Archive pour 9 janvier 2018

Manipulation et Nouvel Ordre Mondial: Néo-conservatisme, trotskisme, sionisme, sainte trilogie de l’empire… (VT)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 9 janvier 2018 by Résistance 71

Durant les quatre années qu’a duré la guerre civile en Russie, les anarchistes se sont presque tous battus aux côtés des bolcheviks, même s’ils se rendaient chaque jour davantage compte de l’effondrement imminent de la révolution. Ils se sentaient obligés de garder le silence et d’éviter tout acte ou déclaration qui pourrait aider et conforter les ennemis de la révolution.
Certes, la révolution russe s’est battue sur de nombreux fronts et contre de nombreux ennemis, mais à aucun moment la situation n’a été aussi effrayante que celle que doivent affronter le peuple et les anarchistes espagnols durant la révolution actuelle. La menace de Franco, aidé par les forces des États allemand et italien et leur matériel militaire, les bienfaits de Staline s’abattant sur l’Espagne, les manœuvres des puissances impérialistes, la trahison des prétendues démocraties et l’apathie du prolétariat international, tous ces éléments dépassent largement les dangers qui menaçaient la révolution russe. Et que fait Trotsky face à une aussi terrible tragédie ? Il se joint à la meute hurlante et lance son poignard empoisonné contre les anarchistes espagnols, à l’heure la plus décisive. Mais les anarchistes espagnols ont sans doute commis une grave erreur. Ils ont eu tort de ne pas inviter Trotsky à prendre en charge la révolution espagnole et à leur montrer comment ce qu’il avait si bien réussi en Russie pouvait être appliqué sur le sol espagnol. Tel semble être son principal chagrin.”
~ Léon Trotsky, John G. Wright et les anarchistes espagnols ~

 

Le mouvement néo-conservateur est trotskisme

 

Jonas Alexis

 

22 janvier 2013

 

url de l’article original:

https://www.veteranstoday.com/2013/01/22/the-neoconservative-movement-is-trotskyism/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’ancien ponte néo-conservateur de Stanford U, Francis Fukuyama, compare le mouvement néo-conservateur au léninisme. Le néo-conservatisme, d’après Fukuyama, est la réincarnation de quelques extensions à la fois du léninisme et du bolchévisme.

L’observation de Fukuyama fait sens lorsque même Irving Kristol, celui qui fonda le mouvement, a fièrement admis que “l’honneur dont je suis le plus fier est le fait que que je fus un membre en bonne et due forme de la Young People’s Socialist League (trotskiste) de la 4ème Internationale.”

Et ce mouvement néo-conservateur, comme l’a montré l’écrivain Sidney Blumenthal, a trouvé son idéologie politique et intellectuelle “ dans l’héritage controversé du Talmud”.

Même après la naissance du mouvement néo-conservateur, beaucoup de ses membres comme Stephen Schwartz du magazine du Weekly Standard et Joan Wohlstetter de la RAND Corporation avaient toujours grande soif de Lev Davidovitch Bronstein, plus connu sous le nom de Léon Trotsky.

En ce sens, la persuasion néo-conservatrice est un mouvement subversif qui a commencé dans les années 1920 et 1930. Le professeur de droit Michael Lind a fait remarquer il y a quelques années que:

“La plupart des intellectuels néo-conservateurs de la défense sont enracinés dans la gauche et non pas dans la droite. Ils sont les produits du secteur très influent juif-américain du mouvement trotskiste des années 1930 et 1940, qui s’est métamorphosé en libéralisme anti-communiste entre les années 1950 et 1970 et finalement en une sorte de droite militariste et impérialiste, n’ayant aucun précédent ni dans l’histoire ni dans la culture américaines.”

Ceci fut le cas d’Irving Kristol, qui se vantait du comment ses camarades intellectuels juifs comme Nathan Glazer d’Harvard, Philip Selznick de Berkeley, Peter Rossi de John Hopkins, Merroe Berger de Princeton, I.Milton Sacks de Brandels et Seymour Melman de Colombia n’étaient pas seulement trotskistes mais étaient “de manière indubitable les plus forcenés et articulés” pour endoctriner leurs étudiants dans leur Weltanshauung (NdT: qu’on peut traduire par “vision/perception du monde”)

Kristol argumente dans son ouvrage “La persuasion néo-conservatrice” que ces intellectuels juifs n’ont pas abandonné leur héritage (idéologique révolutionnaire) lorsqu’ils ont abandonné le communisme et autres mouvements révolutionnaires, mais ont dû opérer quelques changements dans leur mode de pensée. L’Amérique est remplie de ces anciens trotskistes qui ont mis en place une politique étrangère sans précédent qui a mené à l’effondrement de l’économie du pays. Nous devons garder présent à l’esprit que l’Amérique et une bonne partie du monde occidental ont eu une peur bleue du bolchévisme et du trotskisme dans les années 1920 et 30 à cause de leur activité subversive.

