant donné que cette idéologie favorise l’autonomie locale et le développement de l’intégrité des communautés locales, et que la société industrielle marxiste idéalisée (appelée socialisme) exige que les besoins de ses membres soient comblés par un vaste appareil d’État-nation centralisé, les deux mouvements diffèrent grandement.

    Il y a d’autres domaines dans lesquels l’idéologie et la pratique marxistes sont clairement en contradiction avec les objectifs des mouvements des peuples autochtones… L’histoire de l’Union soviétique sous le socialisme n’est pas un modèle qui défend les droits des  » minorités nationales « . « … L’histoire nous a montré que des pays comme l’Union soviétique ont choisi d’aller sur les marchés mondiaux pour acheter des matières premières (comme le caoutchouc) à des fournisseurs capitalistes qui ont acheté ces matières sur les terres et le travail des peuples autochtones.

    En ce sens, les pays marxistes sont soumis à la participation du COLONIALisme parce que la nature des sociétés industrielles est telle que les industries ont besoin de matières premières qui doivent être trouvées dans les territoires des sociétés préindustrielles (ou post-industrielles)Lorsque la théorie marxiste a été formulée pour la première fois, l’ère industrielle était relativement jeune, et les gens n’avaient pas encore été confrontés aux horribles excès de l’industrialisation, pas plus qu’ils n’avaient conscience des pièges des hiérarchies bureaucratiques. (le marxisme est, après tout, une idéologie bourgeoise.) Le marxisme moderne est bourré d’hypothèses appropriées au milieu du dix-neuvième siècle. Les analystes marxistes ignorent ou nient généralement qu’il y aura de telles pénuries[c’est nous qui soulignons]. Ils affirment, dans leur rôle de prophètes, que des technologies seront mises au point pour résoudre n’importe lequel des problèmes du monde industriel – une prophétie qui est tout à fait en accord avec les prophéties de leurs homologues capitalistes. Ou comme l’ a dit Wendell Berry: la religion de la science prétend que la science peut résoudre tous les problèmes que ses technologies peuvent causer. Les conflits théoriques fondamentaux entre les mouvements des peuples autochtones et l’idéologie marxiste résident dans les désaccords entre les prophètes des mouvements.

    Les différences entre ces deux mouvements peuvent être vues comme des différences entre un mouvement qui veut dépendre et prend sa source dans la société industrielle (marxisme) et un autre qui émane et veut vivre en dehors de la société industrielle (autochtone) …

    Les prophètes du mouvement autochtone offrent un monde futur où les humains sont interdépendants des forces de la Nature. Les autochotones sont les consommateurs des produits de leur propre travail d’agriculture… [souligné par nous] EN DEHORS DE L’AFFIRMATION QUE LE MARXISME EST ULTIMEMENT UNE IDÉOLOGIE BOURGEOISE, LES PEUPLES AUTOCHTONES ACCUSENT LE MARXISME D’ETRE SIMPLEMENT UNE COMPOSANTE DE LA SOCIETE INDUSTRIELLE OCCIDENTAL CAPITALISTE

    Les mouvements autochtones, d’autre part, voient le spiritualisme (ce que les marxistes considéreraient comme une religion) comme un ingrédient important des mouvements des peuples autochtones, bien qu’il s’agisse d’un spiritualisme du monde naturel qui est à bien des égards une contradiction totale avec le spiritualisme ou la religion de l’Occident industrialisé et qui a une histoire complètement différente.

    les marxistes voient le spiritualisme des autochtones comme une menace car ils l’apparentent à une religion.

    les peuples autochtones sont souvent exposés à des critiques injustes qui ne sont pas fondées sur une véritable histoire intellectuelle. Par exemple, ceux qui critiquent le mouvement autochtone affirment que les Autochtones ont tendance à idéaliser le passé et qu’ils ne sont pas sensibles aux réalités actuelles. Certaines de ces critiques considèrent les peuples autochtones comme des êtres entièrement historiques. Il y a une certaine résistance de la part des écrivains européens contemporains à accepter le concept et la réalité selon lesquels les peuples autochtones et les philosophes existent au 20e siècle, un parti pris qui est partagé par les conservateurs et la gauche moderne. Il y a aussi une tendance de la part des critiques à supposer qu’un mouvement autochtone doit être romantique dans la nature sans effort réel d’analyse et de comparaison de ces mouvements…Il y a aussi une tendance de la part des critiques modernes à considérer les mouvements autochtones comme anti-scientifiques et anti-intellectuels. Ainsi, les mouvements autochtones sont stéréotypés d’une manière qui serait immédiatement contestée s’ils étaient appliqués à d’autres mouvements »
    http://www.boggscenter.org/marxism_from_native_perspective_by_john_mohawk.html

    • oui. Anecdote historique:
      Certains se rappellent de l’affaire « Iran-Contras » dans l’ère Reagan. Dans les années 1980, les marxistes sandinistes arrivent au pouvoir au Nicaragua et des rumeurs de maltraitance des peuples autochtones, principalement du peuple Miskito circulent. L’American Indian Movement, très actif, se tenant aux côtés des sandinistes envoie une délégation au Nicaragua dont fait partie un des fondateurs de l’AIM, Russell Means, activiste de renom Lakota.
      Arrivé sur place, il se rend vite compte de la véracité de la rumeur. Il contacte l’AIM et demande que celui-ci fasse une déclaration qui pourrait influencer le gouvernement sandiniste alors en lutte contre les forces réactionnaires, armées et entraînées depuis le Honduras par la CIA et les forces spéciales yankees: les Contras. Means reste avec les Miskitos dans la jungle nicaraguayenne et participe à plusieurs affrontements contres les sandinistes et les contras. Comme il le dira plus tard, il ne faisait que défendre les terres natives contre quelque envahisseur que ce soit… A son retour, R. Means est « misa à pied » de l’AIM et son propre frère Bill Means, les frères Belcourt et son compagnon de faits d’armes Denis Banks se retournent contre lui alors qu’il n’avait fait qu’agir conformément à ce qui se faisait en terres colonisées sur Yankland… La brouille durera des années. Son crime ? Avoir confirmé que les marxistes au pouvoir au Nicaragua opprimaient de la même manière les peuples autochtones originels. Means relate ces faits en détail dans son autobiographie « Where White Men Fear to Tread », 1995, 554 pages.
      Qui cela étonnera t’il ?… 😉

    • Mais ce n’est pas tant Darwin le pb que les sbires qui ont pondu le darwinisme-social après lui (les Spencer, Huxley, Galton and co…), du reste Darwin dans son second ouvrage, celui dont on ne parle bien sur quasiment jamais: « De la descendance de l’Homme », a rejoint les analyses de Kropotkine et a convenu que si concurrence et lutte pour la survie étaient des facteurs de l’évolution, ils avaient moins d’importance et d’impact que la coopération et l’entraide au sein des espèces et entre les espèces… Le darwinisme-social et sa dérive perverse eugéniste ne sont pas l’œuvre de Darwin lui-même mais de ceux qui ont à dessein déformé et surtout omis des segments importants de sa recherche.

