Guerre impérialiste: recyclage des « djihadistes » mercenaires de l’empire au Myanmar ?

Analyse très intéressante de Meyssan sur la future guerre en préparation de l’empire en Asie du Sud-Est.

Question néanmoins: Qui est vraiment Aung San Suu Kyi ? Meyssan fait passer dans cet article l’actuelle leader du Myanmar Aung San Suu Kyi pour une politicienne sincère et naïve d’avoir fait confiance à l’empire. C’est en effet une possibilité..

Mais il y en a une autre. Aung San Suu Kyi est, depuis le départ de son assignation à résidence, sous le contrôle et la protection de l’empire et de sa branche armée extérieure, la CIA. Comme l’a dit Tony Cartalucci dans un article en 2011:

“La CIA et le renseignement britannique (MI6) ont développé, armé et financé des de facto narco-états à travers le Myanmar depuis des décennies tandis que des organisations gouvernementales américaines incluant la NED (branche de la CIA) et ses nombreuses succursales, aux côtés de fondations privées financées par des entreprises multinationales, ont financé l’opposition politique au gouvernement du pays et ce à la fois au sein de la nation et en dehors depuis presque aussi longtemps.

Et tandis que la subversion politique et les armées des narco-micro-états soutenues par la CIA fleurissent dans le Myanmar et en Asie du Sud-Est, c’est la propagande sponsorisée par l’occident qui remodèle la perception du monde sur cette nation et cette propagande est des plus insidieuses. Le centre de gravité de cete campagne est la promotion comme “sainte” d’Aun San Suu Kyi, éduquée en occident, financée par les Etats-Unis et caniche de l’ONU, favorisant l’agenda mondialiste. On lui a donné toutes les accolades possibles et imaginables offertes par “l’ordre international” géré par la City de Londres et Wall Street, du prix Nobel de la Paix au “Grand Prix de Chatham House” (NdT: le CFR britannique…) en 2011 et a même été promue sur skype pour conférencer avec la clique de la “Clinton Global Initiative” financée par les cartels du pétrole et de la haute finance à New York en 2011.” 

(article complet de novembre 2011: http://landdestroyer.blogspot.jp/2011/11/bbc-behind-aung-san-suu-kyi-propaganda.html ) Ce qui fait d’elle une totale marionnette de l’empire et ce de longue date. Donc, inclure de préférence cette perspective également dans toute réflexion sur ce qui se trame au Myanmar et en Asie du Sud-Est.

D’autre part, l’analyse doit toujours aussi inclure le fait que la Chine, contrairement à ce que la propagande de l’empire veut nous faire croire, n’est pas “l’ennemi” de l’occident, mais la nouvelle entité dans laquelle l’empire actuel est en train de fusionner, les transferts de fonds ayant déjà commencé avec la création de la BAII (Banque Asiatique d’Investissement et d’Infrastructures), entre autre… Les conflits régionaux sont faits pur déstabiliser les régions et les mettre sous contrôle et sous gestion commune. L’Europe est larbinisée à souhait, le Moyen-Orient et l’Afrique incapacités et donc sous contrôle, l’Amérique du nord cartéllisée, reste l’Amérique du Sud à redominer , d’où le lancement de l’opération Condor 2.0 pour faire retomber le Vénézuéla dans l’escarcelle de l’empire et la mise au pas et sous contrôle de l’Asie du Sud-Est qu’il faut inféoder et rendre dépendante du nouvel empire mutant en cours de transformation et qui inclut la Chine comme paramètre fonctionnel. L’article de Meyssan ci-dessous offre une bonne perspective, mais est incomplète à notre sens…

~ Résistance 71 ~

 

L’Islam politique contre la Chine

 

Thierry Meyssan

 

3 octobre 2017

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article198122.html

 

Vous avez probablement conscience d’être incomplètement informé sur ce qui se trame au Myanmar et vous n’avez probablement pas entendu parler de la coalition militaire qui se prépare pour attaquer ce pays. Pourtant, comme Thierry Meyssan l’expose ici, les événements actuels sont organisés par Riyad et Washington depuis 2013. Ne prenez pas position avant d’avoir lu cet article et d’en avoir intégré les informations.

Poursuivant sa Grande stratégie d’extension du domaine de la guerre [1], le Pentagone préparait en même temps l’instrumentation des kurdes au Moyen-Orient élargi, une guerre civile au Venezuela et une guerre d’usure aux Philippines. Cependant, ces conflits devront attendre au profit d’un quatrième théâtre d’opération : la Birmanie, aux marches de la Chine.

