Archive pour juin, 2016

Résistance politique: l’état policier français continue à se durcir et décuple sa violence sur le peuple…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, crise mondiale, démocratie participative, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, police politique et totalitarisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, société libertaire, terrorisme d'état, Union Europeenne et nouvel ordre mondial with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 23 juin 2016 by Résistance 71

Les temps sont certes durs, mais une chose est sûre: plus l’oligarchie ordonne à son cerbère l’État de violenter le peuple et plus elle a peur. Nous sommes dans un bras de fer de la peur. Qui a le plus peur de l’autre ? La clef réside dans le lâcher-prise, cesser d’avoir peur: Union et solidarité. Ce monde étatico-capitaliste est au bout du rouleau, sa fin est proche, nous pouvons accélérer le processus de désintégration par l’union des consciences politiques et préparer ensemble, en IGNORANT totalement l’État et la matrice consummériste, un changement de paradigme politique et amener la société des sociétés organique et égalitaire, seule viable pour l’espèce humaine.
¡Ya Basta!

~ Résistance 71 ~

 

Le droit de manifester directement remis en cause par l’État

CNT

22 juin 2016

url de l’article:

http://www.cnt-f.org/le-droit-de-manifester-directement-remis-en-cause-par-l-etat.html?utm_source=diaporama&utm_medium=link&utm_campaign=home&utm_content=slide-1

 

Contrairement à ce qui se dit en boucle dans les grands médias, lors de la manifestation du 14 juin contre la loi travail, la violence n’est pas venue des manifestants mais bien de la police, sur ordre du gouvernement.

Une violence policière aveugle, sans précédent, s’est déchaînée tout au long au du parcours de la manifestation. Dès le départ, le cortège de tête, avec des personnes de tous âges et de toute appartenance syndicale, est chargé de toutes parts. Les policiers tapent en priorité sur la tête, provoquant des blessures au crâne. De nombreuses personnes tombent sous les coups. La police n’hésite pas à lancer des grenades de désencerclement directement sur les manifestants, tout en les gazant. Plusieurs personnes tombent, touchées au cou, aux cuisses, entre les jambes. L’une d’elles a été blessée au dos, et se trouve aujourd’hui dans un état grave. En parallèle, un camion à eau fait son entrée et asperge les manifestants. Des lignes de CRS coupent le cortège en plusieurs morceaux et nassent 5000 personnes.

À 300 mètres de l’arrivée aux Invalides, notre cortège syndical est bloqué par les CRS, nous empêchant d’arriver au bout du parcours. Nous demandons à passer, calmement et sans violence, et là, sans aucune raison et sans sommation, notre cortège se fait violemment attaquer et charger par les policiers.

Nous prenons des coups, à la tête, au visage, sur les épaules. Les policiers visent le haut du corps avec une violence inouïe. Notre cortège est chargé, gazé, nous recevons directement au visage du gel vomitif et prégnant. Puis les policiers nous lancent dessus en pluie, et non au sol, des grenades de désencerclement. Certaines touchent notre camionnette, qui manque de prendre feu. Une personne de notre cortège est touchée à l’entrejambe, profondément brûlée. Nous l’évacuons sous les gaz et les tirs de grenade. Notre cortège est ensuite de nouveau violemment chargé et se retrouve scindé en plusieurs morceaux. Nous nous voyons contraints, face à une telle violence, d’arrêter la manifestation. Nos militants sont dispersés sur différentes rues, notre banderole et quelques camarades pris en étau dans une rue adjacente. Il nous faudra une bonne heure pour parvenir à nous regrouper et quitter les lieux. Les cortèges syndicaux qui suivaient ont subi le même sort.

Nous avons été directement témoins d’une violence policière injustifiée portée directement à l’encontre des syndicats, qui défilaient dans le calme. Les policiers qui nous ont attaqué n’ont respecté aucune règle du prétendu code de déontologie de la police, aucune règle quant à l’utilisation des gaz et des tirs de grenade de désencerclement. Les grenades étaient jetées en l’air, les coups portés à la tête, les gaz directement projetés au visage.

L’objectif du gouvernement est clair : terroriser les manifestants et bloquer la manifestation. Le 15 juin, Manuel Valls demande à la CGT de « ne plus organiser ce type de manifestation sur Paris ». Une menace directe visant à interdire les manifestations.

Non content de faire passer une loi qui détruit les droits des travailleurs, le gouvernement, à la botte du patronat, veut empêcher les travailleurs d’exercer leur droit de manifester.

Le Premier ministre souligne l’« absence de contrôle » des syndicats pendant les manifestations.

Nous dénonçons l’« absence de contrôle » de l’État et les violences policières qui se déchaînent sur les manifestants et sur les syndicats. Les « casseurs » ne sont qu’un prétexte pour cet État prétendument « démocratique » de museler le mouvement social par la terreur.

Attaquer des travailleurs, attaquer des syndicats est un aveu de faiblesse du gouvernement : quand les mots ne suffisent plus pour convaincre, alors on utilise la violence et la répression.

Nous étions très nombreux lors de cette manifestation, plus d’un million, et la majorité des gens sont contre la loi travail. L’État pointe du doigt les « casseurs » et les syndicalistes pour masquer l’ampleur du mouvement et pour tenter de l’écraser par une violence aveugle.

Mais nous ne lâcherons rien ! Plus que jamais, nous sommes déterminés à combattre la loi travail et son monde ! Nous continuerons d’appeler à la grève, d’appeler aux manifestations et ne nous laisserons en aucun cas intimider !

Retrait de la loi travail ! Grève générale !

Néocons yankees + Israël + Arabie Saoudite = Attentats du 11 septembre nucléaire… Les pièce du puzzle se mettent en place (Veterans Today)

Posted in 11 septembre, actualité, désinformation, documentaire, guerre iran, guerre Libye, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, média et propagande, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 22 juin 2016 by Résistance 71

Nous mettons en section commentaire la vidéo mentionnée dans l’article par G. Duff et une autre vidéo, un petit clip montrant la vaporisation littérale d’un pilier d’acier d’une des tours du WTC lors de la démolition. Un poutre maîtresse d’acier de plusieurs dizaines de mètre de haut de 60cm d’épaisseur pesant des tonnes se vaporise en fine poussière en quelques secondes… Le double effet du kérosène des avions ?… Allons, allons… La thèse de la démolition nucléaire est plus que plausible, elle devient une quasi certitude, avec un engin miniature de 4ème ou 5ème génération comme expliqué ci-dessous.

A lire en parallèle car cet article s’y relie, notre dossier sur le 11 septembre nucléaire.

L’étau se resserre pour les ordures responsables de cette ignominie toujours planqués en haut de la pyramide, mais à notre avis, pour un bon nombre d’entre eux… si on leur mettait une olive dans le cul, ils nous feraient bien un litre d’huile…

— Résistance 71 —

 

Les révélations sur le 11 septembre continuent d’humilier les victimes en dansant sur leurs tombes

Ian Greenhalgh

17 juin 2016

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2016/06/17/911-revelations-continue-humiliating-the-victims-dancing-on-their-graves/

~ Traduit de l’anglais par résistance 71 ~

 

La source saoudienne est finalement rendue publique

 

Introduction by Ian Greenhalgh

Nous y sommes, approchant bientôt la marque du 15ème anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 et nous n’en avons toujours pas fini, bien que nous ayons maintenant capturé des officiers et agents des services de renseignement saoudiens qui chantent comme des rossignols ainsi que ces 28 pages manquantes qui contiennent plus que vraisemblablement la preuve de l’implication des Saoudiens dans les attentats, tout ceci étant si proche d’une diffusion publique. Nous avons grandement résolu cette affaire, balayé les invraisemblances et établi toutes les preuves les plus solides, mais cela n’a eu quasiment aucun effet à cause du blackout/boycott total de tout cela par les médias de masse pressetitués. Pas une seule fois VT n’a reçu une demande de quiconque des médias de masse depuis la publication d’une longue série d’articles, qui constitue la meilleure séquence de preuves écrites disponibles sur le 11 septembre (NdT: nous en avons traduit certains articles l’an dernier…)

Pendant des années, bien des gens se sont gaussés de moi lorsque j’insistais sur le fait que je savais avec certitude depuis août 2005 que l’histoire officielle du 11 septembre n’était qu’un non-sens total. Il est vrai que ce fut au moment où les transcriptions radio des pompiers de New York furent publiées. De celles-ci nous apprîmes que le chef du 7ème bataillon, Orio Palmer, envoya une transmission radio depuis le 78ème étage de la tour sud à 9h52 du matin:

“Bataillon 7… échelle 15, nous avons deux poches isolées de feu, On devrait être capable de les neutraliser avec deux lignes. Transmettons qui’il y a beaucoup de 10-45 code un au 78ème étage.”

7 minutes plus tard à 9H59, la tour sud du WTC cessa d’exister, elle fut en grande partie vaporisée avec la vaste majorité du bâtiment réduit en poussière déferlant dans un énorme nuage sur Manhattan. Ceci ne fut certainement pas causé par les deux petites poches d’incendie identifiées et rapportées par palmer.

Là à ce moment, ai-je su avec certitude, que toute cette histoire qu’on nous demandait d’avaler sans discuter était un non-sens total. Maintenant je ne suis pas un agent du renseignement, je n’ai jamais été entraiiné à analyser des affaires complexes de ce type, je suis juste un type normal avec un diplôme en journalisme et un cerveau encore fonctionnel pour que j’y vois clair, donc tous les gens des services de renseignement avec un entraînement et une expérience appropriés devraient aussi y voir clair non ?

Bien sûr qu’ils le purent et bon nombre le firent, un ancien officier de l’armée de l’air américaine en retraite à qui j’ai demandé au sujet de la destruction des tours du WTC, avait réalisé que leur destruction n’avait rien à voir avec les Boeings les ayant frappé et il se fit cette réflexion “en regardant l’évènement en direct à la télé de matin là”. Il m’a également assuré qu’il était très loin d’être le seul et que beaucoup de personnes comme lui l’avaient su de suite.

Ce qui amène à la toujours très inconfortable question de savoir pourquoi personne n’a fait sauter le couvercle de cette cocotte minute en sonnant l’alerte ? La réponse est même encore plus inconfortable ; d’abord il y a cette vieille recette pour garder un secret: vous faites simplement la même offre à tous ceux qui sont impliqués dans l’affaire secrète, celle que les cartels colombiens de la cocaïne ont l’habitide d’appeler “plata o plomo” – l’argent (du dollar) ou le plomb (de la balle), secondo il y a la complicité absolue des médias qui aide grandement, à tel point qu’il n’y avait tout simplement personne pour écouter un quelconque lanceur d’alerte avec pour conséquence directe le fait que cracher le morceau ou fuiter de l’info n’aurait pas été utile, cela n’aurait jamais atteint le public et vous vous seriez plus que sûrement “suicidé”.

La futilité d’exposer la vérité sur le 11 septembre fut mise en évidence par l’assassinat dans un accident de voiture de l’expert en démolition hollandais Danny Jawenko qui avait dénoncé les mensonges de “l’effondrement” du bâtiment 7 dans une interview:
Où en sommes-nous aujourd’hui en termes de divulgation de la vérité au sujet du 11 septembre ? Combien de personnes dans le public ont ne serait-ce qu’une intuition de la vérité centrale reposant sur le fait que tout ceci fut une opération combinée israélo-saoudienne rendue possible par la collaboration des néoconservateurs américains au plus haut niveau ? La réponse dérangeante est très certainement, loin du compte et nous devons remercier pour cela la cornucopée de collabos, de traîtres, de chrétiens sionistes et nous devons aussi bien le dire de satanistes adorateurs du diable, qui ont tous joué leur rôle pour aider les Israéliens et les Saoudiens à sortir indemnes de cette affaire que constitue cet énorme crime (NdT: jusqu’ici…).

Personnellement et je suis convaincu que beaucoup partageront mon point de vue, je ne pense pas que nous entamerons le processus de rendre justice aux victimes du 11 septembre tant que nous ne purgerons pas le Pentagone, la CIA, le FBI, les forces armées américaines, le Department of Homeland Security (NdT: DHS ou la Stasi du pays du goulag levant, ex-USA) et tous les autres organes de l’état qui ont été compromis et infiltrés par des traîtres ; de plus, tant que ne sera pas écrasé “l’axe du mal” Israël-Maison des Saoud, nous serons en permanence sous la menace d’évènements “terroristes” et en fait c’est exactement ce qui s’est produit à Orlando.

Par Gordon Duff 

“L’éléphant assis au milieu du salon” en ce qui concerne le 11 septembre est maintenant le fait largement accepté que l’Arabie Saoudite a soudoyé et fait chanter des centaines, voire des milliers de personnes dans le monde, incluant des membres du congrès des Etats-Unis, de la cour suprême de justice, pour maintenir leur rôe dans les attentats secret.

Vous devez vous demander ceci. Si ce qui est écrit ici est vrai, pourquoi donc non seulement la pressetituée habituelle boycotte cette information vital à la sécurité nationale, mais en plus pourquoi la blogosphère de la théorie de la conspiration, ou ce qu’il en reste à ce sujet au fil des ans, continue t’elle à vendre ses délires à base d’élixirs frelatés ?

La réponse à ces deux fragments de questions et à bien plus, est que la conspiration dont nous faisons état ci-dessous est toujours bel et bien active, ce qui a été perpétré lors de ce 11 septembre 2001 continue en Ukraine, en Syrie, en Irak avec l’EIIL et apprécie particulièrement le monde créé il y a toutes ces années avec le 11 septembre, un monde d’insécurité, un monde faisant face à la destruction et à la mise en esclavage finale, maintenant une réalité acceptée pour les peuples d’Amérique du Nord et d’Europe, un monde fait de toujours plus de pauvreté, de maladie, de geurre et de terrorisme, un monde où les mensonges sont érigés en nouvelle vérité.

Notre gars

Un officier du renseignement saoudien capturé en Syrie explique maintenant son rôle dans les attentats du 11 septembre et résout à lui seul suffisamment de culs-de-sac dans l’affaire, que cela met sous la focale des feux de la rampe non seulement Israël mais aussi un système de maquillage des faits toujours en vigueur. Son histoire couvre celle des équipes saoudiennes et israéliennes qui plannifièrent ensembe non seulement lla démolition nucléaire des tours du WTC, mais aussi une plus vaste attaque sur l’économie des Etats-Unis, mettant à bas le marché boursier, le système bancaire et jetant la ville de New York dans un état de panique bien pire que celui des évènements ayant eu lieu dans le sud de Manhattan ce jour-là.

Ceci fut un coup d’état à une échelle bien plus vaste qu’imaginée ou qu’il fut possible d’imaginer, qui continue aujourd’hui, un coup d’état qui n’a laissé, d’après bien des experts , que la Chine et la Russie comme survivants en état encore de lutter et aux prises avec ce paradigme.

Explication de notre affaire

De récents évènements au Moyen-Orient ont révélé une relation studieuse de travail entre l’Arabie Saoudite et Israël, relation qui remonte au début des années 1990 et même avant, peut-être même quelques décennies auparavant. Il n’y a pas besoin d’être un théoricien du complot pour voir le couple Saoudo-israélien soutenir l’EIIL et d’autres groupes terroristes, ainsi que les liens entre ces deux maintenant reconnus états voyous qui, avec la Turquie et les agences de renseignement occidentales, ont géré la discorde, le chaos et la guerre sur trois continents.

Si cela est vrai, le boycott du pétrole au sujet de l’aide américaine à Israël en 1973 n’était en fait qu’un “petit jeu” de manipulation de marché qui commença le pirouettage et la redirection des Etats-Unis vers une dette énorme tandis que les géants pétroliers, maintenant noyés dans les bénéfices, bougeaient leurs biens offshore. Rien de tout cela ne fut un accident, pas plus que la coopération entre l’Arabie Saoudite et Israël dans les attentats du 11 septembre, chose que nous allons soutenir ci-dessous, coopération qui devrait maintenant devenir impossible à nier.

Arrière-plan

Le fichier incluait la documentation d’un rapport préliminaire datant de 2003 sur les attentats du 11 serptembre qui identifiait l’évènement comme un acte de démolition nucléaire pour une organisation terroriste qui a eu accès à du matériel nucléaire en provenance des stocks américains au travers de la pénétration du ministère de l’énergie (DoE) par Israël. Il affirmait de plus que le Department of Homeland Security, DHS fut établi pour gérer le cover up, maquillage de l7affaire et de réduire au silence les lanceurs d’alerte.

