Archive pour septembre, 2016

Terrorisme d’état: Gladio, Yankland, OTAN et guerres de l’ombre… Entretien avec l’historien suisse Daniel Ganser

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Entretien avec l’historien suisse Daniel Ganser*

 

“Tant Trump que Clinton sont un danger pour la paix mondiale”

 

21 septembre 2016

 

Source:

http://arretsurinfo.ch/daniele-ganser-tant-trump-que-clinton-sont-un-danger-pour-la-paix-mondiale/

 

(*) Daniele Ganser est professeur d’histoire est l’université de Bâle (bio sous l’article)

 

Mohsen Abdelmoumen : Vos travaux portent essentiellement sur la stratégie de la guerre masquée. Pouvez-vous nous expliquer ce concept ?

Dr. Daniele Ganser : Une guerre secrète, une guerre masquée, est une guerre où l’attaquant ne reconnaît pas qu’il attaque le pays cible. En 1961, par exemple, la CIA a fait une invasion de Cuba et a tenté de renverser le gouvernement de Fidel Castro. C‘était une opération secrète, et ensuite à l’Organisation des Nations Unies, l’ambassadeur américain a menti en disant: Nous n’avons rien à voir avec cela.

Quel est le rôle des médias dans la stratégie de la guerre masquée ?

Aujourd’hui, nous avons une guerre secrète contre la Syrie. En 2011, les quatre pays de l’OTAN, les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et la Turquie ont attaqué la Syrie, ainsi que le Qatar et l’Arabie Saoudite. Ces six pays veulent renverser le gouvernement du président Assad. Ceci est illégal selon la Charte des Nations Unies. Mais les médias embrouillent le public. Ils répandent des histoires selon lesquelles ce que nous avons en Syrie est une guerre civile d’un dictateur brutal contre sa propre population. Avec ce récit, les médias cachent que les puissances internationales tentent de provoquer un changement de régime. Mais il y a toujours des journalistes courageux qui tentent d’informer le public sur ce qui se passe réellement. Ces journalistes rapportent par exemple comment les pays de l’OTAN coopèrent avec des terroristes en Syrie qui veulent aussi renverser Assad. Bien sûr, les pays de l’OTAN disent alors que jamais ils ne coopéreraient avec des terroristes comme al Nosra, mais seulement avec des « rebelles modérés ». Donc, nous sommes au milieu d’une guerre de l’information.

Votre thèse de doctorat portait sur Gladio. Pouvez-vous nous éclairer à ce sujet ?

L’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), la plus grande alliance militaire menée par les USA sur la planète, avait mis en place des armées secrètes dans tous les pays d’Europe occidentale après la Seconde Guerre mondiale. En Italie, l’armée secrète avait pour nom de code Gladio. Ces réseaux ont été armés et entraînés par la CIA et le MI6. Leur mission initiale était de se battre derrière les lignes ennemies en cas d’une invasion soviétique, d’où le nom de réseau stay-behind (rester derrière). Mais dans certains pays comme l’Italie, la France et la Turquie, ces armées secrètes sont devenues opérationnelles en l’absence totale d’une invasion soviétique en ciblant l’opposition intérieure et sont devenues tragiquement liées au crime et à la terreur.

Comment se fait-il que dans les soi-disant « démocraties » occidentales, des armées secrètes liées souvent à l’extrême-droite agissent en toute impunité ? Où sont les États et leurs institutions ?

En Suisse, en Belgique et en Italie il y a eu une enquête sur les armées stay-behind, donc au moins dans certains pays, les parlements locaux se sont penchés sur cette affaire délicate. Mais dans de nombreux autres pays, dont l’Allemagne, la France et la Turquie, il n’y a pas eu d’enquête approfondie. En outre l’OTAN et la CIA ont refusé de commenter. Ce fut un grand scandale militaire, et le président américain Bush père, qui était en poste à Washington lorsque l’existence des armées secrètes a été révélée en 1990, a tout simplement refusé de commenter. Des agents de la CIA ont confirmé que le rôle des armées secrètes existait, mais ils ont affirmé qu’elles avaient été conçues uniquement pour lutter contre une invasion soviétique. La CIA a déclaré que les armées secrètes Gladio n’étaient en rien liées avec le terrorisme. En novembre 1990, le parlement de l’UE a protesté « vigoureusement contre la prise en charge par certains membres du personnel de l’armée américaine du SHAPE et de l’OTAN du droit d’encourager la création en Europe d’un réseau clandestin de renseignement et d’opérations » et a appelé à « une enquête complète sur… ces organisations clandestines… et le problème du terrorisme dans Europe ». Mais rien ne s’est produit, l’affaire était délicate et le parlement européen était impuissant contre l’OTAN et de la CIA.

Vous appuyez souvent vos travaux avec des documents déclassifiés de diverses agences de renseignement, CIA, MI6, etc. Avez-vous pu obtenir facilement certaines informations confidentielles ou top secret ?

Non, il a toujours été très difficile de trouver des documents historiques sur la guerre secrète en général et sur l’opération Gladio en particulier. J’ai introduit une requête FOIA (Freedom of Information Act) avec la CIA, mais la CIA a refusé de me remettre les documents Gladio. L’OTAN a refusé aussi l’accès aux documents pertinents.

Peut-on dire que nous vivons le prolongement de la Guerre Froide, notamment avec le conflit larvé entre l’Union européenne et les USA d’un côté et la Russie de l’autre dont l’un des épicentres est l’Ukraine ?

Oui, en Ukraine, nous avons une nouvelle confrontation entre Washington et Moscou, une confrontation entre deux puissances nucléaires. Le 20 Février 2014, les États-Unis ont parrainé un coup d’État à Kiev, la capitale de l’Ukraine, dans le but de renverser le gouvernement Ianoukovytch et d’installer le nouveau gouvernement intérimaire de Porochenko. Le plan des États-Unis est de faire glisser l’Ukraine dans l’OTAN. Porochenko veut se joindre à l’OTAN. Le responsable du coup d’État de Kiev était Victoria Nuland qui est devenue célèbre pour son commentaire « Fuck the UE« , parce qu’elle ne se souciait pas ce que l’UE pense quand les États-Unis réalisent un coup d’Etat en Ukraine.

Mais les Russes ne veulent pas de cela. Ils ne veulent pas que l’Ukraine devienne un membre de l’OTAN. Donc, en mars, Poutine a réagi et a pris la Crimée. Aussi maintenant l’Ukraine est divisée en deux parties : l’une est alignée avec Washington, l’autre alignée avec Moscou.

Les États-Unis vont élire un nouveau président et choisir entre Trump et Clinton. Ne croyez-vous pas que ces deux candidats sont dangereux pour la stabilité et la paix dans le monde ?

Malheureusement, tant Trump que Clinton sont un danger pour la paix mondiale, ils serviront tous deux le complexe militaro-industriel, par conséquent ils serviront l’intérêt des puissants groupes de pression à Washington qui veulent plus de guerres et vendre plus d’armes.

D’après vos analyses, des dirigeants ont fomenté des complots en dehors du contrôle de leur Parlement et des institutions, certains sont vivants comme Blair, Bush, Cheney, Sarkozy, etc. Pourquoi ne sont-ils pas jugés ? Est-il utopique de croire à leur procès ?

Bush, Blair et Cheney devraient être traduits devant la Cour pénale internationale CPI à La Haye parce qu’ils ont attaqué l’Irak en 2003, ce qui était illégal. Sarkozy devrait également être traduit devant la CPI parce qu’il a attaqué la Libye en 2011avec Obama et Cameron. Mais ces dirigeants de pays de l’OTAN sont très puissants. Il est très difficile de les amener devant un tribunal, et en ce moment, cela semble impossible.

D’après vous, cette stratégie de guerre masquée et de création de tensions vise-t-elle à s’accaparer les ressources naturelles des pays, ou y a-t-il d’autres objectifs sous-jacents ?

Les guerres secrètes ont toujours été utilisées pour augmenter l’influence de l’empire américain et des pays alignés de l’OTAN. Donc, c’est vraiment le désir d’avoir plus de puissance et plus d’argent. La soi-disant guerre contre le terrorisme, qui a commencé en 2001, est pleine de mensonges. Surtout l’effondrement du WTC7 qui est tout à fait incertain. Je pense que la guerre entière contre le terrorisme n’a pas pour but de capturer des terroristes, mais d’obtenir le contrôle de l’approvisionnement en pétrole et en gaz.

D’après vos travaux, les groupes occultes qui commettent ces attentats et ces complots sont minoritaires. D’où tiennent-ils leur influence, et est-ce que les agences de renseignement ne sont pas infiltrées par ces groupes ?

Oui, les gens qui commencent toutes ces guerres et mentent au public sont une minorité. Mais ils sont puissants et ils contrôlent les services de renseignement comme la CIA et le MI6.

On constate un rôle croissant des sociétés militaires privées, comme Blackwater maintenant Academi, CACI, etc. Allons-nous assister à la privatisation de secteurs sensibles tels que la Défense et le Renseignement ? Qui est derrière ces sociétés ?

Je sais que l’influence d’Academi et d’autres sociétés militaires privées est en augmentation. Mais vraiment, je ne sais pas grand-chose à ce sujet parce que je ne l’ai pas étudié en détail.

À votre avis, pourquoi les puissances occultes au service de l’impérialisme éprouvent-elles le besoin d’accuser ceux qui contestent leurs thèses officielles d’être des conspirationnistes, des adeptes de la théorie du complot, et autres qualificatifs péjoratifs ?

Le terme théorie du complot est utilisé pour discréditer tout qui critique l’élite et aussi l’abus de pouvoir de l’élite. Si vous doutez des attaques terroristes du 11 Septembre, vous êtes immédiatement attaqué comme un théoricien de la conspiration. Mais de plus en plus de gens commencent à comprendre que la soi-disant guerre contre le terrorisme dans son ensemble est pleine de mensonges et de brutalité.

Toutes les informations dont nous disposons au sujet de ces criminels en col blanc, leurs assassinats de masse, les mensonges d’État, ne sont-ils pas une goutte dans l’océan ?

Non, cette information est importante; nous devons essayer de comprendre ce qui se passe.

En manipulant le terrorisme, les pays occidentaux ne jouent-ils pas avec le feu ?

En effet, il est très dangereux de manipuler les terroristes. La CIA l’a fait en armant Al-Qaïda en Afghanistan dans les années 1980. Et maintenant, la même chose arrive à nouveau en Syrie.

Vous êtes également un expert en énergie, quelles sont vos prévisions par rapport à ce marché ? L’humanité peut-elle se permettre de rester dépendante des énergies fossiles?

Non, nous devons aller vers les énergies renouvelables. Nous devrions essayer de réduire la consommation de pétrole, de gaz, de charbon et d’énergie nucléaire et aller vers l’énergie solaire, l’énergie éolienne, l’énergie de l’eau, et l’énergie géothermique.

Interview réalisée par Mohsen Abdelmoumen | Publiée le 20 septembre 2016

Daniele Ganser est né en 1972 à Lugano en Suisse. Il est historien et chercheur spécialisé dans les questions énergétiques, l’histoire économique, la géostratégie et l’histoire contemporaine internationale depuis 1945. Il est le fondateur et le directeur de l’Institut suisse pour la recherche sur la paix et l’énergie (SIPER). Il a étudié à partir de 1992 l’Histoire et les relations internationales à l’Université de Bâle, à l’Université d’Amsterdam (UVA) et à la London School of Economics (LSE). Il a obtenu sa licence en 1998 summa cum laude et son doctorat en 2001 insigni cum laude. De 2001 à 2003, il a mené des recherches dans le think tank Avenir Suisse à Zurich, de 2004 à 2006 au Centre d’études de sécurité (CSS) à l’ETH Zurich. Il enseigne à l’Université de Saint-Gall (HSG) sur l’histoire et l’avenir des systèmes d’énergie et a été chargé de cours en histoire contemporaine à l’Université de Bâle, à l’Université de Zurich et à l’Université de Lucerne. Il est membre du conseil consultatif de la Swisscleantech Business Association. Il a reçu le prix allemand QI 2015 décerné par Mensa en Allemagne, l’association pour les personnes surdouées. Son livre « Les armées secrètes de l’OTAN en Europe » a été traduit dans 10 langues. Son livre « L’Europe dans la ruée vers le pétrole » est sorti en septembre 2012 et décrit la lutte mondiale pour le pétrole. Le TOP 10 de ses conférences et interviews récolte plus de 3 millions de vues sur Youtube. Daniele Ganser a une fille et un fils et vit avec sa famille près de Bâle.

Résistance politique: L’État détenteur du monopole de la violence par son armée est l’ennemi de la société civile… Une voix québécoise

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Les épouses, compagnes, mères connaissent le prix de la guerre sur leurs époux, compagnons et leurs fils. Bien des sociétés ancestrales laissaient la décision d’entrer en guerre ou pas à leur conseil des femmes. Il en a été ainsi dans bien des sociétés amérindiennes, notamment la société de la Confédération des 6 Nations Iroquoises, où le wampum 95 (article 95) de la Grande Loi de la Paix prévoit les conseils de femmes dans les décisions consensuelles prises à l’unanimité. Dans l’article ci-dessous, Ysengrimus stipule et stimule le rôle croissant des femmes dans le rejet de la violence, ceci fait partie de la voie vers un retour nécessaire à l’équilibre de nos sociétés que l’État et les institutions variées ont gangréné et perverti de longue date au profit exclusif du plus petit nombre. Il semblerait que de plus en plus de gens s’en aperçoivent et désirent surtout agir en véritable membre d’une société politique responsable et émancipée. Le vent du changement commence à souffler et il est impossible de l’arrêter…

~ Résistance 71 ~

 

L’armée ennemie de la société civile

 

Ysengrimus

 

23 septembre 2016

 

url de l’article original:

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/larmee-ennemie-de-la-societe-civile/

 

Article connexe: « Qui pilote l’armée américaine? »

 

Encore de la commémoration sanglante. Dix ans de guerre pharaonique et catastrophique en Irak et nos journaleux continuent sans cesse de se demander s’ils doivent couvrir les conflits armés. Ils se disent que c’est quand même dangereux… Le danger, c’est une chose. Mais la question fondamentale est: si les forces armées laissent un journaliste monter dans un de leurs chars d’assaut et les accompagner dans une mission offensive, le font-elles dans un soucis d’information impartiale du public? Réponse: non. Si l’armée procède ainsi c’est uniquement parce qu’elle juge que le journaliste en question servira, volontairement ou non, les intérêts exclusifs de sa propagande. L’armée n’est pas une institution transparente. C’est une institution opaque, qui considère que tuer et mentir font partie de ce sur quoi elle a impunité. L’armée ne dit JAMAIS la vérité sur ses opérations, sur son existence, sur sa reproduction. L’armée soucieuse d’info, ouverte, sincère, cela n’existe pas.

