Guerres impérialistes: le « pivot » yankee sur l’Asie = pivot de l’EIIL/Daesh vers l’Asie (Tony Cartalucci)

Contrastons l’analyse géopolitique du terrorisme de l’empire en Asie du Sud-Est de Tony Cartalucci ci-dessous avec une autre réalité de terrain du sud-est asiatique ignorée du grand nombre: celle de la grande entité politico-économique ayant depuis des siècles refusé les diverses formes d’étatisation de leurs sociétés, région appelée “Zomia”, une étendue de terres s’étendant sur 2,5 millions de km2, donc à peu près de la taille de l’Europe, comprenant les hauts-plateaux et montagnes au travers les frontières (fictives) de 8 pays: le Cambdodge, la Thaïlande, le Laos, le Vietnam, la Birmanie, la Chine (occidentale), l’Inde et le Bengladesh. La population de la Zomie, vivant hors des prérogatives des états concernés est entre 80 et 100 millions de personnes. Pas exactement un hameau s’autogérant…

Voici ce qu’en dit l’anthropologue et professeur de science politique de l’université de Yale, James C. Scott:

“ Zomia est ainsi imbriquée en tant que région non pas sur une base d’unité politique, ce dont elle manque, mais par des schémas comparables d’agricultures de plateau, de dispersion et de mobilité ainsi que d’un égalitarisme brut, qui et ce de manière non coïncidentelle, apporte un statut bien plus important aux femmes. […] Je pense qu’une description politique plus forte et précise de ces populations des plateaux et des collines de Zomia est de dire que ces gens ont activement résisté à leur incorporation dans un cadre étatiste classique, d’état colonial et d’état-nation. Cette résistance est devenue plus particulièrement connue après la création des états indépendants suite à la seconde guerre mondiale, lorsque Zomia est devenue le site de mouvements sécessionnistes, des luttes pour les droits indigènes, de rébellions millénaires, d’agitation régionaliste et d’opposition armée contre les états des vallées. […] Ainsi les plateaux et les collines ne sont pas simplement un espace de résistance politique, mais aussi une zone de refus culturel.” (James C. Scott, “The Art of not being Governed”, Yale University Press, 2009, extraits traduit de l’anglais par R71)

L’État et toutes institutions coercitives sont arrivés au bout du rouleau sur cette planète. Zomia en Asie du Sud-Est est là pour nous le rappeler.

~ Résistance 71 ~

 

“L’histoire du terrorisme est écrite par l’État ; elle est donc éducative.”

~ Guy Debord ~

 

Alors que l’ASEAN* glisse à l’Est… L’EIIL suit

 

Tony Cartalucci

 

18 juillet 2017

 

Source: http://landdestroyer.blogspot.jp/2017/07/as-asean-shifts-east-isis-follows.html#more

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

* ASEAN = Association of South East Asian Nations comprenant 10 pays: la Thaïlande, la Malaisie, le Brunei, le Cambodge, Singapour, La Birmanie, l’Indonésie, les Philippines, le Laos et le Vietnam. Cette association représente quelques 630 millions de personnes soient environ 9% de la population mondiale.

Alors qu’une guerre se poursuit dans le sud des Philippines entre les forces gouvernementales et des militants liés au soi-disant “état islamique” (EIIL), les craintes que les Etats-Unis utilisent le groupe terroriste bien au-delà de la Syrie et de l’Irak où il fut originellement créé, montent. Les nations s’opposant ou faisant obstacle aux intérêts américains au-delà de leurs frontières se retrouvent maintenant le plus souvent la cible de cette forme secrète de coercition armée.

Les Etats-Unis sont de plus en plus en porte-à-faux avec les nations et les politiques d’Asie du Sud-Est qu’ils ont à une époque comptées comme des alliés très proches dans la région. Ceci inclut la Thaïlande, nation de près de 70 millions d’habitants, qui en 2014, a expulsé un régime client soutenu par les Etats-Unis dans un coup d’état militaire sans effusion de sang.

