Archive pour octobre, 2016

Résistance au colonialisme: Le dogme religieux de la domination chrétienne au cœur de la loi fédérale américaine sur les Indiens (Steven Newcomb)

Posted in actualité, altermondialisme, écologie & climat, canada USA états coloniaux, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 24 octobre 2016 by Résistance 71

Lire notre dossier sur le colonialisme et la Doctrine Chrétienne de la Découverte

Parce que nous sommes tous colonisés et que  l’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie colonialiste, se tenant debout, main dans la mais avec tous les peuples colonisés du monde, pour reconstruire ensemble de peuple à peuple, la société des sociétés organique dérivée moderne de la société humaine égalitaire du communisme primordial.

~ Résistance 71 ~

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Livre de l’auteur de l’article Steven Newcomb: « Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte » (traduction et introduction à l’ouvrage de Résistance 71 )

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La domination chrétienne à la racine de la loi fédérale indienne (USA)

 

Steven Newcomb

 

22 octobre 2016

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2016/10/22/christian-dominionism-root-us-federal-indian-law

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

En 1954, à l’ouverture de l’ère de l’extermination (NdT: un programme d’éradication des nations nord-amérindiennes fut mis en place aux USA entre 1953 et 1968, http://www.nrcprograms.org/site/PageServer?pagename=airc_hist_terminationpolicy ), le ministère de la justice des Etats-Unis délivra sa feuille de route légale à la Cour Suprême des Etats-Unis et donna plus tard un argument oral à la Cour sur cette base. L’affaire en référé devant la Cour était de savoir si la nation des Indiens Tee-Hit-Ton d’Alaska avait le droit de recevoir une compensation financière pour le bois pris sur son territoire par le ministère de l’intérieur du gouvernemnt des Etats-Unis.

Le ministère de la justice introduisit le contexte de son argument avec ceci: “Les nations découvrant le continent ont acquis le titre de propriété absolu des terres dudit continent et ce sujet seulement au droit d’occupation des sols des Indiens. Avant la grande ère de la découverte commençant à la fin du XVème siècle, les nations chrétiennes d’Europe acquérirent la juridiction sur ces terres nouvellement découvertes en vertu des dons faits par les papes, qui s’arrogèrent le pouvoir d’accorder aux monarques chrétiens le droit d’acquérir les territoires et possessions des païens et des infidèles.

Le ministère remonta jusqu’au XIVème siècle pour trouver un exemple: “Par exemple, écrivirent les avocats, en 1344, le pape Clément VI avait donné les îles Canaries à Louis d’Espagne sur la promesse que celui-ci mène les insulaires à adorer le Christ et, suivant la découverte du nouveau monde par Colomb, le pape Alexandre VI, en 1493 et 1495, émît deux bulles donnant à l’Espagne toutes les terres pas encore chrétiennes…

Le ministère a dit qu’il était éventuellement “nécessaire pour les nations chrétiennes civilisées d’Europe de développer un nouveau principe qui pourrait être reconnu comme la loi par laquelle ils pourraient réguler, entre elles, le droit d’acquisition des territoires du nouveau monde, qu’elles avaient trouvé habités par des Indiens qui étaient païens et non-civilisés en accord avec les standards européens.” Le ministère continuait:

“En premier lieu, la simple découverte fut considérée comme suffisante pour créer un titre de propriété complet et valide, mais à cause d’affirmations extravagantes et conflictuelles fondées sur la seule découverte, il fut trouvé bientôt qu’une base plus stricte et précise était nécessaire… Après plusieurs années, le principe finalement évolua pour dire que “la découverte donna le titre de propriété au gouvernement dont les sujets ou par quelle autorité dont il était fait, contre tous les autres gouvernements européens, dont le titre pouvait être consommé par la possession.” Johnson v. McIntosh, 8 Wheat. 543, 573; Martin v. Waddell, 16 Pet. 367, 409-410

En 1954, la même année où la CS des Etats-Unis renversa les lois de Jim Crow en renversant la décision dans l’affaire Plessy contre Ferguson, le ministère de la justice réaffirma le cadre conceptuel de la découverte chrétienne et de la domination. Ceci peut se trouver dans le passage suivant de l’ordonnance légale:

Bien que les nations d’Europe cessèrent ainsi de reconnaître les papes comme source de leurs titres de propriétés des terres nouvellement acquises, le nouveau concept du titre par la découverte était fondé sur la même idée que les terres occupées par des païens et des infidèles étaient ouvertes à l’acquisition par les nations chrétiennes [note 4] dans Johnson v. McIntosh, 8 Wheat. 543, 573.

Après cette déclaration disant que “les terres occupées par des païens et des infidèles étaient ouvertes à l’acquisition par les nations chrétiennes”, le ministère de la justice plaça ceci en note de bas de page:

Ceci [le nouveau concept du titre de propriété par la découverte disant que la terre occupée par les païens et les infidèles étaient ouvertes à l’acquisition par les nations chrétiennes] est démontré par le fait que le don souverain anglais d’une commission au père et au fils Cabot fut fait pour la découverte de pays alors inconnus des peuples chrétiens et qu’ils en prennent possession au nom du roi d’Angleterre. Des commissions (chartes) furent similairement données à Gilbert et Raleigh. Voir Johnson contre M’Intosh, 8 Wheat. 543, 576-77.

Comment les nations chrétiennes étaient-elles supposées “acquérir” des terres “occupées par des païens et des infidèles” ? En saisissant ces terres non-chrétiennes de ses occupants non-chrétiens. Le ministère de la justice des Etats-Unis a même cité la bible, génèse 1:28 :

“Les nations qui découvraient affirmaient le titre complet de propriété par elles-mêmes, même contre les natifs païens, ceci est très bien illustré par la mise en place des législatures coloniales. Dans le Massachussetts, aussi tôt que dans la période 1633-37, le tribunal général avait déclaré:

Que quelques soient les terres que les Indiens avaient possédé et amélioré dans cette juridicition, en subjugant ces mêmes terres, ils ont juste ce droit en accord avec Gen. 1, 28 et chapitre 9, 1 et psaumes 115-16.

Une note de bas de page accompagnant l’ordonnance légale américaine stipule:

Génèse 1:28: “Et dieu les bénît et dieu leur dit, soyez féconds et multipliez, renflouez la terre, subjuguez la…. chap 9:1 “et dieu bénît Noé et ses fils et leur dit, soyez féconds, multipliez-vous et renflouez la terre.” Psaumes 115-16 “Le ciel, même le paradis appartiennent à dieu, mais la terre il l’a donné aux enfants des hommes.”

Jusqu’à aujourd’hui, à chaque fois que la CS des USA cite ses propres précédents qui ont dépendu de la façon présupposée chrétienne de raisonner expliquée par le ministère de la justice dans son ordonnance de 1954, elle utilise toujours cette forme de raisonnement contre nos nations et peuples originels libres et indépendants. Cette forme de raisonnemnt est la base sur laquelle le membre du congrès démocrate Raul Luiz de l’état du Maryland a récemment dit au sujets des terres où se situent la dispute du Dakota Access Pipeline: “Je veux juste rappeler à tout le monde, que le bout de terrain dont nous parlons ici est sur la terre fédérale.”

Ruiz, qui est médecin de profession, est un haut membre du comité de la chambre basse sur les ressources naturelles. Il est vu par bon nombre et se voit lui-même, comme un allié des peuples autochtones dans la dispute de Standing Rock. Et pourtant, sur la base même de la doctrine chrétienne de la découverte et de la domination, il affirme que les terres d’Oceti Sakowin sont des terres fédérales: “Ainsi. Ceci est une terre sous la juridiction du gouvernement fédéral et ce dont nous parlons ici n’est pas seulement une matière de droit. C’est la loi.

Dans l’ordonnance légale du gouvernement américain de 1954, le ministère de la justice expliqua ouvertement la forme injuste et biblique du raisonnement appliqué à toutes les nations autochtones du continent. C’est cette forme de raisonnement qui fait que même des “alliés” fédéraux des nations natives, comme le membre du congrès Ruiz, affirment que toutes les terres indiennes sont supposément “fédérales” existant sous “juridiction fédérale”.

D’après le traité de Fort Laramie en 1851, cette terre est de droit territoire Oceti Sakowin (Grande Nation Sioux) et par conséquent sous la juridiction de droit d’Oceti Sakowin. On ne le voit pas de cette façon parce que la forme religieuse de raisonnement fondée sur la doctrine de la domination chrétienne qui dit que nos nations n’ont pas le droit d’exister librement hors de la domination des Etats-Unis parce que nos ancêtres n’étaient pas humains étant non chrétiens lorsque les envahisseurs chrétiens eux, arrivèrent en ces lieux.

Guerre mondiale: Hors propagande occidentale, de quoi aura l’air un conflit majeur USA contre Russie/Chine…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, N.O.M with tags , , , , , on 24 octobre 2016 by Résistance 71

… la dissuasion sino-russe étant déjà en place. Une guerre conventionnelle verrait une neutralisation du pseudo-avantage aérien otanesque. Qui contrôle les airs contrôle la guerre dit-on, jusqu’ici l’empire n’a eu qu’à combattre des « ennemis » diminués, sans aucune force aérienne moderne. Là, c’est une toute autre affaire… Les Yanks iraient au devant de sérieuses surprises.
~ Résistance 71 ~

 

Pour empêcher une nouvelle grande guerre

La Russie et la Chine se préparent à une guerre
– au seuil même de l’Amérique

 

Niki Vogt

 

23 octobre 2016

 

Source:

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article7756

 

Source originale en allemand (13 septembre 2016):

http://quer-denken.tv/russland-und-china-bereiten-sich-auf-einen-krieg-vor-und-diesmal-direkt-vor-amerikas-haustuer/

 

La Fédération de Russie a effectué, du 5 au 10 septembre, l’un des plus grands exercices militaires jamais exécutés, « Caucase 2016 ». 120 000 soldats et officiers ont participé à cet exercice de défense. Selon l’agence Tass, tout cela a eu lieu dans le voisinage immédiat de la péninsule de Crimée. Il n’y aurait jamais eu plus de 12 500 participants à l’exercice en même temps, a annoncé le 9 septembre Valéry Guérassimov, chef de l’état-major général russe. Des représentants des ministères et des membres de la banque centrale russe y ont également pris part.

Guérassimov a décrit les manœuvres militaires comme un « entraînement militaire intensif ». Il s’agissait d’un test difficile pour tous les gradés, qui a également mis les organismes de contrôle militaires à dure épreuve et testé leurs capacités de coordination des opérations des forces armées unies.

Un avertissement clair pour l’Occident

L’ampleur même de ces manœuvres et le choix de l’endroit peuvent être considérés, sans qu’on ait besoin de le souligner de façon explicite, comme un avertissement clair à l’Occident afin qu’il n’utilise pas la question de l’« annexion de la Crimée » et ne mette pas à trop rude épreuve la patience de la Russie dans le Donbass. On a appris en même temps la construction projetée jusqu’en 2018 d’une ligne de défense côtière à la pointe orientale de la Russie.

Une semaine avant le début de l’exercice militaire « Caucase 2016 », le ministre russe de la Défense Shoigu a fait état de la création d’une unité spéciale dans la région de la Tchoukotka impliquant d’énormes dépenses en personnel et en matériel. La décision a été prise en 2015 et fait « partie d’un plan d’installation d’un système unifié de défense depuis la côte arctique au Nord jusqu’au territoire de Premorja au Sud ». Le but en est de sécuriser les Iles Kouriles et la mer de Béring ainsi que d’assurer la protection des routes maritimes de la flotte dans le Pacifique et d’accroître la combativité de la marine nucléaire. Les nouvelles divisions doivent assurer la défense des régions très faiblement peuplées de la côte orientale de la Fédération de Russie.

Des divisions russes à la frontière orientale de la Russie

Le communiqué n’en dit pas plus. Par rapport à ces deux nouvelles, il est vraiment intéressant de noter que la Fédération de Russie adresse un message tout à fait clair à Washington. Jusqu’à présent, la Russie n’avait aucune division défensive côtière. Les frontières ouest de la Russie se trouvent sur le continent européen et du côté est, désert, il n’y avait aucune nécessité à défendre les côtes contre l’Alaska qui se trouve en face, elle aussi pratiquement déserte. Il n’y a aucune indication, ni sur ce à quoi une défense côtière orientale doit ressembler, ni sur son déploiement où sur l’armement prévu. Jusqu’à présent – à l’époque soviétique –, il y avait des forces navales en mer Baltique, dans l’océan Arctique, en mer Noire et dans le Pacifique assurant la défense des côtes russes. Pourquoi met-on alors en place des divisons terrestres entières le long des côtes ?

Une division est une grande organisation de forces terrestres capable de mener un affrontement « interarmes », c’est-à-dire infanterie, génie militaire, défense NBC, blindés, service de santé, missiles et artillerie lourde … bref, tout l’attirail du « Grand Cirque ». Dorénavant, plusieurs divisions seront installées le long de la côte orientale.

Pas plus de 90 kilomètres de l’Alaska

Un coup d’œil sur la carte, et on se rend compte que le point le plus avancé du nord-est de la Russie n’est séparé des Etats-Unis que par le détroit de Béring. Là, où il est le plus étroit, les deux superpuissances ne se trouvent pas à plus de 90 kilomètres l’une de l’autre. L’Alaska n’est qu’à un jet de pierre. Mais qu’y a-t-il en Alaska, à part des élans, des loups, des ours, des rennes et quelques villages ?

Il y a déjà quelques bases militaires américaines pas tout à fait anodines, telle la base Elmendorf Air Force à Anchorage. C’est là qu’on trouve non seulement les derniers modèles d’avions de combat F-22-Raptor, capables d’en décoller pour intercepter les bombardiers stratégiques russes, mais aussi le Norad pour la zone d’Alaska, le Command of the 11th Air Army et Fort Richardson, avec la 4th Brigade Combat Team (parachutistes) de la 25e division d’infanterie.

« Les avions de combat américain auraient 
à peine le temps de décoller en cas de guerre »

Comme mentionné plus haut, les divisions pourraient aussi être équipées de missiles de différentes sortes. Dans l’une de ses analyses, l’analyste militaire Sergej Ischenko a remarqué que si la Russie installait le long de sa côte orientale des rampes de lancement mobiles pour le système de missiles balistiques à courte portée Iskander, les F-22-Raptors des Américains auraient à peine le temps de décoller pour intercepter les bombardiers russes. Comme nous l’avons appris avec le cas « Donald Cook » et d’autres démonstrations de force des Russes, ces derniers peuvent paralyser complètement l’électronique militaire américaine, ce qui se produirait très vraisemblablement également en Alaska, plongeant dans le noir tous les postes d’observation et d’alerte. « Tout comme au temps de la guerre froide, les troupes des bases militaires d’Elmendorf et de Fort Richardson iront se coucher chaque soir avec un mauvais pressentiment », résume Ischenko.

Avec les USA, la Russie applique 
ce qu’elle a dû elle-même supporter

La Russie applique à présent exactement ce qu’elle a dû elle-même supporter au cours des dernières années : les bases militaires et les troupes de la puissance adverse se resserrent sur les frontières des Etats-Unis. Là-dessus, comme l’a souligné le président chinois Xi Jinping lors du Sommet du G20 à Hangzhou : la Chine poursuivra avec confiance ses intérêts dans la mer de Chine méridionale. Celle-ci se situe juste au-dessous de la côte orientale de la Russie. Cela ne se présente pas très bien pour les Etats-Unis.

