L’aveuglement devant le christianisme crime contre la vie… (F. Nietzsche)

Le 24 décembre de l’an dernier nous avions publié la conclusion de “L’antéchrist” de Nietzsche (1888) pour se mettre dans l’ambiance des fêtes de fin d’année, conclusion qui montrait que Nietzsche concevait le christianisme lui-même comme étant l’antéchrist. Il suffit d’étudier l’histoire de l’église catholique apostolique et romaine et de ses entités sécessionnistes pour voir la justesse du propos du philosophe allemand.

Cette année, nous vous proposons jour pour jour, un fragment de texte lui aussi publié en 1888, mais qui ne fut traduit en français qu’en 1908: Extrait d’“Ecce Homo”, fragment expliquant “Pourquoi je suis une fatalité” et continuant le démontage méthodique de la morale chrétienne, mais de fait de toute “morale” fondée sur la religion d’un “père” castrateur fondé à l’image de l’Homo dogmatus imbecilus, entretenant la division de la société pour que celle-ci soit contrôlée par le plus petit nombre ; parce qu’il doit bien être évident à tous aujourd’hui que l’Homme a créé dieu à son image et non pas l’inverse comme le prétendent les falsifications des “écritures saintes”.

Nietzsche nous y dit que: “L’aveuglement devant le christianisme, c’est là le crime par excellence — le crime contre la vie.”  Nous dirons même plus: l’aveuglement devant toute religion est le crime par excellence, le crime contre la vie, le crime contre l’intelligence humaine et son esprit critique inhérent.

Pour que tombe le masque de ces “fêtes de fin d’année”, célébrant ni plus ni moins que des fêtes païennes ramenées dans le giron du christianisme pour mieux continuer à enfumer les peuples et endormir la masse sur les crimes commis par les soi-disantes “élites” auto-proclamées.

~ Résistance 71 ~

A lire en complément: « Comment Friedrich ‘Grinch’ Nietzsche vola Noël.. et fit du christianisme l’antéchrist »

“ […] Et, de fait, ceci est ma conviction : les maîtres, les conducteurs de l’humanité furent tous des théologiens et tous aussi des décadents : de là vient la transmutation de toutes les valeurs en une inimitié de la vie, de là vient la morale…”

= = =

Pourquoi je suis une fatalité, “Ecce Homo, comment on devient ce que l’on est”

Friedrich Nietzsche, 1888, publication en 1908

7.

M’a-t-on compris ? — Ce qui me délimite, ce qui me met à part de tout le reste de l’humanité, c’est d’avoir découvert la morale chrétienne. C’est pourquoi j’avais besoin d’un mot qui possédât le sens d’un défi lancé à chacun. De n’avoir pas ouvert les yeux plus tôt, à ce sujet, c’est pour moi la plus grande malpropreté que l’humanité ait sur la conscience. J’y vois la duperie de soi faite instinct, la volonté d’ignorer par principe tout ce qui arrive, toute cause, toute réalité, une sorte de faux monnayage en matière psychologique qui va jusqu’au crime. L’aveuglement devant le christianisme, c’est là le crime par excellence — le crime contre la vie. Les millénaires, les peuples, les premiers aussi bien que les derniers, les philosophes et les vieilles femmes — déduction faite de cinq ou six moments de l’histoire et de moi comme le septième — sur ce point ils se valent tous. Le chrétien a été jusqu’à présent l’« être moral » par excellence, une curiosité sans exemple — et, en tant qu’« être moral », il fut plus absurde, plus men­songer, plus vaniteux, plus frivole, il s’est nui plus à lui-même que ne saurait l’imaginer même en rêve le plus grand contempteur de l’humanité. La morale chrétienne — la forme la plus maligne de la volonté du mensonge — elle est la Circé de l’humanité, c’est elle qui l’a corrompue. Ce n’est pas l’erreur, en tant qu’erreur, qui m’épouvante en face de ce spectacle, ce n’est pas le manque de « bonne volonté » qui dure depuis des millions d’années, le manque de discipline, de bien­séance, de bravoure dans les choses de l’esprit qui se laisse deviner dans la victoire de cette morale, c’est le manque de naturel, c’est cet état de faits épouvantable que la contre-nature elle-même a reçu les honneurs suprêmes sous le nom de morale et qu’elle est restée suspendue au-dessus de l’humanité comme sa loi, son impératif catégorique !…