Depuis, Bangkok s’est éloigné bien plus de l’influence de Washington et s’est rapproché de Pékin et de Moscou et de virtuellement quelque autre nation que ce soit qui puisse lui offrir des alternatives au monopole de Washington sur l’influence géopolitique, économique et militaire.

Depuis des décennies, la très grande part de l’inventaire d’équipement militaire de la Thaïlande consistait en du matériel américain. Ce matériel est maintenant petit à petit remplacé par une combinaison de matériel russe, chinois et européen et même par des systèmes d’armement développés localement. Ceci inclut des chars de combat chinois, des hélicoptères russes, des avions suédois et des engins transporteurs de troupes et des systèmes d’artillerie développés en Thaïlande.

Plus récemment, la Thaïlande a conclu un marché important avec la Chine pour l’achat des premiers sous-marins modernes du royaume. Au total, trois sous-marins seront achetés, développant la capacité navale de la Thaïlande dans la région et plus spécifiquement, de rapprocher les forces navales thaïlandaise et chinoise techniquement et stratégiquement.

A la suite de la Thaïlande, ont emboité le pas des nations comme les Philippines, la Malaisie, l’Indonésie et même dans une certaine mesure, la Birmanie et le Vietnam.

Alors que la Thaïlande et d’autres nations de l’ASEAN amorcent leur pivot vers l’Est, les Etats-Unis ont de manière prévisible augmenté leurs pressions sur ces états au moyen de vitrines financées par ceux-ci sous la forme d’ONG ainsi qu’avec des partis politiques d’opposition créés, soutenus et dirigés depuis Washington.

Dans des pays comme la Birmanie où le parti dirigeant est déjà de longue date soutenu par les Etats-Unis, la pression est mise au travers de l’exploitation de l’affaire des droits de l’homme lorsque Washington pense que le régime penche un peu trop du côté de Pékin.

Alors que ces méthodes de coercition deviennent de plus en plus futile, les Etats-Unis ont aussi mis en place des moyens directs de coercition avec le terrorisme.

Le terrorisme lié au Etats-Unis en Asie du Sud-Est

En 2015, lorsque la Thaïlande a refusé de céder à la demande américaine de permettre à des citoyens chinois recherchés pour actes de terrorisme, de voyager vers la Turquie d’où ils auraient immanquablement rejoint les efforts soutenus par Washington de renversement du gouvernement de la Syrie voisine, des terroristes ont fait exploser une bombe dans le centre de Bangkok, faisant 20 morts et de nombreux blessés. Même les analystes occidentaux conclurent que plus que probablement, les coupables étaient des membres du groupe turc des “Loups Gris”, créé par l’OTAN (NdT: Gladio et Gladio 2.0) et entretenu comme moyen de guerre asymétrique par les Etats-Unis depuis des décennies.

La présence du groupe de l’EIIL se fait de plus en plus sentir également en Asie du Sud-Est.

Alors que l’Indonésie continue elle aussi sont pivot vers l’Est, elle a été la cible de terroristes apparemment de l’EIIL. Une attaque à Djakarta en 2016 suivit la décision de la nation de favoriser les entreprises chinoises pour la construction de systèmes supplémentaire de voies ferrées.

Plus récemment encore, Les forces de sécurité malaises ont empêché ce qui paraissait être une cellule de l’EIIL opérant des deux côtés de la frontière entre la Malaisie et la Thaïlande.

Aux Philippines, la violence de l’EIIL a transcendé de vulgaires attaques terroristes et se manifestes comme une guerre prolongée pour la ville de Marawi dans le sud du pays.

Et tandis que les sources médiatiques américaines et européennes admettent ouvertement la présence croissante de l’EIIL en Asie, elles échouent catégoriquement sur le fait de montrer cette nature tout à fait illogique de la façon dont elles expliquent cette croissance.

L’EIIL est un terrorisme d’état, mais de quels états ?

D’après les narratifs occidentaux, l’EIIL est capable, de manière inexplicable, de maintenir sa capacité de combat en SYrie et en Irak contre une coalition consistant en les forces des gouvernements syrien et irakien, la Russie et des forces auxiliaires venues du Liban comme le Hezbollah. L’EIIL est aussi capable de manière tout aussi inexpliquée de projeter sa force militaire internationalement, perpétrant des attaques dans le monde entier et construisant des cellules terroristes à travers l’Asie du Sud-Est.