Cependant, il n’y a pas que les divisions de défense côtière dans la Tchoukotka et les côtes du sud vers la Chine. L’armée de l’air russe a construit dix bases aériennes dans l’Arctique. L’organisation russe pour les constructions spéciales (Spetsstroy) développe actuellement les installations d’infrastructure de ces bases militaires aériennes dans le grand Nord, en Extrême-Orient et en Sibérie pour 20 000 militaires, leurs familles et des employés civils du ministère de la Défense.

Selon un rapport du site Internet « The National Interest », les avions de combat des 10 bases de l’armée de l’air sont équipés du redoutable Vympel R-37 (missile air-air) à très haute portée et qui est en mesure d’abattre de manière ciblée les avions américains AWACS et C4-ISTAR ; ils peuvent également se déplacer sur une si grande distance qu’ils sont inaccessibles pour les avions de combat américains qui doivent protéger les AWACS et les C4-ISTAR. Les avions de combat russes peuvent en outre abattre avec une très grande précision les avions ravitailleurs des Américains, ce qui, lors de l’explosion du chargement de kérosène hautement inflammable, rend obsolète la possibilité pour l’équipage de s’échapper en utilisant leurs sièges éjectables. Un tir réussi transforme immédiatement le chargement de kérosène volant en boule de feu.

Viennent en outre les missiles air-air Nivator KS-17 qui portent déjà parmi les Américains le nom d’AWACS-killers et atteignent sûrement leur but sur une portée de 400 kilomètres. Ce sont les missiles air-air les plus lourds et les plus destructeurs n’ayant jamais été construits. L’armée de l’air indienne en possède afin d’armer ses SU-30MKI-FIGHTERJETS russes.

1500 soldats d’élite russes en Bolivie

Le réarmement ne s’arrête cependant pas à la frontière nord-ouest de l’Amérique. Le 6 septembre, l’agence Tass a rapporté que la Fédération de Russie avait envoyé 1500 soldats d’élite, les Spetsnaz, pour action immédiate en Bolivie. Cette mesure faisait partie d’un accord sur la collaboration militaire signé entre la Fédération de Russie et la Bolivie et appliqué sur le champ. Il s’agit là également d’une avant-garde – qui ne devrait pas s’en tenir au nombre de 1500 – se rapprochant des frontières étatsuniennes. La Bolivie voit la Russie comme un pays fraternel, avec lequel elle entretient d’excellentes relations, a fait savoir le ministre de la Défense bolivien. De son côté, la Russie voit en la Bolivie un partenaire prometteur, a répondu avec bienveillance le ministre de la Défense russe Shoigu.

Pas de nouveau Brésil

L’empressement de la Bolivie à collaborer avec la Russie doit être vu dans un contexte de crainte de devenir le prochain Venezuela ou le prochain Brésil où les Etats-Unis provoqueraient désordres et renversements politiques. Au Brésil, où Washington serait derrière la destitution de Dilma Rousseff, dont le successeur au poste de président, Michel Temer, a, selon des informations de Wikileaks, travaillé de longues années comme informateur des services secrets américains contre son propre pays. 
L’article indique ensuite que Temer va nommer Goldman Sachs et le FMI pour gérer et diriger l’économie brésilienne.

Lors du renversement de Dilma Rousseff, Temer était soutenu par le sénateur Aloysio Nunes qui a œuvré pour la destitution de celle-ci. Une fois que le renversement a abouti, Nunes est allé trois jours aux Etats-Unis pour y rencontrer des représentants du gouvernement américain. Parmi ceux-ci, on trouvait aussi des membres du US-Senate Foreign Relations Committee, de l’Albright Stonebridge Group (Présidente : 
Madeleine Albright) et l’ancien ambassadeur américain au Brésil, Thomas Shannon. De plus, l’actuelle ambassadrice des Etats-Unis au Brésil Liliana Ayalde est une femme qui, selon Wikileaks, a déjà été impliquée dans la chute du gouvernement paraguayen.

Avion-espion américain au-dessus de la mer Noire

La Russie s’est justifiée du renforcement massif de ses efforts militaires – dirigés à l’évidence contre les Etats-Unis – par le survol de la mer Noire, d’un des avions-espions américains P8-Poseidon, ayant tenté de pénétrer la semaine dernière, avec son transpondeur éteint, dans l’espace aérien russe. Il a été intercepté par un SU-27. Le Pentagone s’est ensuite plaint de ce que l’avion de combat russe ait opéré des manœuvres dangereuses et s’est approché de l’avion américain à une distance de 10 pieds. La tentative de pénétrer dans l’espace aérien russe est contre toutes les règles internationales et, serait en outre le prolongement des agressions américaines délibérées du 1er août, lorsque les Etats-Unis ont fait voler le long de la frontière nord de la Russie plusieurs bombardiers stratégiques pouvant transporter des armements nucléaires.

Si l’on prend en compte également le fait – déjà mentionné plus haut – que la Chine a ouvertement montré sa disposition de s’opposer aux activités américaines dans la région, et l’armement qu’a développé la Chine, il en résulte une nouvelle image de la situation internationale.

Une nouvelle image de la situation internationale

Avec son missile PL-15, la Chine a plongé les instances dirigeantes de l’armée américaine dans la perplexité. Les AIM-120 AMRAAM des avions de combat américains, vieux de plusieurs décennies, ne peuvent plus tenir la comparaison. « Que pouvons-nous opposer à cette menace ? » a demandé le général Herbert Carlisle, commandant de l’Air Combat Command. Et il a exigé : « Le PL-15 et la portée de ce missile … nous devons tout simplement être capables de le surclasser. » En outre, les Chinois ont également développé avec le Chengdu-J-20, un avion de combat furtif, efficace et ultramoderne. Les Chinois dissimulent certes de nombreuses données, mais il est clair pour les militaires américains qu’ils ont là affaire à un avion optimisé capable d’atteindre une vitesse élevée et de très grande portée. En armant ces avions de combat de missiles PL-15, les Chinois peuvent détruire les avions ravitailleurs américains ainsi que des navires de guerre.

Cependant, afin de permettre les opérations aériennes des avions de combat américains F-22 en mer, trois ou quatre avions ravitailleurs doivent, selon un RAND-Briefing, décoller toutes les heures pour délivrer 2,6 millions de gallons de kérosène aux avions de combat. Cela, Pékin le sait aussi. Les avions Chengdu J-20 n’ont qu’à cibler – à distance sécurisée – les lourds et maladroits avions-ravitailleurs avec des PL-15 à grande portée pour les tirer comme des pigeons et paralyser l’armée de l’air américaine dans les eaux extraterritoriales de Chine et des côtes orientales de la Russie.

Les Américains doivent se faire à l’idée 
d’une guerre menée dans leur propre pays

Si la Russie y ajouterait encore sa capacité à éliminer le très complexe système électronique AEGIS des forces armées américaines, les Etats-Unis ne pourraient à moyen terme plus se permettre aucune épreuve de force avec la Chine et la Russie dans cette région. Il ne serait pas possible aux bombardiers américains de pénétrer profondément en Chine et en Russie pour détruire les grandes villes et les centres importants par des attaques à la bombe, pas plus que de mener des opérations d’engagement dans les zones côtières de la Chine et de la Russie. L’Amérique est en train de perdre sa souveraineté aérienne sur la mer de Chine méridionale, région de grande importance avec les itinéraires commerciaux mondiaux et perd aussi son influence sur les Etats riverains qui voient le champion jusqu’ici incontesté provoqué et mis à mal.

En revanche, la Russie et la Chine ont de bonnes chances d’affronter les Américains le long de leur côte occidentale sur leur propre sol, dans de très dures attaques aériennes. Privées de leurs systèmes d’alerte électroniques, que la Russie peut désactiver, les possibilités de la défense antiaérienne seront restreintes. En combat aérien, les missiles de grande portée russes et chinois sont supérieurs à ceux des Américains. Cette fois-ci, les Américains doivent se faire à l’idée d’avoir la guerre dans leur propre pays. Toute la côte ouest, jusqu’à loin dans l’arrière-pays, serait touchée. Si les Etats-Unis jouaient la carte du nucléaire, la riposte consisterait en au moins une bombe atomique sur une grande ville américaine de la côte ouest.

La tendance esquissée ici montre à l’évidence que la Chine et la Russie veulent le faire voir clairement aux Américains et sont décidées, le cas échéant, à mettre leurs plans en œuvre. Le peuple américain n’est cependant psychologiquement absolument pas préparé à un tel scénario catastrophe. Il y aurait une explosion de panique déclenchant une tourmente anti-gouvernementale. Les Etats-Unis ne seraient pas en mesure de mener une telle guerre plus de deux semaines.

Niki Vogt

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Source : quer-denken.tv/russland-und-china-bereiten-sich-auf-einen-krieg-vor-und-diesmal-direkt-vor-amerikas-haustuer du 13/9/16

La vérité historique déchire le voile du mensonge: Résolution de l’UNESCO sur Jérusalem ou l’émergence de la vérité cachée…

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“Il ne fut pas possible de creuser sous Haram al-Sharif directement, mais les explorations et les fouilles de tous les autres sites avoisinants échouèrent de trouver quelque trace que ce soit d’un important royaume du Xème siècle AEC, au temps présumé de David et de Salomon. Aucun vestige ne fut jamais trouvé, pas de structures monumentales, de murs ou de grands palais et les poteries qui furent trouvées étaient très peu nombreuses et très simples.”
~ Schlomo Sand ~

Où est le compte-rendu des merdias de base sur cette info ?… L’ensemble fait l’impasse ? Même pas de soutien à la pleureuse en chef Bibi ?…
– Résistance 71 –

 

La résolution de l’UNESCO sur Jérusalem: La vérité cachée

“La (folle) idée d’amener les juifs du monde entier à quitter leurs patries, pour s’établir sur une terre (palestinienne) occupée en “s’inventant un peuple juif” est le véritable théâtre de l’absurde.”

 

Dr. Ashraf Ezzat

 

20 octobre 2016

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2016/10/20/unesco-resolution-on-jerusalem-the-hidden-truth/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Dans une récente et exceptionnellement dure et osée résolution de l’UNESCO sur les sites historiques de la vieille ville de Jérusalem, Israël y est explicitement nommé, et à plusieurs reprises, comme “la puissance d’occupation”, le mur occidental (dit mur des lamentations) est mentionné de son nom arabe, la place Al-Bourak et le Mont du Temple comme Al Haram Al Sharif. En d’autres termes, après des années de recherches et d’enquêtes L’United Nations Educational. Scientific and Cultural Organization (UNESCO) a échoué de trouver des racines originelles, historiques réelles juives à la vieille ville de Jérusalem. N’est-ce pas choquant ? Comment cela peut-il être vrai ? Oh, vous allez être surpris…

Le comité exécutif de l’UNESCO s’est réuni à Paris à partir du 4 octobre courant. Après une semaine d’étude attentive et de délibération, l’UNESCO a décidé qu’il n’y avait aucune connexion juive avec Jérusalem et le Mont du Temple. Le vote de la résolution qui fut soumise par l’Algérie, l’Egypte, le Liban, le Maroc, Oman, le Qatar et le Soudan, avait été repoussée depuis le mois de juillet. Quoi qu’il en soit, une résolution similaire avait été approuvée en avril courant.

26 pays se sont abstenus tandis que 24 pays ont soutenu l’initiative, 6 pays ont voté contre: les Etats-Unis, la GB, la Lithuanie, les Pays-Bas, l’Estonie et l’Allemagne.

La résolution “condamne fermement les agressions croissantes israéliennes et les actions illégales entreprises dans Jérusalem-Est. Elle déplore également les mesures israéliennes refusant aux musulmans un accès à leur site sacré d’Al Aqsa / mosquée Al-Haram al Sharif et demande à Israël, la puissance d’occupation, de respecter le status quo historique et d’immédiatement cesser ces mesures.”

Lisez le texte complet de la décision de l’UNESCO here.

Le premier ministre israélien Netanyahou a répondu en disant: “Le théâtre de l’absurde continue avec l’UNESCO et aujourd’hui, l’organisation a rendu une de ses décisions les plus bizarres. En disant qu’Israël n’a pas de connexion avec le Mont du Temple et le mur occidental, c’est comme dire que la Chine n’a pas de connexion avec la Grande Muraille ou l’Egypte avec les pyramides.”

De manière évidente, ils n’ont jamais lu la bible, mais je conseillerais aux membres de l’UNESCO de visiter l’arche de Titus à Rome, où ils pourront constater ce que les Romains amenèrent à Rome après qu’ils aient eu détruit et pillé le Mont du Temple il y a 2 mille ans” a ajouté Netanyahou.

De prime abord, ce qu’a dit Mr Netanyahou semblerait être tout à fait persuasif et d’un grand bon sens, Mais en fait non. De plus, la résolution de l’UNESCO n’est ni politisée, ni biaisée.

En fait, le parallèle que fait Mr Netanyahou n’est pas valide. Le lien des peuples égyptien et chinois avec les pyramides et la grande muraille est essentiellement fondé sur leur histoire commune et leur culture en tant que nation et groupe ethnique, ainsi le lien culturel est absolument indiscutable.

Le Mont du Temple (s’il y a effectivemert eu une telle chose en Palestine…) n’est important pour les juifs que comme La Mecque l’est pour les musulmans du monde entier.

Tout comme il serait ridicule d’entendre que les musulmans d’Indonésie clâment des droits historiques sur La Mecque, juste parce qu’ils sont musulmans (ou nouvellement convertis à l’Islam), ce serait la même chose que de voir les juifs européens clâmer des droits historiques sur Jérusalem.

En bref, le judaïsme est une religion dont les croyants ne devraient avoir aucun droit historique sur la terre de leurs sites saints et sacrés.

Tout comme les chrétiens latins ne peuvent pas (et ne devraient pas) clâmer le “Vatican” comme leur patrie historique, les juifs européens ne le peuvent pas non plus pour Jérusalem.

A l’encontre des Egyptiens et des Chinois, les juifs ne sont pas une nation ou un groupe ethnique qui a une culture et une histoire commune. Shimon Perès, l’ancien président qui vient de mourir était un juif européen né en Pologne qui ne serait jamais venu en Palestine en première instance.

Et pourtant, non seulement Pérès (né Szymon Perski) vint en Palestine, mais il y a vécu suffisamment longtemps pour s’assurer que la très vaste majorité du peuple natif de l’endroit ait été virée à grand renfort de force brutale et de diplomatie trompeuse. Pour cela, Shimon Pérès, un criminel de guerre par essence, a été enterré en Palestine comme héros national d’Israël.

Les juifs qui furent conquis par l’empereur romain Titus étaient une petite communauté qui habitait à une époque une partie de Jérusalem il y a deux mille ans. La perception de longue durée qu’après cela il y eu une diaspora juive n’est qu’un mythe ; les Romains n’ont exilé personne de Palestine, encore moins la communauté juive. Les descendants de ces anciens juifs sont plus que probablement les musulmans et les chrétiens de la Palestine moderne.

L’état israélien moderne est fondé sur la croyance en “un peuple juif” en tant que nation unifiée, établie dans les temps bibliques, dispersée par Rome, forcée à l’exil pendant 2000 ans et retournée en terre promise.

Mais d’après l’historien israélien Schlomo Sand, il n’y a pas eu d’exil, et comme il le montre par une dense analyse archéologique, historique et scientifique, il est absurde de parler aujourd’hui de “peuple d’Israël”. Du moins pas si par cela vous voulez dire les juifs.

