Médias, Rojava, censure et propagande ou le maquillage d’une trahison…

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Tout “Le Monde” déteste le PKK

 

Pierre Bance

 

21 septembre 2017

 

url de l’artice:

http://www.autrefutur.net/Tout-Le-Monde-deteste-le-PKK 

 

En juin 2017, Pierre Bance, auteur de « Un Autre Futur pour le Kurdistan ? » contactait Le Monde. Après lui avoir réservé une tribune libre sur le Rojava, le quotidien rejetait sa publication… Retour sur cette censure.

Le 13 juin 2017, j’envoyais au quotidien Le Monde une tribune libre avec pour titre « Après Rakka, l’ambition démocratique de la Fédération de la Syrie du Nord ». Son objet était de montrer que la conquête de Rakka par les Forces démocratiques syriennes n’est pas seulement une opération militaire, mais qu’elle porte aussi le projet politique d’installer, dans la Syrie septentrionale, un système fédéral basé sur des communes autonomes. Cette « auto-administration démocratique », phase préalable au confédéralisme démocratique du leader kurde Abdullah Öcalan, lui-même inspiré par le municipalisme libertaire du philosophe américain Murray Bookchin, est déjà une réalité dans les trois cantons du Kurdistan de Syrie (Rojava). Elle est actée dans deux documents de nature constitutionnelle. Le premier qui date du 14 janvier 2014 est connu sous le nom de Charte du Rojava. Le deuxième en date du 29 décembre 2016 renforce le fédéralisme avec pour vocation de l’étendre aux territoires libérés. D’où son nom, Contrat social de la Fédération démocratique de la Syrie du Nord. Comme vous pourrez le lire ci-dessous en annexe, ce libre propos n’est pas une apologie du projet, les critiques qui peuvent lui être adressées comme les interrogations qu’il soulève ne sont pas cachées.

Le 14 juin, Le Monde me répond qu’il souhaite réserver cet article et « qu’une date sera fixée pour sa parution dans le quotidien et, ou, sur son site ». Mais, le 25 juin, c’est une tribune de Jean-Pierre Filiu intitulée « Le vrai visage des libérateurs de Rakka » que Le Monde publie sur la page « Débats » de son site [1]. Je signale aussitôt aux journalistes du Monde que pour nourrir le débat, il serait bon de publier mon texte en contrepoint car il propose une toute autre lecture du contexte kurde.

  • Le personnage Filiu et sa relation avec Le Monde méritent qu’on s’y arrête un instant. Ce spécialiste des pays arabes, professeur à Science Po, membre de divers cabinets ministériels socialistes dont celui de Lionel Jospin entre 2000 et 2002, s’est pris de passion pour les révolutions arabes, spécialement pour l’opposition démocratique syrienne bien que celle-ci ne représente qu’elle-même et la fantomatique Armée syrienne libre. Concomitamment, Filiu s’est pris d’aversion envers le Mouvement révolutionnaire kurde en général, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et son organisation sœur en Syrie, le Parti de l’union démocratique (PYD) en particulier [2]. Le soutien aux premiers n’impliquait pas, au premier regard, la détestation des seconds. Or, l’homme ne se contente pas de critiquer les Kurdes, ses propos frôlent le délire complotiste quand il voit la main malfaisante du PKK partout. Pour s’en convaincre on regardera ses tribunes publiées, plus souvent qu’à leur tour, dans la page « Débats » du Monde.fr. Le Monde qui en fait d’ailleurs sa référence préférée pour le Proche-Orient [3]. Outre sa dernière livraison, « Le vrai visage des libérateurs de Rakka », précitée, on lira avec délice jusqu’où peut conduire l’enferment idéologique dans « La question kurde dans l’impasse » [4] et la sottise en politique dans « Comment le PKK de Cemil Bayik a trahi les Kurdes de Syrie ». Écrits tous démentis par les faits, [5].

Cela étant, ma tribune n’est pas publiée en réponse. Je laisse passer les vacances et relance Le Monde le 4 septembre lui demandant les raisons de son abstention. Je fais valoir que le sujet est plus que jamais d’actualité. Les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont étendu leur territoire, libérant le canton d’al-Shabba, la région de Mambij et celle de Rakka, encerclant la ville sur le point de tomber, tout en faisant une percée vers Deir ez-Zor. Que, par ailleurs, la Fédération démocratique de la Syrie du Nord a réorganisé son administration en conséquence et que des élections se dérouleront dans quelque quatre mille communes le 22 septembre, et sont prévues aux assemblées des six cantons le 3 novembre, des trois régions et de la Fédération le 29 janvier 2018. Aucune réponse de la rédaction du Monde.

Comment ne pas conclure à une censure ? Certes Le Monde est libre de publier les tribunes qu’il veut, mais il perd cette liberté une fois qu’il s’est engagé sur leur parution. Pourquoi alors cette décision de retrait et ce silence ? Certes, dans mon livre Un autre futur pour le Kurdistan. Municipalisme libertaire et confédéralisme démocratique [6], je reconnais ne pas avoir été tendre pour un journaliste du Monde, Alan Kaval.