D’après les narratifs occidentaux, l’EIIL parvient à ceci au moyen d’argent qu’il tire de la rançon d’otages, d’un marché noir de la vente du pétrole et de maigres revenus d’”impôts” qu’il impose sur ses territoires occupés rétrécissants à vue d’œil en Syrie et en Irak.

En réalité, l’EIIL n’existerait pas sans le soutien constant et très important d’états multinationaux. Pour savoir quelles nations fournissent un soutien à l’EIIL, tout ce qu’on a à faire est de lire les rapports du renseignement américain.

Le renseignement miliaire américain (DIA) a révélé dans un rapport daté de 2012, les plans actifs d’un axe mené par les Américains pour créer ce qui fut appelé à l’époque une “principauté salafiste” (état islamique).

Dans ce rapport fuité de la DIA en 2012 (voir le pdf en anglais ici: leaked 2012 report (.pdf) il était dit:

Si la situation se développe comme prévu il est possible d’établir une principauté salafiste déclarée ou non en Syrie orientale (Hasaka et Der Zor) et ceci est exactement ce que les puissances de soutien à l’opposition veulent, afin d’isoler le régime syrien, qui est considéré comme la profondeur stratégique de l’expansion chiite (Irak et Iran).”

Pour clariifier juste qui sont ces “puissances se soutien” qui souhaitèrent la création d’une “principauté salafiste”, la rapport de la DIA explique plus avant:

“L’occident, les pays du Golfe et la Turquie soutiennent l’opposition tandis que la Russie, la Chine et l’Iran soutiennent le régime.”

Des courriels fuités depuis la candidate à la présidentielle américaine et ancienne ministre des AE Hillary Clinton, ont aussi révélé que des leaders politiques d’importance américains ont blâmé le soutien à l’EIIL sur des alliés très proches des Etats-Unis au Moyen-Orient incluant l’Arabie Saoudite et le Qatar.

Ces courriels fuités par Wikileaks disaient aussi:

“… Nous devons utiliser nos agents diplomatiques et du renseignement plus traditionnel pour mettre la pression sur les gouvernements du Qatar et d’Arabie, qui fournissent du soutien financier et logistique clandestins à l’EIIL et à d’autres groupes sunnites dans la région.”

Si l’EIIL est utilisé par procuration par les Etats-Unis et ses alliés pour forcer et même renverser le gouvernement de la Syrie et mener une guerre par procuration contre la Russie, l’Iran et leurs alliés régionaux, alors il est logique que la présence soudaine de l’EIIL en Asie du Sud-Est, alors que des nations se tournaient de plus en plus à l’écart de l’emprise de Washington, n’est pas une simple “coïncidence”.

L’EIIL se retrouve en Asie du Sud-Est parce que le soi-disant “pivot” des Etats-Unis vers l’Asie (NdT: amorcé sous Obama) s’est révélé être un échec, une retraite même. Malgré des déclarations péremptoires sur la primauté américaine sur l’Asie, les Etats-Unis se sont retrouvés dans une âpre lutte, pas seulement contre Pékin, mais contre un nombre de nations qui recherche un rééquilibre du pouvoir à travers la région Asie-Pacifique et en faveur des nations résidant dans la zone.

L’influence américaine qui se fâne amène une couche de subversion à l’américaine

Tout comme l’influence américaine qui s’est fânée au Moyen-Orient déclenchant des tentatives régionales par Washington de déstabiliser, de diviser et de détruire ce qu’il ne pouvait plus contrôler ou exploiter, une campagne similaire est en cours en région Asie-Pacifique. L’ingérence américaine s’étend de la péninsule coréenne à travers l’Asie du Sud-Est en passant par la Mer de Chine du Sud et même au-delà vers les montagne d’Afghanistan et les frontières les plus à l’ouest de la Chine. Le dénominateur commun est le conflit, par voie de menace ou physiquement en cours, sit entre les états que les Etats-Unis essaient de jeter à la tête les uns des autres, ou de manière interne entre des institutions politiques internes et ceux financés et soutenus par Washington.