Les juifs qui ont récemment migré d’Europe vers Israël sont des descendants des Khazars (Khazars,) et s’ils sentent le mal du pays, alors ils feraient bien mieux de s’installer en Ukraine, en Russie (ou en Pologne dans le cas de Pérès), mais certainement pas en Palestine.

Les juifs sont comme les musulmans et les chrétiens: ils viennent en toutes couleurs, tailles et cultures du monde entier. L’idée (folle) d’amener les juifs du monde entier à quitter leur pays, de s’installer en terre (palestinienne) occupée et “de s’inventer” un peuple juif est le véritable “théâtre de l’absurde”.

Dans une réponse angoissée à la résolution (attendue) de l’UNESCO, le ministre israélien des affaires étrangères a fait publier une brochure de la connexion historique juive à Jérusalem, qui a été distribuée aux 120 délégués permanents à l’UNESCO dont les pays ont des relations diplomatiques avec Israël. Mise en place de choix dans la brochure se tient une photo de l’arc de triomphe de Titus qui commémora la conquête de Jérusalem par l’empereur romain en 70 EC. Gravé sur l’arc se trouve un menorah ou candélabre à sept branches, largement vu et compris comme un symbole hébraïque.

Il est bien vrai que l’empereur romain a mené une énorme armée et a conquis l’ancienne ville de Jérusalem. De fait, Titus laissa Jérusalem en totales ruines.

“Maintenant les Romains ont mis le feu aux extrémités de la ville [banlieues] et les brûlèrent et ils démolirent complètement ses murs [de Jérusalem]” Josephus (guerre VI. 9,4.)

Les chrétiens connaissent les quatre prophéties de Jésus dans le Nouveau Testament disant qu’il n’y aurait plus une pierre se tenant sur une autre, ni au temple et ses murs, ni même de la ville de Jérusalemm et de ses murs (Mathieu, 24:1,2 ; Marc 13:1,2 ; Luc 19:43,44 et 21:5,6). Mais aussi étrange que cela puisse paraître, les murs entourant Al Haram Al-Sharif demeurent dans toute leur gloire passée et leurs pierres d’Hérode et pré-Hérode de plus de 10 000 ans, toujours solidement ancrés en place dans leurs fondations mêmes. Si ces pierres sont celles du Temple, alors les prophéties de Jésus peuvent être sérieusement mises en doute et n’ont aucune valeur historique ni aucun mérite au gré de toute analyse par des observateurs intelligents et non biaisés.

D’après les témoignages de témoins occulaires de la campagne impitoyable de Titus, absolument tout dans la vieille ville de Jérusalem fut aplati, absolument rien ne resta debout: les marchés, ls bâtiments officiels, les maisons et bien sûr le temple juiif et les murs qui l’entouraient. Donc, si cela était le cas (historique), alors qu’est-ce que c’est que cet énorme mur que l’Israël moderne appelle le “Mur Occidental” ?

Ce que Mr Netanyahou n’a pas mentionné, et je suis certain que les historiens sionistes le savent parfaitement, c’est que Titus a démoli PRESQUE tous les bâtiments qui se tenaient à l’endroit de la vieille ville de Jérusalem, tous sauf une construction: sa forteresse militaire romaine.

Ce que nous avons été amenés à connaître comme étant le mur occidental n’est qu’un des murs toujours en place de la forteresse romaine: alias Fort Antonia.

L’archéologue et auteur américain, le professeur Ernest L. Martin (1932-2002) a fait des fouilles archéologiques dans l’Est de Jérusalem. Dans son livre controversif “The Temple that Jerusalem Forgot”, publié en 1999 et suivant son travail de terrain exensif, le Dr Martin a conclu que les sites saints musulmans, la mosquée Al Aqsa et le dôme de pierre ne sont pas construits sur les ruines du Mont du Temple.

Plusieurs autres historiens, incluant le professeur Benjamin Mazar, ancien président de l’Hebrew University, sont parvenus à une conclusion similaire, à savoir que les 45 acres de terre connus dans le monde musulman comme Haram Al-Sharif depuis 638 EC sont en fait une forteresse romaine construite par le roi Hérode et que le “mur des lamentations” juif (ou mur occidental) n’a jamais fait partie du second temple détruit en 70 EC.

En fait, si vous y pensez bien, la résolution de l’UNESCO sur Jérusalem n’est pas une résolution aussi choquante que de connaître la vérité sur ce soi-disant “mur occidental”. Je veux dire que découvrir soudainement que des millions de juifs dans le monde ont prié et se sont lamentés sur un mur romain païen est incroyablement douloureux. Les archéologues ne peuvent pas montrer de manière conclusive de pierres appartenant au second temple, encore moins le premier. Tout autant douloureux est le fait que les experts et les historiens commissionnés par l’UNESCO n’ont pas réussi à trouver une quelconque connexion juive à l’endroit que les sionistes appellent le “Mont du Temple”. L’historicité du site a commencé avec la mosquée Al Aqsa qui était à l’origine une toute petite maison de prière construite par le calife Oumar. Elle fut reconstruite et étendue par le calife de l’Oumayyadh Abd al-Malik et finie sous son fils Al-Walid en 705 EC. Que vous l’aimiez ou pas, c’est ce que les archives historiques anciennes nous disent au sujet de cet ancien site.

Une fois de plus, un bon nombre de personnes trouvera ces nouvelles révélations quelque peu perturbantes, car comme l’a si bien dit Mr Netanyahou, la bible raconte une toute autre histoire. La bible dit que le Temple Juif aussi bien que toutes les histoires des Israélites se sont passées à Jérusalem. La bible peut-elle avoir tort ?

Elle n’a pas tort, mais cela revient au comment le monde en est venu à l’interpréter, le livre et ses histoires. En premier lieu, la bible n’a jamais rien dit au sujet de la Palestine, mais cela fut rendu très clair dans le livre que la terre des anciens Israélites était appelée “Canaan”

En d’autres termes, ce que la bible (hébraïque) mentiona de manière répétitive comme étant “Jérusalem”, n’est pas situé géographiquement sur la terre ancienne de Palestine.

Par conséquent, toutes les histoires israélites comme celles d’Abraham, de David, de Salomon et de Moïse, se sont déroulées sur une autre terre, loin de la Palestine et de ce qu’est l’”Israël” des temps modernes. C’est sur cette terre ancienne que le premier temple des Israélites s’est tenu à cette époque.

Ceci n’est en rien une théorie de la conspiration, mais simplement la vérité cachée. Pour vous aider à digérer ces nouvelles révélations choquantes, stimulons un peu votre pensée critique avec quelques faits historiques qui vont vous aider à différencier la Palestine de Canaan.

  • Dès la fin de l’âge du bronze (1150 AEC), la terre qui s’étendait de la Méditerranée à la rivière Jourdain était connue sous le nom de “Peleset” dans les archives égyptiennes et “Pilitsu” dans les archives assyriennes.
  • La première claire utilisation du terme de Palestine pour se référer à cette zone entre la Phénicie et l’Egypte fut au Vème siècle AEC dans la Grèce ancienne, lorsque Hérodote écrivit au sujet d’un district de la Syrie appelé Palaistiné dans “Les Histoires”. De manière intéressante, dans ses archives historiques, Hérodote n’a jamais mentionné avoir vu ou même entendu parler de quelques juifs que ce soit ou de leur Temple.
  • En 332 AEC, lorsqu’Alexandre le Grand conquît toute la côte méditerranéenne orientale, les villes qu’il conquît comme Tyre, Gaza et Jérusalem étaient référées en tant que villes phéniciennes et non pas cananéennes.
    • Lorsque l’empereur Titus conquît Jérusalem, toute le territoire était appelé “Palastina” et non pas Israël ou Canaan. Après le siège de 70 EC et avant la révolte juive de 132 EC (Bar Kokhba), Jérusalem fut reconstruite et renommée “Aelia Capitolina” par les Romains. Ce nom resta jusqu’à la conquête islamique de 638 EC. Ensuite, et jusqu’à aujourd’hui, elle fut toujours appelée “Quds” par les Arabes.

L’endroit que les esclaves israélites ont conquis après leur exode est bibliquement appelé “Canaan”.

Si, historiquement parlant, la terre de l’ancienne Palestine était, à un moment des temps anciens, réferée comme étant Canaan, alors nous pourrions avoir une base, un fond commun pour considérer la “Jérusalem” moderne comme la ville biblique de David et Salomon.

Mais jamais la Palestine ne fut appelée Canaan et jamais Jérusalem n’a été la ville de David. “Canaan” est un terme biblique qui a été projeté frauduleusement par les érudits occidentaux biaisés sur la terre de Palestine.

Ce qui est absurde n’est pas la résolution de l’UNESCO ; mais pendant tout ce temps, notre (fausse) lecture de l’histoire biblique et de celle de l’ancien Proche-Orient.

=*=

Le Dr Ashraf Ezzat sur Résistance 71

La Corée du Nord à contre-courant: Petits rappels historiques utiles sur fond de propagande occidentale…

Posted in actualité, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 23 octobre 2016 by Résistance 71

Pas d’encensement de la Corée du Nord et de son régime autocratique (inhérent à tout État, le degré de totalitarisme étant réglé par un thermostat politique. L’État est TOTALITAIRE par nature, la température totalitaire est ajustable de l’intérieur…), mais une petite mise au point de très bon aloi par le toujours excellent Georges Stanechy. L’histoire doit être révisée en bien des point et quand on analyse une période historique, il faut TOUT analyser et non pas des morceaux s’avérant utiles à un agenda géopolitique du moment.

~ Résistance 71 ~

 

Corée du Nord: surf sur la désinformation

 

Georges Stanechy

 

21 octobre 2016

 

url de l’article original:

http://stanechy.over-blog.com/2016/10/coree-du-nord-surf-sur-desinformation.html

 

« La majorité des hommes politiques, à en croire les éléments dont nous disposons, ne s’intéressent pas à la vérité mais au pouvoir et au maintien de ce pouvoir.

Pour maintenir ce pouvoir il est essentiel que les gens demeurent dans l’ignorance, qu’ils vivent dans l’ignorance de la vérité, jusqu’à la vérité de leur propre vie.Ce qui nous entoure est donc un vaste tissu de mensonges, dont nous nous nourrissons. »

Harold Pinter (1)

 

Un peu d’activité ludique…

 

Je vous emmène pour une séance de surf.

 

Où ?…

 

Dans l’antre du Diable !… Du moins, tel qu’il est formaté par notre industrie de la désinformation : en Corée du Nord !…

Sur la superbe côte ensoleillée de Majon, dans sa partie « Est ». Près du chef lieu de la province de « Hamgyong du Sud », et deuxième ville du pays par le nombre d’habitants (environ 1 million) : Hamhung ; important centre universitaire (facultés de médecine – écoles d’ingénieurs), et industriel (chimie – textiles).

Majon est une des récentes destinations prisées des surfeurs de toutes nationalités qui viennent pratiquer leur discipline, en compagnie des sportifs et sportives du pays. En recherche permanente de nouveaux « spots » ; lieux d’harmonie, de fusion, entre splendeurs des paysages côtiers et force sereine des mers ou océans. Où, pour les grands solistes, au sommet d’une vague géante, effort, technique, risque, se transcendent en « art ». Dans les rires et les chansons…

Paranoïa « Occidentale »

Il existe même une école internationale de surf à Majon. Notre lumineuse championne, Sarah Hébert, y est une des marraines bienveillantes ou « sirènes protectrices ». De quoi susciter de ferventes vocations… Même si rouleaux et vagues n’ont pas la taille ni la puissance de celles de l’archipel Hawaïen ; ou de la « passe Saint Vincent » qu’affectionne Sarah, dans l’île de Tenia en Nouvelle-Calédonie.

Des surfeurs viennent aussi des Etats-Unis ou d’Australie. Nullement intimidés par la propagande belliciste et obsessionnelle de l’oligarchie de leurs pays à l’encontre de la Corée du Nord.

Comme toujours et partout, « pays réel » ou « pays d’en bas » ont une génération d’avance sur nos politiciens aussi cyniques que corrompus, flanqués de leurs médias putassiers. Donnant l’exemple du dialogue, de la confiance, de l’apaisement, de l’échange, du partage,  dans la connaissance, la « reconnaissance » ou le respect, de « l’Autre ». Voie royale vers La Paix, si vitale pour l’avenir de notre planète ; ce microscopique grain de sable tournoyant dans l’immensité des 3000 milliards de galaxies que les astronomes évaluent avec autant de difficulté que de stupeur.

Certaines de leurs vidéos diffusées sur Youtube ont fait scandale, tant elles allaient à l’encontre de la désinformation indécrottable de nos médias « atlantistes » !… Citons, parmi d’autres, celles du célèbre « surfeur-voyageur » Louis, dont je livre un extrait (6° journée de son séjour – « Day 6 ») :

De quoi avec peur, pourtant. Mettre sa tête entre les mâchoires d’un crocodile. Depuis des décennies, nos castes au pouvoir ne cessent de nous bourrer le crâne : la Corée du Nord est un « danger », une « menace », pour l’Humanité !…

Mais la peur, il y a longtemps que ces sportifs la maîtrisent. Cohabitant avec les océans, les courants, les marées, et les vents…

Principe essentiel enseigné par leur partenaire intransigeante, La Nature : ne jamais s’accommoder du « mensonge » ; ni à soi-même, ni autour de soi. Franchir le mur des apparences, ou des fausses évidences, en exerçant son « esprit critique » permet de dompter toute crainte, neutraliser toute erreur d’appréciation. Même logique : évaluer une situation, ou une gigantesque déferlante que l’on doit gravir, pour en parcourir le rouleau se fracassant dans un rugissement ; en équilibre, à toute vitesse, le plus longtemps possible

Alors, mensonges et diabolisations sur ce pays, nos surfeurs ne s’en préoccupent pas plus que de leur première paire de tongs.

La Coré du Nord :  » un enfer sur terre ! « , trompettent nos médias. Un goulag, dernière enclave de « l’horreur communiste », dans lequel une population est enfermée à longueur d’année, dans la misère et la famine. Des Guantanamo et des Abu Ghraïb plein les rues. Avec pour obligation de ne pas s’instruire, communiquer, se divertir, se cultiver. Surtout : ne pas rire, encore moins, s’aimer.

Il est vrai que nous sommes loin du mythe paradisiaque de « La Démocratie« , telle qu’elle est fantasmée sous nos latitudes.

Les Coréens du Nord vivent sous le régime du « parti unique » !… N’ayant pas encore mis au point, « à la mode de chez nous », le régime du « parti unique à deux casquettes » : Droite et Gauche. Notre oligarchie pratiquant « l’alternance » de son personnel politique, qu’elle coopte avec soin. Faisant entériner son choix dans un simulacre d’élections dites « au suffrage universel ».

Pire : leur propagande est encore nationalisée !… Alors que chez nous, elle est « privatisée » depuis longtemps ; nos médias, édition – presse – radio – TV, répartis entre quelques milliardaires s’engraissant sans fin sur les marchés, prébendes, et privilèges que leur accorde « l’Etat ».