  2. anti théorie évolution Says:

    « La plupart des darwinistes prétendent aujourd’hui que Darwin n’a jamais été raciste. Ils disent que les racistes ont extrapolé d’après les idées de Darwin d’une façon biaisée afin de soutenir leurs propres vues. Ils affirment que le sous-titre « la conservation des races favorisées » de The Origin of Species, n’est applicable qu’aux animaux. Cependant, ceux qui avancent cette assertion semblent ignorer ce que Darwin dit dans son livre au sujet de la race humaine.

    Dans ce livre, Darwin avance que les races humaines représentent les différentes étapes de l’évolution et que certaines races ont évolué et progressé plus que d’autres. Certains humains seraient ainsi proches des singes.

    Darwin prétendit que « le combat pour la survie » était applicable aux races humaines. « Les races favorisées » sortiraient victorieuses de cette lutte. Selon Darwin, cette race favorisée était celle des européens blancs. Les races asiatiques et africaines, elles, seraient restées en arrière dans le combat pour la survie. Mais Darwin alla encore plus loin et prétendit que ces races perdraient bientôt complètement le combat mondial pour la survie et disparaîtraient:

    Dans le futur, les races humaines civilisées vont certainement exterminer et remplacer les races sauvages du monde entier. Les singes anthropomorphes seront alors sans doute aussi exterminés. La rupture entre l’homme et ses alliés les plus proches sera alors plus large. Elle séparera les hommes civilisés, (encore plus civilisés que le Caucasien, nous l’espérons) des singes comme le babouin, plutôt que de séparer, comme aujourd’hui, le nègre ou l’australien du gorille.(8)

    Dans un autre chapitre de The Origin of Species, Darwin prétendit qu’il était nécessaire que les races inférieures disparaissent et qu’il n’était pas du tout nécessaire que les peuples développés essayent de protéger les faibles ou de les maintenir vivants. Il compara cette situation à celle des éleveurs d’animaux reproducteurs:

    citation de Charles Darwin dans « The Origin of Species »:

    « Les sauvages, les faibles de corps ou d’esprit seront bientôt éliminés; ceux qui survivront possèderont généralement un état de santé vigoureux. Cependant, nous, les hommes civilisés, nous faisons tout notre possible pour freiner le processus d’élimination car nous construisons des asiles pour l’imbécile, le mutilé et le malade; nous passons des lois d’assistance publique; et nos médecins prouvent leur extrême habileté en cherchant à sauver la vie de chaque malade. Il existe une raison pour croire que la vaccination a sauvé des milliers de personnes qui auraient autrement succombé à la petite vérole. C’est ainsi que les membres faibles des sociétés civilisées parviennent à propager leur genre. Quiconque s’est occupé un jour de l’élevage d’animaux domestiques ne peut douter de la conséquence hautement nuisible que cela engendrera à la race humaine. »(9)

    Comme nous l’avons vu, dans son livre The Origin of Species, Darwin considéra les aborigènes d’Australie et les nègres comme étant autant développés que des gorilles. De plus, il en défendit aussi l’extermination. Quant aux autres races « inférieures », il maintint qu’il était essentiel d’en empêcher leur multiplication et, ainsi, de favoriser leur extinction. Le racisme et la discrimination que nous rencontrons encore aujourd’hui ont été approuvées et justifiées de cette manière par Darwin. »https://www.youtube.com/watch?v=DBQPv047aVM

    Ensuite, l’entourage familial de Darwin était loin d’être angélique. Son propre cousin, Sir Francis Galton, l’un des pères de la biométrie, était connu pour ses positions racistes. Ce dernier, fonda un club et un courant scientifique de pensée imprégné de ses idées : l’eugénisme. Son courant repose en grande partie sur la théorie de l’évolution Darwinienne.

    Francis Darwin, fils de Charles Darwin, prendra la direction même de la fédération internationale des organisations eugénistes.La théorie de Darwin et l’eugénisme de Galton ont été exploités par l’Allemagne nazie.

    certaines déclarations de Darwin dans son ouvrage intitulé La descendance de l’homme et la sélection sexuelle, montre qu’il est raciste. Pour exemple, Charles Darwin dans son livre « la descendance de l’homme et la sélection sexuelle » affirme que :

    « Quiconque a vu un sauvage dans son pays natal n’éprouvera aucune honte à reconnaître que le sang de quelque être inférieur coule dans ses veines. J’aimerais autant pour ma part descendre du petit singe héroïque qui brava un terrible ennemi pour sauver son gardien, ou de ce vieux babouin qui emporta triomphalement son jeune camarade après l’avoir arraché à une meute de chiens étonnés, – que d’un sauvage qui se plaît à torturer ses ennemis, offre des sacrifices sanglants, pratique l’infanticide sans remords, traite ses femmes comme des esclaves, ignore toute décence, et reste le jouet des superstitions les plus grossières. ».
    http://lepetitkettinois.mondoblog.org/2017/10/23/darwin-evolution-racisme-africain-noir/

    Francis Galton (1822-1911), né à Sparkbrook, près de Birmingham dans une vieille famille bourgeoise, est le cousin de Charles Darwin
    En 1845, Galton part pour l’Égypte, la Syrie, l’Afrique du Sud. De ses voyages d’exploration il rapporte des observations qu’il traduit numériquement, mesure les « sauvages Que Galton soit raciste est un fait incontestable. Dans ses écrits, le terme de race revient fréquemment mais il lui donne des sens différents. Ce terme de race renvoie à l’idée courante de race développée au XIXe siècle, c’est-à-dire race blanche, noire, jaune, etc. Mais Galton lui donne un second sens : la race désigne une classe sociale. Les différences entre les classes sociales, visibles par la réussite sociale, s’expliquent par des facteurs héréditaires. C’est la démarche initiale à partir de laquelle il construira l’eugénisme [1]. Il divise la « race anglaise » en trois classes sociales : l’aristocratie, à laquelle il s’identifie, qui correspond à l’élite et qu’il appelle les « désirables » (the gifted class), la bourgeoisie encore acceptable mais sans talent particulier et une classe importante de pauvres qu’il appelle les « indésirables ». Selon Galton et ses contemporains, la pauvreté correspond à un état biologique : le pauvre est pauvre car il est déterminé biologiquement ainsi. La stratégie eugénique est une stratégie réductionniste qui réduit les problèmes sociaux à des problèmes biologiques. Galton a peur de voir disparaître les élites au profit des pauvres dont le nombre augmente de génération en génération. Ainsi, l’eugénisme est la réponse d’une classe de la société apeurée face à l’angoisse du déclin ou de la dégénérescence et s’inscrit « dans le cadre d’une stratégie défensive »http://www.ipubli.inserm.fr/bitstream/handle/10608/6682/MS_2009_6-7_641.html?sequence=7&isAllowed=y