  • J’ai dit que certains écrits d’Alan Kaval pourraient l’avoir été par une agence de presse pro-gouvernementale turque [7]. Kaval, qui connaît bien son sujet, n’ignore pas que le PKK a abandonné le marxisme-léninisme pour « son idéologie propre » [8] mais jamais il ne précise honnêtement le projet du confédéralisme démocratique, car un tel exposé ruinerait ses dénigrements. Tout est ramené à des « fantasmes utopiques » [9], une intention démocratique qui « masque mal la mainmise du parti sur les institutions et l’éviction de ses rivaux  » [10] quand il ne se lance pas dans une (perfide) présentation de ce qu’il qualifie d’« assemblage labyrinthique » : « En se retirant de la région, le régime a permis au mouvement kurde de se servir des territoires passés sous son contrôle pour imposer son modèle, celui dit de “l’autonomie démocratique”, la grande idée théorique d’Abdullah Öcalan. Elle est censée aboutir, selon la vulgate diffusée par le PKK, à la construction d’un “système politique sans État où la société se gouverne elle-même”. Sa mise en pratique se traduit concrètement par la construction d’un assemblage institutionnel labyrinthique composé de “maisons du peuple”, de communes, de municipalités, d’assemblées locales, de comités divers et de ministères autoproclamés, où tous les postes à responsabilités sont soumis à une règle de parité stricte entre hommes et femmes. En réalité, chacune de ces institutions, prétendument représentatives, est noyautée par des cadres du PYD, qui ont fait leurs armes au sein du PKK face à l’armée turque durant les décennies précédentes. » [11].

Mais Filiu et Kaval ne sont pas les seuls à abhorrer le PKK, à s’obstiner à voir en lui une organisation nationaliste, autoritaire et terroriste.

  • Quelques exemples. Marie Jégo, correspondante permanente du Monde à Istanbul, continue de qualifier le PYD et le PKK d’organisations marxistes [12] et Alain Frachon, spécialiste du Proche-Orient, de partis marxistes-léninistes [13]. Erdogan pourra aussi remercier Louis Imbert qui explique que les Forces démocratiques syriennes sont une alliance « dominée par les cadres issus du PKK » [14] et encore Pierre Breteau qui écrit à peu près la même chose en s’appuyant sur Jean-Pierre Filiu [15]. Enfin, et c’est tout dire de la philosophie générale du journal, dans un récent éditorial à propos du procès de journalistes turcs, Le Monde écrit : «  À qui fera-t-on croire que ces femmes et ces hommes, patriotes responsables, ont maille à partir avec le terrorisme que pratique le mouvement kurde PKK ? » [16].

Y aurait-il un lobby anti-PKK au Monde qui serait intervenu pour stopper la publication de ma tribune préalablement décidée par des imprudents ? Sans doute non, mais plus certainement un groupe de pression qui se fédère naturellement autour de préjugés.

Ainsi, les lecteurs du Monde, s’ils n’ont pas eu la curiosité d’aller voir ailleurs, ne sauront rien de la société sans État des Kurdes. Un projet nouveau pour un Proche-Orient nationaliste, étatiste et si peu démocratique, un projet qui s’adresse également à toute l’humanité. Même si tout n’est pas rose au Kurdistan, loin de là, et je renvoie encore à Un autre futur pour le Kurdistan comme à la tribune ci-dessous, il y a beaucoup à apprendre de l’expérience de la Syrie du Nord, non seulement pour les révolutionnaires tombés dans un trou noir mais pour tous ceux qui, à gauche, souhaitent se libérer du carcan partidaire et étatique. Le vieux monde de la démocratie représentative n’est pas une fatalité. La Commune n’est pas morte, le Mouvement kurde le prouve en Syrie et en Turquie.

Aussi, pour conclure et préciser mon propos, je ne dirai pas que « Tout « Le Monde » déteste le PKK », mais bien que « Tout Le Monde déteste la démocratie directe ».

Paris, le 20 septembre 2017

La tribune censurée par Le Monde.

Après Rakka, l’ambition démocratique de la Fédération de la Syrie du Nord

En entrant dans Rakka, les Forces démocratiques syriennes (FDS), alliance de milices kurdes et arabes, ne libèrent pas seulement la population de la dictature et de l’obscurantisme, elles lui proposent l’adhésion à une société progressiste fondée sur le fédéralisme. Leur ambition démocratique est inscrite dans deux textes de nature constitutionnelle : la Charte du Rojava du 29 janvier 2014 appliquée dans les cantons kurdes de Syrie et le Contrat social de la Fédération démocratique de la Syrie du Nord adopté par une assemblée multi-ethnique le 29 décembre 2016. Comme elles le furent pour les soldats de l’an II, les idées émancipatrices expliquent mieux la bravoure des miliciennes et miliciens, que la soif d’exploits militaires ou de conquêtes territoriales.