Winston Churchill lui-même écrivit un article en 1920 dans le Illustrated Sunday Herald intitulé: “Sionisme contre bolchévisme: Une lutte pour l’âme juive.”

Les Etats-Unis avaient bien des documents dans leurs archives (particulièrement à la fac de droit de Yale) sur la révolution bolchévique. Un de ces documents est intitulé: “Papers Relating to the Foreign Relations of the United States 1918 Russia Vol. I – The Bolshevik ‘Coup d’Etat’ November 7, 1917.” Pratiquement personne ne voulait tolérer le bolchévisme (NdT: qui est en fait le marxisme-léninisme ou capitalisme d’état, arrivé au pouvoir comme la démontré l’historien Antony Sutton, grâce au financement de la City de Londres et de Wall Street… Tout le monde n’était pas “terrorisé” par l’affaire vraisemblablement…)

L’économiste australien John Quiggin déclare dans son récent ouvrage “Zombie Economics” que “Les idées le plus souvent survivent ceux qui les ont énoncées et prennent des formes et orientations nouvelles. Certaines idées survivent parce qu’elles sont utiles. D’autres sombrent dans l’oubli. Mais même lorsqu’elles ont prouvé être fausses et dangereuses, des idées sont difficile à tuer. Même après que la preuve semble avoir été faite qu’elles soient mortes, elles continuent de ressurgir.

Ces idées ne sont ni vivantes ni mortes, elle sont plutôt des idées zombies, mort-vivantes…”

Le bolchévisme ou le trotskisme est une de ces idées zombies qui ne fait que revenir sous différentes formes. Elle s’est réincarnée idéologiquement dans les disputes politiques du mouvement néo-conservateur.

Si cela vous semble exagéré et si vous pensez que la projection dynamique du trotskisme est terminée, écoutez Gabriel Schoenfeld, top conseiller du candidat Mitt Romney durant sa campagne présidentielle sur le pourquoi il a soutenu Romney pour président:

“Mon soutien à Mitt Romney est lié à un navire nommé le Serpa Pinto et à un révolutionnaire américain marxiste.”

Schoenfeld a plus tard déclaré que son père était un trotskiste au sens révolutionnaire et qu’Obama était trop mou sur la question du Moyen-Orient, que Romney était un meilleur choix pour s’occuper de l’Iran. Schoenfeld a été un contributeur et éditeur pour la magazine néo-conservateur “Commentary.

A ce titre, des think tanks néo-conservateurs comme l’American Enterprise Institute sont très largement des extensions trotskistes en regard de la politique étrangère. D’autres think tanks comme la Bradley Foundation ont été récupérées par la machine néo-conservatrice en 1984 (NdT: sous Reagan).

Quelques-uns de ces agents doubles sont reconnus avoir travaillé avec des groupes juifs soutiens du Likud israélien comme le Jewish Institute for National Security Affairs (JINSA) une organisation connue pour avoir coopté plusieurs experts de la défense non juifs en les envoyant en “stage” en Israël. L’institut y envoya le général en retraite Jay Garner, maintenant prévu par Bush pour être le pro-consul de l’Irak occupé.” Les universitaires philosémites Stephen Halper de Cambridge et Jonathan Clarke de la CATO Institute tombent d’accord pour dire que les agendas néo-conservateurs “ont emmené les relations internationales américaines sur la voie d’un long détour infortuné”, ce qui est une autre manière de dire que le mouvement révolutionnaire n’est pas ce que les pères fondateurs de la nation avaient en tête, car tous maintenaient que les Etats-Unis serviraient au mieux le peuple américain en évitant de s’emmêler dans des alliances avec des entités étrangères.

