Archives de 8 avril 2017

Le point sur l’agression américaine en Syrie…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 8 avril 2017 by Résistance 71

 

Résistance 71

 

8 avril 2017

 

Depuis ces dernières 36 heures nous avons pas mal traduit de choses pour mieux comprendre toute cette affaire de faux-drapeau chimique suivi d’une attaque américaine sur une base aérienne syrienne, véritable déclaration de guerre qui pourrait bien nous mener à cette 3ème guerre mondiale tant désirée par les psychopathes aux manettes de l’empire.

Alors bien entendu, tout le monde connaît la version officielle de l’empire, reprise en cœur comme à l’accoutumé par tous les médias pressetitués de connivence. On n’y reviendra pas ici.

L’info alternative elle, tend à être assez divisée sur ce qui se serait véritablement passé, notre tour d’horizon nous amène à reproduire ici un résumé de ce que nous avons trouvé de pertinent sur l’affaire à lire ou à relire pour pouvoir y voir plus clair quand tout çà se sera décanté… A moins que nous ne soyons tous atomisés d’ici là…

Agression américaine en Syrie: Pour la Russie, on est à un poil de la guerre nucléaire…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 8 avril 2017 by Résistance 71

Pour la Russie l’attaque américaine en Syrie a presque déclenché l’holocauste nucléaire

 

VT de source russe

 

7 avril 2017

 

Url de l’article:

http://www.veteranstoday.com/2017/04/07/americas-syria-strike-on-verge-of-military-clash-with-russia-pm-medvedev/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Source: Mil.ru

Après l’attaque des Etats-Unis avec ses missiles sur la base aérienne militaire syrienne de Shayrat près de Homs, beaucoup se sont posés la question de savoir pourquoi les systèmes de défense anti-aériens sophistiqués commes les Pantsir, S-300, S-400, Buk-M2 et Tor, n’ont pas protégé la Syrie des 59 missiles Tomahawk qui furent lancés des deux destroyers américains les USS Ross et Porter, déployés en Méditerrannée.

De manière prévisible, les libéraux russes et les activistes ukrainiens se sont réjouis de l’attaque de missiles américains en affirmant que les Etats-Unis avaient ainsi démontré leur supériorité sur la Russie.

Mais les experts militaires ont expliqué que les défenses anti-aériennes russes étaient déployés en Syrie en accord avec le gouvernement légitime syrien pour protéger les facilités russes, notamment les bases navale, aériennes, les troupes et les infrastructures impliqués en provenance des forces armées russes.

Dans le passé, la Russie a fourni certains éléments de défense anti-aérienne à la Syrie, mais ces complexes sont maintenant entretenus, et maintenus par les forces armées syriennes, qui n’ont pas répondu de la manière supposée. La Russie aurait manifestement pu intercepter les cibles américaines volant à basse altitude en utilisant le système de défense Pantsir. Pourtant la Russie a été notifiée bien en avance de la frappe de missiles américains afin d’être capable d’écacuer son personnel militaire et civil de la base de Shayraat et tout citoyens russes si besoin était.

Le représentant officiel du ministère dfe la défense russe, le général Igor Konatchenkov a dit que seulement 23 des 59 missiles tirés ont atteint la base syrienne.

Si la Syrie avait utilisé les systèmes de défense anti-aériens russes en réponse à l’attaque des missiles américains, ceci aurait déclenché un conflit nucléaire. Pourtant, ce ne fut que le calme du commandant en chef russe qui a rendu possible d’empêcher que ceci ne dégénère en conflit nucléaire,” a dit Sergueï Soudakov, membre de l’académie des sciences militaires russe.

La question la plus importante que tout le monde pose aujourd’hui est celle de savoir pourquoi la Russie n’a pas utilisé ses systèmes de défense anti-aérienne en Syrie pour abattre les missiles américains. La plupart des gens croient que la Russie aurait dû le faire afin de stopper l’agression de la Syrie par les Etats-Unis. Le fait est, que si la Russie avait commencé à abattre ces missiles, nous ne nous serions probablement par réveillés ce matin. Si la Russie avait répondu aux Etats-Unis, ceci aurait déclenché un conflit nucléaire, un clash de deux puissances nucléaires dans un pays tiers…”, a ajouté l’expert.