Rappelons-nous. Au début des années 2000, Abdullah Öcalan et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) firent le constat d’une double impasse : le marxisme-léninisme n’est pas une idéologie en mesure de répondre à la modernité capitaliste ; la guerre de libération nationale pour fonder un État-nation kurde est sans issue. S’inspirant des travaux d’un philosophe américain, Murray Bookchin, fondateur de l’écologie sociale et théoricien du municipalisme libertaire, ils imaginent le confédéralisme démocratique. À la faveur de la révolution syrienne de 2011, les révolutionnaires du Kurdistan de Syrie avancent cette théorie et mettent en place de nouvelles institutions civiles et politiques. Chaque communauté ethnique, culturelle, économique, professionnelle, politique… a la possibilité de s’organiser en conseils autonomes lesquels s’unissent au sein de la commune d’un village ou d’un quartier. Les communes se fédèrent aux divers niveaux utiles à la gestion des affaires collectives en observant une stricte parité entre les femmes et les hommes, en garantissant la représentation des minorités. On ne crée pas un État nouveau, on marginalise l’idée même d’État en étendant le champ des autonomies, en s’appropriant ses missions de service public (santé, éducation, infrastructures, transports, énergie, etc.) et en réduisant le plus possible ses fonctions régaliennes. Par exemple, le maintien de l’ordre public et la justice de proximité sont assurés par les citoyens eux-mêmes. Comme l’État est progressivement subverti par la commune, le capitalisme le sera par une économie sociale, écologique et autogérée, initiée par les coopératives de producteurs et de consommateurs. L’utopie prend vie au Rojava (Kurdistan de l’Ouest). Elle s’étend aujourd’hui dans tout le Nord de la Syrie et se présente comme une solution pour la paix au Proche-Orient.

On se doute que mettre en œuvre ces fichues idées, droit venues de la Commune de Paris, n’est pas chose facile avec Bachar al-Assad en embuscade, avec une lutte intense contre l’État islamique, contre les milices nationalistes ou djihadistes de l’opposition syrienne et les menaces récurrentes d’invasion du gouvernement turc. Comment un tel contexte de guerre n’exacerberait-il pas les contradictions ? La Charte du Rojava et le Contrat social de la Syrie du Nord, en maintenant les institutions d’une démocratie occidentale avec la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, ne consacrent pas le modèle fini de démocratie directe qu’ils invoquent, même si le gouvernement se nomme pudiquement « auto-administration démocratique » parce qu’il estime que son seul devoir est d’exécuter les directives venues d’en bas, des communes. L’organisation sur un mode représentatif, en septembre et novembre, des élections locales puis, en janvier 2018, des élections régionales et nationales, n’est pas non plus une preuve de démocratie directe. On objectera encore que le Parti de l’union démocratique (PYD) est omniprésent dans les institutions politiques, civiles et militaires, qu’une petite-bourgeoise s’installerait volontiers au pouvoir, que les Unités de protection du peuple (YPG, YPJ) et les FDS sont plus proches d’une armée classique avec son décorum militariste que des milices anarchistes de la guerre d’Espagne, que la propriété privée des moyens de production et d’échange n’est pas remplacée par l’autogestion généralisée, etc. L’autonomie démocratique du Nord de la Syrie n’est pas encore le confédéralisme démocratique où l’État n’a plus de légitimité parce qu’il n’a plus d’utilité, elle est une phase intermédiaire d’État fonctionnel nécessitée par les contraintes géopolitiques.

Il reste qu’elle est porteuse d’espoir et à ce titre mérite attention. Que le Mouvement pour une société démocratique (TEV-DEM), fédération des communes et commu-nautés diverses, assure le fonctionnement de la société civile et régule l’économie. Que la plupart des porteurs de délégations, de mandats, de missions ou de commandements, Kurdes, Arabes, Assyriens ou Turkmènes manifestent la volonté de vivre ensemble, en paix, pour aller vers « cette étrange unité que se dit multiple » que Gilles Deleuze et Félix Guattari dans Mille plateaux n’imaginaient pas qu’elle fleurirait au cœur de ce Proche-Orient si peu libertaire.

Pierre Bance

Docteur d’État en droit, ancien directeur des éditions Droit et Société. Auteur d’Un autre futur pour le Kurdistan ? Municipalisme libertaire et confédéralisme démocratique, Les Éditions Noir & Rouge, février 2017, 400 pages.

Texte libre de droits avec mention de l’auteur : Pierre Bance, et de la source : Autre futur.net, espace d’échanges pour un syndicalisme de base, de lutte, autogestionnaire, anarcho-syndicaliste, syndicaliste révolutionnaire (www.autrefutur.net).

[1] Le Monde.fr, 25 juin 2017 (http://filiu.blog.lemonde.fr/2017/06/25/le-vrai-visage-des-liberateurs-de-rakka/). Lire la réponse cinglante et argumentée d’André Métayer sur le site des Amitiés kurdes de Bretagne (http://www.akb.bzh/spip.php?article1217)

[2] Voir la notice que consacre Wikipédia à Jean-Pierre Filiu (https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Filiu).

[3] Pas moins de six mentions entre juillet 2017 et aujourd’hui, sans compter les rappels fréquents à son blog en page d’accueil (http://lemonde.fr/recherche/?keywords=filiu&page_num=1).

[4] Le Monde.fr, 30 avril 2017 (http://filiu.blog.lemonde.fr/2017/04/30/la-question-kurde-dans-limpasse/)

[5] Le Monde.fr, 4 septembre 2016 (http://filiu.blog.lemonde.fr/2016/09/04/comment-le-pkk-de-cemil-bayik-a-trahi-les-kurdes-de-syrie/).

[6] Noir et Rouge, 2017, 400 pages (http://www.autrefutur.net/Un-Autre-Futur-pour-le-Kurdistan).

[7] Un autre futur pour le Kurdistan, page 180, note 717. Est plus spécialement visé un article, « La guerre perdue du PKK », paru dans Le Monde du 25 septembre 2016,

[8] « Les Kurdes préparent l’après-EI à Rakka », Le Monde, 30 août 2017. Malgré le titre de l’article, on ne saura rien de ce que préparent les Kurdes sinon des manœuvres de couloir avec les tribus arabes et, toujours, sous le contrôle sans partage du PKK.