Il serait pourtant crucial de couvrir les conflits armés adéquatement pour montrer que la guerre tue. Mais le fait est que, lors de la première campagne Koweit/Irak, celle de 1991, une énergie massive, nouvelle alors, inusitée, fut investie aux USA dans l’art subtil et pervers de masquer les pertes des conflits locaux pour les banaliser dans l’avenir. Ce fut la grande dévietnamisation de la propagande de guerre US. Et ce fut une réussite de relation publique majeure du temps et tous nos journaleux entrèrent alors dans le bal sans protester ou riposter. Cette doctrine joue depuis, comme sur des roulettes. Omerta… Omerta aussi sur cinq millions de capotés lors de l’occulte et brutal conflit zaïrois/congolais. C’est la moitié des pertes de la Première Guerre Mondiale… On n’en a pas vu passer 10% aux nouvelles! D’ailleurs le conflit en question fut justement surnommé Première guerre Mondiale de l’Afrique. Silence mat. Évidemment de là à glisser vers des insinuations pro-US qui minimiseraient en douce leur propre impact sous prétexte d’ouverture/couverture envers les guerres oubliées, je freine… Le vrai ethnocentrisme de nos communicateurs et de leurs lecteurs se manifeste crûment lors de la couverture tapageuse et ostentatoire des conflits occidentaux. Écoeuranterie similaire à celle du silence sur les gigantesques conflits africains. Quel que soit le théâtre où on se prend les pieds, on hurle et braille sur “nos” pertes, mais sur “leurs” pertes, dix fois, vingt fois, cent fois supérieures: Omerta toujours. Tout est présenté, par l’insidieuse intoxidentale, comme si l’ennemi n’était qu’une vermine grouillante et inane. Le silence occulte, mieux que tout, ce qu’il faudrait pourtant dire et redire.

Voici donc ce qu’il faut dire froidement de l’armée. L’armée est une instance fondamentalement factieuse, trublionne, cancéreuse, parasitaire. Son pire ennemi ce n’est pas l’ennemi. Elle respecte et admire l’ennemi. L’ennemi la fascine, lui ressemble, lui permet de se légitimer, de se perpétuer, d’exister. Le vrai ennemi de l’armée, celui qu’elle combat de toutes ses forces hypocrites, c’est la société civile, la transparence et la paix. L’armée ne veut pas d’un monde où il n’est pas besoin d’armée et fera tout pour entraver l’émergence de ce monde. Son financement et son existence autonome en dépendent crucialement. Tout journaliste qui se tait ou la décrit autrement qu’en ces termes, la sert servilement. Et c’est alors que commence le vrai danger de la couverture médiatique des conflits armés. Disons la chose comme elle est, quiconque expose nos enfants à cette manipulation propagandiste est un irresponsable qui démérite entièrement de la parentalité. Le corpus littéraire et cinématographique des oeuvres anti-guerre issues de la société civile est pourtant volumineux et parle bien plus profondément de tout ceci que la couverture sélective et non-critique des conflits armés. Notre culture collective anti-armée et anti-guerre a connu sa première explosion solide après la guerre de 1914. On peut citer, entres autres, le roman LE FEU d’Henri Barbusse. L’oeuvre la plus curieuse en la matière, pour nous en tout cas, reste le roman du canadien Charles Yale Harrison intitulé GENERALS DIE IN BED. On y suit au jour le jour les exactions, atrocités et souffrances perpétrées par un régiment canadien pendant la guerre de 1914. La description du sauvage et brutal sac d’Arras (France) par ses « libérateurs » canadiens vous laisse sur le cul d’édification. Ces oeuvres n’ont vieilli que pour la technologie et l’histoire locale. Au niveau du principe criminel fondamental de la guerre et de l’armée, tout y est, intact.

La fonction commerciale fondamentale de la guerre est désormais exclusivement le bellicisme. Celui-ci consiste à détourner les fonds publics vers des entreprise parasitaires et improductives tenues par la jet-set des petits copain qui enfilent la fleur au fusil des autres. Il est vrai que la guerre est le dernier des grands monopoles avec privilèges n’ayant pas à rendre le moindre compte sur sa productivité. Pour le coups, je pense à tous nos militaires. Contrairement à certain(e)s Tartuffes locaux, je n’ai absolument AUCUN respect pour les soldoques. Leur ruban jaune caca trouille ils peuvent sincèrement se torcher avec. Les chialeux factieux qui les appuient moralement devraient méditer aujourd’hui ce fait fondamental du parasitisme social de l’armée. La voilà, soldoques & suppôts, la raison pour laquelle votre secteur militaire est l’ennemi ouvert et direct de la société civile: il détourne massivement des fonds publics qui reviennent à la santé, à l’éducation à la prévention des catastrophes naturelles, au renouvellement des infrastructures urbaines et les enlise à jamais dans une inextricable bouillie improductive, polluante et meurtrière de merde et de sang, dont les coups tordus sont de facto protégée de la vérité par leur propagande belliqueuse. C’est un cancer curable mais négligé, que le cancer militaire. Soldoque, garde à toi… rends toi compte une bonne fois que les maîtres que tu sers sont les ennemis direct de tes enfants et des enfants de tes victimes.

La société civile commence imperceptiblement à se rendre compte de combien la soldatesque lui est nuisible. Improductive, ruineuse, factieuse, nuisible. Je ne supporte PAS nos troupes nulle part. Moratoire militaire inconditionnel et immédiat. Fini le gaspillage et les crimes immondes.

Ceci dit et bien dit, mesdames, je vais peut-être maintenant vous surprendre, mais c’est grâce à ce rejet constant et stable de la mort de nos petits gars au combat dans des conflits de théâtre absurdes (que vous exprimez si sincèrement, et qui est vécu et articulé par des millions d’autres femmes comme vous, en toute simplicité) que nous n’avons pas eu de troisième guerre mondiale. Je m’explique. Quand Eisenhower se fit rapporter, au tout premier jour du débarquement de Normandie de 1944, que 10,000 hommes avaient été tués sur le coup, il répondit, sans cynisme, et avec un soulagement réel: «So far so good, I was expecting 20,000» [Pas mal du tout, Je m’attendais à 20,000]. Ce type d’insensibilité implacable (et, disons–le, si masculine…) des états-majors n’est plus possible aujourd’hui, simplement parce que les mères, les soeurs, les copines des soldats et leurs amies et nos amies veillent et influent de leur massive sensibilité pacifiste tout le rapport de la société civile à la guerre. Comparons le contraste entre la couverture par un journaliste homme et la couverture par une journaliste femme du même drame d’un de nos ti-clins soldoques mort à Kandahar. Sous la plume du journaliste homme, d’accord ou pas, on garde la tête bien froide et les yeux sur la rondelle. Il va falloir s’habituer à revoler dans le bande pis y en aura pas de faciles. D’ailleurs (comme l’expriment aussi assez oiseusement encore trop de nos compatriotes) les petits gars sont là-bas pour sauver les FEMMES afghanes. «Alors écrasez vous les filles, Rambo s’en vient. Comme on disait dans mon enfance: Les filles, les guénilles, les gars les soldats. Calmez vos nerfs. Ce n’est que la politique par d’autres moyens…» Sauf que la journaliste femme et ses semblables, elles, ont pleuré de tristesse et de rage devant leur ordi et l’on exprimé sans honte au monde dans les canards, les carnets et ailleurs sur Internet. Leurs arrières-grand-mères de la guerre ’14, avaient d’ailleurs pleuré et protesté comme ça, elles aussi, mais au fond d’une cuisine silencieuse. Leurs grand-mères de la guerre ’39 ont pleuré et protesté comme ça, elles, dans le tapage d’une tannerie ou d’une usine de bombes. On ne les a pas trop entendu non plus, dans le temps. Maintenant la vision vague et femme de Madame la Journaliste apparaît dans un medium qui vaut pour 50/50 face à la vision précise et eisenhowerienne de Monsieur le Journaliste. Compareurs, comparez. Choisisseurs, choisissez. Moi, je ne m’habituerai JAMAIS au meurtre de mes fils et des fils du soi-disant ennemi au nom de l’impérialisme pétrolier et opiacé de l’Occident.

La montée du pouvoir de masse et de l’impact social des femmes vont donc de pair avec l’impossibilité de disposer aujourd’hui sans obstacle de l’attitude d’Eisenhower envers les petits gars qui sont aux bouttes des fusils. Un mort québécois en Afghanistan et le Premier Ministre du Canada est obligé de patiner comme un perdu dans la propagande humanitaire. C’est à la portion FEMME (que les hommes ressentent aussi de plus en plus profondément de nos jours) de la société civile qu’il s’adresse dans ses salades pour québécois(e)s velléitaires. Subitement, l’inepte unifolié jambette et bafouille dans ses sourates et ses redites intoxidentales: il est en croisade exclusivement… pour sauver les FEMMES afghanes! Personne n’est dupe, allons, et la résistance polie mais ferme joue, sentie, dense, pesante… Et évidemment, cet exploit majeur des femmes de ce temps (nous éviter de nous jeter en compagnie de notre pire ennemi, notre armée, dans un troisième conflit mondial, ce n’est pas rien) étant un exploit silencieux, en creux, en vide, in absentia (vu que cette guerre n’est PAS arrivée), on ne le remarque pas, ne l’analyse pas, ne le comptabilise pas dans l’Histoire, mais il est avec nous en permanence. Ces femmes qui ont dit : je ne fais pas de politique, je ne me prononce pas sur la légitimité de la guerre ou quoi, mais bondance les gars là, il me semble que voir les ti-pits revenir dans des boîte, ça marche pas… eh bien elles ont fait toute la fichue différence avec leur larmes froides, leur colère sourde, leur résistance ouverte. Alors, du fond du cœur, merci Mesdames. Mes fils et moi même vous devons la vie.

Bulletin météo: Avis d’ouragan guerrier sur la planète !

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Ce très court billet de PCR se passe de commentaire…
~ Résistance 71 ~

 

Finalement les Russes ont intégré l’idée que toute négociation avec Washington est futile

 

Paul Craig Roberts

 

23 septembre 2016

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2016/09/22/finally-the-russians-have-caught-on-that-negotiation-with-washington-is-pointless/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Si les peuples occidentaux abrutis et les marionnettes politiques corrompues de l’UE, de la GB, du Canada, du Japon et de l’Australie ne se réveillent pas au plus tôt, nous aurons la guerre, une guerre qui ne peut pas être gagnée.

Les criminels néo-conservateurs de Washington doivent être immédiatement retirés de toute fonction du pouvoir avant que ces fous furieux ne déclenchent la 3ème guerre mondiale. La CIA et le Pentagone doivent être mis sous étroites surveillances et restrictions, et Donald Trump a besoin d’une grosse sécurité en qui il peut avoir confiance. Les gouvernements européens doivent immédiatement démanteler l’OTAN. La vie sur cette planète est en jeu. Assez de provocations de Washington, point barre. La folie doit s’arrêter. Maintenant.

http://www.fort-russ.com/2016/09/lavrov-makes-history-ceasefires-were.html

Guerre impérialiste en Syrie: Échec du cessez-le-feu… Réponse du berger russo-syro-iranien à la bergère yankee…

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L’échec du cessez le feu syrien, l’alliance syro-russo-iranienne répond à la violation américaine de l’accord de Genève

 

South Front

 

20 septembre 2016

 

url de l’article original:

https://southfront.org/syrian-truce-collapsed-the-syrian-iranian-russian-alliance-responds-to-u-s-violations-of-the-geneva-deal/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le week-end dernier, la “coalition internationale contre l’EIIL” emmenée par les Etats-Unis a utilisé sa puissance aérienne contre des positions de l’armée arabe syrienne juste en dehors de la ville de Deir Ezzor, soutenant ainsi une avance au sol des militants de l’EIIL dans la zone. Ce fut la seconde fois en moins d’un an que les avions de combat de la coalition ont bombardé les forces du gouvernement syrien engagées dans des batailles contre le tristement célèbre groupe terroriste (NDT: créé, entraîné par les USA, l’OTAN, soutenu financièrement par l’Arabie Saoudite et le Qatar, logistiquement par Israël et la Turquie et qui n’est en fait qu’une armée mercenaire pseudo-djihadiste livrant une guerre par procuration au nom de ses payeurs: Exxon-Mobil dans ce qui est une guerre du gaz et des hydrocarbures par procuration dans la région…). Le 6 décembre 2015, quatre avions de la coalition ont attaqué le camp de l’armée syrienne de Deir Ezzor avant une avancée de Daesh dans cette zone.

Il est très difficile de croire en la version officielle américaine qui dit que les deux incidents furent accidentels parce que dans ce cas, nous devrions en conclure que la coalition menée par les Etats-Unis ne possède pas ou très peu de renseignements au sujet de la situation dans la province. De manière évidente ceci ne peut pas être vrai.

Le plus vraisemblablement, Washington croit que de tels bombardements sont une démonstration de l’unité de la coalition à contrer les efforts russo-syro-iraniens dans ce conflit et la réponse aux frappes aériennes russes sur la soi-disante nouvelle armée syrienne soutenue par les USA. Le leadership politique américain croit que cette action a montré que les Etats-Unis sont prêts à répondre si Moscou décide d’intensifier les bombardements sur la soi-disante “opposition modérée”. Il n’y a pas de différence entre cette “opposition” et les terroristes et il deviendra évident que des groupes variés de ces terroristes sont au cœur des forces anti-Assad.

La question est comment l’alliance russo-syro-iranienne va t’elle répondre à sa contre-partie menée par les Etats-Unis ?