“Donald Trump est arrivé maintenant au point de ce qui est connu sous le nom de ‘guerre chaude’ “, a conclu l’expert.

“Les systèmes de défense russes ne sont subordonnés qu’à la Russie. Ils protègent les facilités militaires russes en Syrie. Tout le reste n’est que relation publique qui n’a rien à voir avec la réalité. Ceci dit, on a vu Israël et la Turquie qui bombardent la Syrie de temps en temps, tandis que la Russie ne protège que sa propre infrastructure militaire en Syrie. Je n’excluerai pas le fait que l’administration russe ait pris la décision politique de ne pas intercepter les missiles, parce que cela aurait pu résulter en un conflit entre la russie et les Etats-Unis au niveau de l’interception des missiles par les systèmes de défense”, a expliqué l’expert militaire Vladislav Chourigin.

Les Etats-Unis ont prévenu la Russie de l’attaque de missiles à venir et à son tour la Russie a prévenu la Syrie. Celle-ci a fait retirer ses personnels de la base avant que les missiles ne frappent. La Russie a pris une sage décision de repousser sa réponse et restez certains que la Russie répondra en proportion,” a t’il conclu.

Cela vaut la peine de noter que le minitère de la défense russe a fortement décliné les rumeurs qui disaient que la Russie avait intercepté les missiles américains qui n’avaient pas touché leur cible.

L’attaque américaine sur une base aérienne syrienne a été faite “à la limite d’un conflit militaire avec la Russie”, a dit le premier ministre russe Dimitri Medvedev, ajoutant que le président Trump a été “brisé par la machine du pouvoir américain” en juste deux mois et demi.

“Au lieu d’une déclaration surtravaillée au sujet d’un combat conjoint contre le plus grand ennemi, l’EIIL/Daesh, le gouvernement Trump a prouvé qu’il combattrait farouchement le gouvernement syrien légitime,” a écrit Medvedev sur sa page facebook. Le premier ministre a insisté que pour poursuivre ce but, les Etats-Unis ne peuvent plus attendre d’agir “en une dure contradiction avec la loi internationale et sans l7accord de l’ONU, en violation de ses propres procédures stipulant que le congrès doit d’abord être notifié de toute action militaire n’ayant aucune relation avec une agression contre les Etats-Unis.”

La frappe des missiles en Syrie a révélé que la courante administration américaine manque d’indépendance et est suspendue à l’establishment de Washington que Trump avait pour habitude de sévèrement critiquer pendant sa campagne électorale et aussi durant son discours d’inauguration a ajouté Medvedev.

“Peu de temps après sa victoire aux élections, j’ai noté que tout dépendrait du comment les promesses électorales de Trump seraient bafouées par la machine du pouvoir existante. Cela n’aura pris que deux mois et demi,” a écrit Medvedev.

“Personne ne surestime la valeur des promesses électorales, mais il doit y avoir des limites à l’indécence. Au-delà, nous sommes dans l’abus de confiance complet, ce qui est déjà mal en soi pour nos relations qui sont maintenant en ruine. Ceci est une bonne nouvelle pour les terroristes néanmoins,” a conclu le premier ministre russe.

Guerre impérialiste en Syrie: L’attaque des missiles américaine était-elle un coup monté entre Trump, Poutine et Assad ?… (Thierry Meyssan)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 8 avril 2017 by Résistance 71

Un pont de vue très intéressant de Thierry Meyssan, qui prend pas mal d’analyses à contre-pied. C’est à envisager bien entendu, il y a des questions à poser et des faits bizarroïdes dans toute cette affaire. A notre sens, Meyssan donne trop de crédit à Trump, l’avenir dira…

= Résistance 71 =

 

Donald Trump affirme son autorité sur ses alliés

 

Thierry Meyssan

 

7 avril 2017

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article195897.html

 

Ne vous laissez pas illusionner par les jeux diplomatiques et le suivisme des grands médias. Ce qui s’est passé ce matin en Syrie n’a aucun rapport ni avec la présentation qui vous en est faite, ni avec les conclusions qui en sont tirées.

Ce matin, les États-Unis auraient tiré 59 missiles de croisières depuis la Méditerranée pour détruire la base militaire aérienne syrienne de Sha’irat. Il s’agirait d’une action unilatérale visant à sanctionner une attaque à l’arme chimique qu’ils attribuent à l’armée arabe syrienne.