Peut-on se méprendre à ce point, non pas en tant qu’individu, non pas en tant que peuple, mais en tant qu’humanité ?… On a enseigné à mépriser les tout premiers instincts de la vie ; on a imaginé par le mensonge l’existence d’une « âme », d’un « esprit », pour faire périr le corps ; dans les conditions premières de la vie, dans la sexualité, on a enseigné à voir quelque chose d’impur ; dans la plus profonde nécessité de la croissance, dans le sévère amour de soi (le mot lui-même est déjà injurieux !) on a cherché un principe mauvais ; au contraire, dans le signe typique de la dégéné­rescence et de la contradiction des instincts, dans le « désintéressement », dans la perte du point d’appui, dans l’impersonnel et l’amour du prochain, on aperçoit la valeur supérieure, que dis-je, la valeur par excellence… Comment ? l’humanité elle-même serait-elle en décadence ? le fut-elle toujours ? — Ce qui est certain, c’est qu’on ne lui a jamais pré­senté que des valeurs de décadence sous le nom de valeurs supérieures. La morale du renoncement à soi est par excellence la morale de dégénérescence, c’est la constatation : « je suis en train de périr » traduite par cet impératif : « vous devez tous périr », et non pas seulement par l’impératif !… Cette seule morale qui a été enseignée jusqu’à présent, la morale du renoncement, laisse deviner la volonté d’en finir, elle nie la vie à la base même de la vie.

Ici une possibilité demeure ouverte : ce n’est pas l’humanité qui est en dégénérescence, c’est seulement cette espèce parasitaire d’hommes, l’espèce des prêtres, qui, par le monde, en s’aidant du mensonge, est parvenue à s’élever à la qualité d’arbitre pour la détermination des valeurs, qui a trouvé dans la morale chrétienne un moyen pour parvenir à la puissance… Et, de fait, ceci est ma conviction : les maîtres, les conducteurs de l’humanité furent tous des théologiens et tous aussi des décadents : de là vient la transmutation de toutes les valeurs en une inimitié de la vie, de là vient la morale… Définition de la morale : La morale c’est l’idiosyncrasie du déca­dent avec l’intention cachée de tirer vengeance de la vie — et celte intention a été couronnée de succès. J’attache de la valeur à cette définition.

8.

