Tranches de vie et regards croisés… d’en bas à gauche (Zénon l’ailé) 1ère partie: Solitudes

Je suis un fugitif,
Un jour, je suis né
Ils m’enfermèrent en moi-même
Mais je suis parti.
Mon âme me cherche
Par monts et par vaux,
J’espère que mon âme
Jamais ne me trouve.

~ Fernando Pessoa ~

 

Regards croisés

(1/2) : Solitudes

 

Zénon

 

Novembre 2016

 

Avant-propos

« Ce n’est pas la main qui dessine ; c’est l’œil » me disait mon père lorsqu’âgé de neuf ou dix ans, j’essayais de capter au crayon l’expression d’un visage ou la forme d’un arbre. Dans mon dernier texte, je nous invitais tous à jouer ensemble et à être créatifs. Créer, c’est toujours découvrir quelque quelque chose que l’on ne sait pas faire… Quand R71 m’ont parlé d’écrire à propos de personnes que je connaissais, je me voyais mal pondre une simple et froide énumération d’initiatives ou de modes de vie possibles hors-système. Comment dépeindre un parcours de vie ; l’émancipation ou la servitude sans en évoquer les ressorts intimes? L’expérience ne se limite pas à l’instant présent. Elle est une continuité d’interconnexions, sans commencement ni fin. Parce que nous ne sommes tous que de passage et que la nature humaine ne s’appréhende que par le cœur, ce qui suit ne sera pour une fois pas un article, mais une invitation faite au voyageur à sauter le mur.

(Zénon l’ailé, 29/10/2016)

 =*=

Manu s’était engagé dans l’armée française en mars 2001. Il avait alors dix-huit ans. Une fois obtenu son bac, rêvant de voyages et ne sachant trop à quelle vocation se destiner, il avait écouté son père et choisi la carrière des armes. Sa promesse d’aventures, de grands espaces et d’une retraite minimale au bout de quinze ans… La jeune recrue était encore à l’école de sous-officiers quand s’effondrèrent les tours du World Trade Center. Il comprit toutefois aussitôt que cet évènement allait bouleverser sa propre vie. Envoyé en 2002 en Afghanistan, Manu prit en pleine gueule toute la violence de la guerre. Non plus celle des jeux vidéo qu’il avait affectionnés, mais la vraie. La souffrance et les cris. L’âcre odeur de corps calcinés. La douleur de perdre certains de ses potes et la peur de mourir à tous les instants… Il découvrit aussi l’héroïne. Toutes les façons possibles de fuir une réalité trop atroce. Le sergent passé sergent-chef épousa une fille de notable abordée en marge d’un défilé. Père de famille, Manu fut en 2010 missionné en Afrique de l’ouest. Il comprenait désormais pleinement son rôle de simple exécutant dans une entreprise d’expropriation coloniale. Mais il lui fallait nourrir ses deux fils… Survinrent alors les premiers retards de versement de primes et les bugs du logiciel Louvois. La nécessité d’emprunter pour s’en sortir. Sa femme, lassée des relances d’impayés et de ses absences, le quitta pour un chef de service d’une mairie de banlieue… Rapatrié au milieu de l’hiver 2015 à la surveillance métropolitaine dans le cadre de l’opération Sentinelle, Manu ressentit toute l’ampleur de la trahison. Les attentats qu’il était maintenant chargé de prévenir n’étaient que la suite logique de ce à quoi il avait participé à l’étranger pendant quatorze ans… Croyant servir loyalement son pays, il n’avait été toutes ces années qu’un garant des intérêts du grand Capital. Et pour finir, simple vigile dans un supermarché planétaire. Un jour gris de juin 2016, Manu s’est tiré une balle dans la tête au sous-sol d’une galerie marchande. Il était âgé d’à peine trente-quatre ans.