    Darwin affirme que « la bataille pour la survie » s’applique aussi entre les races humaines ; et « les races favorites » en sont sorties victorieuses. Selon Darwin, la race favorite était celle des Caucasiens, tandis qu’il considérait imprudemment les autres nations contre lesquelles les Européens se battaient à cette époque, et la nation turque en particulier, comme «des nations soi-disant mi-singe». Ce non-sens de Darwin, dépourvu de toute base scientifique, ne se limitait pas à ces affirmations irrationnelles et illogiques. Il a également décrit, conformément à sa propre façon de penser pervertie, toutes les races à part la race européenne, et même les femmes comme mi-singe.

    D’après les idées insensées de Darwin, certaines races « ont été favorisées » lors du processus imaginaire de l’évolution. Il a même mis l’accent sur cette idée horrible dans le titre de son livre L’origine des espèces. Le titre complet de ce livre dans lequel Darwin établit ses affirmations non scientifiques est L’origine des espèces : au moyen de la sélection naturelle ou la préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie.

    Darwin considérait les natifs d’Australie et les negres au même niveau que les gorilles

    D’après l’affirmation non scientifique de Darwin, la race favorite était celle des Caucasiens. Quant aux races asiatiques et africaines, elles étaient restées en arrière dans la bataille pour la survie. En fait, il ne les considérait même pas comme des races humaines. Son livre La descendance de l’homme contient un nombre de prophéties racistes. Selon sa logique tordue, il traita du même statut que les gorilles des races comme les noirs et les aborigènes australiens, puis continua à prétendre qu’elles seront éradiquées avec le temps par « les races civilisées » :

    citation de Charles Darwin de son livre  » The Descent of Man »:

    « Dans quelque période future, pas très éloignée si l’on compte par siècles, les races civilisées de l’homme extermineront et remplaceront presque certainement les races sauvages dans le monde entier. En même temps, les singes anthropomorphes… seront sans doute exterminés. La rupture entre l’homme et ses plus proches voisins sera alors plus ample, car elle interviendra entre l’homme dans un état plus civilisé, comme nous pouvons l’espérer, que même le Caucasien, et quelque singe aussi peu élevé que le babouin, au lieu d’intervenir comme à présent entre le nègre ou l’Australien et le gorille. » (Charles Darwin, The Descent of Man, 2e édition, New York, A L. Burt Co., 1874, p. 178)

    Ces idées épouvantables, dépourvues de base scientifique et produits de la seule logique sinistre de Darwin, ont été immédiatement adoptées et appliquées par certains cercles. Cet esprit, qui a asservi différentes races pendant des décennies, qui a exploité impitoyablement toutes les ressources de ces peuples, qui les a condamnées à la pauvreté et, au besoin, a même tué la majorité d’entre eux, qui les traite littéralement comme des animaux et est allé encore plus loin en exhibant certains d’entre eux dans des cages, se base inévitablement sur le darwinisme dans ses pratiques cruelles et impitoyables. Le mensonge darwiniste selon lequel les Caucasiens seraient supérieurs aux autres races, a infligé une souffrance incroyable sur les générations et a engendré la perpétration de plusieurs actes de sauvagerie qui ont laissé une tâche noire sur l’histoire de plusieurs pays européens.
    Les allégations non scientifiques de Darwin sur les Turcs

    Darwin a inclus la nation turque parmi celles qu’il a imaginées être inférieures. Il savait bien sûr que la nation musulmane turque n’était pas du tout une nation « rétrograde ». Il savait également qu’elle avait établi de grandes civilisations, une grande culture et des valeurs morales, particulièrement sous forme de l’Empire Ottoman. Il savait que dans les temps les plus reculés de l’Europe, les Turcs ainsi que les autres nations musulmanes étaient grandement avancés en sciences, médecine, technologie et ordre social. Mais il continua, conformément à son pauvre raisonnement, à insister sur le fait que la nation turque est « rétrograde » et à la dépeindre comme telle. Le principal but derrière ce racisme délibéré de Darwin fut de servir l’impérialisme européen du 19ème siècle. Les Etats européens de l’époque étaient occupés à diviser l’Empire Ottoman et en décrivant la nation turque, l’élément principal de cet Empire, comme « rétrograde » selon sa propre logique sinistre, Darwin a proposé un mythe qui accorderait une légitimité supposée sur le plan impérialiste.

    Je pourrais montrer le combat pour la sélection naturelle ayant fait et faisant plus pour le progrès de la civilisation que vous semblez être incliné à admettre. Rappelez-vous quel risque encouraient les nations européennes, il n’y a pas si longtemps D’ETRE VAINCUES PAR LES TURCS, ET COMBIEN CETTE IDEE SEMBLE RIDICULE MAINTENANT !

    LES RACES LES PLUS CIVILISEES, DITES CAUCASIENNES, ONT VAINCU DEFINITIVEMENT LES TURCS DANS LA LUTTE POUR L’EXISTENCE. EN REGARDANT LE MONDE A UNE DATE ASSEZ PROCHE, QUEL NOMBRE INFINI DE RACES INFERIEURES SERONT ELIMINEES PAR LES PLUS HAUTES RACES CIVILISEES A TRAVERS LE MONDE. (Francis Darwin, La vie et les lettres de Charles Darwin, vol. I, 1888, New York D. Appleton and Company, pp. 285-286)

    http://www.harunyahya.fr/fr/Articles/14430/les-opinions-alterees-de-charles

    Dans son livre  » La filiation de l’homme », Darwin affirmait que certaines races telles que les noirs ou les aborigènes étaient inférieures et qu’elles finiraient par être exterminées dans la lutte pour l’existence:

    citation du livre de Darwin « la filiation de l’homme »:

    « Dans quelque période future, pas très éloignée si l’on compte par siècles, les races civilisées de l’homme extermineront et remplaceront presque certainement les races sauvages dans le monde entier. En même temps, les singes anthropomorphes…seront exterminés. La rupture entre l’homme et ses plus proches voisins sera alors plus ample, car elle interviendra entre l’homme dans un état plus civilisé, comme nous pouvons l’espérer, que n’est même celui de Caucasien, et quelque singe aussi peu élevé que le babouin, au lieu d’intervenir comme à présent entre le nègre ou l’Australien et le gorille. »

    En d’autres termes, Darwin assimilait certaines races à des primates et prévoyait que « les races civilisées d’homme » extermineraient « les races sauvages » de la surface de la terre.

