Agriculture, semences et Nouvel Ordre Mondial… Vol organisé et mise hors-la-loi des semences paysannes…

« Il n’y a plus d’agriculture, il n’y a plus que de la gestion de pathologie végétale… »
~ Claude Bourguignon ~

Nous paierons très cher les ignominies que nous laissons commettre envers la Nature et notre terre-mère. Le fric, physique ou virtuel, ne se mange pas. Les générations non nées ont besoin que nous disions ¡Ya Basta! ici et maintenant, ensemble, ce n’est plus une option, c’est un devoir !

~ Résistance 71 ~

 

Avec de nouveaux accords commerciaux, le vol organisé par les multinationales est légalisé et les semences paysannes deviennent illégales

GRAIN

16 août 2016

url de l’article original:

https://www.grain.org/fr/article/entries/5523-avec-de-nouveaux-accords-commerciaux-le-vol-organise-par-les-multinationales-est-legalise-et-les-semences-paysannes-deviennent-illegales

Depuis 2001, GRAIN assure un suivi des méthodes employées par les soi-disant accords de libre-échange (ALE), le plus souvent négociés dans le secret hors de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), sont utilisés pour aller au-delà des normes internationales existantes en matière de brevetabilité du vivant. Nous fournissons dans ce rapport des informations actualisées sur les ALE qui sont en train de légaliser le vol organisé par les entreprises et de menacer la possibilité pour les agriculteurs de conserver, produire et échanger des semences dans le monde entier.

Signé en 1994, l’Accord de l’OMC sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC) a été le premier traité à imposer des normes mondiales sur la propriété intellectuelle ou la propriété juridique des végétaux, des animaux ou des micro-organismes en s’appuyant sur un mécanisme d’application. Des représentants de l’industrie américaine des semences et des biotechnologies ont soulevé la question dans le cadre des discussions commerciales. Leur objectif ? Obtenir que des entreprises comme Monsanto, Dow et Pioneer, qui dépensent de l’argent dans la sélection végétale pour mettre de nouvelles semences sur le marché, puissent rentabiliser leur investissement et faire des profits en empêchant les agriculteurs de réutiliser ces semences et en les obligeant à acheter chaque année des semences auprès de ces entreprises.

La brevetabilité du vivant est âprement contestée depuis des décennies. Pour les agriculteurs, les brevets augmentent le coût des semences et du bétail et leur retirent le droit de les reproduire librement. Ils ramènent aussi la vie et la culture au statu de marchandise que les entreprises peuvent posséder et contrôler. Si l’accord de l’OMC a autorisé les pays à exclure les végétaux et les animaux autres que les micro-organismes de leurs lois sur les brevets, il exige qu’ils assurent une certaine forme de protection de la propriété intellectuelle sur les variétés végétales (les semences que sèment les agriculteurs) sans spécifier la façon de le faire. Selon les représentants de l’industrie qui ont participé à la rédaction de ce texte, les entreprises américaines ont obtenu 95 % de ce qu’elles voulaient dans le cadre de cet accord ADPIC.[1]

Télécharger les nouvelles bases de données (mises à jour de juin 2016) :

Les accords commerciaux qui privatisent la biodiversité en dehors de l’OMC et Situation des pays vis-à-vis des divers accords relatifs aux semences

Un vol légalisé

Les ALE négociés en dehors du cadre de l’OMC vont même plus loin et aident les entreprises américaines et européennes à obtenir ce qu’elles n’ont pas pu avoir avec l’ADPIC. Ces accords exigent souvent que les pays :

1) permettent aux entreprises de déposer des brevets sur les végétaux et les animaux ;

2) adoptent les règles de l’Union internationale pour la protection des obtentions végétales (UPOV) qui accordent aux obtenteurs des droits similaires à ceux des brevets, et

3) adhèrent au Traité de Budapest sur la reconnaissance des dépôts de micro-organismes en vue d’une protection par brevet. Ces mesures donnent des pouvoirs monopolistiques à l’agro-industrie, aux dépens des petites communautés agricoles autochtones. Par exemple, l’UPOV et les lois sur les brevets rendent illégal pour les agriculteurs le fait de conserver, échanger ou modifier les semences des soi-disant variétés protégées. Il s’agit d’une terrible injustice dans la mesure où les agriculteurs et les populations autochtones sont à l’origine de ces semences. Les entreprises prennent les semences dans les champs des agriculteurs, les bricolent un peu et revendiquent ensuite des droits de propriété sur ces « nouvelles » variétés.