Au même instant, dans les étages supérieurs, toute une foule de clients fébriles s’affaire à renouveler sa garde-robe estivale avant les vacances. Il faut faire vite, les congés annuels arrivent dans deux semaines et l’hôtel-club est déjà booké… Ici, le consommateur est roi. La fine fleur de la classe moyenne y a le choix parmi le large éventail d’articles proposés. D’ailleurs, la mode n’est-elle pas l’emblème de la liberté triomphante ? Et comment peut-il en être autrement dans un pays et une époque où chacun dispose de plus de cinq cents chaînes de télé ? Il y a bien la menace terroriste, les appels à la vigilance dans les halls de gare et la montée de l’extrême-droite… Mais jusqu’ici, tout ne va pas si mal. Les banques prêtent à des taux d’intérêt plus intéressants que jamais. Le marché immobilier continue de rapporter des bénefs. L’égalité pour tous est garantie dans les textes. Et les droits des minorités défendus par les plus grands idéologues du moment. Les entreprises réalisent encore de confortables marges, et nos démocraties sont sûrement des modèles du genre, puisqu’on les exporte. Dans ces conditions, comment peut-il venir à l’esprit de quelqu’un de sensé que cette abondance qui l’entoure ne soit en réalité que symptôme de manque ? Que la liberté qu’on lui vend à tous coins de rue n’est qu’un leurre ; seulement celle de se choisir tel ou tel maître, et le narcissisme patent de nos sociétés, un triste reflet de notre aliénation vis-à-vis du Soi véritable ?… Appareillons pour un voyage sur la face cachée du meilleur des Mondes. Et nous verrons ce qu’il en est derrière les décors de publicité.

Châtelet-les-Halles. 9h10. Deux millions d’usagers par jour se bousculent dans les sous-sols crasseux du RER A. Comme tous les matins, Ludovic joue des coudes pour se frayer un chemin dans la foule compacte, attraper sa correspondance et prendre à l’heure son job de consultant pour un cabinet de gestion de patrimoine. Boulot rébarbatif s’il en est. Mais Ludovic a toujours placé la sécurité de l’emploi au cœur de ses préoccupations. Son cursus et ses qualifications le destinaient à ça ou à faire peu ou prou la même chose dans le secteur public, deux fois moins rémunérateur. Alors, il s’estime dans l’ensemble plutôt chanceux. C’est un avantage de la Crise, pense-t-il avec un certain cynisme… Tant que les riches le deviennent encore un peu plus, le boulot ne risque pas de lui manquer… Coincé entre quatre inconnus sans pouvoir bouger, Ludovic promène un regard évasif autour de lui. Un échantillon parfaitement représentatif de la société s’y trouve réuni :

Un quadragénaire obèse en costard finit d’avaler goulûment son petit-déjeuner. Pains au chocolat industriels de supermarché. La sueur perlant de sa nuque et imprégnant son col de chemise trahit un début de problèmes cardio-vasculaires. Il n’a probablement jusque-là pas pris le temps de s’en préoccuper. Il faut dire qu’il porte l’attirail du commercial de base. Pour lui, le temps, c’est de l’argent. Alors sa nourriture se limite à des sandwichs et autres barquettes lyophilisées de plats à réchauffer. Du plastoc et des micro-ondes. Lait pasteurisé, huile de palme et viande synthétique… Il est surprenant de lister tout ce que l’industrie met à la disposition de ceux qui perdent leur vie à la gagner pour accélérer le processus. Pour ce bonhomme-là, l’esclavage n’est aucunement une souffrance. Mais une discipline dans laquelle il lui faut être le meilleur.

Recroquevillée sur son siège entre une Mama des Antilles et un escogriffe aux jambes écartées, une institutrice visiblement sur les nerfs peine à corriger ses copies. Tandis qu’elle mime du bout des lèvres une ou l’autre réponse à l’un de ses élèves, un coin de ses paupières tremble fébrilement à chaque interligne. Son visage long et sa mâchoire sèche indiquent chez elle une certaine rigueur de caractère. Elle doit prendre comme un sacerdoce constamment bafoué d’essayer d’inculquer quelques bases à des écoliers dont le niveau ne fait que chuter d’année en année. De toutes façons, chaque nouvelle réforme appauvrit encore davantage les programmes. Il y a aussi les jeux-vidéos, smartphones et autres tablettes introduits maintenant dans sa classe. Elle n’a aucune chance… Ludovic la regarde avec une pitié teintée de léger mépris. Bien qu’il ne sache qu’assez confusément pourquoi, il considère, aujourd’hui adulte, l’école comme institution de formatage au lieu d’enseignement. Sa déliquescence n’est que suite logique du développement de modèles plus efficaces et meilleurs marché. L’éducation nationale n’est en somme qu’un logiciel obsolète… Pas de quoi s’affoler.