    Darwin prévoyait purement et simplement un génocide, un nettoyage ethnique.

    Malheureusement, les prédications désastreuses de Darwin se vérifièrent. Les racistes du 20ème siècle voyaient dans la théorie de l’évolution un appui à leur massacre terrible. Des exemples incluent le meurtre des nazis de quelques quarante millions de personnes pendant la deuxième guerre mondiale, la politique d’apartheid mise en place en Afrique du Sud accordant aux races européennes des privilèges démesurés, les attaques racistes contre les Turcs et d’autres étrangers en Europe, la discrimination raciale contre les noirs aux Etats-Unis et contre les Aborigènes d’Australie, et le mouvement néo-nazi qui apparaît de temps en temps dans divers pays européens. Tous gagnèrent en force grâce au soutien dit scientifique apporté par le darwinisme.

    Les déclarations racistes de Darwin ne s’arrêtaient pas là. Par exemple, dans The Voyage of the Beagle (Le voyage du Beagle), publié avant L’origine des espèces, il parle de la rencontre avec des races humaines soi-disant arriérées de Tierra del Fuego :

    Le livre de Darwin, The Voyage of Beagle (Le voyage du Beagle)

    citation de Darwin de « Le voyage du Beagle »:
    « Ce fut sans exception le spectacle le plus curieux et le plus intéressant auquel j’ai pu assister. Je n’aurais pu croire à combien est entière la différence entre le sauvage et l’homme civilisé. Elle est bien plus grande qu’entre un animal sauvage et un animal domestiqué…Je crois que si le monde était fouillé, on ne pourrait trouver une catégorie d’hommes plus basse. »47

    Darwin décrit les indigènes de Patagonie comme des « barbares » :

    citation de Darwin de « Le voyage du Beagle » :

    « Rien n’est plus sûr de créer l’étonnement que la première vision d’un barbare dans son environnement d’origine – d’un homme dans son état le plus bas et le plus sauvage. L’esprit se précipite dans les siècles passés et se demande ensuite si nos ancêtres ont pu être des hommes comme ceux-là, des hommes dont les signes et expressions sont moins intelligibles pour nous que ceux des animaux domestiqués…Je ne crois pas qu’il soit possible de décrire ou de peindre la différence entre le sauvage et l’homme civilisé. »48

    Dans une lettre à Charles Kingsley, Darwin décrivit les natifs de Tierra del Fuego qu’il vit :

    « Je déclare que, lorsque je vis pour la première fois à Tierra del Fuego un sauvage nu, peint, frissonnant et hideux, la pensée que mes ancêtres avaient dû leur ressembler m’était tout aussi révoltante, voire plus, que ma croyance actuelle qu’un ancêtre encore bien plus éloigné était une bête poilue. Les singes ont de francs bons cœurs. »

    Toutes ces citations sont des indications de la tendance raciste de Darwin. Dénigrant certaines races autant qu’il le put, il humanisait et faisait l’éloge des singes en voyant en eux des animaux au bon cœur. Il défendait ouvertement que les races « inférieures » avaient besoin d’être éliminées vu qu’il s’agissait de la conséquence de la sélection naturelle. Cela aurait contribué au progrès de la civilisation, comme il l’écrivait dans une lettre au scientifique W. Graham en juillet 1881 :

    « Les esclaves revendiquant leur liberté en Afrique du Sud occidental en 1904 étaient sauvagement tués.

    Je pourrais montrer des luttes sur la sélection naturelle ayant fait et faisant plus de progrès de civilisation que vous ne semblez enclin à l’admettre. Rappelez-vous le risque couru par les nations de l’Europe, il y a quelques siècles de cela, d’être envahies par les Turcs et à quel point cette idée est ridicule aujourd’hui ! Les races plus civilisées dites caucasiennes ont battu les Turcs dans la lutte pour l’existence. En observant le monde à une date peu éloignée, que de races inférieures seront éliminées par les races civilisées supérieures de par le monde. »

    http://se-chercher.over-blog.com/article-l-arme-sociale-du-darwinisme-6-12-46287134.html

    Francis Darwin, le fils de Charles Darwin a été nommé membre de la société royale britannique qui ne nommait que les racistes
    https://www.darwinproject.ac.uk/francis-darwin

    Déjà Darwin déclarait : « Avec les sauvages, les corps ou les esprits malades sont rapidement éliminés ; par contre les hommes civilisés construisent des asiles pour les imbéciles, les handicapés et les malades, et nos médecins exercent le meilleur de leurs talents pour sauver la vie de chacun jusqu’au dernier moment, permettant ainsi aux membres faibles de nos sociétés civilisées de se propager. Il n’y a personne parmi ceux qui ont travaillé à la reproduction des animaux domestiques qui doutera que cela ne soit hautement préjudiciable à la race humaine ».
    http://trdd.org/EUGBR_1F.HTM

    Galton, cousin de Darwin,http://psychometrie.weebly.com/les-deux-cousins-charles-darwin-et-sir-francis-galton.html inventa la théorie eugéniste appliquée aux êtres humains : le remplacement de la sélection « naturelle » par une sélection plus volontariste ; en effet, les organisations caritatives, en prenant soin des pauvres et des malades (qualifiés de dégénérés, d’inaptes et d’inférieurs), empêchent la « sélection naturelle » de fonctionner. On exagéra alors énormément l’impact de la transmission des « tares », l' »atavisme », pour justifier deux objectifs complémentaires :

    • favoriser les races dites supérieures, eugénisme positif ;

    • faire disparaître les races dites inférieures, eugénisme négatif.
    http://trdd.org/EUGBR_1F.HTM

    Darwin a repris la version du révérend Joseph Townsend, l’inspirateur de Thomas Malthus. Darwin a reconnu l’influence de ce dernier, mais en réalité la thèse darwinienne est quasiment une copie conforme de la fable publiée par Townsend en 1786 pour justifier la suppression des lois d’assistance sociale (poor laws), et ainsi forcer les pauvres à aller travailler dans les usines. Cette suppression de l’assistance sociale eut finalement lieu en 1834, et elle entraîna le développement, en Angleterre, du libéralisme économique le plus sauvage, jusqu’au krach de 1873. Or, c’est en plein dans cette période que Darwin a proposé sa thèse.