Que dire du retard qu’ils ont accumulé par rapport à notre radieux « Libéralisme Economique » !… Ils vivent encore au Moyen-Age ! Pratiquant une politique du « plein emploi », « zéro chômage » !.. Encore plus catastrophique : ils en sont réduits à vivre avec des soins médicaux gratuits, des enseignements, primaire, secondaire, universitaire, gratuits… Oui : Gratuits !… Le comble du diabolique : des retraites et des logements « décents » pour leurs « Anciens », avec le culte collectif du respect et de la reconnaissance qui leur sont dus par les jeunes générations !…

De véritables fous furieux !… De haut niveau, en plus… Leur pays se retrouve, sans n’avoir rien demandé, membre du club très fermé des maîtres de l’aérospatial et de l’atome.

Les « Pôvres », comme disent les boulistes entre deux pastis les soirs d’été…

Pourquoi cet acharnement à l’encontre de ce pays ?… Cette paranoïa occidentale ou « OTANesque » ?… Ces menaces permanentes, ces « sanctions » à répétition ?… Parce que les Coréens du Nord se livrent à des essais de bombes et missiles à « têtes nucléaires », faisant comprendre qu’ils n’hésiteront pas à en faire usage contre leurs agresseurs ?…

Pourquoi s’étonner s’ils restent durablement marqués par la guerre de Corée (1950 – 1953) ?… Au cours de laquelle leur pays a reçu environ 4 fois plus (x 3,7)  de bombes (600.000 tonnes), par l’aviation « coalisée » (16 pays, dont la France…), que le Japon pendant la seconde guerre mondiale.

Rien que  de juin à fin octobre 1950, les B-29 déversèrent 3,2 millions de litres de napalm… (2) Ce n’est pas moi qui l’affirme, mais les documents officiels dans leur glaciale compilation. Tout ce qui prétendait à la verticale avait été méthodiquement aplati et carbonisé…  Déjà que les Japonais, à la suite de la longue occupation (1905 – 1945) de la Corée, leur avait tout pillé, jusqu’aux clous de la moindre planche…

Difficile de croire que ce pays de 25 millions d’habitants, dans sa volonté de se défendre, représente un « danger planétaire » face à des puissances étrangères qui pataugent dans le sang des massacres, tortures et abjections, les cendres des multiples dévastations qu’ils planifient, organisent et gèrent, depuis la seconde guerre mondiale. Nous en sommes témoins, tous les jours, et ne pouvons pas dire que « nous ne savons pas » : de l’Afghanistan à la Syrie, de la Somalie au Yémen, en passant par l’Irak ou la Libye. Et, ailleurs : Afrique, Amérique latine…

Pourquoi cette permanence de « crises » et de « tensions » avec la Corée du Nord ?… Qui n’agresse, n’envahit, ne détruit, aucun pays. Ni de près, ni de loin. N’aspirant qu’à vivre tranquillement à l’intérieur de ses frontières, en attendant la « réunification » avec ses frères de la Corée du Sud. Dont ils sont artificiellement séparés depuis la fin de la deuxième guerre mondiale.

Artifice entretenu pendant la Guerre Froide, et depuis…

Parlons « Réunification » et non plus « Sanction »

Des prêcheurs hallucinés, administrant les pays de l’OTAN et leurs satellites pour le compte de la ploutocratie régnante, ont unilatéralement décrété que la Corée du Nord constituait, avec quelques autres pays, « l’Axe du Mal » sur notre pacifique planète. Cette diabolisation nous est donc imposée comme une « Vérité » révélée, sans cesse rappelée, renforcée, par des campagnes de conditionnement ou, pour être précis, de « fanatisation » des opinions publiques à l’encontre de ce pays.

Remettre en question ce formatage est considéré comme un « blasphème », voire une hérésie !… Rares sont les reportages ou ouvrages présentant, chez nous, une « approche objective », ou « raisonnée », sur ce pays. Quelques exceptions toutefois, ou quelques pépites, parviennent à franchir ce filtre ou ce barrage de « l’Inquisition »…

Ainsi un ouvrage récent, dont je recommande la lecture pour ne pas mourir idiot quant à la Corée du Nord, écrit par un cadre dirigeant de nationalité suisse Felix Abt. Livrant un témoignage exceptionnel, décrassé du préjugé idéologique occidental, sur ses sept années passées en Corée du Nord, au plus haut niveau des responsabilités dans le domaine de l’entreprise et de l’investissement. Il y a travaillé pour le compte du géant helvético-suédois dont le siège est à Zurich, ABB, puis y a créé une industrie pharmaceutique avec des capitaux locaux, et a même fondé une Business School dans la capitale.

Publié en anglais en 2014, sous le titre « A Capitalist in North Korea : My Seven Years in the Hermit Kingdom » non traduit en français (il ne  le sera probablement jamais, vu le « noyautage » du monde de l’édition), il montre combien ce pays est agréable à vivre, dans un incroyable dynamisme économique et à la pointe des technologies, y compris Internet (leurs hackers sont redoutables) ; malgré les multiples entraves imposées par les « sanctions » économiques et son infernal matraquage médiatique en Occident. (3)

Dans un billet du mois de mai 2013,  lors d’une de ces séances d’hystérie collective dans nos médias, j’avais déjà proposé une « réflexion blasphématoire », à contre-courant du tsunami de notre industrie de la désinformation, fondée sur un rappel du contexte historique, intitulé : Corée : Lecture d’une « Crise«  (4).

Sans ces références à l’Histoire, impossible de comprendre les tensions générées par la partition de la Corée en deux entités, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, contre la volonté des populations. Encore moins, identifier, dans le brouillard de notre propagande, les objectifs et finalités des Etats-Unis, véritable instigateur de la « guerre de Corée » ; dans l’entretien permanent d’une situation conflictuelle afin de maintenir l’hégémonie « atlantiste » ou « occidentale » dans cette partie du monde. Dont l’enjeu ultime est le « contrôle », pour ne pas dire la « mainmise », sur la Chine frontalière.

Sans revenir sur ces éléments d’information, il est indispensable de rappeler quelques points clés pour décoder la réactivation actuelle de la campagne de propagande contre la Corée du Nord, et sa résistance inébranlable, des éructations de la campagne présidentielle américaine à la logorrhée des médias européens :

  1. La Corée du Nord ne peut oublier que ce sont les Etats-Unis qui ont lancé en 1950 l’invasion de leur pays, en l’imposant aux généraux Sud-Coréens de l’époque malgré l’opposition de leurs propres troupes, et non pas le contraire ; comme le « lavage de cerveaux » occidental le fait croire, jusque dans nos livres scolaires.

S’imaginant « invincibles » du fait de leur gigantesque arsenal militaire accumulé à la suite de la guerre du Pacifique et de leur domination nucléaire (la Chine ne procèdera à son premier essai nucléaire que le 16 octobre 1964), ils pensaient réaliser l’annexion de la Corée du Nord, et même une partie de la Mandchourie Chinoise (au sous-sol d’une grande richesse) en quelques semaines.

Certains de la paralysie de la Chine et de l’URSS, connaissant la faiblesse militaire et économique de ces pays voisins, épuisés, ravagés, à la fin de la deuxième guerre mondiale. Et, bien sûr, rassurés par le complet dénuement de la Corée du Nord en phase de difficile reconstruction, incapable de résister à une « guerre éclair »… [cf. Corée : Lecture d’une « Crise »  (4)]

  1. La Corée du Nord ne peut oublier que les occidentaux ont instrumentalisé l’ONU pour justifier cette guerre, en profitant de « l’exclusion » de la Chine du Conseil de Sécurité de l’époque (représentée par l’île de Taïwan, considérée comme « l’authentique Chine »…), et du boycott de l’URSS, de ce même Conseil, en solidarité avec Pékin.

Sans opposition au Conseil de Sécurité, après avoir bloqué le processus électoral devant réunifier les deux Corées, les Etats-Unis ont pu faire passer les résolutions qu’ils souhaitaient pour envahir la Corée du Nord.

Notamment, la « Résolution 84 du 7 juillet 1950 » organisant une force de l’ONU – 16 pays, dont la France (qui participa pour obtenir le soutien US dans sa guerre d’Indochine en pleine déroute) – sous commandement américain. Ce fut la première instrumentalisation de l’ONU pour légitimer les guerres coloniales, « nouvelle manière ». Inaugurant, ainsi, une longue liste.

  1. La Corée du Nord ne peut oublier qu’en dépit de l’énorme écart en termes matériels (forces aériennes et navales, plus particulièrement), logistiques et technologiques, les Etats-Unis avec leurs supplétifs « coalisés », reçurent en Corée un colossal « coup de pied au derrière ». Préfigurant celui qu’ils devaient recevoir 20 ans plus tard au Viêt Nam.

Dans son histoire, la Corée a résisté à plus de 2000 invasions étrangères (5) ; même la France en 1866 s’y est cassée les dents, avec un corps expéditionnaire et une dizaine de navires…

En conséquence : les aboiements constants des néoconservateurs américains, et autres pitbulls associés, ne les impressionnent pas.

Encore moins les « sanctions » dites « économiques » ; jusqu’à bloquer stupidement des appels d’offre internationaux s’appliquant, par exemple, à des stations d’épuration d’eau et des systèmes d’assainissement urbains ou d’égout, comme le rappelle Felix Abt. (6)

  1. La Corée du Nord ne peut oublier que l’opposant le plus acharné à sa réunification avec la Corée du Sud, outre les Etats-Unis, est l’ennemi historique : l’oligarchie du Japon. Depuis l’époque des samouraïs, la péninsule Coréenne a été considérée par la caste dirigeante japonaise comme le tremplin de son expansion sur le continent asiatique.

Un des grands héros célébré dans les deux Corées est l’amiral Yi Sun-Sin qui a écrasé à plusieurs reprises les armadas d’invasion du Japon dans la deuxième partie du XVI° siècle. Un film sur les exploits de ce personnage impressionnant de courage et d’envergure, intitulé « L’Amiral » a connu un prodigieux succès en Corée et en Asie.

On sait combien l’acharnement du Japon contre la Corée, depuis 1894 jusqu’à la fin de la deuxième guerre mondiale, a été terrifiant de barbarie. Les plaies ne sont pas encore cicatrisées…
Jamais le Japon ne supportera qu’un pays de 75 millions d’habitants (Corée du Nord = 25 + Corée du Sud = 50) , à l’extraordinaire dynamisme économique et scientifique, rivalise avec lui sous ses fenêtres…

  1. La Corée du Nord sait que ce n’est pas son arsenal nucléaire qui est au centre de l’obsession, de l’hostilité, de la préoccupation, « atlantistes ». Celui d’Israël ou d’Inde, non signataires du Traité de Non Prolifération Nucléaire, ne pose aucun problèmes aux occidentaux.

Mais, son système économique et social, fondé sur « la solidarité » et le « partage de la richesse nationale » ; et, sa capacité à le défendre.  A l’exemple de celui de Cuba, pourtant non « puissance nucléaire », victime d’implacables mesures d’embargo et de sanctions économiques, depuis une cinquantaine d’années.

L’oligarchie mondialiste, adepte de l’enrichissement exclusif du 1 % de sa caste, ne pouvant le tolérer…

Compte tenu de ce contexte, la résolution pacifique de la « Crise » dans la péninsule Coréenne exige une volonté politique internationale d’une totale honnêteté et une inflexible détermination. Ce qui paraît difficile à réunir de la part de puissances en déclin s’accrochant à leurs rêves d’hégémonie mondiale… Sinon, rien de plus facile :

=>  Changer de langage et d’attitude : arrêter « sanctions » et « menaces », pour travailler dans l’apaisement, et la confiance réciproque, sur ce qui rassemble et non ce qui sépare. Les populations du nord et du sud de la Corée n’aspirent qu’à leur « Réunification » ; comme y sont arrivés l’Allemagne Est et Ouest, ou le Viêt Nam Nord et Sud.

=>  Obtenir le soutien de ses voisins frontaliers (terrestres ou maritimes) immédiats : Chine, Russie et Japon,  garantissant la paix et la sécurité de la péninsule Coréenne, avec sa dénucléarisation ; la Corée du Nord y étant disposée sous cette condition.

=>  Obtenir la « non-interférence », ou la « non-ingérence », des pays qui n’ont « géographiquement » rien à voir avec cette région si ce n’est entretenir des relations de coopération économique ou culturelle.

Autrement dit : les pays de l’OTAN et affiliés, Etats-Unis et Europe plus spécialement, doivent sortir de ce cadre. Pour être clair ou réaliste : imagine-t-on des pays asiatiques, situés à des milliers de km, se mêler de l’organisation et des relations entre pays européens ?…

=>  Programmer avec soin une « Réunification » graduelle, transitant dans un premier temps par un système fédéral : le problème le plus délicat étant de fusionner deux systèmes économiques et sociaux totalement opposés.

L’un au Nord, fondé sur une « solidarité sociale » ; l’autre au Sud, architecturé sur un Capitalisme Sauvage le plus débridé, avec ses effets collatéraux servant de soupape : drogue, prostitution, délinquance, sur fond de violences sociales sous les formes bien connues, dans nos propres pays, de précarité et de pauvreté en croissance exponentielle, etc.

A la suite de quoi : on ne parlerait plus de « Crise » en Corée…

La Corée du Nord, « danger planétaire » ?… Envahir la Corée du Nord ?… La bombarder, la « nucléariser », la carboniser à nouveau, comme le proposent Hillary Clinton et sa clique de généraux déjantés ?…

En écho à ces incantations des adorateurs de la folie meurtrière, si vibrants d’émotion et de rage contenue face au cynisme sauvage de nos nomenklaturas dans la destruction de l’Irak, retentissent les mots d’Harold Pinter (7) :

« Comme le sait ici tout un chacun, l’argument avancé pour justifier l’invasion de l’Irak était que Saddam Hussein détenait un arsenal extrêmement dangereux d’armes de destruction massive, dont certaines pouvaient être déchargées en 45 minutes, provoquant un effroyable carnage.

On nous assurait que c’était vrai.

Ce n’était pas vrai.

On nous disait que l’Irak entretenait des relations avec Al Qaïda et avait donc sa part de responsabilité dans l’atrocité du 11 septembre 2001 à New York.

On nous assurait que c’était vrai.

Ce n’était pas vrai.

On nous disait que l’Irak menaçait la sécurité du monde.

On nous assurait que c’était vrai.

Ce n’était pas vrai. »

Et, écrite avant la dévastation de la Libye et de la Syrie, décédé entretemps, sa lucide, courageuse, et glaçante conclusion :

« L’invasion de l’Irak était un acte de banditisme, un acte de terrorisme d’État patenté, témoignant d’un absolu mépris pour la notion de droit international.

Une redoutable affirmation de la force militaire responsable de la mort et de la mutilation de milliers et de milliers d’innocents.

« Nous avons apporté au peuple irakien la torture, les bombes à fragmentation, l’uranium appauvri, d’innombrables tueries commises au hasard, la misère, l’humiliation et la mort et nous appelons cela « apporter la liberté et la démocratie » au Moyen-Orient. »

La Corée du Nord a raison.

Forte de sa maîtrise technologique : surfer sur l’océan de l’arrogance imbécile des psychopathes qui nous gouvernent, et qui veulent la détruire …

  1. Harold Pinter, Discours de réception du Prix Nobel de Littérature 2005,
http://www.nobelprize.org/nobel_prizes/literature/laureates/2005/pinter-lecture-f.html

N.B.  Je recommande la lecture de son discours, ou sa « conférence » pour reprendre le terme officiel, retransmis par vidéo, sans oublier son œuvre. Très affaibli par la maladie qui devait l’emporter trois ans plus tard, il n’avait pu se déplacer à Stockholm.
Il avait choisi pour thème : « Art, Vérité & Politique ». En fait, la trame de son œuvre théâtrale. Et, de sa vie tout simplement.
 Car, devenu célèbre, il n’hésita pas à s’engager avec fougue, en tant que « Citoyen du Monde » pour soutenir La Paix, combattre l’Injustice et les souffrances humaines. Un des derniers grands « intellectuels » britanniques, Harold Pinter milita avec détermination contre l’invasion occidentale en Irak, sur fond de mensonges et de cyniques campagnes de propagande et, systématiquement, contre les impitoyables menées impérialistes en Amérique Latine (Nicaragua, notamment) et ailleurs. Juif, il n’hésitait pas à condamner la barbarie sioniste.