Lors de la réunion du Conseil de sécurité de l’Onu, le 28 septembre, l’ambassadrice US et plusieurs de ses alliés ont accusé le gouvernement de coalition du Myanmar de « génocide » [2]. Ce gros mot —qui en droit européen désigne un massacre de masse, mais en droit US s’applique à une méthode d’assassinat même si le criminel ne fait qu’une seule victime— suffit pour Washington à justifier d’une guerre, avec ou sans l’aval du Conseil de sécurité comme on l’a vu en Yougoslavie [3]. La réunion du Conseil de sécurité s’est tenue à la requête de l’Organisation de la Conférence islamique (OIC).

Depuis 2013, les médias occidentaux s’appliquent à présenter le bouddhisme sous une forme sectaire. Ici, le moine Ashin Wirathu. Condamné en 2003 à 25 ans de prison, en raison de ses prêches anti-musulmans, il a bénéficié de l’amnistie générale en 2012. Il n’est pas difficile de trouver des fanatiques dans n’importe quelle religion.

Pour faire correspondre les faits avec leur narration, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France, qui célébraient lors de la « révolution safran » (2007) Aung San Suu Kyi et les moines bouddhistes pour leur résistance non-violente à la dictature du SLORC [4], ont purement et simplement amalgamé l’armée birmane, la prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi [5] et tous les bouddhistes du pays [6] dans le camp des méchants.

La Birmanie n’a jamais connu la paix civile depuis la domination étrangère, britannique puis japonaise [7]. Elle est plus facile à déstabiliser depuis que la junte du SLORC a accepté de partager le pouvoir avec la Ligue nationale pour la démocratie (LND) et qu’ils tentent ensemble de résoudre pacifiquement les nombreux conflits internes du pays.

Par un hasard de la géographie, la Birmanie laisse passer sur son territoire le pipe-line reliant le Yunnan chinois au golfe du Bengale, et héberge des stations de surveillance électronique chinoises des voies navales qui passent au large de ses côtes. Faire la guerre en Birmanie est donc plus important pour le Pentagone que de stopper les deux « routes de la soie » au Moyen-Orient et en Ukraine.

Héritage de la colonisation britannique, se trouve parmi les populations birmanes discriminées, 1,1 million de descendants des ouvriers bengalis que Londres déplaça à l’intérieur de l’Empire des Indes vers la Birmanie : les Rohingyas [8]. Il se trouve que cette minorité nationale —et non pas ethnique— est musulmane alors que la grande majorité des Birmans sont bouddhistes. Enfin, il se trouve que durant la Seconde Guerre mondiale, les Rohingyas collaborèrent avec l’Empire des Indes contre les nationalistes birmans.

En 2013, alors que le Pentagone et la CIA avaient déployé des hordes jihadistes en Syrie et y tenaient une guerre de position, l’Arabie saoudite créa une énième organisation terroriste à La Mecque, le Mouvement de la Foi (Harakah al-Yaqin). Ce groupe, qui déclare rassembler des Rohingyas, est en réalité commandé par le Pakistanais Ata Ullah, qui combattit les Soviétiques en Afghanistan [9]. Le royaume saoudien hébergeait la plus importante communauté masculine Rohingyas, après la Birmanie et avant le Bengladesh, avec 300 000 travailleurs mâles sans leurs familles.

Selon un rapport des services de renseignement bengalis, antérieur à la crise actuelle, le Mouvement pour la Foi agit depuis un an avec une scission de la Jamat-ul-Mujahideen bengalie autour du slogan « Le Jihad du Bengale à Bagdad ». Ce groupuscule a fait allégeance au Calife de Daesh, Abou Bakr al-Baghdadi, et a rassemblé dans une même coalition les Mudjahiden indiens, Al-Jihad, Al-Ouma, le Mouvement des étudiants islamiques d’Inde (SIMI), le Lashkar-e-Toiba (LeT) et le Harkat-ul Jihad-al Islami (HuJI) pakistanais. Cet ensemble a été financé par la fondation Revival of Islamic Heritage Society (RIHS) du Koweït.

Lorsque, il y a moins d’un an et demi, en mars 2016, le SLORC accepta de partager le pouvoir avec le parti d’Aung San Suu Kyi, les États-Unis tentèrent d’instrumenter la prix Nobel de la paix contre les intérêts chinois. Sachant qu’il leur serait difficile de manipuler la fille du père de l’indépendance birmane, le communiste Aung San, ils encouragèrent le Mouvement pour la Foi —« on ne sait jamais… »

En septembre 2016, Aung San Suu Kyi représenta son pays à l’Assemblée générale des Nations Unies [10]. Fort naïvement, elle expliqua les problèmes de son peuple et les moyens qu’elle mettait en place pour les résoudre progressivement, à commencer par celui des Rohingyas. De retour chez elle, elle réalisa que ses anciens soutiens états-uniens étaient en réalité les ennemis de son pays. Le Mouvement pour la Foi lança une série d’attaques terroristes, dont celle du poste de la police des frontière de Maungdaw où 400 terroristes volèrent l’arsenal tuant 13 douaniers et soldats.