Peu de temps après, VT fut approché par un physicien nucléaire et ancien inspecteur ayant travaillé pour l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique ou AIEA, son nom: Jeff Smith, qui rejoignit alors VT en capacité d’éditeur. Smith parla d’une enquête de grand-jury basée à Houston, Texas sur le 11 septembre et de sa participation à une force spéciale multi-agences, gérée initialement par le FBI en la personne de l’agent John O’Neill (qui fut tué lors des attentats du 11 septembre 2001) et plus tard par l’agent du FBI Mike Dick (nommé par erreur comme étant un terroriste armé par Fox News), ainsi que l’agent de la CIA Roland Carnaby (tué par la “police” à Houston, Texas en 2005), et aussi le consultant pour la Maison Blanche John Wheeler III (retrouvé mort dans une décharge publique dans le Delaware en 2010).

Smith présenta des preuves photographiques de son travail avec l’AIEA en Afrique et au Moyen-Orient, des copies de son passeport diplomatique de l’ONU et mit ensuite VT en contact avec un groupe de travail à Los Alamos (NdT: lieu de naissance de la bombe A yankee et du “Manhattan Project”), qui passa en revue les documents russes, révélant que certains d’entre eux incluaient des informations sur la fabrication d’armes nucléaires qui ne pouvaient être publiées sous aucun prétexte.

Jeff Smith commença à conseiller VT sur les affaires de prolifération nucléaire incluant une réfutation des affirmations quant à un programme nucléaire militaire iranien (Jeff était un des importants enquêteurs à la fois en Iran et en Syrie pour l’AIEA), mais de plus, sur l’utilisation d’armes nucléaires spécifiquement créées pour un nombre d’occasions incluant l’attentat d’Oklahoma City, des tours Khobar, de l’attentat de Bali, d’attaques en Syrie, en Ukraine, en Irak, en Afghanistan et au Yémen. Ces attaques nucléaires fiurent invoquées être des attaques sur des “sites chimiques” ou des “usines de roquettes”, mais partageaient toutes la même inexorable signature nucléaire :

  • Un grand flash blanc, indicateur d’une combustion nucléaire
  • Un cratère impossible à dupliquer avec des composants chimiques explosifs traditionnels
  • Des incendies EMP (Pulsion électro-magnétique, qui explosèrent des véhicules souvent à des kilomètres de là
  • Preuves photo/vidéo montrant une boule luminescente de radiations gamma ou à neutron, signatures détectées par les écrans LCD des caméras ou des téléphones portables

Plus que les Saoudiens

Tandis que le monde attend année après année, les 28 pages manquantes de la farce publique appelée que fut le rapport sur le 11 septembre, un fait de plus et il y en a eu tant et tant, a émergé. L’arrestation des tristement célèbres “Israéliens dansant” fut un évènement planifié et mis en scène et ceux qui l’ont perpétré et l’ont maintenu en vie parmi les médias étaient un mélange d’agents de désinformation payés et d’incompétents, d’après des sources anciennes du renseignement saoudien.

Pour le dire plus simplement, quand CBS et CNN on rapporté, quelques heures après les attentats/attaques du 11 septembre, que des équipes israéliennes avaient été arrêtées avec des explosifs et des armes, de manière plus importante sur le pont Washington près de Fort Lee dans le New Jersey, un point d’accès clef pour entrer et sortir de Manhattan, notre source saoudienne dit que cela a déclenché le “mensonge des israéliens dansant”.

“Nous savions que le FBI observait Mohamed Atta, le chef de notre équipe. Votre journal avait raison (note: nous ne sommes que sur internet..) au sujet de Fort Lee dans le New Jersey. Les Israéliens étaient nos partenaires depuis le départ, ils avaient des équipes d’ “étudiants en art” partout dans la ville, qui installaient des brouilleurs (d’ondes), implantaient des explosifs et , le plus important, répandaient des rumeurs, larguaient des preuves comme ce passeport parfait qui fut retrouvé. Ils avaient même un moteur d’avion embarqué dans une fourgonette et qui fut largué à un coin de rue, avec une centaine de gens regardant, on s’est pissé dessus avec celle-là.”

La campagne de Trump a fait entrer le 11 septembre de nouveau dans l’info avec “le Donald” menaçant d’ouvrir une enquête. Voyez-vous “le Donald” a appris au sujet du bâtiment 7, la disparition magique d’une tour, il a appris au sujet des ingénieurs et architectes qui disent haut et fort que des avions ne font pas s’écrouler quoi que ce soit, que le kérosène (la base du carburant pour avions) ne peut pas faire fondre une feuille d’aluminium.

Encore une fois, comme c’est toujours le cas dans ce type d’affaire, pourquoi le mouvement “Occupy Wall Street” et même le mouvmeent des milices civiles ont été écrasés, il y a une autre réponse. Toutes les opérations faux-drapeau et ce terme de “faux-drapeau” a été depuis des temps immémoriaux partie intégrante de chaque guerre, ont un composant de déception, de mensonge et un composant de couverture, maquillage.

Les “Truthers”

Nous sommes en 2016 et les Mike Dick, John O’Neill, Roland Carnaby, John Wheeler III sont oubliés. L’agent du FBI Mike Dick, qui géra la surveillance des équipes israéliennes opérant depuis Fort Lee le 11 septembre a tout juste survécu un ordre de “tirer à vue” sur lui lancé par Fox News:

“Depuis le début nous avons connaissance de cet évènement et voici comment il fut mis en place, comme si c’était un nouveau Pearl Harbor ou un nouvel assassinat de Kennedy, il y aurait des livres, des conspirations, des théories, des spéculations et nous contrôlerions tout cela, nous en ferions une industrie, nous l’utiliserions pour diviser l’ennemi, discréditer les critiques et en sortit indemnes encore et toujours…”

Plus de théorie de la couverture des faits

Prenez par exemple les évènements de Sandy Hook ou du marathon de Boston. Quand on examine ces évènements comme étant des faux-drapeaux potentiels, quand on regarde de près Sandy Hoook on peut remarquer ceci:

  1. La mère du flingueur était une enseignante à l’école
  2. Le tireur fut identifié pendant la fusillade par le conseiller de l’école comme étant “le fils d’une enseignante” puis plus tard, juste un “je n’ai vu que ses chaussures”.
  3. Des agents du FBI ont parlé en hébreu devant la presse
  4. D’autres suspects arrêtés sur la scène simplement disparurent, comme dans l’affaire de l’attentat à la bombe de Detroit en 2009
  5. La voiture suspecte saisie sur la scène appartenait en fait à une figure du crime organisé d’une ville voisine
  6. La fameuse photo montrant les enfants guidés à la queue leuleu hors de l’école est prouvée être une mise en scène
  7. Robbie Parker, un soi-disant “parent” pris en train de “répéter” son rôle en tant que “survivant en deuil”

Quant à Boston, il y en a autant à dire si ce n’est plus, avec des suspects appartenant à une famille traitante de longue date avec la CIA, pas bien différent du contexte familial du flingueur récent d’Orlando.

Ce qui est clef ici est qu’il n’y a pas 2 ou 3 “coïncidences impossibles” ou, comme dans le cas du 11 septembre, des violations sans fin des lois de la physique, mais il y en a des centaines. De plus, alors que le temps passait, il devint très clair pour ceux travaillant au sein de la communauté du renseignement et non complices des attaques et ceux qui l‘étaient, qu’il devenait difficile de se rendre sûr avec des théories conspirationnistes présentées, celles des armes à énergie libre, la nano-thermite qui furent intentionnellement divulguées au public avec des culs-de-sac bizarres liés à une science vue seulement dans des bandes dessinées romanesques.

Quand la piste s’est réchauffée

Il y a eu quelques entorses à la tradition dans le cas du 11 septembre en relation à deux personnes qui finalement “allèrent au trou”, pour en fait avoir été un peu trop près de la vérité. Le premier cas que nous allons couvrir est celui de l’avocat/bâtonnier britannique Michael Shrimpton. Apparemment, dans des circonstances non reliées, ce que nous savons maintenant être la même source d’information que celle qui a fuité les documents d’enquête du ministère de l’énergie américain (Department of Energy ou DoE) à VT en 2014, contacta Shrimpton deux ans plus tôt (en 2012 donc), pour lancer une alerte disant que les Jeux Olympiques de Londres seraient attaqués au moyen d’une ame nucléaire.

Lorsque Shrimpton contacta le MI6 (NdT: Military Intelligence section 6, le renseigneent militaire extérieur britannique, l’équivalent de la DGSE française, le MI5 étant la branche de contre-espionnage et de sécurité intérieure, équivalent de la DGSI française) au sujet de cette histoire, il fut arrêté et condamné pour une raison quelconque, nous ne savons pas exactement laquelle dans la mesure où la Grande-Bretagne possède cette capacité d’inventer des lois quand elle en a besoin. Quoiqu’il en soit, l’histoire de Shrimpton qui impliquait un sous-marin allemand de type 21 restauré et des armes nucléaires volées, fut confirmée par nos sources à l’AIEA, qui nous ont dit avoir été briefé au sujet d’un groupe que nous conaissons maintenant sous le nom de la société St Hubert, dans un luxueux lieu de villégiature de chasse dans l’état de l’Oklahoma, histoire qui est mot pour mot la même histoire pour laquelle Shrimpton fut jeté en prison, cette histoire fut expliquée à des élite de Washington incluant un vice-président américain et deux juges de la cour suprême.

Pas mal de cette info fut aussi fuité au journaliste d’enquête Wayne Madsen (NdT: très connu dans la sphère alternative anglophone et ancien officier du renseignement de la marine américaine ayant fait des “piges” à la NSA en son temps…). Madsen publia l’information sur l’enquête du DoE au sujet du 11 septembre, particulièrement au sujet de la connexion israélo-saoudienne et la “base de la terreur” à Fort Lee, New Jersey, mais il n’a jamais eu assez d’info sur l’histoire complète pour pouvoir générer suffisamment d’intérêt et de traction.

Khalezov

Dès 2007, un ancien officier de l’armée soviétique affirmant avoir travaillé dans le renseignement nucléaire, commença à raconter son histoire à qui voulait bien l’écouter. Son nom est Dimitri Khalezov.

Khazelov affirmait qu’il fut contacté alors qu’il vivait en Thaïlande, par un agent du Mossad du nom de Mike Harari, qui essaya de le recruter pour prendre part à ce que nous savons être maintenant l’attentat de Bali. Leur relation commença en fait avant le 11 septembre 2001 et Khazelov décrit la réunion avec Harari et son fils quelques heures après l’attentat à la bombe du WTC où les deux acolytes célébrèrent l’évènement et dit à Khazelov qu’ils avaient aidé à la planification de la destruction des tours en acquérant les armes nucléaires utilisées.

Tout ceci est décrit en détail dans le livre de Khazelov (Khalezov’s book.)

C’est là où Khazelov est devenu important pour VT et la série d’articles de Jeff Smith était dans cette lignée clef. L’équipe scientifique de l’université de Californie à Los Alamos qui conseilla VT sur la fuite russe faisait face à un certain nombre de problèmes.

Soit un certain nombre d’engins nucléaires avaient été utilisés dans les tours jumelles, espacés entre les étages, ou alors, un nouverau type d’arme nucléaire avait été utilisé. Les scientifiques postulèrent un design d’armes nucléaires de 4ème et 5ème générations qui pourraient créer une explosion capable de grimper le long des bâtiments, réduire en cendre et en poussieère des dizaines de milliers de tonnes d’acier, le faisant en moins d’une seconde tout en ne donnant sur le terrain qu’une signature radioactive d’une arme nucléaire de 3ème génération à LRR (Low Residual Radiation).

Le livre de Khazelov avait la réponse affirmaient-ils. L’équipe emmenée par le FBI de Jeff Smith et Mike Dick avaient été capables de déterminer exactement où les véhicules avec les armes nucléaires avaient été stationnés sous les tours jumelles. Ce que Khazeleov ajoutait fut le fait que ces endroits spécifiques de parking furent choisis parce qu’ils étaient en dessous d’énormes réservoirs de gaz fréon. Ce fréon, un énorme réservoir sous chaque tour et lorsque qu’un engin détonnait sous eux, agissait comme un booster, se transformant en deutérium et envoyant l’explosion énergétique verticalement, c’est ce que postulent les scientifiques de Los Alamos.

Tracer les armes nucléaires

Les noyaux nucléaires volés pour fabriquer ces armes, d’après l’équipe de Los Alamos, faisaient partie de 350 noyaux au plutonium (cœur en “décomposition” de matériel combustible nucléaire), entreposés chez Pantax dans la ville d’Amarillo au Texas. Smith afirme que la facilité fut contactée en 1997 par l’ancien président des Etats-Unis George H.W. Bush, qui finançait de manière privée une équipe qui s’occupait de terreur nucléaire. Tout en partageant leurs bureaux avec l’ancien président, Jeff Smith et l’agent de la CIA Roland Carnaby commencèrent une longue enquête sur des opérations de contrebande nucléaire entre des équipes combinées sud-africaine, israélienne et canadienne, opérations menées d’après Smith, par la famille Bronfman (Canada), DeKlerk et Netanyahou personnellement. Smith, Carnaby and co, incluant l’équipe d’enquête d’Able Danger, travaillèrent après le 11 septembre, sur l’hypothèse que ce groupe, aidé du maire de New York Rudy Giuliani, l’US Attorney Patrick Fitzgerald et une équipe de milliers de personnes, planifièrent et firent exécuter les attentats du 11 septembre 2001.

[ Note de l’éditeur de VT: Chers étudiants en art et danseurs israéliens, si vous n’êtes pas d’ores et déjà au courant, oui, nous savons qui vous êtes, ce que vous avez fait, qui étaient ceux qui vous donnaient des ordres et les personnes clefs qui ont accomplis ce crime.

L’assassinat de masse est un crime très sérieux. Le bouchon mis sur l’affaire du 11 septembre a tenu le coup, mais il commence à bouger maintenant. Vous devriez trembler également. Il y a pas mal d’archives de surveillance sur vous les gars, incluant Mohamed Atta venant vous visiter en maintes occasions.

Les morts ont beaucoup d’amis, pas seulement ceux qui sont morts en ce 11 septembre 2001, mais ceux qui ont suivi, pays après pays, incluant les scientifiques nucléaires iraniens que vous avez assassinés sans jamais montrer une seule preuve d’un programme nucléaire militaire iranien durant les négociations sur le nucléaire de ce pays.

Nous passons au peigne fin tous les résidents des trois bâtiments de brouillage (voir photo sur l’article original et avons déjà nommé le complexe “Israël sur la rivière Hudson”. ) Passez bien le bonjour à tout le monde au Jewish Institute for National Security Affairs ou JINSA Jim W. Dean ]

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“Sur le chemin de briques jaunes une fois de plus”

Fort Lee dans le New Jersey a joué un rôle clef ans les attentats du 11 septembre. Nous cartographions en utilisant Google Earth, quelques uns des incidents impliqués afin de présenter une réponse rationnelle à l’opération de cover up, maquillage, à la fois la version du gouvernement et celle amateur en version série B. Si vous n’avez pas regardé la vidéo, veuillez le faire maintenant (NdT: vidéo en anglais, sur l’article original de VT)

Le pont George Washington

Toutes les routes principales pour entrer et sortir de New York devaient être détruites le 11 septembre 2001. C’était ces équipes, amenées d’Israël et qui incluaient le groupe de Mohamed Atta et confirmés avoir des liens directs avec la CIA et le renseignement égyptien, qui furent mis sous surveillance par une force spéciale en continu, qui coordonna son action avec les forces de police locales.

Donc, quand quelques tonnes d’explosifs furent placées au point d’ancrage des câbles de suspension du pont, des équipes furent envoyées sur place pour désamorcer ces engins dès que l’attaque sur le WTC commença.

Simultanément à la section prévue des câbles du pont, un gros camion bombe, comme il fut décrit dans les rapports de presse de CBS et CNN News à l’époque et les interceptions de communication radio de la police, explosa (comme entendu et explosion confirmée par les transmissions de la police), devant mettre à bas le support de la route, devant ainsi faire tomber le pont “comme un caillou” dans la rivière Hudson.

Les tunnels
Les tunnels Holland et Lincoln devaient être démolis. Nous n’avons qu’une seule arrestation confirmée du côté de Manhattan. Des barrages de la police de New York (NYPD) au tunnel Lincoln ont pris en chasse une fourgonnette qui vit demi-tour pour éviter l’interpellation. Deux suspects furent arrêtés avec des armes et un camion aussi rempli d’explosifs. Le commissaire de police Bernie Kerik, récemment sorti de prison, était sur place avec son équipe anti-terroriste pour prendre en charge l’affaire. On ne les a pas revu depuis.