  • ▪ Moscou a déjà commencé une campagne médiatique disant que les USA ne sont pas capables et ne recherchent pas la séparation de l’opposition modérée des terroristes. Ceci peut être décrit comme une assistance directe au Jabbah Fatah al-Sham (nouveau nom du Jabbah Al-Nosra ou Front Al-Nosra, alias Al Qaïda en Syrie).
  • ▪ Dans le même temps, la version officielle de Washington au sujet de l’accident peut être utilisée pour démontrer l’incapacité de l’armée américaine de conduire des opérations anti-terrorisme sans l’assistance d’autres puissances internationales.
  • ▪ Le renforcement des défenses aériennes dans la zone va aussi aider à calmer les impulsifs au sein de la coalition états-unienne. L’affaire des deux avions israéliens abattus montre qu’une véritable menace d’avoir à subir des dégâts en tant que résultats de ce type d’actions de relations publiques, réduit la volonté de les perpétrer (NdT: le principe même de la dissuasion…)
  • ▪ L’alliance russo-syro-iranienne a besoin de continuer à mettre une pression militaire sur tout groupe impliqué avec le jabbah Fatah al-Sham et ses clones.

Pour résumer les récents développement, il est devenu très clair que Washington pousse pour le bris de l’accord de cessez-le-feu et cherche une raison pour ce faire. Donc, la Russie, la Syrie et l’Iran devraient être prêts pour la continuation d’une guerre totale si la trêve échouait. C’est pourquoi ils ont pris les devants.

Le 19 septembre, le chef du département des opérations majeures de l’État-Major russe, le Lt. général Sergeï Koudskoï a déclaré durant un briefing avec la presse qu’il n’y avait pas de raison pour que les forces du gouvernement syrien observent le cessez-le-feu de manière unilatérale. L’officiel de l’armée russe a insisté sur le fait que les Etats-Unis et les groupes d’opposition qu’ils soutiennent, n’ont en fait rempli aucune des obligations de l’accord. Les Etats-Unis ont même échoué de fournir l’armée russe avec des données précises sur le déploiement des groupes armés soutenus par les Etats-Unbis, tandis que des données, fournies à la Russie le 13 septembre, ne remplissaient pas l’accord bilatéral. Ce ne fut qu’une liste générale des groupes militants ayant accepté de rejoindre la trêve. En d’autres termes, l’armée russe a déclaré la fin de la trêve et l’incapacité des Etats-Unis à remplir ses obligations envers l’accord de Genève.

Quelques heures plus tard, le centre de commandement de l’armée syrienne a déclaré la fin du cessez-le-feu sur l’ensemble du territoire national de Syrie. Dans une déclaration publiée par l’agence de presse SANA, celle-ci insiste sur le fait que “des groupes terroristes armés ont pris avantage du cessez-le-feu afin de regrouper leurs forces et de les mobiliser.” Maintenant, les terroristes visent à lancer des attaques sur “les zones résidentielles” et les positions des forces gouvernementales dans plusieurs régions incluant la ville d’Alep. Le régime du cessez-le-feu s’est effondré.

Eugénisme et Nouvel Ordre Mondial: OGM et le plan de réduction de la population mondiale en marche…

Posted in actualité, écologie & climat, chine colonialisme, colonialisme, crise mondiale, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, OGM et nécro-agriculure, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, santé, santé et vaccins, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 22 septembre 2016 by Résistance 71

Le Nouvel Ordre Mondial a fait gravé 10 commandements dans la pierre sur les « fameuses » pierres du « Georgia Guidestones » en 1980. Le 1er de ces 10 « commandements » stipule que la population mondiale ne devra jamais dépasser les 500 millions d’individus, ce qui représente une projection de réduction de la population mondiale de l’ordre de 95%. Il n’y a pas plus de « surpopulation » mondiale que de réchauffement climatique anthropique ou de beurre en branche… Tout ceci n’est que propagande eugéniste pour amener les peuples à accepter docilement leur mise sous tutelle et sous esclavage total.

Une question à ceux qui sont d’accord que « nous sommes trop nombreux »: Qui va décider si vous aller vivre ou mourir ? Accepterez-vous de partir dans le train à destination de la Camarde ? 95% de réduction (pas sur le prix du billet hein ?..),  çà vous laisse très très peu de chance de vivre. çà vous va ?

~ Résistance 71 ~

 

Le plan eugéniste et de réduction de la population mondiale du Nouvel Ordre Mondial de la Chine

La Chine a son représentant à l’OMS qui commencera ses fonctions à la COP22 du 7 au 18 novembre 2016 à Marrakech 



 

Source anonyme

 

21 septembre 2016

 

Article connexe sur l’eugénisme:

 « Élite globaliste, eugénisme et contrôle de la population » (2010)

 

« Sommée de payer une amende de 40 000 yuans (4 880 euros) pour avoir enfreint la politique de l’enfant unique, Feng Jianmei, une jeune chinoise de 23 ans, aurait été forcée à l’avortement le 2 juin dernier par les autorités »

http://www.lepoint.fr/monde/avortement-force-en-chine-les-internautes-chinois-reagissent-14-06-2012-1473449_24.php

Depuis en 2013 en Chine, la politique de l’enfant unique continue sauf pour les couples étant tous deux enfants uniques. Pour avoir 2 enfants en Chine, il faut que chacun des parents soient enfants uniques sinon avortement forcé. Et avoir plus de 2 enfants est interdit.

Mais bientôt l’eugénisme sera obligatoire, et chaque embryon devra être génétiquement modifié pour plaire au Nouvel Ordre Mondial.

 »Des scientifiques chinois modifient génétiquement des embryons humains.”

 

Cette technique connaît un essor extrêmement rapide, et son utilisation pour la modification d’un embryon humain fait craindre que d’autres équipes ne tentent aussi «d’améliorer» le matériel génétique d’embryons destinés à être implantés pour donner naissance à des enfants.

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2015/04/24/23649-scientifiques-chinois-modifient-genetiquement-embryons-humains

Puis, En 2016, l’OMS est dirigé par la représentante de la Chine, Magaret Chan

http://www.who.int/dg/fr/

(qui le sera jusqu’en juin 2017) , oblige les états à accepter les moustiques génétiquement modifiés d’ Oxitec cette fois-ci contre le virus Zika.

sources

https://en.wikipedia.org/wiki/Oxitec



Donc si l’OMS décide que la France doit avoir des moustiques OGMS d’Oxitec pour lutter contre le virus ZIKA, la France ne pourra pas refuser.

Dans cette carte ici, on peut voir que l’épicentre (là où les millions de moustiques OGMs ont été relâchés) correspond aussi à l’épicentre du plus grand nombre de malades atteints du virus Zika.

http://www.activistpost.com/2016/01/zika-outbreak-epicenter-in-same-area-where-gm-mosquitoes-were-released-in-2015.html

Chouette la démocratie !

La Directrice de l’OMS Margaret Chan avec Bill Gates à l’Assemblée mondiale de la santé de 2011

https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9#/media/File:WHO_Director_General_Chan_and_Bill_Gates_Lead_Discussion_on_Polio_at_WHA.jpg

« En 1997, Magaret Chan est honorée par la Faculty of Public Health Medicine of the Royal Colleges of Physicians et elle reçoit également l’ordre de l’Empire britannique des mains de la reine Élisabeth II[6].

Entrée à l’OMS en 2003, le docteur Chan occupe d’abord le poste de directrice du département protection de l’environnement humain. En juin 2005, elle est nommée directrice pour les maladies transmissibles, chargée de la surveillance et de l’action, ainsi que représentante du directeur général chargée de la grippe pandémique. En septembre 2005, elle est nommée sous-directrice générale chargée des maladies transmissibles

En 2007, elle est classée comme la 37e femme la plus puissante au monde par le magazine Forbes. »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Margaret_Chan




l’OMS a multiplié les collaborations avec des organisations non étatiques: elle est actuellement en partenariat avec près de 80 groupes (ONG, industrie pharmaceutique et fondations caritatives telles que la Fondation Bill-et-Melinda-Gates et la Fondation Rockefeller).

Actuellement, les contributions à l’OMS provenant des gouvernements nationaux et régionaux, des fondations et ONG, d’autres organisations de l’ONU, et du secteur privé, excède celui des contributions évaluées (dues) provenant des 193 États membres[18].

L’OMS a en 2014 un budget d’environ 4 milliards de dollars pour environ 7 000 employés

Depuis près de 20 ans, une controverse porte sur un accord liant l’OMS et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Cet accord est entré en vigueur via la « résolution WHA12.40 » signée le 28 mai 1959

https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9

http://www.genewatch.org/uploads/f03c6d66a9b354535738483c1c3d49e4/Regnbrief_f

Syngenta est reine de ruche d’Oxitec car il lui fournit tous ses membres. Presque tous les employés d’Oxitec ont d’abord été des employés de Syngenta.

Est-ce la raison pour laquelle la Chine a acheté Syngenta, pour avoir un contrôle parfait d’Oxitec ?

https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201602081021580142-chine-nourriture-syngenta/




A partir de 2006, Oxitec a fait équipe avec multinationale des semences et des pesticides Syngenta pour adopter une nouvelle stratégie pour faire vendre ses insectes génétiquement modifiés sur le marché.
De Mars 2009 à Juin 2011, Oxitec a reçu des fonds de recherche directement à partir de Syngenta pour la transformation génétique de lépidoptères (un grand ordre d’insectes qui comprend les mites et les papillons) L’intérêt de 26% de Syngenta dans l’entreprise Oxitec apparaît à ce jour d’environ 2006,
Oxitec a développé une méthode pour les insectes d’ingénierie génétique  »
source en anglais

http://www.genewatch.org/uploads/f03c6d66a9b354535738483c1c3d49e4/Regnbrief

En 2013, un citoyen suisse s’adresse directement en allemand à Syngenta lors d’un discours sur les brevets et les insectes génétiquement modifiés :

« Le 8 mai – donc dans deux semaines – Syngenta obtient un brevet pour la plante pepperoni. Elle existe traditionnellement, sans génie génétique. L’élevage est basé – vous le savez mieux que moi – sur la sélection assistée par marqueurs.

Cela accélère le processus de sélection, il invente la plante, mais pas une nouvelle. Néanmoins, même sans invention, l’entreprise peut obtenir un brevet d’une semence. Les brevets sur les variétés de roquette et de melon suivront dans les prochaines semaines.

Afin de garantir les droits exclusifs d’utilisation de ces plantes. D’autre part, vous vous vantez dans votre rapport annuel – et je cite – d’être «un chef de file dans le développement de modèles progressistes pour le partage de la propriété intellectuelle ».

Je ne suis pas sûr de ce que vous entendez par un modèle progressif, mais quand il s’agit vraiment de partage de la propriété intellectuelle, les brevets ne représentent certainement pas cet esprit de partage de la propriété intellectuel. Parce que les brevets sont précisément le contraire, exclure de nouveaux utilisateurs la possibilité de développer les semences. Les brevets servent à leurs détenteurs pour monopoliser le marché des semences.

Le monopole des semences sur le marché international est bien avancé: Avec votre concurrent Monsanto et DuPont qui ont des actions dans votre société d’environ 50 pour cent de votre marché mondial sur les semences.
Cette situation élève une grande préoccupation au niveau international: Près de deux millions de personnes ont signé un appel international au cours des deux dernières semaines.

Elles ont communiqué avec les gouvernements des pays européens dans le but d’arrêter les brevets sur les variétés végétales classiques. 

Aussi un autre développement d’un autre type gènes modifiés qui joue un rôle actif lancé par Syngenta est très inquiétant pour beaucoup de gens.

Il s’agit du développement des insectes génétiquement modifiés.
En Novembre l’année dernière, SWISSAID et la Déclaration de Berne ont publié un rapport sur ce sujet en Suisse. Au cœur du rapport est l’entreprise relativement petite l’ Oxitec britannique qui développe des insectes génétiquement modifiés pour l’agriculture.

Les moustiques génétiquement modifiés ont déjà été relâchés un million de fois en Malaisie, au Brésil et aux îles Caïmans. En ce qui concerne les plans d’ Oxitec, nous aurons bientôt encore beaucoup d’autres insectes génétiquement modifiés flottant autour de nous. Le but proclamé d’Oxitec est d’utiliser les insectes génétiquement modifiés pour la lutte antiparasitaire dans les olives, les tomates, les agrumes et le carbone .
Mais les conséquences sur l’environnement et la santé sont totalement inconnues.

Il est frappant de constater que les postes les plus importants (exécutifs) au sein de l’entreprise Oxitec sont occupés principalement par d’anciens employés de Syngenta. Et de Mars 2009 à Juin 2011, la petite entreprise Oxitec a reçu des fonds de recherche de Syngenta.

Néanmoins, je ne pouvais pas trouver de l’information à cet égard dans l’un des dernier rapport annuel de Syngenta.

Par conséquent, permettez-moi de vous poser la question suivante, et j’espère recevoir bientôt plus d’information possible de vous:

• Quelles sont les parts d’actions que la société Syngenta détient sur l’entreprise Oxitec?

• Y a-t-il une collaboration entre Syngenta et Oxitec et si oui, comment faut-il la regarder?

•

Syngenta , allez vous commercialiser des insectes génétiquement modifiés? Peut-être en partenariat avec Oxitec? Si oui, quels insectes GM vont être libérés et commercialisés? Quel est le laps de temps pour tous les plans possibles?

• Si Syngenta ne va pas commercialiser les insectes génétiquement modifiés, pourquoi Syngenta finance la recherche de l’entreprise Oxitec sur les insectes génétiquement modifiés ?

  • Est-ce que Syngenta a déjà participé à l’élaboration de la réglementation légale pour la libération des insectes génétiquement modifiés? Dans quel pays ou à quel niveau international ?

Source en allemand

https://www.swissaid.ch/de/rede-an-syngenta-gv-zu-patenten-und-gentechmoskitos



« L’eugénisme est l’idéologie de la culture de la mort, dont les conséquences les plus meurtrières sont aujourd’hui l’avortement et l’euthanasie. Il est l’oeuvre d’hommes et de femmes qui haïssent le Créateur, et donc aiment la mort (Pv. 8:36). Il faut le démasquer, notamment dans les organisations qu’il inspire, comme le Mouvement Français pour le Planning Familial.

Qu’est-ce-que l’eugénisme ?


L’eugénisme est le fils aîné de Darwin : si les espèces se transforment par la « sélection naturelle », il y a des races inférieures et des races supérieures.

Déjà Darwin déclarait : « Avec les sauvages, les corps ou les esprits malades sont rapidement éliminés ; par contre les hommes civilisés construisent des asiles pour les imbéciles, les handicapés et les malades, et nos médecins exercent le meilleur de leurs talents pour sauver la vie de chacun jusqu’au dernier moment, permettant ainsi aux membres faibles de nos sociétés civilisées de se propager. Il n’y a personne parmi ceux qui ont travaillé à la reproduction des animaux domestiques qui doutera que cela ne soit hautement préjudiciable à la race humaine ».