L’oligarchie « atlantiste » de son pays le détestait…

Pour plus de détails sur son parcours, cf. le billet : Georges Stanechy, Harold Pinter : The Go-Between…, 12 février 2009,
http://stanechy.over-blog.com/article-27844632.html

  1. Bruce Cumings, Mémoires de feu en Corée du Nord, le Monde Diplomatique, décembre 2004.
  2. Felix Abt, A Capitalist in North Korea : My Seven Years in the Hermit Kingdom, (téléchargeable en e.book), Tuttle, 2014.
  3. Georges Stanechy, Corée : Lecture d’une « Crise », 5 mai 2013, 
http://stanechy.over-blog.com/cor%C3%A9e-lecture-d-une-%E2%80%9Ccrise%E2%80%9D%E2%80%A6
  4. Voir le film coréen, à la mise en scène extraordinaire de qualité, avec pour thème la résistance à une des multiples invasions des Jurchens (qui s’appelèrent Mandchous par la suite) en provenance de Mandchourie : « War of The Arrows » (La Guerre des Flèches). Le héros, incarnant cette résistance, est un « tireur à l’arc d’élite » coréen.
  5. Felix Abt, Op. Cit.
  6. Harold Pinter, Op. Cit.

Guerre impérialiste en Syrie: Washington cherche le bouc émissaire de sortie…

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, canada USA états coloniaux, colonialisme, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , on 23 octobre 2016 by Résistance 71

A la recherche du bouc émissaire

 

Thierry Meyssan

 

20 octobre 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article193805.html

 

À Berlin, l’Allemagne, la France, la Russie et l’Ukraine ont tenté de débloquer les conflits ukrainien et syrien. Cependant, d’un point de vue russe, ces blocages n’existent que parce que l’objectif des États-Unis n’est pas la défense de la démocratie dont ils se prévalent, mais la prévention du développement de la Russie et de la Chine à travers l’interruption des routes de la soie. Disposant de la supériorité conventionnelle, Moscou a donc tout fait pour lier le Moyen-Orient et l’Europe orientale. Ce à quoi il est parvenu en échangeant l’allongement de la trêve en Syrie contre l’arrêt du blocage des accords de Minsk. De son côté, Washington cherche toujours à se décharger de sa culpabilité sur un de ses alliés. Après avoir échoué en Turquie, la CIA se tourne vers l’Arabie saoudite.

Le conflit opposant les États-Unis à la Russie et à la Chine évolue sur deux fronts : d’un côté, Washington cherche un éventuel bouc émissaire à qui faire porter la responsabilité de la guerre contre la Syrie, de l’autre Moscou qui a déjà relié les dossiers syrien et yéménite, tente de les lier à la question ukrainienne.

Washington à la recherche du bouc émissaire

Pour se désengager la tête haute, les États-Unis doivent faire porter la responsabilité de leurs crimes à un de leurs alliés. Ils ont trois possibilités : soit faire porter le chapeau à la Turquie, soit à l’Arabie saoudite, soit aux deux. La Turquie est présente en Syrie et en Ukraine, mais pas au Yémen, tandis que l’Arabie est présente en Syrie et au Yémen, mais pas en Ukraine.

La Turquie

Nous disposons désormais d’informations vérifiées sur ce qui s’est réellement passé le 15 juillet dernier en Turquie ; des informations qui nous contraignent à réviser notre jugement initial.

En premier lieu, il s’avérait que confier la gestion des hordes jihadistes à la Turquie après l’attentat ayant touché le prince saoudien Bandar bin Sultan n’allait pas sans problèmes : en effet, si Bandar était un intermédiaire obéissant, Erdoğan poursuivait sa propre stratégie de création d’un 17ème empire turco-mongol, ce qui l’amenait à utiliser les jihadistes en dehors de sa mission.

En outre, les États-Unis ne pouvaient pas ne pas sanctionner le président Erdoğan qui rapprochait économiquement son pays de la Russie alors qu’il était militairement membre de l’Otan.

Enfin, avec la crise autour du pouvoir mondial, le président Erdoğan devenait le bouc émissaire idéal pour sortir de la crise syrienne.

D’un point de vue états-unien, le problème n’est pas la Turquie, indispensable allié régional, ni le MIT (services secrets) d’Hakan Fidan qui organise le mouvement jihadiste dans le monde, mais Recep Tayyip Erdoğan.

Par conséquent, la National Endowment for Democracy (NED) a d’abord tenté en août 2013 une révolution colorée (la « révolution des manchots ») en organisant des manifestations au parc Gezi d’Istanbul. L’opération a échouée ou Washington s’est ravisé.

La décision a été prise de renverser les islamistes de l’AKP par les urnes. La CIA a à la fois organisé la transformation du HDP en véritable parti des minorités et a préparé une alliance entre lui et les socialistes du CHP. Le HDP a adopté un programme très ouvert de défense des minorités ethniques (kurdes) et des minorités sociétales (féministes, homosexuels), et inclut un volet écologique. Le CHP a été réorganisé à la fois pour masquer la surreprésentation des alévis [1] en son sein et en vue de promouvoir la candidature de l’ancien président de la Cour suprême. Cependant, si l’AKP a perdu les élections de juillet 2014, il n’a pas été possible de réaliser l’alliance CHP-HDP. Par conséquent de nouvelles élections législatives se sont tenues en novembre 2014, mais elles ont été grossièrement truquées par Recep Tayyip Erdoğan.

Washington a donc décidé d’éliminer physiquement M. Erdoğan. Trois tentatives d’assassinat ont eu lieu entre novembre 2014 et juillet 2016. Contrairement à ce qui a été dit, l’opération du 15 juillet 2016 n’était pas une tentative de coup d’État, mais d’élimination du seul Recep Tayyip Erdoğan. La CIA avait utilisé les liens industriels et militaires turco-US pour recruter une petite équipe au sein de l’armée de l’Air afin d’exécuter le président lors de ses vacances. Cependant, cette équipe a été trahie par des officiers islamistes (ils sont presque un quart dans les armées) et le président a été prévenu une heure avant l’arrivée du commando. Il a alors été transféré sous escorte de militaires loyalistes à Istanbul. Conscients des conséquences prévisibles de leur échec, les comploteurs ont lancé un coup d’État sans préparation et alors qu’Istanbul grouillait encore de monde. Ils ont évidemment échoué. La répression qui a suivi n’a pas eu pour but d’arrêter les seuls auteurs de la tentative d’assassinat, ni mêmes les militaires qui se sont ralliés au coup d’État improvisé, mais l’ensemble des pro-états-uniens : d’abord les laïques kémalistes, puis les islamistes de Fethullah Gülen. Au total, plus de 70 000 personnes ont été mises en examen et il a fallu libérer des détenus de droit commun pour incarcérer les pro-US.

La folie des grandeurs du président Erdoğan et son délirant palais blanc, son trucage des élections et sa répression tous azimuts en font le bouc émissaire idéal des erreurs commises en Syrie. Cependant, sa résistance à une révolution colorée et à quatre tentatives d’assassinat laissent à penser qu’il ne sera pas possible de l’éliminer rapidement.

L’Arabie saoudite

L’Arabie saoudite est tout aussi indispensable aux États-Unis que la Turquie. Pour trois raisons : d’abord ses réserves pétrolière d’un volume et d’une qualité exceptionnelles (bien qu’il ne s’agit plus pour Washington de les consommer, mais simplement d’en contrôler la vente), ensuite pour les liquidités dont il disposait (mais ses revenus ont chuté de 70 %) et qui permettaient de financer des opérations secrètes hors du contrôle du Congrès, enfin pour sa main-mise sur les sources du jihadisme. En effet, depuis 1962 et la création de la Ligue islamiste mondiale, Riyad finance pour le compte de la CIA les Frères musulmans et les Naqchbandis, les deux confréries dont est issue la totalité des cadres jihadistes dans le monde.

Toutefois le caractère anachronique de cet État, propriété privée d’une famille princière étrangère aux principes communément admis de liberté d’expression et de religion, contraint à des changements radicaux.

La CIA a donc organisé, en janvier 2015, la succession du roi Abdallah. La nuit de la mort du souverain, la majorité des incapables ont été démis de leurs fonctions et le pays a été entièrement réorganisé conformément à un plan pré-établi. Désormais, le pouvoir est réparti en trois principaux clans : le roi Salmane (et son fils chéri le prince Mohammed), le fils du prince Nayef (l’autre prince Mohammed) et enfin le fils du roi défunt (le prince Mutaib, commandant de la Garde nationale).

Dans la pratique, le roi Salmane (81 ans) laisse son fils, le sémillant prince Mohammed (31 ans), gouverner à sa place. Celui-ci a accru l’engagement saoudien contre la Syrie, puis lancé la guerre contre le Yémen. En outre, il a lancé un vaste programme de réformes économiques et sociétales correspondant à sa « Vision pour 2030 ».

Malheureusement, les résultats ne sont pas au rendez-vous : le royaume est enlisé en Syrie et au Yémen. Cette dernière guerre se retourne contre lui avec les incursions des Houthis sur son territoire et des victoires sur son armée. Au plan économique, les réserves pétrolières sécurisées touchent à leur fin et la défaite au Yémen empêche d’exploiter le « Quart vide », c’est-à-dire la région à cheval sur les deux pays. La baisse des prix du pétrole a certes permis d’éliminer bien des concurrents, mais elle a aussi asséché le Trésor saoudien qui se trouve contraint d’emprunter sur les marchés internationaux.

L’Arabie n’a jamais été aussi puissante et aussi fragile. La répression politique a atteint des sommets avec la décapitation du chef de l’opposition, le cheikh Al-Nimr. La révolte ne gronde pas uniquement parmi la minorité chiite, mais aussi dans les provinces sunnites de l’Ouest. Au plan international, la Coalition arabe est certes impressionnante, mais prend de l’eau de toutes part depuis le retrait égyptien. Le rapprochement public avec Israël contre l’Iran soulève un tollé dans le monde arabe et musulman. Plus qu’une nouvelle alliance, il illustre la panique qui s’est emparée de la famille royale, désormais haïe de tous.

Vu de Washington, le moment est venu de choisir les éléments qu’il convient de sauver en Arabie saoudite et de se débarrasser des autres. La logique voudrait donc que l’on revienne à la répartition du pouvoir précédente entre les Sudeiris (mais sans le prince Mohammed bin Salman qui s’est montré incapable) et les Chammars (la tribu de feu le roi Abdallah).

Le mieux, aussi bien pour Washington que pour les sujets saoudiens, serait que le roi Salmane décède. Son fils Mohammed serait écarté du pouvoir qui reviendrait à l’autre prince Mohammed (le fils de Nayef). Tandis que le prince Mutaib conserverait son poste. Cette succession serait plus facile à gérer pour Washington si elle intervenait avant l’investiture du prochain président, le 6 janvier 2017. L’impétrant pourrait alors rejeter toutes les fautes sur le défunt et annoncer la paix en Syrie et au Yémen. C’est sur ce projet que travaille actuellement la CIA.

En Arabie comme en Turquie et dans d’autres pays alliés la CIA cherche à maintenir les choses en l’état. Pour cela, elle se contente d’organiser en sous-main des tentatives de changements de dirigeants, sans jamais toucher aux structures. Le caractère cosmétique de ces modification facilite l’invisibilité de son travail.

Moscou tente de négocier ensemble le Moyen-Orient et l’Ukraine

La Russie est parvenue à relier les champs de bataille syrien et yéménite. Si ses forces sont publiquement déployées au Levant depuis un an, elles sont officieusement présentes au Yémen depuis trois mois et y participent désormais activement aux combats. En négociant simultanément les cessez-le-feu à Alep et au Yémen, elle a contraint les États-Unis à accepter de lier ces deux théâtres d’opération. Dans ces deux pays, ses armées montrent leur supériorité en matière conventionnelle face aux alliés des États-Unis, tout en évitant une confrontation directe avec le Pentagone. Cette esquive empêche Moscou de s’investir en Irak, malgré ses antécédents historiques dans ce troisième pays.

Toutefois, l’origine de la querelle entre les deux Grands est fondamentalement l’interruption des deux routes de la soie en Syrie, puis en Ukraine. Logiquement, Moscou tente donc de lier les deux dossiers dans ses négociations avec Washington. C’est d’autant plus logique que la CIA elle-même a déjà créé un lien entre les deux champs de bataille via la Turquie.

En se rendant à Berlin, le 19 octobre, le président russe Vladimir Poutine et son ministre des Affaires étrangères, Sergey Lavrov, entendaient convaincre l’Allemagne et la France, à défaut des États-Unis, de lier ces dossiers. Ils ont donc échangé l’allongement de la trêve en Syrie contre l’arrêt du blocage ukrainien des accords de Minsk. Ce troc ne peut qu’irriter Washington qui fera tout ce qui est en son pouvoir pour le saboter.

Bien sûr, au final, Berlin et Londres s’aligneront sur leur suzerain otanien. Mais du point de vue de Moscou mieux vaut un conflit gelé qu’une défaite (en Ukraine, comme en Transnitrie par exemple), et tout ce qui entame l’unité de l’Otan anticipe la fin du suprémacisme états-unien.

 

[1] La religion alévie est la version turque de l’alaouisme syrien.

Au cœur du mensonge historique (suite)… L’origine arabe du « syndrome messianique »…

Posted in actualité, colonialisme, désinformation, documentaire, guerres hégémoniques, militantisme alternatif, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, sciences, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 21 octobre 2016 by Résistance 71

“Dans un monde de mensonge universel, dire la vérité est un acte révolutionnaire”
~ George Orwell ~

“Être ignorant de l’histoire, c’est être né hier.”
~ Howard Zinn ~

“La conclusion acceptée par la majorité des archéologues et des érudits de la bible fut qu’il n’y eut jamais de grande monarchie et que le roi Salomon n’a jamais eu de grand palais dans lequel il hébergeait ses 700 épouses et 300 concubines. Ce furent des écrivains postérieurs qui inventèrent et glorifièrent un puissant royaume uni, établi par la grâce d’une seule déité. Leur riche et distinctive imagination a aussi produit les histoires de la création du monde, du terrible déluge, de l’errance des anciens, de la lutte de Jacob avec l’ange, l’exode d’Egypte et le passage de la Mer Rouge, la conquête des Cananéens et l’arrêt miraculeux du soleil à Gibeon.
Les mythes centraux au sujet de l’origine pure de cette merveilleuse nation qui émergea du désert, conquît une grande terre et construisit un glorieux royaume furent un bonus pour la montée du nationalisme juif et la colonisation sioniste.”
~ Professeur Schlomo Sand
, universités de Tel-Aviv, Berkeley Californie et à l’École des Hautes Études de Sciences Sociales, EHESS, Paris, de son livre “The Invention of the Jewish People”, 2009 ~


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Le messie arabe

 

Dr Ashraf Ezzat

 

19 Octobre 2015

 

url de l’article original:

 

https://ashraf62.wordpress.com/2015/10/19/the-arabian-messiah/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

“Au centre de toute cette culture messianique se trouve une très ancienne tradition tribale arabe intimement entremêlée de mythes païens.”