Stupéfaite par l’ampleur de l’action états-unienne, la totalité des commentateurs conclut à un virage à 180° de l’administration Trump sur la question syrienne. La Maison-Blanche aurait enfin adopté la position de son opposition états-unienne et de ses alliés britanniques, français et allemands.

Vraiment ?

La réalité ne correspond pas à la communication

Des missiles de croisière états-uniens ont traversé sans encombre la zone contrôlée par la nouvelle arme russe permettant d’inhiber les communications et commandes de l’Otan. Selon le général Philip Breedlove, alors Suprême commandeur de l’Otan, cette arme a permis à la Russie de prendre l’avantage sur les États-Unis en matière de guerre conventionnelle. Elle aurait dû perturber les systèmes de guidage de ces missiles. Elle n’a pas fonctionné, soit que le Pentagone ait enfin trouvé une riposte technique, soit qu’elle ait été désactivée par la Russie.

La défense anti-aérienne syrienne comprend des S-300 contrôlés par l’armée arabe syrienne et des S-400 servis par l’armée russe. Ces armes sont supposées capables d’intercepter des missiles de croisière, bien que cette situation ne s’est à ce jour jamais présentée au combat. Il s’agit bien sûr d’armes au déclenchement automatique. Elles n’ont pas fonctionné non plus. Aucun missile anti-missile n’a été tiré, ni par l’armée russe, ni par l’armée syrienne.

Lorsque les missiles de croisière états-uniens ont atteint leur cible, ils ont trouvé une base militaire quasi-vide, qui venait juste d’être évacuée. Ils auraient donc détruit le tarmac, des radars et des avions depuis longtemps hors d’usage, des hangars et des habitations. Ils ont cependant fait une douzaine de victimes, dont neuf sont décédées.

Alors qu’aucun missile de croisière n’a officiellement été égaré ou détruit, seuls 23 et non pas 59 ont frappé la base de Sha’irat.

Que signifie cette mise en scène ?

Le président Trump tente depuis son accession à la Maison-Blanche de changer la politique de son pays, et de substituer des formes de coopération aux affrontements actuels. Sur la question du « Moyen-Orient élargi », il a pris position pour la « destruction » des organisations jihadistes (et non pas pour leur « réduction », comme l’évoquait son prédécesseur).

Au cours des derniers jours, il a reconnu la légitimité de la République arabe syrienne et donc le maintien au pouvoir du président démocratiquement élu Bachar el-Assad. Il a reçu le président égyptien, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, allié de la Syrie, et l’a félicité pour sa lutte contre les jihadistes. Il a rétabli un canal direct de communication entre Washington et Damas.

Le problème du président Trump était de convaincre ses alliés d’appliquer sa politique quel que soit l’investissement qu’ils aient pu dépenser pour renverser la République arabe syrienne.

Il est certes possible que le président Trump ait fait volte-face en trois jours à la simple vue d’une vidéo diffusée par YouTube, mais il est plus probable que son action militaire de ce matin s’inscrit dans la logique de son action diplomatique précédente.

En attaquant, le président Trump a satisfait son opposition qui ne pourra donc pas s’opposer à la suite des opérations. Hier, Hillary Clinton appelait à bombarder la Syrie en riposte à l’usage supposé d’armes chimiques.

Donald Trump a ordonné de tirer des missiles de croisière sur une base quasi-vide après en avoir informé la terre entière, dont la Russie et la Syrie.

Damas, en sacrifiant cette base et la vie de quelques hommes lui a donné l’autorité pour conduire une vaste action contre tous ceux qui emploient des armes chimiques. Or, à ce jour, les seuls utilisateurs de ces armes identifiés par les Nations unies sont : les jihadistes.

Daesh, également informé de l’attaque états-unienne (mais par ses commanditaires britanniques, français et allemands), a immédiatement lancé une attaque à Homs désormais privé de base aérienne.

Nous verrons dans les prochains jours comment Washington et ses alliés réagiront à l’avancée des jihadistes. Ce n’est qu’à ce moment là que nous saurons si la manœuvre de Donald Trump et le pari de Vladimir Poutine et de Bachar el-Assad fonctionneront.

