1936-2016: 80 ans d’Espagne anarchiste… La FAI et l’action directe

A lire absolument: Le programme de la FAI en 7 points (1927)

 

Déclaration de la Federacion Anarquista Iberica FAI 1927

C’est une injustice inhumaine qu’un homme puisse conserver la richesse produite par d’autres ou ne serait-ce qu’une partie de la terre qui est aussi sacrée à l’humanité que la vie d’un individu, ceci parce qu’il a son origine dans une exploitation violente et criminelle du plus fort sur le plus faible, créant par là-même l’odieuse existence de parasites vivant du travail des autres ; parce que cela crée le capitalisme et la loi des salaires qui condamne l’homme à un esclavage économique permanent et au déséquilibre économique ; créant également la prostitution, le scandale le plus infâme et dégradant que la société puisse infliger sur la conscience humaine, condamnant les femmes (en général) à faire d’un acte qui est le plus naturel et le plus spirituel connu de l’humain, un commerce dégradant. Nous sommes contre l’État parce qu’il restreint le libre cours et le développement normal des activités éthiques, philosophiques et scientifiques du monde et parce qu’il est le fondement des principes d’autorité et de propriété par le biais des forces armées, policières et judiciaires.

Carnet de membre de la F.A.I.

1927

« Camarada : Desde el momento que tomas este carnet, pasas a formar parte de la Organisación que posee los ideales más elevados de la humanidad : el anarquismo. Esto te obliga en todo momento a ser digno de ella, observando una conducta resta y honrada, mientras la conserves.
En cada afiliado a la F.A.I. has de ver al verdadero hermano con el que compartir las penas y alegrías. Ayudándole siempre que lo haya menester y recabando su apoyo cuando la precises.
Apoyo los órganos en la prensa del movimiento anarquista, suscribiéndote a ellos y divulgándoles por doquier. Además de pertenecer a la F.A.I., debes tener un puesto que, como productor consciente te corresponde, en la Central Sindical Revolucionaria : C.N.T. »

Traduction française: « Camarade : Au moment où vous prenez cette carte, vous faites partie de l’Organisation qui détient les idéaux les plus élevés de l’humanité: l’anarchisme. Cela vous oblige à tout moment d’être digne d’elle, en observant une conduite droite et honnête, et toujours la conserver.
 En chaque membre de la F.A.I. il faut voir le véritable frère avec qui partager les peines comme les joies. L’aidant chaque fois que cela est nécessaire et obtenant son appui quand vous en avez besoin.
 Soutenez les organes de presse du mouvement anarchiste en vous y abonnant et en les divulguant partout. En plus de faire partie de la FAI, vous devriez adhérer, en tant que producteur conscient, à la Centrale Syndicaliste Révolutionnaire, la C.N.T. »

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George Orwell sur la CNT-FAI, extrait d’“Hommage à la Catalogne”, 1938

« En gros, la CNT-FAI défendait:

  • Le contrôle direct des ouvriers sur l’industrie dans laquelle ils étaient engagés, par exemple les transports, le textile, la métallurgie etc
  • Le gouvernement du peuple par des comités locaux et une résistance à toutes les formes d’autoritarisme centralisé
  • Une hostilité sans faille à la bourgeoisie et à l’église

Les anarchistes étaient à l’opposé de la majorité des soi-disants révolutionnaires dans la mesure où bien que leurs principes étaient vagues, leur haine du privilège et de l’injustice était tout à fait véritable, Philosophiquement, communisme (marxiste) et anarchisme sont à l’opposé. De manière pratique, c’est à dire en ce qui concerne la forme de société que chacun défend, la différence est essentiellement sur une question d’importance, mais est quasiment irréconciliable. Là où l’importance pour les communistes marxistes est toujours sur le centralisme et l’efficacité, celle des anarchistes est toujours sur la liberté et l’égalité.

L’anarchisme a de profondes racines en Espagne et a de bien grandes chances de survivre au marxisme lorsque l’influence russe ne sera plus. Pendant les deux premiers mois de la guerre (civile), ce furent les anarchistes plus que quiconque d’autre qui sauvèrent la situation et bien plus tard, la milice anarchiste, malgré son indiscipline, fut de loin la meilleure combattante parmi les forces espagnoles engagées.

A partir de février 1937, les anarchistes et les P.O.U.M (NdT: Parti Ouvrier d’Unification Marxiste, qui réunissait les marxistes non staliniens engagés en Espagne…) pouvaient dans une certaine mesure être amalgamés. Si les anarchistes, Les POUM et l’aile gauche des socialistes avaient eu le sens de se combiner dès le départ et de mettre en place une politique réaliste, l’histoire de la guerre d’Espagne en aurait été sûrement changée. Mais au début, lorsque les parties révolutionnaires semblaient avoir les choses en main, ceci fut impossible. Entre les anarchistes et les socialistes demeuraient de vieilles rivalités, les POUM en tant que marxistes étaient suspicieux des idées anarchistes, tandis que du point de vue des anarchistes le “trotskisme” des POUM n’était pas préféralbe au “stalinisme” des communistes. Quoi qu’il en soit, les tactiques communistes tendirent à rassembler les deux parties. Lorsque les POUM s’allièrent aux anarchistes dans les combats désastreux de Barcelone en Mai, c’était en fait par instinct de se tenir aux côtés de la CNT et plus tard, lorsque le POUM fut éliminé par les stalinistes, les anarchistes furent les seuls qui osèrent élever la voix pour sa défense.

Donc en gros, l’alignemnt des forces fut comme tel: d’un côté vous aviez la CNT-FAI et les POUM avec une section des socialistes (du Front Populaire), soutenant le contrôle par les travailleurs, de l’autre côté les socialistes de droite, les libéraux et les communistes staliniens (soutenus par l’URSS de Staline), qui soutenaient un gouvernement centralisé et une armée militarisée et non pas de milices. »

=*=

1936-2016: 80ème anniversaire de la révolution sociale espagnole

 

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28 Réponses to “1936-2016: 80 ans d’Espagne anarchiste… La FAI et l’action directe”

  1. Un passant Says:

    Estaba en Huesca y’a pas longtemps – g vu une planque des Poum en el monte conservée en Mémoire… – mais un vieux plutôt sympa m’a raconté qu’il y a eu tortures et exécutions des 2 côtés.

  2. paixetamour Says:

    sinon tous les partis politiques ne sont pas pourris et peuvent servir de transition à la société libre:
     »
    Attentat de Nice – Responsables et coupables – L’analyse de François Asselineau

    dans la vidéo ici https://www.upr.fr/entretiens-actualite-upr/attentat-de-nice-responsables-coupables-lanalyse-de-francois-asselineau

    Publiée le 23 juillet 2016 dans Entretiens d’actualité
    François Asselineau analyse les causes et les effets de l’attentat de Nice du 14 Juillet 2016, dans un entretien donné le 18 Juillet 2016.

    1ere partie :

    00:09. Condoléances et rappel du communiqué du 15 juillet
    01:25. Le lourd tribut payé par les musulmans et le mythe de la guerre « Islam contre occident ».
    06:16. Amateurisme et irresponsabilité du gouvernement.
    09:25. La politique agressive de l’OTAN et de l’UE: Lybie, Syrie, Soudan…
    17:32. Le verrouillage de la démocratie et la déclaration stupéfiante de Ségolène Royal.
    21:25. Pourquoi la société voulue par nos gouvernants produit des détraqués et des désespérés.
    27:07. Les 1,3 millions de morts civils commis par l’OTAN représentent plus de 15000 fois l’attentat de Nice.
    28:51. Les propositions et les engagements de l’UPR pour mettre fin au terrorisme.