[9] « Kobané, “ville musée” de la résistance kurde », Le Monde, 24 mai 2016.

[10] « Les Kurdes, combien de divisions ? », Le Monde diplomatique, novembre 2014

[11] « Les Kurdes, combien de divisions ? », Le Monde diplomatique, novembre 2014

[12] « Les Kurdes de Syrie voient l’intervention russe d’un bon œil », Le Monde, 3 octobre 2015.

[13] « Poutine s’en va-t-en guerre », Le Monde, 2 octobre 2015.

[14] « De l’Irak au Liban, l’organisation État islamique seule sur tous les fronts », Le Monde, 26 août 2017.

[15] « Syrie : jour par jour, les combats pour la reprise de Rakka en cartes », Le Monde, 27 juillet 2017.

[16] « Les procès du Bosphore », éditorial du Monde du 26 juillet 2017.

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41 Réponses to “Médias, Rojava, censure et propagande ou le maquillage d’une trahison…”

  1. la Cariatide Says:

    les kurdes ne sont que des proxy, c’est clair. pas d’équivoque!

    le monsieur oublie de parler des conseillers militaires nord-américains.
    dans les faits, ce sont les militaires nord-américains qui décident.

    il y a l’histoire récente, qui n’est pas certaine.
    http://www.voltairenet.org/article198045.html

    maintenant la situation est claire:
    http://www.moonofalabama.org/2017/09/syria-us-centcom-declares-war-on-russia.html

    et je vous figure que moonofalabama est objectif, comparé à meyssan qui n’apprécie pas les kurdes 😉

    oh, ce matin les kurdes miaulent sur l’internet: la Russie aurait balancé des obus sur leurs positions du côté de Deir-Ez Zor.

    de la part du commandant Syrien qui a résisté 3 ans face aux mercenaires de l’émirat islamique:

  2. la Cariatide Says:

    les relations entre les kurdes à l’ouest de la Syrie et la Syrie sont parait-il meilleures que les relations entre les proxy nord-américains et la Syrie du côté de deir ez zor.. étrange.

    le monsieur oublie que la Syrie n’a pas à accepter que les kurdes proclament leur propre société, donc à la fin la force fera le droit.
    ce sera beau sur le frontispice des batiments:

    le Rojava par et pour l’empire nord-américain, étant donné qu’il ne sera possible qu’avec la protection militaire des nord-américains..

    l’impression que vous avez fait machine arrière sur le rojava: pourquoi continuer de défendre un projet hacké par les nord-américains? sans aller jusqu’aux positions de meyssan, les faits récents sur le terrain démontrent que les kurdes syriens se mettent à dos la Syrie, son armée, son peuple..

    • là est bien aussi le pb: quiconque affirme que « la force fait le droit » mérite certainement qu’on lui botte le cul… 😉 typique de l’État. Les Kurdes n’ont pas à accepter d’être dans un État dans lequel ils ne se reconnaissent pas, la Syrie est une état factice, dont les frontières sont des résidus coloniaux.
      Ceci dit, les Kurdes devraient rester dans leur zone et coopérer avec leurs voisins. Tout comme la question palestinienne qui est bien plus récente, la question kurde n’a jamais été résolue, elle n’a même seulement jamais été posée par les puissances coloniales…
      A notre sens, il faut faire attention et ne pas faire d’amalgame facile ou tentant.
      Si les Kurdes « irakiens » sont des proies de l’empire depuis des lustres. Les Kurdes du Rojava le sont devenus possiblement récemment (2015-16) par trahison interne. Le pouvoir n’est manifestement plus du ressort des assemblées populaires du Rojava et comme nous l’avons expliqué, le « contrat social » représente par écrit la trahison du Confédéralisme Démocratique.
      Le but de las manœuvre est pour l’empire de pouvoir fusionner à terme les deux « kurdistans » sous une bannière ´´étatique qu’il contrôle. Ceci ne pouvait pas se faire avec le CD tant la différence politique entre le Rojava et la « zone mafieuse Barzani » était énorme. La nuance est importante.
      Ceci dit, oui, dans l’état actuel des choses, la sympathie ne va plus aller aux Kurdes et comme nous l’avons dit, ce sera encore et toujours le peuple qui paiera les pots cassés… comme d’Habitude, il a été trahi, comme la révolution espagnole l’a été également.
      En clair, il est possible, souhaitable, de soutenir le Confédéralisme Démocratique dans son format originelle, mais il est impossible et inacceptable de soutenir le « contrat social du rojava » qui est une trahison du premier.