Et surtout, les variétés vantées par les entreprises comme plus « modernes » que les semences traditionnelles, finissent par remplacer la diversité présente dans les champs des agriculteurs. Cette uniformité génétique rend extrêmement vulnérable l’approvisionnement alimentaire mondial, tout particulièrement dans le contexte d’un chaos climatique en progression constante.

Les principaux pays qui font pression en faveur de ces mesures grâce à des accords commerciaux bilatéraux et régionaux sont l’Australie, l’Europe, le Japon et les États-Unis, l’Europe et les États-Unis étant de loin les plus offensifs. Cette situation est logique, puisqu’ils accueillent les plus grandes multinationales semencières du monde. À elles seules, les entreprises américaines représentent plus de 51 % des ventes de semences commerciales dans le monde.[2] Washington défend la ligne la plus dure : la brevetabilité quand et où elle peut être obtenue, l’UPOV en deuxième choix. L’Union européenne, l’Association européenne du libre échange, l’Australie et le Japon poussent les pays à rejoindre l’UPOV. De ce fait, notre liste (voir Annexe 1) de ceux qui ont été forcés de rejoindre l’UPOV ou d’autoriser des brevets sur le vivant dans le cadre d’accords commerciaux hors OMC est en train de s’allonger.

Dernières nouvelles

Une quantité d’accords de commerce et d’investissement bilatéraux et régionaux ont été signés l’année dernière, et un certain nombre d’autres sont actuellement en cours de négociation.

L’Accord économique et commercial global (AECG) entre l’Union européenne et le Canada a été signé en septembre 2015 et il doit maintenant être ratifié par les parlements canadien et européens. La version finale de l’AECG ne change finalement pas le niveau des droits pour les entreprises semencières au Canada ou dans l’Union européenne, mais elle leur donne des outils plus puissants pour faire appliquer leurs droits contre les agriculteurs, grâce à des saisies et des injonctions basées sur de simples soupçons d’infraction, y compris pour la conservation des semences. Préoccupés par les restrictions croissantes qui portent sur les semences de ferme, des groupes des deux côtés de l’Atlantique, dont l’Union nationale des fermiers du Canada et les membres européens de la Vía Campesina, se battent résolument contre la ratification de l’AECG.[3]

Au Chili, des étudiants, des agriculteurs et des consommateurs ont réussi à empêcher le sénat d’adopter une « Loi Monsanto » qui obligerait le pays à adhérer à l’UPOV 1991, ce que le TPP rendrait obligatoire. (Photo : Biodiversidadla.org)

Au cours de l’année dernière, l’Union européenne a réussi à parapher ou signer des accords de libre échange « provisoires » avec la plupart des pays africains. Aujourd’hui, ces nouveaux Accords de partenariat économiques (APE) ne permettent pas aux entreprises semencières européennes d’obtenir ce qu’elles veulent, c’est-à-dire la conformité obligatoire avec l’UPOV 1991. Mais ils engagent tous les signataires à une clause de « rendez-vous » stipulant qu’ils se rencontreront à nouveau dans un proche avenir pour s’entendre sur des normes sur la propriété intellectuelle qui devraient inclure la privatisation des semences.