Comprendre et exposer l’utilisation du terrorisme par Washington comme moyen de coercition géopolitique et de punition est la première étape pour retirer cet ignoble outil du sac à malices géopolitique de Washington. Si à chaque fois que l’EIIL ou une organisation terroriste affiliée perpétuent une attaque, cela montre l’implication croissante et l’improductivité de Washington dans le région, cela ne pourra que forcer plus rapidement la retraite des Etats-Unis de la zone Asie-Pacifique et ce de manière absolue.

Ce qui restera à Washington ne sera plus qu’une fenêtre d’opportunité se fermant rapidement pour réétablir ses liens avec les nations d’Asie et ce sur des bases équitables et en termes respectant la souveraineté nationale en mettant fin au concept de “primauté américaine” où que ce soit, sauf au sein des frontières américaines (NdT: c’est là que l’empire est coincé puisque cet empire n’a pas de terre, ses frontières sont fictives et usurpées. Il vit sur des terres volées où il a commis le plus grand génocide de l’histoire de l’humanité, celui des peuples autochtones originels du sous-continent nord-américain…)

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49 Réponses to “Guerres impérialistes: le « pivot » yankee sur l’Asie = pivot de l’EIIL/Daesh vers l’Asie (Tony Cartalucci)”

  1. Un passant Says:

    Et pendant ce temps à l’autre bout du monde… (l’empire est à terre mais se battra jusqu’au bout?)
    http://reseauinternational.net/venezuela-le-bain-de-sang-approche-que-fait-la-gauche-internationale/

    • On a dit deux choses à ce sujet depuis un moment:
      1- L’erreur de Chavez a été de continuer obstinément avec l’État alors qu’il avait les moyens de redonner, de rediluer le pouvoir dans le peuple, ce serait bien plus compliqué aujourd’hui pour une oligarchie considérablement affaiblie si c’était le peuple qui gérait tout. Ce serait aux comités « sans-culottes » qu’il faudrait reprendre le pays… au lieu de cela, la corruption a eu raison de la « révolution bolivarienne » qui est demeurée une réforme des fonctions étatiques mais pas un changement radical…
      2- Seul Chavez pouvait faire du Chavez. Maduro était cuit dès le départ, ce n’était que reculer pour mieux sauter.

      Au bout du compte c’est encore une fois le peuple qui va morfler.
      Les anarchistes vénézuéliens avaient averti, on avait relayé et commenté… ici et

  2. Je suppose que vous n’aviez pas manqué l’analyse de Pepe Escobar du 14 juillet ► http://lesakerfrancophone.fr/la-nouvelle-route-de-la-soie-passera-par-la-syrie
    PE fait comme si ZOMIA n’existait pas…

  3. Et on comprend mieux pourquoi le Kissinger affirme, sans rire, que l’idée de dominer le monde est presque dans l’ADN des États-Unis (pourquoi presque ? Sans doute n’aura-t-il pas oser être trop péremptoire, même si c’est pas son genre).
    J’avais intégrer cette info, source Alter Info en appui des 2 communiqués de MNN que vous aviez traduits ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/07/03/sur-le-chemin-de-la-revolution-et-de-la-reconciliation-par-mohawk-nation-news/

    C’est PCR qui avait fait un article sur L’assassinat est la politique étrangère de Washington, que vous aviez traduit, et que j’avais analysé là ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/03/06/meurtre-mort-detruire/ Parce que comme d’hab, PCR analyse tout sous le prisme de l’America First ou Make Our America Great Again dont les Natifs et Nations premières sont absentes. Et c’est pour cela, qu’à mon sens comme au votre je pense, ça peut pas marcher !