Persévérante, Aung San Suu Kyi poursuivit la mise en place d’une commission consultative chargée d’analyser la question rohingya et de proposer un plan concret pour mettre un terme aux discriminations dont ils font l’objet. Cette commission était composée de six Birmans et de trois étrangers : l’ambassadrice néerlandaise Laetitia van den Assum, l’ancien ministre libanais (en réalité représentant la France) Ghassan Salamé, et l’ancien secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan, en qualité de président de la commission.

Les neuf commissaires entreprirent un travail d’une rare qualité malgré les obstacles birmans. Des partis politiques échouèrent à faire dissoudre la commission par l’Assemblée nationale mais parvinrent à faire adopter une motion de défiance de la commission par l’assemblée locale d’Arakan (l’État où vivent les Rohingyas). Quoi qu’il en soit, les commissaires rendirent leur rapport le 25 août avec des recommandations possibles à mettre en œuvre et sans piège, dans le réel but d’améliorer les conditions de vie de chacun [11].

Le jour-même, les services secrets saoudiens et états-uniens donnaient le signal de la riposte : le Mouvement pour la Foi, renommé par les Britanniques Armée du salut des Rohingyas de l’Arakan, divisé en 24 commandos, attaquait des casernes de l’armée et des postes de police, faisant 71 morts. Durant une semaine, les troupes birmanes menaient une opération anti-terroriste contre les jihadistes. 400 membres de leurs familles fuyaient vers le Bangladesh.

Trois jours plus tard, le président turc Recep Tayyip Erdoğan commençait à téléphoner à tous les chefs d’État de pays musulmans pour les alerter sur « le génocide des Rohingyas ». Le 1er septembre, c’est à dire le jour de la plus importante fête musulmane, l’Aïd al-Adha, il prononçait un vibrant discours à Istanbul, en sa qualité de président en exercice de l’Organisation de coopération islamique, pour sauver les Rohingyas et soutenir leur Armée du salut [12].

Pourtant, ces jihadistes n’ont aucunement défendu les Rohingyas, mais sont intervenus de manière systématique pour faire échouer les tentatives d’améliorer leurs conditions de vie et de mettre un terme aux discriminations qui les frappent.

Le 5 septembre, le président du Conseil de discernement iranien, Mohsen Rezaei, proposait de joindre les forces de tous les États musulmans et de créer une armée islamique pour sauver les « frères rohingyas » [13]. Une prise de position d’autant plus importante que le général Rezaei est un ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution.

Alors que l’armée birmane avait cessé toute activité contre les terroristes, des villages rohingyas étaient brûlés, tandis que la population rakhine de l’Arakan lynchait des musulmans, à ses yeux tous liés aux terroristes. Selon les rohingyas, c’est l’armée birmane qui brûlait les villages, tandis que selon l’armée birmane, c’était les jihadistes. Progressivement, tous les Rohingyas habitant au Nord de l’Arakan se mettaient en marche pour se réfugier au Bangladesh, mais curieusement pas les Rohingyas habitant au Sud de l’État.

Le 6 septembre, une délégation officielle turque se rendait au Bangladesh pour y distribuer des vivres aux réfugiés. Elle était conduite par le ministre des Affaires étrangères, Mevlüt Çavuşoğlu, et par l’épouse et le fils du président Erdoğan, Bilal et Ermine.

Dans les pays musulmans, une vaste campagne de désinformation assurait, photos à l’appui, que les bouddhistes massacraient en masse les musulmans. Bien sur, aucune de ces photos n’avait été prise en Birmanie, et ces fausses nouvelles furent démasquées les unes après les autres. Mais dans ceux de ces pays où la population est peu éduquée, ces photos convainquirent tandis que les démentis furent inaudibles. Seul le Bangladesh émettait des réserves sur le rôle des jihadistes et assurait le Myanmar de sa coopération contre les terroristes [14].

Le 11 septembre, le président en exercice de l’Organisation de conférence islamique (OCI), Recep Tayyip Erdoğan, intervenait devant la commission scientifique de l’Organisation réunie à Astana (Kazakhstan) —dont ce n’est pas la compétence—, « pour sauver les Rohingyas ».

Dès le lendemain, le 12 septembre, le Guide de la révolution, l’ayatollah Ali Khamenei prenait position. Très inquiet de la proposition du général Rezaei, il veillait à délégitimer la guerre de religion en préparation, le « choc des civilisations », quitte à mettre en cause la présence d’une femme à la tête d’un État. Il veillait donc à fermer la porte à un engagement militaire des Gardiens de la Révolution. Il déclarait : « Il est tout à fait possible que le fanatisme religieux ait joué un rôle dans ces événements, mais il s’agit là d’une question tout à fait politique, car c’est le gouvernement du Myanmar qui en est le responsable. Et à la tête de ce gouvernement, il y a une femme cruelle, lauréate du Prix Nobel de la paix. En réalité, ces événements ont signé l’acte de décès du Prix Nobel de la paix » [15].