Le gouvernement des États-Unis, dans le même temps, fait régulièrement pression sur ses partenaires commerciaux pour qu’ils respectent leurs engagements en matière de propriété intellectuelle. Dans son dernier Rapport spécial 301 (un rapport préparé chaque année par le Représentant américain au commerce (USTR) en application de la Section 301 de la Loi sur le commerce de 1974), le Représentant critique le Chili et la Colombie de n’avoir pas adopté l’UPOV 1991 comme ils avaient accepté de le faire dans le cadre de leurs accords commerciaux bilatéraux de 2003 et 2006 avec Washington.[4]

En ce qui concerne le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement entre les États-Unis et l’Union européenne, le public n’a pas accès au texte de négociation et aucune fuite concernant le chapitre portant sur la propriété intellectuelle n’a permis à la société civile de l’examiner de façon détaillée.

Le TPP et le RCEP sont les deux menaces les plus importantes

Actuellement, les deux menaces les plus importantes pour la maîtrise des petits agriculteurs sur leurs semences sont le Partenariat transpacifique (TPP) et le Partenariat économique global régional (RCEP).

Le TPP a été signé en février 2016 par 12 pays : l’Australie, le Brunei, le Canada, le Chili, les États-Unis, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour et le Vietnam. Le TPP stipule que toutes les parties signataires doivent adhérer à l’UPOV 1991. Cela signifie que le Brunei, le Chili, la Malaisie, le Mexique et la Nouvelle-Zélande devront changer leurs lois actuelles.[5] Ces changements réduiront la possibilité pour les agriculteurs de conserver les semences de variétés protégées, élargiront les droits des obtenteurs à toutes les espèces et étendront la mainmise des entreprises sur des variétés similaires ainsi que sur la récolte. Même si les législateurs des pays membres du TPP décident d’autoriser les agriculteurs à conserver des semences de variétés contrôlées par les semenciers, les agriculteurs devront maintenant payer pour ce « privilège » chaque année.

Le TPP exige aussi que tous ses membres autorisent les brevets sur les inventions « dérivées des végétaux ». Cette formulation n’est pas très explicite et ce flou est certainement délibéré.[6] Au minimum, cela semblerait signifier que les gènes des végétaux et les cultures cellulaires, et tous les produits qui en sont dérivés, y compris les végétaux, seront brevetables dans tous les pays du TPP. L’industrie américaine des semences et des biotechnologies pense ainsi ouvrir la porte aux brevets sur les végétaux de façon plus générale.[7] Il n’est donc pas surprenant que le Représentant américain au commerce qualifie le TPP de « plus grand outils » pour imposer des normes plus élevées de propriété intellectuelle non seulement en Asie mais dans le monde entier.[8]

En Malaisie, des organisations comme l’Association des consommateurs de Penang et des membres de la Société nationale des droits de l’homme demandent instamment au gouvernement d’empêcher la mise en place de ces changements.[9] Ces groupes ne veulent pas que la loi nationale sur la Protection des variétés végétales (PVP), qui protège les droits des agriculteurs à reproduire les semences, soit touchée. Au Chili, la poursuite de la privatisation des semences dans le cadre du TPP est un problème majeur pour les mouvements sociaux qui se battent contre la ratification de l’accord. Au cours des dernières années, des étudiants, des agriculteurs et des consommateurs ont réussi à empêcher le sénat d’adopter ce qu’ils appellent une « Loi Monsanto » qui obligerait le Chili à adhérer à l’UPOV 1991, ce que le TPP rendrait obligatoire. Un certain nombre de campagnes nationales visent actuellement à ce que les parlements rejettent la ratification du TPP.[10]

Les agriculteurs thaïlandais et philippins sont aussi inquiets de la perspective d’accorder un plus grand pouvoir sur les systèmes semenciers locaux à des multinationales agrochimiques comme Monsanto. Les gouvernements de ces deux pays ont manifesté un vif intérêt en faveur d’une adhésion au TPP, ce qui signifierait adhérer à l’UPOV. Comme la Malaisie, les deux pays possèdent des lois sur la protection des variétés végétales qui assurent actuellement une plus grande protection que l’UPOV 1991 aux droits des agriculteurs d’échanger et de vendre des semences. En Thaïlande, des agriculteurs, des chercheurs, des anciens responsables gouvernementaux et des défenseurs des droits de l’homme ont dénoncé les implications du TPP pour les semences, notamment l’augmentation de leurs prix. Selon BioThai, un groupe de la société civile, et le Conseil national des agriculteurs, les prix des semences en Thaïlande augmenteraient de 60 à 100 % si le pays adhérait à l’UPOV.[11]  Le mouvement paysan philippin KMP qualifie à juste titre les changements politiques sur lesquels le TPP déboucherait – pas seulement pour les semences mais aussi les terres et d’autres ressources – de « fin du monde tel que nous le connaissons ».[12]