    Le propre fils de Charles Darwin, le major Léonard Darwin, a même longtemps présidé la Société anglaise d’eugénisme et la Fédération internationale des organisations eugénistes

    Patrick Tort a repris la version de Kropotkine et l’a rebaptisée « effet réversif de l’évolution ». Il assure que c’est là le vrai darwinisme. Malheureusement, l’histoire lui donne tort car, en réalité, le darwinisme social, qui a sévi à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, ne s’est jamais caractérisé par la solidarité et l’amour du prochain, mais par la lutte et la concurrence les plus sauvages.
    https://sniadecki.wordpress.com/2012/05/17/portrait-darwin/

    Comme on pouvait s’y attendre, ceux qui avançaient le programme de l’eugénisme étaient tous darwinistes. A cette époque, deux des dirigeants anglais étaient François Galton, le cousin de Charles Darwin, et Léonard Darwin, le fils de Charles Darwin.
    https://darwinismefr.blogspot.fr/2012/02/la-theorie-de-leugenisme-est-basee-sur.html

    Au cours des dix dernières années, la génétique révéla qu’en termes biologiques, il n’existe aucune différence entre les races. La grande majorité des scientifiques s’accordent sur ce point, comme ceux qui assistèrent à la (Convention du Progrès de la Science) à Atlanta :

    La race est une construction sociale dérivée principalement des perceptions conditionnées par les événements de l’histoire enregistrée et elle n’a aucune réalité biologique basique.

    La recherche a déterminé que les différences génétiques entre les groupes humains de différents pays sont infimes. Les scientifiques étudiant la question affirment que typiquement il y a une différence génétique de 0,2% entre deux individus, même s’ils sont du même groupe. Les caractéristiques dénotant les différences telles que la couleur de peau ou la forme des yeux ne correspondent qu’à 6% de cette variation de 0,2%. Sur le plan génétique cela équivaut à une différence de 0,012% entre les groupes humains, une différence si petite qu’elle est négligeable.

    Un article intitulé “Do races differ ? Not really, DNA shows” (Les races diffèrent-elles ? Pas vraiment, démontre l’ADN) publié dans le New York Times.

    Ces découvertes récentes sont résumées dans un article de Natalie Angier, « Do Races Differ ? Not really, DNA Shows » (Les races diffèrent-elles ? Pas vraiment, démontre l’ADN) paru dans le New York Times du 22 août 2000 :

    Les scientifiques ont longuement suspecté que les catégories raciales reconnues par la société ne se reflètent pas sur le plan génétique.

    En effet, plus les chercheurs examinent le génome humain – le complément de matériau génétique renfermé dans le cæur de presque chaque cellule du corps – plus ils sont convaincus que les étiquettes standard utilisées pour distinguer les races ont peu ou pas de sens biologique. Ils disent que s’il semble facile de dire en un coup d’æil si une personne est caucasienne, noire ou asiatique, il est impossible de chercher dans le génome des caractéristiques d’ADN de « race ».55

    Dr J. Craig Venter, directeur de Celera Genomics Corp. qui conduit le Projet Génome Humain, dit que « la race est un concept social et non scientifique ».

    56 Dr Venter et des scientifiques d’instituts nationaux de santé établirent la carte entière du génome humain et aboutirent à la conclusion qu’il n’y a qu’une seule race humaine. http://se-chercher.over-blog.com/article-l-arme-sociale-du-darwinisme-6-12-46287134.html

    Donc les races humaines n’existent pas. Il n’y a qu’une seule race humaine. la notion de races humaines est une pure invention de l’empire britannique, de Charles Darwin et Francis Galton, etc…

    • Il a certainement creusé les fondations de l7eugénisme, mais il faudrait citer les passages aussi de la « filiation de l’homme » où Darwin reconnaît la coopération comme un des facteurs principal de l’évolution pour être plus objectif. On ne défend pas Darwin, on dit qu’essentiellement son travail et ses recherches (incomplètes) ont été en grande partie détournés à des fins politico-économiques…
      Nous ferons un autre commentaire en citant Kropotkine là-dessus, qui ferraillait contre Spencer et Huxley mais épargnait quelque peu Darwin car disait-il, Darwin avait changé sur le tard.
      A suivre…

    • Voici ce qu’écrit Kropotkine au sujet de Darwin dans des écrits sur l’évolution publiés entre 1910 et 1915:
      « Il n’y a pas le moindre doute sur le fait que l’hésitation de bien des biologistes à reconnaître la sociabilité et l’entraide comme une caractéristique fondamentale de la vie animale est due à la contradiction qu’ils voient entre une telle reconnaissance et la dure lutte pour la survie énoncée par Malthus, qu’ils considèrent comme le fondement même de la théorie darwinienne de l’évolution ; alors même qu’on leur rappelle que Darwin lui-même dans son second ouvrage “La filiation de l’Homme”, avait reconnu la valeur dominante de la sociabilité et des sentiments de “sympathie” dans la préservation des espèces ; ils ne peuvent pas réconcilier cette assertion avec la partie que Darwin et Wallace assignaient à la lutte individuelle malthusienne pour des avantages individuels dans leur théorie de la sélection naturelle.
      […] Darwin savait parfaitement que que sa sélection naturelle n’était qu’une HYPOTHESE et que pour être acceptée comme théorie, elle devait passer deux tests: sa capacité à expliquer un grand nombre de faits, incluant les cas difficiles et une certaine preuve à montrer que les processus auxquels elle faisait appel se produisent vraiment dans la Nature. Ainsi, quand on étudie son travail et sa correspondance, on est frappé par le mal de chien qu’il s’est donné pour tester la valeur de la sélection naturelle comme hypothèse capable d’expliquer la plus grande variété imaginable de faits biologiques et les problèmes les plus complexes rencontrés par l’évolution.
      […] Cette lettre [réponse de Darwin au biologiste George Lewes], écrite en 1868, est très instructive. Elle montre que Darwin distinguait déjà deux parties différentes dans le processus d’adaptation. Les facteurs extérieurs, par leur action directe sur une plante, produisent les commencements d’organes adaptés, des épines élémentaires, dues à l’avortement des lobes des feuilles.
      […] Une lettre de Darwin au géologue Moritz Wagner en 1868 est importante sous un autre aspect. Dans cette lettre il admettait franchement qu’il avait sous-estimé le facteur lamarckien, l’action directe de l’environnement:
      “A mon avis, la plus grande erreur que j’ai commise a été de ne pas envisager un poids suffisant de l’action directe de l’environnement comme par exemple la nourriture, le climat etc, indépendamment de la sélection naturelle. Des modifications ainsi causées qui ne sont ni à l’avantage ni au désavantage de l’organisme modifié, seraient spécifiquement favorisées, comme je peux le voir maintenant au travers de vos observations importantes, par l’isolation dans une endroit restreint où seuls quelques individus des espèces vivaient dans des conditions pratiquement uniformes. Lorsque j’ai écrit “L’origine de l’espèce” et quelques années après, Je n’ai pu trouver que de minces preuves pour une action directe de l’environnement alors que maintenant il y a un très vaste corps de preuves et votre cas de Saturna est un des plus remarquables qu’il m’ait été donné d’entendre (dans “Vie et correspondance”)”

