De la division primordiale de la société à l’état profond moderne… 15 000 ans d’histoire politique en 7 minutes chrono… (Résistance 71 )

“Là où il n’y a aucun esprit et aucune compulsion interne, il y a forcément une force externe, une régimentation, un État. Là où il y a un esprit (Geist), il y a société. La forme dénuée d’esprit engendre l’État. L’État est le remplaçant de l’esprit.”

“L’objectif est le peuple, la société, la communauté, la liberté, la beauté et la joie de vivre.”

~ Gustav Landauer ~

 

“Le spectacle est le capital à un tel degré d’accumulation qu’il devient image.”

“L’anarchisme a réellement conduit en 1936 [en Espagne], une révolution sociale et l’ébauche la plus avancée qui fut jamais, d’un pouvoir prolétarien.”

“L’histoire du terrorisme est écrite par l’État, elle est donc éducative.”

“Notre société est bâtie sur le secret, depuis des ‘sociétés écrans’ qui mettent à l‘abri de toute lumière les biens concentrés des possédants jusqu’au ‘secret défense’, qui couvre aujourd’hui un immense domaine de pleine liberté extrajudiciaire de l’État.”

~ Guy Debord ~

 

De la division primordiale de la société à l’état profond moderne

 

15 000 d’histoire politique en 7 minutes chrono

 

Résistance 71

 

8 mars 2017

 

Comme l’a amplement démontré l’anthropologie politique, la société humaine primordiale, primitive (au sens anthropologique, venant de “primere”, premier, primordial) s’est transformée à un moment donné de l’histoire (plus que probablement au cours de la période dite de la “révolution agraire” du néolithique), d’une société une et politiquement indivisée en une société politiquement divisée menant à l’opposition de castes / classes résultant de la relation émergente de rapport entre dominants et dominés.

De là, s’en est suivie la division économique, le renversement de la dette du chef sans pouvoir, dans une société où le pouvoir n’est pas séparé du corps social et où le chef ne commande en rien et est en dette permamente envers ses pairs par la redistribution de ses biens, vers une société où la division politique induit la reconnaissance du “chef” par ses nouveaux sujets au moyen de l’institution du tribut (taxe, impôt) ; une société où le pouvoir se sépare du corps social pour devenir nécessairement despotique.

Le changement de mode de production impliquant des surplus, celui-ci inverse le flot naturel de la dette du chef vers le peuple, au peuple vers le chef et ses comparses devenus complices de vol en réunion ; le peuple dès lors est coercitivement amené à obéir à une nouvelle caste dirigeante.

Il devient alors nécessaire de créer des institutions afin de gérer la différence induite, tenir les “comptes” de la dette du peuple envers ses chefs coercitifs et autres fadaises aliénantes L’État naît de la nécessité de gestion et du maintien de la division oligarchique. Peu à peu il se centralisera et deviendra de plus en plus coercitif, réglementé et dénué de toute humanité.

Le pouvoir, devenu de “droit divin” (bien entendu…), est morcelé et se centralise du mieux possible. Pendant des siècles et des siècles, le pouvoir politique et la vie économique suivent des trajectoires souvent parallèles, parfois intriquées, mais s’ils doivent coopérer pour faire fonctionner les mécanismes aliénatoires divisifs de la société, qui n’est plus qu’une entité assujettie aux âfres de la caste dominante, le pouvoir politique demeure prévalant sur le pouvoir économique, qui ne parvient pas encore à l’acheter et donc à le dominer.

Pas à pas, le monde marchand et les nécessités économiques prennent le dessus sur le politique qui jusqu’à la révolution française de 1789, gardait tant bien que mal à distance le pouvoir économique. A cette date, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, la classe pilotée par la valeur d’échange marchande, prend le pouvoir. Son avènement total se produit au cours des guerres napoléoniennes. A ce moment, le pouvoir marchand ultime, synthétisé dans la finance et son pouvoir grandissant au gré des spéculations et parasitismes de toutes sortes, parvient à acheter définitivement le pouvoir politique. Les banques (de fait la même banque..) financèrent les deux côtés de la belligérance, décuplant leur pouvoir interne et les leviers financiers de contrôle du pouvoir politique.