Outre la Thaïlande et les Philippines, les gouvernements de Corée du Sud, de Taïwan, de Colombie et d’Indonésie essayent aussi de rejoindre le TPP. Un grand nombre d’autres pays, du Sri Lanka jusqu’à l’Argentine, envisageraient également d’y adhérer. En Amérique latine, beaucoup voient dans la nouvelle « Alliance du Pacifique », d’inspiration néolibérale, un tremplin vers l’intégration dans le TPP.[13] S’il est ratifié, le TPP pourra effectivement beaucoup contribuer au renforcement du pouvoir des grandes entreprises sur les semences et l’approvisionnement alimentaire.

Alors que la lutte contre le TPP fait rage, un nouveau combat s’ouvre contre le RCEP, un nouveau méga-accord commercial régional entre l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est et six de ses partenaires commerciaux : l’Inde, la Chine, la Corée, le Japon, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Du point de vue du nombre des personnes affectées, le RCEP aura une plus grande ampleur que le TPP. Et comme il inclut plusieurs pays signataires du TPP, on peut s’attendre à ce qu’il y ait des pressions en faveur d’une harmonisation du RCEP avec le TPP, au moins sur certaines questions comme les brevets sur les semences.[14] Bien que les textes de négociation soient secrets, les dernières fuites montrent que la Corée et le Japon préconisent que le RCEP exige que tous les pays membres adhèrent à l’UPOV 1991.[15] Cela signifie que les agriculteurs et les mouvements sociaux d’Asie doivent se battre sur deux fronts : le TPP et le RCEP.

Où en est-on maintenant ?

Deux tableaux figurent en annexes de ce rapport. L’Annexe 1 fournit des éléments sur ce que ces accords commerciaux imposent aux pays en termes de brevetabilité du vivant. Il est clair que la pression visant à mettre en place de nouveaux pouvoirs pour l’industrie des semences et des biotechnologies provient principalement d’un petit groupe de pays (États-Unis, Europe, Japon) et concerne un petit groupe de bénéficiaires (les grandes entreprises de plus en plus concentrées basées dans ces pays). Le tableau de l’Annexe 2 donne une liste indiquant où en sont les pays en terme d’adhésion aux différents traités liés aux semences.[16] Même si la stratégie des multinationales gagne clairement du terrain, il n’est pas trop tard pour stopper un certain nombre de ces méga-accords avant qu’ils ne causent des dégâts.

Télécharger le rapport

Télécharger l’Annexe 1: Les accords commerciaux qui privatisent la biodiversité en dehors de l’OMC (Mise à jour de juin 2016)

Télécharger l’Annexe 2: Situation des pays vis-à-vis des divers accords relatifs aux semence (Mise à jour de juin 2016)

[Note de R71: les téléchargements des documents en anglais peuvent s’effectuer sur l7article original en anglais]

 

[1] Cité dans : Susan K. Sell, Private power, public law : the globalization of intellectual property rights, Cambridge University Press, 2003, p. 55.

[2] ETC Group, « Breaking bad », décembre 2015, http://www.etcgroup.org/sites/www.etcgroup.org/files/files/etc_breakbad_23dec15.pdf

[3] Voir : NFU, « Six points about CETA », http://www.nfu.ca/issue/six-points-about-ceta et Gallen Simmons, « NFU hosts European farmers in Brodhagen », Mitchell Advocate, 1er mars 2016, http://www.mitchelladvocate.com/2016/02/29/nfu-hosts-european-farmers-in-brodhagen

[4] USTR, « Special 301 Report », Washington DC, 27 avril 2016, https://ustr.gov/issue-areas/intellectual-property/Special-301

[5] Le Chili, le Mexique et la Nouvelle-Zélande sont membres d’une version précédente de l’UPOV (1978) qui n’est pas aussi pénalisante pour les agriculteurs. La Malaisie n’est pas membre de l’UPOV. Le Brunei ne dispose même pas d’une loi sur la protection des variétés végétales.