Fort Lee

Fort Lee est le véritable QG pour les attentats du 11 septembre. L’endroit fut choisi pour une bonne raison. Des rapports de presse de ce 11 septembre 2001 ont été effacés des archives, des listes de terroristes qui ont été interpelés puis relâchés sur ordre de la ville de New York (équipe Giuliani) et des officiels de la Maison Blanche, terroristes qui furent exfiltrés par avion hors des Etats-Unis, ces listes ont disparu. Les policiers qui ont procédé à ces arrestations, sont soumis au baillon judiciaire (NdT: ce qu’on appelle outre Atlantique un “gag order”) et ne peuvent pas parler.

De plus, Un très vaste réseau de soutien impliqué dans la préparation, la planification et la logistique des attaques du 11 septembre, incluant toutes ces attaques qui ont échoué, a non seulement ses membres toujours en liberté, mais certains d’entre eux sont parmi les Américains les plus puissants. Comme dit précédemment, le 11 septembre commence à Fort Lee, New Jersey.

Dans la communauté de cooptage il y a un des plus grands et des plus politiquement puissant groupes “israéliens d’abord” aux Etats-Unis incluant des membres de l’organisation notoire du JINSA, qui a la réputation d’être encore plus influent que le think tank du Project for a New American Century (PNAC) et surtout bien plus militant.

Un examen du JINSA montre qu’il est organisé en cellules exactement comme un groupe terroriste. Est-ce une surprise que le pont George Washington, l’endroit principal de Fort Lee et les bâtiments choisis pour implanter les brouilleurs radios, furent programmés pour une dramatique démolition en ce 11 septembre 2001, précipitant par là-mêmes des centaines de véhicules et de personnes au fond de la rivière Hudson ?

La mafia de Fort Lee

Depuis les années 1930, Fort Lee a été une “ville de gangsters”, marquant les débuts de l’entreprise “Assassinat Inc.” et le gang d’Albert Anastasia et de Joe Adonis. Tout commença lorsque le maire de New York LaGuardia jeta la pègre hors de la ville. Le nouveau pont George Washington fournit alors un nouveau havre pour la pègre à Fort Lee avec des casinos clandestins de chaque côté du pont GW, la chute du communisme à l’Est vit le crime organisé russe et ukrainien venir dans le New Jersey, s’établissant à Fort Lee (voir appendice 1). Le groupe Taiwantchik-Trincher est un amalgame de gangs de malfrats israélo-ukraino-chypriotes gérant les opérations clandestines du jeu à travers les Etats-Unis en ayant des liens étroits avec le groupe financier Romney/Bain. Lu dans un acte de condamnation d’un tribunal fédéral de Manhattan:

“L’organisation Taiwantchik-Trincher (”l’Organisation”) était une entreprise mafieuse ayant de forts liens avec la Russie et l’Ukraine. L’entreprise opérait une affaire de jeu et de paris clandestins de haut-niveau dans la ville de New York qui s’adressait essentiellement aux oligarques russes vivant en Russie et en Ukraine. Entre 2006 et 2012, l’entreprise a blanchi plus de 100 milions de dollars de leurs opérations en Russie et en Ukraine au travers d’entreprises façades et de cpmptes en banques à Chypre et de ces 100 millions de dollars, environ 50 millions firent envoyés de Chypre aux Etats-Unis. Une fois sur le sol américain, l’argent était soit nouvellement blanchi au travers d’entreprises fantômes ou investi dans des biens ou avoirs légitimes comme les hedge funds ou l’immobilier.

L’organisation Taiwantchik-Trincher opérait sous la protection d’Alimzhan Tokhtakhounov, alisa “Vor”, un terme qu’on peut traduire par “Voleur dans la loi”, qui se réfère à un membre d’un groupe sélectionné de criminels de haut niveau de l’ancienne URSS. Tokhtakhounov est aussi sous le coup d’une mise en accusation par un tribunal du district sud de New York pour son implication supposée dans la corruption active d’officiels aux JO d’hiver de 2002 à Salt Lake City, Utah. Tokhtakhounov est un fugitif recherché.”

Le rôle des cellules terroristes locales

Il y avait en place des associés locaux, quelques uns en connexion directe avec la “mafia kosher” ukrainienne fournissant:

  1. Des véhicules pour transporter les explosifs
  2. Un accès aux autorités de transit, aux véhicules et apport de personnels pour mettre en place les explosifs
  3. Coopération avec la sécurité locale des condominiums pour s’assurer un accès sans faille aux toits dans la zone

Des années plus tard, l’enquête sur l’opération Able Danger, vit le personnel d’enquête, éviscéré depuis par le chantage aux coupes de budget de Clinton, remonter à une opération terroriste majeure à Fort Lee, New Jersey. Là, ils trouvèrent que le renseignement saoudien, la CIA et le Mossad avaient intégré des équipes de terrain, des fourgonnettes de déménagement, des “étudians en art” et même quelques “Israéliens dansant”… Les groupes “d’artistes/danseurs” avaient une variété de tâches à effectuer pour le 11 septembre, parmi celles-ci:

  • Mettre en place les brouilleurs sur les bâtiments de la photo 1 pour bloquer les communications de l’autorité portuaire et les transmissions radios des secours envoyés
  • Implanter des explosifs du côté NJ du pont GW, là où les câbles de la structure étaient ancrés afin de faire s’effondrer le pont
  • Faire exploser un camion d’explosifs dans le tunnel Lincoln
  • Faire exploser un camion d’explosifs dans le tunnel Holland
  • Garer des camions bourrés d’engins de démolition dans des endroits bien spécifiques des sous-sols des tours du WTC
  • Coordonner les actions avec le goupe de Mohamed Atta

Des trois endroits de brouillage montrés plus bas (NdT: sur l’article original), deux des brouilleurs qui furent implantés ont été récupérés par la FCC et sont pièces à conviction à Houston, Texas, attendant que le Grand Jury sur Able Danger et le 11 septembre se réunsse de nouveau à la Saint Glinglin…

Bon nombre de personnes se rappellent des histoires rapportées au sujet des radios des pompiers qui ne marchaient pas et du comment de nouvelles radios auraient pu résoudre le problème. Ceci est la véritable raison des problèmes radios rencontrés.

Les endroits marqués sur la carte furent fournis par Jeff Smith qui travailla sur la surveillance depuis la maison mère et au bureau du FBI montré ci-dessus. La maison mère HQ de l’opération de surveillance sur Tom Hunter Road était stratégiquement placée pour garder sous surveillance des “étudiants en art” du Mossad et de leur endroit loué un peu plus haut dans la rue et en face.

Mohamed Atta quant à lui, vivait au 215 Main Street, 4 blocs plus loin, à distance facile de marche de l’endroit des Israéliens, des cibles de brouillage et du pont. Il se situait en face du parking de l’autorité portuaire (220 Bruce Reynolds Road), qui était à une distance de swing de golf des bureaux d’enquête du FBI.

Le véritable objectiif des attaques du 11 septembre était bien plus que celui d’abattre le WTC. Imaginez la ville de New York, le WTC évaporé, le pont George Washington descendu au fond de la rivière Hudson, les tunnels Holland et Linciln complètement noyés, des centaines de personnes noyées et la ville entièrement coupée de tout en mode total de panique tandis que les radios de la police et des pompiers sont brouillées.

D’autres attaques sur Washington ont-elles été déjouées ? Le capitole ou la Maison Blanche étaient-ils des cibles ?

La loi martiale aurait-elle été déclarée ? Pire ?

En fin de parcours nous avons le DHS (NdT: la Stasi du pays du goulag levant). Ceci me rappelle le bouquin de Len Deighton, SSGB, une histoire fictive de Scotland Yard travaillant avec les SS allemands après une invasion réussie de la GB par Hitler. On a eu le DHS après avoir perdu une guerre avec l’AIPAC… On peut pas inventer des trucs pareils !…

VT demande que les officiers de police qui ont arrêté les “suspects” israéliens en possession de tonnes d’explosifs (dixit CNN) ou qui furent arrêtés alors que la fourgonnette explosait sortent de l’ombre.

Nous demandons également que tous les témoins du second avion qui fut autorisé à décoller et à quitter le pays ce jour là (NdT: alors que tout le trafic aérien était suspendu sur le territoire des Etats-Unis…) sortent également de l’ombre, afin de confirmer que cet appareil transportait bien l’équipe israélienne sortante, incluant ceux mentionnés plus haut et qui furent pris. Nous savons qui a autorisé l’avion à décoller et à quitter les Etats-Unis, un aspect clef de l’opération, incluant les officiels de la police de New York qui firent quelques grands numéros d’illusionnisme ce jour là.

________________________

Note: Nous continuerons à sortir notre saga de mises à jour sur le 11 septembre de façon à ce que soit établie une chronologie dans l’ordre de publication. Ce fut un incroyable tour de manège… Jim W.Dean

Background articles:

The latest:

http://www.veteranstoday.com/2015/01/08/neo-cia-torture-report-incriminates-dick-cheney/

New 9-11 story, 2014 Archive:

1)  veteranstoday.com/2014/05/20/too-classified-to-publish-bush-nuclear-piracy-exposed/
2)  veteranstoday.com/2014/05/20/nuke-cancer-from-911-revealed/
3)  veteranstoday.com/2014/05/21/doc-submitted-by-russian-intel/
4)  veteranstoday.com/2014/05/22/constructing-the-nuclear-child/
5)  www.veteranstoday.com/2014/05/31/vt-nuclear-education-series/
6)  veteranstoday.com/2014/06/01/nuclear-education-series-dimona-classified/
7)  veteranstoday.com/2014/06/01/vt-nuclear-terrorism-education-series/
8)  veteranstoday.com/2014/06/02/vt-nuclear-education-undeniable-proof-of-911-as-a-nuclear-event/

9)  veteranstoday.com/2014/06/18/vt-nuclear-education-as-the-hammer-drops/
10) veteranstoday.com/2014/06/24/vt-nuclear-education-mossadn-korea-links-mox/
11) veteranstoday.com/2014/06/24/nuclear-roundtable-americas-nuclear-arsenal/
12) veteranstoday.com/2014/07/07/officials-site-thermo-nuke-in-911-demo/
13) veteranstoday.com/2014/07/08/vt-nuclear-education-fission-based-thermobaric-weapons/

Additional supporting material on 9/11, nuclear physics and disclosure issues:

  1. http://www.veteranstoday.com/2014/07/13/vt-nuclear-education-anti-gravity/
  2. http://www.veteranstoday.com/2014/08/14/neo-mini-nukes-and-m16-the-economy-of-war/ (must read)
  3. http://www.veteranstoday.com/2014/08/15/vt-nuclear-education-nukes-in-iraq-confirmation/
  4. http://www.veteranstoday.com/2014/08/24/vt-flexing-its-nuclear-muscle/ (must read)
  5. http://www.veteranstoday.com/2014/08/28/nuclear-911-revealed-theories-and-disinformation-the-misguided-and-the-inhuman/ (must read)
  6. http://www.veteranstoday.com/2014/08/30/vt-nuclear-education-tactical-nuclear-warfare/ (must read)
  7. http://www.veteranstoday.com/2014/08/30/vt-nuclear-education-early-reactors/
  8. http://www.veteranstoday.com/2014/09/01/iaea-investigators-audit-reveals-us-not-iran-the-problem/ (must read)
  9. http://www.veteranstoday.com/2014/09/03/vt-nuclear-education-history-of-mini-nukes/ (must read)
  10. http://www.veteranstoday.com/2014/09/08/vt-nuclear-education-answering-the-hype/ (must read)
  11. http://www.veteranstoday.com/2014/09/14/vt-nuclear-education-a-funny-thing-happened-on-the-way-to-the-atom-smasher/ (must read)
  12. http://www.veteranstoday.com/2014/09/15/vt-nuclear-education-lenr-neutron-distribution/
  13. http://www.veteranstoday.com/2014/09/17/einsteins-theory-on-magnetic-buoyancy-and-its-application-to-the-space-time-continuum-or-gravity/
  14. http://www.veteranstoday.com/2014/09/21/vt-science-fuel-cell-technology/
  15. http://www.veteranstoday.com/2014/10/05/vt-science-haarp/
  16. http://www.veteranstoday.com/2014/10/16/fusion-junk-science-for-rubes/
  17. http://www.veteranstoday.com/2014/10/17/neo-nuclear-threats-enter-the-mainstream/ (must read)
  18. http://www.veteranstoday.com/2014/10/18/vt-science-nasas-low-energy-fusion-voodoodoodoo/
  19. http://www.veteranstoday.com/2014/11/10/the-connection-between-aurora-and-black-triangles/
  20. http://www.veteranstoday.com/2014/12/31/jeff-smith-on-the-upcoming-able-danger-leak/
  21. http://www.veteranstoday.com/2014/09/09/vt-nuclear-education-japan/
  22. http://www.veteranstoday.com/2014/09/03/vt-nuclear-education-detonations-and-deceit/
  23. http://www.veteranstoday.com/2014/06/28/deconstructing-christopher-bollyn-and-steve-jones/
  24. http://www.veteranstoday.com/2014/11/11/330695/

Appendix I

List of recent Fort Lee organized crime convictions:

“Twenty-eight defendants in this case have pled guilty and two have entered into deferred prosecution agreements. The defendants who have pled to date have agreed to forfeit, in total, more than $68 million. The following defendants have pled guilty, and have been sentenced or await sentencing:

  • Bryan Zuriff pled guilty to gambling charges on July 26, 2013, and was sentenced on November 25, 2013.
  • William Barbalat pled guilty to gambling charges on August 14, 2013, and was sentenced on December 16, 2013.
  • Kirill Rapoport pled guilty to gambling charges on August 16, 2013, and was sentenced on December 19, 2014.
  • Edwin Ting and Justin Smith pled guilty to gambling charges on September 4, 2013, and were sentenced on January 21, 2014, and January 6, 2014, respectively.
  • Dmitry Druzhinsky and David Aaron pled guilty to gambling charges on October 4, 2013, and were sentenced on April 18, 2014, and February 14, 2014, respectively.
  • Alexander Zaverukha pled guilty to gambling charges on October 10, 2013, and is scheduled to be sentenced on May 1, 2014.
  • Nicholas Hirsch pled guilty to conspiring to commit wire fraud on October 16, 2013, and was sentenced on February 25, 2014.
  • Anatoly Shteyngrob pled guilty to conspiring to commit money laundering on October 17, 2013, and is scheduled to be sentenced on June 10, 2014.
  • Yugeshwar Rajkumar pled guilty to gambling charges on October 18, 2013, and was sentenced on March 25, 2014.
  • Stan Greenberg pled guilty to conspiring to commit racketeering on October 22, 2013, and is scheduled to be sentenced on May 2, 2014.
  • Arthur Azen pled guilty to conspiring to commit money laundering and conspiring to collect extensions of credit by extortionate means on November 5, 2013, and was sentenced on April 9, 2014.
  • Hillel Nahmad pled guilty to gambling charges on November 12, 2013, and was sentenced on April 30, 2014.
  • Vadim Trincher pled guilty to conspiring to commit racketeering on November 14, 2013, and was sentenced on April 30, 2014.
  • Eugene Trincher pled guilty to gambling charges on November 14, 2013, and is scheduled to be sentenced on June 9, 2014.
  • Anatoly Golubchik pled guilty to conspiring to commit racketeering on November 15, 2013, and was sentenced on April 29, 2014.
  • Illya Trincher pled guilty to gambling charges on November 15, 2013, and is scheduled to be sentenced on May 8, 2014.
  • Ronald Uy pled guilty to structuring financial transactions on November 25, 2013, and was sentenced on March 27, 2014.
  • Moshe Oratz pled guilty to gambling charges on December 3, 2013, and was sentenced on April 9, 2014.
  • Michael Sall pled guilty to interstate travel in aid of an unlawful activity (illegal gambling) and Jonathan Hirsch pled guilty to gambling charges on December 4, 2013. Sall was sentenced on April 18, 2014, and Hirsch is scheduled to be sentenced on May 9, 2014.
  • Noah Siegel pled guilty to gambling charges on December 5, 2013, and was sentenced on April 10, 2014.
  • Molly Bloom pled guilty to gambling charges on December 12, 2013, and is scheduled to be sentenced on May 2, 2014.
  • Alexander Katchaloff pled guilty to gambling charges on January 16, 2014, and is scheduled to be sentenced on May 20, 2014.
  • Donald McCalmont, John Jarekci, a/k/a “John Hanson,” and Abraham Mosseri pled guilty to making a fraudulent tax statement, to failing to file a tax return, and causing a financial institution to participate in a lottery related matter, respectively, on January 24, 2014, and are scheduled to be sentenced on May 29, 2014, May 28, 2014, and May 21, 2014, respectively.
  • William Edler and Peter Feldman entered into deferred prosecution agreements on April 11, 2014.