      Aussi voir les pages 18-20 (tout lire en fait, mais sur l’affaire Darwin, les pages mentionnées…) de notre traduction du « Prince de l’évolution » d’Alan Lee Dugatkin, professeur et docteur en biologie…

      Dans l’extrait de la lettre que nous avons traduit ci-dessus, on se rend compte que Darwin reconnaît son erreur et offre une solution, il est à l’écoute des autres et accepte les conclusions infirmant son hypothèse sur la sélection naturelle. Kropotkine et Kessler avant lui, ont étudié l’affaire en détail pour en venir à la conclusion que si Darwin avait commis une erreur, il l’avait admis et avait passé le reste de sa vie à essayer de corriger le tir, en revanche, la fine équipe des Galton, Huxley and co était en mission pour l’oligarchie, cela ne fait aucun doute…

    • Alan Dugatkin écrit dans son « Prince de l’évolution »:
      « Les racines de la morale furent découvertes par la biologie évolutionniste. Pas la biologie des bagarres de chiens des rues que des « pseudo-darwinistes » comme Thomas Huxley promouvaient, de ces idées, de l’avis de Kropotkine, qui faisaient penser aux gens que « le mal était la seule leçon que l’Homme pouvait tirer de la Nature’. Au lieu de cela, Darwin lui-même, qui écrivit au sujet de de l’évolution de l’altruisme humain et de son effet sur las communauté dans sa « filiation de l’Homme » et qui fournit à Kropotkine son explication naturaliste de la morale. Il dit alors que ‘l’instinct d’entraide est devenu ce que Darwin décrivait comme ‘l’instinct permanent’, est toujours à l’œuvre chez tous les animaux sociaux et spécifiquement chez l’humain. L’entraide, comme tout trait favorisé par la sélection naturelle, pouvait être cartographiée sous forme d’un arbre évolutionniste… »

  3. anti eugéniste Says:

    Citation du livre de Charles Darwin « La descendance de l’homme et la sélection sexuelle « ,

    « Chez les sauvages, les individus faibles de corps ou d’esprit sont promptement éliminés, et les survivants se font ordinairement remarquer par leur vigoureux état de santé. Quant à nous, hommes civilisés, nous faisons, au contraire, tous nos efforts pour arrêter la marche de l’élimination ; nous construisons des hôpitaux pour les idiots, les infirmes et les malades ; nous faisons des lois pour venir en aide aux indigents ; nos médecins déploient toute leur science pour prolonger autant que possible la vie de chacun.

    On a raison de croire que le vaccin a préservé des milliers d’individus qui, faibles de constitution, auraient succombé à la variole.

    Les membres débiles des sociétés civilisées peuvent donc se reproduire indéfiniment.

    Or, quiconque s’est occupé de la reproduction des animaux domestiques sait, à n’en pas douter, combien cette perpétuation des êtres débiles doit être nuisible à la race humaine. On est tout surpris de voir combien le manque de soins, ou même des soins mal dirigés, amènent rapidement la dégénérescence d’une race domestique ; en conséquence, à l’exception de l’homme lui-même, personne n’est assez ignorant ni assez maladroit pour permettre aux animaux débiles de reproduire. »
    La descendance de l’homme et la sélection sexuelle (1871), Charles Darwin, éd. C.Reinwald et Cie, 1891, p. 144
    https://fr.wikiquote.org/wiki/Eug%C3%A9nisme

    Citation de Charles Darwin, « Le Voyage » :
    « Partout où l’Européen porte ses pas, la mort semble poursuivre les indigènes […] les variétés humaines semblent réagir les unes sur les autres de la même façon que les différentes espèces d’animaux, le plus fort détruit toujours le plus faible » (Voyage, II, p. 224).

    « visage profondément sillonnée et fastueusement coloré, pour devenir plus attrayant pour la femelle »[3. C. Darwin, La descendance de l’homme et la sélection sexuelle, Paris, Reinwald, 1876, p.662.]

    « les facultés mentales des animaux supérieurs [qui] ne diffèrent pas en nature, bien qu’elles diffèrent énormément en degré, des facultés correspondantes de l’homme, surtout de celles des races inférieures et barbares »[4. Id., p.661 La descendance de l’homme et la sélection sexuelle.].

    Quiconque a vu un sauvage dans son pays natal n’éprouvera aucune honte à reconnaître que le sang de quelque être inférieur coule dans ses veines. J’aimerais autant pour ma part descendre du petit singe héroïque qui brava un terrible ennemi pour sauver son gardien, ou de ce vieux babouin qui emporta triomphalement son jeune camarade après l’avoir arraché à une meute de chiens étonnés, – que d’un sauvage qui se plaît à torturer ses ennemis, offre des sacrifices sanglants, pratique l’infanticide sans remords, traite ses femmes comme des esclaves, ignore toute décence, et reste le jouet des superstitions les plus grossières.[5. Id., p.752.La descendance de l’homme et la sélection sexuelle]

    Darwin a conscience que ses idées vont rencontrer une grande hostilité. Aussi n’est-il pas pressé de les publier !

    Les fils de Charles Darwin dirigent le mouvement eugéniste en Angleterre. Qui connaissait mieux Charles Darwin que ses propres fils ? Entre ceux qui prétendent connaître Charles Darwin et ses propres fils, lesquels prendriez vous? Les propres fils de Charles Darwin bien sûr!

    Le fait que les fils de Charles Darwin se sont tous lancé pour diriger l’eugénisme montrent que Charles Darwin a laissé des brouillons sur l’eugénisme qu’il n’ a pas encore eu le temps de publier dans son placard :

    Avant la Première Guerre mondiale, le mouvement eugéniste ressemblait à une affaire familiale des Darwin. Le fils de Charles Darwin, Leonard, remplaça son cousin Galton Darwin comme Président de la National Eugenics Society en 1911. La même année, une ramification de l’organisation National Eugenics Society fut formée à Cambridge ; parmi ses dirigeants étaient trois autres fils de Charles Darwin : Horace, Francis, et George.
    https://causecosmos.wordpress.com/2010/07/14/eugenisme/

    Émule de Malthus considérait notamment qu’une famine massive serait utile pour se débarrasser des pauvres Darwin quant à lui, développa au XIXe siècle la théorie de l’évolution privilégiant la survie pour les plus adaptés. Avec l’aide de Thomas Huxley, surnommé le « bouledogue de Darwin », le Darwinisme fut largement accepté dans les cercles scientifiques d’Angleterre puis du monde occidental.

    Reconnu comme le père de l’eugénisme et de la biométrie, Francis Galton, cousin de Darwin, saisit l’opportunité de faire avancer l’humanité en associant la théorie de l’évolution et les principes de sociologie appliquée pour développer le darwinisme social.