Guerres impérialistes en Syrie et au Yémen: le point de vue iranien sur l’agression yankee en Syrie…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 8 avril 2017 by Résistance 71

A lire aussi sur le sujet:

« La guerre en Syrie après un nouveau faux-drapeau ? »

« Après Trump, Poutine se rendra t’il à l’empire ? »

 

D’après le ministre des affaires étrangères iranien les Etats Unis combattent du côté d’Al Qaïda et de Daesh au Yémen et en Syrie

 

Press TV

 

7 avril 2017

 

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/Detail/2017/04/07/517088/Iran-US-Syria-Mohammad-Javad-Zarif-Daesh-alQaeda-Twitter

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le ministre iranien des affaires étrangères Mohamed Javad Zarif a fustigé la récente attaque américaine en Syrie, disant que les Etats-Unis combattent en fait du même côté qu’Al Qaïda et Daesh au Yémen et en Syrie.

En tant que seule récente victime d’attaques massives par armes chimiques [aux mains de l’ex-dictateur irakien Saddam Hussein] dans les années 1980, l’Iran condamne l’utilisation d’armes de destruction massive par quiconque contre quiconque.” a dit Zarif sur son compte twitter vendredi. Il a insisté sur le fait que Washington avait aidé Saddam Hussein dans ses attaques chimiques contre l’iran, et que les Etats-Unis avaient par deux fois utilisé dans le courant millénaire des accusations bidons d’utilisation d’armes chimiques comme prétexte afin de pouvoir utiliser leur force militaire, incluant l’invasion militaire de l’Irak en 2003 et les frappes qui viennent d’avoir lieu en Syrie.

Le chef de la diplomatie iranienne a ajouté qu’il était grand temps de mettre un terme aux “exagérations et aux maquillages”…

Quelques douzaines de personnes ont été tuées dans une “attaque” chimique dans la ville syrienne de Khan Shaykhun dans la province du nord-ouest d’Idlib mardi dernier.

Les Etats-Unis et leurs alliés furent prompts à accuser les forces du gouvernement syrien d’avoir perpétré cette attaque. L’armée syrienne a quant à elle déclaré “qu’elle n’avait jamais utilisé d’armes chimiques, où que ce soit, ni à quelque moment que ce soit et qu’elle ne le ferait pas dans le futur.” (NdT: de plus n‘oublions pas non plus que suite à l’attaque chimique de La Ghouta en 2013, prouvée avoir été perpétrée par les terroristes islamistes, que la Syrie avait accepté en 2014 de rendre tout son stock d’armes chimiques qui fut détruit sous les yeux des inspecteurs de l’ONU et des experts américains… Comme Saddam Hussein en 2003, la Syrie ne possède pas/plus d’ADM…)

Les navires de guerre américains déployés en méditerranée ont procédé à des tirs de missiles sur une base aérienne syrienne près de la ville de Homs en tirant quelques 60 missiles Tomahawk sur la base de Shayrat au sud-est de Homs vendredi 7 avril.

L’attaque américaine est une couverture pour soutenir les terroristes. Dans le même temps, pendant la prière du vendredi à Téhéran, un membre haut placé du clergé a dit que les attaques menées en Syrie par les Etats-Unis l’étaient à des fins de protection et de couverture des terroristes.

S’adressant aux puissance occidentales, spécifiquement aux Etats-Unis, l’ayatollah Mohamed Emami Kashani a dit: “Vous avez créé et chéri des terroristes avec Israël et vous affirmez faussement maintenant qe le gouvernement syrien a utilisé des armes chimiques.

 

Un député iranien rappelle que la Syrie n’a plus d’armes chimiques

De plus, un député iranien a dit que le gouvernement syrien avait rendu pour destruction toutes ses armes chimiques et ne possède plus de telles armes, insistant que l’Iran et la Russie ne resteraient pas silencieux sur ces frappes “irrationnelles” sur la Syrie.

Un coup si irrationnel de la part des Etats-Unis aura sans nul doute de sérieuses conséquences parce que des pays comme la Russie et l’Iran ne resteront pas siencieux face à de telles mesures qui sont en porte-à-faux avec les intérêts régionaux.” a dit vendredi le président du comité parlementaire iranien pour la sécurité nationale et la politique étrangère Aledin Boroujerdi.