Mr. Bharara praised the investigative work of the Federal Bureau of Investigation, the New York City Police Department, and the Internal Revenue Service.

The case is being prosecuted by the Office’s Violent and Organized Crime Unit. Assistant U.S. Attorneys Harris M. Fischman, Joshua A. Naftalis, Peter J. Skinner, and Kristy J. Greenberg of the Violent and Organized Crime Unit are in charge of the prosecution. Assistant

U.S. Attorney Alexander Wilson of the Office’s Money Laundering and Asset Forfeiture Unit is responsible for the forfeiture aspects of the case.

Vatican impérialisme et nouvelle inquisition… Les confessions d’un évêque jésuite: Alberto Rivera… Suite et fin

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Daesh ne serait il pas une nouvelle forme d’inquisition du Vatican ?

 

Alter Info

 

13 juin 2016

 

url de l’article:

http://www.alterinfo.net/Daech-ne-serait-il-pas-une-nouvelle-forme-d-inquisition-de-l-empire-du-Vatican_a123383.html

 

1ère partie

2ème partie

 

Le plan

 

Dans ce plan ont été classés deux groupes de personnes :

1-Les croyants : protestants, orthodoxes, musulmans, bouddhistes, mormons, églises occultes, religions orientales, méditation transcendantale, témoins de Jéhovah, juifs.

2-Les non croyants : communistes, loges maçonniques, société secrètes, socialistes, athées, anarchistes, etc.

De là une question se pose :

Le plan d’un nouvel ordre mondial se dessine-t-il, dans lequel l’église catholique romaine voudrait jouer un rôle essentiel ?

D’ailleurs les différents plans belliqueux de l’église auraient été avoués au Dr Rivera (alors qu’il avait encore la confiance de toute l’église), par le Cardinal Augustin Béa (1881-1968) qui était aussi le confesseur du pape Pie XII : il fut aussi surnommé « le pape d’Hitler ». D’après le Dr Rivera et ses découvertes, l’église catholique aurait accouché d’un enfant : le parti nazi.

Mais pourquoi les Juifs auraient-ils été ciblés sans cesse ? 

L’église a toujours voulu avoir son siège à Jérusalem, car c’est là-bas que fut érigée la première église chrétienne (apostolique) : mais les juifs orthodoxes auraient empêché cela. En 1096, les juifs d’Europe furent traqués et assassinés par l’église catholique : des centaines de femmes et d’enfants furent sacrifiés au nom du Christ. En réalité, l’église aurait voulu accéder à Jérusalem, en se débarrassant, dans le même temps, des musulmans qui étaient déjà présents dans la future zone européenne.

Mais pourquoi Jérusalem?

Tout a commencé dans les années 330, après J.-C., alors que l’empereur Constantin était au pouvoir. Les chrétiens étaient alors persécutés par les païens romains, mais le nombre de chrétiens augmentait sans cesse. En 313, Constantin promulguait donc les édits de Tolérances. L’objectif était d’unir les impies et les vrais croyants bibliques, mais Constantin aurait été un adorateur de Baal. Il s’ensuit que l’église catholique serait donc née de ce mélange entre la croyance païenne de Baal et la croyance chrétienne.

Face à ce « monstre » qui avait été créé, les vrais croyants bibliques partaient se cacher dans les montagnes : l’empereur Constantin devint ensuite le premier pape. En 330, c’est Maximus qui devenait pape alors que Constantin partait pour Byzance. C’est alors qu’il baptisa Byzance d’un nouveau nom : Constantinople. Et c’est ainsi qu’avec le temps, l’église catholique romaine fut divisée : à l’est, Constantinople qui représentait l’église orthodoxe et, à l’ouest, Rome qui représentait l’église catholique.

L’organisation catholique est très ancienne, car elle aurait commencé à se former après le déluge de Noé. D’après la légende, dans la vieille ville de Babylone, Nimrod et Sémiramis auraient créé une religion qui se serait étendue dans le monde entier. Nimrod et Sémiramis s’étaient mariés, alors qu’ils étaient fils et mère. Après la mort de Nimrod, Sémiramis disait que Nimrod était devenu le dieu du soleil « Baal ». Le dieu Baal est aussi connu sous les noms de Sol ou de Tammuz. Sémiramis aurait été connue sous le nom d’Isis, Vénus ou encore reine du ciel ! Le Concile du Vatican aurait été en réalité la consolidation d’un plan de l’église, afin d’affiner leur processus de domination mondial. Néron, Constantin, Dominique et Loyola auraient été des constructeurs de l’église catholique romaine, mais qui ne se seraient pas basés sur les véritables principes bibliques.

Exemple avec les méthodes de Néron : il aurait construit des églises qui, en réalité, n’étaient pas des églises ; beaucoup de « prêtres » auraient organisé des réunions pour prendre au piège les véritables croyants bibliques.

Mais avec le temps, les vrais croyants bibliques refusaient de se soumettre à l’empereur qui n’était qu’un usurpateur. La « véritable religion » refusait donc de reconnaître l’empereur comme dieu. Il s’ensuivit donc un risque pour ces empereurs : que ces véritables croyants prennent le contrôle de l’État. Sur ordre de Néron, Rome fut incendié et se sont les ennemis des dieux Romains qui auraient été accusés !

Mais au VIIIème siècle, un évènement remettait en cause le plan de domination de l’église catholique et de la classe dominante : les armées islamiques attaquèrent et occupèrent le « pays du pape » au nom d’Allah : l’empire du Vatican perdit alors du terrain et se réduisit à l’Italie Centrale.

Comment repousser ces armées Islamiques ?

La seule possibilité fut le roi Franc : Pépin Le Bref. L’église catholique écrivit donc une lettre au roi Franc. Les dirigeants de l’église disaient alors que cette lettre provenait directement du paradis et qu’elle avait été écrite par St Pierre !! Et c’est ainsi que cette fausse lettre fut transportée par un important cortège religieux jusqu’au roi Pépin. Et c’est ainsi que le roi Pépin réunit ses armées pour lutter contre les armées islamiques. Quand la guerre fut terminée, le Roi Pépin donna au pape Stéphan II, la ville de Rome et une partie de ses terres.

Nous voyons que même dans ces années lointaines de notre histoire et dans des conditions totalement différentes, l’église catholique avait créé et organisé une forme d’inquisition pour mater ses opposants. Nous pouvons aussi constater que dans chaque situation, il existe une corrélation absolue, c’est-à-dire un lien étroit entre l’église catholique et le pouvoir en place : un lien incompressible entre la classe dominante et l’église.

Après la mort de Pépin, le pape falsifia une lettre, dans laquelle il disait que le roi Pépin avait donné aux papes la totalité de l’Italie. Charlemagne croyait le pape et c’est ainsi que, par des mensonges l’empire du Vatican s’étendit. D’après les « donations de Constantin », c’était la totalité de l’empire romain qui avait été donnée aux papes, alors qu’en réalité, tous les documents, dans lesquels nous retrouvons ces volontés furent falsifiés par les dirigeants de l’église catholique romaine : ce fut le point culminant du « Saint-Empire ».

Plus tard, les contradictions s’accentuèrent et l’empire chancelait, car certains croyants avaient lu la bible et avaient constaté que les écrits n’étaient pas en conformité avec ce que confirmait l’église catholique. Il ne restait alors qu’une solution pour l’église : une nouvelle forme d’inquisition. L’église catholique déversa alors un flot de violence et de répression comme à son habitude et c’est ainsi qu’elle engendra sa négation.

Cette négation de la violence toute puissante de l’église catholique se matérialisa dans les 95 thèses de Martin Luther. Et c’est ainsi que le mouvement luthérien prit forme, orientant les masses opprimées vers la révolution : c’est ainsi que le protestantisme s’étendit en France, en Belgique et aux Pays-Bas.

Ignace De Loyola qui travaillait en qualité de militaire, proposa alors au pape de faire valider par l’empire du Vatican deux principes qui deviendront les deux piliers de la foi:

1- La succession apostolique : c’est-à-dire que tous les papes seraient les héritiers de St-Pierre

2- La suprématie du pouvoir : le Pape est doté d’une suprématie sur tous les chefs d’États du monde.

Dans le caractère national, ces deux piliers de la foi seraient représentés symboliquement en levant deux doigts : l’index et le médius. Ces deux principes confirment que l’église catholique est un appui spirituel solide pour tous les états capitalistes du monde et qu’ils peuvent compter sur l’aide de l’État du Vatican. De 1204 à 1491, le monde fut marqué par l’époque des croisades dans lesquelles l’église catholique romaine fut la force dirigeante : période obscure de l’histoire du monde.

L’église catholique était alors puissante, barbare et tyrannique. Le mode de production était encore féodal et elle pouvait compter sur un appui spirituel solide. Le monde était décrit par des mythes, attisant un peu plus la force de l’idéalisme et consolidant le pouvoir des seigneurs. Mais la tyrannie engendre toujours une réaction qui peut être une force bien plus forte que les causes l’ayant engendré. C’est à ce moment-là que les gens se rebellèrent et protestèrent contre cette tyrannie : donnant ainsi naissance à l’église protestante.

 Les jésuites seraient donc un ordre d’élite, qui aurait pour principal objectif de mettre le monde à genoux devant le pape, ce dernier étant le plus fidèle soutien spirituel aux différents gouvernements. Cet ordre est une élite dotée d’une capacité d’adaptation redoutable, car il s’adaptera aux différentes conditions objectives et subjectives se présentant à travers l’histoire du monde : le pape des seigneurs pour le féodalisme et le pape des capitaux pour le capitalisme.

Le cardinal Augustin Béa aurait présenté au Dr Rivera des choses plus incroyables encore. En effet, d’après le Dr Rivera, le deuxième enfant de l’église catholique romaine aurait été le parti communiste : il aurait été formé pour abattre l’église orthodoxe. Le parti communiste aurait été créé pour s’attaquer au plus fidèle gardien de l’église orthodoxe : le tsar de Russie.

Mais la Russie n’était pas le seul front sur lequel l’église catholique voulait attaquer. En effet, la France aussi était une cible, depuis qu’elle avait conclue, dans les années 1900, un accord avec le tsar de Russie : et donc avec l’église orthodoxe. En 1793 déjà, la France avait été écartée de la confiance de l’église catholique, depuis qu’elle avait guillotinée un roi et établit une République. De plus, l’église orthodoxe gagnait du terrain en Europe : Bulgarie, Roumanie, Yougoslavie, Grèce, Serbie, etc…la contradiction entre l’église catholique romaine et l’église orthodoxe était parvenue à un stade extrême.

L’église catholique voulait alors en finir avec tous ses opposants. Les contradictions s’étaient aiguisées entres les différents pays capitalistes. En effet, les conflits concernant l’appropriation des matières premières et de la main d’œuvre et les contradictions sur les capitaux exportés devenaient alors intenables pour le monde: la Première Guerre Mondiale fut alors la réponse. Le pape Pie X soutenait alors l’Allemagne et quand le kaiser voulut étendre les frontières de l’Allemagne, il reçut la bénédiction de l’église catholique. En août 1914, le pape pie X mourait et laisser ainsi la place à Benoit XV.

Et puis les contradictions se matérialisèrent entres les catholiques allemands et les catholiques français : L’Allemagne se battant contre la France, L’Angleterre et la Russie. L’église catholique avait gagné, car elle avait divisé et engendré une guerre. De plus elle était une aide précieuse pour les pays capitalistes qui devaient exporter leurs capitaux et se partager le monde dans le cadre de leur hégémonie de classe. Abraham Lincoln disait : « les jésuites ne pardonnent jamais, et ne renoncent jamais à leurs but ». Il s’ensuit donc cette question embarrassante :

L’église catholique romaine aurait-elle joué un rôle essentiel dans la révolution Russe de 1917 ?

En effet, le Cardinal Augustin Béa aurait affirmé au Dr Rivera que les jésuites auraient collaboré avec Lénine, Trotski et Staline. En 1917, Lénine et ses révolutionnaires auraient pris un train « spécialement assuré » vers la Russie : train envoyé par l’église catholique et le gouvernement allemand.

Dans ce train aurait embarqué un certain Diego Bergen, un jésuite qui aurait été un élément organisateur. Ensuite, ce fut la chute du tsarisme et la chute du mode de production féodal en Russie. Les orthodoxes détenaient l’or du tsar qui aurait été volé auparavant. Quand les forces communistes se présentèrent au patriarche orthodoxe pour en finir, ce dernier aurait offert l’or aux communistes, faisant croire qu’ils étaient attendus par l’église.

Selon les « aveux » du cardinal, c’est ainsi que le parti communiste aurait échappé à son créateur : l’église catholique romaine. Ce fut alors une trahison des communistes envers leurs créateurs et c’est ainsi que les communistes devinrent les pires ennemis de l’église catholique. L’église aurait accouché de deux enfants : le parti nazi et le parti communiste.

Nous nous retrouvons ensuite en Allemagne, après la Première Guerre mondiale. Les terres ont été achetées par les juifs pro-catholiques, alors que la pluparts des Allemands étaient affamés ! La haine contre les juifs atteignait donc un degré extrême : il suffisait alors à l’église catholique de canaliser et d’orienter cette haine vers l’église orthodoxe. C’est ainsi que dans les années 1922, en Italie, un homme inconnu se pavanait et se présentait tel un nouveau « César » qui aurait reçu pour mission de restaurer l’empire romain. Cet homme était à la tête d’un groupuscule très violent, armé et vêtu de chemises noires : Benito Mussolini.

C’est ainsi que le pape noir ordonna de travailler avec Mussolini. D’ailleurs, concernant Mussolini et son parti fasciste, le pape Pie XI avait déclaré : « C’est un homme envoyé par la providence de dieu ». C’est ainsi que l’église catholique donna naissance à une autre bête afin de consolider son pouvoir en Italie. Mais sa première bête, c’est-à-dire le parti communiste s’était déjà échappé et elle était devenue une force sociale tellement puissante, qu’elle avait commencé à construire le socialisme en Russie et fait des émules en Allemagne avec les spartakistes.

La seconde bête de l’église catholique matérialisée par le parti fasciste aurait reçu alors plusieurs missions :

1- briser l’église orthodoxe,

2- conserver les capitaux de la classe capitaliste,

3- briser le communisme,

4- consolider et étendre le pouvoir du Vatican.

Mais Benito Mussolini devait ensuite s’acquitter de sa « dette » envers le Vatican. Il posa donc sa signature sur le Concordat qui faisait de l’église catholique la seule religion de la Nation et l’Italie qui était alors dirigée par un dictateur fasciste. C’est alors que l’Italie se dota d’une puissante armée et, pour tester la puissance de cette armée, attaqua l’Ethiopie. Suite à cette attaque bestiale et barbare, l’évêque de Milan, Alfred Il, un jésuite, bénit cette attaque, l’appelant la « croisade catholique en Ethiopie ».

Du côté allemand, en 1923, c’était la misère, la ruine et les Allemands avaient faim. Les communistes organisaient des démonstrations révolutionnaires et le gouvernement prit peur. Et c’est sur ce terreau de misère fertile que prit forme l’idée d’une République : l’église catholique fut alors furieuse !

Lors du passage au nouvel ordre social, quand se matérialisa la contradiction entre les forces progressistes et les forces réactionnaires, l’église catholique mit en pratique ses facultés d’adaptation comme le caméléon. Ce que l’église désirait dans ces instants particuliers de l’histoire, c’est la conservation de son pouvoir et des capitaux qui sont à la source de son existence. Dans ce but, elle mettra au monde ses « bêtes » qui exécuteront les ordres de l’église et de la classe capitaliste.

Ces « démons » sociétal engendrés par l’église catholique et la classe capitaliste ont été possibles en Italie, en Russie, en Allemagne : alors pourquoi Daech ne se placerait-il pas dans ce même processus ?

Continuons notre excursion de l’histoire pour comprendre si cela est possible. L’église catholique était donc furieuse que l’Allemagne se tourne vers l’idée d’une république. L’église organisait donc un nouveau plan pour empêcher la naissance de cette république. Elle envoya donc deux hommes pour cela : Franz Von Papen et le cardinal Pacceli. Ce dernier deviendra Pie XII : plus connu sous le nom de « pape d’Hitler ». Et c’est ainsi qu’advint la nouvelle star de l’église catholique et de la classe capitaliste : Adolf Hitler.