Immédiatement à Téhéran, le président cheikh Hassan Rohani faisait appel à l’armée régulière pour participer au conflit en préparation. Le 17 septembre, les chefs d’état-major des armées iraniennes et pakistanaises entrèrent en contact pour unir leur forces dans la crise [16]. Il s’agit de la première initiative militaire, mais elle concerne l’armée iranienne (qui travaille déjà avec ses homologues turques et pakistanaise pour défendre le Qatar) et non pas des Gardiens de la Révolution (qui se battent aux côtés des Syriens contre les jihadistes). L’Iran achemine également une aide massive aux réfugiés.

Le 19 septembre, ignorant les explications d’Aung San Suu Kyi [17] et profitant de l’Assemblée générale de l’Onu, Recep Tayyip Erdoğan réunit le groupe de contact de l’OCI pour demander à tous les États membres de suspendre tout commerce avec le Myanmar et pour demander au Conseil de sécurité de l’Onu de statuer [18].

Sortant enfin de l’ombre, l’Arabie saoudite affirma alors soutenir les Rohingyas discrètement depuis 70 ans et leur avoir déjà offert 50 millions de dollars d’aide durant cette période. Le roi Salmane y ajouta un don de 15 millions de dollars [19]. L’ambassadeur saoudien aux Nations unies à Genève, Abdulaziz ben Mohammed Al-Wassil, y mobilisa le Conseil des Droits de l’homme.

Oubliant les guerres qu’ils se livrent en Irak, en Syrie et au Yémen, la Turquie, l’Iran et l’Arabie saoudite, c’est-à-dire les trois principales puissances militaires musulmanes, se sont ressoudées par simple réflexe communautaire [20] et positionnées aux côtés des Rohingyas. Toutes trois ont désigné l’ennemi commun : le gouvernement de coalition de l’armée birmane et d’Aung San Suu Kyi.

Ce complet retournement de situation au Moyen-Orient a déjà eu un précédent : les guerres de Yougoslavie. En Bosnie-Herzégovine (1992-95) et au Kosovo (1998-99), les pays musulmans et l’Otan se battirent côte à côte contre les chrétiens orthodoxes liés à la Russie.

En Bosnie-Herzégovine, le président Alija Izetbegović s’entoura de l’États-unien Richard Perle, qui le conseilla au plan diplomatique et dirigea la délégation bosniaque lors des accords de Dayton. Il bénéficia au plan médiatique des conseils du Français Bernard-Henri Lévy, selon les dires de celui-ci, jamais démentis. Enfin, au plan militaire, il s’appuya sur les conseils du Saoudien Oussama Ben Laden qui organisa pour lui la Légion arabe et reçut un passeport diplomatique bosniaque. Durant le conflit, soutenu en sous-main par l’Otan, Izetbegović reçut publiquement l’appui de la Turquie, de l’Iran et de l’Arabie saoudite [21].

Le conflit kosovare débuta par une campagne terroriste de l’Armée de libération du Kosovo (UÇK) contre Belgrade. Les combattants furent formés par les forces spéciales allemandes sur une base de l’Otan en Turquie [22]. L’actuel chef des services secrets turcs, Hakan Fidan, fut l’officier de liaison avec les terroristes au sein de l’état-major de l’Otan. Il est aujourd’hui le chef du MIT, les services secrets turcs et le second personnage du régime. Au début de la guerre, 290 000 Kosovars fuirent la Serbie en trois jours pour se réfugier en Macédoine. Les télévisions occidentales montrèrent à loisir cette longue file de fuyards. Cependant, selon les quelques millions de Macédoniens qui les reçurent, il n’y avait aucune raison objective à cette migration largement encadrée par l’Otan. Peu importe, on utilisa ce déplacement de population pour accuser le président Slobodan Milošević de réprimer de manière disproportionnée la campagne terroriste touchant son pays, et l’Otan lui déclara la guerre sans autorisation du Conseil de sécurité.

Le sale travail qui se prépare étend le théâtre des opérations vers l’Est. Le Pentagone n’a pas la possibilité d’imposer une alliance turco-irano-saoudienne, mais il n’en a pas besoin. En Yougoslavie, ces trois États étaient coordonnés par l’Otan lorsqu’ils n’avaient pas de contacts directs. Cependant, le fait de se battre côte à côte en Birmanie va les contraindre à trouver des arrangements en Irak, en Syrie et au Yémen ; voire en Libye. Considérant la dévastation du Moyen-Orient et la persévérance des populations à résister, le Pentagone peut laisser cette région panser ses blessures pendant une décennie sans crainte d’y voir surgir la moindre capacité d’opposition à sa politique.