Il a aussi fait remarquer la “position supérieure” de l’armée syrienne dans le combat contre le terrorisme et sa libération de la ville du nord-ouest d’Alep et de quelques autres zones du pays en disant: “Un pays qui est en train de gagner la guerre ne va pas commettre un tel acte.” Le législateur iranien a ajouté que les Etats-Unis et leurs alliés régionaux et européens affirment l’utilisation par le gouverneent syrien des armes chimiques et que ceci n’est qu’un prétexte pour couvrir leurs propres échecs en Syrie au cours des six dernières années.

Les frappes américaines en Syrie visent à renforcer le terrorisme dit Shamkhani

Également, le secrétaire du Conseil National Suprême de la Sécurité de l’Iran (CNSS) a dit que l’attaque “criminelle” des Etats-Unis contre la Syrie était une violation des règlements et lois internationaux et est une claire indication de la politique de Washington d’utiliser le terrorisme comme moyen de parvenir à ses objectifs (geo)politiques dans le pays arabe touché par cette profonde crise (NdT: qui est de fait une guerre d’invasion par procuration)

Il ne fait pas de doute que de telles mesures vont compliquer plus avant les équations politiques et de sécurité en Syrie menant à la création d’un précédent dangereux et imprévisible,” a dit Ali Shamkhani

Ces actions quoi qu’il en soit “n’auront pas d’impact sur la motivation du gouvernement syrien et de la nation dans leur combat résolu contre le terrorisme soutenu par le front occidentalo-arabo-sioniste,” a t’il ajouté.

Il a insisté sur le fait que l’Iran suit attentivement et de près les développements en Syrie et continuera fortement et résolument sur le chemin du combat contre le terrorisme au travers de consultations rapprochées avec ses partenaires nonobstant la conduite suspicieuse de certains pays occidentaux et de leurs alliés régionaux.”

Le secrétaire du CNSS iranien a aussi dit que la Rrépublique Islamique a insisté répétitivement sur l’importance des efforts collectifs et internationaux afin d’arrêter le flot d’armes de destruction massive vers les terroristes.

Shamkhani a dit qu’il n’y avait aucune raison ni justification pour que le gouvernement syrien utilise des armes chimiques (NdT: qu’il n’a plus de surcroit) et a appelé à la formation d’un groupe de vérification indépendant pour déterminer les motifs et les raisons pour qu’ait eu lieu une attaque chimique dans la ville de Khan Sheikhun dans la province d’Idlib plus tôt cette semaine.

Agression yankee en Syrie: Pourquoi la Russie n’a t’elle pas riposté

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 8 avril 2017 by Résistance 71

A lire sur le sujet:

« La guerre en Syrie après un nouveau faux-drapeau ? »

« Après Trump, Poutine se rendra t’il à l’empire ? »

 

Pourquoi la Russie n’a pas riposté aux frappes américaines en Syrie

 

Izvestia & Sputnik News

 

7 avril 2017

 

url de l’article:

https://fr.sputniknews.com/presse/201704071030791679-syrie-russie-usa-frappes/

 

L’utilisation de systèmes antiaériens russes par l’armée syrienne en réponse à la frappe américaine aurait pu provoquer un conflit nucléaire, qu’on n’a réussi à éviter que grâce au sang-froid du commandant en chef russe, estime Sergueï Soudakov, membre de l’Académie des sciences militaires de Russie.

Qui plus est, les systèmes antiaériens russes sont contrôlés uniquement par la Russie et assurent la défense de ses propres sites militaires, souligne l’expert militaire Vladislav Chouryguine.

Une guerre « chaude »

« Tout le monde s’interroge tout d’abord pourquoi les systèmes antiaériens russes n’ont pas abattu tous ces missiles. Les gens pensent qu’il aurait fallu le faire afin de prévenir cette agression. Mais si nous avions détruit ces engins, nous aurions pu ne pas nous réveiller ce matin à cause du conflit nucléaire. Nous aurions pu faire face à un affrontement de deux Etats nucléaires sur le territoire d’un pays tiers », souligne Sergueï Soudakov.