Depuis lors, la privatisation de la finance et la réglementation interne des nations favorisant corruption et spéculation en tout genre, ont renforcé l’emprise et le contrôle du pouvoir économique (aujourd’hui le pouvoir de la haute finance devenue au gré du temps et des forfaitures, apatride, transnationale) sur le pouvoir politique. Si dans le passé les deux pouvoirs avançaient main dans la main, de manière complémentaire au gré des relations internationales entre les états-nations, on peut dire que depuis les années 1970, autour du premier choc pétrolier de 1973 et de l’abrogation des réglementations internationales basant la monnaie des nations, essentiellement la monnaie de réserve mondiale qu’est devenue (de manière coercitive une fois de plus) le dollar américain, sur l’or, le pouvoir économique, libéré du carcan politique, a pu acheter la totalité de ce qui est achetable aujourd’hui, y compris l’humain et donc le politique.

Ainsi donc, depuis plusieurs décennies, grâce à la spéculation, au mensonge, à la tromperie, aux crimes organisés, assujettis et perpétrés par les états-nations pour leurs maîtres de la finance, des entités économico-industrio-financières globales, transnationales, constituées en cartels industrio-financiers, contrôlent la destinée des pays, des peuples, des économies et du monde. Ces entités dirigées par les descendants de grandes familles spéculatives se retrouvent et se cartélisent par convergence d’intérêts, dans les domaines de la finance et de l’industrie. Ces entités et quelques personnes contrôlent les grandes banques, l’industrie énergétique et des produits dérivés, les complexes militaro-industriels, les médias, l’industrie pharmaceutique et chimique, les universités et l’intelligentsia du monde occidental et des nations inféodées coercitivement.

Les représentants de ces cartels, ainsi que quelques politiciens, stratèges et intellectuels clefs à leurs soldes, constituent ce qui est appelé aujourd’hui “l’état profond”.

Ils dirigent par la propagande, le mensonge, la déception, le crime, la spéculation, la peur et la coercition, un monde dont les peuples submergés par la déferlante marchande d’une société de consommation décérébrante et galopante, sont devenus apathiques et politiquement illétrés, maintenus dans l’ignorance et la stupeur à grand renfort de propagande médiatique, de jeux et de diversions aussi futiles qu’aliénantes, incluant les grandes messes électorales visant à maintenir par l’élection de marionnettes étatico-capitalistes de façade, la division initiale de la société et à perpétrer le consensus du statu quo oligarchique établi de très longue date.

Tableau bien noir dressé là nous direz-vous. Certes, mais espoir il y a, car dans sa course historique vers une fin inéluctable, la société spectacle pilotée par l’état profond est sur une trajectoire de collision avec son incapacité à se transcender. Elle contient en elle-même sa propre obsolescence programmée de laquelle surgira la résurgence humaine de la société primordiale seulement grandie et renforcée de son empirisme historique gagnée au gré du tumulte des flots. De là naîtra une nouvelle société, ancrée dans ses fondements sociétaux universels, qui renouera, en s’adaptant, avec l’égalitarisme et l’indivision primordiaux. C’est alors que se réalisera la Raison dans l’histoire humaine, débarrassée de sa ruse nécessairement induite: l’État issu de la division de la société, producteur de toutes les aliénations.

C’est alors et alors seulement, que l’humanité sera émancipée à tout jamais ! Ainsi nous pouvons dire que la finalité de la réalisation de l’histoire humaine est plus que probablement la réconciliation propre et définitive avec nous-mêmes au sein d’une société des sociétés, miroir définitif mais aux nuances changeantes de l’état naturel profond duquel nous nous sommes historiquement écartés.

= = =

“L’État, c’est ainsi que s’appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement et le mensonge que voici sort de sa bouche: ‘Moi, l’État, je suis le peuple !’… Là où le peuple existe encore, il ne comprend pas l’État et il le hait comme un mauvais œil et comme un pêché contre les coutumes et les droits… L’État, lui, ment dans tous les idiomes du bien et du mal ; et quoi qu’il dise, il ment et ce qu’il possède il l’a volé. Tout est faux en lui, il mord avec des dents volées, lui qui mord si volontiers. Fausses sont même ses entrailles… ‘Sur Terre il n’est rien de plus grand que moi: je suis le doigt qui crée l’ordre, le doigt de dieu’, voilà ce que hurle ce monstre…”