    Obsédés par cette stratégie sociale, Darwin, Huxley, Galton et leurs familles se sont employés à ne se reproduire qu’entre eux, idée répandue au sein des élites depuis des millénaires. Ils étaient convaincus qu’en l’espace de quelques générations, ils produiraient des hommes supérieurs. Quelques décennies plus tard, au bout seulement de deux générations de consanguinité, la mort ou de sérieux handicaps mentaux et physiques furent à déplorer dans près de 90 % de leur descendance.

    Ensemble des méthodes et pratiques visant à transformer le patrimoine génétique de l’espèce humaine en vue d’améliorer la race humaine, l’eugénisme fit de nombreux adeptes dans les classes dirigeantes aux États-Unis puis en Grande-Bretagne
    https://www.morpheus.fr/eugenisme-de-darwin-au-nouvel-ordre-mondial/

    Tout le texte de  » La descendance de l’homme  » de Charles Darwin transpire de connotations hiérarchiques

    « « … la conformation corporelle de l’homme prouve clairement qu’il descend d’un type inférieur ; on peut objecter, il est vrai, que l’homme diffère si considérablement de tous les autres animaux par le développement de ses facultés mentales que cette conclusion doit être erronée. » page 67 du livre  » La descendance de l’homme  » de Charles Darwin

    Charles Darwin classe par ordre croissant, les animaux inférieurs, les animaux supérieurs, les sauvages et les hommes civilisés
    citations du livre de Charles Darwin:

     » « Il n’y a aucun doute que, sous ce rapport, la différence ne soit immense, en admettant même que nous ne comparions au singe le mieux organisé qu’un sauvage de l’ordre le plus infime, qui n’a point de mots pour indiquer un nombre dépassant quatre, qui ne sait employer aucun terme abstrait pour désigner les objets les plus communs ou pour exprimer les affections les plus chères. »

    Il faut bien admettre aussi qu’il y a un intervalle infiniment plus considérable entre les facultés intellectuelles d’un poisson de l’ordre le plus inférieur, tel qu’une lamproie ou un amphioxus, et celle de l’un des singes les plus élevés, qu’entre les facultés intellectuelles de celui-ci et celles de l’homme ; cet intervalle est, cependant, comblé par d’innombrables gradations.
    D’ailleurs, à ne considérer que l’homme, la distance n’est-elle pas immense au point de vue moral entre un sauvage, tel que celui dont parle l’ancien navigateur Byron, qui écrasa son enfant contre un rocher parce qu’il avait laissé tomber un panier plein d’oursins, et un Homard ou un Clarkson ; au point de vue intellectuel, entre un sauvage qui n’emploie aucun terme abstrait, et un Newton ou un Shakespeare. Les gradations les plus délicates relient les différences de ce genre, qui existent entre les hommes les plus éminents des races les plus élevées et les sauvages les plus grossiers. Il est donc possible que ces facultés intellectuelles ou morales se développent et se confondent les unes avec les autres. J’ai l’intention de démontrer dans ce chapitre qu’il n’existe aucune différence fondamentale entre l’homme et les mammifères les plus élevés, au point de vue des facultés intellectuelles. » pages 67-68 du livre  » La descendance de l’homme  » de Charles Darwin

    « Nous avons, je crois, démontré que l’homme et les animaux supérieurs, les primates surtout, ont quelques instincts communs. Tous possèdent les mêmes sens, les mêmes intuitions, éprouvent les mêmes sensations ; ils ont des passions, des affections et des émotions semblables, même les plus compliquées, telles que la jalousie, la méfiance, l’émulation, la reconnaissance et la magnanimité ; ils aiment à tromper et à se venger; ils redoutent le ridicule ; ils aiment la plaisanterie ; ils ressentent l’étonnement et la curiosité ; ils possèdent les mêmes facultés d’imitation, d’attention, de délibération, de choix, de mémoire, d’imagination, d’association des idées et de raisonnement, mais, bien entendu, à des degrés très différents. Les individus appartenant à une même espèce représentent toutes les phases intellectuelles, depuis l’imbécillité absolue jusquà la plus haute intelligence. Les animaux supérieurs sont même sujets à la folie, quoique bien moins souvent que l’homme. » pages 82-83 du livre  » La descendance de l’homme  » de Charles Darwin

    Le raisonnement de Charles Darwin se poursuit avec des remarques qui font penser qu’il n’y a pas une grande différence entre les animaux supérieurs et les hommes inférieurs.

    « On peut évidemment admettre qu’aucun animal ne possède la conscience de lui-même si l’on implique par ce terme qu’il se demande d’où il vient et où il va, qu’il raisonne sur la mort ou sur la vie, et ainsi de suite. Mais, sommes-nous bien sûrs qu’un vieux chien, ayant une excellente mémoire et quelque imagination, comme le prouvent ses rêves, ne réfléchisse jamais à ses anciens plaisirs à la chasse ou aux déboires qu’il a éprouvés? Ce serait là une forme de conscience de soi. D’autre part, comme le fait remarquer Bûchner, comment la femme australienne, surmenée par le travail, qui n’emploie presque point de mots abstraits et ne compte que jusquà quatre, pourrait-elle exercer sa conscience ou réfléchir sur la nature de sa propre existence ? » page 88 du livre  » La descendance de l’homme  » de Charles Darwin

    « L’absence de toute sympathie chez les animaux n’est quelquefois que trop certaine, car on les voit expulser du troupeau un animal blessé, ou le poursuivre et le persécuter jusquà la mort. C’est là le fait le plus horrible que relate l’histoire naturelle, à moins que l’explication qu’on en a donnée soit la vraie, c’est-à-dire que leur instinct ou leur raison les pousse à expulser un compagnon blessé, de peur que les bêtes féroces, l’homme compris, ne soient tentés de suivre la troupe.