    • tous les partis politiques servent le but oligarchique de la division, tous sans aucune exception ! Le politique a été vendu et acheté il y a belle lurette par « l’économique » et son cartel mortifère, tout(e) politicien(ne) est écrasé(e) sous ce fardeau et ne peut rien faire a contrario, quelles que soient ses bonnes intentions potentielles.
      Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais.
      Se préoccuper de tout parti politique et de son petit chef gesticulant est une perte totale de temps qui détourne de la véritable nécessité: celle de l’union hors système pour (re)construire la société des sociétés, celles des confédérations des associations libres.
      Toute personne qui demeure engoncée dans l’idée de l’État et d’état-nation est soit leurré, soit un complice/suppôt de l’oligarchie, dans les deux cas un soutien du consensus du statu quo oligarchique.

  3. J’ai intégré par une mise en lien vers cet article dans ce billet = https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/07/21/un-futur-si-simple/
    Qui traite de votre exemple de commune fondée sur les associations libres « Germinal de la Sierra – Ville Anarchiste » Colonne Kropotkine – Espagne Libertaire. JBL

  4. C’est un gros mensonge et donc tromperie que de confondre communisme et marxisme. Marx n’a pas donnée de modèle pour le communisme, il a juste fait la critique du capitalisme. Marx n’était pas marxiste. Donc, parler de marxisme comme modèle économique communiste est une tromperie et le marxisme n’a jamais existé. Maintenant, la centralité ne relève pas du système politique et économique, mais du niveau de complexité de la société en question. Autrement dit, au delà d’un certain seuil, la centralité n’est plus une option, mais une condition. Là n’est pas ce qui fait d’une société qu’elle soit anarchiste, socialiste, communiste ou même capitaliste, ce qui fait la différence, c’est la structure hiérarchique, dans sa raison d’existence qu’est de permettre l’action coordonnée et concerté. Il ne s’agit donc pas d’une hiérarchie de commandement (uniquement nécessaire en état d’urgence et seulement dans cette condition, donc, inutile et surtout, le pire ennemi en état de paix, donc, maintenant toujours l’état de menace et si c’est insuffisant, l’état de guerre), mais de la hiérarchie des priorités sociales. Horizontale ou verticale. Sachant qu’un système hiérarchique est horizontal, dès lors que la hiérarchie part de la base et s’applique partout avec la même rigueur, donc, indépendamment de sa position sociale et économique. Cela découle du principe d’équité, de justice. En système vertical, la hiérarchie par du sommet et s’appliquent en raison de sa position hiérarchique.

    • « Le manifeste du parti communiste » ?… si c’est pas une recette de communisme autoritaire d’état qu’est-ce que c’est ?… Marx pensait effectivement que l’État disparaîtrait, mais que le « parti d’avant-garde », hiérarchisé et centralisé, centralisant tout avec l’état perdurerait.
      La centralisation ne dépend pas de la taille d’une congrégation politique, dès que la société traditionnelle (communiste naturelle) se divise en dominants et dominés, les dominants centralisent le pouvoir même à l’échelle d’un village. La société hiérarchique est verticale et coercitive, la société égalitaire non-divisée est horizontale et non-coercitive.
      Il est certain que Marx a été abusé dans ses idées, mais son autoritarisme égomaniaque élitiste s’est manifesté dans ce qui amena la scission de la 1ère internationale sous la pression des anarchistes…

      • Herve Hum Says:

        Si le manifeste du parti communiste donne la recette du modèle économique communiste, je serai curieux de la connaître, car je ne l’ai point vu ? La seule chose qui est écrite, c’est effectivement la manière de prendre le pouvoir et les premières mesures qui en découlent, mais avec les mêmes recettes que le système capitaliste, donc, anti communiste. Et pour cause, Marx savait très bien ce qu’est le capitalisme et sa critique est excellente, mais c’est tout le contenu du manifeste. Marx n’a pas su en déduire le modèle communiste. Et c’est bien là le hic, c’est qu’aucun penseur catalogué communiste n’a été en mesure de décrire le modèle communiste, mais uniquement un modèle politique anti bourgeois tout en caricaturant, donc conservant, le même modèle économique capitaliste. Ici, l’état n’est pas en cause. c’est absurde. Ceci, car on ne peut imputer quoi que ce soit à l’état, parce qu’il s’agit là d’un outil et non d’un sujet, ce dernier étant celui qui en a le contrôle (de l’appareil d’état). Autrement dit, accuser l’état, c’est confondre le marteau avec la main. Vouer l’état aux gémonies parce que au main de la bourgeoisie, c’est jeter le bébé avec l’eau du bain. idem pour le principe du salariat, la monnaie, la bourse, se sont des instruments nécessaires à toute société hyper complexe. Et si les penseurs anarchistes, communistes ou autres ont échoués à élaborer un modèle autre, c’est qu’ils confondaient trop sujets et objets ou outils.

        Nous sommes d’accord que la société communiste ne peut être que démocratique et anarchique, mais je soutiens que la centralité est une condition liée à la complexité de la société, donc, liée à sa démographie et niveau technique. Ceci, parce que au delà d’un certain seuil de complexité, il faut obligatoirement un système d’organisation pour connaître les besoins et moyens de tout un chacun et de pouvoir les satisfaire autant par une production artisanale, donc locale, qu’une production industrielle et non locale.

        La différence porte sur la nature du profit (gain de productivité en système communiste) et sur sa redistribution, « équitabiliste » et non pas égalitariste. Equitable, parce que la règle se résume à cette formule « nul ne peut prétendre à plus de droits qu’il n’accomplit de devoirs et nul ne peut se voir exiger plus de devoirs, qu’il ne réclame de droits’.

        Le modèle communiste se fonde sur le principe d’équilibre dans l’échange via la responsabilité (en lieu et place de la propriété qui exigeait le déséquilibre), dont la définition est « la capacité de défendre ses droits ET devoirs envers autrui »‘, non envers soi même, c’est absurde, car c’est là que réside la souveraineté, où la propriété est la liberté de vivre selon sa véritable nature d’être. Autrement dit, la propriété est alors ramenée à l’intérieur de l’être humain et rejoins ainsi la souveraineté (seule manière de marier liberté de ses choix, et respect ceux d’autrui). Ici, c’est l’arme juridique pour abolir la propriété, car elle permet d’utiliser la loi de l’habeas corpus pour attaquer et interdire la propriété économique. Donc, en utilisant la loi qui à déboulonnée l’ancien régime, pour déboulonner le régime bourgeois et amener le régime anarchique, qui ne peut être égalitaire, mais uniquement équitable.

        Et bonne année !