C’est le prêtre jésuite Stimpfl qui fut chargé d’écrire un livre pour Adolf Hitler : Mein Kampf. C’est ainsi que la nouvelle forme d’inquisition prit la forme du parti nazi et eût pour objectif de briser les idées révolutionnaires en Allemagne. Précisons que les notions de « forme d’inquisition » et de « bête » ne sont pas deux choses distinctes, mais un seul processus lié aux conditions objectives et subjectives qui changent selon la période historique dans laquelle les forces sociales évoluent. Il s’ensuivit, inévitablement, des conflits entre les catholiques nazis et les catholiques communistes.

Et puis arriva l’année 1933. Dès son arrivée au pouvoir et comme l’avait effectué le parti fasciste en Italie, le partie nazi signa un concordat avec l’église catholique romaine. Von Papen s’exclamait alors : « Le troisième Reich est la première puissance, qui non seulement reconnaît, mais aussi pratique les hauts principes de la papauté ». Et puis vint un autre front pour l’église catholique romaine qui ne voulait pas s’arrêter là, surtout que le chemin était tracé par les capitaux : ce fut l’Espagne.

Après l’affaire des bébés morts, en 1932-1934, le gouvernement espagnol avait promulgué les lois suivantes :

1- nationalisation des propriétés de l’église romaine,

2- les églises catholiques devaient payer des impôts,

3- les écoles ne seraient plus administrées par l’église catholique,

4- les écoles, couvents et monastères devaient être contrôlés par l’État espagnol,

5- reconnaissance des religions non-catholiques.

C’est alors que l’église envoya un de ses autres champions : Franco et son armée. L’armée de Franco fut envoyée pour briser les catholiques, les juifs et les protestants qui s’opposaient à la puissance de l’église. Un grand nombre de communistes soutenaient la république espagnole à l’époque. Les médias corrompus, qui étaient contrôlés par le Vatican et la classe capitaliste faisaient donc croire aux masses que l’Espagne était porteuse d’une révolution communiste.

La guerre civile espagnole fut sanglante et c’est ainsi que le 3 août 1937, le Vatican reconnaissait le gouvernement fasciste de Franco. Encore une fois, nous pouvons constater que l’église catholique, appui spirituel solide de la classe capitaliste, s’adaptait aux différentes conditions, selon l’époque et les pays et lançait ses inquisiteurs afin de mater tous les opposants. L’église catholique avait nommé ces trois personnages les trois grands protecteurs de la foi :

1- Hitler

2- Mussolini

3- Franco.

Et l’église catholique romaine continuait d’étendre son empire, les capitaux impérialistes défrichant le terrain. En Belgique, Picard, Arendt et Foukalt affirmaient qu’Hitler était pour l’église catholique un « renouvellement spirituel ». Ensuite, les chars allemands occupèrent la France en quelques semaines et c’est ainsi que se posa une autre question : quel fut le rôle de l’action catholique de France dans l’invasion de la France par les armées allemandes ?

De même qu’aux États-Unis où le prêtre Coughlin proclamait à la radio : « la guerre menée par les Allemands est une lutte pour le christianisme ». Il est à noter que suite à cette déclaration, le prêtre fit de nombreux adeptes ! Le Vatican doit être une entité autonome, mais dans le même temps être un soutien spirituel actif pour l’impérialisme contemporain qui est caractérisé par un capital financier ultra belliqueux. Cette violence du capital financier et de son oligarchie doit être adoucie par les belles paroles du Vatican : « N’ayez pas peur ! »

D’ailleurs, dans sa « neutralité bienveillante » envers la classe capitaliste, le Vatican lui apporte un soutien matériel de taille, via L’IOR (Institut des Oeuvres Religieuses). En effet, l’IOR est la banque du Vatican. Toutes les organisations qui sont dirigées par l’église catholique romaine détiennent un compte dans cette banque : sachant que cette banque est intouchable et qu’elle ne pourra être révisée par aucune entité existante au monde !

La banque du Vatican (l’IOR) est un outil de conservation contemporain des capitaux et du capital financier. Voici quelques-unes des organisations qui détiendraient un compte dans cette banque et qui donc seraient dirigées par l’église :

1- Franc-Maçon

2- Illuminati

3- Banquiers

4- Mafia

5- Club de Rome.

Actuellement l’église catholique Romaine réclamerait deux choses :

1- La suppression de la liberté de conscience

2- Le droit d’utiliser la force contre les hérétiques.

En 1854, sous le pape Pie XI, ces deux dogmes exposés ci-dessus furent confirmés par lui et, en l’An 2000, le pape Pie XI fut béatifié par le pape Jean-Paul II pour sa loyauté à la doctrine !

Nous avons constaté plus haut ce que l’église catholique et ses copains capitalistes étaient capables de mettre en œuvre pour consolider leur hégémonie. Hitler, Mussolini, Franco, le Ku Klux Klan et toutes ces organisations aurait été formés et organisés par l’église catholique et la classe capitaliste. Ils ont été des formes d’inquisitions qui se sont adaptées aux conditions de leurs époques.

Toutes ces nouvelles formes d’inquisitions ont engendré des massacres atroces où le degré de violence était à peine imaginable (camps de la mort, assassinat lors de la ségrégation, etc, etc…). Nous ne pouvons pas créer d’échelle de mesure de la barbarie : la barbarie reste de la barbarie quelle que soit la forme qu’elle prend. La barbarie de Daech ne se détache en aucun cas de la barbarie de ces organisations ou personnages présentés plus haut dans une autre période.

Mais toutes ces organisations (nazies, fascistes, Daech, etc.) ont été inévitablement financées, organisées et détenaient un soutien moral : mais par qui ? On sait que le parti nazi, par exemple, bénéficiait d’un soutien des monopoles sur le plan matériel, de par le constructeur automobile Ford ou encore le styliste Hugo Boss qui versaient tous les deux des sommes d’argent énormes au parti nazi. Sur le plan moral, ils étaient soutenus par toute une nation et par l’église catholique puisqu’elle était aussi à la source de leur existence.

Pour répondre à cette question et savoir si Daech peut être une nouvelle forme d’inquisition de l’église catholique, il nous faut revenir sur les origines de l’État Islamique. Le nid dans lequel avait été formée cette entité se situe en Irak. Dans cette zone Al-Qaida était déjà formé. L’Irak était alors soumis aux actes belliqueux des différents impérialismes. En effet, sur le plan géopolitique l’Irak est une zone stratégique qui permet à l’impérialisme d’atteindre l’Iran.

Mais face à cette violence et ces actes d’ingérence des impérialistes, un rapprochement fut effectué entre la branche d’Al-Qaida en Irak et cinq autres entités terroristes. C’est de ce rapprochement que prit forme le conseil consultatif des Moudjahidines en Irak. C’est ainsi que ce conseil proclama ensuite la naissance de l’État Islamique en Irak). Le chef serait alors Abou Bakr Al-Baghdadi, le Calife et successeur de Mahomet. Et c’est ainsi qu’en 2012, cette entité débarquait en Syrie sous la bannière de L’EII.

La méthode de combat de Daech est particulièrement efficace et c’est la même méthode employée par les impérialismes, bizarrement. La méthode de combat de Daech a été rédigée entre 2002 et 2004 par un certains Abu Bakr Al-Nadji et fut intitulée « l’administration de la sauvagerie : l’étape la plus critique à franchir par la Oumma ». Cette théorie appliquée consiste à s’imposer idéologiquement et matériellement, par la force, dans des territoires arabes et musulmans ou face à certains pays impérialistes/capitalistes.

Cette méthode comporte donc quatre étapes :

1ère étape : Harcèlement de l’ennemi par les attentats et l’affaiblir moralement et matériellement. Ces attentats ne sont pas une finalité, mais le début d’un processus menant à la consolidation du pouvoir par les terroristes. La lutte ne se situe pas, uniquement, sur le plan matériel, car elle se situe aussi et surtout sur le plan moral. Daech est une idée, se nourrissant de la paupérisation, entre autres, engendré par le capital (Daech recrute par exemple dans les prisons) et c’est ainsi que Daech devient une idée armée et prête à se faire exploser.

2ème étape : Application de « l’administration de la sauvagerie », c’est-à-dire stratégie du chaos, sauvagerie, ultra violence et surtout déstabilisation des structures étatiques. Partout où Daech s’impose, il crée une situation de chaos et d’épuisement. Il engendre un dépassement et un épuisement des structures étatiques jusqu’à ce que la population perde confiance dans son gouvernement. Face à cette ultra violence, les gouvernements répliqueront par une autre ultra violence. De là l’établissement d’un chaos total.

3ème étape : Daech se présente comme une alternative. Quand le chaos a été provoqué et que l’espoir de la population a été dégradé, Daech se présentera donc comme une alternative. Daech rétablit la sécurité, ouvre les services sociaux, distribue de la nourriture et des médicaments, un enseignement, une justice: ils rétabliront l’ordre dans ce chaos qu’ils ont eux-mêmes déclenchés.

4ème étape : Proclamation du Califat et apparition d’un « proto-état ».

Le 9 avril 2013, Abou Bakr Al-Bagdadi déclarait que le Front-Al-Nosra était une branche de Daech en Syrie. Une fusion avait été déclenchée entre l’EII et une partie du Front-Al-Nosra qui donnait naissance à l’EIIL (État Islamique en Irak et au Levant). Mais, à l’origine, le Front-Al-Nosra était une branche d’Al-Qaida. Il s’ensuivait que les dirigeants d’une partie d’Al-Qaida étaient contre cette fusion et continuaient de faire allégeance à Al-Qaida : de là naissance d’un conflit entre l’EIIL et Al-Qaida.

Ce conflit entre l’EI et Al-Qaida engendrait alors une autre question : la branche d’Al-Qaida, qui se situe contre l’EI, est-elle en liaison étroite ou intégrée dans la coalition dirigée des différends impérialismes contre l’EI ? Apparemment, la CIA aurait des liens étroits avec cette branche d’Al-Qaida.

Car après la consolidation du pouvoir de Daech sur une partie de la Syrie, l’EIIL devenait l’EI (État Islamique). Et c’est ainsi que la destruction de la Syrie continuait. L’ASL (Armée Syrienne Libre) se rebella contre le gouvernement d’Assad et l’EI. Le conflit entre l’EI et une partie d’Al-Qaida étant très forts, l’ASL recevait donc un soutien moral et matériel d’Al-Qaida en Syrie. Quand l’impérialisme français, entre autres, avait armé l’ASL, il avait donc directement ou indirectement aidé et armé Al-Qaida qui était l’un des piliers de l’ASL. D’ailleurs, lors de l’offensive de Racca, en 2014, l’ASL comptait dans ses rangs une partie des combattants d’Al-Qaida.

Ce qu’il est intéressant de constater, c’est que la méthode employée par Daech, dite « d’administration de la sauvagerie » est la même méthode employée par les différents impérialismes. L’impérialisme qui doit exporter ses capitaux et s’accaparer une main d’œuvre « bon marché », pour augmenter son taux de profit. Pour cela, il utilise aussi cette méthode qui consiste à engendrer un chaos total dans une région du monde. Une fois le chaos établi, l’impérialisme débarque et remet de l’ordre dans ce chaos sous couvert « d’un apport de la démocratie » : mais en réalité ils consolident leurs hégémonies coloniales et parasitaires dans ces mêmes zones.

Il s’ensuit que les « Djihadistes » qui sont présentés par l’impérialisme et les forces du Vatican, comme étant des criminels (ce qu’ils sont réellement), mettent en pratique une stratégie déjà utilisée par l’impérialisme. Mais en faisant cela, les serviteurs du spirituel et politique du capital criminalisent le véritable sens du mot « Djihadiste ».

Remettons les pendules à l’heure et expliquons ce que veut véritablement dire « Djihadiste ». Faire son Djihadisme ne veut surtout pas dire se faire exploser à l’aide d’une bombe ! La notion de Djihadisme est liée à la notion de l’homme qui combat, mais pas dans un sens aussi primitif évidemment. Un homme qui a une famille à nourrir par exemple : il galère dans un travail où il est exploité et dans lequel il gagne un salaire de misère.

Mais, malgré toutes ces difficultés, ce même homme travaille difficilement en restant fier, car il doit nourrir sa petite famille quoi qu’il advienne. Ce combat qu’il mène tous les jours pour nourrir sa famille est son Djihadisme à lui et fera donc de lui un Djihadiste. Ou encore la personne qui passe du temps à apprendre à lire et à écrire à des personnes qui vivent de l’autre côté du monde et qui combat pour que tous les enfants soient scolarisés, mène lui aussi un combat : lui aussi devient un Djihadiste.

Et c’est là le véritable sens du mot Djihadiste, car il dénommera un combat, mais dans un sens large du terme. Il dénommera un combat dans la vie de tous les jours que vivent des millions d’hommes et de femmes : dans ce sens on est tous des Djihadistes.

Le problème provient des médias du capital qui ne veulent surtout pas expliquer la véritable signification du mot « Djihadisme » car, ce qu’ils veulent évidemment, c’est la confusion et l’amalgame. Ces Djihadistes usurpateurs de Daech détiennent donc un plan de domination mondial qui est proche d’un plan impérialiste. Il est donc probable que ce plan de domination mondial de Daech soit donc organisé et financé par des pays impérialistes. Si cela se révélait vrai, Daech serait inévitablement lié aux forces du Vatican qui sont totalement intégrées aux forces impérialistes et ont, elles aussi, dessiné leur plan de domination depuis longtemps.

Daech est à l’image d’un tracteur. L’impérialisme envoie ce tracteur à travers le monde, le tracteur avance et plante derrière lui les graines des capitaux à travers les terres fertiles, afin qu’elles poussent et fassent les fleurs du profit : le tracteur avance, mais les capitalistes et les forces obscures de l’église catholique romaine suivent la cadence et sont cachées derrière.

On a expliqué pourquoi nous ne pouvons pas faire confiance aux médias du capital. Daech pourrait donc compter dans ses rangs des combattants jésuites ou sionistes qui se feraient passer pour des musulmans intégristes, afin de semer la confusion et attiser les conflits et déclencher des guerres entre les peuples : comme vous l’aurez constaté plus haut l’église catholique en a une certaine expérience !

On peut aussi constater que Daech ne s’attaque pas uniquement aux Occidentaux, même si les médias essaient de nous faire croire le contraire. En effet, Daech s’attaque aux pays musulmans (Syrie ou Irak par exemple) alors qu’ils sont eux-mêmes musulmans à la base ! L’impérialisme et ses médias corrompus nous feraient donc croire que Daech serait un groupe terroriste musulman (ils sont véritablement des terroristes et des faux musulmans) qui s’attaquerait aux vrais musulmans : et tous ces massacres seraient observés par l’œil neutre et bienfaiteur de l’église catholique.

Mais pourquoi l’église s’attaquerait-elle aux musulmans ?

Nous avons pu constater depuis le début de cet article que l’église catholique romaine est dotée d’une force de capacité énorme : elle est comme un caméléon qui s’adapte aux sociétés qui passent. Son objectif est de garder une certaine hégémonie matérielle et spirituelle à travers toutes les sociétés qui se succèdent devant elle. Dans toutes les sociétés, l’église catholique a été l’appui spirituel de la classe dominante (bourgeoisie, seigneurs, etc…) qui lui offrait une partie du pouvoir politique : un tout unique doté d’un appui spirituel.

Mais la religion musulmane (on parle de la vraie religion musulmane et pas cette imposture présentée par Daech) est aussi une religion dotée d’une certaine expérience du monde et de l’humanité. Elle est aussi une religion ouverte, sans limite d’amour et d’espoir pour les hommes et elle se renforce toujours un peu plus et elle a de plus en plus d’adeptes : il s’ensuivrait nécessairement une émancipation politique de cette religion. Cette émancipation politique de la religion musulmane pourrait devenir un obstacle au plan de domination mondial de l’église catholique qui veut garder son hégémonie sur le globe.

Daech détiendrait toutes les caractéristiques d’une nouvelle forme d’inquisition de l’église catholique. En effet, Daech permettrait à l’église catholique d’en finir avec son principal concurrent (la vraie religion musulmane), mais de plus, il permettrait de fluidifier l’exportation des capitaux et le joug de l’impérialisme qui est le corollaire de l’église catholique pour la période contemporaine.

Actuellement, un des soutiens des impérialismes français ou Nord-américain est sans aucun doute le sionisme matérialisé par Israël. Ce n’est pas un secret de dire que le sionisme considère la vraie religion musulmane comme un ennemi à abattre. Si Daech était une nouvelle forme d’inquisition de l’église catholique, il serait aussi possible qu’il compte dans ses rangs des combattants sionistes pro-catholiques. En effet, tous les éléments seraient alors réunis pour empêcher l’émancipation politique de la religion musulmane.