Dès que le lobby d’Israël s’est pointé, dès que le mouvement néo-conservateur a commencé à façonner la politique étrangère américaine, dès qu’Israël a commencé à dicter aux Etats-Unis ce qui devait être fait au Moyen-Orient, l’Amérique a été universellement détestée par le monde musulman.

De plus, l’ancien ministre de la défense Robert Gates (NdT: ex-CIA) a clarifié aux Etats-Unis que les Israéliens n’ont pas et ne devraient pas avoir un monopole sur les intérêts américains au Moyen-Orient. Pour cela il fut vilipendé par le né-conservateur Elliott Abrams.

En ce sens, le mouvement néo-conservateur comme mouvement intellectuel et politique représente une véritable 5ème colonne aux Etats-Unis en cela qu’il cherche subtilement et subrepticement à diminuer ce que les père fondateurs mirent en place pour lui substituer par ce que ces mêmes pères fondateurs auraient considéré comme d’horribles politiques étrangères, qui ont grandement contribué à la chute du respects qu’avaient autrefois les Etats-Unis dans le monde.

Halper et Clarke ont continué en disant que le mouvement né-conservateur est “en contraste complet… avec la tendance générale du tempérament américain comme il est décrit dans la déclaration d’indépendance.”

La persuasion néo-conservatrice est horrible dans le sens que la plus grande partie de la guerre faisant rage au Moyen-Orient a été construite sur des supercheries et des fabrications monumentales.

Ce point particulier est devenu encore plus intéressant lorsqu’il fut découvert qu’Israël a maintenu des opérations secrètes contre les Etats-Unis à de multiples niveaux, incluant le trafic d’armes illégales depuis des années, tandis que la machine néo-conservatrice n’a jamais rien dit à ce sujet et a continué de marteler qu’Israël est un modèle des valeurs occidentales au Moyen-Orient.

Israël a espionné les Etats-Unis pendant des années en utilisant des individus israéliens ou juifs états-uniens, incluant des figures clef néo-conservatrices de confession israélite comme Paul Wolfowitz et Douglas Feith, qui furent tous deux mis en examen pour avoir passé des documents classifiés à Israël.

Le FBI possède de nombreux documents traçant et montrant l’espionnage israélien aux Etats-Unis, mais personne ne s’est mis en avant et l’a dénoncé dans les médias parce que la vaste majorité des soi-disants experts en politique valorisent bien plus Mammon que la vérité.

Par exemple, lorsque deux membres de l’AIPAC (NdT: plus gros lobby sioniste aux USA, celui qui dicte sa politique à la maison blanche), Steven Rosen et Keith Weissman, furent pris passant des documents classifiées du Pentagone à Israël, Gabriel Schoenfeld les a défendu.

Dans le rapport annuel du FBI appelé “Foreign Economic Collection and Industrial Espionage,”, Israël est un des pays qui est souvent mentionné. Ceci est bien connu parmi les agents du FBI et de la CIA ainsi que des officiels hauts-fonctionnaires depuis des années.

Un ancien membre des services de renseignement américain a déclaré: “Il y a un énorme et agressif effort sans relâche d’activités israéliennes dirigées contre les Etats-Unis. Quiconque travaille dans le contre-espionnage de manière professionnelle vous dira que les Israéliens sont parmi les pays les plus agressifs et actifs ciblant les Etats-Unis. Ils mettent en place un large spectre d’opérations techniques et humaines. Des gens ici sont des officiers de liaisons… Ils poursuivent agressivement toute forme de renseignement classifié. Tous les dénis sont simplement risibles.”

En 1991, Les Israéliens ont essayé de recruter un ancien agent du renseignement américain, mais il refusa. “J’avais un agent du renseignement israélien sur moi à Washington du temps de la première guerre du Golfe. J’ai dit ‘non, allez-vous en’ et j’en ai fait le rapport au contre-espionnage.”

Des opérations secrètes étaient menées par les israéliens dans une “affaire de 1997 dans laquelle la NSA enregistra à Washington deux agents israéliens discutant de leurs efforts pour obtenir un document diplomatique américain sensible. Israël nia toute mauvaise action dans cette affaire et dans bien d’autres et personne ne fut traduit en justice.” Et pourtant, tout ceci n’a que très rarement été mentionné dans les médias. Parler ou faire allusion à ces faits, d’après Omri Ceren du magazine de la 5ème colonne “Commentaire”, s’apparente à de l’antisémitisme.