    Dans ce cas, leur conduite ne serait pas beaucoup plus coupable que celle des Indiens de l’Amérique du Nord qui laissent périr dans la plaine leurs camarades trop faibles pour les suivre, ou que celle des Fidjiens qui enterrent vivants leurs parents âgés ou malades. » pages 108-109 du livre  » La descendance de l’homme  » de Charles Darwin

    Darwin a emprunté à Thomas Robert Malthus (1766-1834) certaines idées qui se retrouveront dans le darwinisme social :

    citation de Charles Darwin:

    « L’homme étudie avec la plus scrupuleuse attention le caractère et la généalogie de ses chevaux, de son bétail et de ses chiens avant de les accoupler ; précaution qu’il ne prend que rarement ou jamais peut-être, quand il s’agit de son propre mariage. Il est poussé au mariage à peu près par les mêmes motifs que ceux qui agissent chez les animaux inférieurs lorsqu’ils ont le choix libre, et pourtant il leur est très supérieur par sa haute appréciation des charmes de l’esprit et de la vertu. D’autre part, il est fortement sollicité par la fortune ou par le rang, la sélection lui permettrait cependant de faire quelque chose de favorable non seulement pour la constitution physique de ses enfants, mais pour leurs qualités intellectuelles et morales. Les deux sexes devraient s’interdire le mariage lorsqu’ils se trouvent dans un état trop marqué d’infériorité de corps ou d’esprit ; mais, exprimer de pareilles espérances, c’est exprimer une utopie, car ces espérances ne se réaliseront même pas en partie, tant que les lois de l’hérédité ne seront pas complètement connues. Tous ceux qui peuvent contribuer à amener cet état de choses rendent service à l’humanité. Lorsqu’on aura mieux compris les principes de la reproduction et de l’hérédité, nous n’entendrons plus des législateurs ignorants repousser avec dédain un plan destiné à vérifier, par une méthode facile, si les mariages consanguins sont oui ou non nuisibles à l’homme.
    L’amélioration du bien-être de l’humanité est un problème des plus complexes. Tous ceux qui ne peuvent éviter une abjecte pauvreté pour leurs enfants devraient éviter de se marier, car la pauvreté est non seulement un grand mal, mais elle tend à s’accroître en entraînant à l’insouciance dans le mariage.
    Malthusianisme D’autre part, comme l’a fait remarquer M. Galton (là Charles Darwin cite son cousin dans son propre livre) , si les gens prudents évitent le mariage, pendant que les insouciants se marient, les individus inférieurs de la société tendent à supplanter les individus supérieurs. Comme tous les autres animaux, l’homme est certainement arrivé à son haut degré de développement actuel par la lutte pour l’existence qui est la conséquence de sa multiplication rapide ; et, pour arriver plus haut encore, il faut qu’il continue à être soumis à une lutte rigoureuse. Autrement il tomberait dans un état d’indolence, où les mieux doués ne réussiraient pas mieux dans le combat de la vie que les moins bien doués. Il ne faut donc employer aucun moyen pour diminuer de beaucoup la proportion naturelle dans laquelle s’augmente l’espèce humaine, bien que cette augmentation entraîne de nombreuses souffrances. Il devrait y avoir concurrence ouverte pour tous les hommes, et on devrait faire disparaître toutes les lois et toutes les coutumes qui empêchent les plus capables de réussir et d’élever le plus grand nombre d’enfants. » pages 676-677 du livre  » La descendance de l’homme  » de Charles Darwin

    Enfin, Darwin conclut la  » descendance de l’homme  » :

    « J’aimerais autant pour ma part descendre du petit singe héroïque qui brava un terrible ennemi pour sauver son gardien, ou de ce vieux babouin qui emporta triomphalement son jeune camarade après l’avoir arraché à une meute de chiens étonnés, que d’un sauvage qui se plaît à torturer ses ennemis, offre des sacrifices sanglants, pratique l’infanticide sans remords, traite ses femmes comme des esclaves, ignore toute décence, et reste le jouet des superstitions les plus grossières. » page 678 du livre  » La descendance de l’homme  » de Charles Darwin

    Je comprends que les anarchistes veulent abolir les religions. Mais delà à défendre Darwin…Il y a d’autres moyens pour prouver que Dieu n’existe pas, non?

    Cordialement

    • Merci des citations. On ne défend pas Darwin, on constate via Kropotkine, qu’il aurait lui aussi « évolué » et qu’il concédait ses erreurs initiales au gré de sa correspondance pour le moins. La question est donc: Dans sa « Descendance de l’Homme » y a t’il des passages où Darwin reconnaît que l’entraide et la coopération sont des facteurs importants et plus tangibles que la lutte permanente pour la survie ? On n’a pas le bouquin, on va voir si on le trouve en ligne. C’est ce que dit Kropotkine en tout cas. Ce qui tendrait à rééquilibrer le débat côté Darwin. La réalité des faits biologiques montrent que Darwin n’avait observé qu’une partie des choses et avait zoomé dessus au détriment d’autres facteurs tout aussi voire sans aucun doute plus importants. L’a t’il fait à dessein ou a t’il généralisé un cas particulier d’écosystème ? Kropotkine pensait que c’était une erreur que le Darwin de fin de carrière essaya de corriger. D’autres pensent que ce fut un enfumage total à dessein… Difficile à dire. Ce qui est sûr c’est que la clique malthusienne des Galton, Huxley et Spencer pédalait pour un agenda eugéniste élitiste. Spencer est un cas intéressant car il commença sur une ligne douce pour virer de bord et embrasser l’eugénisme, qui à cette époque était la croyance à observer. L’Angleterre et les Etats-Uns avaient leur « Eugenic Society ». L’euthanasie et la stérilisation allaient bon train sous couvert de loi eugéniste scélérate…
      Déjà d’entrée Darwin se gourre… Il aurait mieux fait de se cantonner à ce qu’il connaissait le mieux: l’environnement animal des Galapagos ça lui aurait évité de dire des conneries par extrapolation. Les « sauvages » comme il dit protègent les leurs, dans les sociétés paléolithiques, des infirmes vivaient longtemps et étaient transportés par les leurs. Une fois de plus Darwin semble généraliser des cas particuliers souvent issus de circonstances d’exception.
      On va essayer de trouver si Darwin a écrit ou non et en quelle contexte sur l’entraide comme facteur de l’évolution… Merci de remettre ça sur le tapis… 😉
      Fraternellement

  4. […] je l’ai intégrée dans un PDF N° 17 de 31 pages, avec d’autres textes choisis par Résistance71 et intitulé […]

  5. J’ai fait une mise à jour de ce billet du 08/02/2017 ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/02/08/des-clics-pour-le-declic/ Sur l’analyse de Kropotkine ;

    La grande révolution française 1789-93 : (Kropotkine 1909) : Les revendications sociales et l’esprit de commune, l’écrasement des sections populaires…

    Et faisant un lien avec cet article et en y intégrant le PDF que j’ai réalisé après de vos textes choisis par vous et parce qu’un après, vos mots comme leurs textes résonnent (et raisonnent) toujours si puissamment aujourd’hui, pour la simple et bonne raison que nous n’avons absolument pas progressé sur un plan politique et qu’il est plus que grand temps que nous pensions à boycotter cette pourriture systémique obsolète qu’est l’État et que nous nous concentrions à développer la base de conscience pour que fleurisse enfin la société des sociétés, celle des associations libres, confédérées librement pour le bien commun de toutes et tous.

    Les vrais amis du peuple ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2017/03/pdfrevolutionfrancaise1.pdf
    Et parce qu’à mon sens, il est utile de le rappeler ici.
    Jo

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