~ Friedrich Nietzsche (Ainsi parlait Zarathoustra, 1883) ~

“On peut dire qu’il n’y a pas encore eu de révolution dans l’histoire, il ne peut y en avoir qu’une qui serait une révolution définitive. Le mouvement qui semble achever la boucle en entame déjà une nouvelle à l’instant même où le gouvernement se constitue. Les anarchistes, Varlet en tête, ont bien vu que gouvernement et révolution sont incompatibles au sens direct. Il implique contradiction, dit Proudhon, que le gouvernement puisse être jamais révolutionnaire et cela pour la raison toute simple qu’il est gouvernement.’ […] S’il y avait une seule fois révolution, en effet, il n’y aurait plus d’histoire. Il y aurait unité heureuse et mort rassasiée.“

~ Albert Camus ~

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12 Réponses to “De la division primordiale de la société à l’état profond moderne… 15 000 ans d’histoire politique en 7 minutes chrono… (Résistance 71 )”

  1. Avec ce texte, nous avons là les bases afin de vaincre l’inertie de départ ; Ignorer le Système ► Créer les bases solidaires de la Société des sociétés organique ► Réfléchir et agir en une praxis commune ► Adapter l’ANCIEN au NEUF

    Parce que je crois que nous sommes tous « INTER-RELIÉS » et que de cette « INTERCONNEXION » jaillira, telle une étincelle capable d’embraser tous les empires ;
    UNION ► RÉFLEXION ► ACTION ► ASSOCIATIONS LIBRES CONFÉDÉRÉES ► SOCIÉTÉ DES SOCIÉTÉS

    Votre texte nous permets, entre autres, d’y voir plus clair ! Merci à vous. Je l’ai mis en lien, en section commentaire de mon dernier billet. Et je le rappellerai, autant que nécessaire, en lien dans mes prochains billets. JBL

  2. FOISSAC Says:

    ‘le renversement de la dette du chef sans pouvoir, dans une société où le pouvoir n’est pas séparé du corps social et où le chef ne commande en rien et est en dette permamente envers ses pairs par la redistribution de ses biens,  »

    Eh ben, cela ne s’améliore pas !

    cette phrase est une aporie, pour la simple raison qu’on ne peut donner que ce qu’on a, or, si le chef est en dette permanente, c’est qu’il ne peut rien accumuler, aussi, il ne peut rien redistribuer.

    Ainsi, dans la société capitaliste, celui qui est en dette permanente est le pauvre et il n’a pas grand chose à redistribuer le pauvre !

    Donc, comment le chef peut t-il redistribuer ce qu’il ne peut accumuler parce qu’en dette permanente ? Et quelle personne serait assez idiote et masochiste pour vouloir être celui qui doit donner en permanence ce qu’il possède, si tant est qu’il ait le temps de posséder quelque chose, parce qu’en dette permanente, et à redistribuer ce qu’il n’a pas ?

    Y a quelque chose qui cloche dans votre raisonnement, mais quoi ???

    • Le chef reçoit des contacts extérieurs ou de dons internes, il ne peut rien garder, la redistribution est permanente. Dans la société primordiale, il n’y a pas de « riches » et de « pauvres », mais il y a circulation de possessions, de choses endogènes et exogènes. Le « chef » sans pouvoir redistribue, c’est sa dette envers son peuple pour garder le seul « privilège » qu’il a: celui de la parole. Ainsi comme disait Pierre Clastres « La parole est plus qu’un privilège, un devoir du chef: c’est à lui que revient la maîtrise des mots, au point qu’on a pu écrire au sujet d’une tribu nord-américaine: ‘on peut dire non seulement que le chef est un homme qui parle, mais que celui qui parle est un chef’, formule aisément applicable sur tout le continent sud-américain. »
      Pour mieux comprendre le concept de l’inversion de la dette, le mieux est de laisser la parole à celui qui a le mieux analysé et traité du sujet: Pierre Clastres.
      Voici ce qu’il nous dit dans ses « Recherches en anthropologie politique »:
      « La nature de la société change avec la direction de la dette. Si la dette va de la chefferie vers la société, la société demeure indivisée, le pouvoir reste localisé dans le corps social homogène. Si au contraire, la dette va de la société vers la chefferie, le pouvoir a été séparé de la société et est concentré dans les mains du ou des chefs, la société hétérogène en résultant est divisée entre le dominant et le dominé. En quoi consiste la rupture entre la société indivisée et la société divisée ? La rupture se produit lorsque la direction de la dette est renversée, lorsque l’institution tire un profit des relations de pouvoir contre la société, créant ainsi une base et un sommet envers lequel doit grimper l’éternelle reconnaissance de la dette au nom du tribut. La rupture dans la direction du mouvement de la dette sépare les sociétés de telle façon que la continuité est impensable: aucun développement progressiste, aucune figure sociale intermédiaire figurent entre la société indivisée et la société divisée… »
      Un autre anthropologue politique, Marshall Sahlins, explique ce qu’ont dit les gens du peuple mélanésien Paniai à leur chef avant de le tuer: « … Tu ne dois pas être le seul riche parmi nous, nous devrions tous avoir la même chose, tu dois être égal à nous. » Ceci contraste avec ce que dit un autre chef d’une société où la division politique s’est opérée et où la renverse de la dette en conséquence s’est également opérée. Le chef dit: « Je suis le chef non pas parce que les gens m’aiment, mais parce qu’ils me doivent de l’argent et ils ont peur. » La parole en est également inversée.
      la société des nations iroquoises possède un système de maintient d’indivision de leur société en sanctionnant, parfois de mort, leurs chefs errants, refusant de suivre la loi confédérale dicté par leur Grande Loi de la Paix. De fait, une grande section de leur charte confédérale datant du XIIème siècle, traite du comment gérer la possibilité de chefs despotiques.
      Ceci dit, la division de la société s’opère de manière politique au préalable, l’inversion de la direction de la « dette » en est une conséquence. Les marxistes diraient l’inverse car pour eux, et à tort, tout est avant tout économique… 😉