Les systèmes antiaériens russes sont contrôlés uniquement par la Russie et assurent la défense de ses propres sites militaires. Tout ce qui peut être dit d’autre n’est qu’une campagne médiatique sans aucun lien avec la réalité, explique Chouryguine.

« La Syrie est de temps en temps bombardée par Israël et la Turquie, mais nous ne faisons que défendre notre aérodrome et nos sites. A mon avis, il s’agit d’une décision politique de ne pas abattre ces missiles, car cela aurait pu provoquer un conflit russo-américain au niveau des forces antiaériennes », poursuit-il.

Selon lui, Donald Trump s’est dangereusement rapproché d’une « guerre chaude »:

« Sans le sang-froid du commandant en chef russe, on aurait ordonné la destruction de ces Tomahawks. Ce qui aurait signifié le début d’une guerre ».

Les États-Unis ont annoncé leur intention de frapper via des canaux diplomatiques. La Russie a également prévenu les Syriens qui ont évacué les soldats et le matériel de la base, poursuit-il.

« Cela ne témoigne pas de la force de nos positions et même tous ces accomplissement laissent un arrière-goût amer », estime-t-il.

Attaques et parallèles

Il y a une semaine, une base syrienne accueillant des forces aériennes russes a subi une frappe de l’armée de l’air israélienne. Il existe des parallèles entre ces deux attaques. On n’y fait pas vraiment attention mais elles sont assez considérables, affirme Viktor Olegovitch, directeur de recherche du Centre de la politique actuelle.

« Israël est l’allié-clé des USA au Moyen-Orient et sa position sur le problème syrien est proche de celle des Américains. Ses frappes rappellent en partie ce que nous avons constaté aujourd’hui. On peut les considérer comme un certain entraînement voire un test de réaction, mais la Russie a décidé de laisser sa réaction pour l’avenir. Et sa riposte sera sans doute appropriée », explique l’expert.

Si les frappes américaines contre les forces syriennes dans la province de Deir-ez-Zor en septembre 2016 ont tiré un trait sur les accords en faveur du règlement de la crise syrienne obtenus en Suisse, l’attaque d’aujourd’hui détruit l’espoir que Moscou avait d’une normalisation de ses relations avec Washington, indique-t-il.

Selon lui, certains changements de personnel avant l’agression actuelle contre la Syrie — par exemple la destitution de Michael Flynn qui avait une position modérée sur la Syrie — « montrent l’incapacité de Trump de résister à l’establishment américain »: le président a remplacé les membres principaux de son administration qui étaient indésirables aux yeux des leaders des partis démocrate et républicain, et lance actuellement des initiatives satisfaisantes pour l’establishment et les services secrets.

Un faux pas

« Trump a besoin d’entreprendre des initiatives dans le domaine de la politique étrangère pour faire respecter sa politique intérieure. Mais ce pas a été tout à fait erroné. Il ne s’agit pas de sa décision, mais de la décision de ces conseillers, d’une erreur grave. On ne compte plus les cas où les Etats-Unis ont lancé des ingérences et détruit la souveraineté d’autres pays. Mais ce que nous constatons aujourd’hui est une agression d’un autre genre qui vise un allié de deux adversaires assez sérieux: la Russie et l’Iran », conclut-il.

Cet acte d’agression américaine repousse la possibilité de négociations à part entière même dans le cadre du sommet du G20, dans la cadre duquel Vladimir Poutine devrait s’entretenir avec Donald Trump: au lieu de normaliser les relations avec la Russie Trump les a rayées d’un trait et les deux pays ne peuvent même pas devenir « meilleurs ennemis ».

« Il s’agit d’un coup dur contre les relations russo-américaines, les derrières évolutions et les espérances liées au nouveau président, à une amélioration de rapports avec lui par rapport à son prédécesseur. Il s’agit également d’un coup contre le processus de paix en Syrie qui avance déjà avec des difficultés très importantes. Il est désormais également menacé », affirme Nikita Smaguine, politologue et rédacteur en chef de la revue Iran segodnia.

Il faut, selon lui, analyser la réaction future des Etats-Unis. S’il s’agit d’une initiative isolée, cela sera un problème important, mais les négociations pourraient reprendre leur cours. Si les USA veulent lancer de nouvelles frappes, ce sera un scénario tout à fait différent ayant des conséquences encore plus sérieuses.