[6] Voir : Alex Press, « The Trans-Pacific Partnership will hurt farmers and make seed companies richer », The Nation, 10 juin 2016, https://www.thenation.com/article/the-trans-pacific-partnership-will-hurt-farmers-and-make-seed-companies-richer/

[7] Voir : « Report of the Industry Trade Advisory Committee on Intellectual Property Rights (ITAC-15) », Washington DC, 3 décembre 2015, https://ustr.gov/sites/default/files/ITAC-15-Intellectual-Property.pdf, p. 10.

[8] Michael Froman, Représentant américain au commerce, intervenant devant le Conseil américain des relations extérieures, 20 juin 2016, http://www.cfr.org/trade/future-us-trade-trans-pacific-partnership-conversation-michael-froman/p37973

[9] Voir : Mohammed Idriss, « Save our seeds from corporate control », Malaysiakini, 15 octobre 2015, https://www.malaysiakini.com/letters/314296 et Karina Yong, « The TPPA : trading human rights ? », Malay Mail, 20 décembre 2015, http://www.themalaymailonline.com/malaysia/article/the-tppa-trading-human-rights.

[10] Voir : « Chile : Miles en las calles rechazan TPP y Ley Monsanto », Servindi, 26 janvier 2016, http://www.biodiversidadla.org/Principal/Secciones/Noticias/Chile_Miles_en_las_calles_rechazan_TPP_y_Ley_Monsanto et Lucía Sepúlveda Ruiz, « El TPP, un acuerdo de las transnacionales contra los movimientos sociales », Diario U Chile, 27 mai 2016, http://radio.uchile.cl/2016/05/27/el-tpp-un-acuerdo-de-las-transnacionales-contra-los-movimientos-sociales

[11] Witoon Lianchamroon, communication personnelle, 21 juin 2016.

[12] KMP, « Farmers’ ‘October Protests’ to highlight broad people’s opposition to global land grabbing and plunder », Quezon City, 7 octobre 2015, http://kilusangmagbubukidngpilipinas.com/?p=1004

[13] L’Alliance du Pacifique est une communauté économique composée du Chili, de la Colombie, du Mexique et du Pérou, avec le Costa Rica et le Panama qui sont en cours d’adhésion. L’Argentine est l’observateur officiel le plus récent.

[14] Voir : GRAIN, « New leaked chapter of Asia trade deal shows RCEP will undercut farmers’ control over seeds », 24 mai 2016, https://www.grain.org/e/5498.

[15] La Corée n’est pas membre du TPP mais elle est membre de l’UPOV 1991. Le gouvernement souhaite effectivement rejoindre le TPP.

[16]. Ces bases de données sont un travail en cours de réalisation. Si vous souhaitez proposer des ajouts ou des corrections, veuillez nous contacter à l’adresse grain@grain.org.

17 Réponses to “Agriculture, semences et Nouvel Ordre Mondial… Vol organisé et mise hors-la-loi des semences paysannes…”

  1. Dans ce billet à tiroirs = https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/08/19/12-boites/ J’ai mis un lien vers votre page consacrée à Sutton ainsi que vers l’article sur le N.O.M. Chinois via la City de Londres.
    En effet, j’ai intégré le film de Fabrizio Calvi et Steeve Baumann intitulée « Pacte avec le Diable – L’Amérique et le 3ème Reich » source Galaxien.
    Ce qui me permet de rappeler qu’il est possible de faire tomber cet Empire qui aura servi de modèle à A. Hitler par exemple puisqu’elle aura été capable de se construire sur l’ethnocide amérindien. JBL