Galton, cousin de Darwin, inventa la théorie eugéniste appliquée aux êtres humains : le remplacement de la sélection « naturelle » par une sélection plus volontariste ; en effet, les organisations caritatives, en prenant soin des pauvres et des malades (qualifiés de dégénérés, d’inaptes et d’inférieurs), empêchent la « sélection naturelle » de fonctionner. On exagéra alors énormément l’impact de la transmission des « tares », l' »atavisme », pour justifier deux objectifs complémentaires :

favoriser les races dites supérieures, eugénisme positif ;

faire disparaître les races dites inférieures, eugénisme négatif.

Cette vision scientiste, purement matérialiste, où l’homme n’est qu’un rouage d’un plus grand mécanisme : la société ou l’État, prétend « améliorer » la race humaine jusqu’à générer le « surhomme ». L’eugénisme est né à l’époque où la science triomphante révolutionnait le monde de la technique. La tentation matérialiste était alors grande d’utiliser l’homme comme un matériau, ou un animal, que l’on peut améliorer par des croisements et une sélection « scientifique ». La société doit traiter ceux qui seraient considérés comme tarés, « dysgéniques », inférieurs, inadaptés, mal évolués, comme des membres gangrenés, et les amputer, par mesure d’hygiène sociale, malgré les interdits d’une morale « bourgeoise », relevant de la « superstition » judéo-chrétienne.

La relation avec le médecin ou le biologiste devient une relation à trois : l’État, le médecin, le malade.

Les applications actuelles de l’eugénisme
L’avortement dit « thérapeutique » : il n’a rien de thérapeutique car il ne soigne personne, et avec les progrès de l’obstétrique, il n’est absolument plus nécessaire pour « sauver la mère », mais les médecins pratiquent des pressions psychologiques notamment sur les femmes enceintes de plus de 35 ans. Le diagnostic prénatal (qui risque d’ailleurs de blesser l’enfant) a pour but quasi exclusif de proposer l’avortement si le bébé a une probabilité de malformation. On a préféré l’appeler hypocritement avortement « thérapeutique » plutôt qu’avortement « eugénique ».

L’avortement légalisé sous le terme d' »Interruption Volontaire de Grossesse » : nous verrons dans une seconde partie comment l’I.V.G. résulte d’une manipulation des mentalités, souvent accompagnée de pressions économiques et psychologiques, dont le but est d’empêcher les pauvres d’avoir des enfants. Pour imposer cet avortement, on a eu recours à des mythes dont le principal est le mythe de l’enfant « désiré » (voir l’annexe « Enfant voulu et eugénisme »).

L’avortement provoqué involontaire : il est généralement pratiqué dans les pays occidentaux au titre de la « contraception », mais par des procédés qui sont en réalité abortifs, mécaniques ou chimiques, puisqu’ils interviennent après la conception, notamment le stérilet, dispositif abortif intra-utérin, qui a commencé à se répandre dans la première moitié du siècle. Sa mise au point a été financée par les mouvements de « Birth Control » (notamment avec Margaret Sanger).

En France le stérilet est classé, à tort, comme un contraceptif. Les pilules « contraceptives » mini- ou micro-dosées, du fait de leur faible dosage d’hormones, ont un effet « préventif » en empêchant la conception, et au besoin « curatif », en détruisant le fruit, ‘ c’est-à-dire, abortif ‘ que les fabricants et les propagandistes se gardent bien d’expliquer à leurs clientes. La pilule abortive, RU 486 et d’autres drogues abortives, comme le NORPLANT, sont destinées à être répandues dans le Sud pauvre de l’hémisphère comme des contraceptifs : leur avantage est d’être moins coûteux ‘ et moins contraignants, donc plus accessibles à la population ‘ que des pilules journalières.

On prétexte la vie et la santé des femmes, mises en danger par des avortements illégaux supposés nombreux (pour l’OMS 200.000 femmes meurent annuellement dans le monde d’avortements illégaux), mensonges déjà utilisés pour provoquer la légalisation de l’avortement.

La fécondation in vitro avec transfert d’embryons (FIVETE) : Elle réalise le rêve des eugénistes : séparer totalement la procréation de la sexualité. Si le père d’accueil est stérile, on sélectionne un donneur de « qualité » et parmi les embryons, celui qu’on va implanter, en fonction de critères de « qualité ».

Testard a dénoncé cet « eugénisme démocratique ». La FIVETE, même quand il n’y a pas de sélection, est très meurtrière : on féconde de nombreux ovules, procréant ainsi de nombreux êtres humains embryonnaires, dont seule une minorité a une faible probabilité d’arriver à terme.

La stérilisation involontaire ou forcée : elle est apparue aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Suède, pays d’éclosion de l’eugénisme. Elle fut aussi pratiquée en Allemagne sous le Troisième Reich, où beaucoup de recherches furent menées sur des moyens de stérilisation de masse, et continuées après la guerre, dans les pays anglo-saxons, par les mouvements eugénistes.

La stérilisation forcée est aujourd’hui appliquée en Chine par le gouvernement communiste, dans le cadre d’une politique ouvertement eugéniste. La stérilisation involontaire est appliquée dans beaucoup de pays du Sud : soit on stérilise les femmes à leur insu lors d’autres opérations, soit on les soumet à des campagnes de « vaccination » visant en fait à les stériliser par le mélange d’un stérilisant avec le vaccin.

L’euthanasie : (voir le chapitre « Euthanasie et eugénisme »). Elle est aujourd’hui pratiquée à grande échelle en France et dans tous les pays occidentaux, illégalement ou légalement. Elle a pour but de réduire le coût d’entretien des personnes âgées et de celles devenues socialement « inutiles » et en deçà des normes positives de « qualité de la vie », considérées donc comme « indignes de vivre » ; elle permet de pérenniser les systèmes de retraite pour les actifs bien-portants. Là encore l’hypocrisie est grande : on parle de réduction de la souffrance des malades, de leur qualité de vie, de mort dans la dignité.


Le projet du génome humain : c’est un vieux projet des eugénistes. Il a été lancé par la Société Américaine de Génétique Humaine (ASHG), fondée par le Dr Franz J. Kallmann (membre de la Société d’Eugénique Américaine) qui avait travaillé avec les nazis.

La connaissance de la carte du génome humain permettra d’affiner la sélection des enfants avant la naissance, et même leur production industrielle, dans l’optique de Francis H. Crick (prix Nobel en 1962 avec James D. Watson pour la découverte de l’ADN) :

« Aucun nouveau-né ne devrait être déclaré humain jusqu’à ce qu’il ait passé avec succès certains tests quant à son patrimoine génétique, et, en cas d’échec à ces contrôles, qu’il soit déchu du droit de vivre » (Pacific News Service, 01/1978). On présente ces recherches comme ayant pour but la « thérapie génique » ; en réalité la « thérapie génique » c’est la mort du malade ; ici, des êtres humains embryonnaires.

L’ingérence de l’État dans la famille : elle se fait de plusieurs façons. En Chine l’État, avec l’aide de l’I.P.P.F., force les familles à n’avoir qu’un enfant, quelquefois deux, par des moyens coercitifs (avortement ou stérilisation forcés) et de propagande (avec une forte répression pour les récalcitrants). D’autres États mettent en place des politiques pénalisant les familles nombreuses, ou les encourageant à la stérilisation.

Dans le même ordre d’idées, il arrive que l’État prétende à l’éducation des enfants alors que c’est du domaine des parents qui ne font que déléguer leur autorité. »

http://trdd.org/EUGBR_1F.HTM

Le Nouvel Ordre Mondial eugéniste vient de poster sa cyberaction sur le site écologiste Cyberacteurs.org pour réclamer que la démographie soit évoquée à la COP22.



Désormais, vous devrez demander la permission au Nouvel Ordre Mondial pour avoir des enfants et être contraint à la vaccination dans votre grossesse, et si le fœtus est déformée, on vous dira qu’un enfant malade consomme plus de CO2, car plus de services qu’un enfant en bonne santé, et qu’il doit être avorté.

Source Discours de Bill Gates qui dit que les services par personne coûtent du CO2.

https://youtu.be/6WQtRI7A064


 

Ils ne se contenteront pas seulement de vacciner les bébés au système immunitaire pas encore formé, mais les femmes enceintes où cette fois, c’est le bébé lui-même qui n’a pas le temps d’être formé, pour diminuer encore plus les chances de survie et augmenter les malformations de fœtus pour pouvoir ensuite justifier et obliger les avortements.

Cela sera sous prétexte de prévenir contre le virus ZIKA qui s’étend dans le monde entier.

« Du 7 au 18 novembre 2016 se tiendra à Marrakech la 22ème Conférence des parties (COP 22) consacrée aux questions climatiques.

Depuis 1995 et la première réunion à Berlin, chaque année de telles conférences analysent les données scientifiques, proposent des mesures et engagent les Etats à les mettre en œuvre afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Toutefois, un facteur déterminant de ces émissions – et plus généralement de la pression anthropique – a été le plus souvent passé sous silence lors des COP précédentes : la démographie.

Depuis 1995 la population mondiale a augmenté de 1,7 milliard (+ 30 %). Selon les projections de l’ONU nos effectifs devraient encore progresser de 3,8 milliards d’ici la fin du siècle, soit une nouvelle augmentation de 50 %. En deux siècles, de 1900 à 2100, la population humaine aura été multipliée par 7.

A comportement égal, c’est donc aussi par 7 qu’aura, été multiplié notre potentiel d’émissions de CO2. Ce facteur ne peut être éternellement ignoré.

La majeure partie de cette croissance démographique devrait avoir lieu dans les pays les plus défavorisés, là où les accès à la contraception comme à l’éducation restent les plus difficiles. Là aussi où, compte tenu du faible niveau de vie, il serait aussi irréaliste que moralement injuste d’imposer des efforts importants en matière de réduction de la consommation énergétique.

Cette pétition a donc pour objet de demander à toutes les parties prenantes à la COP 22 d’inscrire la démographie à l’ordre du jour de cette conférence afin de proposer des mesures susceptibles de freiner la croissance continue de nos effectifs. Mesures telles que l’extension des moyens alloués à la planification familiale et à l’éducation dont on sait qu’ils constituent un élément fondamental en faveur de la baisse de la fécondité.

De telles mesures auraient d’ailleurs d’autres conséquences favorables, sur le plan du développement, sur le plan de la justice sociale et sur le plan environnemental en réduisant l’ensemble de nos rejets comme notre pression sur les territoires.

Association Démographie Responsable »

Voilà pourquoi ils refusent les énergies renouvelables et surtout l’énergie solaire.
Parce que cela n’émet pas de CO2, peu importe le nombre de personnes qui l’utilisent.

Le nucléaire émet aussi du CO2.« le chercheur de Singapour a estimé l’empreinte carbone moyenne d’une centrale nucléaire à 66g de CO2/kWh, soit une empreinte supérieure à celle des énergies renouvelables, mais bien inférieure à celle du gaz ou du charbon.

« Ces 66 g de CO2/kWh sont une moyenne, mais de nombreuses centrales, notamment en Asie, obtiennent de plus mauvais résultats, proches des émissions d’une centrale électrique au gaz », assure le chercheur. Il impute cela à la faible qualité du minerai d’uranium, utilisé comme combustible dans ces centrales. »

http://www.terraeco.net/Oui-le-nucleaire-emet-bien-du-CO2,16535.html?debut_actu_express=2

Donc le Nouvel Ordre Mondial fait exprès d’obliger les gens à utiliser de l’énergie qui émet du CO2 pour pouvoir les accuser de polluer ensuite, et justifier ensuite son programme de dépopulation.

C’est pour cette raison que toutes les solutions d’énergie solaire qui n’émettent ZERO EMISSION DE CO2 sont aussitôt abandonnées ou restent des exceptions. L’énergie solaire n’émet pas du CO2, zéro, mais le Nouvel Ordre Mondial veut accuser la population de polluer, donc dit que l’énergie renouvelable n’est pas rentable ou coûte trop cher. Alors que tout le monde sait que un panneau solaire, tout le monde avec de la connaissance peut en créer un chez soi avec quelques bricoles.
Et qu’avec juste quelques milliers d’euros de plus, on arrive à des sources d’énergie plus importantes.

« EDF saborde un champion français de l’énergie solaire Nexcis est une filiale d’EDF travaillant au développement de panneaux photovoltaïques, en pointe sur son secteur et promise à un bel avenir.

EDF a pourtant décidé soudainement de ne plus la financer. » 
source

https://reporterre.net/EDF-saborde-un-champion-francais   




La conférence de COP22 sera une répétition du discours de Bill Gates que vous pourrez retrouver ici, où il dit que la réduction de la population est nécessaire pour réduire les émissions de CO2.

https://youtu.be/6WQtRI7A064


Ceux qui signeront la pétition, signeront donc par la même occasion le discours de Bill Gates sur la vaccination pour les femmes enceintes. «  à la fin de 2014 que le Ministre brésilien de la santé a annoncé l’arrivée d’un nouveau vaccin DTCa qui devait être rendu obligatoire pour toutes les femmes enceintes dès que ce vaccin arriverait au Brésil, époque qui se terminait début 2015. Le virus Zika n’a pas été retrouvé dans la majorité des bébés qui sont nés avec des malformations, mais TOUTES LES MERES QUI ONT MIS AU MONDE DES BEBES MALFORMES AVAIENT RECU LE NOUVEAU VACCIN ALORS QU’ELLES ETAIENT ENCORE ENCEINTES.

L’explication parait évidente. »

http://www.vaccinationinformationnetwork.com/small-brain-disorder-in-brazilian-babies-caused-by-zika-virus-or-vaccine/

Il est à noter cependant que le virus ZIKA peut également être responsable de déformation de fœtus vu que c’est une fabrication de Syngenta (qui finance), Bill Gates et Oxitec, Monsanto ( qui vient d’être acheté par Bayer).

Il faudrait pour cela, voir les pays qui ont le ZIKA et qui n’ont pas encore appliqué de programme de vaccination pour les femmes enceintes.

Sinon voici la preuve que Bill Gates investit dans les moutisques OGMs:
« Des essais controversés ont eu lieu aux îles Cayman, puis en Malaisie et au Mexique, menés par la firme Oxitec (en) en partenariat avec la Fondation Bill Gates, avec comme objectif de réduire la prévalence de la dengue. L’Union européenne finance un projet de recherche sur le sujet, Infravec, auquel participe Oxitec[3].