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi le soi-disant “Moyen-Orient” est l’endroit le plus volatile au monde ? De plus, comment se fait-il que le monde arabe soit le nid de l’extrémisme et de la violence ?

Pourquoi le Moyen-Orient avec ses communautés musulmanes, chrétiennes et juives a toujours été dévasté dans un état de “conflit perpétuel” qui est décidément insolvable et je ne me réfère pas seulement à ces 50-70 dernières années (depuis que l’état juif d’Israël fut fourbement établi), mais à une ère qui remonte à bien longtemps.

Mon évaluation de ces troubles permanents remonte aux temps des croisades, à la montée de l’Islam et son conflit subséquent entre le sunnisme et le chi’isme, suivi par des décennies de raids sans merci à l’Est et à l’Ouest de l’Arabie, l’émergence (et la politisation) de l’histoire de Jesus Christ et son martyr et le schisme entre l’église orientale (orthodoxe) et occidentale (romaine) et même plus loin jusque la soi-disante “captivité babylonienne” et le conte fameux de l’exode.

Pourquoi cette zone est-elle, et a toujours été, dans un tel désarroi ?

En fait, le monde arabe identifié sur une carte moderne comme étant le Moyen-Orient et dans les livres d’histoire comme l’ancien Proche-Orient, a toujours été dans un tel tumulte à cause du syndrome du “messie”.

Ne vous y trompez pas sur ses origine, car c’est un pur produit judéo-arabe. Ce qui commença comme une tradition arabe tribale est devenu au fil des siècles une religion talmudique dont l’idéologie (fondée sur le concept messianique) a réussi à infiltrer et à pervertir la plupart des systèmes mondiaux de croyance et de culture avec son extrémisme tribal.

Certains pourront argumenter que les troubles du monde arabe sont justes les mêmes que dans d’autres parties du monde où la violence et les conflits à répétition ainsi que les guerres font juste partie intégrante de la vie. Mais je pense différemment parce que partout ailleurs les conflits éclatent pour différentes raisons, mais au Moyen-Orient (le monde arabe), les conflits et guerres à répétition sont toujours dû à la même raison: le “syndrome messianique”. Peut-être est-ce pourquoi le scenario de la fin du monde est supposé se dérouler sur ce bout de terre aride, comme prophétisé par la littérature messianique noire (apocalyptique).

Même lorsque quelque périodes de paix relative et de prospérité interrompent le cycle de troubles moyen-orientaux, l’idéologie tribale responsable du trouble et de la violence continue de bouillir sous la surface jusqu’à ce que les choses surchauffent et atteignent un autre niveau d’éruption de ce volcan invisible du messie.

Même lorsque les choses semblent être entièrement une conquête impérialiste et une exploitation internationale de la zone. Cela est souvent fait explicitement (comme les croisades médiévales) ou implicitement (comme dans le cas de la dernière invasion américaine en Irak) à cause de l’idéologie morbide messianique.

Tandis que la machine de guerre de George W. Bush démolissait littéralement la nation irakienne et son héritage historique (mésopotamien), l’ancien président américain était euphorique (on pouvait le voir à son rictus idiot) et sa conscience semblait appaisée car il croyait que la destruction qui s’ensuivait et engouffrait tout le Moyen-Orient (jusque maintenant) était le prélude nécessaire et inévitable de la seconde venue du messie. Voilà à quel point est dangereuse, chaotique et annihilante, cette culture messianique.

Le messie: la véritable nativité

Contrairement à ce qu’ont cru pendant très longtemps les orientalistes et les érudits occidentaux, le messie n’a absolument rien à voir avec Jesus Christ ou quelque spiritualité occidentale que ce soit. Cela n’a non plus rien à voir avec le commencement et la fin de notre temps.

Au centre de toute cette culture messianique réside une ancienne tradition tribale arabe entrelacée de mythes païens. Pendant les siècles menant à la naissance du christianisme, des cultes variés connus sous le nom de “religions du mystère” se sont répandus au travers du monde païen.

Au centre de ces cultes du mystère se tenait une histoire au sujet d’un homme-dieu mourant et rescuscitant et qui était connu sous différents noms dans des cultures différentes.

En Egypte, d’où émergèrent ces mystères, il était connu sous le nom d’Osiris, en Grèce: Dionysos, en Syrie: Adonis, en Italie: Bacchus et en Perse: Mithrée. Ces mythes païens furent réécrits et mêlés du thème du messie arabe comme l’évangile de Jesus Christ. Sans ce mélange subtil, la culture messianique arabe n’aurait pas pu infiltrer et prendre racine dans la psychée occidentale et sa spiritualité. Mais pourtant le thème principal était arabe.

Pourquoi croyez-vous que l’apôtre Paul se rendit en Arabie et y séjourna pendant trois longues années afin qu’il puisse oser s’embarquer pour son voyage missionnaire vers le monde occidental / romain?

“Mais quand le dieu qui me sépara de l’uterus de ma mère et m’appela sous sa grâce fut ravi de révéler son fils en moi-même, ainsi que je sois son héraut parmi les nations, je ne me suis pas fait de chair et de sang, ni ne me suis rendu à Jérusalem vers ceux qui étaient des apôtres avant moi, mais je m’en allai en Arabie et retournai encore à Damas (Gal.1:15-17)

Paul n’a pas voyagé en Arabie dans un safari tour ni pour aller y méditer. L’homme bien éduqué et multilingue savait que l’Arabie était la terre culturelle et géographique (native) non seulement du judaïsme mais aussi, incroyable mais vrai, de la doctrine totale de “Nazarenes” ou “Yeshua Natzri” or “Eissa Al Nasrani” en arabe, plus tard latinisé en… Jesus Christ.

D’après sa propre enquête, Paul savait très bien que l’homme qui avait traversé la rivière du Jourdain (depuis sa pertie Est) puis se réclama être le roi des juifs à Jérusalem (avant qu’il ne fut tué) était venu d’Arabie et non pas de Palestine.

Paul savait que la vérité au sujet du vrai Jesus ou Eissa en arabe, devait être trouvée en Arabie et non pas en se réunissant avec une équipe de pêcheurs illétrés qui s’auto-étiquettaient “apôtres”.

Et de fait ce fut dans l’ancienne Arabie que Paul collecta les morceaux du puzzle de son évangile (les historiens classiques arabes on mentionné un vieil évangile de Nazarenes bien avant l’émergence de l’histoire du Christ dans la province romaine de la Palestine, un thème qui est aussi réitéré dans le Coran).

Le mot “messie” est en fait une translitération du mot hébreu / arabe “Mashiach/Mashaiakh/sheikh qui remonte aux temps très anciens de l’Arabie.

En fait, le mot ‘Messiah/Mashiach’ a plus à faire avec le judaïsme et l’Islam (en tant que deux religions des anciens Arabie et Yémen médiévaux) qu’avec le christianisme (en tant que religion composite et hybride qui fut taillée sur mesure d’après le vieux thème juif de Mashiach, mais avec une tournure païenne gréco-romaine).

L’histoire biblique: origine falsifiée

Dans mon récent livre “Egypt knew no Pharaohs nor Israelites” j’ai élaboré sur les bases culturelles et géographiques communes que partagent à la fois le judaïsme et l’islam.

En retraçant les anciennes racines (arabes) du Judaïsme et de l’Islam, nous sommes arrivés à la conclusion effective (soutenue par des preuves issues de la recherche) que l’Hébreu et les langues arabes sont deux dialectes de la même langue arabe ancienne commune et que le Judaïsme et l’Islam sont le produit de la même culture et géographie arabe (mais à des époques différentes).

Ceci est une base argumentaire cruciale (presque révolutionnaire même pour tout universitaire ou érudit occidental de l’histoire biblique) qui va nous aider à comprendre la complexité de ce syndrome messianique. Ceci est un point clef parce qu’il met en lumière une question qui fut longtemps éludée: d’où provient le Judaïsme en première instance ?

En d’autres termes, quelle est la culture qui a produit cette foi célébrée de Moïse et de ses tablettes des 10 commandements ? Où aboutirions-nous si nous remontions aux racines de la foi judéo-chrétienne ? La plupart, si pas tous les croyants aussi bien que les érudits et les prêtres de cette soi-disante foi judéo-chrétienne répondraient instantanément et sans y réfléchir à deux fois: de Palestine.

Et bien ils ont tout faux. Ils n’ont pas seulement tort sur la Palestine patrie du judaïsme, mais aussi à relier le Judaïsme et le christianisme dans le même sac religieux.

Le Judaïsme n’est pas et ne devrait pas être relié thématiquement et philosophiquement parlant au christianisme (occidental). Le long lien entre les deux religions n’est que de nature politique, grâce aux Romains et leur tentative maligne de soulager la militarisation et la violence des juifs tribaux arabes dont beaucoup avaient déjà migré du Yémen vers la Palestine quelques siècles avant le conte du Christ.

La seule façon qui paraissait possible pour contrôler cette ancienne marée militante du judaïsme (quelque chose ressemblant à l’actuel activisme islamiste, elles partagent toutes deux la même culture tribale arabe) était de la dissoudre dans une nouvelle foi (pacifiste et tolérante) en utilisant et en actualisant le “syndrome messianique” judéo-arabe. Pourquoi croyez-vous que les évangiles furent écrites en grec et non pas en araméen, la langue utilisée par Jesus et ses disciples ? Gardez présent à l’esprit que l’araméen n’est rien d’autre qu’un dialecte de la langue arabe (ne tombez pas dans le panneau de la classification sioniste de ces langages dits “sémites”)

De cette façon, les juifs eurent leur prophétie réalisée, mais cette fois-ci leur nouveau Machiach/Messiah fut latinisé (c’est pour cela que les juifs ont un problème à croire en Jesus Christ). Le nouveau messie, contrairement à un long et ancien héritage de l’activisme militant tribal ancien et à l’intolérance, fut contre toute attente pacifique et acceptait tous ses suiveurs (et pas seulement les choisis) dans son royaume. Mais il y avait un truc à ce niveau là, le changement de paradigme ne s’est pas produit de lui-même.

La bible arabe

Si vous réfléchissiez aux similarités phonétiques entre les deux langues, sous seriez surpris du comment l’hébreu est la langue la plus proche de l’arabe. Dans la prononciation arabe, Hébreu est appelé “Abri” tandis qu’Arabe se prononce “Arabi”, de la même manière “Eloh” et “Allah” sont l’hébreu et l’arabe pour “dieu”.

Donc, au sein de cette toute petite échelle et presque négligeable différence entre “Abri” et “Arabi” et “Eloh” et “Allah”, la toile de fond culturelle commune ARABE d’à la fois le judaïsme et l’islam pourrait et en fait devrait être notre guide pour examiner l’historicité des histoires bibliques/israélites (incluant celle de Jesus Christ), car par essence, c’est là que l’école occidentale de l’histoire biblique a emprunté le mauvais chemin.

Voilà pourquoi primordialement les orientalistes et historiens occidentaux ont jusqu’ici échoué à faire corroborer archéologiquement leurs histoires bibliques là où leur bible falsifiée leur a dit qu’elles s’étaient produites: en Palestine. Leur cinglant échec est dû à leur fausse hypothèse de départ et donc à leur quête déroutée qui s’en suivit.

L’idéologie chrétienne est fondée sur le narratif déformé que le Pharaon était le roi de l’Egypte ancienne et que Moïse fut élevé dans une famille de rang royal égyptien et que l’exode épique partit du royaume païen d’Egypte vers la nouvelle terre promise que dieu avait choisi pour eux, son peuple élu et juste, en terre de Palestine/Canaan. Ceci est basé sur la fausse croyance que Moïse a reçu les tablettes de la Loi sur le Mont Sinaï égyptien ; mais au temps où l’histoire du Christ se développa, il a semblé que Paul l’apôtre fut le seul qui savait vraiment la vérité (après s’être immergé dans le monde de l’ancienne Arabie).

La vérité est que Moïse était un berger arabe et il travaillait comme esclave dans un petit village au sud de l’ancienne Arabie appelé “Mizraïm”. Il partageait le sort de quelques centaines de personnes de sa tribu et non pas les milliers et les milliers qu’on vous donne à voir dans les films hollywoodiens sionistes. L’homme qui règnait sur ce petit village de “Mizraïm” était appelé ‘Faraon/فرعون ’.

Lorsque Moïse tua un des gardes de Faraon, lui et ses gens s’enfuirent de Mizraïm et retournèrent dans leur terre tribale du nord Yémen, une bande de terre aride connue sous le nom d”Asir. C’est pourquoi cette tribu d’esclaves arabes était appelée Asir-alites ou plus connue sous le nom d’Israélites. Une fois de plus, arrêtons-nous ici pour remarquer de nouveaux points de changement de paradigme.

Premièrement, le fait est que le judaïsme est un réel culte tribal arabe qui a pour origine (comme je le détaille plus avant dans mon livre) le nord de ce qui est aujourd’hui le Yémen et donc la croyance centrale du christianisme est bâtie sur une ancienne culture tribale arabe ; la même qui a plus tard produit l’Islam et aussi sur la même culture et tradition littéraire qui a aidé à façonner les groupes islamistes radicaux comme Al Qaïda et également l’EIIL ou État Islamique en Irak et au Levant.

Deuxièmement, l’histoire et l’archéologie bibliques sont littéralement en charpie pour la bonne raison que les histoires bibliques sont introduites dans une fausse géographie des évènements. Falsifier les noms des endroits des histoires bibliques originales fit partie d’une forfaiture à grande échelle, menée par 70 scribes juifs au IIIème siècle av JC à la légendaire bibliothèque d’Alexandrie, dans ce qui devint connu sous le nom de “bible des septantes” ou “bible septante”. Si nous gardons à l’esprit que la bible septante en grec ancien est la “seule source” de toutes les traductions de la sainte bible dans le monde entier (oui, oui même celle qui est sur votre table de chevet ou sous votre oreiller…), nous pourrions en venir à réaliser l’échelle de grandeur de la tromperie (juive) que ces 70 scribes ont répandu sur le monde sous le règne du roi Ptolémée II.

Si nous devions revisiter l’ancien Proche-Orient et réexaminer ses histoires au travers d’un objectif non-juif, nous découvririons avec surprise (comme ce fut le cas au cours de nos recherches) que l’Egypte ne fut jamais la terre de départ de l’exode des Israélites, ni la Palestine/Canaan, leur terre promise.

La Palestine était occupée par une débauche politique occidentale flagrante qui n’aurait pas pu être rendue possible sans la déformation juive de l’histoire de l’ancien Proche-orient.

Ce qui rend ce conflit insolvable, comme mentionné plus tôt, c’est que génération après génération (pas seulement celles des juifs, mais aussi celles des chrétiens et des musulmans), nous avons continué à accepter cette fausse histoire de la Palestine comme “terre promise” et ce pendant les deux mille dernières années. On pourrait avoir une 3ème Intifada et on pourrait en avoir 30 de plus ; on aura un autre accord d’Oslo, et même une autre centaine de pourparlers de paix, mais ne vous voilez pas la face, le problème palestinien ne sera pas résolu à moins que nous n’exposions cette forfaiture et corrigions l’histoire ancienne de cette région.