Justement, voici un parfait spécimen tout frais émoulu de l’usine à chômeurs. Peut-être en première année de socio ou d’ethnologie. Un inoffensif. Habillé de fringues moulantes afin de rassurer les donzelles par son absence de virilité… Inutile de chercher de quelque manière à capter son regard. Il n’est juste pas là. Son attention est toute entière absorbée par les derniers commentaires sur sa page perso. Toute une génération ne communique plus que par écrans interposés. Chacun reste retranché derrière son avatar numérique ; ne connaissant des autres comme de lui-même qu’une existence mise en scène… Il n’est pas étonnant que tant d’énormes mensonges pénètrent aussi facilement les consciences, lorsque l’individu se voit ainsi perpétuellement incité à se mentir et se fuir lui-même. La frontière du réel et du virtuel semble le dernier rempart à l’emprise technologique. Et le temps n’est apparemment pas au protectionnisme.

En face de lui se tient un cadre gominé vêtu d’un costume de marque et d’une gabardine. Sacoche en cuir et chaussures cirées. L’archétype du jeune avocat empli d’ambition et de foi en sa profession. Quelques années de pratique lui feront réaliser que sous prétexte de garantir l’égalité des droits, il ne sert en fait que de caution légale à un système judiciaire dont la vocation première est la protection des intérêts de quelques nantis. De perpétuer ainsi l’injustice et l’iniquité. La duplicité dont il saura faire preuve dans ses plaidoiries ne s’en trouvera que plus aiguisée. Partout, l’art du détournement, de l’inversion du sens de chaque chose est devenu la norme et même le modèle… Normal, dans ces conditions, que tant de gens aient recours à ses services pour avoir pété les plombs.

Il y a aussi, assise à quelques mètres de lui, cette petite brunette dans la trentaine au joli minois. Affectant de feuilleter nonchalamment les pages de son magazine et d’ignorer les regards qu’elle sent la plupart du temps rivés sur elle. Inaccessible à ce qui l’entoure par les barbelés sonores de ses écouteurs. Elle avait tout de suite attiré le regard de Ludovic. S’il s’en était d’abord détourné, ce n’était pas en raison de son indifférence affichée, mais à cause du fait qu’il n’oserait ni ne savait comment l’aborder… Comment avoir l’air sûr de soi sans passer pour un gros lourdaud ? Combien de clichés, d’impératifs contradictoires sont colportés par la presse et l’industrie cinématographique ?… Tant et tant d’obstacles artificiellement placés entre l’Homme et la Femme que Ludovic s’est depuis un moment fait une raison. Il ne s’interdit pas l’aventure d’un soir, et a même déjà deux fois vécu en concubinage. Mais il est fermement résolu à ne jamais avoir d’enfant.

À l’autre bout de la rame, une mendiante rom avec son bébé en écharpe avance entre les travées. Le môme d’un ou deux ans dort à poings fermés. Un sédatif dans chaque biberon permet d’assurer qu’il se taise. Il faut émouvoir le chaland… L’essentiel n’est-il pas que ça marche ? Une affichette brocardée sur la vitre rappelle la disparition de Romain, dix-sept ans, le 28 avril à sa sortie de boîte. On se donne ainsi bonne conscience et l’on se rassure en se racontant que les uns s’intéressent aux autres. Et que dans une société si soucieuse du sort de ses membres, nous ne risquons rien. Pourtant, lors des deux tiers d’agressions commises en public, les témoins préfèrent esquiver la situation que s’interposer… À côté chancelle un mec en démence bafouillant d’inintelligibles menaces à un ennemi invisible. Canette à la main. Le futal maculé de pisse… Tout le monde se tient à distance en feignant de l’ignorer. Au milieu de tout ça, une famille de touristes asiatiques se serre de peur que leur échappe un appareil photo ou un portefeuille. En voilà qui se faisaient certainement une autre idée de la « ville-lumière ».