Au lendemain de la réunion du Conseil de sécurité posant les bases de la future guerre contre la Birmanie, le secrétariat d’État a informé le président Barzani que les États-Unis ne soutiendraient pas l’indépendance d’un Kurdistan en Irak. Le Pentagone ne peut en effet pas mobiliser la Turquie et l’Iran en Asie du Sud-Est tout en leur faisant un enfant dans le dos à leur frontière. Massoud Barzani qui s’était engagé sans retour pour le référendum d’indépendance devrait donc bientôt se retirer de la vie politique. D’autant que l’affichage des drapeaux israéliens à Erbil, massivement relayé par les chaînes de télévision arabes, perses et turques, lui a aliéné la totalité de ses voisins.

Si le scénario du Pentagone se poursuit comme on peut l’anticiper, la guerre contre la Syrie devrait se terminer faute de combattants, partis au loin, servir l’« Empire américain » sur un nouveau théâtre d’opération.

[1] Source : The Pentagon’s New Map, Thomas P. M. Barnett, Putnam Publishing Group, 2004. Analyse : « Le projet militaire des États-Unis pour le monde », par Thierry Meyssan, Haïti Liberté (Haïti) , Réseau Voltaire, 22 août 2017.

[2] « Myanmar : le Secrétaire général demande « une action rapide » pour mettre fin au « cauchemar » des Rohingya dans l’État de Rakhine », Compte-rendu du Conseil de sécurité, Onu, 28 septembre 2017. Référence : CS/13012.

[3] Le Royaume-Uni et les États-Unis ont déjà fait rédiger l’acte d’accusation du Myanmar, avant même les événements actuels : Countdown to Annihilation : Genocide in Myanmar, Penny Green, Thomas MacManus & Alicia de La Cour Venning, Queen Mary University of London, 2016. Persecution of the Rohingya Muslims ; Is Genocide Occurring in Myanmar’s Rakhine State ; a Legal Analysis, Allard Lowenstein, Yale University, 2016.

[4] « Birmanie : la sollicitude intéressée des États-Unis », par Thierry Meyssan, Abiad & Aswad (Syrie), Réseau Voltaire, 5 novembre 2007.

[5] The Burma Spring : Aung San Suu Kyi and the New Struggle for the Soul of a Nation, Rena Pederson, Foreword by Laura Bush, Pegasus, 2015.

[6] Neither Saffron Nor Revolution : A Commentated and Documented Chronology of the Monks’ Demonstrations in Myanmar in 2007 and Their Background, Hans-Bernd Zöllner, Humboldt-University, 2009.

[7] Burma/Myanmar : What Everyone Needs to Know, David Steinberg, Oxford University Press, 2013.

[8] Pour être plus précis, il y a eu des immigrés bengalis en Birmanie avant la domination britannique, mais l’immense majorité des Rohingyas descend des travailleurs déplacés par les colons. NdA.

[9] “Myanmar’s Rohingya insurgency has links to Saudi, Pakistan”, Simon Lewis, Reuters, December 16, 2016.

[10] “Speech by Aung San Suu Kyi at 71st UN General Assembly”, by Aung San Suu Kyi, Voltaire Network, 21 September 2016.

[11] Towards a peaceful, fair and prosperous future for the people of Rakhine, Advisory Commission on Rakhine State, August 2017.

[12] “We won’t Leave Rohingya Muslims Alone”, Presidency of the Republic of Turkey, September 1, 2017.

[13] “Rezaei urges Muslim states to defend Rohingya Muslims”, Mehr Agency, September 6, 2017.

[14] “Bangladesh offers Myanmar army aid against Rohingya rebels”, AFP, August 29, 2017.

[15] « Myanmar : le Guide critique les défenseurs des droits de l’homme », Leader.ir, 12 septembre 2017.

[16] “Iranian, Pakistani Top Military Commanders Stress Need for Ending Myanmar Muslims’ Plights”, Fars News, September 17, 2017.

[17] “Aung San Suu Kyi speech on National Reconciliation and Peace”, by Aung San Suu Kyi, Voltaire Network, 19 September 2017.

[18] « OIC Contact Group on Rohingya calls for UN Resolution on Myanmar », Organisation of Islamic Cooperation, September 19, 2017.

[19] « Le Serviteur des Deux Saintes Mosquées accorde un don de 15 millions de dollars aux réfugiés Rohingyas », Saudi Press Agency, September 19, 2017.

[20] The Rohingyas : Inside Myanmar’s Hidden Genocide, Azeem Ibrahim, Hurst, 2016.

[21] Comment le Djihad est arrivé en Europe, Jürgen Elsässer, préface de Jean-Pierre Chevènement, éditions Xenia, 2006.

[22] « L’UÇK, une armée kosovare sous encadrement allemand », par Thierry Meyssan, Notes d’information du Réseau Voltaire, 15 avril 1999.