La véritable histoire ancienne est que l’Egypte n’a connu ni Pharaon, ni Moïse et pour corriger le narratif historique ancien, nous devons vous choquer avec une autre révélation, celle que la Palestine n’a jamais été le témoin de quelque histoire biblique que ce soit. Toutes les histoires relatant les aventures des Israélites (quelles soient fictives ou non), se sont déroulées dans l’ancienne Arabie et l’ancien nord-Yémen, toutes, du déluge et l’arche de Noë et la vente de Joseph comme esclave, jusqu’à l’Exode de Moïse et le soi-disant royaume de David-Salomon.

Ces contes que l’occident connait depuis longtemps sous le nom d’”histoires des patriarches” ne sont que des contes populaires issus de l’ancienne Arabie.

Une autre trouvaille étonnante est que la zone à laquelle tous les érudits et universitaires spécialistes de la bible se réfèrent comme étant Canaan à quelque moment que ce soit dans l’histoire ancienne, cette désignation n’est qu’une déformation, un travesti de la géographie actuelle du Levant et spécifiquement de l’ancienne Palestine. Canaan, dont le nom est répété sans fin dans la bible hébraïque est en fait le territoire de la tribu arabe de Banu Canaan et Banu Kinanah (comme je le montre dans mon livre, cartes à l’appui)

La racine culturelle du messie

D’après l’ancienne tradition tribale arabe, Moïse était un Machiach. Mais la définition arabe de Machiach est tellement différente de la romaine que cela en est venu à déterminer comment nous (principalement les occidentaux) voyons et définissons le mot “messie” aujourd’hui.

Le titre arabe, juif de Mashiash ne veut rien dire de plus qu’un chef de guerre tribal.

Il n’y a pas de connotation spirituelle attachée à ce terme, pas de choix, de nomination, pas de divinité, pas de temple ni de salut. L’addition de ces requis ne prit place seulement qu’après l’hellénisation de l’ancien culte arabo-juif.

Comme l’ancienne communauté arabe était tribale de manière prédominante (et l’est toujours en ce moment même), ainsi la culture tribale de raids et de conquête (comme perpétrée aujourd’hui par Daesh), était la stratégie principale pour obtenir la domination politique. Ceci explique pourquoi la bible hébraïque est remplie de contes de guerres, de raids et ceci explique aussi l’héritage historique et culturel qui motive un groupe militant comme l’EIIL.

Donc, à chaque fois qu’une tribu arabe, et pas seulement les Asir-alites, était subjuguée par une autre plus puissante, le peuple de la tribu rêvait d’un nouveau leader, un Mashiash qui les délivrerait de leur misère et de leur subjugation.

En ce sens, David fut un Meshaiash, un leader tribal, un homme qui mènerait ses guerriers dans un de ces raids sans merci de l’ancienne Arabie, durant lesquels il n’y avait aucune règle morale à l’exception de la survie et de la domination de la tribu à tout prix, même si cela signifiait l’extermination de l’autre tribu et la mise en esclavage de ses femmes et de ses enfants (ce que le monde moderne appelle maintenant un génocide).

Tandis que la sensibilité du monde occidental avancé est maintenant profondément offensé par les raids sauvages menés par l’EIIL/Daesh et leur nouveau Calife/Mashaiash/Sheikh, d’un autre côté, la sensibilité chrétienne occidentale n’a aucun problème avec bien des raids tribaux juifs dont leur bible est remplie. Tous ces raids sanglants étaient menés par les Mashiachs/Messies juifs.

Pouvez-vous percevoir la contradiction ici ? Mais encore plus important, pouvez-vous dire comment et quand commença ce paradoxe qui aliéna le monde occidental de ses propres valeurs culturelles ?

Ceci s’est produit lorsque nous avons renoncé en occident à notre propre ancienne sagesse et connaissance et avons au lieu de cela, souscrit à la culture du messie, un pur produit de l’ancienne Arabie. Et comme la culture ancienne de l’Arabie a toujours été tribale, intolérante et extrêmement violente, Paul l’apôtre, termina son long séjour là-bas après qu’il ait apparememnt atteint deux conclusions décisives ; c’est le truc mentionné plus tôt.

D’abord, Paul a tourné le dos (éternellement) à l’ancienne Arabie, car il savait que s’il ne le faisait pas, il deviendrait encore le zèlé violent et intolérant qu’il fut avant d’être captivé, hypnotisé par l’histoire du fils de dieu. Ensuite, Paul ne pouvait pas voir le Mashiach/Messie au travers de l’objectif hermétique tribal de l’Arabie ; au lieu de cela il garda l’histoire originale arabe et le thème du messie, mais la moula dans la culture greco-romaine de la diversité et de la tolérance (ce qui ne dura pas bien longtemps par la suite…)

Ce faisant, Paul arriva à retourner ce qui semblait être un culte arabo-juif non mitigé de violence sans fin en un message universel de foi qui pouvait satisfaire tous les enfants de dieu et non pas seulement ceux qui étaient circoncis.

Mais de fait, le message de Paul reposait principalement sur le concept arabe du Meshiach/Messie.

Le côté dangereux de cette doctrine du messie est qu’elle est fondée sur le sens tribal arabe de l’insécurité et de la vulnérabilité (dû à une culture militante de raids constants). Cette insécurité a toujours mené les juifs arabes à chaque fois qu’ils étaient subjugués par des raids internes arabes ou même des forces externes comme les Egyptiens ou les Babyloniens à rationaliser leur subjugation comme une punition divine pour leur foi et pratiques imparfaites, comme dans le cas de la “captivité babylonienne”.

Ainsi, les croyants dans la foi messianique se retrouvent toujours dans un état perpétuel d’incertitude quant à leur foi. Chaque mauvaise fortune dans leurs affaires courantes est traduite en une foi imparfaite, corrompue, un sens profond du pêché, qui se manifeste souvent dans la méthode fondamentaliste et dogmatique comme pour les chrétiens sionistes, les chrétiens évangélistes, les musulmans salafistes, la secte de la confrérie des Frères Musulmans, la secte takfiriste, les juifs Heredi et bien sûr les sectes islamiques chi’ite et Wahabite.

C’est lorsque le concept de mashiach/messie/sheikh vient toujours à jouer un rôle. Dans un temps de défi et de controverse, les croyants messianiques (spécifiquement les orthodoxes), inondés de l’incertitude de la rectitude de leur foi courante et de leur conduite, commencent à rêver d’un autre messie, sheikh, qui pourrait les mener sur la voie du juste (le plus souvent sa propre voie…)

Et dans le processus de retourner dans le soi-disant droit chemin de dieu, toujours plus de messies/sheikhs, que ce soit Joseph Smith des Mormons ou le “Calife” Abou Bakhar Al-Baghdadi de l’EIIL/Daesh, émergent et le cycle du dogmatisme, de la violence et de l’extrémisme se perpétue à l’infini.

Résistance au colonialisme: La lutte indigène au Honduras pour la préservation des terres ancestrales…

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Au Honduras semer la terreur dans les communautés indigènes en lutte pour la défense de leurs territoires

 

Alex Anfruns

 

20 octobre 2016

 

url de l’article en français:

http://www.investigaction.net/honduras-ils-veulent-semer-la-terreur-au-sein-des-communautes-indigenes-en-lutte-pour-la-defense-de-leur-territoire/

 

L’assassinat de Berta Cáceres, la leader écologiste dont la ténacité dans la lutte pour les droits de la nature et des communautés indigènes fut mondialement célébrée, vient d’avoir lieu une nouvelle tentative d’assassinat contre la personne de Tomás Membreño, l’actuel dirigeant du Conseil des Organisations Populaires Indigènes du Honduras (COPINH).

Nous nous sommes entretenus avec Bertha Zúñiga, fille de Berta Cáceres, pour éclaircir les causes de cette violence généralisée qui s’acharne contre ceux qui dénoncent la politique du gouvernement du Honduras en union avec les pouvoirs patronaux et médiatiques.

En effet, seulement un mois après l’assassinat de Berta Cáceres, le président de la Banque Mondiale, Jim Yon Kim, justifiait en ces termes la construction de la centrale hydroélectrique Agua Zarca par l’entreprise DESA : « Puisque les gens ont besoin d’une énergie provenant de sources renouvelables, les projets hydroélectriques dans des pays comme le Honduras seront menés à terme de toute façon ». Par conséquent, la défense de son territoire par le peuple Lenca et la mort de Berta Cáceres sont sans importance pour cette institution qui prétend travailler à l’avènement d’un monde libéré de la pauvreté : « On ne peut pas faire le genre de travail que nous faisons tous les jours sans être confrontés à quelques incidents de ce genre ». (1)

Il ne s’attendait certes pas à ce que 313 organisations du monde entier lui adressent une lettre qui réfute ses paroles et lui rappelle que « conformément au règlement intérieur de la Banque Mondiale, cette dernière ainsi que d’autres institutions financières sont tenues de garantir le respect des droits de l’homme dans les projets qu’elles financent. »

Le sicaire est toujours à la manœuvre en toute impunité

Tout indique qu’il ne s’agit pas d’un quelconque incident isolé, mais d’une répression méticuleusement planifiée. Fin juin, un soldat de l’armée du Honduras a permis de prendre connaissance d’une liste de militants « à éliminer ». Le 10 juillet, Lesbia Yaneth, mère de trois enfants et elle aussi membre du COPINH a été assassinée En dix ans, cela fait 114 militants écologistes qui ont connu le même tragique destin dans ce petit pays qu’est le Honduras. Avant l’assassinat de Berta Cáceres, nous avons compté pas moins de 33 menaces de mort adressées à des militants luttant contre le projet Agua Zarca sur le Rio Gualcarque. Et cinq militants opposés à ce projet ont été assassinés depuis lors.

Le 9 octobre dernier, des inconnus ont ouvert le feu, au cours de deux incidents séparés, contre les leaders du COPINH. Parmi eux se trouve l’actuel dirigeant du COPINH, Tomás Membreño. Bertha Zúñiga nous explique quel est l’état de santé de son compagnon et exprime son inquiétude face à un évènement aussi grave : « Cette tentative contre Tomás avait pour but de continuer à semer la terreur chez tous ceux qui luttent avec ardeur pour la défense de leur territoire. Il est clair qu’aussi longtemps que persistera ce climat d’impunité qui a rendu possible l’assassinat d’un très grand nombre de nos camarades ainsi que ce même niveau de harcèlement venant d’entreprises du type de DESA, tôt ou tard, des actions de cette nature vont causer d’autres morts. Le camarade Tomás Membreño est toujours aussi résolu et combattif ; il a pris quelques dispositions pour assurer sa sécurité et éviter une trop grande exposition ; mais tous les membres du COPINH sont très préoccupés ». (2)

Depuis plusieurs mois, le projet hydroélectrique de deux barrages sur le Río Negro et le Río Gualgarque a entrainé la mobilisation sociale des communautés indigènes. Le COPINH essaye de faire arrêter ces projets malgré les menaces et les intimidations. Bertha Zúñiga donne quelques indices sur l’identité des personnes qui sont derrière ces incessantes agressions : « Ce qui est derrière, c’est l’intérêt économique des groupes au pouvoir qui sont ceux qui perdent leurs investissements face à la lutte du COPINH en union avec les communautés indigènes ; ils savent que la victoire sur le projet Agua Zarca constituerait un précédent victorieux dans la lutte pour la défense des territoires. Semer la peur fait partie de leur stratégie pour permettre la réalisation de leurs installations contre la volonté des communautés ».

Sacrifier quelques pions pour sauver la « reine »

Bertha Zúñiga exprime de sérieux doutes quant au rôle joué par les autorités gouvernementales pour mettre fin à cette violence dirigée contre les communautés indigènes : « Les autorités continuent d’agir avec cette même négligence et cette stupidité qui ont conduit à l’assassinat de notre camarade Berta Cáceres. Ils persistent à manquer de la moindre volonté politique de protéger les défenseurs de l’environnement. À ce jour, ils n’ont toujours pas rendu effectives les mesures préventives que préconisait la CIDH après l’assassinat de la coordinatrice générale de notre organisation ».

Début mai, quatre suspects dans l’assassinat de Berta Cáceres ont été arrêtés ; trois d’entre eux sont des salariés de l’entreprise DESA. Alors que l’un d’eux est un capitaine en retraite, le quatrième s’est avéré être un officier d’active avec le grade de major d’Infanterie. En apprenant cela, la famille de Berta Cáceres mit l’accent sur les liens qui existent entre ces individus arrêtés et l’entreprise et déclara que c’est là une « raison suffisante pour arrêter le projet hydroélectrique… immédiatement et définitivement ». (3)

Aujourd’hui, sa fille, Bertha Zúñiga, réfléchit sur l’étendue de ces liens : « Les groupes oligarchiques ont de puissants agents en train de mobiliser l’armée pour réprimer les populations. Il faut dire que, depuis le Coup d’État de 2009, beaucoup de militaires sont devenus actionnaires de projets “extractivistes” (hydroélectriques et miniers, entre autres). Mais les maffias de la corruption permettent également les agissements de groupes criminels qui travaillent en coordination avec les entreprises comme l’illustre le cas DESA-Agua Zarca ».

Le 14 octobre dernier, l’ex-vice-ministre du Secrétariat aux Ressources Naturelles et à l’Environnement, Dario Cardona Valle, a été arrêté et inculpé d’irrégularités dans l’affaire du permis environnemental accordé, en 2013, pour le projet hydroélectrique Agua Zarca. Mais Bertha Zúñiga s’interroge sur la portée de l’enquête en cours : « Les arrestations qui ont eu lieu à ce jour sont un rideau de fumée pour créer une impression de justice, mais ils n’ont toujours pas pris de mesures sérieuses contre l’entreprise DESA directement liée à l’assassinat de Berta Cáceres. Si, dans un cas aussi emblématique au niveau national, les choses se passent ainsi, que pouvons-nous attendre pour tous les autres cas que le COPINH soulève depuis des années et qui concernent d’autres militants du COPINH ? Plutôt tout le contraire puisque ce sont les propres agents de l’État qui nous persécutent, nous répriment et même nous assassinent ».

Puisse ce témoignage  aider à créer un large mouvement de solidarité internationale envers les communautés indigènes et le peuple hondurien en Résistance.

Notes:

  1. The Principle of Mercy: World Bank President Jim Yong Kim speech at the Union Theological Seminary, New York City, 6th april 2016.
  2. Interview avec l’auteur, 15 octobre 2016.

“Los hallazgos del Ministerio Público sobre el asesinato de Berta Cáceres son insuficientes”, Centro por la Justicia y el derecho internacional, 11 mai 2016.

Résistance au colonialisme: Les 15 d’Onondaga contre la farce judiciaire colonialiste…

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Lors du siège d’Oka en 1990, une ancienne de la nation Mohawk s’adressa en ces termes aux colons (québecois) venus aux nouvelles:

“Regardez bien ce qu’il se passe ici et comprenez que lorsqu’ils en auront fini avec nous, ce sera votre tour…”

Cette ancienne avait déjà parfaitement raison.

Parce que nous sommes tous des colonisés, la solution réside, comme mentionné dans le premier paragraphe du texte ci-dessous, dans l’union des peuples colonisés par l’occident hégémonique et des peuples occidentaux émancipés de l’idéologie colonialiste (donc étatiste) et se tenant debout, main dans la main avec ses frères des nations indigènes, partout, créant ainsi les fondations de la société des sociétés, seule alternative viable au marasme étatico-capitaliste, cancer de la société humaine en phase terminale.