Pour combattre la dengue, le gouvernement Brésilien a décidé en 2012 de produire 4 millions de moustiques mâles transgéniques par semaine qui seront lâchés dans la nature. »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Insecte_g%C3%A9n%C3%A9tiquement_modifi%C3%A9

Empire et satellite: 38 milliards de dollars d’aide yankee à l’armée de l’entité sioniste…

Posted in actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , on 22 septembre 2016 by Résistance 71

Prévision de grosses averses de phosphore blanc sur Gaza dans un futur très proche. Pour que continue le colonialisme galopant et le génocide en terres palestiniennes et sur le continent africain…

~ Résistance 71 ~

 

Le nouveau contrat d’aide à Israël fait d’Obama le mécène de l’occupation

 

Gidéon Lévy

 

21 septembre 2016

 

url de l’article en français:

http://chroniquepalestine.com/nouveau-contrat-daide-a-israel-dobama-mecene-de-loccupation/

 

 

Gidéon Lévy – Trois cents dollars par contribuable états-unien pendant les dix prochaines années…

 

Non pas pour subvenir aux besoins sociaux considérables de l’Amérique, non pas pour venir en aide à des pays vraiment nécessiteux – imaginez ce que 38 milliards de dollars pourraient faire pour l’Afrique – mais pour procurer des armes à une armée qui est déjà l’une des plus puissamment armée au monde, dont l’un des principaux ennemis sont des jeunes filles brandissant des ciseaux ; pour financer une armée qui ne combat aucune autre armée sérieuse en ce moment ; l’armée d’un pays que peu d’autres peuvent égaler en matière d’insoumission, un pays qui défie systématiquement les Etats-Unis et la communauté internationale. Et pis que tout, ce pays va recevoir un nouveau cadeau, sans avoir à donner quoi que ce soit en échange. Cet argent servira uniquement à l’armer, ce qui va le pousser à commettre de nouvelles agressions. C’est ça l’accord et il n’y a pas eu de débat sérieux à ce sujet, que ce soit en Israël ou aux États-Unis.

Qui s’interroge ?

En Amérique seules quelques personnes demandent pourquoi. Pour quoi faire ? Pendant combien de temps ? Qu’aurons-nous en retour ? ne demandent même quels intérêts américains bénéficient de cette énorme dépense d’argent du contribuable américain. Mais laissons les Américains s’occuper de l’Amérique. La seule discussion en Israël porte sur la possibilité ou non d’extorquer encore plus d’argent aux Américains. C’est bien que ça se soit arrêté à 38 milliards de dollars. MK Shelly Yacimovich (Zionist Union) a dit que le premier ministre a déjà prévenu les responsables hauts gradés de la sécurité qu’ils pouvaient « se lâcher ». Une aide plus importante créerait plus de sauvagerie encore. Une partie de l’argent ira aux systèmes de défense mais une autre part ira au maintien de l’occupation et notamment au financement d’actions spectaculaires violentes à Gaza, au Liban, et d’exercices d’entraînement inutiles et mégalomaniaques pour se défendre contre des dangers imaginaires.

« Le porte-avion américain en Méditerranée, » comme les Américains (Alexander Haig) et les Israéliens (Moshe Ya’alon) aiment à qualifier Israël, continuera à larguer des bombes et à tirer des obus, parfois sans retenue, au nom des contribuables américains et avec leur argent. Est-ce ce que veut Obama ? C’est le résultat de sa politique. Cette aide généreuse, d’un volume qu’aucun autre pays au monde ne reçoit, rend les belles paroles des Américains encore plus ridicules tandis qu’Israël continue de défier Washington. Les Protestations américaines, la fureur au Département d’Etat, la colère à la Maison Blanche – plaisanteries que tout ça.

Obama est le mécène de l‘occupation

Si c’est le porte-avion américain, alors les colonies, la violation du droit international, les crimes, les raids et les guerres que l’Amérique prend bien soin de dénoncer, sont exécutés sur son propre porte-avion. Chaque balcon supplémentaire construit dans une colonie est Made in the USA. Chaque assassinat de femmes et d’enfants à Gaza est ‘né aux États-Unis.’ Obama est le mécène de l‘occupation, la peste soit de l’hypocrisie et du pharisaïsme.

Les Israéliens ne devraient pas être reconnaissants pour la générosité états-unienne ; elle est préjudiciable à leur pays. Pour quoi Israël a-t-il besoin de plus d’armements ? Pourquoi a-t-il besoin de faire la guerre aux habitants loqueteux de Gaza et aux jeunes hommes de Cisjordanie ?

Un homme d’état israélien courageux et honnête aurait dit depuis longtemps : non merci. Cet argent ne nous vaut rien de bon. Même sans cet argent l’IDF (Forces de Défense israéliennes) est trop importante pour ses besoins. Mais le rituel continue, l’Amérique paie et Israël occupe et bombarde, comme s’il n’y avait pas d’autre voie. C’est la victoire à la Pyrrhus d’Israël. C’est aussi la victoire personnelle du premier ministre Benjamin Netanyahou : Toutes les accusations de sabotage des liens avec les Etats-Unis sont totalement infondées. Les relations n’ont jamais été aussi bonnes – il suffit de regarder les chiffres.

La relation est intacte, et c’est dommage. Avec de tels amis on n’a guère besoin d’ennemis. Israël peut vaquer à ses occupations, le chèque est en blanc et l’Amérique paie, sans aucune obligation, pour au moins dix encore. Peut-il y avoir plus mauvaise nouvelle pour Israël ?

Gidéon Lévy : Né en 1955, à Tel-Aviv, est journaliste israélien et membre de la direction du quotidien Ha’aretz. Il vit dans les territoires palestiniens sous occupation.

Résistance politique et changement de paradigme: Table rase en mot d’ordre définitif…

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Un texte puissant, optimiste et visionnaire de Zénon l’ailée qui, finalement, résume assez incroyablement six années de publication sur ce blog: l’État et les institutions, entités factices et artificielles non seulement inutiles et parasitaires mais également nocives et destructrices, ne sont en aucun cas inéluctables. Elles ne se sont maintenues au fil des siècles que par la peur et la coercition ayant pour origine la division politique des sociétés originelles et primordiales et sa perpétuation par une oligarchie parasitaire. Nous possédons en nous la force de l’union, la puissance du “communisme” primordial, qui a vu la société humaine s’épanouir au fil de son histoire originelle. Il suffit de retrouver cette force immuable parce que naturelle, en dépoussiérant et en bougeant les gravats qui l’ont enseveli à dessein. Il y a bien plus de choses qui nous unissent que de choses qui nous séparent et une fois de plus, comme Zénon nous le montre dans ce texte fondateur, il ne tient qu’à nous de reprendre la barre du bateau ivre. Personne ne le fera pour nous. L’initiative est nôtre ! Il n’y a pas, n’y a jamais eu et n’y aura jamais de solutions au sein du système. Qu’on se le dise !

 ~ Résistance 71 ~

“On ne peut pas ne pas s’engager quand on écrit… La seule révolution c’est d’essayer de s’améliorer soi-même, en espérant que les autres fassent la même démarche.”
~ Georges Brassens ~

“Tout comme il y a une globalisation néolibérale, il y a une globalisation de la rébellion.”
~ EZLN ~

“Le refus de la société marchande implique la création d’une société vivante… L’exercice de la démocratie directe implique le principe: l’humain prime le nombre.”
~ Raoul Vaneigem ~

 “Je juge donc que le sens de la vie est la plus pressante des questions.”
~ Albert Camus ~

 “Car il veut, à toute force, l’État, être l’animal le plus important de la terre ; et on le croit.”
~ Friedrich Nietzsche ~

 “L’empire (L’État) est en même temps guerre, obscurantisme et tyrannie, assurant désespérément qu’il sera fraternité, vérité et liberté: la logique de ses postulats l’y oblige.”
~ Albert Camus ~

 “La force même cachée, induit la résistance.”
~ Proverbe Lakota (Sioux) ~

 “Ne doutez jamais qu’un petit groupe de citoyens motivés et impliqués, puisse changer le monde ; en fait, c’est la seule chose qui ne l’ait jamais fait.”
~ Margaret Mead ~

 =*=

Tabula rasa

 

Zénon

 

21 septembre 2016

 

Actualités d’aujourd’hui. Exercice militaire de l’OTAN dans les états baltes. Déploiement de la marine chinoise au large du Viêt-Nam. Coup d’état et destitution de Dilma Rousseff au Brésil. Entrée des troupes turques dans le nord de la Syrie. Nouvel attentat à Kaboul, une centaine de morts. La Grande-Bretagne passe deuxième marchand d’armes mondial. Incendies ravageurs en Alaska et en Sibérie. Séisme en Italie. Cent-cinquante millions de manifestants dans la rue contre la loi travail en Inde. Dernier discours belliciste d’Hillary Clinton. Énième menace de crash des marchés boursiers. Plus près de chez nous, partout la violence qui explose. Echauffourées au marteau et à la machette à dix contre dix. À dix contre un. Une fliquette surinée dans un commicot. Une mère éviscérée et décapitée par son fils à côté de Paris. Un étudiant Italien qui s’y fait poignarder à mort dès son arrivée. Une jeune femme tabassée pour avoir refusé les avances d’un cassos… Multiplication des agressions sexuelles. Incestes. Viols collectifs ou privés. Meurtres gratuits, infanticides et pétages de plombs en tous genres… La liste n’est pas exhaustive. L’intention n’est pas de verser dans le sensationnalisme. Seulement de portraiturer le tableau du jour.

Lorsqu’on observe les réactions à de tels évènements, qu’ils relèvent des faits divers ou de géopolitique, on peut souvent y sentir la stupeur devant l’incroyable progression du chaos mondial. Mais aussi un tenace penchant à les interpréter selon la grille de lecture classique du bipartisme, quel qu’il soit… Ce trait de psychologie collective remonte aux plus anciennes formes de monothéisme. Sa traduction dans l’exercice du pouvoir public ne s’est toutefois manifestée que plus récemment. En France, au milieu du 19ème siècle avec la constitution de la deuxième république, dont les représentants se répartissaient déjà entre deux partis principaux : l’un progressiste, défenseur de la classe ouvrière, et l’autre traditionnaliste, garant de la propriété terrienne et des privilèges établis. De la même façon qu’en Angleterre, le parti travailliste s’est vu fondé en opposition à celui des conservateurs ainsi qu’aux États-Unis les républicains à celui des démocrates. Le tout dans une tradition dialectique propre à recueillir dans un sens l’adhésion du « populo » et dans l’autre celle du « nanti »… La mondialisation n’est pas nouvelle. Ses méthodes et moyens de coercition non plus.

Sous couvert d’incarner le rapport de force tout à fait réel entre les possédants et les possédés, la totalité de cette caste dirigeante est issue des mêmes familles, formée dans les mêmes écoles, conseillée par les mêmes « spécialistes » et financée par les mêmes actionnaires. Ce financement constitue d’ailleurs en lui-même un moyen de corruption permettant par suite l’exercice d’un chantage constant sur ceux qui ont bénéficié de ces mannes : tant qu’ils obéissent à leurs donneurs d’ordre, leur position se trouve assurée, mais s’ils avisent de déroger tant soit peu au programme voulu, alors ils tombent sous tel ou tel coup d’arrêt judiciaire, ou pour les plus gradés, disparaissent littéralement… L’alternance au pouvoir des deux partis permet, un coup sous un quelconque prétexte philanthropique, un autre dicté par des « nécessités » libérales, de légiférer de sorte à systématiquement privilégier leurs intérêts et ceux de leurs comparses. Et cela va plus loin, puisque les mesures adoptées par un gouvernement vont créer de toutes pièces ou alimenter les problèmes tapissant une voie royale au suivant. Lequel se proposera de les résoudre en apportant les « solutions » (économiques, sécuritaires, éducationnelles et autres) décidées en amont par les mêmes sponsors. Un tel mécanisme verrouille de fait toute possibilité d’émancipation populaire au sein du système, tout en maintenant les masses endormies dans l’illusion démocratique.

C’est par le même procédé que le cartel politico-financier tient et agite les rênes de la gouvernance internationale. Le « choc des civilisations » actuellement promu par les médias n’est ni le premier, ni ne sera le dernier tant que durera la guerre menée contre les peuples par les élites autoproclamées. On sait désormais que tous les grands conflits ont été soutenus par l’oligarchie financière, pérennisant ainsi son hégémonie sur le sort des nations et réalisant de juteux profits par les intérêts des prêts accordés. Que la City londonienne a par exemple favorisé la révolution bolchévique, tandis que Wall Street a largement subventionné le réarmement allemand et l’accession au pouvoir du parti nazi. Ces deux formes de dictature ; l’une versée dans le culte absolu de l’individu, l’autre dans celui du collectivisme, ont en premier lieu servi de grands laboratoires d’expériences de contrôle social, mais surtout formé les deux mâchoires de la thèse et de l’antithèse qui, une fois refermées sur les peuples, doivent donner lieu à la synthèse totalitaire absolue.

C’est aussi en ce sens que s’inscrivent l’ingérence et la spoliation ininterrompues, depuis la colonisation, des pays du Sud par ceux du Nord, l’armement et le soutien de réseaux terroristes à travers le monde afin d’extension de zones de pouvoir, les guerres civiles fomentées par le département d’état US et autres officines de charité bien chrétienne… Tout cela devait entraîner mécaniquement le retour de flamme que nous connaissons : à savoir l’afflux sur nos sols des ressortissants de pays mis à sac par nos gouvernements. Il est clair que ces déportations massives de populations visent dans un premier temps à rentabiliser au maximum l’exploitation de la main d’œuvre par les multinationales. Mais également à plus long terme de s’assurer de la disparition de toutes les cultures. En effet, une longue tradition esclavagiste a enseigné aux globalistes qu’un peuple sans racine est plus facile à soumettre… Là encore, on mesure combien le chaos leur est lucratif.