      • la Cariatide Says:

        vous n’aimez pas que la force fasse le droit? pourtant c’est ce que vous préconisez: que les populations débranchent le système. et vous pensez que le système, ici l’État, va laisser une partie de la population développer une alternative?
        déjà, rien que par principe, par idéologie, tous les tenants du système étatico-capitaliste attaquent, détruisent toute tentative, toute intention de sécession..
        il n’y a que les indiens du chiappas qui résistent, mais ils ne sont pas, à l’évidence, une menace pour l’État mexicain.

        donc la seule solution c’est que la force du mouvement des peuples abattent le capitalisme, les sociétés transnationales qui détruisent la planète. donc il faut être suffisamment nombreux, donc la force fait, fera le droit, un jour.
        pas aujourd’hui, *les gens* n’ont pas conscience. même ceux qui se réclament d’un référentiel politique anarchiste/anarchique n’ont pas conscience de la réelle nature de la guerre en Syrie alors à quoi bon jouer au rebelle de pacotille? 🙂

        *les kurdes n’ont pas à accepter d’être dans un État dans lequel ils ne se reconnaissent pas*

        et si l’État Syrien n’accepte pas que les kurdes fassent sécession? la population syrienne soutient Al-Assad je vous rappelle: les plus grandes manifestations de 2011 était en faveur, pour démontrer le soutien au pouvoir d’Al-Assad.
        nul doute qu’en 2017 la population Syrienne est bien au courant des enjeux d’une sécession des kurdes.

        même sans trahison interne récente des leaders ypg/sdf, est-ce que la Syrie doit accepter que 25% du territoire prenne son indépendance?

        • Il faudrait qu’ils en discutent ensemble, sans intermédiaire, et certainement pas les Yankees on est bien d’accord.
          Les Kurdes sont forcés de vivre dans une « diaspora » qu’on leur a imposée au fil des colonisations. L’état syrien actuel, comme on l’a dit, résultant du morcellement colonial n’a pas plus de légitimité que tout autre État, que les Kurde. La « volonté » étatique imposée par la force est la « force faisant le droit » et elle est illégitime, clair et net.
          Ce que tu mentionne plus haut est la « force » du nombre, mais qui ne serait que la résultante d’un mouvement d’éveil, de spontanéité qui mènerait au tsunami d’une révolution sociale. Dans ce cas, il ne faut pas un grand nombre, mais un nombre conséquent de personnes qui refusent de jouer le jeu faussé étatique et s’y tiennent, changeant d’attitude et embrasant les associations libres se confédérant entre elles, ce qui rend de facto les institutions obsolètes et caduques. Pas vraiment besoin de violence. La violence viendra elle TOUJOURS de l’État oui, tu l’as dit, qui a pour fonction de protéger l’oligarchie et les privilégiés du système dominant de la division. L’oligarchie, comme le morpion de base, s’accrochera, mais finira par céder devant la résilience du nouveau paradigme social.
          Il n’a jamais été dit ni écrit nulle part que le CD s’imposerait au reste de la Syrie par les armes. Au contraire, le but avoué et écrit d’Ocalan est de rendre le CD si populaire et en faire une telle réussite, qu’il gagnera les esprits des gens alentour.
          bien sûr que les Syriens défendent Assad, ils n’ont eu que ça à se raccrocher et n’ont aucune idée d’une alternative à l’état pour la vaste majorité. Il suffirait de leur donner à lire massivement le projet du CD et de leur demander s’ils considéreraient de le mettre en place dans la société syrienne, sans rien à voir avec les Kurdes pour voir. a part quelques étatistes indécrottables, il y a fort à parier que bien des gens considéreraient la proposition. Mais voilà… personne ne permettra sa diffusion généralisée.
          Partout les gens font des choix politiques non informés dans le sens où ils n’ont pas tous les éléments en main pour prendre une décision éclairée… C’est un des buts de l’État, filtrer, censurer, aseptiser, mentir pour maintenir le consensus du statu quo oligarchique, à savoir le TINA de Thatcher déjà: There Is No Alternative… Il n’y a pas d’alternative à l’état. Martelé sans cesse sous des formes variées ce qui jusqu’ici maintient les gens (partout hein, pas seulement les Syriens, c’est général) dans l’illusion démocratique, l’illusion sécuritaire.
          On dit simplement… Donnez honnêtement toutes les options politiques aux peuples et laissez-les choisir.
          Cà c’est dangereux et subversif et le système a pour mission de ne rien laisser transparaître d’autre.
          Il est bien évident que cela est encore pire en situation de guerre ou de trouble extrême. Pourquoi crois-tu que partout l’oligarchie entretient le chaos, la guerre et la misère à des degrés divers ?

  3. Votre texte de Thoreau, juste après (et je vous soupçonne de l’avoir fait exprès, me trompe-je) permet de bien comprendre pourquoi, ici, les kurdes, n’ont pas à accepter d’être dans un État dans lequel ils ne se reconnaissent pas.
    Et donc, ceci explique cela.
    Et l’on comprend mieux aussi pourquoi Meyssan livre de telles analyses, comme la dernière qu’a relevé La Cariatide juste avant, mais c’est récurant chez Meyssan, notamment sur ce sujet.
    Et comme je l’avais souligné, l’an dernier dans ce billet ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/06/03/letat-a-abattre/

    Dans lequel vous précisiez déjà ceci : Ce qui se passe au Rojava et en Turquie avec le PKK est d’une IMPORTANCE CAPITALE pour la suite des évènements. Soutenir le PKK et Ocalan aujourd’hui dont la représentante officielle est Asya Abdullah, dont le but n’est pas (plus) de créer un état kurde, mais un confédéralisme démocratique autonome et anti-étatique, ce que quelqu’un comme Thierry Meyssan par exemple, refuse malheureusement de rapporter, puisque pédalant pour les forces étatiques…