  4. Pastèque Says:

    alors, oui, les anarchistes Vénézuéliens ont raison, sauf qu’entre un gouvernment Maduro et un gouvernement d’ultra-droite proxy des nord-américains,
    le choix est évident et sans équivoque. *il faut* (sic) que Maduro garde le pouvoir.

    on prie pour que les Vénézuéliens gardent le contrôle de leur patrie, et qu’ils en profitent pour avancer encore plus dans la Révolution Bolivarienne!

    la situation est semblable à la Syrie: oui, l’État syrien est criminel, policier, répressif et pratique les arrestations arbitraires, la torture, l’emprisonnement,

    sauf qu’en face ce sont des terroristes islamistes, allant des frères musulmans et autres salafistes, qui sont donc les terroristes modérés (sic) de bernard guetta,
    aux terroristes non-modérés (sic) de l’émirat islamique.

    comme l’Armée Arabe Syrienne, l’armée Vénézuélienne semble/déclare être fidèle au gouvernement Maduro.

    http://www.telesurtv.net/english/news/Venezuela-Armed-Forces-Reject-Interference-in-Internal-Affairs-20170716-0016.html

    france inter commence déjà à parler du *régime de Maduro* (sic). ils reçoivent directement les télégraphes de Langley ou quoi?

    • toujours la même histoire avec l’étatisme et ses avatars: on ne donne que le choix du « moins pire » alors qu’il suffirait si simplement de virer toute cette merde étatico-capitlaiste, mettre en place la société des sociétés pour que tout çà s’arrête.
      On le dit et on le répètera sans cesse: Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais…
      Ni au Vénézuela.. ni ailleurs !

      • Oui, et comment tu fais, puisque tout le monde croit en la démocratie représentative ?
        Croire qu’on peut tout changer comme ça c’est illusoire; pour rester poli; une fois n’est pas coutume.
        Puéril, même.

        • pour l’instant ils y croient… tout est réversible en ce domaine.

          • Il faudra du temps, Bisounours , mais l’espoir nous fait vivre.

            Ton  » il suffirait de… » se confirme ici, un gentil petit garçon, bien simplet.

            Le fils spirituel de JBL, vous faites la paire !

            • l’eau sur les plumes d’un canard…

            • Pastèque Says:

              pourquoi tu viens chier dans les bottes (sic) de resistance71 si tu n’es pas d’accord avec lui?

              poses ta bouze une fois et tu repasses sans laisser de message.

              si tu veux troller de véritables gauchistes je te conseille lundi.am c’est la bande du comité invisible toussa toussa, les petits bourgeois insurrectionnels qui s’enorgueillissent d’être surveillés par la dgsi (lol).

              va les confronter sur la révolution syrienne des frères musulmans, tu as du boulot..

          • Un passant Says:

            Pour l’instant et donc si t’as pas encore compris qu’il faut éteindre la cuisinière, si t’as la main sur la plaque à 100 degrés et qu’on te dit qu’il y a une plaque à 40 degrés, ben tu vas te battre pour la plaque à 40. La souffrance est une urgence !! Mais à terme t’as aussi raison: les 40 risquent tjrs de remonter à 100 car la cuisinière est programmée pour !

            • Vous pouvez me laisser vos noms et adresses ? Les vrais, physiques, pas électroniques.

    • @ Pastèque = Tiens, je viens de lire ceci sur Agoravox ► http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/les-partis-de-gauche-et-les-195305
      Les 300 délégués de 18 partis politiques de gauche venus de 26 pays d’Amérique Latine, réunis à Managua du 15 au 19 juillet pour le XXIIIème Forum de Sao Paulo, viennent de réaffirmer leur soutien au processus de l’Assemblée Constituante grâce auquel les vénézuéliens éliront 545 député(e)s au suffrage universel, le 30 juillet.

      Et, à mon sens, il est bien là le problème, ils vont élire 545 députés au suffrage universel !