        • Le manifeste du PC est politique et pas économique, juste, ce n’est pas une méthodologie économique.
          Les anarcho-communistes (tendance Kropotkine, Landauer) ont mis en place une société viable et qui a fonctionnée avant d’être écrasée dans un bain de sang de l’extérieur par une coalition étatique en Espagne 1936-39 par exemple. Cette société fut fait en aboutissement d’une pratique anarchiste dans bien des régions espagnoles depuis 1868. Il aura fallu une coalition étatique fasciste brun et rouge et de républiques soi-disant modérées (France en tête) pour en venir à bout… Il en fut de même avec la répression de la Commune de Paris: la France battue par la Prusse en 1870 supplie son vainqueur de lui rendre ses armes pour combattre la révolution sociale, la Prusse, payée par les mêmes banquiers ne l’oublions jamais, coopère et observe l’état français écraser la Commune dans un bain de sang. La république « modérée » assassine plus de 30 000 Communards durant la semaine sanglante et en déporte presque autant dans les bagnes outre-mer. Le tout sous l’œil complice de l’état prussien. L’État et ses commanditaires banquiers étaient saufs…
          L’État est un outil, fait pour opprimer, museler et canaliser. Il est coercitif dans sa nature même. Personne ne choisit de vivre sous forme étatique, c’est imposé, par la force. Par qui ? L’oligarchie à qui il profite et qui s’en sert pour maintenir ses privilèges obsolètes. Changer les gugusses d’en haut de la pyramide (c’est toute l’affaire foireuse et politiquement inepte réformiste) n’est que reculer pour mieux sauter tant le système est corrompu et corrupteur par nature. Il est fondé sur une société artificiellement divisée et maintenu en l’état à dessein de contrôle. L’inégalité est artificielle, la loi naturelle est égalitaire dans son organisation. L’État est l’entité artificielle, devenant organique par la soumission forcée des peuples qui le constitue, qui maintient la division politique de la société au profit du plus petit nombre. Il n’a ABSOLUMENT aucune raison d’être, aucune. Il n’est pas la « réalisation de la Raison dans l’Histoire » comme le prétendent certains philosophes, il est un cancer, qui allié au capitalisme est entré en phase métastatique de destruction de l’humanité pour le profit éphémère et futile du plus petit nombre.
          Dans la même veine, le salariat est la nouvelle forme de l’esclavage et doit disparaitre avec l’État, dans le même temps que celui de la construction de la société des sociétés. C’est là la grande différence entre les anarcho-communistes (dont nous sommes) empruntant et adaptant la vision de Pierre Kropotkine et les anarcho-collectivistes tendance bakouninienne (nous n’aimons pas caractériser les choses de la sorte, nous le faisons ici dans le seul souci de replacer les idées et solutions dans un contexte précis…) L’anarchie n’est pas une « idéologie », c’est un mode de vie et de pensée, qui si permis de s’épanouir rallierait en très peu de temps la très vaste majorité des populations et rendrait état, capitalisme et institutions obsolètes en un rien de temps.
          En cela, les penseurs et acteurs anarchistes dans l’histoire n’ont pas du tout échoué, bien que des erreurs aient été bien évidemment commises (toujours sous la pression d’une conjoncture de guerre: Commune de Paris, Ukraine 1918-1923, Kronstadt 1921, Espagne 1936 ou de grosses tensions politico-économiques comme en Italie en 1920 et la phase des Conseils Ouvriers, trahis par les communistes autoritaires marxistes ce qui eu pour résultat l’avènement de Mussolini, on connaît la suite…) à élaborer un modèle de société anarchiste. De fait, ce fut mis en application et à chaque fois écrasé par une coalition étatique qui se voudrait improbable sur le papier…
          La centralisation n’a rien d’une « technique de haut niveau pour une société complexe », c’est un système de contrôle bureaucratique et d’oppression pour le maintien institutionnalisé des inégalités politiques, économiques et sociales qui en découlent. La société n’est pas « complexe » au point de s’en remettre à un « pouvoir centralisé », elle est de fait simple à gérer depuis la base organisée de manière égalitaire et en confédération de communes d’associations libres, comme le fit le « communisme primordial ». L’État est aussi l’outil de la confusion et du « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué », appliqué de manière artificielle.
          On en vient alors toujours nécessairement à la propriété privée ou étatique, qui est aussi une forme privée (à ne pas confondre avec la possession) des moyens de productions, de distribution et de services). Celle-ci est le vol comme Proudhon l’a si bien expliqué. Dans toute propriété privée, quelqu’un à un moment donné a été volé, ce qui fit dire à Balzac que « derrière toute grande fortune se cache un crime ». La propriété est la source profonde de l’inégalité et est un non-sens social total, une création contre-nature. Comment à un moment donné quelqu’un a t’il pu dire: « vous voyez ce bout de terrain de là à là ? et ben c’est à moi et si vous êtes pas contents je vous fous sur la gueule… » La propriété ne peut-être maintenue que par la force (physique dans un premier temps et/ou de coercition sociale). Elle est aussi un cancer entré en phase métastatique qui ronge la société humaine.
          Nous finirons avec ces paroles de Gustave Landauer que nous avons rappelées dans nos vœux 2017, paroles simples et lucides quant aux aspirations naturelles de la société humaine:
          “La société est la société des sociétés; une ligue des ligues des ligues, un monde commun des mondes communs des mondes communs ; une république des républiques des républiques…
          Les socialistes ne peuvent en aucune manière éviter le combat contre la propriété foncière. La lutte pour le socialisme est une lutte pour la terre ; la question sociale est une question agraire !
          L’objectif est le peuple, la société, la communauté, la liberté, la beauté, la joie de vivre. »
          ~ Gustav Landauer, 1911 ~

  5. Herve Hum Says:

    Bonjour,

    La raison d’être de la politique est économique, aussi, un manifeste qui parle politique sans parler économique est vide ou si vous voulez, c’est exprimer un voeu sans expliquer comment se donner les moyens de le réaliser.

    Pour le reste, vous ne m’apprenez rien, surtout le fat que le modèle économique communiste est par nature holiste et pacifique, de fait, il ne peut lutter avec les armes contre le système capitaliste qui lui, se nourrit de la guerre pour vivre. Autrement dit, le communisme ne peut vaincre le capitalisme par la violence, mais par la paix. C’est ce que montre le cas espagnol et avant lui, toutes les sociétés vivants sur le principe communiste. l
    e communisme primordial s’est développé dans un monde où la conscience humaine se voulait soumise à la nature, le capitalisme se développant avec une conscience humaine soumettant la nature. Je ne vais pas m’étendre là dessus car il faut faire des développements qui prendraient trop de place où il faut faire appel à des outils logiques que l’esprit humain dominé par la pensée capitaliste se refuse encore d’affronter, même si tout l’y pousse et finit par l’y contraindre. Ceci explique votre malcompréhension de ce que j’écris.

    En effet, vous persistez à confondre l’objet et le sujet. Je me répète, l’état est un outil, dont le contenu et l’objet dépendent de ceux qui en ont le contrôle. Si on doit effectivement supprimer l’Etat bourgeois, on ne peut se passer d’une structure assurant la cohésion économique entre les différentes communautés locales. Qu’on l’appelle Etat ou autre, une telle structure s’impose d’elle même. Au niveau économique on peut se passer d’Etat dans des sociétés non industrielles, mais pas si on veut rester avec une société industrielle, donc, avec un haut niveau technique. Le système communiste n’est pas communautariste au sens où il serait un agglomérat de communautés défendant leur propres intérêts (cela aboutit obligatoirement au capitalisme), mais communautaire au sens où toutes les communautés oeuvrent pour toutes les communautés, donc, ou chaque communauté n’est pas souveraine et reconnait que c’est l’intérêt général de toutes les communautés qui s’impose à elle. Je rabâche le fait que, dès lors où une communauté proclame sa souveraineté, alors, elle proclame son adhésion au principe capitaliste et rompt avec le principe communiste. C’est mécanique, car le principe de l’intérêt personnel placé devant son utilité communautaire, peut s’étendre (dans un monde globalisé) au niveau d’une communauté face aux autres communautés. c’est le principe capitaliste reproduit au niveau des communautés que sont les nations !Bien sûr, le jeu est truqué, car dans le système capitaliste, une nation sert les intérêts particuliers de la minorité propriétaire de l’économie. Mais elle vend le principe communiste d’union sacré pour lutter contre l’ennemi extérieur. C’est un jeu complexe, obéissant à des lois naturelles inviolables dans leur principe.

    Enfin, ce que dit Landauer est juste, même s’il était très loin de comprendre les développements de ce qu’il écrit, notamment le fait que si « la société des sociétés » obéit au même principe que la société de base, elle ne répond pas aux mêmes conditions d’applications car elle ne se situe pas à la même échelle. Pour le dire simplement, la société des sociétés ne considère pas la personne humaine comme individu, mais la communauté en elle même. C’est à dire, que chaque société composant la Société sont considérés, vis à vis d’elle, comme les individus la composant, où les individus composant chaque société s’estompe, s’efface pour ne laisser que la voix communautaire. Et aucun exemple de société communiste ou anarchique échappe à ce principe. Aucune échappe à la nécessité de centralisation, non pas du pouvoir, mais de l’organisation communautaire. Un conseil qui se réunit obéit au principe de centralisation de la décision sans laquelle, aucune coordination, cohésion, harmonisation est possible.

    Autrement dit, le capitalisme se contente très bien d’un système fait uniquement de communautés ,dès lors où celles-ci affirment leur propre souveraineté relativement aux autres. La souveraineté (au delà de soi même, donc, prise sur autrui) étant la condition de la division et de l’opposition, donc, de la concurrence et donc, de la nécessité de chefs et donc, de la hiérarchie du pouvoir et donc, de l’intérêt personnel sur le général. C’est une suite de relations de causalités impossible à changer par la conséquence !