    • ethnocide + génocide… les deux sont en action.
      Tout colonialisme est ethnocidaire mais pas forcément génocidaire. Le colonialisme d’exploitation pour une métropole est essentiellement ethnocidaire, il brise une culture pour en forcer une autre. Le colonialisme d’invasion et d’occupation des sols est aussi génocidaire car il faut faire place nette pour les colons arrivants.
      Ce fut le cas sur le continent des Amériques, en Océanie et plus récemment en Palestine. L’entité sioniste n’est pas un état d’apartheid, l’objectif est l’élimination (physique ou par émigration forcée) de TOUS les Palestiniens. C’est un cas d’école de colonialisme de remplacement.
      Les colonialismes français, britannique et allemand par exemple, bien que souvent brutaux, avaient un objectif d’exploitation locale gérée par une administration coloniale, pour cela le génocide était hors de question. S’il y a eu des abus évidents, l’objectif ne fut pas d’exterminer les populations locales, qui étaient vu comme de la main d’œuvre bon marché et aussi de la chair à canon pour leurs armées.

    • Très bon… Quand on observe attentivement la chronologie historique, il conviendra pour les historiens futurs d’analyser la relation entre le nazisme et la création de l’État d’Israël.
      La 1ère colonie sioniste s’est installée en Palestine en 1878. Le 1er congrès de l’Association Sioniste Mondiale se tient en Suisse en 1897. Le 1er Kibboutz est créé en Palestine en 1907, suit en 1917 la déclaration de Balfour soutenant une « patrie nationale juive en Palestine » alors que l’empire Ottoman rend Jérusalem aux Anglais.
      En 1919, winston churchill dit ceci: « Il y a des juifs que nous avons jurés d’introduire en Palestine et qui s’attendent à ce que la population locale soit nettoyée à leur convenance. »
      Entre 1919 et 1933 (date de l’arrivée d’Hitler au pouvoir en Allemagne), 35 000 sionistes émigrent en Palestine…
      Les nazis ont eu un accord avec les sionistes pour favoriser l’émigration vers la Palestine. Devant le peu de résultat, peut-on envisager la « solution finale » comme un moyen de forcer toujours plus d’émigration vers la Palestine et à terme être l’argument se voulant irréfutable de la création de l’état d’Israël en Palestine (terre faussement « promise »…) sans avoir à faire face à la vindicte internationale ?… Tout le monde savait, connaissait l’existence des camps nazis, du Vatican aux nations alliées. Les Américains envoyèrent leurs scientifiques eugénistes au kaiser Willhem Institute de Berlin avant la guerre. Ils ont aidé à préparer l’holocauste de la dissidence politique, des juifs, des tziganes, des populations slaves, des homosexuels, de tous ceux que les nazis avaient catalogués « Untermenschen » ou « sous-hommes ».
      A partir du moment où il est prouvé que les pays « alliés » ont aidé les nazis avant et pendant la guerre (Sutton cite le traçage bancaire de fonds de banques anglo-saxonnes jusque sur le compte personnel de Himmler jusqu’en 1944…), on ne peut pas négliger le fait qu’en préparation de l’après-guerre et du contrôle des champs énormes d’hydrocarbures au Moyen-Orient, la coalition géopolitique ait pensé à diviser plus avant le Moyen-Orient et par quel meilleur moyen qu’en y créant une injustice flagrante en son milieu avec la création d’un état juif génocidaire à son tour, sous contrôle de la City de Londres et de Wall Street ?
      Un jour viendra où des historiens devront rechercher dans cette direction et analyser ce qu’il en sort…

  2. Dans l’article Ils ont complètement oublié

    le fait que Syngenta a été racheté par la Chine
    https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201602081021580142-chine-nourriture-syngenta/

    Pourtant Syngenta est l’un des plus gros breveteurs de semences du monde.