    Et j’avais pour ma part relevé la contradiction, pour ne pas dire le ridicule, de l’affirmation de Meyssan.
    Et là, avec ses derniers billets sur le sujet, il confine à l’absurde.
    Et donc, on sait à quel jeu il joue, non ?
    Jo

    • oui et ce n’est pas une surprise. Meyssan a d’autres qualités par ailleurs quand même, simplement on peut voir ses limites oui… elles sont celles du moule, du moins d’un certain moule. 😉

      • Oui absolument.
        Ses analyses politiques aussi bien sur Sarkozy, que Pasqua & la French Connection. La bio de Hollandouille après son élection et celle de Macaron : Kadima, excellentes.
        Les derniers évènements (ce que j’en lis) avec JLM qui a conclus son discours d’insoumis en demandant aux insoumis de veauter pour lui en 2022, mais surtout Macron qui scénarise à l’américaine les signatures des Lois, ordonnances et autres démontrent que tout ce m’est en place et comme prévu.
        Et ça ben ça fout les j’tons quand même, car on est encore trop peu.
        Et la lecture du dernier Shamir ferait chialer Rambo, à mon sens…

  4. Les FDS encadrés par les troupes US partis d’Hassaké au nord-est de la Syrie vers Deir-Ez-Zor ont-ils des liens avec le Rojava? Même structuration politique? (Apparemment ils ont eu la route grande ouverte par DAESH!) Si oui curieux pour des gens se disant anarchistes d’obéir aux injonctions d’un état agresseur comme les US. On peut se demander si les FDS ne sont pas à la recherche de ressources pétrolières (abondantes dans cette région) précisément pour créer un état tout ce qu’il y a de plus banal… sous parapluie américain!

    • et instrumentalisé par les amerloques, oui, c’est très possible. Faudrait voir les connexions de ces groupes, difficiles à dire, les infos de l’intérieur étant inexistante.. sauf celle bien sûr fournie par l’empire…

  5. la Cariatide Says:

    point de vue d’un cadre officiel de Damas:

    pas d’équivoque:
    https://www.globalresearch.ca/why-a-kurdish-enclave-in-syria-is-a-very-bad-idea/5519109

  6. la Cariatide Says:

    http://www.voltairenet.org/article198042.html#nh8

    *mais puisqu’on nous dit que ce « kurdistan indépendant » est un projet kurde, pourquoi en douterions-nous ?*

    c’est toujours embêtant lorsque l’agenda impérial nord-américain coïncide avec ce qu’il se passe sur le terrain 😉

    entre cet article et le rapport de la DIA de 2012..

    http://www.judicialwatch.org/wp-content/uploads/2015/05/Pg.-291-Pgs.-287-293-JW-v-DOD-and-State-14-812-DOD-Release-2015-04-10-final-version11.pdf

    • l’affaire Barzani et du « kurdistan » d’Irak est une fumisterie depuis son premier jour… Ce n’est pas récent.
      Cette affaire entraîne l’autre projet, celui du CD, dans le vortex de la malfaisance impérialiste. Bien triste tout çà même si en l’occurence, vu la circonstance des enjeux géostratégiques impérialistes dans la zone, c’était prévisible, par contre, il est décevant de voir la structure même du CD se faire rouler dans la farine…

      • Voici la preuve absolu que vous avez raison ;
        https://french.almanar.com.lb/586958
        Des activistes sur les réseaux sociaux ont révélé la présence du militant français sioniste Bernard-Henry Levy dans le Kurdistan irakien durant le référendum sur la séparation organisé le 25 septembre dernier.

        Il se trouvait plus particulièrement dans le bureau de vote où ont voté le vice-président du parti démocratique du Kurdistan Nijervane al-Barazani et les membres de sa famille, avec lesquels il entretient des relations intimes.
        =*=
        Et après on va dire qu’on psychotte !

  7. Il faut noter aussi, qu’on a pu lire ceci il y a 1 jour ou 2 : https://fr.sputniknews.com/international/201709261033225544-kurdistan-reserves-petrole/
    Le sous-sol du Kurdistan renferme environ 3 % des réserves mondiales de pétrole, soit environ 50 milliards de barils, a annoncé à Sputnik Dmitri Marinchenko, directeur du groupe responsable des études sur les ressources naturelles et les matières premières à l’agence de notation financière internationale Fitch Ratings.
    =*=
    C’est comme le gisement gazier découvert en mer de Gaza et qu’Israël a appelé Léviathan !
    Comme quoi, y’a pas de hasard…

  8. la Cariatide Says:

    meyssan et d’autres expliquent bien que ce qu’il s’est passé dans le nord de l’irak risque de se reproduire en syrie: le remplacement ethnique sur tout un territoire, lentement, parfois avec violence.
    barzani est l’allié objectif d’isis depuis 2014 avec toutes les terres que ses soldats ont accaparé!

    des leaders militaires irakiens (chiites) ne font pas dans l’équivoque:
    https://french.almanar.com.lb/587299

  9. Cet article de Meyssan : http://www.voltairenet.org/article198042.html

    Qui conclu ainsi : Mais puisqu’on nous dit que ce « Kurdistan indépendant » est un projet kurde, pourquoi en douterions-nous ?

    Dommage qu’il est autant cassé du sucre sur le dos d’AO et qu’il s’obstine (à mon sens) à nier l’existence du CD.