M’a-t-on compris ? — Je n’ai pas dit un mot tout à l’heure qui n’a pas été dit il y a cinq ans déjà, par la bouche de Zarathoustra. — La découverte de la morale chrétienne est un événement qui n’a pas son égal, une véritable calastrophe. — Celui qui donne des éclaircissements à son sujet est une force majeure, une fatalité, — il brise l’histoire de l’humanité en deux tronçons. On vit avant lui, on vit après lui… La foudre de la vérité a frappé ce qui jusqu’à présent était placé le plus haut. Que celui qui comprend ce qui a été détruit là, regarde s’il lui reste encore quelque chose entre les mains. Tout ce qui jusqu’à présent s’est appelé vérité a été démasqué comme le mensonge le plus dangereux, le plus perfide,le plus souterrain ; le prétexte sacré de rendre les hommes a meilleurs » apparaît comme une ruse pour épuiser la vie elle-même, pour l’anémier en lui tirant le sang. La morale considérée comme vampirisme… Celui qui découvre la morale a découvert, en même temps, la non-valeur de toutes les valeurs auxquelles on croit et auxquelles on croyait.il ne voit plus rien de vénérable dans les types les pins vénérés de l’humanité, dans ceux mêmes qui ont été canonisés, il y voit la forme la plus fatale des êtres mal venus, fatale, parce qu’elle fascineLa notion de « Dieu » a été inventée comme antinomie de la vie, — en elle se résume, en une unité épouvantable, tout ce qui est nuisible, vénéneux, calomniateur, toute l’inimitié contre la vie. La notion de l’« au-delà « du « monde-vérité » n’a été inventée que pour déprécier le seul monde qu’il y ait, — pour ne plus conserver à notre réalité terrestre aucun but, aucune raison, aucune tâche ! La notion de l’« âme », l’« esprit » et enfin de compte même de l’« âme immortelle », a été inventée pour mépriser le corps, pour le rendre malade — « sacré » — pour apporter à toutes les choses qui méritent du sérieux dans la vie — les questions de nourriture, de logement, de régime intellectuel, les soins à donner aux malades, la propreté, la température — la plus épouvantable insouciance ! Au lieu de la santé, le « salut de l’âme » — je veux dire une folie circulaire qui va des convulsions de la pénitence à l’hystérie de la rédemption ! La notion du « péché » a été inventée en même temps que l’instrument de torture qui la complète, le « libre-arbitre » pour brouiller les instincts, pour faire de la méfiance à l’égard des instincts une seconde nature ! Dans la notion du « désintéressement », du « renoncement à soi » se trouve le véritable emblème de la décadence. L’attrait qu’exerce tout ce qui est nuisible, l’incapacité de discerner son propre intérêt, la destruction de soi sont devenus des qualités, c’est le « devoir », la « sainteté », la « divinité » dans l’homme ! Enfin — et c’est ce qu’il y a de plus terrible — dans la notion de l’homme bon, on prend parti pour tout ce qui est faible, malade, mal venu, pour tout ce qui souffre de soi-même, pour tout ce qui doit disparaître. La loi de la sélection est contrecarrée. De l’opposition à l’homme fier et d’une bonne venue, à l’homme affirmatif qui garantit l’ave­nir, on fait un idéal. Cet homme devient l’homme méchant… Et l’on a ajouté foi à tout cela, sous le nom de morale ! — Écrasez l’infâme ! ——

9.

M’a-t-on compris ? — Dionysos en face du crucifié

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29 Réponses to “L’aveuglement devant le christianisme crime contre la vie… (F. Nietzsche)”

  1. « croissez et multipliez vous » – c’est là la grosse erreur – et moi j’aime bien les fêtes paiennes – le respect des sources, de l’eau jaillissante

    et n’oubliez pas la papesse Jeanne – hihihihi

    svp pas de foie gras ce soir !!

    • Ce que nous disions des « fêtes païennes » n’irait en rien péjoratif ou agressif, ce n’était qu’une remise à niveau de ce que sont ces fêtes, la célébration du solstice d’hiver. Le soleil est au plus bas, « meurt », sur l’horizon pendant 3 jours puis « ressuscite » le 25 décembre. Les très anciens savaient cela et le célébraient. Le christianisme n’a fait que phagocyter des célébrations ancestrales pour mieux faire gober les mouches aux gens.
      Là était notre propos… 😉
      pas de foie gras ce soir Dr, pas de pb… c’est pas bon pour ce qu’on a… 😉

      • la Cariatide Says:

        qui a commencé à célébrer le 21 décembre?

        les babyloniens ont inventé le culte de Saturne, avec Nimrod, Tammuz né le 25 décembre 😉 toussa toussa.

        • oui ça remonte à très loin, le christianisme n’a fait que récupérer des évènements dans un souci prosélyte. Il a gardé bon nombre de mythes païens qu’il a transformé et assimilé, comme toute la litanie de « saints » etc.. on est dans l’immersion mythologique totale…

  2. Salutations,

    M’a t’on compris…?
    Maton compris…?

    « …dans la notion de l’homme bon, on prend parti pour tout ce qui est faible, malade, mal venu, pour tout ce qui souffre de soi-même, pour tout ce qui doit disparaître… »