    Pour terminer, je vous invite à bien réfléchir au fait que le communisme et l’anarchisme impliquent de transposer la propriété économique en responsabilité économique (j’ai écris une série d’articles sur Agoravox qui développent un peu le principe), car il est IMPOSSIBLE d’abolir la propriété sans lui trouver un substitut au moins égal en valeur, or, la seule valeur très supérieure à la propriété est la responsabilité et elle seule. Responsabilité définit comme étant la capacité de répondre de ses droits et devoirs envers autrui et non envers soi même, car c’est là que réside la souveraineté, celle de ses choix de vie et qui est la profession de foi de tout anarchiste.

    en société communiste, capitaliste ou autres, ce qui domine, c’est le principe directeur qui définit les relations entre les membres de la société. La politique consistant à le mettre en oeuvre. Et sur ce point, vous avez raison, la très large majorité des gens plébiscites l’équité sociale et donc, la responsabilité plutôt que la propriété. Mais pas l’égalité, ceci, car chacun est différents dans ses aspirations et talents, or, ni le communisme, ni l’anarchisme prétendent gommer les différences et la diversité, mais uniquement interdire l’exploitation de l’homme par l’homme.

    • D’accord sur certains points pas sur d’autres. 😉
      La société anarchiste se fonde sur l’individu, sur sa liberté décisionnaire au sens égalitaire, de là les individus s’associent, se « fédèrent » et pour fonctionner étendent le principe des associations, mais à aucun moment l’individu est-il ignoré ou n’est considéré que dans sa fusion au collectif. L’individu est la base car c’est lui quo s’associe. Dans les conseils, la décision est prise à l’unanimité, ce qui encourage l’harmonie. 95% des décisions si elles sont prises pour l’intérêt général réel puisque le profit et le conflit d’intérêt n’y sera plus possible, seront prise à l’unanimité, car elles auront un sens pratique de bon sens commun où l’étiquette de prix aura disparu. L’État asservit et assujettit l’individu, pas la société anarchiste, l’individu émancipé, évoluant dans une société égalitaire ayant transcendé la division. En société, l’économique est assujetti au politique et non pas l’inverse. La division de la société est avant tout et originellement politique, l’économique suit, même si de fait depuis un certain temps état et politique sont assujettis à l’économique, ceci n’est pas la « logique implacable » des choses, c’est une inversion perverse directement liée à l’alliance pour le contrôle oligarchique, favorisée par l’État et ses institutions coercitives par design.
      Toute société peut parfaitement se structurer sur le modèle du : « A chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins » (à bien méditer, car cette maxime anarchiste va très loin dans sons application pratique, comme cela a déjà été fait et mis en place dans le passé…) dès lors que tout est vu comme étant patrimoine commun, utilisé dans un véritable élan progressiste. Le « progressisme » tant à la mode de nos jours, c’est çà: une société émancipée du joug étatico-captialiste se développant dans le seul souci du bien commun, sans plus aucune étiquette de prix si on veut le dire comme çà. La valeur marchande est une fabrication qui annihile l’essor humain, qui lui brûle les ailes pour le seul profit du petit nombre.
      Le modèle de société actuel (depuis l’avènement des états et de leur puissance croissante depuis 5 ou 6000 ans) est totalement au bout du rouleau et contrairement à ce que pensait Marx, le capitalisme n’engendrera pas le socialisme, celui-ci surgira du changement d’attitude massif des gens envers lui et l’outil de coercition oligarchique: l’État, la formation d’une société parallèle des associations libres qui rendra de facto obsolète toutes les institutions centralisées étatico-capitalistes.
      Alors cela ne se produira peut-ête (sans doute) pas de notre vivant, nous en avons parfaitement conscience, mais c’est l’avenir de l’humanité. A défaut, l’espèce humaine s’éteindra sur cette planète de par sa propre ignorance.
      Au bout du compte, il est important de comprendre également que notre arrogance (en tant qu’humain) est d’une telle force que cela frise le pathétisme absolu. Notre discussion n’a que très très peu d’intérêt dans la mesure où l’humain si arrogant est la seule espèce vivante totalement inutile à la planète Terre. La disparition des abeilles, juste pour donner un exemple parmi tant d’autres, serait un cataclysme écologique sans précédent sur cette planète ; la disparition totale de l’humain ne changerait absolument rien de manière dramatique sur Terre. Nous n’avons depuis le néolithique, pas eu la moindre influence positive sur l’environnement, nous ne faisons que prendre sans rien donner. N’est-ce pas là une définition possible d’un parasite ?…
      Juste histoire de situer notre discussion dans son contexte naturel réel. 😉 😀
      Merci de l’échange.

      • Hervé Hum Says:

        Bonjour,
        j’ai d’abord produit l’analyse que vous donnez ici, que je partage pour beaucoup, notamment sur l’arrogance humaine, mais je me suis pas arrêté là.

        Vous écrivez « La société anarchiste se fonde sur l’individu, sur sa liberté décisionnaire au sens égalitaire ». Cette phrase est une aporie, car la liberté de décision ne peut être égalitaire. tout simplement parce que le principe d’égalité réside dans le renoncement à sa propre liberté de décision pour la soumettre à celle de la communauté qui, seule, définit l’égalité. Autrement dit, vous commencez par imposer un interdit à la liberté de décision, celle d’avoir une position particulière et non communautaire. A terme, plus vous chercherez à atteindre l’égalité, plus vous serez amené à supprimer la liberté de décision individuelle. Le hic, c’est que toute société est composé d’individus avec des capacités et aspirations différentes.

        Vous écrivez d’ailleurs, à l’appui de cette phrase, l’aphorisme bien connu « « A chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins »; 0r, cet aphorisme ne se fonde pas sur l’égalité, mais sur l’équité. Entendons nous bien, l’égalité consiste à donner à chacun la même chose, l’équité de donner selon le rapport travail / récompense et non capacité / besoin car dans ce dernier cas, il faudra l’usage de la force pour imposer à ceux qui pensent en terme d’équité (le cheval de Troie des capitalistes) de se soumettre au dictat de l’égalité. De c e point de vu, l’égalitarisme est surtout une vision communiste et l’équité une vision anarchiste, car seule l’équité permet de respecter la décision de chaque individu, tout en devant respecter les limites communautaires.

        Je le résume de la sorte

        l’intérêt général est la somme des utilités particulières à l’accomplissement de la volonté générale, définit (la volonté générale) par la somme des besoins et aspirations de chacun, dans la limite des contraintes jugés supérieures que sont le respect des autres formes de vies et les droits/devoirs intergénérationnels.

        On peut le résumer de cette autre façon :

        le laisser aller économique commence là où s’arrête les nécessités du contrat social et s’arrête, là où commence les contraintes écosystémiques et les droits:devoirs intergénérationnels.

        La liberté économique est donc la variable d’ajustement des nécessités et contraintes précités.

        Selon ces aphorismes, une personne trouve son intérêt particulier (principe impossible à supprimer autrement que par la violence, la dictature) par son utilité à faire prospérer la société. Donc, où ses capacités sont le mieux considérés et exploités par la société, mais où la personne se voit récompensé en conséquence. l’aphorisme stipulant que ladite récompense (considéré comme un besoin par l’individu) ne peut se faire au delà de son propre apport et au delà du cadre définit par la communauté toute entière.

        Ici, l’égalité ne porte pas sur la redistribution ni sur la jouissance de biens matériels, mais sur les conditions d’accès aux biens non nécessaires définit par les aspirations de chacun.