Détourner l’attention

Cette attaque fait partie d’un autre scénario de Trump, estime Sergueï Soudakov:

« La situation à Mossoul est actuellement désastreuse: des pertes sévères, beaucoup de victimes civiles… On a donc conseillé à Trump de détourner l’attention de Mossoul à l’aide de ce bombardement ».

Nikita Smaguine est d’accord avec cette théorie de diversion:

« A mon avis ce facteur a sans doute influé sur la décision. Mais il n’est pas le seul. Il y a plusieurs facteurs. La nécessité de détourner l’attention constitue pourtant une motivation supplémentaire: il faut organiser une démonstration spectaculaire ».

Dans tous les cas cet événement fait régresser toutes les relations à leur niveau du début du XXe siècle du point de vue des standards internationaux du droit, poursuit Soudakov.

« Nous constatons le retour du gendarme qui impose sa volonté par la force », conclut-il.

Agression américaine en Syrie: Trump s’est rendu à l’empire, Poutine fera t’il de même ? (Paul Craig Roberts)

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 8 avril 2017 by Résistance 71

Une vision intéressante de PCR, reposant sur l’expérience historique de ce que sont les Etats-Unis. Dans cette affaire, il faut en considérer tous les angles possibles afin d’y voir au plus clair. Sauter sur l’une ou l’autre conclusion est la recette pour un désastre, ultimement, il en reviendra à nous les peuples de résoudre ces saloperies que les politicards corrompus nous laissent en héritage…

~ Résistance 71 ~

 

Trump s’est rendu Poutine sera t’il le prochain à faire de même ?

 

Paul Craig Roberts

 

6 avril 2017

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2017/04/06/trump-surrendered-will-putin-next-surrender/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Mise à jour du 7 avril: Washington a réouvert le conflit avec son attaque de missiles Tomahawk sur une base aérienne syrienne. Le système de défense anti-aérien russo-syrien n’a pas empêché cette attaque…

L’establishment de Washington a repris le contrôle. D’abord Flynn puis Bannon ; tout ce qui reste à Trump et son administration sont une clique de sionistes et de généraux barjots qui veulent la guerre avec la Russie, la Chine, l’Iran, la Syrie et la Corée du Nord.

Il n’y a personne à la Maison Blanche pour les arrêter.

Vous pouvez dire adieu aux relations normalisées avec la Russie.

Le conflit syrien va être réouvert. C’est l’objectif de l’attaque chimique pour laquelle Washington accuse la Syrie et ce malgré l’absence de toute preuve concordante. Il est parfaitement évident que l’incident chimique est une affaire orchestrée par Washington. D’après des comptes-rendus le ministre des AE Tillerson a averti la Russie qu’une procédure est en marche pour retirer le président Assad du pouvoir. Trump est d’accord.

Le retrait d’Assad permet à Washington d’imposer une nouvelle marionnette sur des peuples musulmans, de mettre fin à un gouvernement arabe ayant une politique indépendante de Washington, de faire chuter un autre gouvernement qui est opposé au vol de la Palestine par Israël et pour Tillerson d’Exxon-Mobil et les hégémonistes nouveaux cons, de couper l’apport de gaz naturel russe en Europe en ayant finalement un gazoduc contrôlé par les Américains allant du Qatar vers l’Europe via la Syrie.

Note de R71: Nous rappelons à nos lecteurs que nous avons de longue date suivi la ligne de la “guerre du gaz en Syrie” en analysant les évènements se situant en amont du début de la guerre impérialiste par procuration déclenchée en Syrie en 2011, après la chute de la Libye organisée par l’OTAN et qui a sa source dans le refus de Bachar Al Assad en 2009, d’autoriser le passage d’un gazoduc qatari (donc d’Exxon-Mobil, dont Tillerson était le CEO, tiens, tiens…) à travers le territoire syrien pour alimenter en gaz le marché européen, pour perturber les ventes de gaz russe au vieux continent.