11 Réponses to “Guerre impérialiste: recyclage des « djihadistes » mercenaires de l’empire au Myanmar ?”

  1. Comme d’hab, j’ai envie de dire avec TM, et de plus en plus, qu’il n’abonde que dans le sens le plus confortable pour beaucoup…
    Je relaye votre analyse, que je complèterai avec la réactivation de l’Opération Condor 2.0 que j’ai traité il y a peu, ainsi que l’analyse de TC sur le pivot Zunien en Asie, versus Zomia. Et surtout, je rappellerai l’allégorie du Bernard L’Hermite qui pourrait bien se choisir un nouvelle coquille en forme de pagode…
    Jo

    P.S. = Avez-vous lu les dernières visées de JLM qu’il propose un nouveau contrat anti-système ?

  2. la Cariatide Says:

    vu de france et des informations que l’on peut accaparer sur l’Internet, c’est illogique, absurde, stupide que l’Iran s’allie possiblement avec les saoudiens dans cette aventure guerrière.

    il n’y a personne pour expliquer aux dirigeants Iraniens que c’est, encore!, un plan des nord-américains?
    encore avec la turquie c’est compréhensible, ils sont voisins, il y a les kurdes qui colonisent les pays à la façon des colons sionistes des années 1920-1930..

    principe d’inconnaissance: on ne dispose pas de toutes les informations pour réellement comprendre ce qui se trame, les intentions des Iraniens, leur référentiel, leur agenda..

  3. C’est que des guerres de pétrole.
    Les Etats qui sont pour la persécution des Rohingyas sont tous impliqués dans des intérêts pétroliers dans la région où les Rohingyas habitent.

    La preuve la Chine utilise l’armée privée américaine pour sauvegarder ses intérêts pétroliers et gaziers:

    La Chine va demander l’aide de Eric Prince, ex PDG de Blackwater pour sécuriser sa route de la soie à Myanmar (Birmanie), et dans tous les pays d’Asie et l’Afrique où elle a des intérêts pétroliers et de gaz source http://www.globaltimes.cn/content/1038847.shtml

    « Des centaines de résidents ont protesté jeudi contre un projet de pipeline de pétrole soutenu par la Chine dans l’État de Rakhine de l’ouest de la Birmanie sur une compensation insuffisante et exige que le développeur du projet offre une meilleure infrastructure de transport et des salaires plus élevés pour les travailleurs locaux. Environ 400 personnes se sont rassemblées pour protester contre le projet Shwe Gas à Maday, au large de la ville de Kyaukpyu, dans la baie du Bengale, se plaignant également du fait que le projet avait contaminé les rivières dont les pêcheurs dans la région avaient dépendu de leurs prises. « Nous avons protesté aujourd’hui parce que nous voulons que le monde constate que le projet ne rend pas meilleure la vie des habitants locaux – cela n’a qu’à aggraver les choses », a déclaré le manifestant Tun Kyi

    Le projet Shwe Gas est une joint-venture entre la société nationale chinoise de pétrole de Beijing (CNPC) et la société pétrolière nationale Myanmar Oil and Gas Enterprise de Birmanie. Un conglomérat de deux autres entreprises de Birmanie, une autre société de Chine, deux entreprises d’Inde et une de Corée du Sud ont également une participation dans la joint venture South East Asia Gas Pipeline Co, Ltd (SEAGP). Tun Kyi a déclaré que les résidents avaient reçu un paiement de compensation pour seulement la moitié de la superficie expropriée pour le projet, y compris une montagne appartenant à des habitants de Maday Island. Mais les représentants de la CNPC ont affirmé que la société avait effectué le paiement intégral, a-t-il déclaré, ce qui suggère qu’une partie de la compensation n’a pas été comptabilisée

    « Les hommes d’affaires chinois traitent injustement les populations locales. Ils ont occupé plus de 400 acres [162 hectares] et nous avons reçu une compensation pour seulement environ 200 acres [81 ha] « , a-t-il déclaré. « Personne ne sait où le reste de la compensation est allé. Beaucoup de résidents ont perdu leur propriété.  » Les manifestants ont également voulu que l’entreprise construise une meilleure infrastructure de transport depuis la jetée de pétrole brut à Maday Island vers les villages voisins de Kyauttan, Ywarma et Panhteinse, et de fournir à la région de l’électricité avant de poursuivre son projet

    Tun Kyi a déclaré que les résidents ont poursuivi la manifestation jeudi même si les autorités ont refusé de leur donner un permis pour tenir le rassemblement. Ils ont demandé le permis en décembre de l’année dernière, at-il dit. Mais à la suite d’une réunion avec les représentants de la CNPC, les manifestants sont restés insatisfaits et ont décidé de poursuivre leur manifestation vers 21h00, en marchant à deux milles (3,2 kilomètres) du siège de la société dans la ville de Kyaukpyu, tandis que les autorités ont examiné. Nous avions entendu dire que nous serions fusillés si nous entrions dans le complexe CNPC, alors nous n’avons pas demandé à entrer. Nous nous sommes tenus debout devant le bureau criant: «Nous ne voulons pas CNPC» et «Nous résidents ne fermerons pas la bouche pour CNPC», a déclaré Tun Kyi.