Résistance politico-économique: Anarchie et vision économique…

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L’économie de l’anarchie

Robert Graham

15 juin 2016

url de l’article original:

https://robertgraham.wordpress.com/2016/06/15/the-economics-of-anarchy/

~ Traduit de l’angais par Résistance 71 ~

Dans la “sphère” économique, Murray Bookchin est devenu l’avocat du “contrôle municipal” de l’économie par des assemblées de communauté, abolissant ainsi “l’économie” en tant que sphère sociale distincte en l’absorbant dans la sphère politique, une inversion de l’argument préalable de Proudhon disant que “les institutions politiques doivent se perdre dans l’organisation industrielle”. Afin d’éviter qu’un tel contrôle au niveau de la communauté ne dégénère en un système de villes-états en concurrence les unes avec les autres, il se fit l’avocat de l’anarcho-communisme au sein de chaque communauté par l’abolition de la propriété privée et la distribution en accord avec les besoins de chacun et le fédéralisme entre les communautés. Bookchin affirmait que “L’alternative syndicaliste” du contrôle ouvrier “re-privatise l’économie en des collectifs autogérés”, ouvrant ainsi la voie “de leur dégénérescence en des formes traditionnelles de propriété privée.”

A cela, la plupart des anarcho-syndicalistes répondraient que l’autogestion ouvrière ne serait pas basée sur un modèle de simple conseil ouvrier d’usine, mais inclurait également une autogestion communale, de consommateurs, de commerce (ou vocationnelle) et des organisations d’industrie et de service formant un réseau complexe de groupes imbriqués les uns dans les autres et au sein duquel les conseils d’usines seraient incapables de se reconstruire comme firmes autonomes privées opérant pour leur seul profit, particulièrement quand l’économie dans son entièreté serait organisée le longs de lignes anarcho-communistes.

Note de Résistance 71: Il est une fois de plus stupéfiant de constater qu’à la fois Bookchin, mais aussi ici l’auteur de ces lignes Robert Graham, éludent un concept fondamental: celui du monde agricole ! Ceci est en phase avec le vieux réflexe marxiste du “prolétariat, de la classe ouvrière, seule classe révolutionnaire”, cataloguant de facto les paysans sous le label de “réactionnaires”, sans comprendre que sans la terre et ceux qui la cultivent, personne ne bouffe, pas même les révolutionaires à terme… En observant la situation politico-économique actuelle, il est évident que la classe agricole occidentale, brimée et ruinée par la dette, est entrée dans un stade pré-révolutionnaire avancé. Les paysans sont les alliés naturels des ouvriers, ils sont, nous sommes tous, le peuple ! Ils sont et représentent la terre nourricière! Même si le système capitaliste et ses modes de gestion mortifères les a obligé à détruire le patrimoine nourricier, il est encore bien temps d’en sortir…

John Crump et Adam Buick ont insisté sur le fait que vendre “en tant qu’acte d’échange… ne peut se faire qu’entre deux propriétaires distincts. Pourtant des propriétaires séparés de parties du produit social sont précisément ce qui ne voudrait et ne pourrait pas exister dans une société anarchiste. Avec le remplacement de l’échange par la propriété commune ce qui se passerait est que la richesse cesserait de prendre la forme de la valeur d’échange, de façon à ce que toutes les expressions de cette relation sociale péculière à une économie d’échange, caractérisée par l’argent et le prix, disparaîtrait automatiquement.” Les anarchistes continuent de débattre quel type d’économie serait compatible avec leur vision d’une société libre.

Kevin Carson, mettant à jour les idées “mutualistes” de Proudhon et de Benjamin Tucker, argumente lui pour une transition graduelle vers une société sans État au travers de la création “d’une infrastructure sociale alternative”, comme par exemple “des coopératives de producteurs et de consommateurs, des Systèmes d’Echange et de Commerce Locaux (SECL), des banques mutualistes, des syndicats ouvriers, des associations de propriétaires/locataires, des associations de voisinages (non affiliées à toute forme de police que ce soit), des programmes de surveillance anti-crime et anti-flic, des tribunaux volontaires pour un arbitrage de litiges civils, une agriculture soutenue par la communauté (NdT: Ah! Enfin!…), etc..Pour Carson, “le mutualisme veut dire construire le genre de société que nous voulons ici et maintenant, fondée sur l’organisation depuis sa base pour la coopération et l’association volontaires par l’entre aide mutuelle, plutôt que d’attendre la révolution.”

A l’encontre de la plupart des anarchistes, Carson se fait l’avocat de la rétention des relations de marché parce que quand “des firmes et des gens s’auto-employant échangent par le moyen du marché plutôt que par des relations fédérales, il n’y a pas d’organisation qui leur soit supérieure. Plutôt que des décisions prises par des organisations permanentes, qui serviront immanquablement de bases de pouvoir pour les managers et les “experts”, des décisions seront prises par la ‘main invisible’ du marché.” (NdT: ceci correspond à l’idéologie de ce que les anglo-saxons ont appelé le “libertarianisme”, les “libertariens” ne sont pas des libertaires/anarchistes, ils croient en cette ‘main invisible du marché’, sorte de nouvelle religion économique qu’on retrouve dans l’école économique de Vienne et de Von Hayek, en fait branche ultra-libérale du capitalisme, qui n’a rien d’anarchiste, mais qui a infiltré les milieux tendance libertaires anglo-saxons depuis plusieurs années. Certains se sont affublés du sobriquet antinomique, accrochez-vous… “d’anarcho-capitaliste”… jusqu’où ira t’on ?…)

John Crump et Adam Buick argumentent ainsi contre la dépendance aux mécanismes du marché et nient qu’il puisse y avoir une transition graduelle du capitalisme à l’anarcho-communisme. Dans une société anarchiste communiste, “les ressources et le travail seraient aloués… par décisions conscientes, et non pas au travers d’opération de lois économiques agissant avec la même force coercitive que les lois, comme celle de “la main invisivle du marché’. Une évolution graduelle d’une société de classes à une société sans classes est impossible parce qu’à un moment donné il devra y avoir une rupture qui privera la classe dirigeante de l’état capitaliste, qu’elle soit ou non bien intentionnée, du contrôle exclusif sur les moyens de production.”

Luciano Lanza argumente qu’il y a des façons de tempérer la dépendance aux mécanismes de marché, par exemple en faisant partager les bénéfices entre les entreprises. Mais pour lui le point essentiel est de bouger au-delà de la “logique de marché”, de cette société où “le marché capitaliste définit chaque aspect de la coexistence sociale”, et vers une société où pour citer Cornelius Castoriadis “l’économie a été restaurée à sa place d’auxiliaire de la vie humaine plutôt que son but ultime.” Comme le dit aussi George Benello: “le but est une société organisée de telle manière que les activités de base pour vivre sont faites par des organisations dont le style et la structure sont le miroir des valeurs que l’on recherche.”

Parce que “cette vision est une vision totale plutôt que centrée sur des problèmes spécifiques, des projets différents et multiples renforceront cette vision: écoles coopératrices, crèches, unions de communautés, journaux, médias et plus tard l’entreprise.” Alors que ces projets prolifèrent, la société devient plus “densément et intensément organisée dans un mode intégrateur au sein duquel les activités de base de la vie s’imbriquent entre elles”, de façon à ce qui “se défend n’est pas simplement un set de but politiques discrets, mais un mode de vie dans sa totalité.” Ceci est un autre exemple de la “politique préfigurative” que les anarchistes ont soutenu et pratiqué deuis au moins le temps de Proudhon et qui est une fois de plus venue à l’avant dans la foulée des mouvements pour une “justice globale” contre le néo-libéralisme vers la fin du XXème siècle.

= = =

A lire en complément: notre dossier Gustav Landauer sur la société des sociétés organique

« Meurtre par décret » le contre-rapport de la Commission Vérité et Réconciliation sur le génocide au Canada ~ Dernière partie ~

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Le texte intégral de notre traduction se trouve sur cette page du blog: « Meurtre par décret: le crime de génocide au Canada »

Merci de faire circuler ce texte essentiel sans aucune modération.

~ Résistance 71 ~

 

Meurtre par décret: Le crime de génocide au Canada

Un contre-rapport de la “Commission Vérité et Réconciliation”

 

Publié par le Tribunal International pour les Disparus du Canada

En conjonction avec des Commissions Citoyennes d’Enquête préalables

 

Le 1er Mars 2016

Toronto & Bruxelles

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Introduction

Préambule et Critique de la Commission Vérité et Réconciliation

1ère partie A & B

2ème partie

3ème partie

 

Troisième partie: la continuité du crime

Un ancien fonctionnaire du ministère des Affaires Indiennes qui a passé deux ans dans les communautés Eskimo a accusé de la présence d’une politique officieuse de stérilisation recommandée des femmes Eskimo/Inuits..” ~ du quotidien Globe and Mail du 12 janvier 1979, “Des femmes autochtones dupées de prendre des pilules contraceptives pour des vitamines (infirmière)” ~

Un système organisé d’enlèvement, d’exploitation, de torture et d’assassinat d’un grand nombre de femmes et d’enfants paraît exister sur la côte ouest canadienne, il est organisé et protégé en partie par des secteurs de la GRC, de la police de Vancouver, de l’organe judiciaire et des membres du gouvernement de la province de la Colombie Britannique ainsi que du guvernement fédéral du Canada, incluant l’armée canadienne.” ~ extrait du Memorandum sur le Trafic des Êtres Humains sur la côte Ouest du canada, publié par l’association des Amis et Familles des Disparus le 26 mai 2006 à Vancouver~

Les services sociaux peuvent se saisir des enfants d’une mère indienne à n’importe quel moment sans aucun mandat procédurier. Plus d’Indiens meurent en prison ici que n’importe quel autre groupe ethnique, le tiers des détenus sont autochtones. P…, les pontes des prisons reçoivent le double d’argent du gouvernement pour un Indien que pour un blanc. Chaque hôpital en ville a une politique officieuse de “non-réanimation” en ce qui concerne les urgences liées aux Indiens et pratiquement chaque Indien sans foyer et à la rue en est là parce qu’il a perdu sa terre plus haut dans le nord au profit de quelque grosse entreprise. Vous apprenez toutes ces choses d’entrée de jeu en tant que flic, mais comme pour les pensionnats pour Indiens, tout le monde est supposé regarder de l’autre côté et juste laisser pisser en ce qui concerne le génocide.” ~ Ancien gendarme de la GRC (police montée du canada) George Brown, Vancouver le 18 avril 2005~

Ce n’est pas seulement nos femmes qui disparaissent. Des familles entières disparaissent en commençant par les enfants. Nos communautés du nord de la province sont terrorisées et éliminées par les grosses corporations pour leurs terres et leurs ressources, les portes-flingues de la GRC font le sale boulot. C’est le programme des pensionnats pour Indiens mené à sa prochaine étape génocidaire.” ~ Activiste aborigène Carol Martin, Vancouver le 5 juin 2009 ~

Le génocide a toujours été un outil nécessaire à l’État et à la religion. L’extermination des nations autochtones a établi le Canada et a assuré sa prospérité. Aujourd’hui, la même annihilation des nations indigènes ne fait pas que se poursuivre, elle s’amplifie.

La simple raison en est que ce génocide continue de profiter à l’économie canadienne championne de l’extraction des ressources et conséquemment, tout ceci est devenu institutionnalisé dans la fibre même du gouvernement (colonial) et de la société en général.

Pour faire simple, à la fois le capital éranger et la politique domestique requièrent que les Indiens du Canada continuent à être privés de leurs terres et territoires, appauvris et erradiqués afin que de gros bénéfices soient tirés de ce processus. Le pillage piloté depuis l’étranger des ressources du Canada n’est pas un phénomène nouveau, pas plus que le fait que les indigènes traditionnels soient sur le chemin de cette énorme saisie de terres. Hier les nations indiennes éraient exterminées pour que les entreprises américaines et canadiennes puissent collecter les fourrures, le bois et les minéraux du Canada en toute quiétude. Aujourd’hui, ce pillage en règle se perpétue sous la houlette du grand capital asiatique et de l’industrie de l’uranium militaire américaine, qui sont en train d’empoisonner et de tuer les Cree du nord et chasser les Inuits de leurs terres. Les différentes manifestations de ce crime et de ses conséquences sociales ont besoin d’être mises au grand jour et vues sous cet angle et non pas vues séparément de manière isolée, comme le font les médias de la pressetituée lorsqu’ils examinent par exemple “le haut taux très perturbant de suicide d’adolescents indiens” ou “le niveau de pauvreté des Indiens vivant sur les réserves”. Ces conditions ne sont ni accidentelles ni déconnectées du requis génocidaire continu “encourageant les conditions faites pour causer la destruction d’un groupe sur le long terme”, d’après l’article de la Convention sur le Génocide de l’ONU.

Les indices regorgent concernant la politique d’état délibérée du Canada pour encourager une telle destruction des nations aborigènes. L’existence même de cette loi d’apartheid qu’est l’Indian Act qui nie tout droit de citoyenneté aux Indiens sur les réserves et les rend pupilles légaux de la naton en est l’exemple le plus flagrant. Une telle ségrégation légale organisée d’un groupe ciblé est un signe d’une politique génocidaire. Son objectif de maintenir les Indiens pauvres et dépendants est évident dans de telles politiques comme le stipule l’Indian Act, interdisant aux conseils locaux de bandes d’utiliser l’argent aloué par gouvernement pour rendre leur tribu auto-suffisante en créant des emplois locaux ou des commerces sur les réserves.

De manière très significative, la même restriction s’applique à toute “compensation” financière donnée aux survivants indiens des pensionnats par le gouvernement. Cet argent ne peut être attribué qu’à des individualités sous la forme de chèque personnalisé plutôt que comme versement à un groupe qui pourrait rediriger l’argent vers la construction ou rénovation des logements, de la distribution d’eau, du traitement des eaux usées, ce sur plus de la moitié des “réserves” au Canada qui n’ont pas ou plus ces nécessités de base.

La loi sur les Indiens (Indian Act) restreint également la quantité d’argent qu’un conseil de bande peut dépenser sur les enfants résidant des réserves et nie même le droit aux Indiens de réserves de modifier ou d’améliorer leurs logements, ce qui cause la décrépitude de bon nombre d’entre eux et les rendent de véritables bouillons de culture pathogènes. “Ils peuvent nous mettre en prison s’ils nous prennent à ventiler ou à isoler nos maisons”, a dit Harriett Nahanee à Kevin Annett en décembre 1995 lors de sa visite sur la réserve Squamish, véritable taudis du nord de Vancouver.

La question évidente qui brûle les lèvres est la suivante: si le Canada n’essaie pas de maintenir les Indiens dans cet état de pauvreté et d’insalubrité permanent, pourquoi donc continue t’il à leur imposer une loi si draconienne et des conditions d’existence si insalubres ?

Un autre signe de l’intentionalité de ce génocide continu aux mains de l’état canadien est la pratique institutionnalisée du “deux poids deux mesures” lorsqu’il s’agit de la santé aborigène, de la protection infantile et des libertés civiles.

Mon assistante sociale, Sally Heather, m’a dit que je devais me faire ligaturer les trompes si je voulais revoir ma fille après qu’ils me l’aient arraché”, décrit Eliza Stewart, une femme autochtone de la côte Ouest du Canada à Vancouver. “Deux gendarmes de la GRC sont venus à ma maison et m’ont forcé à les suivre à l’hôpital de North Shore. C’est là qu’ils me l’ont fait. Je n’ai eu aucun choix. Puis ils m’ont forcé à signer un formulaire disant que je ne les poursuivrai pas en justice pour ce qu’ils m’ont fait.

De tels assauts et stérilisation forcés sur des femmes indiennes sont routine au Canada et sont autorisés par le statut de seconde classe subordonné des Indiens de par la loi. Sous les protocles de protection juvénile provinciaux, des enfants de familles autochtones peuvent être saisis à tout moment, sans aucun mandat procédurier et sans possibilité d’appel ou de révision du processus qui s’applique aux familles non-aborigènes sujettes aux règlementations des services sociaux.

Le système de protection juvénile est juste un autre système de pensionnat, en pire,” dit le chef Peter Yellowquill de la nation Anishinabe des grandes plaines du Manitoba. “Aujourd’hui, il y a plus de nos enfants dans les institutions gouvernementales et dans des familles d’accueil blanches qu’il n’y en a jamais eu dans les pensionnats pour Indiens. Ils essaient toujours d’éliminer notre culture et nos familles.