  3. FOISSAC Says:

    « Le chef reçoit des contacts extérieurs ou de dons internes, »

    Eh oui, il ne peut exister de dette sans créance ! De devoir sans droit. Rien ne se crée à sens unique. La création ex nihilo n’existe pas, sauf dans l’imaginaire, mais par définition, l’imaginaire n’existe pas. Autrement dit, créer une créance, crée une dette équivalente. Ici, le chef redistribue les dons qu’il reçoit.

    « il ne peut rien garder, la redistribution est permanente. Dans la société primordiale, il n’y a pas de « riches » et de « pauvres », mais il y a circulation de possessions, de choses endogènes et exogènes. Le « chef » sans pouvoir redistribue, c’est sa dette envers son peuple pour garder le seul « privilège » qu’il a: celui de la parole

    Ici, la parole n’est pas un privilège, c’est le droit attaché au chef, de ce droit qui lui fait recevoir des dons et auxquels il répond par le devoir de respecter la Loi et de redistribution les dons reçut. Par choix de son vivant et par obligation à sa mort. Parce que la communauté prime et est intemporelle. Un système, quel qu’il soit, ne peut exister de manière perenne, être stabilisé, donc, sans crise, que s’il est équilibré. Le système capitaliste étant fondé sur le principe du déséquilibre de l’échange économique (les dons reçut par le chef dans le cas cité ici, sont cet échange économique, mais équilibré par la restitution) les crises sont systémiques. Etc….

    enfin, le chef sans pouvoir n’est vrai que dans une société en paix, mais, dès lors où la société est en lutte, alors, le chef détient le pouvoir. C’est mécanique. En fait, dans une société en paix et sans concurrence économique, il n’y a pas besoin de chef du tout. S’il y a persistance de chef, c’est uniquement dû au fait qu’il y a toujours persistance de conflits internes et risque potentiel de menace extérieures. Cela veut dire que pour conserver la nécessité des chefs, tant militaire qu’économique, une société doit maintenir l’état d’urgence permanent, coûte que coûte.

    Je n’ai pas lu le reste de votre texte, je me suis arrêté à ce paragraphe.

    Bonne continuation….

    • c’est pourquoi le mot « chef » ne veut rien dire… il faut en ce cas de société à l’équilibre parler de « porte-parole ». Il n’y a AUCUN RAPPORT à une quelconque autorité. Un « chef » ne saurait donner d’ordres, personne n’obéirait, il risquerait même d’y perdre la vie…
      Le terme de « chef’ ne peut s’appliquer qu’à une société déséquilibrée, donc en régression. Il ne peut donc être qu’occidental… 😉
      Bonne continuation également

      • FOISSAC Says:

        Et ce qu’il faut retenir, c’est le principe de la circularité, c’est à dire, du pompier pyromane. Etant entendu qu’il ne doit surtout pas se faire prendre ! Le hic dans le cas de la société actuelle, c’est que ceux qui voient et dénoncent les pompiers pyromanes, refusent de voir où est le déséquilibre qui fait que même en les dénonçant, la majorité de la population continuent à leur obéir aveuglément et même, à justifier leur action.