    Environ 70% des résidents locaux sont des pêcheurs, mais nous ne pouvons même pas nous soutenir de cette façon parce que la CNPC a jeté des débris de la construction dans nos rivières « .

    En conséquence, de nombreux pêcheurs de la région sont allés travailler comme ouvriers dans les pipelines, mais ne font qu’environ 90 000 kyat (environ 100 dollars) par mois, dont 30 000 kyat (34 dollars US) sont conservés par les entreprises de construction pour les frais de restauration , selon un rapport du journal en ligne d’Irrawaddy. Bien que les contrats montrent que les travailleurs reçoivent 9 000 kyat (US $ 10) par jour, ils reçoivent effectivement seulement 3 000 kyat

    La CNPC construit deux pipelines pour le transport du pétrole acheté au Moyen-Orient et le gaz acheté dans le Shwe Bay en Birmanie en Chine, à partir de septembre. Chaque pipeline coûtera 2 milliards de dollars américains à construire. La Birmanie gagnera 7 millions de dollars américains par année en droits d’emprise annuels pour transporter le carburant sur son territoire. Le pipeline d’oléoducs vise à diversifier les routes chinoises d’importations de pétrole brut du Moyen-Orient et de l’Afrique et d’éviter le trafic à travers le détroit de Malacca. Des réservoirs de stockage de pétrole seront construits sur une île près de Kyaukpyu. Le projet Shwe Gas a créé une controverse de la même façon que le projet du barrage de Myitsone soutenu par la Chine dans l’état de Kachin en Birmanie il y a deux ans – des critiques qui ont mis en colère le régime qui a bénéficié au pays voisin du Nord tout en affectant négativement la vie des habitants locaux »

    http://www.rfa.org/english/news/myanmar/pipeline-04182013175129.html

    « Le projet gazier « Shwe Gas » voir carte http://www.rfa.org/english/news/myanmar/pipeline-04182013175129.html, qui a été mis partiellement en service en juillet 2013, établit de dangereux précédents et entraîne des violations des droits de l’homme notamment des confiscations des terres, de mauvaises conditions de travail, des atteintes à l’environnement, et l’exacerbation des tensions avec les minorités ethniques.

    C’est pourquoi de nombreuses voix s’élèvent pour en demander la suspension
    Le projet comprend aujourd’hui un port en eau profonde et 800 km de pipelines qui traversent la Birmanie jusqu’en Chine afin de couvrir ses besoins énergétiques : un gazoduc et un oléoduc acheminent du gaz naturel pompé à l’ouest de la Birmanie, et du pétrole brut venant du Moyen-Orient et de l’Afrique, à destination de la Province du Yunnan.

    Le projet est une joint-venture entre le groupe étatique birman très controversé, la Myanmar Oil and Gas Enterprise (MOGE)[1] et l’entreprise pétrolière nationale chinoise, la China National Petroleum Corporation (CNPC).

    L’entreprise sud-coréenne Daewoo International, a commencé à explorer les côtes birmanes à partir de 2000. En 2004, elle a découvert une grande quantité de gaz naturel dans le Golfe du Bengale et a signé un accord avec la CNPC. Celle-ci s’occupe maintenant de la vente et du transport des ressources. D’autres entreprises sud-coréennes chinoises et indiennes se sont associées au projet.

    Lorsque la construction du projet a commencé en 2009, les populations espéraient, comme le promettaient les entreprises, qu’il y aurait un impact positif sur l’emploi, les infrastructures, l’éducation, la santé etc. Ces espoirs ont vite été déçus.

    Le projet qui devrait rapporter 1,8 milliard de dollar US à la Birmanie chaque année, et près de 54 milliard sur 30 ans s’appuie sur un système de répartition des bénéfices totalement injuste, qui met de côté les communautés locales et qui est à l’origine d’impacts sociaux, économiques et environnementaux importants. »
    http://www.info-birmanie.org/shwe-gaz-un-projet-pharaonique-aux-consequences-devastatrices/

    « Le pétrole est-elle une raison pour le génocide de Rohingya en Birmanie?

    Les militants des droits de l’homme font remarquer que le nettoyage ethnique en Birmanie, qui est exacerbé par les dégagements des terres en raison des développements économiques entourant le gazoduc Shwe Oil / Gas, pourrait être imminent. Le pipeline de Shwe, qui ironiquement signifie Golden en Birmanie, devrait être ouvert plus tard cette année. Cela permettra au pétrole des pays du Golfe et à l’Afrique d’être pompé en Chine, en contournant une voie d’expédition plus lente à travers le détroit de Malacca. Il expédiera également du gaz de l’État d’Arakan de l’ouest de la Birmanie, au sud-ouest de la Chine.