Yellowquill n’exagère pas. Même les statistiques gouvernementales montrent une croissance dans les chiffres d’enfants aborigènes incarcérés dans des foyers non-autochtones ou dans des institutions gouvernementales, ceci incluant la criminalisation à un jeune âge par la police et le système judiciaire partout au Canada. Plus de la moitié des enfants en familles d’accueil au Canada sont autochtones et ce malgré le fait que les nations aborigènes ne représentent que 2% de la population du canada. D’autres stats du gouvernement révèlent que des 50 langues indigènes toujours pratiquées au Canada en 1996, il n’y en aura plus que 3 en 2025.

La représentation générale de l’espérance de vie aborigène au Canada est également pathétique et cela ne s’améliore pas. En 2007, le taux de mortalité parmi les Indiens étaient de 5 fois supérieur à celui de la moyenne nationale, le taux de TB de 8 à 10 fois supérieur. Seulement un tiers des logements aborigènes sont adéquats et possèdent un système sanitaire et d’évacuation des eaux usées correct. Aucun de ces chiffres ne s’est amélioré depuis, le taux de tuberculose a même empiré depuis qu’une étude similaire fut faite par la ministère des affaires indiennes (MAI) en octobre 1998.

Le rapport de l’étude du MAI fut publié et discuté en première page du journal Globe and Mail le 13 octobre 1998 avec le titre: “Le sale secret du Canada: la vie sur les réserves indiennes: les revenus, éducation et espérance de vie sont pires que dans 62 pays…” Les standards de vie des peuples autochtones du Canada se situaient sous ceux de pays comme le Brésil, la Thaïlande lorsque regroupé comme nation. Les enfants indiens de Colombie Britannique ont la même chance de mourir en bas-âge qu’un enfant indien du Guatémala, d’après l’étude.

Le fait est que les conditions de vie pour les Indiens du Canada deviennent continuellement pires et ce malgré des dépenses annuelles de plus de 6 milliards de dollars canadiens par les “affaires indiennes”. Aucun de ces fonds n’atteignent la plupart des Indiens car ils ne sont pas faits pour çà. Des mots de l’ancien grand chef de l’Assemblée des Premières Nations (APN, sous contrôle de l’Indian Act, les Indiens “corpos”) Wilfred Price de la nation Haida:

Le système dans son intégralité est construit pour faire bénéficier une poignée de corrompus aborigènes, les chefs de l’APN et leurs familles sur les réserves. Nous avons calculé que plus de 96% de l’argent du gouvernement aloué aux “affaires indiennes” termine dans leurs mains et est utilisé dans la bureaucratie du MAI, qui est entièreement gérée par des bureaucrates. Rien ne redescend aux gens dans les réserves qui meurent de plus en plus vite année après année. Ceci n’est pas non plus accidentel. Les chefs locaux sont supposés affamer leur propre peuple, de les couper de leur terre et de leur réserve avec un “quota de coupe franche” par an. C’est pour cela que je quitte l’APN.

La description de Price du rôle destructeur des chefs de réserve envers leur propre peuple a été confirmée par Les Guerin de la nation Musqueam de Vancouver et par des documents qu’il a fuité de l’APN en octobre 2004. Les documents sont des transcriptions d’une réunion au plus haut niveau de l’APN à Calgary du 20 au 23 octobre 2003, où fut discutée la mise en place de ce que les leaders de l’APN appellèrent “L’Agenda 21” sur leurs réserves.

Des mots de la présidente de la réunion, Wendy Grant “Il y a une toute nouvelle société qui arrive et nous allons la gérer. On doit se débarrasser de tout le bois mort et des bouches inutiles, Agenda 21 et tout le toutim.

Agenda 21 est le nom de code d’un programme lancé par l’ONU, programme de “développement durable” avec des conférences depuis les années 1990 qui visent à limiter et à réduire la population humaine sous le déguisement de la “durabilité environnementale”. Pour garder les objectifs de l’agenda, Wendy Grant, une fonctionnaire du conseil de bande de Musqueam, a forcé depuis 2003 plus du tiers des familles de Musqueam hors de leurs maisons et de la réserve et leur a refusé éducation et allocations santé afin de les virer de Musqueam.

Dans le langage de normalisation du génocide, “développement durable” est un nom de code pour la dépopulation des peuples indigènes et des pauvres. Un bon nombre des avocats de cet agenda 21, comme l’ancien ministre de la défence américain Robert McNamara, sont de farouches supporteurs de la stérilisation de masse des noirs, peuples aborigènes et de l’imposition de “mesures d’austérité” sur les groupes du même style que ceux de Musqueam et de bien des réserves indiennes au Canada.

[…]

Un tel terrorisme mené par les conseils de bandes et de néo-génocide contre le peuple autochtone est très lié à un agenda entrepreneurial et géopolitique propre au XXIème siècle, spécifiquement en Colombie Britannique, terre riche en ressources naturelles, stratégiquement vitales pour l’économie de la province et du nord du Canada.

Merv Richie est un ancien directeur de la publication de journal à Terrace en Colombie Britannique, dont la publication du “Terrace Daily News” fut fermée en 2015 après avoir commencé à rapporter sur le génocide des Indiens locaux et des crimes de l’église catholique. D’après Richie:

Ce fut la branche locale des Chavaliers de Colomb qui ont fait peur à mes publicitaires, l’un après l’autre. Je connais même la personne qui l’a fait. Mais cela ne fut pas seulement à cause de mes critiques éditorialistes envers le Vatican. Pendant des mois j’ai rapporté au sujet de la connexion chinoise avec toutes les disparitions qui se produisent par ici et comment la Chine est lourdement impliquée dans le génocide qui se déroule en ce moment. J’ai aussi montré l’implication de la GRC/police montée. Le harcèlement n’a pas cessé depuis.

Richie décrit comment il a découvert que les terres indiennes et leurs ressources dans le nord de la Colombie Britannique sont achetées par des cartels chinois et colonisés par des colons chinois sous des accords secrets entre le gouvernement provincial et Pékin, accords qui ont été mis en place depuis les années 1990. Des officiers de la GRC, des politiciens aborigènes et des mercenaires privés travaillant pour les cartels chinois assassinent et terrorisent les Indiens sur leurs terres afin de faire de la place pour cette nouvelle vague d’immigration.

Je fus le seul média à couvrir tout çà. J’ai rapporté sur le procès en 2007 et 2008 lorsque sortit la manière dont Rio Tinto et Alcan au travers du premier ministre de la province Gordon Campbell, avaient conclu des accords secrets avec la bande d’Indien Haisla pour qu’ils vendent leurs terres pour une bouchée de pain. J’ai même découvert des manœuvres militaires secrètes se déroulant dans le Nord. Je pense que j’ai dû presser trop de boutons et énerver trop de gens.

Le règne de la terreur corporatiste contre les groupes tribaux traditionnels occupant des terres riches en ressources a été continuel et totalement délibéré. Dans une lettre électronique datée du 2 septembre 2002, un homme du nom de Peter MacLean, un ancien de l’entreprise Alcan ayant œuvré dans le nord de la Colombie Britannique, a écrit à Kevin Annett:

Le projet Kemano à la fin des années 1970 était basé sur un document préalable pour les droits sur l’eau signé dans les années 1950 et donnant à Alcan les droits sur l’exploitation de l’eau pour les 50 années suivantes. Mais ce qu’il s’est passé est que les gens qui vivaient à l’époque où se trouve maintenant Cheslatta Falls furent plus ou moins menacés de signer. Les officiels d’Alcan qui voulaiejt les droits sur l’eau se sont pointés à l’automne lorsque presqaue tous les hommes étaient partis à la chasse. Le village à cette période de l’année consistait en une popualtion de femmes, d’enfants et de vieillards. De ce dont je me souviens, ils ont dit aux gens qu’is devaient signer de suite. Le village a demandé s’ils pouvaient aller prévenir leurs hommes qui étaient à la chasse mais les officiels d’Alcan dirent non.

Le plus triste de tout cela est que le village ne put même pas en discuter, Alcan ne leur donna aucune alternative. Ils leurs ont dit que s’ils ne signaient pas ils allaient inonder tout l’endroit tandis que s’ils signaient le document, ils seraient quand même replacés ailleurs… Mais après avoir signé, on ne leur donna que quelques jours pour débarrasser le plancher. Lorsque les hommes revinrent de la chasse, il leur fut rapporté ce qu’il s’était passé. Ils ne purent rien faire si ce n’est de se préparer à déménager.
La zone que leur donna Alcan était déplorable. Il n’y avait pas assez de gibier pour chasser et beaucoup eurent faim. Certains essayèrent de rester dans leur ancien village, mais la maladie balaya la place. Combien moururent je ne me rappelle plus…

Comme cité plus haut, les chefs des conseils de bandes locaux ont assisté au vol massif de terre et à la dislocation de leur propre peuple. Sharon Tootchie, indienne Cowichan de l’Île de Vancouver décrivit le processus dans un entretien le 2 novembre 2006:

Notre famille provient d’une lignée traditionnelle et alors que j’étais la plus âgée des filles, je devais hériter de la terre et la passer à mon fils Rick. Juste après son passage à l’âge adulte, il fut ramassé par la GRC et sévèrement passé à tabac, puis il fut continuellement la cible pour des ‘ballades de minuit’, alors il se cacha. Mais cela n’arrêta pas. Lorsque j’ai compris que le chef local du conseil de bande Harvey Alphonse, volait notre terre, j’ai essayé de remuer la merde et j’ai reçu le traitement aussi. J’ai dû m’enfuir dans le Saskatchewan pour survivre. En 2005, Harvey n’avait pas juste volé notre terre mais aussi 14000 hectares de la terre de la nation Cochiwan et l’avait vendu très bon marché à ses amis de l’entreprise bûcheronne Timberwest, qui possède pratiquement toute l’Île de Vancouver maintenant. Les pots-de-vin d’Harvey consistèrent en un nouveau bateau de pêche, un Yacht et deux voitures neuves.”

Peter Yellowquill du Manitoba décrit lui aussi un régime similaire du terrorisme officiel contre son peuple par le chef du conseil financés par l’état sur sa réserve des longues plaines.

Les chef élus (NdT: sous l’Indian Act, “chefs” élus par un processus de l’état colonial et traditionnellement complètement illégitime, ne pouvant représenter leur nation..) comme Dennis Meeches sont ceux qui fourguent la drogue sur nos réserves et qui piquent tout le fric. Le gouvernement fédéral les utilise pour nous garder sous contrôle. C’est pourquoi les Meeches et les gens de son espèce sont mis et maintenus au pouvoir par le gouvernement, ils aident à éliminer leur propre peuple. Notre maison a été brûlée et mes enfants ont été arrêtés puis ciblés par le conseil de bande pour me forcer à marcher dans leurs sales combines. Quiconque ne rentre pas dans leur jeu mafieux est chassé ou volé”. Amputé d’un véritable leadership et maintenus dans la peur par les chefs “officiels” coloniaux, les aborigènes du Canada sont sans défense contre toute violence et agression perpétrées par l’état et les églises, la police et les entreprises transnationales, de la même manière que dans une vulgaire république bananière.

Cette réalité néo-coloniale explique en partie le niveau de férocité de la violence institutionnalisée à l’encontre des peuples autochtones, qui est et a toujours été dirigée contre les femmes et enfants aborigènes.

Femmes et enfants disparus

(Voir l’appendice 7 dans les documents sur le rapport original en anglais)

Le génocide de notre peuple a commencé et se poursuit avec le ciblage de nos femmes et de nos enfants pour une destruction programmée, parce que les puissances occupantes brisent la famille abirigène de cette façon, ainsi nous n’auront plus de futur” ~ Dr Douglas Wilson de la nation Haida parlant lors d’un colloque à l’université de Victoria (CB) le 3 mars 2007 ~

Il y a un schéma qui se dessine avec les disparitions de toutes ces femmes. Nous avons trouvé que la plupart d’entre elles sont liées par le sang aux mères de clans traditionnelles des nations du nord, mères de clans qui sont les tenantes traditionnelles de la terre ancestrale. Ceci est un ciblage racial total pour s’emparer de la terre.” ~ ex-gendarme de la GRC George Brown du Community Inquiry into Missing People, Vancouver, le 5 janvier 2002 ~

Pendant de nombreuses années la GRC et les médias de masse ont réussi à contenir et à camoufler le fait que des centaines de femmes autochtones et leurs enfants disparaissaient le long d’un couloir connu sous le triste nom de “l’autoroute des larmes” dans le nord de la Colombie Britannique, sur l’autoroute 16 entre Terrace et Prince George.

Depuis la fin des années 1980, lorsque les histoires de femmes indiennes disparaissant commencèrent à émerger dans quelques rapports de presse éparts, la GRC ignora de manière consistante les requêtes pour personnes manquantes enregistrées par les familles autochtones. Sous une certaine pression, la GRC produisit finalement une version pour les médias qui affirmait que seulement 16 femmes étaient portées disparues: un chiffre qui resta le même pendant des années et ce malgré l’escalade dramatique des rapports enregistrés et ce pas seulement le long de l’autoroute 16, mais dans toute la province de la Colombie Britannique.

Aussi récemment qu’en 2014, la GRC a affirmé qu’en plus de 32 ans, entre 1980 et 2012, seulement 40 cas de meurtres de femmes autochtones non résolus et 36 cas de disparitions non résolus possiblement par actions criminelles se seraient produits dans toute la Colombie Britannique…

[…] George Brown, maintenant un gendarme de la GRC en retraite, est entré en conflit avec son commandant à Chilliwack lorsqu’il commença à enquêter sur les affaires de femmes disparues en 1999.

Leur version officielle portait tous les stigmates du maquillage d’enquête organisé, comme tout droit sorti du vieux système des pensionnats pour Indiens.J’ai su d’entrée de jeu qu’un ordre venait d’en-haut pour détourner l’attention de l’endroit et du pourquoi ces meurtres se produisaient parce qu’un mur de silence se fit à chaque fois que j’essayais de me renseigner sur ces choses, de tracer un schéma, de tirer des enseignements de toutes ces disparitions. Aucun d’entre nous ne fut jamais autorisé de passer un certain point d’enquête lorsque nous enquêtions sur les femmes autochtones disparues. Ceci m’a éveillé au fait que quelqu’un était protégé…

Frustrés et alarmés, George Brown et une poignée d’amis commencèrent leur propre “Enquête de communauté sur les personnes disparues” au printemps de 1999. Leur enquête commença dans le centre-est de la ville de Vancouver parmi les sans-abris et prostituées essentiellement aborigènes, qui non seulement étaient liés à bien des femmes disparues, mais qui eux-mêmes étaient des cibles potentielles pour la disparition. De fait, des douzaines de prostituées de la zone Est de Vancouver, plus de 90% d’entre elles étant autochtones, disparurent sans laisser de traces durant cette même période.

Brown et ses collègues rencontrèrent très vite Kevin Annett et son travail avec les survivants des pensionnats pour Indiens, dont certaines des femmes étaient interrogées par le groupe de Brown. Annett avait travaillé dans le centre-est de la ville comme prêtre de rue depuis 1985 et venait juste d’aider à réunir l’historique tribunal de l’IHRAAM sur les pensionnats l’été d’avant dans le même voisinage. Brown et Annett découvrirent ensemble de nouvelles preuves. D’après Brown: “Les flics étaient impliqués cela devenait une certitude. Ceci fut confirmé par plusieurs sources indépendantes et pas seulement les femmes de la rue qui avait pour moi un préjugé défavorable envers tout flic. J’ai été instruit par des collègues de la police qu’ils avaient été les témoins occulaires de femmes indiennes se faisant enlever par d’autres gendarmes puis être violées en groupe soit en détention, soit dans un endroit isolé. Ceux qui le faisaient plaisantaient à ce sujet. Mais les femmes ne refaisaient plus jamais surface, on ne les revoyait plus jamais.

Basés sur leurs propres enquêtes à Vancouver, l’ONG Human Rights Watch publia deux rapports séparés en 2007 et en 2013 qui confirmaient que le peuple autochtone, spécifiquement les prostituées et les sans-abris, étaient systématiquement ciblés par la police de Vancouver pour être violés, torturés et autres harcèlements ; mais ces rapports ne firent jamais la connexion entre de tels assauts délibérés et la disparition concomittante de femmes indigènes.

Le groupe de recherche de Brown commença à chercher dans les antécédants des femmes disparues. La majorité d’entre elles à Vancouver et le long de la fameuse autoroute 16, documentées par Brown, étaient reliées par la ligne de sang et la famille aux familles traditionnelles gardiennes des chefferies ou des mères de clans, dépositrices de la terre dans le système matriarcal, les “gardiennes de la terre” des tribus du Nord. Ces disparitions de ce fait n’étaient plus des disparitions fortuites.