    Les nazis disaient exactement la même chose…
    Et l’appliquaient…

    • Salutations Para,

      “La philosophie de Nietzsche tourne certainement autour du problème de la révolte. Exactement, elle commence par être une révolte… La révolte avec lui part du ‘Dieu est mort’, qu’elle considère comme un aquis… Contrairement à ce que pensent certains de ses critiques chrétiens, Nietzsche n’a pas formé le projet de tuer dieu. Il l’a trouvé mort dans l’âme de son temps. Il a compris, le premier, l’immensité de cet évènement et a décidé que cette révolte de l’Homme ne pouvait mener à une renaissance si elle n’était pas dirigée… Nietzsche n’a donc pas formulé une philosophie de la révolte, mais édifié une philosophie sur la révolte. […] Nous n’aurons jamais fini de réparer l’injustice qui lui a été faite. On connaît sans doute des philosophies qui ont été traduites et trahies dans l’histoire ; mais jusqu’à Nietzsche et au national-socialisme, il était sans exemple qu’une pensée entière éclairée par la noblesse et les déchirements d’une âme exceptionnelle ait été illustrée aux yeux du monde par une parade de mensonges et par l’affeux entassement des cadavres concentrationnaires…”
      ~ Albert Camus, 1952, “L’homme révolté” ~

  3. Ce texte de l’an dernier m’avait permis d’écrire ce petit billet de blog, que j’avais intitulé « Les Petites Flamme » ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/12/24/les-petites-flammes/

    Ce soir, une fois encore, tout comme R71 nous y invite ; Rejoignons-nous par l’intermédiaire d’une lecture, ouvrons nos âmes et nos cœurs, allumons nos petites flammes intérieures et illuminons cette nuit dans l’espoir d’une transmutation de toutes les valeurs !

    Et cette réflexion de Nietzsche ne me quitte plus ; Féconder le passé en engendrant l’avenir, tel est le sens du présent…

    Merci à vous pour nous offrir des lectures qui nous permettent de faire jaillir les petites flammes mais aussi de les entretenir afin qu’elles nous permettent d’embraser l’empire, voire tous les empires.

    Je me permettrait de vous offrir mon petit billet de ce jour et je mettrais en lien ce Nietzsche là, en rappelant celui de l’an dernier car j’avais prévu de vous y associer tant notre collaboration qui m’est si précieuse aura été fort intéressante et finalement très prolifique cette année encore…

    Plus que jamais méditons sur ce que nous allons faire pour que ça change vraiment et invitons le plus de monde possible à renoncer au consumérisme car « les choses qu’on possède finissent par nous posséder » alors qu’il nous suffit juste d’être et non d’avoir…
    JBL

  4. Une lecture….
    Jacques Ellul…
    « La subversion du christianisme »

    Un long chapitre sur le moralisme…

    « …et par rapport à cette façon d’être,la morale quelle qu’elle soit est un interdit,un obstacle,et implique en elle une condamnation.
    Exactement comme Jésus est inévitablement condamné par tous les gens moraux.
    L’un des drames les plus fondamentaux,alors,de l’histoire du christianisme,a été la transformation de cette parole libre en une morale.
    Ceci était l’échec le plus décisif de toute la mutation chrétienne… »

    Jacques Ellul était un chrétien protestant…
    Qui faisait un parallèle entre l’anarchie et le christianisme…

    La pedophilie est immorale (ceux qui aiment sodomiser des bébés)…
    Est ce que c’est les sodomiseurs de bébés qui créent le besoin de morale ou est-ce la morale qui crée les sodomiseurs de bébés…?
    C’est bien ou pas de sodomiser un bébé Mr Nietzsch ?

    • Ce serait à lui de répondre… va falloir faire tourner les tables encore… 😉
      Ceci dit, dans toutes les sociétés « primitives » (au sens anthropologique de « première »), toutes les saloperies que tu énonces n’existaient, n’existent pas… La dégénérescence sociétale est une dérive de la dégénérescence du pouvoir. La division politique initiale de la société contient en elle-même déjà les exactions et les délires psychopathes actuels.
      La morale, tout comme le spirituel n’a rien de religieux mais tout de sacré, de la sacralité primordiale du tout organique. La religion de manière générale a perverti la morale primordiale qui pourrait s’énoncer positivement comme : « Fais à autrui ce que tu voudrais qu’on te fasse en pareille circonstance. » Le bon sens régule, quand la vision des choses n’est pas pervertie.

      • Le bon sens peut-être considéré comme une morale…
        Et le bon sens et la morale emmerdent…
        C’est plus drôle quand c’est subversif…
        Ce qui a fait la fortune de ceux qui l’ont compris…
        Nouvel ordre mondial …ou
        Nouvel ordre moral…?