    • A leur décharge, çà n’est pas le sujet, cet article focalise sur les mécanismes des « traités commerciaux » mortifères, de plus tout le monde connaît Monsanto, pratiquement personne à part les spécialistes, connaît Syngenta, ils ont sans doute préféré rester mainstream, nous ne pensons pas qu’il y ait une quelconque dissimulation de fait… mais çà reste possible bien entendu…

  3. non Syngenta est super connu. C’est l’entreprise européenne qui fait du Lobby à Bruxelles pour les pesticides néonicotinoides, les OGMS, etc… avec Bayer l’allemand.http://www.prwatch.org/news/2013/04/12066/bayer-and-syngenta-lobby-furiously-against-eu-efforts-limit-pesticides-and-save-b
    Greenpeace en parle ici que Syngenta poursuit la comission européenne pour avoir refusé les pesticides néonicotinoides tueurs d’abeilles
    .http://www.greenpeace.org/eu-unit/en/News/2013/Syngenta-challenges-EU-ban-of-bee-killing-pesticide/

  4. Il est gros, c’est pour cela que la Chine l’a acheté pour contrer Monsanto. Sur sputnik news, ils ont dit que son achat était le plus gros de toute l’histoire de Chine.https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201602081021580142-chine-nourriture-syngenta/

    La Chine veut battre Monsanto, elle l’a dit dans ses articles, c’est la raison pour laquelle elle a acheté Syngenta.

    C’est la raison aussi pour laquelle Syngenta et Monsanto ont tous les deux été sélectionnés pour mettre leurs graines volées ensemble dans une banque au pôle nord.

    Pis on parle de Syngenta sur Figaro et autres sites super médiatisés, cela a fait aussi la une des journeaux quand la Chine l’ a acheté.

    Le problème c’est que les gens ne lisent plus que les articles pro-Russes et par conséquent Syngenta qui a été acheté par la Chine ne fait pas la une des journeaux quand ils critiquent les OGMS;
    il est juste mentionné dans l’article à chaque fois

    En plus, Syngenta soutient pour le TTIP
    http://www.earthwatchmedia.org/ttip-syngenta-calls-harmonized-safety-standards/ en disant que cela permettrait à ses pesticides anti-abeilles de réussir.

    là encore on parle de lui « Je les résume en quelques mots : la Colombie a signé un « accord de libre échange » avec les États Unis qui est récemment entré en vigueur. Cet accord contient une clause qui oblige les paysans à cultiver des « semences certifiées », c’est-à-dire produites par les « sélectionneurs » comme … Monsanto ou Syngenta. »
    https://groups.google.com/forum/#!topic/collectif-oin-plaine-du-var/pGvAFzq9PwQ

    La Colombie elle est plus intelligente elle a compris elle.

    Comme vous le voyez, Syngenta et Monsanto c’est 50/50.

    là aussi un article sur la nourriture non biaisé en parle
    « Le prix mondial de l’agriculture décerné à…Monsanto et Syngenta !  »
    http://www.lasantedanslassiette.com/au-menu/articles/monsanto-prix-alimentation.html

    Et ils donnent pas le prix à n’importe qui. C’est aux plus gros multinationales d’OGM qui les donnent!

    Bastamag aussi en parle et lui c’est un journal connu.
    http://www.bastamag.net/Le-prix-mondial-de-l-alimentation

    Comment cela se fait qu’un simple blog qui ne s’occupe pas des graines en parle, et qu’un site spécialisé sur les graines ignore tout de Syngenta?

    Et regardez comme c’est biaisé pour le même article, un blog dit qu’il n’y a que Monsanto qui a reçu le prix de l’alimentation car que c’était marqué qu’il y avait aussi Syngenta qui a reçu le même prix.
    https://freewiseman.com/2014/07/31/pourquoi-monsanto-a-decroche-un-nobel-de-lalimentation/

    Alors voilà, moi je pense que tous ces groupes anti-Monsanto sont politiquement altermondialistes pro-chinois et se focalisent que sur ce qui est OGM américain pour faire croire que l’herbe est plus verte en Eurasie. Il y a même eu un article sur un site altermondialiste pro-Chinois genre, l’Eurasie nous sauvera du TTIP. Cela veut tout dire quoi.

    Révolution colorée quoi. Donc pas des vrai anti-OGMS.