        La compréhension des lois qui gouvernent l’Univers, montre qu’il est impossible de supprimer un principe une fois que celui ci est établit. Autrement dit, le principe capitaliste de recherche du profit particulier ne peut être supprimé, même avec la plus grande violence tout comme le capitalisme n’a jamais pu supprimer le principe communiste malgré tous ses génocides, guerres, manipulations et conditionnement des esprits. Toutefois, si un principe ne peut être supprimé, il peut et doit être décalé lorsque les conditions l’exige. C’est ce qu’exige la société actuelle, de déplacer le principe capitaliste du profit au second degré et non plus au premier. C’est à dire, qu’il devient un jeu où donc, les compteurs sont remis à zéro selon certains critères.

        Comprenez bien que la nature et donc tout l’Univers, montre une relation d’intrication entre division et union (principe de dualité) selon un mécanisme, donc des règles très strictes qui ne sont pas encore reconnu et donc maitrisé. Une ignorance plus volontaire qu’autre chose, car sa connaissance aboutit à démontrer que le capitalisme ne peut plus être au 1er degré de la réalité et doit être remplacé par l’anarchisme. Autrement dit, il ne s’agit pas d’une option, mais d’une condition sans laquelle la seule alternative sera la guerre globale pour permettre au système capitaliste de survivre, car sans cela, il ne peut que s’effondrer.

        Bon, je ne m’étendrai pas plus, mais je vous invite à aller lire mes articles sur agoravox, je traite essentiellement de la responsabilité comme seule alternative à la propriété et comme seul moyen pour passer à une société holiste, égalitaire dans ses règles et équitable dans sa redistribution des richesses produites.

        Sinon, vous persistez à confondre l’objet et le marteau, l’Etat est un objet, un outil, donc, qui ne pense pas. Son usage et ses spécifications dépendent du sujet qui en a le contrôle. Pour donner un exemple, un couteau de cuisine sert à cuisiner, mais si vous le confiez à un psychopathe, ce même couteau deviendra une arme pour tuer ses congénères, mais il ne vous viendrai pas à l’esprit de supprimer l’usage des couteaux. Certains outils sont intrinsèques à la société, que le système soit capitaliste ou autre. Car, « la société des sociétés » de Landauer n’est qu’un autre nom donné à l’Etat. Vous avez changez le nom, mais pas le principe lié à la condition d’existence de toute société, l’organisation. La raison d’être de la société des société est d’organiser les relations entre les sociétés de bases, c’est le même rôle dévolu à l’Etat.

        Dans le système capitaliste, servir l’état, c’est servir les intérêts particuliers des propriétaires économiques, dans le système anarchique, servir l’état, c’est servir les principes auxquels tous les membres de la société acceptent de se soumettre, sans exception aucune. Autrement dit, faire en sorte qu’il n’y ait plus de personnes de pouvoir. Mais encore une fois, la condition pour cela est l’état de paix, car l’état d’urgence exige de facto l’élection d’une personne de pouvoir. Voilà pourquoi les dirigeants US promeuvent tant la guerre partout dans le monde tout en prétendant oeuvrer pour la paix. C’est la politique du pompier pyromane, très largement utilisé depuis quelques milliers d’années, car cela a permis l’avènement du capitalisme !

        Merci aussi à vous pour l’échange…

        • Marrant, car il y a pas mal de choses sur lesquelles nous sommes d’accord, mais d’autres absolument pas comme par exemple l’assimilation de la société anarchiste ou « société des sociétés » à un « état » sous un autre nom, aussi le fait que nous ne contestons pas que l’État soit un outil, nous le disons souvent, mais il est aussi devenu un « acteur » parce qu’il est indissociable des humains qui s’en servent, de plus nous le répétons, il est construit pour être diviseur et oppresseur et ne peut en aucun cas être réformé ou rendu vertueux comme dirait certains politologues. L’État contient en son sein les conditions nécessaires à l’oppression et à la perpétuation du monopole de la coercition.
          égalité et équité, certes, la seconde s’appliquant à la maxime anarchiste, l’égalité quant à elle est assurée par la fin de la division politique de la société suivie de la fin de la division économique. En société anarchiste, on retourne au pouvoir dilué dans le peuple, à la « chefferie sans pouvoir » chère à Pierre Clastres.
          L’impossibilité de la suppression d’un principe établi, certes… Mais cela n’a rien à voir ici. Dire que la création de l’État par l’humain est du même ressort que la gravité ou les lois de la thermodynamique est une erreur fondamentale. Les « économistes » tous plus inutiles les uns que les autres font le même type d’erreur, appliquant des formules « mathématiques » à quelque chose qui A ETE CREE de toute pièce par l’Homme, pour renforcer toujours plus avant la notion d’inéluctabilité de la situation… Là encore, arrogance que de voir et croire les soi-disants principes inventés par l’humain comme des principes irrévocables de l’univers une fois établis… 😉 😀
          L’État a été fait, il peut être défait, « l’économie », la valeur marchande, la propriété sont des inventions humaines déviantes de la loi naturelle, et toute ces inepties peuvent être défaites, c’est une évidence même. On ne dit pas que c’est facile, le niveau de turpitude ayant atteint le degré zéro de la connerie intersidérale, mais sur le fond, ce ne sont que des inventions humaines qui ne sont en rien, nous disons bien EN RIEN des principes fondateurs de l’univers ! et ne peuvent donc en aucun cas suivre la loi de non réversibilité des principes. Franchement, tu crois vraiment des trucs pareils ?… 😀 😀
          Bien d’accord avec le dernier paragraphe… un bémol néanmoins: une situation d’urgence ne nécessite pas une « personne au pouvoir » que non ! Elle nécessite la préparation préalable du peuple à sa défense, c’est pourquoi nous sommes en faveur du peuple en arme, non pas commandé par un général en chef, futur tyran, mais conseillé par des leaders naturels dans le domaine (comme en tout) en qui la confiance collective reposera, comme ce fut le cas par exemple avec les chefs de guerre amérindiens qui furent suivis en temps troublés, respectés en temps de paix mais qui n’avait aucun pouvoir à long terme. Ce fut la crise de quelqu’un comme Géronimo sa vie durant. Suivi au combat quand l’intérêt général de la nation Chiricahua le demandait, mais ignoré par les siens lorsqu’il poursuivait sa vendetta personnelle, suivis seulement par une poignée de fidèles. La détention du pouvoir est impossible dans une société égalitaire, c’est à dire dans une société où il n’y a pas (plus dans le futur) de division politique, puis économique de la société, lorsque le pouvoir est de nouveau dilué dans le peuple, là où il est particulièrement soluble et de là ou il n’aurait jamais dû sortir de solution.
          Ce que nous pensons et avons expliqué en différents endroits sur ce blog est que l’État est ce que Hegel appelait « la ruse de la Raison », donnant l’illusion de la fin de l’histoire, alors qu’il n’est qu’un effet pervers. L’humanité a été à un moment donné à la croisée des chemins et a fait un (mauvais) choix: celui de la division. Peut-être fut-ce un mal nécessaire pour que le chemin de la tangente devienne plus clair à suffisamment de personnes pour entraîner le changement radical passant par la révolution sociale qui ne peut pas être violente, mais qui viendra d’un glissement s’opérant sous les effets d’un changement d’attitude de suffisamment de personnes envers des institutions obsolètes auxquelles elles tourneront ostensiblement le dos pour créer les fondements de la société humaine émancipé: les associations libres et leur confédération volontaire hors structure pyramidale et coercitive.
          Tout passe par mettre un coup d’arrêt à la division artificiellement créée de la société et d’entamer le processus de redilution du pouvoir dans le peuple. L’État en est un obstacle, qui arrive en fin de parcours. Le processus de retour au communisme primordial est enclenché, les institutions tomberont comme un fruit trop mûr, faudra peut-être un coup de pied ou deux pour faire tomber les dernier fruits pourris, mais çà se fera, devra se faire sans douleur. L’État et le processus de division et rapport dominant/dominé qui l’anime sont cernés. La fin est proche. Quand on dit fin, çà prendra le temps que çà prend à l’échelle de l’histoire, on le dit et le répète, çà ne se fera sans doute pas de notre vivant, mais c’est sans aucun doute le chemin que çà prend, ce sera çà ou l’annihilation de l’espèce humaine, ce qui ne changera absolument rien aux principes de l’univers ! On devrait être d’accord là dessus… ;-(
          fraternellement

  6. Herve Hum Says:

    Salut,

    Je reviens poursuivre ou terminer cet échange.