      Rappelons-nous ce que disait Louise Michel du Suffrage Universel : « Peut-on encore parler du suffrage universel sans rire ? Tous sont obligés de reconnaître que c’est une mauvaise arme ; que du reste le pouvoir en tient le manche, ce qui ne laisse guère aux bons électeurs que le choix des moyens pour être tonquinés ou endormis. » (« Prise de possession », 1890)
      Dans son Abécédaire que tu trouveras en lien en version PDF ; https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/03/14/labecedaire-de-louise-michel/

      • Tous ces gens sont en train d’écoper le Titanic avec un seau.
        Il est effarant de voir les gens faire les mêmes erreurs encore et encore et encore et encore et encore, en attendant un résultat différent… La définition de l’insanité selon Einstein nous semble t’il… 😉

        • Pastèque Says:

          je ne peux donner tort à Louise Michel, je la suis,

          sauf que dans l’analyse concrète d’une situation concrète,

          au Vénézuéla en 2017 élire une assemblée constituante est une solution pour défendre les conquêtes sociales instaurées par Hugo Chavez.

          Thierry Meyssan a bien expliqué que les nord-américains n’ont même plus pour but de guerre de dominer un pays, un peuple, mais de le détruire afin qu’il ne soit plus un obstacle à sa domination impériale.

          j’ai bien appris ma leçon (sic): **non pas remplacer des gouvernements par d’autres, mais détruire les États pour éradiquer toute possibilité de résistance à l’impérialisme.**

          http://www.voltairenet.org/article196330.html

          pour le Brésil c’est la même situation sauf que Lula et Rousseff ont trahi le peuple bien plutôt..
          mieux vaut-il un gouvernement Lula/Rousseff ou un gouvernement dont le dirigeant se précipite à washington pour rendre des comptes?

          • pas de gouvernement du tout ! c’est pourtant clair, l’histoire est on ne peut plus claire. Pour nous, faire la promotion aujourd’hui du « moindre mal » par le vote est une insanité de plus dans un monde qui marche sur les mains… La seule solution est la reprise en main par et pour le(s) peuple(s), tout le reste n’est que pisser dans un violon ou écoper le Titanic avec un seau comme on l’a dit avant…
            Il faut arrêter les compromis avec l’État et les institutions criminelles qui mènent les peuples à l’abattoir. On a bien conscience que c’est dur, que les gens sur place doivent gérer l’immédiat, mais la solution est en eux, pas dans une autre clique d’oligarques parasites !
            Ils ont un modèle pas si loin d’eux: les Zapatistes du Chiapas ! Ils montrent une certaine voie depuis 1994…
            Messan est un étatiste, il n’a pas de solutions viables, il analyse et oriente pour une partie du système qui le protège.
            Il n’y a pas de solutions au sein du système, cela devrait être, doit être une évidence pour tous maintenant !
            fraternellement

        • Oui, d’autant que dans les commentaires, certains affirment qu’il en sera toujours ainsi (économiquement) et qu’il faut dont « laisser-tomber » mais pas dans le sens, ignorer l’État, dans le sens = Ç’a toujours été comme ça, donc on peut rien y changer…
          C’est aussi là dessus que les psychopathes aux manettes comptent !
          D’ailleurs, avez-vous lu, après que Macron est affirmé que les femmes africaines faisaient trop d’enfants, qu’il avait été décidé de limiter à 3 le nombres d’enfants pas femme ?
          http://www.20minutes.fr/monde/2108359-20170722-pays-afrique-ouest-veulent-limiter-trois-nombre-enfants-femme
          Alors, comme je l’avais déjà à ratuma, il y a longtemps, l’auto-gestion doit se faire à tout les niveaux, et pour un territoire donné, comme le faisaient les sociétés ancestrales.
          Mais cela doit venir de nous ! Par ailleurs, cela rappelle votre analyse sur ceux que l’on destinerait à la Camarde… Et gageons que ce ne seront pas Moins que Rien 1er, son gouvernement Philippe (Pétain) etc, etc…
          Parce qu’on le dit assez ici ou là ; C’est nous la cible, non ?
          Jo

          • Quand on parle d’autogestion, il faut la comprendre dans un contexte anti-étatique, dans un contexte des associations libres et des gens en charge de tous les aspects de leur vie. Il n’est pas question d’autogéré le merdier capitaliste et étatique ambiant bien évidemment… 😉

            • C’est souvent la plus grande des difficultés à vaincre et ça fait partie de cette foutue inertie du départ. Càd l’auto-gestion totale ; hors État et institutions, comme cela est expliqué dans le texte politique fondateur « La 6ème déclaration Zapatiste de la Forêt de Lacandon de 2005 » d’ailleurs qui s’appuie sur le discours de la servitude volontaire.
              Et plutôt que voter pour une constituante, pourquoi ne pas passer directement sur le modèle zapatiste ?
              Sinon vouloir continuer le bouzin, même bancale !