    L’année dernière, il y a eu deux massacres contre les Rohingya, une minorité ethnique minoritaire qui habitent l’état d’Arakan, y compris le port stratégique de Sittwe, qui est le début du pipeline sur la côte birmane. Il existe des rapports crédibles selon lesquels l’armée birmane est impliquée dans le nettoyage ethnique. »
    http://priceofoil.org/2013/03/18/is-oil-one-reason-for-burmese-genocide/

    Dans cet article, ils parlent de l’arrestation des activistes Arakans qui s’opposent au projet du pétrole. Notez, que les Arakans sont les Rohingyas « The community professes itself as the descendants of people in precolonial Arakan and colonial Arakan; historically, the region was an independent kingdom between Southeast Asia and the Indian subcontinent »https://en.wikipedia.org/wiki/Rohingya_people, ce qui n’est pas bizarrement précisé dans l’article.

    « Les autorités de Birmanie devraient annuler les accusations contre des militants ethniques arakanais qui ont participé à des manifestations pacifiques contre des projets de pétrole et de gaz chinois

    Les personnes arrêtées lors de l’assemblée pacifique sont: Tun Kyi, 33, Aung Thein Tun, 44, Tun Khin Nu, 36 et Maung Phu Thee, 32, tous du village de Ywama; Maung Maung Sun, 32 ans, et Maung Maung Soe, 30 ans, du village Prein; Maung Maung Myint, 36, Maung Yin Hla, 38 ans, et Maung Myo Naing, 32 ans, du village de Kyauk Tann; et Tin Oo Kyaw, 40 ans, du village de Pann Tein Seay

    De nombreux villageois sur l’île de Maday et dans tout le corridor du pipeline vers la Chine auraient perdu leurs terres en raison du projet et ont reçu une compensation insuffisante ou sans compensation, suscitant des inquiétudes au sujet de leurs moyens de subsistance à long terme dans le deuxième état le plus pauvre de Birmanie

    Au cours de la dernière année, les autorités birmanes ont arrêté et poursuivi des militants des droits fonciers (s’opposant à l’accaparement des terres) , des militants antiminérants (s’opposant au projet des mines pétrole gaz) et des militants de la paix qui cherchent à mettre fin à la violence dans les régions ethniques de Birmanie

    La protestation de l’île de Maday impliquait plusieurs centaines de villageois arakanais qui cherchaient à faire connaître et à réclamer une action sur leurs griefs contre un projet majeur visant à extraire du gaz naturel des champs de Shwe au large des côtes de la Birmanie, un port de haute mer et des pipelines Arakan State à la province de Yunnan en Chine. Ils affirment qu’ils supporteront de manière disproportionnée les coûts du projet, qui devrait être opérationnel cette année, pour peu d’avantages. La police a arrêté 10 manifestants pour avoir violé l’article 18 de la loi de l’Assemblée pacifique, qui exige un permis pour les manifestations

    Les autorités ont déclaré aux requérants que leur demande avait été rejetée parce que Maday Island était en état d’urgence

    le gouvernement est responsable des crimes contre l’humanité et du «nettoyage ethnique» en cours des musulmans Rohingya dans l’État d’Arakan

    La plupart des résidents de l’île de Maday s’appuient sur l’agriculture et la pêche pour leurs moyens de subsistance et ont exprimé leurs préoccupations quant à la dégradation environnementale potentielle associée aux projets de développement industriel. les Arakans locaux a déclaré à Human Rights Watch qu’ils craignaient de supporter le poids des impacts négatifs du projet de gaz et de ne tirer aucun bénéfice – puisque les utilisateurs finaux du gaz seront au Yunnan, en Chine. « Le gaz va en Chine », a déclaré un ancien arakanais à Sittwe en juin 2012. « Où est l’électricité ici? Où est le développement ici? C’est un problème. » »
    https://www.hrw.org/news/2013/05/11/burma-china-led-oil-gas-projects-spark-arrests

    Si des éléments de ce message vous intéressent, vous pouvez le mettre en article.

    • on l’a sous le coude pour traduction depuis fin septembre… dans les grandes lignes, on est d’accord avec ce qui est dit.
      Poutine est un successeur de la lignée commencée avec e financement de la révolution bolchévique de 1917, mais il a quand même mis un frein pour ne pas dire un coup d’arrêt au pillage de la Russie après l’effondrement de l’URSS. Eltsine dans ce qui peut être considéré comme un sursaut de conscience lui a demandé en passant la main de « sauver la Russie », ce qu’il fait, ceci dit, nous pensons qu’il se situe d’un côté plus multilatéral de l’étatisme, s’il était du côté du NOM, il aurait laissé la Russie se faire complètement absorbée par l’empire et les oligarques. Poutine joue un jeu extrêmement difficile car en permanence sur le fil du rasoir…

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