    Tu me dis que « L’État contient en son sein les conditions nécessaires à l’oppression et à la perpétuation du monopole de la coercition. »

    Désolé de te le dire, mais aucune société ne peut exister sans le monopole de la coercition. Autrement dit, pour qu’il n’en soit pas ainsi, tu dois renoncer à toute forme de société, donc, à votre « société des sociétés ». Sans ce monopole, il n’y a pas de société, mais le chaos.

    L’état, contient en son sein autant les conditions à l’oppression que les conditions à l’interdiction de l’oppression. En tant qu’outil, il est ce que les citoyens en font. Un outil dépend toujours de son utilisateur. Par contre, ce qui est vrai, c’est que le paramétrage de l’état dépendra de l’objectif recherché par ceux qui en ont le contrôle. L’état n’est donc pas un « acteur » en tant que sujet, mais le faire croire permet effectivement de faire accuser le marteau plutôt que la main qui le tient. Méthode de manipulation très efficace auprès des faibles d’esprits, dont votre Clastre, car « la chefferie sans pouvoir » n’a aucun sens, c’est une aporie ou si tu préfère, est vide. Par définition, chefferie, signifie, centre de décision et s’il n’en est pas ainsi, alors, c’est qu’il n’y a pas de chefferie et alors, effectivement, elle est sans pouvoir. Bref, vous êtes dans le raisonnement absurde.

    Je continu à répondre à ton commentaire en suivant sa chronologie, pour en venir à l’état comme principe. Celui ci n’est un principe que relativement à la société qui le fait naître et uniquement vis à vis d’elle. Autrement dit, sans la société, l’état perd toute raison d’être. Et on en revient au fait que pour supprimer le principe d’état, il « suffit » de supprimer la société et donc votre « société des société » avec. Cette dernière ne pouvant être placé sur le même plan que la société de base, car sinon, ce ne peut être la société des société, mais uniquement, une société parmi d’autres sociétés. Il y a des règles strictes et inviolables de relations de causalités. Même si l’esprit humain prétend en faire n’importe quoi, il ne fait que sombrer dans l’aberration et/ou la folie lorsqu’il s’en éloigne. Et plus on ni une relation active, plus elle accumule d’énergie qui finit toujours par exploser, telle une cocote minute.

    L’arrogance humaine est ici, croire pouvoir passer outre le principe de relation de causalité qui est maître en tout domaine, toute dimension, donc, en toute sciences, dure ou dites « humaines ». Le principe s’applique avec la même rigueur. Dieu lui même ne saurait y sursoir !

    Comprend bien, le seul principe fondateur de l’Univers, est le principe de relation de causalité et lui seul, mais, l’Univers dans lequel on vit est évolutif et c’est cette même évolution qui fait naître de nouveaux principes qui s’ajoutent aux précédents. Je répète une autre fois car vous tu n’a pas compris ou plus sûrement, lu trop vite pour comprendre (c’est le problème avec ce que j’écris, cela demande une lecture et relecture attentive que pratiquement personne ne fait). Si un principe ne peut être supprimé une fois établi, il peut être décalé, c’est à dire, passer du 1er au 2ème degré (c’est plus subtil, mais trop complexe pour être abordé ici), selon certaines conditions strictes lié au principe de relation de causalité.

    Ainsi, le principe capitaliste de capitalisation de temps de vie par l’exploitation du temps de vie d’autrui (on ne peut accroitre son propre temps de vie qu’en s’appropriant celui d’autrui, car l’autre manière est l’immortalité) peut être décalé au second degré, ce qui signifie qu’une personne ne peut plus capitaliser le temps de vie d’autrui, mais uniquement ce que lui même est capable de capitaliser par lui même. Et ce décalage se fait par la responsabilité placé au premier degré, donc, devant la propriété, qui n’a de sens que pour permettre la capitalisation du temps de vie d’autrui à son profit (sinon, la propriété économique est vidé de sa raison d’être). C’est sans doute trop complexe pour être expliqué dans un commentaire, mais si tu veux aller plus loin, tu peux lire mes articles sur Agoravox, qui traitent tous du principe de responsabilité.

    Ce que tu écris sur Géronimo, atteste le fait qu’en situation d’urgence, il faut nécessairement un chef pour prendre les décisions liée à tout état d’urgence. En effet, ce n’est qu’une fois la décision prise de renoncer à la lutte armée, donc, où la situation n’était plus l’état d’urgence, que Géronimo perdit son pouvoir. Surtout, tu confirme bien le fait que la chefferie incarne le pouvoir et donc, est tout, sauf sans pouvoir. Ici, tu fais simplement l’expérience de la toute puissance du principe de relation de causalité où, plus tu essai de le contredire et plus tu sombre soit dans le ridicule, soit dans l’aberration. Rassure toi, tous ceux qui ont voulu affronter le principe en ont été pour leur frais. Moi le premier ! Autrement dit, ce n’est pas ma pensée propre que j’exprime, mais de suivre le principe de relation de causalité auquel on ne peut que se soumettre (surtout pour manipuler autrui) ou se fourvoyer, mais en aucun cas le manipuler. Comprendre que sa connaissance permet de manipuler autrui, mais croire pouvoir le manipuler aboutit à sa propre chute. Ceci, car on tombe alors dans le déni.

    Enfin, la dilution du pouvoir dans le peuple ne peut se faire que par le biais du principe de responsabilité, lequel est définit par la capacité de répondre de ses droits et devoirs envers autrui et où la souveraineté est toute entière dans sa liberté de choix (vis à vis de soi, il n’y a aucune responsabilité, celle ci n’a de sens que vis à vis d’autrui) et la propriété (selon sa définition même) étant de pouvoir vivre selon sa véritable nature d’être. Autrement dit, la dilution du pouvoir consiste à faire que chacun ou une très large majorité, acquiert l’empire sur lui même et non plus sur autrui. Principe anarchique !

    J’aime bien cet aphorisme, qui me servira de conclusion
    ;
    la liberté exige une grande discipline intérieure, la servitude un minimum et l’esclavage aucune, car la discipline est imposée de l’extérieur.

    Ah, pour ce que tu écris à la fin, on est à moitié d’accord, car c’est pour maintenant la prise de conscience nécessaire au changement et non pour dans 10 ans ! Par contre, oui, cela ne change rien au principe en lui même.

    • Non, tu ne fais qu’interpréter les choses comme çà t’arrange. Pour la société sans/contre l’État, lis Clastres. Il explique les choses 10 fois mieux que nous.
      Rien que là: « Désolé de te le dire, mais aucune société ne peut exister sans le monopole de la coercition. », tu confonds comme beaucoup état et société, c’est la propagande en action, tu en es une victime de plus. Cette propagande est tenace car assénée depuis plus de 200 ans…
      L’humanité en sortira.
      Merci de l’échange.

      • Hervé Hum Says:

        Ah bon, ainsi tu es donc incapable de défendre ta position ?

        Une fin de non recevoir n’est pas un argument, mais l’aveu de l’absence d’argument.

        Tout d’abord, l’état ne s’impose qu’en tant que « la société des société », mais en aucune manière au niveau de la société, qui elle, peut se passer d’état, mais pas du monopole de la coercition, qui est une condition de vie en société, sans laquelle, il n’y a pas de société viable.

        Monopole, ne veut pas dire qu’il y ait un chef, mais que la règle qui fonde la société soit la même pour tous. La coercition s’appliquant envers celui qui enfreint la règle commune admise par adhésion (dans le cas des sociétés servant d’exemple à CLastre), sans laquelle, il n’y a plus de règles possible. Or, pour qu’il n’y ait plus de coercition nécessaire, il faut que tous les êtres composant ladite société soient parfait au regard de la règle commune, chose qui ne se rencontre dans aucune société humaine. Le principe du chef ayant pour but qu’il y ait une règle distincte entre ce dernier et les autres. Ton Clastre confond lui aussi objet et sujet.