        Ce qui est bien est mal…
        Et ce qui est mal est bien…

        Doctrine sabbateo frankiste…

        Le modèle sociétal anarchiste est réservé aux philosophes…
        Encore faut-il qu’ils aient une morale…

        Les sociétés primitives pratiquaient bien souvent des sacrifices rituels humains.
        La cariatide dans le commentaire plus haut démontre finalement que la croyance en un Dieu ou plusieurs est ancestrale…
        Comment cela se fait-il donc…?

        Vous vous démarquez par votre athéisme prosélyte au restant de l’humanité actuelle et ancienne…
        C’est une façon comme une autre de s’élever,
        L’esprit révolutionnaire…

        Sur Jacques Ellul je rajoute qu’il était protestant mais qu’il n’était pas tendre avec l’église protestante…

        J’affirmerai toujours que vous êtes…
        Les véritables chrétiens…
        🙂

        Joyeux ce que vous voulez…

        • Certaines sociétés primitives pratiquaient le rituel sacrificiel humain mais pas « souvent ». Du reste dans les sociétés amérindiennes par exemple, celles qui le pratiquaient étaient déjà divisées, centralisées et perverties (Mayas, Aztèques, Incas etc…), pas de sacrifices chez les Sioux, Cheyennes, Arapaho, Commanches, Apaches, Iroquois, Hurons ou Mik’maq par exemple.. 😉
          Ces sociétés étaient et sont toujours traditionnellement des sociétés indivises, à la chefferie sans pouvoir qui demeurent dans le sacral et non pas le sacré.
          Il a beaucoup été exagéré sur les « sacrifices humains » car la diabolisation des sauvages étaient une nécessité pour l’église.
          On ne se sent pas du tout insulté et prenons ta dernière remarque comme un compliment, même si pour nous point besoin de religion pour « faire le bien », bien au contraire. 😉
          Paix et fraternité

        • P.S: Jacques Ellul à l’air très intéressant oui… On va voir ce qu’on trouve sur lui, ses écrits et sa pensée.

        • « La subversion du christianisme » a l’air d’être son ouvrage phare, correct ?

        • la Cariatide Says:

          Yahushua était un véritable anarchiste! 🙂

          chassez les marchands du temple, toussa toussa! (encore faut-il qu’il l’ait dit..)

  5. La « subversion du Christianisme » est l’un de ses nombreux ouvrages.
    Maintenant il faut partir du principe qu’il croyait en Jésus-Christ.

    J’ai deux bouquins de lui,celui là et « anarchie et christianisme ».
    155 pages…trouvable pas très chère sur priceminister…

    « …et j’avais peu à peu pris en horreur moins le système capitaliste que l’état; le mot de Nietzsch qualifiant l’état « le plus froid des monstres froids » me paraissait fondamentale… »

    Dernière page…

    Faut il aller plus loin? J’ai dit au début qu’il n’était pour moi pas question de christianiser les anarchistes,ni de proclamer l’orientation anarchiste pour les chrétiens !
    Il ne faut pas identifier les deux.Et je ne voudrais pas reprendre la « théorie du bout de chemin ensemble « ,qui fut un temps la formule pour justifier le collage des chrétiens aux staliniens.
    Mais je voudrais seulement que l’on ait pu constater qu’il y avait une orientation générale qui est commune et parfaitement claire.
    Ce qui implique que nous menions le même combat et dans une même perspective.Sans aucune confusion,sans aucune illusion.
    Mais si il en était ainsi nous rencontrerions ensemble les mêmes adversaires et les mêmes dangers,ce qui n’est pas rien!
    Tout en gardant présent ce qui nous sépare,d’un côté,la foi en Dieu et en Jésus-Christ,avec toutes ces conséquences.
    De l’autre,la différence,que nous avons déjà soulignée,
    Quant à notre évaluation de la « nature humaine .
    Il faut être bien au clair sur ce qui rassemble et ce qui nous sépare.
    Je n’ai prétendu rien faire d’autre dans ce petit essai.