        Pourquoi cela ?

        Parce que le déséquilibre structurel est dans l’échange économique, lié à la plus-value prélevé par le propriétaire économique , par la plus-value sur la vente ou location des biens, et qui au niveau monétaire, se traduit par l’intérêt usuraire. Or, même ceux qui dénoncent ces pompiers pyromanes, ne refusent pas et même, cherchent à tirer profit de leur patrimoine, donc, à soutenir le déséquilibre source et moteur de la violence sociale.Et si vous le leur expliquez, ils ne veulent pas vous écouter. Ainsi, expliquer que toute création monétaire crée autant une créance qu’une dette, mais où seule la créance est nominative alors que la dette est anonyme, c’est à dire, qu’elle concerne tous ceux qui ne disposent pas de monnaie et non seulement ceux qui ont contracté un crédit. Bref, c’est ce qu’on peut appeler une dette systémique et celle ci est 20 foi supérieure à la fameuse dette publique. Sans même compter la propriété immobilière !

        Bref, dénoncer le pompier pyromane ne suffit pas, si on ne dénonce pas ce qui motive son action et de réaliser qu’on soutient son action sans s’en rendre compte et que cela veut dire qu’il y aura toujours un autre pour lui succéder avec notre propre soutient. Résultat ? Personne ne comprend rien et ne veut rien comprendre….

        • parce qu’il y a une antériorité à tout cela et que « l’économique » n’est pas la source de l’affaire, mais le « politique ». La division (de la société) est politique avant d’être économique, l’économique suit. Tout réduire à la sphère économique est une erreur (souvent marxiste mais néolibérale également…). L’économique est assujetti à la décision de l’humain et pas l’inverse. Il se trouve qu’historiquement, oui, depuis pas mal de temps l’économique a pris le dessus, a acheté le politique si on veut, mais l’affaire ne se résoudra aucunement « économiquement ».

  4. FOISSAC Says:

    les deux sont liés, il est impossible de résoudre l’affaire par un seul bout. Comme le disait Devos,un bout de bois à deux bouts. Ce que j’écris n’a d’ailleurs rien à voir avec le marxisme en tant qu’idéologie, je parle des conditions du système capitaliste, ce que fait Marx et ce n’est donc pas du marxisme. Le faire croire est de la pure manipulation à laquelle vous cédez.

    Si les règles économiques découlent du système politique, c’est la preuve que les deux sont indissociables et ne parler que de l’un est comme donner le pont de départ du mouvement sans donner la destination. C’est ce que vous faites. Ceci, car vous n’avez pratiquement aucune idée d’une économie sous une politique anarchique, sauf celle du chasseur cueilleur !!! Vous êtes alors dans ce que j’appelle « la loigque shadokkienne »… Absurde !

    • allons, allons hervé… qui a dit qu’on ignorait l’économique ? Le point que nous faisons est de rappeler que l’économique est assujetti au politique. La société sans état, contre l’état, sans valeur marchande, au mode de production d’auto-suffisance a existé bien avant l’affaire de « l’échange » et de l’accumulation/spéculation/profit etc… La plupart des gens font passer (à l’instar des marxistes) l’économique comme condition préalable, c’est mettre la charrue avant les bœufs et il n’y aura JAMAIS de solution économique au marasme sociétal.
      Bien entendu que les deux sont liés, mais le POLITIQUE est le facteur directeur, c’est par une décision politique, une décision de changement d’attitude envers le mode de gouvernance et son refus que les choses changeront de manière radicale.
      On en a déjà discuté, tu camperas sur tes positions et nous sur les notres.
      L’économie dans une société anarchiste a été mise en place dans les grandes lignes, plus qu’une ébauche avec la révolution sociale espagnole, qui n’a ni été parfaite bien évidemment, mais à sa décharge, s’est construite dans un climat de guerre avec une coalition étatique contre elle allant des fascistes rouges (marxistes-stalinistes) aux fascistes bruns (franquistes assistés de l’Allemagne et de l’Italie) en passant par les « républiques » dites modérées dont la France…
      Une économie anarchiste de surcroit, sera une économie « sans étiquette de prix », on en a déjà parlé, on va pas y revenir. L’état et le capitalisme sont le summum de l’absurde et la résultante de la formule célèbre du professeur Shadoko (en beaucoup moins marrant):
      ZO + MEU = GAZOBU
      Penser de manière étatiquement formatée aujourd’hui n’est plus seulement inepte, c’est criminel !

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