        Ce n’est ni moi, ni Clastre ou quiconque qui a raison, mais la raison elle même.

        Surtout, Clastre est mort et ne peut plus défendre sa position, mais seulement ceux qui s’en réclame, donc, toi même ici présent. Tu m’invite à oublier de penser, d’avoir mes propres questionnements pour épouser celle d’une personne morte. Absurde. Et cela vaut pour n’importe quel penseur.Je ne vais donc pas lire Clastre, seulement lire un résumé, qui certes est très imparfait, mais je sais par expérience qu’un penseur n’a souvent qu’une idée à défendre qui tient en une phrase ou un paragraphe, où tout le reste n’est qu’une somme d’exemples ou développement logique issu de cette seule idée, sensés démontrer la pertinence de l’idée.

        Pour en revenir à l’idée de Clastre, si dans les sociétés dites primitives comme celles toujours existantes en Amazonie il n’y a pas de chef, c’est essentiellement en raison du fait que la conscience et philosophie ou religion, place l’humain soumis aux forces et esprits de la nature, là où les sociétés occidentales les places en dessous de l’humain (Dieu leur ayant donné tout pouvoir !). Donc, d’un coté, c’est l’esprit de soumission qui domine, là où c’est l’esprit de domination, qui soumet. Dans aucune sociétés primitives servant de référence à Clastre, la propriété et souveraineté ne peuvent exister en raison de cette même soumission aux forces de la nature. C’est cette absence de souveraineté et propriété qui limite voir interdit la prééminence d’un chef. C’est plus complexe, mais faut développer…

        Bon, je n’irai pas plus loin, c’est inutile, tant que tu ou vous, ne serez pas capable de penser par vous même et non de vous en référer à un penseur mort, dont vous avez décidez qu’il est celui qu’il faut suivre et ainsi, cesser de penser par soi même. Vous ne cherchez pas ou plus à penser, mais uniquement ce qui va dans le même sens de votre croyance ou la raison n’a plus d’importance, voir, devient ennemi si elle remet en cause votre conviction.

        Pour savoir qui interprète les faits pour les faire correspondre à sa volonté, de celui qui soumet sa propre volonté à la réalité des faits, il n’y a que la raison pure ou pour moi, le principe de relation de causalité. Si Clastre pouvait se remettre en question en tant que chercheur (à condition d’honnêteté intellectuelle, chose qui devient rare), cela me semble plus problématique pour un suiveur, car ce dernier, une fois qu’il à choisi son maître à penser, ne conçoit que très rarement de s’être trompé.

        Aucun penseur, passé, présent ou futur, ne peut aller au delà du principe de relation de causalité et tous trouvent leur limites et leurs erreurs révélés par ce même principe. C’est d’ailleurs la qualité de ces mêmes civilisations dites primitives, de suivre le principe et de s’y soumettre et non de prétendre le dominer comme les sociétés occidentales. Là dessus, nous sommes d’accord !

        je terminerai par un dernier aphorisme qui est ma profession de foi et devrait être celui de tout vrai anarchiste :

        chacun doit être son dernier maître et son premier disciple.

        Sachant qu’un maître qui ne suit pas sa propre discipline, vaut infiniment moins qu’un disciple qui ne suit pas son maître.

        L’anarchisme n’est donc pas l’absence de discipline ou de règles, mais où elles sont intériorisées et non imposées de l »extérieur.

        • Réducteur et bien dogmatique tout çà, Clastres est un exemple parmi tant d’autres en anthropologie et autres disciplines qui sont arrivés à la conclusion que l’État est une « anomalie ». Le religieux n’est pas la cause de la division de la société. Les sociétés primordiales (on n’aime pas le terme de « primitives » qui tend à la confusion), qui existent toujours aujourd’hui, des dizaines de millions de gens vivent en dehors de structures étatiques aujourd’hui dans le monde, ne seraient donc pas souveraines d’après toi ? Et c’est leur manque de souveraineté et de … propriété (vraiment ?…) qui feraient qu’ils n’auraient pas de chef prééminent ? C’est exactement l’inverse… La prééminence du chef ne peut se faire parce que la société souveraine le refuse, sa structure est agencée de telle sorte que la centralisation du pouvoir est impossible, le chef (perte-parole) est en DETTE permanente envers la société, il doit tout à celle-ci et passe sa vie à redistribuer le peu qu’il a. Le pouvoir quant à lui est dilué dans les conseils et ce sont les gens qui prennent les décisions, les chefs ne faisant que les représenter eux et leurs décisions. Ceci peut se faire à petite et à très grande échelle et sur des zones géographiques très importantes. Ceci peut se faire parce que la société est une. Lorsque la société se divise, la coercition est rendu possible parce que le principe de la dette s’inverse, le chef, s’alliant à des forces coercitives auxiliaires (prêtres, guerriers) fera immédiatement payé un tribut qui lui permettra de se maintenir (un temps) en haut de la pyramide naissante et le processus fait boule de neige à partir de là.
          Personne ici n’est inféodé à un « maître », ce qui est dit l’est après analyse et réflexion. Nous sommes perplexes sur la tournure très arrogante de ton discours. Il semble que tu sois irrité par le fait que nous ne soyons pas du même avis que toi et le fait que tu ne pourras pas changer notre point de vue sur l’État et la société semble aussi t’excéder quelque peu, c’est la raison pour laquelle nous mettons fin à l’échange dans la cordialité, la joie et la bonne humeur. Tout ceci n’est pas bien grave. Il n’y a aucune fin de non recevoir, l’argumentation de tout cela se fait au fil des pages du blog. Puisque nous ne sommes pas capables de penser par nous-mêmes, il nous est particulièrement pénible de te faire perdre ton temps précieux.
          Ah oui, personne n’a dit ici que l’anarchie était l’absence de discipline ou de règles… L’anarchie c’est l’ordre sans l’État c’est bien connu… 😉

  7. Herve Hum Says:

    Ah, juste un « détail », résister au nouvel ordre mondial est une aberration, la preuve s’il en était que vous tous (les membres) êtes totalement manipulés et conditionnés par ces mêmes capitalistes auquel vous voulez résister !

    Pourquoi cela ?

    tout simplement, parce que vous militez vous même pour un nouvel ordre mondial.

    autrement dit, vous êtes dans un raisonnement contradictoire dont la conséquence est de vous interdire d’avoir un raisonnement dit progressiste, comme l’anarchie, mais réactionnaire et finalement, conservateur. Donc, défendre le système capitaliste actuel. Là, c’est une loi physique qui veut que deux forces contradictoires se neutralisent et donc, que rien ne peut en sortir. A ne pas confondre avec la dualité, qui est l’essence de toute création et donc tout, sauf contradictoire.

    Comprenez bien, c’est l’évolution de la civilisation humaine qui exige un nouvel ordre mondial dépassant le système capitaliste, la question étant de savoir de quel bois il sera fait, pas de savoir s’il est nécessaire ou non.

    De savoir s’il sera celui des capitalistes prédateurs de la vie d’autrui ou bien anarchique. Mais résister au nouvel ordre mondial en tant que tel, c’est résister à votre propre volonté de changement. Le terme de nouvel ordre mondial n’appartient pas aux capitalistes, il appartient à lui même en raison de sa propre définition. Ce n’est pas parce qu’il se sont emparé du terme qu’il leur appartient de droit et qu’il ne peut leur être contesté.

    Pour preuve, si vous ne militez pas pour un nouvel ordre mondial, à quoi donc pouvez vous militer, sinon pour le maintien de l’ordre mondial actuel ou passé ?

    C’est très vicieux, car c »est ainsi qu’on voit des partis dits communistes, socialistes ou même anarchistes, militer pour un retour au monde du XIXème siècle. Ceci, pour pouvoir résister au nouvel ordre mondial. On est en pleine aberration !