    • la Cariatide Says:

      parce que meyssan
      ne regarde que les faits, pas les proclamations, c’est ainsi qu’il traite la situation TheDonald,
      roule clairement pour la Syrie, l’Iran, la Russie, Hezbollah, anti-impérialisme oblige.

      question: quelle serait sa position si l’Iran d’ici 25ans se lançait dans des opérations impérialistes et destructrices, du type de celles que mènent nord-américains, anglais, français, israéliens et turcs en Syrie?

      • Pour moi, tout ce qui l’intéresse c’est qu’on achète ses bouquins, mais je peux me tromper.
        D’ailleurs, et j’adore ce gars enfin sa plume, c’est la même chose pour Pepe Escobar.
        Sans foute, du moment qu’ils vendent et ce font de la tunes.
        Et idem pour G. Chiesa qui analyse avec un talent fou, mais lui est un politique en plus !

      • et aussi les faits qui l’arrangent lui et sa cause étatiste en ignorant les faits de terrain qui ne l’arrangent pas, comme le Confédéralisme Démocratique depuis 2011 au Rojava, même s’il existe depuis avant la guerre par proxy… 😉
        Ceci dit la mascarade du « kurdistan irakien » va sans doute mal se terminer.

  10. la Cariatide Says:

    là on tient le mercenaire habituel, si les informations sont exactes..

  11. l’ancien porte parole des sdf a donné une interview à un media.. turc, donc prudence 🙂

    fil twitter à dérouler:

    #Question: Who rules the #SDF?

    Talal: “ Actually it’s the United States who rules the #SDF. Even though elections are held, they are nothing but a theatre. Everybody knows Sahin Cilo. He is the guy who leads everything. He is also one of the administrators of #PKK. “

  12. http://articles.latimes.com/2008/apr/15/world/fg-proxy15

    il y a 2 pages!

    article publié sur antiwar.com par justin raimondo: http://www.voltairenet.org/article152634.html

    alors, le pkk, ce sont de véritables anarchistes ou des mercenaires de Langley? 🙂

    • article d’il y a 10 ans… Qu’ont fait les turcs depuis dans la région ?
      Y a t’il eu et y a t’il toujours une branche du PKK et de ses extensions qui bouffent au râtelier des yankees ?… très possible.
      Ce que nous avons dit et répétons est que la « charte du rojava » et le système politique mis en place sont une trahison du confédéralisme démocratique original d’Ocalan. Le problème est que cette révolution sociale locale est prise entre le marteau et l’enclume et que des « chefs » auto-proclamés ou « reconnus » par les Yanks cherchent un soutien de l’empire contre récompense immédiate et future (pouvoir).
      Qu’en pensent les conseils populaires, leur demande t’on toujours leur avis ? Rien n’est moins sûr… Il n’y a pas de CR de l’activité politique, juste des rapports d’ex-combattants, mais ça c’est le périphérique sans importance.
      La charte du rojava dans son usurpation a mis en place un système proto-étatique sans aucun doute soutenu (créé ?) par yankland. Il suffit de lire le texte de la « charte » pour voir la bureaucratie impérialiste maquillée à l’œuvre.
      La subversion et l’infiltration est une arme redoutable. C’est ce qui enrage l’empire du reste de ne pas être capable (jusqu’ici) d’infiltrer le Hezbollah par exemple, alors que le Hamas (sa branche politique du moins, la branche militaire résiste) est sous contrôle impérialiste.
      Il est plus que probable que la révolution sociale du Rojava ait été pervertie jusqu’à preuve du contraire.

    • la création d’un « état kurde » est un projet de l’occident… Le confédéralisme démocratique nie et refuse toute constitution d’un état car il juge l’état-nation (dans son concept même) comme une entrave à l’émancipation politico-sociale et ce à juste titre. La formation d’une entité paraétatique via la trahison de la « charte du rojava » a totalement à l’encontre de ce que prescrit le Confédéralisme Démocratique. Cet article ne fait que confirmer que ce qui se passe là-bas depuis 2016 n’est que l’application d’une vision impérialiste que le CD ne soutient en rien… 😉

      • la Cariatide Says:

        la jambon-fromage!
        http://www.voltairenet.org/article199282.html#nh3

        jamais de véritables anarcho-socialistes ne se laisseraient guider par des États capitalistes, donc impéralistes..

        • Juste. On le dit et le répète, tout ce qui se passe au rojava depuis sans doute au moins 2016 n’a plus RIEN à voir avec le confédéralisme démocratique supposé adopté par la population du Rojava.
          La simple lecture de la soi-disante « charte du rojava » est un indice des plus concordants…
          La France (et autres pays ingérants) n’échappera pas/plus longtemps à sa responsabilité dans les crimes commis en Syrie (et en Libye…).

          • la Cariatide Says:

            sauf que vous avez mis du temps à changer d’avis sur les mercenaires occidentaux que sont les kurdes du pkk..

            les dirigeants des États occidentaux ne paieront jamais pour les crimes qu’ils ont commis! la force fait le droit, et comme de l’autre côté nous ne sommes que des esclaves..