    • Sans oublier son grand ami…son frère intellectuel…
      https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Bernard_Charbonneau

    • Je trouve dommage justement qu’il prédispose qu’il faille absolument être bien au clair sur ce qui rassemble et ce qui nous sépare.

      Il faut trouver des points de convergence, non sur ce qui nous sépare mais sur ce qui nous rassemble, non ?

      Tenez, c’est précisément en ce sens en appui du documentaire de 52 mn « De la servitude moderne » de Jean-François Brient que j’ai rédigée ma publication de ce 24 décembre ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/12/24/de-la-servitude-moderne/

      J’ai fait un lien dans le corps du texte avec le Nietzsche du 24/12/2016, et ce Nietzsche d’aujourd’hui.

      En section commentaire, j’ai rappelé votre vision de « La légende des Piètres » du 24/12/2015 sur laquelle je m’étais appuyée pour poser la question sur « l’esprit de Noël 2015 ou Armageddon ? » et on voit bien que sur ce point nous sommes encore au bord du gouffre. Et que l’oligarchie nous pousse à faire un pas en avant.

      Ce texte écrit en octobre 2007, il y a 10 ans, et publié sous forme de documentaire en 2009 à un moment rappelle ceci : Nous disposons pourtant de la force du nombre… Leur force à eux, ils ne la retirent pas de leur police mais bien de notre consentement…

      C’est pourquoi, plus que jamais et tout comme vous, je rappelle qu’il nous suffit de leur retirer notre consentement, de dire NON et l’empire s’effondre à la vitesse de la chute libre…

    • Nous te rejoignons parfaitement et nous trouvons désolant que si peu de chrétiens ou pensant l’être aient ta vision de la chose. Nous ne sommes de fait pas antagonistes, mais complémentaires, nos visions, à terme, ne pourraient que s’accommoder l’un de l’autre dans une pratique politique en association libre… C’est ce que nous disons dans notre « Manifeste de la société des sociétés » 😉
      Nous réfutons le vocable d' »anarcho-chrétien » ou de « chrétien anarchiste », car totalement antinomique, mais nous concevons et admettons que la véritable foi ait pu être spoliée par une église centralisée et hiérarchique qui ne peut satisfaire que les privilèges obtenus de la division qu’elle entretient pour son put profit en se foutant pas mal du reste. Nous pensons que la « morale » existe en dehors de toute religion et qu’il n’a pas fallu attendre la parole mythologique mais néanmoins souvent juste par bon sens commun d’un « messie » improbable pour qu’existe la puissance morale dans l’humanité.

      Quant à Nietzsche…
      « Il fallait bien que la ‘question de la morale comme manifestation contre nature’ fût le principe vital innervant toute la pensée de Nietzsche. »
      ~ Louis van Delft ~

      • si mes souvenirs sont bons, à l’époque de Saint Martin (Tours) l’église de France ne dépendait pas de Rome

        bonne journée, allez faire un tour au bois

    • Un bouquin que tu devrais aimer: « Le temps scellé » du grand cinéaste, génie et poète Andreï Tarkovsky… Si tu aimes l’art en général, le cinéma, ton déisme devrait te faire adorer ce bouquin vrai, écrit comme une calligraphie, d’un trait indélébile, d’un pinceau trempé dans l’encre mystico-artistique qui effectivement sculpte le temps.
      En fait Tarkovsky représente en images un peu nos discussions, il y mélange savamment panthéisme (un peu nous), à une exaltation mystique à peine contenue (te représentant). Il prouve par son œuvre que tout cela n’est en rien ANTAGONISTE mais parfaitement COMPLEMENTAIRE, de fait parties d’un grand tout. Tarkovsky ne faisait pas de films… Il sculptait le temps universel et le façonnait sur celluloïd. Ils sont si peu à l’avoir fait…

  6. […] vers la tyrannie globale, comment s’en sortir ? ] à cette pensée politique constituée par Résistance71 d’octobre 2017 et qui m’a profondément marquée et m’aura permise d’affuter ma réflexion […]

  7. J’ai utilisé cette illustration de cette pensée de Nietzsche que j’utilise souvent, tant elle est profonde, puissante et dans laquelle on peut se retrouver, nombreux, je trouve ;

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