              Avez-vous reçu le dernier communiqué de l’EZLN justement du 22/07 ?

            • oui c’est ce qu’on faisait remarquer à Pastèque, les Vénézuéliens ont, pas loin de chez eux, le modèle zapatiste… Qu’est-ce qu’ils attendent de l’adapter à leurs besoins.. C’est là qu’il faut recoller avec l’ancestralité indigène et puiser dans l’expérience commune et communeuse…
              Passer en mode anarchy-indigéniste comme dirait Taiaiake Alfred… 😉

            • Exactement !
              C’est Alfred qui l’a défini le mieux.
              Vous devriez rappeler le PDF d’ailleurs, car il prend appui sur le mouvement zapatiste et lorsque je l’ai réalisé, il m’avait fait pensée à la nouvelle de Zénon « Regards croisés » celle où il raconte ces rencontres fortes avec des gens entrés en dissidence, en France !
              Je vous mets le PDF de Zénon pour ceux qui voudraient en faire une lecture croisée avec Alfred !

            • Regards Croisés, Nouvelle de Zénon, version PDF de 12 pages ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2016/11/regardscroises2.pdf

            • T. Alfred dans « La Grande Loi du Changement » précise ceci : Il y a des réalités pratiques incontournables comme celles de se nourrir, de se loger, de s’habiller et de soutenir les gens qui sont impliqués dans le mouvement de manière indépendante ou du moins sans le financement du gouvernement ou d’entités commerciales. Tant que nous ne pourrons pas mettre de la nourriture dans nos bouches, nous héberger, nous vêtir, nous fournir en médicaments de manière indépendante sans être obligés de dépendre de nos adversaires, nous n’aurons pas de véritable mouvement de liberté et d’émancipation. […]
              Et je précisais : Cette affirmation du Pr Alfred se trouve confirmée en tout point par le texte de Zénon « Regards croisés » qui témoigne qu’une résistance se met en place dans les territoires français ; Puissante, profonde, et assez silencieusement pour le moment, et on comprend très bien pourquoi. JBL1960

              PDF en lien, introduit par ce billet de présentation ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/02/11/resistance-au-fleau-de-lhumanite/

              T. Alfred par la suite dans « Le grand désapprentissage » a été encore plus loin je trouve. Alfred est très facile à lire et pourtant tout aussi complet de Newcomb.

            • P.S: on est en train de traduire les deux derniers Newcomb.. tu vas te régaler !

            • Tant mieux, ça nous changera du bazar ambiant !

  5. J’ai complété la partie ZOMIA avec le Gustavo Esteva et le PDF de Clastres préfaçant Sahlins ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/07/22/le-pivot-zunien-sur-lasie-pivot-de-leiildaesh-vers-lasie-par-tony-cartalucci/
    Et en conclusion j’ai rappelé le TERRE VOLÉE de MNN
    Et MPD pour appuyer votre NdT de fin d’article.
    Et en section commentaire j’ai rappelé l’appel de Mike Prysner et Vincent Emanuele, ex soldats US à refuser la guerre au terrorisme, et ad vitam æternam.

    • oui et il est précisé à juste titre de ne pas mélanger les Kurdes irakiens de la clique Barzani, un chef de guerre mafieux contrôlé par la CIA depuis le départ et les Kurdes syriens du Rojava (PYG) et du PKK en Turquie, qui ont renoncé au marxisme-léninisme pour embrasser un confédéralisme démocratique à la vision plus anarchiste de la société. Pas de révolution sociale au kurdistan irakien, que du contrôle mafieux au service de l’empire anglo-américano-sioniste.

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