    Comme le parti politique vert qui critique le parti politique rouge quand il a les mêmes défauts que lui et soutient le public qui n’aime pas les défauts contre le parti politique rouge en faisant croire que lui n’a pas les défauts du parti politique rouge.

  5. J’ai l’impression que la Chine finance tous les mouvements anti-OGM pour favoriser Syngenta.

    Et le fait qu’il y ait un article pro-OGM parlant uniquement de Syngenta sur Sputnik news prouve que la Russie va entrer dans la danse des OGMS aussi.https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201602081021580142-chine-nourriture-syngenta/

    Le peuple Russe va être le premier à souffrir de l’union eurasiatique (Europe-Russie). Après être content d’avoir été épargné des OGMS contrairement au reste du monde, cela va être la surprise de leur vie, quand leur gouvernement qui aura toute l’Eurasie à gérer, leur remettra des OGMS dans leur assiette pour financer la Chine via Syngenta.

    Mais ils ne pourront pas se rebeller puisque les compteurs intelligents américains sont déjà en train de s’installer sur le territoire Russe.

    Pareil pour le peuple Chinois, ils ne sont pas ravis du tout de l’achat de Syngenta par une entreprise publique.
    Tous les actionnaires de Syngenta recevront du fric des taxes des chinois.

    Plus important, c’est la loi des brevets, maintenant que l’Amérique latine et la Chine se sont lancés sur la loi des brevets
    Maintenant c’est l’Afrique, le dernier continent où ils veulent installer les lois de brevets sur les semences.
    http://www.infogm.org/ou-en-est-on-de-la-protection-des-semences-en-afrique

    Et la Chine domine le marché Africain. Les Africains ont pensé que se tourner vers la Chine allait les sauver des USA, pis maintenant, ils vont voir qu’ils vont être servis à la même sauce.

    Maintenant OGM et lois de brevets pour tout le monde.
    Grâce à tous ces sites altermondialistes pro-chinois.
    Pas étonnant que Soros a choisi la Chine.
    Un maitre du monde doit pouvoir acheter tout le monde avec sa tirelire.

    La Chine achète tout, même les sites complotistes travaillent pour la Chine. C’est facile à les reconnaitre, ils sont plein de pubs à cliquer.
    Des entreprises américaines ou autres qui travaillent pour la Chine gagnent du fric en mettant leurs pubs sur leurs sites.

    1 euro pour chaque clic. Cela doit être bien de bosser pour un site révolutionnaire altermondialiste pro-chinois. Il y en a un même qui s’est acheté une super villa et fait de la pub de Los Angeles.

    Celui-là même qui traduit les articles de Benjamin Fulford qui dit toujours que la Chine est en train de sauver l’humanité, chasser les méchants américains du globe, qu’elle a déjà pris le pouvoir en Europe et chassé les américains, et nous dit que la France retrouvera le devise liberté, égalité, fraternité.

    Oh le beau conte de fée.

    A chaque fois que je vois un article de Benjamin Fulford, j’ai envie de faire un article pour montrer que la Chine est tout le contraire ce qu’il dit.

    Et contrairement à lui, avec sources bien entendu.

    Par exemple dire que le président Chinois combat les OGMS alors qu’au contraire, les citations de lui se multiplient prouvant le contraire.

  6. amournature Says:

    Même si on réussit à annuler le TPP, si Bayer l’entreprise allemande aux pesticides tueurs d’abeilles achète Monsanto, Monsanto deviendra une entreprise européenne et donc fera du Lobby en Europe avec Bayer son propriétaire et Syngenta.
    http://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/33335/mariage-infernal-bayer-veut-racheter-monsanto

    Les géants des pesticides, des OGMS et des semences seraient alors l’Allemagne via Bayer qui veut acheter Monsanto et la Chine via ChemChina qui a acheté Syngenta

    L’Allemagne fliquerait donc tous les paysans du monde entier aux côtés de la Chine.

    Le passé morose de Bayer
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Bayer_(entreprise)#Donn.C3.A9es_boursi.C3.A8res

    Les bourses de Bayer sont en Allemagne et Royaume-Uni

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