~ Résistance 71 ~

 

Pas de reddition

 

Mohawk Nation News

 

18 octobre 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/10/18/no-surrender/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le génocide américain de notre peuple n’est pas terminé tant que Kaia’nere:kowa (La Grande Loi de la Paix) n’a pas gagné ! Nous ne battrons pas en retraite, nous ne nous rendrons pas. Les colons qui ne se tiennent pas à nos côtés sont complices. Les règles entrepreneuriales sont créées pour les rendre non responsables de leur tentative de nous annihiler. Les soldats du “détail indien” l-81 sont passés en jugement et ont été trouvés non coupables d’une attaque à mains armées de style militaire sur des onkwe’hon:weh (autochtones) désarmés se réunissant sur une terre privée durant une cérémonie. Ils portaient des casques et de l’équiment de guerre. Nous, rotino’shonni (iroquois), allons les tenir pour responsables. Nous continuerons nos efforts jusqu’à ce qu’ils soient accusés de génocide devant le tribunal international.

Tout comme à Oka en 1990, ce fut une attaque surprise en ce 18 mai 1997, prenant pour cible des hommes, des femmes, des enfants et des anciens désarmés ; attaque perpétrée vicieusement par les sbires du détail Indien, armés de matraques à bout métallique, de bottes, d’armes, de gaz lacrymogène et de tout autre équipement de guerre en leur possession. Nos gens firent face et furent tabassés, des jambes et des côtes furent brisées, des têtes ensanglantées et bien des personnes arrêtées. L’armée n’a pas ouvert le feu à la mitrailleuse, bien qu’elle devait les avoir pas bien loin, prêtes à l’emploi.

Les femmes, les enfants et les anciens constituaient 75% des gens sur place. Les “faibles” furent la cible afin de décimer notre communauté et nos familles.

Les chefs tribaux onondaga ne font pas leur devoir de combat. Ils veulent que tout le monde se soumette à leur règle corporatiste de connivence. Oren Lyons et Ollie Gibson ont aidé à envoyer le détail Indien de l’état de New York pour nous faire taper dessus et effrayer leur propre peuple. Ils ont établi la “liste des personnes” à cibler.

Ceux qui prient envers une entité extértieure pour les sauver donnent leur pouvoir à l’ennemi. Parlez à nos ancêtres. Autrement, l’ennemi gagne.

Les membres de la police de l’état de New York George Beach, Dennis Blythe, James Parmley, Robert Haumann et James D. Moynihan ont planifié, supervisé et mis en action cette attaque non provoquée. George Beach a ordonné aux soldats d’enlever leur badge leur disant qu’il n’y aurait “aucune négociation, virez-les c’est tout.” Les gens présents furent encerclés et attaqués. Personne n’était supposé pouvoir s’échapper. Les vidéos montrent clairement qu’il n’y avait personne sur la route. La décision du juge de la cour suprême Sotomayor en 2006 a confirmé que l’attaque était illégale et que l’INDIAN detail n’avait pas de défense et ne pouvait pas plaider l’immunité qualifiée.

Le protocole a donc maintenant été étabi de laisser l’armée attaquer quiconque en toute impunité. Nous n’avons pas pu identifier la force déguisée. Ils auraient très bien pu aussi être une unité mercenaire appelée pour nous sortir.

La presse était à la plus grande réunion cérémoniale de la confédération iroquoise. Elle a inventé l’histoire que la réunion était une “manifestation”.

Cette attaque fut un false-flag. L’état de New York a inventé les accusations que nous empiétions sur notre propre propriété, que nous étions sur l’autoroute, que nous avions peut-être des armes etc. L’armée et le “cercle indien” étaient en charge de cette opération.

Si cette affaire demeure en l’état, alors ils permettront, récompenseront et endorseront des attaques illégales par l’armée. Les 15 d’Onondaga vont faire appel.

Génocide continu au Canada: Free University. le média alternatif de l’Université de Colombie Britannique dénonce…

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La scène de crime appelée Université de Colombie Britannique (UBC à Vancouver): qui et qu’est-ce qui est enterré sur notre campus ?

Rapport spécial de la Free University (Université Libre), publication du média alternatif d’UBC

 

15 octobre 2016

 

url de l’article original:

http://itccs.org/2016/10/15/the-crime-scene-called-the-university-of-b-c-ubc-who-and-what-is-buried-on-our-campus/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

He les gars ! Arrêtez de fixer votre ipad pour un moment et écoutez ! Ceci vous concerne, et concerne le pourquoi payer votre inscription à UBC vous rend complice d’un crime.

Dans le sud du campus universitaire se trouve la réserve indienne des Musqueam et un homme nommé Les Guerin. Les a vécu là toute sa vie et jusqu’à récemment, a travaillé dans l’équipe de terrain. Mais maintenant il doit se cacher parce que sa vie a été menacée.

“çà a commencé la nuit où j’ai vu un type déchargé des sacs près de la décharge de la réserve et les enterrer là. Plus tard, je l’ai reconnu comme étant David Pickton, le frère du tueur en série Willie Pickton. J’ai creusé là-bas plus tard et y ai trouvé des ossements que Pickton avait enterré. Je les ai emmené à la médecine légale du SFU et il s’avéra qu’il y avait dedans des os de plusieurs femmes, mélangés avec des restes de cochons. Dave Pickton fut employé pendant plus de deux ans par la communauté Musqueam.”

Les amena sa découverte à la police et à la presse. On lui a dit de se taire et il fut même menacé par des officiels de la police. Plus tard, lorsqu’il raconta ce qu’il avait trouvé sur place, il fut viré par la communauté Musqueam et fut forcé de partir, d’après Les:

“J’ai été un ami durant de longues années de Wendy Sparrow et d’Ed John et des autres chefs de la bande de Musqueam, et j’ai beaucoup appris sur leur linge sale, comme le trafic d’enfants, la drogue et les armes qu’il amènent par le biais du chantier naval Celtic. Je sais qu’il y a des largage de cadavres dans au moins trois endroits sur le campus d’UBC, pas seulement à Musqueam. UBC est une terre provinciale, elle est donc sous la jurisdiction de la GRC. Les gendarmes ont fait disparaître beaucoup de nos femmes. Y a t’il donc un meilleur endroit pour eux afin d’y planquer leurs restes ?…

Dans un rapport spécial publié en février 2013 par la branche de l’ONG Human Rights Watch de la ville de New York, il est dit que la GRC (NdT: Gendarmerie Royale du Canada, la fameuse “police montée” canadienne) est directement impliquée dans la disparition de femmes aborigènes à travers la province de la Colombie Britannique. Dans son rapport, HRW documente comment les gendarmes violent, torturent et emprisonnent de manière routinière les femmes autochtones et souvent ces femmes simplement “disparaissent”. Un porte-parole d’HRW a affirmé que “plusieurs centaines de femmes des nations premières en Colombie Britannique ont disparu aux mains de la police et ce sous le couvert d’un écran de fumée de la tromperie officielle.”

Le campus universitaire d’UBC est copieusement arrosé du fric de bien des entreprises qui ont forcé les Indiens hors de leurs terres ancestrales et les ont fait disparaître afin de se saisir de leurs terres et leurs ressources naturelles. Des entreprises comme Weyerhauser, Timber West et B.C Hydro ne sont que quelques-unes participant au crime. Les autochtones affirment que ces entreprises et des entreprises chinoises financent des escadrons de la mort privés afin de terroriser les Indiens locaux.

Le comité des gouverneurs d’UBC est un who’s who de cette élite corporatiste criminelle, incluant le président du comité des gouverneurs, Stuart Belkin, qui est le directeur fondateur de l’entreprise bûcheronne West Timber, le chancelier de l’université Lindsay Gordon, ancien CEO de ce syndicat du lavage plus blanc de l’argent sale de la drogue, connu sous le nom de la banque HSBC et Michael Korenberg, qui gère le conglomérat de Jim Pattison Media, celui-là même qui contribue à l’enfumage de la vérité au sujet du génocide local et spécifique à la Colombie Britannique.

Ce génocide existe depuis que les premiers missionnaires catholiques et anglicans ont répandu la variole dans les communautés indiennes de la côte ouest et de l’intérieur des terres durant les années 1860. Quatorze grandes fosses communes contenant les restes des enfants des pensionnats pour Indiens jonchent la province, les restes de milliers d’innocentes victimes assassinées par les églises anglicane, catholique et unifiée du Canada et dont toutes ont un lourd héritage sur notre campus.

L’Université de Colombie Britannique (UBC) a cueilli le fruit sanglant de la conquête qui a éliminé près d’un million de personnes de notre terre et qui continue de nos jours à les décimer.

Voulez-vous toujours payer votre cotisation ? Sous le coup de la loi internationale, vous commettez un crime et un délit punissable lorsque vous financez des organisations criminelles. Décidez par vous-mêmes.

Allez voir les preuves sur www.murderbydecree.com et www.itccs.org .

Vous pouvez vous tenir au courant de la campagne pour amener devant la justice les responsables et arrêter ces crimes en écoutant Radio Free Kanata chaque dimanche à 15:00 heure pacifique sur: www.bbsradio.com/radiofreekanata .

L’université libre: libérons nos esprits, reconquérons notre monde ! 
thecommonland@gmail.com

=*=

A lire: « Meurtre par décret » (traduction Résistance 71)

Introduction au texte

« Nous sommes tous des colonisés » (Résistance 71, 2013)

Situation au Rojava syrien: La Turquie et son « opération bouclier de l’Euphrate »… Répression dans le sang du confédéralisme démocratique kurde

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A lire notre dossier sur le Rojava

Texte fondateur d’Abdullah Ocälan: « Le Confédéralisme Démocratique » (2011), traduction Résistance 71

 

Ni État, ni nation, fédéralisme et révolution

 

Groupe Anarchiste C. Cafiero, FAI, Italie

 

Septembre 2016

 

url de l’article original:

http://www.monde-libertaire.fr/?article=Ni_Etat_ni_nation_Federalisme_et_revolution

 

Le 24 septembre dernier des milliers de personnes ont manifesté à Rome en solidarité avec le peuple kurde. Des femmes et des hommes de tous âges, dès les premières heures de la matinée, sont arrivé.e.s de toute l’Italie, du nord au sud et des îles, pour se concentrer sur la place de Porta Pia.

La communauté kurde a ouvert la procession, suivie des mouvements de solidarité venant de différentes régions, des comités de femmes, des associations, les « No TAV » (opposant.e.s à la ligne de train à grande vitesse dans le Val de Suze) et les « No MUOS » (opposant.e.s à la construction d’une base de surveillance militaire satellitaire en Sicile), les centres sociaux, les anarchistes, l’USI-AIT, les syndicats de base, la société civile, tou.te.s ensemble à l’appui de la résistance kurde et aux personnes vivant dans ces territoires. Beaucoup de libertaires, anarchistes fédéré.e.s ou non, ont répondu à l’appel lancé dans les jours précédant par le Groupe Anarchiste C.Cafiero, FAI Rome, et par la Fédération Anarchiste italienne et ont défilé sous la banderole rouge et noire « Pas d’État, pas de Nation, Fédéralisme, Révolution ».

Les drapeaux noirs et rouges de l’IFA et de l’USI-AIT ont accompagné la banderole pendant que la manifestation défilait dans les rues de la ville. Près de l’ambassade de Turquie, des cris de protestation se sont élevés contre le fasciste Erdogan, et les chants de la résistance kurde ont été diffusés par le camion qui a ouvert le défilé. Dans les jours précédant la manifestation il y avait eu à Rome des réunions, des distributions de tracts, des appels avec des mégaphones devant l’office du tourisme de l’ambassade de Turquie, une balade à vélo, des bannières de solidarité sur le pont Garibaldi et des adresses de solidarité envers le peuple kurde ont rempli les murs de la ville.

La manifestation a eu lieu exactement un mois après l’entrée de l’armée turque dans Jarablus (ville en territoire kurdo-syrien). Jarablus est une ville proche de la frontière turco-syrienne et de Kobane, ville libérée en janvier 2015, après 137 jours de siège par l’État islamique.

La ville de Kobane a été libérée par la résistance kurde, partisan et partisanes de l’Unité d’auto-défense du peuple (YPG) et les unités d’auto-défense des femmes (YPJ).

Le 24 août dernier, l’État turc a envahi Jarablus, évidemment d’une manière concertée, puisque à l’arrivée de l’armée turque, l’État islamique venait de quitter la ville.

Une invasion par l’armée turque planifiée donc par l’État turc et l’État islamique dans le but d’écraser dans le sang la révolution à Rojava (Kurdistan syrien). L’État turc a commencé « l’opération Bouclier de l’Euphrate » pour mettre en œuvre la solution finale et l’anéantissement du peuple kurde.

Le projet du génocide des Kurdes et de tous les peuples vivant dans la région du Kurdistan est venu après un an d’effusion de sang et à la guerre, des milliers de civils tués, des centaines de villages, de villes détruites et des exécutions sommaires, des milliers d’évacuations forcées.

Dans les régions de la Turquie à majorité kurde (Bakur), c’est maintenant une guerre ouverte contre la population civile.

Après le coup d’État manqué en Turquie en juillet, Erdogan a renforcé sa dictature et a accru la terreur parmi la population non seulement kurde. La liberté de la presse a été éliminée dans tout le pays. Des journalistes et des avocat.e.s ont été arrêté.e.s.

Des dizaines de milliers d’employé.e.s publics, d’enseignant.e.s, d’universitaires, des objecteurs au service militaire ont été licencié.e.s.

La répression contre des groupes actifs dans les luttes et les mouvements sociaux a augmenté sous le couvert de l’état d’urgence. Les anarchistes, les socialistes, les groupes démocratiques kurdes ont été frappés par les mesures liberticides du gouvernement turc. Même les anarchistes de la DAF (Mouvement anarchiste révolutionnaire) ont été touché.e.s par les mesures répressives et leur journal Meydan a été fermé.

Le projet d’Erdogan de créer une « zone tampon » le long de la frontière turco-syrienne, va de l’avant et c’est le lieu où l’État turc a fait et continue de faire passer l’approvisionnement à l’État islamique.

Le 13 août, la ville de Mambij a été libérée par les Forces démocratiques syriennes (FDS) du contrôle de l’État islamique.

Une étape importante pour la révolution au Rojava (Kurdistan syrien). Ce progrès des Kurdes dans la résistance et dans la défaite de l’État islamique n’a pas été apprécié par le régime turc d’Erdogan et le régime syrien d’Assad.

Avec la révolution à Rojava (Kurdistan syrien) de juillet 2012, le mouvement de libération kurde a créé un système autogestionnaire de conseils dans les quartiers, dans les villages fondé sur le communalisme, l’auto-organisation fédéraliste fondée sur l’écologie, sur l’égalité dans la diversité des peuples, des cultures et des genres.

Le progrès de l’auto-détermination des Kurdes est une menace pour le capitalisme, l’État, le patriarcat, pour les puissances impérialistes et les trafiquants d’armes qui profitent de la guerre.

Sous prétexte d’aider les réfugié.e.s, créé.e.s par une guerre dans laquelle l’État turc est impliqué, l’UE lui a alloué directement 6 milliards d’euros auxquels elle a ajouté, au cours des derniers jours, 348 millions d’euros.

Au Rojava, à Bakur, comme en Italie et dans le reste du monde, la révolution dans une perspective libertaire est le patrimoine de tou.te.s les anarchistes internationalistes.