            • justement, ce sera à nous les peuples de leur faire payer. Il y a 2 façons de voir ton analyse sur nos, les esclaves: la première est fataliste, il n’y a rien à faire (T.I.N.A disait la harpie Thatcher…), on est couché restons y ; la seconde est d’en faire le constat nécessaire et d’œuvrer pour que cela change. Où te situes-tu ?… 😉
              On change d’avis devant certaines évidences. Oui au confédéralisme démocratique, non et à bas l’imposture de la « charte du rojava » et ses ramifications et pilotage impérialistes. Les soi-disants « dirigeants » kurdes sont des vendus, pas le peuple assemblé en conseils populaires. Le CD a été une réalité qui n’intéressait aucunement l’empire jusqu’à un certain point. Daesh est l’armée mercenaire de l’empire, les Kurdes d’Irak de Barzani constitués en entité para et pseudo-étatique l’ont toujours été. Les relations entre eux et le Rojava ont été quasi inexistantes jusqu’à comme par hasard l’avènement de cette « charte du rojava » qui a trahi sur commande le confédéralisme démocratique. Il y a eu récupération favorisé par les circonstances, mais les Kurdes du Rojava et leur CD n’ont pas été « créés » par l’empire, l’empire ne va pas créer un mode de fonctionnement anarchiste, bien trop dangereux… récupérer ou infiltrer un mouvement existant en revanche. C’est ce qu’il s’est passé au Rojava, guerre et conflits favorisent la corruption c’est bien connu.

            • la Cariatide Says:

              qu’est-ce que je fais? c’est plutôt: qu’est-ce que je peux faire! rien, quasiment rien. yé né souis qu’un misérable crustacé furtif détalant aux fonds des mers silencieuses du Cosmos.. 🙂

              par où commencer? qu’est-ce qui représente l’Étincelle-des-Feux d’Alarme-du-Gondor-qui-appelle-à-l’aide?

              comment réussir à faire basculer la population? la raison ou l’affect? l’affect est bien plus efficace, n’est-ce pas Edward Bernays!

              je continue de penser/croire que la *vérité* sur l’attaque nucléaire le 11 septembre 2001 est le point de non-retour: arriver à franchir ce rubicon, et la confiance dans le *système* (l’État, la mascarade des élections, les media chiens de garde) est atomisée!

              justement, Heinz Pommer prépare un nouveau document, une nouvelle approche pour que ce qu’il explique soit abordable par le plus grand monde.

              il l’a promis pour le printemps, il n’y aura plus qu’à allumer les Feux-d’Alarme-du-Gondor-qui-appelle-à-l’aide! 🙂

              vous pouvez compter sur moi pour harceler tout ceux qui se proclament truth seeker (sic) sur twitter avec ce nouveau document 🙂

            • et on envisagera de le traduire… 😉

  13. la Cariatide Says:

    indépendamment de la trahison ou non des clercs kurdes du pkk, il y a indéniablement depuis 2014 des pratiques qui s’apparentent au nettoyage ethnique dans le nord-est de la Syrie par le pkk et dans les territories Irakiens occupés militairement, pour un temps :), par les sacro-saints pershmerga de barzani.

    vous qui condamnez à juste titre toute entreprise coloniale dans les Amériques, pourquoi soutenez-vous le colonialisme des kurdes du pkk en Syrie?

    en réalité, le pkk n’a aucune légitimité pour imposer par la force leur confédéralisme démocratique, ce sont des migrants arrivés en Syrie depuis les années 1970-1980! d’accord la situation est plus compliquée, mais ces satanés kurdes n’en font toujours qu’à leur tête avec leur kurdistan qui date de 10 millions d’années.

    en plus, ce n’est pas du tout la Commune de Paris, les Conseils Spartakistes de Berlin de décembre 1918 ou les Soviet de 1917 (jusqu’en novembre..).

    une imposture, et vous en avez fait la propagande jusqu’en septembre 2017 alors que vous l’avez expliqué vous-même: dès 2016, la charte imposée par les nord-américains est en contraction avec les principes du confédéralisme soit-disant démocratique.

    • Tu pousses le bouchon là tu crois pas ?… 😉 nettoyage ethnique… faudrait le démontrer hors propagande usuelle. c’est un terme très fort qui dans la région ne peut guère s’appliquer qu’à l’entité sioniste et à l’EIIL.
      Ce qui est imposé maintenant n’est en rien le confédéralisme démocratique mais la fange dictée par l’empire, le CD ne s’impose pas par la force, il rassemble en associations libres, ce qui fut fait jusqu’à la trahison et la corruption du concept.
      On l’a déjà dit on on le répète, la Syrie en l’état est une fabrication coloniale résultant d’un découpage entre les empires coloniaux français et britannique qui se partagèrent le butin ottoman. Bien sûr que c’est compliqué, les Kurdes vivent depuis des siècles et des siècles dans ces régions couvrant aujourd’hui 4 pays aux frontières arbitraires et artificiellement fabriquées par les empires coloniaux, qui tous autant qu’ils sont se sont pas mal foutus de qui y vivaient et ce que ces gens pensaient.
      Ton étatisme forcené t’aveugle et tu parles un peu comme un sioniste qui défend son pré carré colonial, lis bien le texte qu’on met toujours en lien dans nos échanges tu verras qu’il n’y est question ni d’état kurde, ni de passage en force derrière un parti tout puissant etc…
      La trahison des concepts de ce texte est évidente, ce que tu ne sembles pas vouloir voir, c’est un choix… biaisé.
      En ce qui nous concerne: oui au CD et à bas l’ersatz impérialiste de la « charte », cette imposture, on pensait avoir été clair là-dessus pourtant… 😉

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