En 2003, le premier ministre israélien Ariel Sharon a fait une déclaration disant que les Etats-Unis avaient déjà conquis l’Irak et qu’il était temps qu’ils marchent sur la Libye, la Syrie et l’Iran.

Sous Obama, la prédiction de Sharon est devenue une réalité pour la Libye et maintenant les Etats-Unis déstabilisent la Syrie (NdT: cet article date de 2013…) en soutenant secrètement les rebelles syriens tandis que les tambours de la guerre battent contre l’Iran.

Dans le processus, l’Iran a été blâmée pour une attaque cybernétique au Moyen-Orient avec des preuves quasi inexistantes. A l’automne 2012, les Etats-Unis et Israël considéraient même des “frappes chirurgicales” contre l’Iran.

Dans le même temps, la “démocratie” que les néo-conservateurs rêvaient d’installer en Irak est devenue “de plus en plus totalitaire et étroitement sectaire”, d’après un ancien de 28 ans de service à la CIA et professeur à l’université de Georgetown, Paul R. Pillar dans son discours inaugural de second terme, le président Obama a suggéré que la guerre perpétuelle en vienne à une fin.

Mais dans ce même temps, les Etats-Unis envoyaient déjà quelques uns de nos précieux hommes au Mali et le PM britannique David Cameron a récemment déclaré que la guerre au Mali durerait probablement quelques décennies, ce qui est une autre façon de dire que la guerre perpétuelle sera… perpétuelle et que les gens qui paieront pour tout cela seront les contribuables américains, les braves gens qui essaient de mettre à manger sur leur table à chaque repas et les enfants des générations présente et à venir qui seront noyés dans une dette perpétuelle et des remboursement d’emprunts étudiants.

Quels sont donc quelques résultats du mouvement néo-conservateur ? Quelles sont quelques unes de leurs pousses subversives ou révolutionnaires ? Nous explorerons tout ça dans des articles à venir mais un des résultats indirects de ce mouvement est que personnne, démocrate ou républicain, ne peut être élu président des Etats-Unis sans être un sioniste ou du moins favoriser Israël plus que les pères fondateurs de cette nation. Ceci est devenu on ne peut plus clair lorsque Obama est redevenu président en 2012.

Des mois avant l’élection, Romney et Obama étaient en compétition de celui qui donnerait le plus gros tribut à Israël. Romney alla en Israël et y déclara que l’Iran était la plus grande menace pour le monde et Obama y envoya son ministre de la défense Léon Panetta juste après le départ de Romney pour faire dire à Israël que son administration est en accord avec les officiels israéliens en regard de l’Iran. Romney et Obama soutinrent le déploiement de troupes en Syrie su Assad, disaient-ils, utilisait des armes chimiques. Pour Alan Dershowitz d’Harvard, ce furent les juifs de Floride qui aidèrent à faire réélire Obama. Ceci n’est pas sans preuve, car il a été depuis rapporté qu’au moins 70% des votes juifs allèrent à Obama. Dershowitz continue en disant que les juifs, comme lui, “doivent maintenant comprendre que notre soutien au président sera bon pour Israël ces quatre prochaines années. Les juifs votent pour les deux partis.

Personne ne nous ignore. Chaque candidat rationnel sait que lui et son parti doivent gagner nos voix dans chaque élection.”

On pourrait dire que ceci ne veut absolument rien dire car les juifs représentent moins de 5% de la population américaine, mais comme nous le verrons dans la suite, les milliardaires juifs furent des véhicules principaux de soutien à la fois des démocrates et des soi-disants républicains.

Dershowitz déclara ensuite quelque chose qui aurait profondément choqué les pères fondateurs de la nation: “La plupart des Américains, quelque soit leur religion,  sont unis en soutien d’Israël et de sa sécurité, mais divisés sur des problèmes sociaux et économiques. Il est d’une importance capitale que le soutien pour la sécurité d’Israël demeure une affaire bi-partisanne et ne devienne jamais un coin enfoncé pour diviser l’électorat le long de la ligne de fracture des partis comme cela est le cas dans les pays européens.”