La récente évolution des rapports de force entre les « puissants » n’échappe aucunement à la règle. D’aucuns se réjouissent du Brexit, du coup d’état manqué en Turquie, de la dé-dollarisation des échanges internationaux, ou s’amusent des ridicules rodomontades militaires états-uniennes comparées aux raids aériens russes contre les chiens de paille de la CIA. Il est vrai que nous assistons à un transfert de pouvoir et de compétences de l’Occident vers l’Orient. Bien des signes nous en sont donnés : le PIB chinois dépassant officiellement celui des États-Unis depuis l’an dernier, l’accueil d’Obama par un agent de sécurité sur le tarmac du dernier G20 et l’annonce récente franco-allemande de l’échec des négociations sur le pacte transatlantique. Citons enfin l’accord diplomatique obtenu le 9 septembre à Genève en vue d’une trêve des conflits en Syrie, malgré l’intérêt d’Israël à la création d’un état Kurde dans la région et malgré les tentatives de sabotage interne par plusieurs officines gouvernementales US… Le phénomène est bien réel. Pour autant, il se déroule sur le terrain officieux des rapports entre les « états profonds » des nations concernées. C’est-à-dire des milieux d’affaires et de la finance, des lobbyistes, des hauts fonctionnaires, conseillers ministériels et membres de cabinets dont les actions ne sont jamais soumises à l’examen public… Pas plus le spectre d’une apocalypse nucléaire que l’actuelle remise en question du leadership américain ne doivent nous faire oublier que l’enjeu réel reste l’asservissement de tous les peuples ; non les querelles de façade entre marionnettes politiciennes. Ce petit monde ne saurait risquer de compromettre sur un désaccord de pure forme ni son hégémonie, ni le succès de ses plans.

On observe ainsi, loin des élucubrations médiatiques, une collaboration plus étroite que jamais entre pays pourtant déclarés concurrents, dans les domaines des technologies militaires, des dispositifs de contrôle des populations, de la recherche scientifique ou de la diffusion d’organismes génétiquement modifiés… Citons notamment la collusion d’ingénieurs Chinois avec ceux de Google pour concevoir les nouveaux téléphones et ordinateurs-espions commercialisés ce mois-ci, l’acquisition par l’Arabie-Saoudite d’un système israélien de puce RFID-GPS à destination des pèlerins de la Mecque, les accords de libre-échange économique entre Pékin et Tel-Aviv, ou bien la toute récente signature d’accords militaires entre la Russie et le Qatar. Un autre exemple ? Les dirigeants de tous ces pays sont unanimes à plaider pour un renforcement des prérogatives d’institutions globalistes comme l’ONU, le FMI, la banque mondiale ou la BRI. Lesquelles n’ont depuis leur création eu de cesse d’employer toutes les méthodes possibles pour assujettir les populations aux lois du marché.

Dans cette optique, l’intensification des conflits partout sur le globe durera tant que l’instabilité sera nécessaire à justifier l’instauration d’un ordre mondial policier. Une fois les survivants suffisamment hagards et traumatisés, celui-ci s’imposera comme l’ultime remède à des catastrophes montées de toutes pièces, selon la méthode décrite plus haut. Il est nécessaire d’insister sur la perpétuation du projet globaliste à travers les derniers mouvements géostratégiques. Car le pouvoir est le pouvoir. Sa nature intrinsèque reste la même qu’il soit exercé par un Russe, un Chinois ou par un Américain. Et sa vocation, de toujours vouloir s’étendre à tout territoire et toute dimension… Son renforcement ne devrait jamais être perçu comme une bonne nouvelle par les peuples. Si nous tombions dans la naïveté de croire qu’une intervention étrangère serait la clef de notre salut, nous deviendrions une nouvelle fois les plus grands cocus de l’Histoire.

Il est clair qu’aucune solution ni amélioration de nos situations ; qu’il s’agisse de santé publique, de droit du travail ou de justice sociale, n’est à espérer d’une classe politique corrompue de l’épiderme jusqu’à la moelle. Pas plus que d’un transfert de délégation supranational, même si l’affaiblissement de l’hydre atlantiste est une bonne nouvelle. Ce n’est pas parce qu’une méthode ou présentation paraît moins brutale qu’elle invalide la finalité du projet.

Il peut encore sembler à certains se trouver protégés, par la nature de leur emploi, leur niveau de revenus ou leur statut social, des multiples menaces pesant sur nos libertés et sur notre intégrité à tous les niveaux. Considérons donc un instant la vie quotidienne encore menée par beaucoup d’entre nous. À un degré moindre quoique peut-être plus pernicieux, partout règne cet état de conflit larvé, latent, alimenté par le système actuel depuis notre prime enfance et jusqu’à la tombe des âmes perdues… Par notre mise en compétition d’office. L’incitation de toutes parts à l’individualisme et au culte de soi. Par l’exclusion sous toutes ses formes. Par l’impératif constant de rentabilité, de productivité aussi bien dans l’entreprise que dans la plupart des secteurs publics. De « performance » jusque dans les loisirs et la sphère intime chez les plus atteints du syndrome du larbin. Par l’injonction permanente au paraître ; à se conformer au discours ambiant, à la norme quelle qu’elle puisse être, sans se poser de questions. Par les « guerres et rumeurs de guerres » dont l’ensemble des médias abreuvent le quidam. Par la bêtise, la violence et le mensonge érigés en arts de vivre par la télévision et les magazines. Par la virtualisation des rapports humains, l’atomisation de toute vie sociale aussi bien en ville que dans les campagnes, et enfin par la psychiatrie ; ultime prise en charge des millions de solitudes incapables de se rencontrer…

Notre vieil empire croulant continuera pour se maintenir de semer le trouble, le doute et la division jusqu’à la consécration de son prochain avatar. Nous verrons toujours d’ici-là fleurir les mensonges et les manipulations. Grandir et se propager la haine sous l’effet de leur propagande. Les conflits et ressentiments ethniques. Entre chrétiens et musulmans. Entre prétendus croyants et ceux qui se disent athées. Entre salariés du public et ceux du privé. Entre les puent-la-sueur et les crèvent-la-dalle… Ce jusque dans la sphère du foyer, d’abord entre générations par la subversion de l’éducation, parallèle à celle des esprits, puis dans l’amour à la fois le plus fort et le plus fragile qui soit : celui de l’homme et de la femme ; par la surproduction de clichés télévisuels, les pseudo-études publiées dans les magazines, par le narcissisme psychanalytique et par le mouvement féministe. Lequel a réussi à faire en quelques décennies de la Femme, autrefois porteuse du sens sacré de la Vie, l’égale de l’Homme en sa volonté de prééminence et son aptitude à s’auto-réduire en simple consommateur… Croyez-vous réellement que tous les tourments de notre Monde puissent être le fait d’une nature Humaine intrinsèquement prédatrice ? Ou bien doit-on considérer qu’ils résultent d’influences diverses mais coordonnées de sorte à entretenir ce climat de « guerre de tous contre tous » ? Et si tel est le cas, comment dès lors éviter le piège qui nous est tendu ?

Un début de réponse consiste à retourner nos faiblesses en forces ; utilisant pour ce faire leurs propres armes contre eux. Ils s’escriment à diviser les peuples car ils connaissent parfaitement les possibilités que permet l’Union. Eux la pratiquent avec le succès qu’on connaît depuis des siècles, voire des millénaires… Ils savent que l’un des sept principes universels est que « ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ». Et craignent donc l’application par la base des enseignements qu’ils se réservaient jusqu’alors. La directe mise en commun de nos savoirs-faire suffirait à faire tomber les murs de Babel. Comme l’essence purement mentale de la réalité que nous percevons leur permet de la modeler, il nous est possible d’agir volontairement à la transformer. Comme ils utilisent l’éternel principe de polarité à nous maintenir dans de faux dilemmes, apprenons à comprendre notre opposé pour mutuellement nous élever. La loi de causalité, manipulée par tous les dealers d’opinions depuis l’aube des temps, nous permet aujourd’hui de les exposer sans qu’ils n’y puissent rien. Ce que l’on a coutume d’appeler « magie » est le pouvoir – neutre par nature – d’interagir sur le plan subtil avec notre environnement. Son art ne consiste pas à se faire maître des éléments, comme ces charlatans s’y essaient notamment avec le climat, mais à inscrire nos gestes dans leur courant. Sa pratique possède infiniment plus de potentiel que les rituels guignolesques observés dans leurs confréries.

L’imposture démocratique nous occulte un fait historique : la dynamique du Monde a toujours été le fait d’une toute petite minorité agissante… N’attendons plus d’être une majorité pour nous donner raison et nous décider à agir. Devenons nous-mêmes cette minorité dont l’action, par son simple exemple, saura inspirer à d’autres l’envie de s’y joindre. Jouons ensemble… Soyons créatifs ! Ils veulent nous faire entendre que le droit serait aboli ? Faisons valoir celui naturel des peuples à disposer d’eux-mêmes, non plus cette fois sur le papier, mais dans les faits. À la verticalité du pouvoir ; du cloisonnement de l’information et de la structure hiérarchique, opposons l’horizontalité de nos rapports par le don, par l’échange, par l’appropriation publique et spontanée des biens spéculatifs ou encore par la libre expression de notre parole, contre le mutisme et autres tabous que l’on nous impose. Il nous incombe de faire notre deuil des structures et formes passées ; seul commencement efficace à l’apprentissage par soi-même… Notre avenir ne dépendra que de la proportion d’individus conscients au sein de chaque société, de notre capacité d’organisation, et de notre volonté d’opposer inlassablement l’Union des humbles à celle des puissants.

Il nous appartient également de nous départir de notre conditionnement judéo-chrétien à l’obéissance, nous ayant conduits de génération en génération à tout accepter, jusqu’à l’inacceptable où nous nous trouvons. De désobéir non seulement à toute injonction, de quelque entité qu’elle émane, mais également de prêter main-forte à quiconque essaie à son tour de se libérer de son joug. Il s’agit encore, à un niveau précédant l’intellect, de ne plus offrir de prise aux manipulations d’aucune sorte en restant centré sur son intuition ; meilleure guide et meilleure maîtresse qui soit. De ne plus alimenter en nous-mêmes ces parasites que sont la peur, l’anticipation permanente et l’auto-jugement. C’est bel et bien en nous-mêmes que la révolution doit se faire. Une bonne nouvelle, car il y en a aussi, est que cette révolution a déjà commencé.

En effet, excepté aux États-Unis, jamais le taux d’alphabétisation de l’humanité n’a été si fort. Jamais aussi faible la tranche de population encore confiante en ses dirigeants. Ni si élevée la part de jeunes boudant un salariat sans avenir pour créer leur propre activité. Jamais l’abstention ni le boycott n’avaient atteint de tels records. Enfin, jamais l’exode urbain n’avait aussi vite gagné de terrain. Tout le monde est unanime à admettre que la résilience passe par le retour à la Terre. Il faut dans la mesure du possible quitter les grandes agglomérations, devenues au fil des années de vraies succursales de l’enfer, au profit de territoires plus propices à l’autonomie. Qu’on la découvre gosse ou bien sur le tard, l’observation de la Nature nous enseigne qu’une part de chaque animal compose l’être humain. Que l’un prédomine en chacun de nous, et que leur complémentarité est à l’image de la nôtre… Aux quatre coins du pays, amateurs et professionnels se retrouvent et mutualisent. On voit le chômeur monter une AMAP ou entretenir un jardin partagé, le kiné pratiquer ses soins en échange d’un coup de main sur sa toiture, le mec des douanes volantes rencarder l’agriculteur sur le moyen d’éviter les taxes. De plus en plus de jeunes ouvrent des épiceries coopératives, des lieux de rencontres culturels en rase campagne ou restaurent des villages entiers… Les idées fusent et font des émules. Lorsque bientôt l’argent n’aura plus cours, il nous restera nos compétences et tout notre temps pour les développer. Partout les gens redécouvrent entre eux la confiance et la dignité d’agir par eux-mêmes… Qu’attendez-vous ?

Non seulement l’émancipation est à la portée de tous, mais elle est notre vocation en ce monde.

Parce que nous ne sommes pas nés pour être esclaves, ni n’avons grandis pour servir de chair à canons. Parce que l’existence atrophiée, soumise qu’on nous impose est indigne de l’Amour que l’on se porte… Parce que le plus petit d’entre nous est plus grand qu’on veut nous le faire croire. Parce que l’égalité, la justice sont des conditions sine qua non à la paix. Parce que la guerre nous est déclarée qu’on le veuille ou non et qu’attendre docilement que la déflagration nous touche serait suicidaire. Ils peuvent essayer de nous traquer et de nous traiter comme ils veulent, jamais ils n’arriveront à tous nous éliminer ni à éteindre notre mouvement. Car si ce n’est pas moi, ce sera mon frère. Nous sommes jour après jour un peu plus nombreux, et rien ne saura nous faire renoncer.

Quand nous comprendrons enfin que non seulement la peur n’évite pas le danger, mais qu’elle le favorise les trois quarts du temps, nous prendrons conscience de l’ampleur de la manipulation, de notre part de responsabilité dans ce qui nous arrive, mais également du formidable potentiel d’action dont nous disposons, principalement limité jusqu’alors par nos croyances… La désillusion peut être une phase douloureuse. Elle est cependant la première étape nécessaire d’une reprise en main de nos destinées. Dans le monde qui se préfigure, nous verrons s’opposer d’un côté l’armée de clones et de robots élaborée à grands frais par les oligarques, et qui pour sophistiquée qu’elle soit, n’en sera jamais que plus vulnérable à toutes les attaques ; de l’autre les défenseurs de la Vie ; omniprésente et inhérente même à la Création. La Vie qui s’est constamment adaptée aux cataclysmes, extinctions massives et autres bouleversements. Qui a donné naissance à toute la variété des espèces recensées et gravé au fil de millions d’années le lit des rivières dans la roche. Cette force indicible capable de nous porter malgré la douleur et malgré les deuils, dont l’évolution a fait de nous ce que nous sommes, et que nous devons en retour nous battre pour protéger. Alors, si j’étais politicien, marchand d’armes ou même journaliste, j’aurais probablement du mal à dormir la nuit. Car ils le savent, et nous sommes de plus en plus à l’avoir compris : la fin de leur pouvoir est déjà écrite.

Résistance au colonialisme d’hier et d’aujourd’hui: Le Gabon au cœur de la Françafrique

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« Le ministre Jacquinot déclarait à la tribune des Nations Unies que l’indépendance, c’est l’indépendance.
Nous nous apercevons aujourd’hui que ce n’est pas vrai.
C’est un piège à cons qu’il nous a tendu. »

Daniel Kemajou – 29 octobre 1959. (1)

 

Gabon: jusqu’à quand le pillage ?

 

Georges Stanéchy

 

16 septembre 2016

 

Source:

http://stanechy.over-blog.com/2016/09/gabon-jusqu-a-quand-le-pillage.html

 

Le « niveau de vie » de ce pays devrait être supérieur à celui de la Norvège, avec ses 5,5 millions d’habitants…

Producteur de pétrole comme le scandinave, le Gabon atteint, à peine, les 2 millions d’habitants pour une superficie représentant la moitié de celle de la France. (2) De plus, gratifié de fantastiques ressources naturelles que la Norvège, pour rester dans la comparaison, ne détient pas.