    Alors, si vous êtes contre un nouvel ordre mondial, vous êtes pour quoi ?

    • allons, allons, la résistance au NOM bien comprise est celle contre celui voulu par l’oligarchie : la fusion de l’Etat et de l’Entreprise pour en faire un fascisme planétaire supra-national. Il est en phase d’établissement, l’ultralibéralisme étant son arme de destruction massive pour que se réalise, d’après les théoriciens psychos de l’affaire, leur « Ordo ab chao ».
      Nous pensons ici que la seule façon de lutter et de vaincre cette phase ultime oligarchique est de retourner à la loi naturelle des choses d’où reviendra le plus naturellement du monde la « société des sociétés » qui n’est pas une invention, mais une redécouverte. Quand nous disons que cela a déjà été fait, nous ne prônons en aucun cas un « retour au passé » sur un plan physique ; nous avons dit à maintes reprises que le principe est universel, qu’il faut l’adapter à la société moderne, c’est ce que les communautés unifiés feront tout naturellement, ce sera plus difficile pour les sociétés occidentales modernes qui ont « oublié » le mode de comportement collectif, c’est pour cela qu’une alliance avec les sociétés traditionnelles ancrées dans la réalité naturelle et universelle est important pour la réunification des peuples sur une plateforme d’associations libres confédérées. C’est un projet politique avant tout, l’économique suivra, tout comme l’économique suit le politique dans la société, même si une inversion perverse et socio-pathologique s’est opérée en cours de chemin.
      Le principe naturel de la société des sociétés est l’anti NOM par excellence, alors est-ce en soi un « NOM » ? sans aucun doute puisqu’il s’agit d’un changement radical de système politico-social, mais ce non-système est fondé sur l’égalité, la coopération, l’entraide mutuelle, la non-coercition, la non-hiérarchisation de la société, c’est à dire une société libre.
      Sera-ce facile ? A vivre, avec la technologie à notre disposition, sans aucun doute, le plus dur est de vaincre l’inertie conservatrice de départ. Mais nous pensons qu’en cela réside le futur de l’humanité.

  8. Herve Hum Says:

    Tout d’abord, je suis effectivement irrité et je reconnais que cela influe de manière négative, voir très négative sur mon style, mais cette irritation n’a rien à voir avec vous et ne change rien sur le fond, seulement sur la forme.

    Une fois cela dit, ce qui m’irrite ici, c’est lorsque le contradicteur élude. Bref, c’est une double irritation !

    Quand à changer d’avis, c’est bien là le problème, ce n’est pas d’avis personnel dont il s’agit, mais d’analyse qui fait qu’une seule est la bonne. Le principe du débat est précisément de trouver celle qui s’impose d’elle même, car tant qu’on est dans l’avis personnel, alors, ce n’est pas la raison qui s’impose, mais l’avis du plus fort.

    Ici, comme c’est votre blog, vous êtes forcément les plus fort, je finirai par partir et vous de rester sur vos présupposés ou peu importe la raison, seul compte de rester sur vos propres convictions. Après, dire que je suis arrogant et irrité parce que je ne vous convainc pas, vous permet de vous donner l’illusion d’avoir raison. C’est effectivement imparable ! Sauf que c’est être juge et parti.

    Cela vous permet de ne pas répondre sur le fond, mais de rester sur la forme. Et ce qui est ‘irritable par nature, outre le fait de ne pas répondre, c’est lorsque vous interprétez mes propos pour leur faire dire le contraire de ce qu’ils disent. Sur ce point, je reconnais mon manque de patiente et mon irritation.

    Relisez donc mon commentaire précédent, je n’écris rien des propos que vous me prêtez dans votre réponse. J’écris que c’est la soumission à la nature qu implique la non propriété et donc, la non souveraineté sur les êtres vivants, qui permet de ne pas céder à l’idée de chef dans le sens de la société occidentale ou asiatique (si Clastre ne vous l’apprend pas, alors, il ne vous apprend rien), qui elles, s’appuient sur l’idée contraire que la nature peut et doit être soumise à la volonté humaine. C’est de partager une même conscience de son environnement qui interdit à un chef de s’imposer, où l’état (en tant que structure organique où il n’y a même plus d’armée ni de peuple en arme comme les USA ou Israël, pays anarchiques s’il en est !) n’est alors plus un problème, car il ne peut pas alors servir l’intérêt d’un seul ou d’une minorité oppressive. Mais la condition est bel et bien de partager une même conscience vis à vis de son environnement.

    Ces deux visions contraires de l’humain face à son environnement ce sont affrontés et c’est l’esprit de domination qui à vaincu (temporairement), jusqu’à ce que les conditions s’inversent dans le sens de l’humain soumis à la nature. Toujours en raison de l’évolution de la conscience humaine face à son environnement, soit, d’une relation extériorisé (domination) ou intériorisé (soumission). Dans ce dernier cas, la soumission n’est pas vis à vis d’un être humain, mais vis à vis des principes ou lois naturelles où pour paraphraser Balavoine, ce sont les lois qui font les hommes et non quelques hommes qui font la loi ».

    Pour ce qui est de l’état, vous dites que vous ne serez jamais d’accord, mais sans être capable de contredire mon argumentation. C’est là aussi, irritable par nature.

    Bref, mon « arrogance », n’est que la réaction à votre « insuffisance ».

    Mais pour la voir, il faut encore prendre le temps de la révéler et ensuite, effectivement, se rendre compte d’avoir perdu son temps avec des gens qui se moquent de l’analyse et de la réflexion, sinon de s’auto congratuler de partager la même conviction, d’avoir raison ensemble où toute personne venant les contredire est forcément un arrogant, le tout, pour rester dans la joie et la bonne humeur.

    Ce que Molière se plaisait à caricaturer !

    Voilà, inutile de répondre, je ne reviendrai pas la lire….

    Je terminerai juste en vous félicitant d’avoir raison sur mon irritation à défaut du reste.

    restez donc dans la joie et la bonne humeur en vous auto congratulant d’avoir raison ensemble…

    PS : je n’ai pas dit que vous l’aviez dit !

    • Herve Hum Says:

      erratum

      je me dois de corriger une simplification,trompeuse sur un point, aboutissant à induire en erreur le lecteur où c’est moi qui suis en faute. Je m’en excuse donc.

      En effet, la soumission de l’humain a la nature, interdit que tout humain puisse se prétendre l’égal ou le représentant de Dieu ou d’une divinité quelconque, car cela permet alors la domination de celui qui s’élève au dessus de la condition du commun des mortels;

      Bien que cette technique de domination soit très bien référencé, je me devait de la rappeler et me corriger pour ne pas laisser d’équivoque !

      Sur ce, salut !

    • On répond quand même « maître »…
      on ne fait que çà répondre sur le fond, nous ne sommes simplement pas d’accord, ce qui est irritant pour nous est ta suffisance, ta certitude inéluctable d’avoir raison au nom de la… raison. Tu parles de principe de causalité par exemple sur des choses factices créées par l’humain comme l’État et disserte sur leur scientifique irréversibilité.
      On n’est pas d’accord on t’as dit pourquoi et tu continue, tout comme nous sur ton chemin. C’est pour cela que ce débat ne peut plus aller plus loin. tu penses être le seul à avoir réfléchi à tout çà et que les autres ont forcément tort. tu as de bons arguments, d’autres sont erronés, on ne prétend aucunement avoir raison, nos pensons que la solution pour l’humanité réside dans la fin de l’État, de la coercition et en une société égalitaire, tu penses qu’on est voué à la coercition centralisée parce que la « raison » le dicte, en bon hégélien (ton maître ?…). Autrement, penses-tu que ce que nous vivons doit être accommodé (« réformé ») et qu’on doit l’accepter (fatalisme) parce que la « raison » nous empêche d’agir autrement ? Ou comment vois-tu l’avenir de l’humanité ? Déjà penses-tu qu’il faille changer quoi que ce soit ?

    • USA et Israël pays anarchiques ?… Wow ! de mieux en mieux… là on est dans la 18ème dimension !

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