En ignorant tous ces avantages américains, le gouvernement russe a tempéré dans la libération complète de la Syrie des griffes d’un EI créé et soutenu par Washington. Les Russes ont tempéré leur action parce qu’ils avaient des espoirs totalement irréalistes de pouvoir réaliser un partenariat avec les Etats-Unis dans un effort commun de combattre le terrorisme. (NdT: Les Russes devraient toujours avoir pourtant à l’esprit que les USA ont créé Al Qaïda, donc le terrorisme islamiste, au début des années 1980 pour lutter en Afghanistan… contre la Russie alors soviétique…)

Ceci fut une idée absolument ridicule considérant que le terrorisme est l’arme de Washington. Si elle ne peut pas pousser la Russie hors de son chemin par des menaces ou toujours plus d’espoirs russes mal placés de “coopération” avec elle, le terrorisme sera la prochaine étape qui sera dirigé contre l’Iran sur une grande échelle. Lorsque l’Iran sera tombé, le terrorisme travaillera au corps la Fédération de Russie et la province chinoise frontalière du Kazakhstan. Washington a déjà donné à la Russie un avant-goût du terrorisme made in america avec les guerres de Tchétchénie. Bien plus est à venir.

Si le gouvernement russe n’avait pas tempéré dans le nettoyage de l’EIIL en Syrie lorsque la Russie prit de manière inattentue la tête de la lutte anti-terroriste, la Syrie n’aurait pas à faire face aujourd’hui à une partition de son territoire ni à une détermination renouvelée des Etats-Unis de renverser Assad pour les raisons mentionnées ci-dessus. Mais les Russes, hypnotisés par des rêves de coopération avec Washington (NdT: facilités également par le discours arrangeant de Trump…) se sont mis eux-mêmes ainsi que la Syrie dans une position difficile.

Les Russes ont saisi l’initiative et ont surpris le monde en acceptant l’invitation du gouvernement syrien d’entrer dans le conflit. Washington ne put rien y faire. L’intervention russe renversa immédiatement la marée contre l’EIIL. Puis, soudainement, Poutine annonça un retrait russe, clâmant comme Bush sur un porte-avions “Mission accomplie !”

Mais la mission n’était pas accomplie et la Russie rentra de nouveau, toujours en ayant l’initiative, mais avec le retard dû à ce retrait irrationnel du terrain. Si on se rappelle bien, cette affaire d’entrer et sortir s’est produite plusieurs fois. Puis quand la Russie avait la guerre contre l’EIIL gagnée, elle s’est de nouveau retenue de conclure dans la vaine croyance que Washington allait finalement coopérer avec elle en éliminant les derniers retranchements de l’EIIL. Au lieu de cela, les Etats-Unis envoyèrent des forces militaires pour bloquer les avances stratégiques syro-russes. Le ministère des AE russe se plaignit, mais la russie n’utilisa pas sa puissance supérieure de terrain pour écarter la force américaine insignifiante et amener le conflit à sa conclusion finale.

Maintenant Washington donne des “avertissements” à la Russie de ne pas se mettre en travers de son chemin. Le gouvernement russe apprendra t’il finalement que la coopération avec Washington n’a en fait qu’une seule signification: signer en tant que vassal ?…

La seule alternative russe maintenant est de dire à Washington d’aller se faire foutre, de lui dire que la Russie ne permettra plus toute tentative de retirer Assad du pouvoir. Mais la 5ème colonne russe, qui est alliée avec l’occident, va insister pour que la Russie puisse enfin gagner la coopération de Washington si seulement la Russie sacrifiait Assad. Bien entendu,, l’acceptation de la Russie détruira l’image du pouvoir russe et cela sera utiliser pour priver la Russie de recettes en devises étrangères pour se ventes de gaz naturel à l’Europe.

Poutine a dit que la Russie ne pouvait pas faire confiance à Washington. Ceci est une déduction tout à fait correcte en provenance des faits, alors pourquoi donc la Russie passe t’elle son temps à s’enfermer dans la recherche d’une “coopération” avec les Etats-Unis ?…

“La coopération avec Washington” n’a qu’une et une seule signification: cela veut dire abdiquer, se rendre à l’empire.

Poutine n’a que partiellement nettoyé la Russie. Le pays demeure rempli d’agents américains. Poutine va t’il tomber devant l’establishment de Washington comme est déjà tombé Trump ?…

Il est assez extraordinaire de constater à quel point les médias russes ne comprennent que si peu le danger auquel doit faire face la Russie…