« Main Invisible » du Marché ou de la Prédation ?…

Richesses dont on a du mal à cerner les contours de leurs colossales amplitudes. Statistiques « incontestables », aux chiffres vérifiés et validés sur fondement de plusieurs sources elles-mêmes « fiables », étant impossibles à obtenir pour ce qui est du commerce extérieur des pays africains dès qu’ils sont vendeurs d’hydrocarbures et de productions minières. Pratique similaire, ne l’oublions pas, dans d’autres pays d’Amérique latine ou d’Asie (Birmanie-Myanmar, Philippines ou Thaïlande, par exemple).

Comme pour les statistiques « officielles » du chômage, ou de l’inflation, sous nos latitudes tempérées ; systématiquement « bidonnées », minorées, dans tous les cas « taillées sur mesure » à la demande des gouvernements.

C’est ainsi qu’on arrive, sans rire, à affirmer que l’inflation est « voisine de zéro ». La chorale de nos « experts en économie » l’affirmant à longueur d’année, la main sur le cœur. En contradiction flagrante avec les constatations, et expérimentations, quotidiennes du porte-monnaie de n’importe quel consommateur, même le plus analphabète en économie… Jusqu’à la baguette de pain, ou le pot de yaourt, dont on diminue le poids pour ne pas augmenter le prix unitaire !…

Le Gabon, n’échappe donc pas au « régime statistique » des autres pays africains : une grande partie des produits de son sous-sol  étant « cédée » hors comptabilisations douanières, et autres organismes censés en contrôler les « flux » ; dans le bourdonnement continu, mais discret, des domiciliations bancaires des paradis fiscaux…

Tout comme la majeure partie du continent africain, le Gabon est immensément riche de ses ressources naturelles. En tête de liste : les hydrocarbures. Depuis des décennies, le Gabon est considéré comme un des principaux producteurs de pétrole du continent. Mais, les Gabonais, pas plus que les autres non « initiés » aux modes de pompage et circuits spoliateurs, ne connaîtront jamais la somme, ou le détail, de l’exploitation des richesses pétrolières de leur nation…

Pas davantage pour ce qui est des autres productions de son sous-sol, minières plus particulièrement. (3) Citons le manganèse dont il est le troisième exportateur mondial après l’Australie et l’Afrique du sud, d’après les « statistiques officielles » !… (4)

Ajoutons dans le panier : l’uranium, dont on nous dit que l’exploitation est arrêtée depuis le début des années 2000. La première tonne d’uranium a été extraite en 1961. La COMUF, filiale d’AREVA, exploitant la mine ne faisait bénéficer ses salariés « d’aucune des mesures de protections reconnues nécessaires par la filière nucléaire« … (5) Des centaines meurent, actuellement, de maladies du travail dans l’indifférence… L’exploitation devrait reprendre, sur d’autres sites, d’après les rumeurs…

Sans oublier l’or de Bakoumba. Ou encore, le fer des mines de Bélinga dont les réserves sont évaluées à un milliard de tonnes… Et tous ces minerais rares, d’autant plus recherchés par les nouvelles technologies industrielles : le niobium de Lambaréné, le molybdène de Mouila, aux réserves estimées à 100 millions de tonnes. Richesses à ne plus savoir qu’en faire !…

Et, il n’y a pas que le sous-sol…

Le premier employeur du Gabon est la filière d’exploitation du bois. La forêt recouvre 85% de la superficie du pays, avec des essences de bois précieux très demandées telles que l’okoumé. Le Gabon est un des premiers exploitants forestiers et exportateurs de bois dans le monde. Additionnons à la liste : caoutchouc, café, cacao… Pays aux multiples fleuves, rivières et cours d’eau ; gigantesque château d’eau douce, au potentiel agricole faramineux…

Mentionnons une richesse sous-exploitée, car pillée dans le silence complice de ses gouvernants. Cas de beaucoup de pays africains dotés d’une zone côtière : la ressource halieutique.

Leurs eaux territoriales sont riches, très riches, en poissons, du fait des courants marins longeant leurs côtes ; qu’ils sont pour le moment incapables de faire respecter par les flottes de pêche européennes et asiatiques (Japon et Corée, surtout), ne serait-ce qu’en exigeant droits de pêche et respect de quotas (imposant le « repos biologique » pour assurer le renouvellement de la ressource). Ou, d’investir dans une flotte de pêche avec la valorisation industrielle et commerciale du produit : conserveries, unités de congélation, etc. Le Gabon, gros consommateur de poissons, n’assure qu’un tiers de sa consommation…

« Pauvre Norvège« , se dit-on, en comparaison de cet amas de ressources naturelles.

Le rapprochement s’effondre brutalement, toutefois, dès que l’on compare les niveaux de vie des deux pays.

Même pas 2 millions d’habitants… Et, la majorité de la population du Gabon vit dans la pauvreté… Des études « indépendantes » font état de 83 %…

Dans un pays aux infrastructures et services quasi illusoires, hors exploitation des ressources destinées à l’exportation : routes et voies de communication délabrées ou inexistantes, accès à l’eau potable limité à une partie de la population, services de santé et d’éducation déficients, services sociaux défaillants pour des catégories sociales précarisées (personnes âgées, handicapées, notamment), chômage exponentiel sans protection sociale (1/3 de la population), diplômés sans emploi ni perspective d’avenir (la majorité des postes d’encadrement étant squattée par des « expatriés » européens aux salaires et avantages exorbitants), etc.

Pourtant nous sommes au royaume du « Libéralisme Economique Absolu« , tant célébré et invoqué par nos « charlots-économistes » qui ne cessent d’en prêcher les mérites : « pas de dépenses publiques », pas d’impôts sur les fortunes et hauts revenus, pas d’impôts sur les grandes entreprises exportatrices, pas de droits de douane, privatisation de tous les services publics (entièrement aux mains de groupes privés français) !…  Le rêve pour ces adorateurs de La Main Invisible du Marché dont ils souhaitent l’instauration en France, sous l’appellation de « réformes structurelles ». (6)

Q’importe désastres et ravages, économiques et sociaux, qu’on peut recenser partout, en appliquant les mesures préconisées par les dévots du « Libéralisme Débridé » ; le Gabon, par sa catastrophique situation sociale, constituant un aveuglant exemple !…

Attention ! Il est, de plus en plus, interdit d’en faire le constat, de le mentionner, de vouloir en discuter, pire : de prétendre le remettre en cause, sous peine de délit de « blasphème » !…  Les économistes de nos nomenklaturas viennent récemment d’en énoncer le principe canonique, de droit divin, dans un livre : « Le négationnisme économique, et comment s’en débarrasser« .  (7)

Nous voilà sommés par l’Inquisition, contrôlant la circulation des idées et des opinions, de nous taire pour ne pas être déclarés : « hérétiques » !… (8)

En fait, le Gabon est la parfaite incarnation de ce que nos oligarchies rêvent d’imposer sur la planète : « tout pour le 1% » ! L’immense richesse nationale du pays spoliée par une infime poignée de clans familiaux de l’ancienne puissance coloniale, adossés aux politiciens maffieux, en cheville avec leurs richissimes « fondés de pouvoir » locaux dissimulés dans les mascarades électorales, n’est que la concrétisation d’un modèle économique ardemment souhaité.

Elections nationales familiales…

En ce début du mois de septembre, excédés par cette situation sociale d’une violence extrême par son injustice, les Gabonais viennent de se révolter à l’occasion des résultats des élections présidentielles du samedi 27 août 2016.

Toutes les villes du pays ont été touchées par cette flambée de rage ; vite contenue et réprimée par des forces de police, soigneusement entraînées et généreusement équipées par la caste au pouvoir (9). La réélection d’Ali Bongo, fils du précédent président Omar Bongo, la famille Bongo « régnant » sans discontinuer depuis 1967 (un demi siècle…), étant contestée par son « adversaire ».

Les élections auraient été grossièrement « truquées », au préjudice de son opposant nous enfument nos médias. Mais, s’arrêter à ce niveau d’analyse serait accréditer une possibilité, ou un contexte, d’alternance politique, tout à fait illusoire. Le dit « opposant » d’Ali Bongo, Jean Pïng, n’est autre que son beau-frère ; marié à une des filles d’Omar Bongo, dont il a eu deux filles, et dont il fut un des ministres pendant 18 ans. Ce ne sont pas des élections « nationales », mais bien des élections « familiales ».

Les Gabonais en ont ras-le-bol de cette farce. Pas de libertés publiques  – d’expression, d’opinion, de réunion, etc. –  à la limite ; ils s’accomoderaient de la dictature de ce « régime familial ». Car, ils se fichent de cette mascarade démocratique, souhaitant avant tout, non pas des isoloirs avec des bulletins de vote « bidons », mais des emplois, des services publics, des écoles, des dispensaires et centres de soins, des routes, des logements, de l’eau potable dans les habitations, par une équitable redistribution de la richesse nationale.

« Changement de régime » ?… Ils n’y croient pas : les gouvernements de la France ou des pays européens tiennent dans la plus haute considération des « régimes moyenâgeux », et sanguinaires, tels que ceux de l’Arabie Saoudite ou des pays du Golfe. Alors, la famille Bongo et sa sympathique corruption … (10)

« Néocolonialisme » ?… Tout a été dit sur ce fléau qui accable l’Afrique, tout particulièrement. Les anciennes puissances coloniales continuent de gérer les pays dont elles pillent les ressources, via des « marionnettes élues »… Les gouvernements britanniques – j’ai eu l’occasion d’évoquer le cas tragique du Kenya – avec autant de férocité que les gouvernements français. Au Gabon, comme ailleurs. (11)

En France, nombreux sont ceux qui se sont élevés contre ces systèmes de corruption et de gabegie institutionnalisés. Sources d’enrichissements personnels scandaleux. Via les caisses de nos partis politiques ; ou directement, dans les poches de nos « capitaines d’industrie » et nos responsables politiques, sous les paradis fiscaux. Et, même militaires : nos forces armées se comportant en milices au service d’intérêts, groupes privés en symbiose avec des dictatures, qui ne sont pas ceux de notre pays.

Car, la France aurait tout intérêt, au lieu de piller l’Afrique, à voir se développer dans un partenariat solidaire un espace de prospérité. Aux deux avantages essentiels :

– créer des emplois en fixant les « populations actives » dans ces pays, « l’émigration » n’étant plus la seule opportunité d’avenir ou d’espoir ;

– accroître, par le pouvoir d’achat ainsi généré, de fructueux échanges avec nos entreprises industrielles, commerciales ou de services, non liées aux circuits maffieux de la corruption tels que : ventes d’armes, privatisations/spoliations, monopoles de la distribution (supermarchés) et des concessions (automobiles), gestion des services publics (réseaux d’électricité, d’eau et d’assainissement, de transport maritime et aérien, etc.).

Rappelons le travail de René Dumont, dont le célèbre ouvrage « L’Afrique Noire est mal partie« , publié en 1962, prévenait déjà des dangers du développement des grandes cultures intensives à l’exportation (café, cacao, coton, thé, etc.), sur les terres accaparées dans la violence et la corruption par les grands groupes internationaux ou les grandes fortunes locales ; au détriment des cultures vivrières, donc du « marché domestique », et des paysans plongés dans les ravages du déracinement et de l’exode rural. (12)

Surtout l’oeuvre exceptionnelle de François-Xavier Verschave qui a dénoncé avec tant de force, de talent, et d’abnégation, tous les excès du néocolonialisme en forgeant le fameux concept de « Françafrique« . Il est l’auteur, entre autres publications, de deux ouvrages incontournables pour comprendre les rouages de la prédation en Afrique : « La Françafrique – Le plus long scandale de la République » (13) et « Noir Silence » (14). Son action se poursuit grâce à l’association Survie, dont il fut un des membres fondateurs.

Jusqu’à quand le pillage ?… Le Gabon, pourra-t-il se défaire de l’emprise de l’oligarchie de l’ancienne puissance coloniale ?…

« Avec le temps », comme le chante le poète…

Restons lucides : la France, dans un rigoureux système féodal, est elle-même vassalisée aux USA, sa propre caste au pouvoir aux ordres de son suzerain…

Cet empilement de contraintes, de verrouillages, ne pourrait se dénouer, ou s’écrouler, qu’à la faveur d’un séisme majeur, d’un choc tectonique comme il en existe en géopolitique. Des « pays-continents » tels que l’Inde ou la Chine n’ont pu éjecter définitivement les puissances coloniales, qui les vampirisaient, qu’à la faveur de leur épuisement dans la dernière guerre mondiale.

La libération irréversible de l’Afrique, qui sera le continent-phare du XXII° siècle, aura pour probable déclencheur l’onde de choc d’un embrasement en Mer de Chine ou au Moyen-Orient.

Si ce n’est dans les deux…

  1. Député du Cameroun.
Cité (p. 323) dans un ouvrage collectif, dont je recommande vivement la lecture à tous ceux qui s’intéressent à l’Afrique – à travers les luttes d’indépendance du voisin du Gabon, le Cameroun – son présent, son avenir, sa problématique du développement, ou du pillage imposé par l’ancienne puissance coloniale.
Rigoureusement référencé, documenté, illustré, avec des analyses d’un niveau rare qui n’empêchent pas l’émotion ; ou la colère, quand on pense aux horreurs et aux crimes (toute la palette des « crimes de guerre », entre autres) que la France – des Lumières, de la Démocratie, des Droits de l’Homme, et blabla – a perpétrés, et entretient, sur ce continent. Pour le bénéfice exclusif, dans une hallucinante prédation, d’une poignée de nos oligarques et de leur domesticité, médiatique notamment.
J’aurai l’occasion de revenir sur cet ouvrage fondamental pour déconstruire la colossale désinformation dont nous sommes asphyxiés et les mécanismes de la spoliation coloniale qui ronge l’Afrique.