En d’autres termes, bien que l’économie soit un marasme total, que les Américains n’ont plus de travail, que les gens subissent des escroqueries sur leur plan de retraite. alors que les emprunts étudiants sont passés au travers du plafond, les Américains doivent soutenir Israël (d’au moins 3 milliards de dollars par an…). Comme les Pharisiens et les rabbins qui ont dû dire que faire à Ponce Pilate au 1er siècle de notre ère, Dershowitz déclare: “Moi et bien d’autres qui soutenons Obama, nous aurons son attention ces quatre prochaines années…”

Presque deux mois avant qu’il ne gagne les élections, Obama avait invité Dershowitz à la maison blanche et lui avait dit: “Je ne plaisante ni ne bluffe.” Obama avait aussi invité Edgar Bronfman, l’ex-président Congrès Juif Mondial et lui avait dit: “Mon engagement pour la sécurité d’Israël est jusqu’à la moëlle des os.” Qu’auraient dit George Washington, Thomas Edison et autres ? Ecoutons-les.

George Washington: “La grande règle du comportement pour nous, en ce qui concerne les nations étrangères, est l’extension de nos relations commerciales, d’avoir avec ces nations le moins de connexion politique possible. L’Europe a ses propres intérêts, qui ne sont pas les nôtres ou de très loin. C’est pourquoi elle doit s’engager dans de fréquentes controverses dont les causes nous sont essentiellement étrangères.

Ainsi, il serait très déraisonnable pour nous de nous impliquer, par des liens artificiels, dans les vicissitudes ordinaires de leur politique ou dans les combinaisons et collisions ordinaires de leurs amitiés ou inimitiés.

Thomas Jefferson: “La paix, le commerce et l’honnête amitié avec toutes les nations, alliances emmêlées avec personne.” Grover Cleveland: “C’est la politique de Monroe, de Washington et de Jefferson: paix, commerce, honnête amitié avec toutes les nations, alliances confuses et emmêlées avec personne.”

Quel président aurait l’audace, le courage, de prononcer ces mots aujourd’hui ? La réponse est claire et sans appel: aucun ! Le seul récent candidat à la présidence qui a essayé de mettre en place cette politique étrangère fut Ron Paul, mais il fut fustigé et classé comme un “antisémite de la pire espèce” pour l’avoir fait.

Pour résumer, si vous suivez les préceptes des pères fondateurs lorsqu’on en vient à la politique étrangère des Etats-Unis, vous êtes un “sale antisémite” ; de plus, si les pères fondateurs étaient en vie aujourd’hui, ils seraient tous taxés d’antisémitisme ! (NdT: en plus du fait qu’il étaient des esclavagistes… ) Ces dernières semaines, plus de 60 articles ont été écrits contre Chuck Hagel  par juste deux magazines néo-conservateurs, “Commentary” et le “Weekly Standard” (sans mentionner le Washington Post, la National Review, le Wall Street Journal etc…)

Ceci nous amène à un point critique essentiel que nous analyserons plus en détail dans d’autres articles: le mot antisémitisme a été appliqué légèrement au paysage politique pour mettre un terme aux arguments rationnels et aux problèmes importants. Il est devenu une arme dans les mains de ceux qui cherchent à déstabiliser la discussion réfléchie et critique.

Soit vous soutenez l’idéologie néo-conservatrice ou alors….

= = =

En ce qui concerne les “pères fondateurs” de l’empire ango-américain, nous en pensons la même chose que le grand humoriste new-yorkais George Carlin qui disait:

“Notre pays a été fondé sur le double standard. Il a été fondé par des propriétaires d’esclaves qui voulaient être libres, donc ils ont tué plein d’Anglais blancs afin de pouvoir continuer à posséder des Africains noirs pour continuer à éradiquer les hommes rouges indiens, envahir l’Ouest et voler plus avant les terres de ces gens et aussi prendre les terres des Mexicains basanés, pour finir pas balancer leur bombe A sur les Japonais jaunes. Le slogan de ce pays devrait être: ‘Donnez-nous une couleur et on va l’éradiquer !’… “

De plus, en 1783, George Washington soi-même, celui dont se gargarisent tant les Yankees , avait qualifié la jeune “république” américaine d’ “empire levant”, que nous avons rebaptisé il y a quelques années “empire du goulag levant”… à juste titre s’est-il avéré et on n’en voit pas encore la fin.

~ Résistance 71 ~

 

Vidéo du texte de Carlin:

http://www.youtube.com/watch?v=VSJmYnHdvsc

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