Le plus étrange dans ce décor humain est l’acceptation plus ou moins répandue que tout ceci soit inéluctable… Il suffit qu’une majorité considère telle ou telle absurdité comme la norme pour qu’on l’adopte. Qu’il s’agisse de la perte de sens dans l’immense majorité de nos emplois ; de la présence et l’autojustification pour uniques fonctions ou de la maigre rognure d’espace-temps laissée vacante à l’imaginaire, tout le monde continue de mener son train-train comme si la situation était naturelle. On se cache derrière la nécessité de se nourrir et de payer le loyer. De solder les traites de la bagnole et d’assurer les arrières des gosses. En somme, remplir tous les critères de respectabilité sociale alors même que nous sacrifions jour après jour l’avenir au nom de l’instant présent… D’ordinaire Ludovic se plaît à observer ainsi les gens. À déceler chez eux l’une ou l’autre particularité inédite, ou à surprendre un bref instant dans leurs yeux l’expression d’une pensée intime… Mais aujourd’hui, un sentiment d’oppression et de vague nausée lui monte au cœur à la vue de tous ces visages. Il ne peut tout à fait s’expliquer pourquoi. Mais une telle impression de gâchis lui est devenue insupportable.

Les portes s’ouvrent. Enfin l’air et la délivrance. Le troupeau de sortie se rue au-dehors à travers les couloirs sans fin. Tous les deux mètres, des affiches publicitaires l’exhortent à changer d’assurance. À faire un don contre le cancer. À SOS racisme. À l’agence nationale des déchets radioactifs et au parti socialiste. À s’inscrire sur à-la-bonne-baise, profiter de réductions de chez Au chiant, à s’acheter des prothèses auditives et se faire gratuitement ausculter le rectum… Bien qu’il continue d’avancer, Ludovic se sent sur le point de vomir. « Mensonges ! Mensonges, mensonges ! » réentend-t-il son père hurler sur son lit de mort. Décédé quelque mois plus tôt à l’âge de cinquante-six ans d’une leucémie, celui-ci s’était toute sa vie durant conformé à l’image qu’on attendait de lui. Lors des derniers temps de son agonie, il avait toutefois envoyé bouler les airs faussement contrits de son épouse et la sollicitude empesée de ses amis. Confié à son fils, avant de mourir, qu’il n’avait fait que mentir toutes ces années pour leur complaire… Ludovic a depuis du mal à faire comme si de rien n’était.

Dehors, un furieux concert de klaxons et sirènes de flics le tire de sa somnolence… Il faut encore traverser la place et continuer de l’autre côté sur l’avenue. Un marmot hurlant se laisse traîner au sol par sa mère lui ayant refusé des cartes Pokémon. Ses cris recouverts par les percussions vertébrales d’un marteau-piqueur… Ludovic passe devant le kiosque à journaux. « La France en guerre », « Banlieues : ces zones de non-droit », « Pourquoi faut-il tuer Poutine » ou encore « Hommes : point g, mode d’emploi » en titres du jour. Ludovic se détourne et prend à droite. Un sans-abri inconnu se tient accroupi devant une devanture close. Il doit avoir dans les vingt-huit ans. Il ne fait la manche ni n’a l’air implanté là. Mais sa simple présence retient l’attention. Dans son regard une lueur étrange et inexplicable, que Ludovic ne peut soutenir. Ce n’est pas vraiment la misère ; depuis qu’il est à Paname, Ludovic s’y est habitué. Mais plutôt cet éclat particulier devant lequel il se sent obligé de baisser les yeux.