Publié aux éditions La Découverte en janvier 2016 (742 pages) :

Thomas Deltombe, Manuel Domergue, Jacob TatsitsaKAMERUN – Une Guerre Cachée aux Origines de la Françafrique – 1948 -1971

  1. https://www.populationdata.net/pays/gabon/
  2. Ressources naturelles : l’opacité gabonaise – Le Gabon a été exclu de ‘l’Initiative Pour la Transparence des Industries Extractives », Survie.org, 10 avril 2013,
http://survie.org/billets-d-afrique/2013/223-avril-2013/article/ressources-naturelles-l-opacite-4439
  3. https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_du_Gabon#Mangan.C3.A8se
  4. Triste Anniversaire, Survie.org, 17 février 2016,
http://survie.org/billets-d-afrique/2016/254-fevrier-2016/article/triste-anniversaire-5080
  5. Exemple récent de la logorrhée incantatoire sur le « trop de dépenses publiques » ou les « réformes structurelles » :
http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/video/olivier-delamarche-vs-marc-touati-22-banques-centrales-que-faudrait-il-reellement-faire-pour-relancer-la-croissance-1209-856915.html
  6. Pierre Cahuc et Daniel Zylberberg, « Le négationnisme économique et comment s’en débarrasser« , Flammarion, Septembre 2016.
  7. Henri Sterdyniak, « Négationnisme économique » : ce pamphlet est ignoble. C’est un appel direct à l’épuration, L’Obs, 10 septembre 2016,
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1558440-negationnisme-economique-ce-pamphlet-est-ignoble-c-est-un-appel-direct-a-l-epuration.html
  8. Gabon : Retour sur le chaos post-électoral dans une ville de province (Lambaréné), France 24, 8 septembre 2016,
http://observers.france24.com/fr/20160908-gabon-lambarene-retour-chaos-post-electoral-province-ali-bongo-jean-ping?ref=tw_i
  9. Thomas Bart, Ali Bongo sur la sellette, Survie.org, 7 janvier 2015,
http://survie.org/billets-d-afrique/2015/242-janvier-2015/article/gabon-ali-bongo-sur-la-sellette-4852
  10. Mawuna Koutonin, France Forces Africa to Pay for Colonialism, BS News, 23 novembre 2015,
http://bsnews.info/france-forces-africa-to-pay-for-colonialism/
  11. 12.  René Dumont, L’Afrique Noire est mal partie, première parution 1962, réédité en 2012 aux éditions du Seuil, collection Esprit.
N.B. : Au cours d’un de mes séjours professionnels en Afrique, je fus stupéfait de découvrir que parmi les meilleures et rares terres fertiles du Burkina Faso (ex Haute-Volta) figurait la culture intensive du « haricot vert », expédié par frêt aérien en Europe !… Les marges, pour les petits malins exploitant la filière, étant si considérables que ce légume vendu en « primeur » avait le privilège de voyager en avion…
  12. François-Xavier Verschave, Françafrique – Le plus long scandale de la République, éditions Stock, 1998.
  13. François-Xavier Verschave, Noir Silence, éditions Les Arènes, 2000.

Yankland brise la trève en Syrie, l’ONU fourgue des armes à l’EIIL… Le piège russe se referme t’il sur l’empire ?…

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Simulacre de paix

 

Thierry Meyssan

 

20 septembre 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article193324.html

 Article connexe: « La Russie va t’elle se rendre ? » (Paul Craig Roberts)

Alors que le cessez-le-feu en Syrie, conclu par le secrétaire d’État états-unien et son homologue russe, semblait tenir —hormis la tentative israélienne du premier jour—, le Pentagone a attaqué pour la seconde fois l’Armée arabe syrienne. Il assure qu’il s’agit d’une erreur, mais la réaction de l’ambassadrice à l’Onu laisse au contraire penser à l’exécution d’un plan. À quoi joue Washington ?

En négociant un cessez-le-feu avec les États-Unis, la Russie savait qu’ils ne le respecteraient pas plus que les précédents. Mais Moscou espérait avancer sur la voie de la reconnaissance d’un monde multipolaire. Washington, de son côté, mettait en avant la fin de la présidence Obama pour justifier souscrire à un accord de la dernière chance.

Laissons de côté la tentative israélienne de profiter de la trêve pour attaquer Damas et le Golan. Tel-Aviv a dû essuyer des tirs de missiles de nouvelle génération, a perdu un avion et doit en réparer un second. Il semble que la Syrie soit désormais en mesure de contester la domination aérienne régionale d’Israël.

Laissons également de côté les chefs d’État et de gouvernement européens qui ont applaudi cet accord sans en connaître le contenu et se sont ainsi couverts de ridicule.

Venons en au fait : en définitive, le convoi humanitaire de l’Onu a été bourré d’armes et de munitions. Il attend toujours à la frontière turque, officiellement parce que la route n’est pas sûre, officieusement parce que la Syrie demande à pouvoir le fouiller avant de le laisser passer. Cette manière de faire des Nations unies correspond aux révélations du chef de l’antiterrorisme turc, Ahmet Sait Yayla, qui vient de faire défection : le Pentagone et la Turquie utilisent les convois humanitaires pour armer les jihadistes.

Puis, le Pentagone a attaqué une position statique syrienne à Deir ez-Zor. Il s’est arrêté lorsque la Russie l’a prévenu de sa « méprise ». Et il a laissé les jihadistes poursuivre l’attaque sur la voie qu’il leur avait ouverte.

Au plan stratégique, empêcher l’armée arabe syrienne de libérer l’ensemble du gouvernorat de Deir ez-Zor, c’est maintenir Daesh dans son rôle d’obstacle sur la route Damas-Bagdad-Téhéran. Par le passé, le Pentagone avait laissé Daesh s’installer à Palmyre, l’étape historique de la « route de la soie ». Aujourd’hui, la route est toujours coupée côté irakien par les jihadistes, mais pourrait être contournée par Deir ez-Zor si les Irakiens libèrent Mossoul.

D’un point de vue états-unien, l’accord était uniquement un moyen de gagner du temps, d’approvisionner les jihadistes et de reprendre la guerre. Renversant la situation au plan diplomatique, la Russie a convoqué une réunion d’urgence du Conseil de sécurité, provoquant l’affolement à Washington. En effet, cette période ne correspond pas uniquement à la fin du mandat Obama, mais aussi à la tenue de l’Assemblée générale des Nations unies.

Manifestement inquiète, l’ambassadrice US au Conseil de sécurité, Samantha Power, a quitté la salle du Conseil en pleine séance pour s’adresser aux journalistes. Elle espérait ainsi que les premières dépêches d’agence ne traiteraient que le point de vue états-unien. Elle a donc ironisé sur la « mise en scène » russe autour de ce qui ne serait qu’un simple « incident » de tir (62 morts et une centaine de blessés !). Puis, elle s’est lancée dans une diatribe sur les crimes autrement plus graves du régime de Damas. Alerté de la manipulation, l’ambassadeur russe, Vitali Tchourkine, a alors quitté à son tour la salle du conseil pour venir donner son point de vue. Prudents, les journalistes, auxquels la Chambre britannique des Communes vient de rappeler les mensonges de Madame Power à propos des supposés crimes de Mouamar Kadhafi, ont rendu compte des deux interventions.

Désormais, la Russie va pousser son avantage diplomatique : les États-Unis ont été pris en flagrant délit de traîtrise. Moscou pourrait donc utiliser l’Assemblée générale pour annoncer sa volonté d’en finir avec les jihadistes. La manipulation US se retournerait contre ceux qui l’ont imaginée. Washington n’aurait plus que deux options : soit s’engager dans une confrontation ouverte dont il ne veut pas, soit accepter que ses protégés perdent la partie.

Guerre impérialiste en Syrie… Les USA et Israël couvertures aériennes de l’EIIL, à partir de là où va t’on ?…

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La Russie va t’elle se rendre ?

 

Paul Craig Roberts

 

19 septembre 2016

 

url de l’article original:

http://www.paulcraigroberts.org/2016/09/19/will-russia-surrender-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Article connexe: « Simulacre de paix » (Thierry Meyssan)

 

L’effort sincère et diligent du gouvernement russe afin d’empêcher le chaos en Syrie et son afflux inhérent massif de réfugiés vers l’Europe, tout en évitant le conflit avec Washington et ses vassaux, vient de se terminer avec l’attaque intentionnelle des Etats-Unis sur une position connue de tous de l’Armée Arabe Syrienne, torpillant du même coup l’accord de cesser-le-feu pour lequel la Russie à tant sacrifier pour le faire intervenir.

La réponse à ce fait établi par l’ambassadrice du régime Obama à l’ONU, Samantha Power, révèle que Washington est préparé à mentir jusqu’au bout comme un arracheur de dents afin de préserver coûte que coûte son agenda de chaos programmé pour la syrie, comme ce fut fait en Irak et en Libye. Seul Washington est responsable de la guerre en Syrie. Lorsque le parlement britannique et le gouvernement russe bloquèrent l’invasion américaine programmée de la Syrie pour renverser le gouvernement, le régime Obama a développé et financé (fait financer) des groupes “djihadistes” mercenaires prétendant être des “rebelles” syriens luttant pour la démocratie en Syrie. Samantha Power a mis l’histoire queue par dessus tête quand elle a blâmé la guerre sur l’intervention russe en Syrie, intervention faite à l’invitation expresse du gouvernement syrien pour l’aider à lutter contre les djihadistes de l’EIIL que Washington avait envoyés pour déstabiliser Damas. Ce que Samantha veut dire est que si la Russie n’était pas venue à la rescousse de la Syrie, Washington et l’EIIL auraient déjà détruit la Syrie et il n’y aurait pas de guerre.

http://www.informationclearinghouse.info/article45501.htm

L’ambassadeur russe à l’ONU Vitaly Tchourkine a dit que dans sa longue carrière de 40 ans en tant que diplomate, il n’avait jamais vu une performance si haut la main et démagogique que celle de Samantha Power. En cela, Tchourkine semblait vouloir indiquer qu’une telle réponse si irréaliste et tordue à des faits pourtant si bien connus, délivrée par Samantha le laisse sans espoir de solution diplomatique.

http://www.informationclearinghouse.info/article45502.htm

Si le gouvernement russe est finalement arrivé à la conclusion que Washington est déterminé à détruire la stabilité politique en Syrie et de la remplacer par le chaos, cela a pris très longtemps.

Le gouvernement russe a soigneusement évité cette conclusion, parce qu’une fois que la diplomatie est reconnue comme sans effet aucun, alors la force se confronte à la force. Dans le contexte actuel, ceci veut dire une guerre thermo-nucléaire et la fin de toute vie sur Terre.

C’est la raison pour laquelle le gouvernement russe a diplomatiquement répliqué aux provocations coercitives de Washington, offrant une coopération en lieu et place d’un conflit. Mais Washington veut le conflit quoi qu’il en soit. Les Russes ont prétendu que Washington avait un intérêt commun avec la Russie à combattre le terrorisme, mais celui-ci est l’outil de déstabilisation de Washington contre la Syrie, puis l’Iran et ensuite les provinces musulmanes de la Fédération de Russie et de la Chine.

Washington veut l’hégémonie et non pas la coopération. Maintenant que Samantha Power a si bien clarifié que le gouvernement russe ne peut plus prétendre autre chose, que va faire la Russie (et la Chine) ?

Si la Russie et la Chine ne sont pas préparées à la guerre que leur apporte Washington, vont-elles se rétracter et battre en retraite face à l’agression et sacrifier la Syrie, les provinces séparatistes de l’Ukraine et les multiples îles du Pacifique disputées tandis qu’elles se renforcent ? Ou vont-elles décider de briser l’alliance de l’OTAN en rendant le coût du conflit si transparent aux vassaux européens de Washington ? Il est très clair que l’Europe n’a absolument rien à gagner de l’agression américaine contre la Russie et la Chine.

La russie est-elle incapable de faire quoi que ce soit maintenant que la diplomatie est dans un cul-de-sac avéré ?

Peut-être que ceci est la question déterminante. Aussi loin que puisse le dire quelqu’un qui n’est pas membre du gouvernement russe, la Russie n’est pas complètement en contrôle de sa destinée. Des éléments du gouvernement russe connus sous le vocable “d’intégrationnistes atlantistes” croient que ce qui est le plus important pour la Russie, c’est de faire partie de l’Occident et de s’intégrer dans le système occidental que d’être un pays souverain. Ils argumentent que si des pays comme la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France ont pu profiter d’être les vassaux des Etats-Unis, alors la Russie peut en faire autant.

Ces Atlantistes affirment que la capacitié stratégique nucléaire de la Russie ainsi que sa masse géographique veulent dire qu’elle peut maintenir une certaine souveraineté et ne se soumettre que partiellement en tant que vassale. Un problème demeure avec cette prise de position: cela assume que les néo-conservateurs se satisfassent d’une hégémonie partielle et incomplète et ne capitaliseraient pas sur la position plus faible russe afin de parvenir à l’hégémonie parfaite.

Le gouvernement russe a toujours probablement espoir qu’au moins quelques gouvernements européens vont reconnaître leur responsabilité et éviter la guerre en sortant de l’OTAN, retirant ainsi le tapis de la couverture politique de sous les pieds de Washington. Mais comme un très haut-fonctionnaire du gouvernement américain me l’avait confié aussi loin que dans les années 1970: “Ils sont en notre pouvoir, ils nous appartiennent.”

Très peu d’espoir peut-être trouvé au sein des médias européens. Udo Ulfkotte, un ancien rédacteur en chef du Frankfurter Allgemeine Zeitung, a publié un livre dans lequel il montre que la plupart des journalistes européens d’importance émargeaient à la CIA.

http://www.zerohedge.com/news/2016-03-28/top-german-journalist-admits-mainstream-media-completely-fake-we-all-lie-cia

Avec des politiciens et des médias totalement vendus et achetés, d’où pourrait bien provenir un leadership européen ?

Les Européens sont devenus tout à fait accoutumés à leur rôle de vassaux sous-contractants. Comme aucun politicien ou rédacteur en chef de journal européens ne peuvent assumer qu’un acte de rébellion aurait du succès, ils ont bien plus de chance de profiter de leur vie enrichie des cadeaux américains que de prendre un risque pour l’humanité.

Une plus vaste question demeure de savoir si les systèmes socio-économico-politiques survivant peuvent agir pour le bien de l’humanité. Il n’est pas du tout clair que les civilisations capitalistes soient capables d’être humaines, parce que leur valeur est exclusivement fondée sur l’argent., ce qui rend la veulerie, la soif de pouvoir, facteurs tous-puissants. Il est possible que la malfaisance et l’incompétence humaines aient détruit non seulement l’environnement de la planète mais aussi les systèmes sociaux humains. Le mondialisme n’est en aucun cas un système de coopération ; c’est le système, le schéma de domination absolue américaine pour Washington.