Bon élève à l’école, diplômé, ayant débuté une brillante carrière au sein d’une compagnie d’assurance et plutôt bien de sa personne, Ronan avait tout pour connaître la « réussite » au sens où l’entendaient ses amis. Depuis le plus jeune âge cependant, il était doté d’une sensibilité particulière l’ayant assez tôt enclin à capter que quelque chose clochait dans l’ordre du Monde. Mais de tempérament plutôt doux et peu disposé à la rébellion, il avait d’abord accepté de « jouer le jeu » qu’on attendait de lui. Ses premiers temps d’expérience professionnelle le confrontèrent à l’impératif de profit ; quels que soient la méthode et la doctrine employées. À la concurrence la plus sauvage entre personnes pourtant capables de s’entraider si le contexte était différent. Et au non-sens total du système hiérarchique, exigeant que le chef ait toujours raison tandis qu’et ses supérieurs, et plus généralement les dirigeants du pays les précipitaient droit dans le mur. Ronan comprit à vingt-cinq ans qu’il ne pourrait indéfiniment se regarder dans une glace en continuant ainsi. Il refusa de se soumettre plus longuement. Abandonna son poste, son appartement. Et il entreprit un long vagabondage sans une thune à travers la France… Ronan s’était promis de ne jamais se sédentariser ; il voulait en explorer tous les coins possibles. Mais après quelques mois d’errance, de manque de sommeil et de nourriture avariée, l’énergie lui avait manqué… Il s’était posé gare de Lyon. Voyait défiler chaque jour devant lui des milliers de personnes. Il ne buvait pas. Mais les nuits cumulées sans plus de quatre heures de sommeil, toujours dans la peur d’un contrôle ou d’une agression, et puis ce vertige d’indifférence de la part des gens, l’avaient conduit à un oubli de lui-même et à une fatigue assez proches de l’état d’hypnose permanente… Quelques jours plus tôt, perdu dans la contemplation d’un reflet du Monde dans une flaque d’eau près de son arbre, Ronan avait vu tomber une goutte de pluie, et y ondoyer d’infinies réfractions de son environnement perceptible. Il avait alors compris que sous nos différences, aussi bien de forme que d’apparence, nous étions tous fondamentalement constitués de la même essence. Et que nos divergences d’opinions, de comportements ou de visions ne correspondaient qu’à des degrés variables de vibration. Ronan regardait depuis lors le Monde avec un sourire dans les yeux… C’était cet éclair de conscience que Ludovic n’avait supporté.

À suivre…

4 Réponses to “Tranches de vie et regards croisés… d’en bas à gauche (Zénon l’ailé) 1ère partie: Solitudes”

  1. Pour ma part, avec les Zécrits de Zénon, c’est direct la tête dans les étoiles… A chaque texte, je suis submergée par des vagues de frissons tant la houle est forte, puissante et régénératrice… Et à chaque lecture, de Nakba, à Vox Populi, au merveilleux Babylone 2.0 au terrible « En notre Nom » au lucide « Tabula rasa » et maintenant ce « Regards croisés » qui nous touchent et nous obligent à l’excellence dans notre réflexion. Ce qu’il y a de nouveau avec Zénon, c’est qu’on a le sentiment, mieux la sensation de gravir ensemble les marches vers cette société des sociétés. Je peux sentir le frôlement des épaules ou des bras des « éveillés » car c’est à cela que j’aspire quand je prétends initier un changement de paradigme en lien avec les Natifs et côte côte avec tous ceux qui le décideront. C’est cette force qui se dégage de chacun de ses textes qui me permette de croire, que tous ensemble, nous donnerons ce petit coup d’épaule – cette poussée primordiale – non violente pour enclencher une nouvelle réalité, et ainsi prendre la tangente.
    Sans les mots de Zénon je ne serais pas ce que je suis devenue aujourd’hui.
    Sans vos mots et nos pensées croisées non plus d’ailleurs R71, et pour ceux qui, comme moi auront été touchés par les Zécrits de Zénon, je vous propose de les retrouver en version PDF dans une page de mon blog que je vous collerai plus tard…
    Et d’ailleurs, vous y trouverez des poèmes inédits de l’auteur qui vous transporteront surement au-delà des étoiles… Jo

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