Il y a un schéma, une ligne directrice dans les disparitions de ces femmes. Nous avons trouvé qu’elles étaient pour la plupart reliées par le sang aux mères de clans des nations du Nord, qui sont les détentrices originelles de la terre. Ceci est un ciblage racial planifié pour s’emparer des terres.

Une des femmes interviewées par Brown et Annett fut Carol Martin de la nation Haida qui travaillait au centre pour femmes du centre-est de la ville de Vancouver. Martin décrivit comment les disparitions touchaient bien plus que des femmes aborigènes.

Ce ne sont pas seulement nos femmes qui disparaissent. Des familles entières disparaissent, à commencer par les enfants. Nos communautés du Nord sont balayées de leurs terres ancestrales par les grosses entreprises transnationales et leurs porte-flingues mercenaires de la GRC. Ceci n’est que le système de pensionnats pour Indiens porté à l’étape supérieure.

Martin a bien décrit comment le schéma classique impliquant la disparition des familles autochtones était que d’abord disparaissaient les enfants par des enlèvements pseudo-légaux (pour placements dans des familles d’accueil) sur un prétexte futile du ministère provincial de l’enfance et de la famille (MEF), une agence qui est actuellement gérée par quelqu’un accusé lui-même de trafic d’enfants, le Chef Ed John en 2000 et 2002, et puis qui en réponse aux plaintes ou à la non-coopération soit des parents, soit de l’un d’entre eux, tous les enfants et les parents étaient appréhendés en général par la GRC. Ensuite, les familles “disparaissaient”. Dans certains cas, des familles indigènes des zones rurales disparaissaient et le police locale affirmait n’avoir aucune documentation à ce sujet.

Kevin Annett a observé comment un schéma très similaire a caractérisé en fait la disparition systématique des sans-abris et des prostituées lors de l’évènement “Expo 86”.

“Des douzaines de personnes ont purement et simplement disparu des rues et n’ont plus jamais été revues.” Dans la plupart des cas, il s’agissait de clochards et de prostitués (femmes et hommes), qui n’avaient ni argent ni la capacité de bouger bien loin et qui auraient été incapables pour l’essentiel de partir d’eux-mêmes La majorité de ces personnes étaient aussi aborigènes. J’ai parlé avec des personnes locales qui ont vu des gens être embarqués dams des voitures de police et emmenés pour ne jamais plus être revus. Lorsque nous avons demandé à la police de Vancouver. Elle a continué à affirmer au sujet de ces personnes, qu’elle n’en avait jamais entendu parler et n’avait aucune archive concernant ces disparitions.

Le ciblage des femmes aborigènes traditionnelles pour l’assassinat est évident avec la disparition de Wendy Poole à la fin des années 1990. Wendy fut une des premières victimes de la série de meurtres s’étant tenue dans le centre-est de la ville de Vancouver. Elle n’était pas seulement une des anciennes de clans au pouvoir héréditaire, mais elle était aussi liée à une famille politiquement militante qui avait combattu le gouvernement pendant des années pour des droits sur les sols, son oncle Art Napoleon avait tenté d’établir la souveraineté pour sa bande de Cree du lac Moberly et avait repris la plupart de la terre de ce territoire.

Après avoir disparu, le corps de Wendy fut éventuellement retrouvé mutilé et coupé en morceau dans une décharge publique de Vancouver. Il manquait des morceaus de son corps, suggérant que la mort sous la torture et par meurtre rituel était parfaitement plausible. Mais une chappe de plomb se mit en place au sujet de son meurtre et ni la police ni les médias n’enquêtèrent et ce même lorsque sa famille finit par pétitionner le gouvernement pour ce faire quelques dix ans plus tard.

A cette époque, entre 2005 et 2009, la couverture des médias canadiens de la campagne d’Annett depuis Vancouver pour confronter les églises locales au sujet des décès dans les pensionnats pour autochtones, ramena une certains attention sur le cas des femmes et enfants aborigènes disparus…

[…] Ainsi, le massacre continuel de femmes et d’enfants aborigènes fut réduit par le gouvernement et sa pressetituée aux faits entourant le cas de l’affaire du “tueur fou” supposé Willie Picton.

[…] D’après certaines sources internes aux services de renseignement du Canadian Security Intelilgence Service (CSIS), dont un de ses agents de terrain Grant Wakefield, Picton a été façonné en bouc émissaire par les tribunaux et le gouvernement afin de détourner l’attention du large réseau que constitue la police, certains juges et politiciens qui étaient les prédateurs et les assassins de femmes et d’enfants autochtones de la côte Ouest. La corruption et manipulation ouvertes entourant le procès de Willie Picton et les demandes des familles des victimes pour une réouverture de l’affaire, ont complètement dominé le débat public au sujet des femmes disparues et ce juste au moment où l’enquête de l’équipe Brown et Annett commençait à prendre de l’importance. Ceci ne fut certainement pas une coïncidence.

Des commentateurs indépendants ont fait remarquer que le nombre de femmes autochtones disparaissant continua de croître même après l’arrestation de Picton: ceci est une forte indication d’un crime de bien plus grande ampleur que celui qui aurait été commis par un “loup solitaire”, mais la pressetituée ignora complètement ce fait alors qu’elle restreignait la couverture de l’affaire au “solitaire” Willie Picton. En réalité, comme ce fut révélé par Wakefield et d’autres sources policières, Picton et son frère n’étaient que des membres de bas-étages d’une équipe de “nettoyage des corps” en fait non connectés avec les enlèvements et les assassinats, juste faire disparaître des corps.

Note de R71: Pour les lecteurs non-Canadiens qui ne savent pas les tenants de l’affaire, les frères Picton furent arrêtés et jugés pour être responsables des disparitions et assassinats de femmes dans la région de Vancouver. Ils faisaient disparaître des corps dans les broyeurs de production alimentaire pour nourrir les porcs d’une ferme porcine. En cela, ils étaient les boucs émissaires rêvés pour une affaire de réseau qui a des ramifications au plus haut niveau du gouvernement de la province de Colombie Britannique et du gouvernement fédéral canadien…

 Le trafic d’enfants au-delà du monde autochtone

Il est clairement établi que l’énorme industrie clandestine du trafic d’enfants n’est pas confinée au monde aborigène, bien qu’il ait été admis que les enfants autochtones soient particulièrement faciles à voler et à faire disparaître à cause précisément du statut de déclassés coloniaux qu’ont les Indiens au Canada. En fait le trafic d’enfants moderne commence dans l’utérus. Un énorme racket à l’adoption de bébés en provenance de la côte Ouest géré par l’église catholique, des hôpitaux financés par l’église et les services sociaux du gouvernement provincial, fut révélé par une de ses victimes, Hanne Andersen en 2007.

[…] La collusion directe de politiciens canadiens avec des réseaux de trafic et de viols d’enfants gérés par l’église catholique fut révélée par un ancien policier de Cornwall en Ontario du nom de Perry Dunlop. Au début des années 1990, Dunlop tomba par hasard sur un réseau massif de violeurs d’enfants sévissant au sein de la communauté locale des services sociaux, des juges, des prêtres et des hommes d’affaire, mais il fut ordonné par sa hiérarchie de cesser son enquête. Lorsqu’il continua néanmoins, il fut réprimandé et harcelé par ses supérieurs au sein de son département d’enquête, il fut éventuellement viré de son travail et condamné à 6 mois de prison pour refus de coopération avec un système élaboré de maquillage du cercle de trafic juvénile de Cornwall.

Au cours de son enquête, Dunlop trouva que le nonce du pape (ambassadeur) au Canada était personnellement intervenu pour réduire au silence les victimes de Cornwall et pour corrompre les policiers en charge d’enquêtes. Il découvrit aussi que ce cercle de trafic d’enfants faisant partie d’un réseau bien plus vaste au-delà des frontières.

De son propre chef au printemps 2000, Perry Dunlop fit pression pour une enquête gouvernementale sur ce réseau de Cornwall en écrivant au ministre de la justice de la province de l’Ontario, Robert Runciman. Dunlop inclut dans sa lettre de demande, la preuve de l’existence du réseau ainsi que de la complicité de la police locale dans l’étouffement de cette affaire.

Un assistant du ministre, John Periversoff, répondit à Dunlop dans une lettre qui en partie disait ceci: “J’apprécie particulièrement vos préoccupations mais je dois protéger le ministre, il pourrait perdre son porte-feuille s’il voyait la preuve que vous avez jointe. Je peux accepter votre lettre de demande mais pas le package qui vient avec. Nous n’avons aucune autorité pour enquêter,

Periversoff n’a jamais expliqué pourquoi la plus haute figure de la justice en Ontario n’avait pas l’autorité d’enquêter ou de faire enquêter sur des crimes contre des enfants. Perry Dunlop s’est retiré sur la cöte Ouest du Canada où il vit mainternant en semi-hermite, reclus sur lui-même.

Il est estimé que plus de 15 000 enfants disparaissent au Canada chaque année. Les agences de police, les services sociaux et les médias doivent toujours donner une explication (attendue) pour ces disparitions continuelles.

En résumé

Il est devenu clairement apparent que la norme génocidaire au Canada dans les temps modernes est précisément déterminée par les besoins structurels de son économie et de ses partenariats globaux et spécifiquement trans-pacifiques. La colonisation apparente par des migrants chinois, colonisation sponsorisée par des méga-entreprises encourageant la prise de territoires dans les zones rurales septemtrionales de la Colombie Britannque et les intérêts des cartels chinois affamés de ressources naturelles, deviennent un facteur majeur de la disparition continuelle et continue des familles autochtones de ces zones. Il existe des preuves de l’exisence d’escadrons de la mort privés, financés par des entreprises et opérant aux côtés de la GRC et qui sont responsables des disparitions continuelles ainsi que des assassinats du peuple aborigène.

De manière générale, le génocide en tant que politique non-officielle d’un état canadien piloté par des intérêts entrepreneuriaux est en croissance totale, spécifiquement dans les “zones de tueries traditionnelles” de haute densité de populaition indigène sur la côte occidentale canadienne comme le nord de la Colombie Britannique, l’Île de Vancouver et les points chauds urbains de villes comme Vancouver, Edmonton, Regina et Winnipeg.

Le ciblage délibéré de femmes autochtones liées au système traditionnel politique matriarcal et à ses leaders traditionnels est tout à fait évident et est devenu institutionnalisé au travers du soi-disant Agenda 21 de l’ONU mis en place par l’ANP et par lequel, sur et hors des reeserves, ces individus traditionnels et leurs familles sont ciblés, harcelés, attaqués, tués, marginalisés et forcés à vivre dans la pauvreté, la maladie et l’errance sans-abri. Cette forme de massacre néo-colonial est même encore plus évident sur les réserves gérées de manière médiévale sous la loi coloniale, ce partout au Canada.

Ces “réserves” sont en fait des camps de réfugiés qui sont dirigés de manière tout à fait dictatoriale par des “chefs” élus, eux-mêmes contrôlés par le gouvernement colonial au gré de leur “élection”, chefs qui sont souvent engagés dans le trafic de drogue, celui d’enfants et ce en complicité ouverte avec la GRC.

Ces chefs furent programmés et préparés pour tenir ce rôle d’éliminer leur propre peuple au sein du système des pensionnats autochtones qui identifiait et récompensait les collabos dès le plus jeune âge: un conditionnmenet psychologique qui fut un des buts centraux de ces écoles.

Parce que l’erradication continuelle des peuples traditionnels est une caractéristique structurelle de la société canadienne et est hautement lucrative pour le capital domestique et international, un tel génocide a peu de chance de se voir réduire soit par la législation, des “enquêtes officielles” ou des pétitions publiques. La mortalité galopante parmi les peuples aborigènes dans les régions riches en ressources naturelles du Canada est le simple témoignange de cette dure vérité.

De manière très claire, nous avons besoin d’un changement fondamental.

 

Note de R71: S’ensuit 3 pages de notes et de références

 

Résumé et conclusions: Remède et action circonstantiels

Un crime s’est produit au Canada, un crime qui a pris les vies de dizaines de milliers d’enfants et pourtant qui n’est pas considéré comme un crime par les tribunaux ni cette nation pour la simple raison qu’aucun corps légal ne peut mettre en accusation un souverain pour un crime sous sa propre loi. Ainsi, les pensionnats pour Indiens et le génocide au sens large qu’ils représentent sont marqués au Canada pour n’être étiquetés que de simple “négligence de devoir d’attention” de la part de l’état (colonial) envers ses “pupilles” et ce malgré les preuves accablantes des meurtres, des tortures et de l’extermination plannifiée par les agents du Canada, évènements qui se sont produits dans leurs murs pendant plus d’un siècle. Les églises qui ont enfanté et perpétré la vaste majorité de ces crimes ne sont même pas considérées fautives.

Noir c’est noir et un crime est un crime et ce crime ne semble n’en être un que dans le tribunal moral et de l’opinion publique et éventuellement sous un système juridique différent. D’autres tribunaux ont en fait condamné l’état canadien et les églises, leurs soutiens, pour ce qui fut fait et ce qui continue de l’être: des crimes contre l’humanité. Les verdicts de ces tribunaux (de droit coutumier) tiennent ainsi que la conséquence qui s’ensuit.

Si le Canada n’était pas comme les autres régimes et pouvait condamner son propre pouvoir souverain pour ses actions criminelles, alors la justice, un véritable redressement des torts et une “cicatrisation” seraient possibles au sein de ses frontières. Mais ceci n’est pas du tout le cas, et donc ces remèdes doivent se produire au travers de tribunaux séparés qui ont indépendemment trouvé le Canada chrétien coupable du massacre plannifié d’enfants autochtones et de leurs nations. Ces tribunaux ont aussi déclaré que, des termes mêmes d’une déclaration de juin 2014 “un régime prouvé génocidaire comme le Canada a perdu tout droit de gouverner et d’attendre toute allégeance de la part de ses citoyens,

Bref, une révolution sociale de très grande envergure est requise afin de répondre et de remédier justement aux crimes et leurs conséquences: rien de moins que le démantèlement du Canada, de ses églises et des pouvoirs qui les soutiennent à Londres et à Rome (La City de Londres et sa Banque d’Angleterre/Vatican), quelque chose d’autre que ceci n’est ni un remède ni un acte de justice, sous un système qui continue de perpétrer les mêmes crimes génocidaires.

Ce rapport n’est pas l’endroit propice pour énoncer chaque aspect de cette révolution nécessaire, à l’exception de noter qu’à moins que les attitudes et l’esprit qui sont responsables de la normalisation du génocide par le Canada ne soient pas changés, rien ne bouleversera et remédiera au problème. La possibilité d’une telle révolution morale interne est entre les mains des Canadiens ordinaires.

Ceci dit, ce rapport a établi des conclusions et des recommandations spécifiques qui dérivent directement des résultats de sa recherche et des demandes de la loi internationale lorsqu’on en vient à parler des crimes génocidaires prouvés de l’État du Canada.

  1. Les entités connues sous le nom de “Canada”, de la “couronne d’Angleterre”, du Vatican et de l’église catholique, des églises anglicanes et unifiée du Canada ainsi que leurs agents fiduciaires, sont coupables de la planification et de l’exécution d’un génocide délibéré des nations indigènes et de leurs enfants et d’avoir délibérément caché ces crimes et fait obstruction à la justice en ce domaine. Ce crime constitue une grosse conspiration criminelle destinée à mener une guerre sans relâche à l’humanité. Les mêmes personnes humaines et entrepreneuriales sont aussi coupables de maintenir ce génocide aujourd’hui au travers de leurs politiques et de leurs actions.
  2. Ainsi, ces personnes humaines et entrepreneuriales représentent un danger imminent et permanent à la sécurité et à la souveraineté de la communauté mondiale et de ses enfants, ainsi qu’à toutes les nations autochtones du Canada ; elles doivent donc être considérées comme des voyous et des puissances terroristes sous le coup de la loi des nations. Ces pouvoirs doivent être condamnés, mis au banc et assujettis à des sanctions politiques, diplomatiques et économiques comme pas en avant vers leur démantèlement politique et légal.
  3. Au Canada, tout citoyen ou agent de ces pouvoirs criminels sont absous et déssaisis de toute allégeance, devoirs ou obligations envers eux. Le pouvoir de l’état canadien, des tribunaux de la couronne et des églises ci-dessus mentionnées d’opérer de manière légale, de taxer et de faire et promulguer les lois est annulé à perpétuité.
    Les Canadiens doivent donc non seulement refuser de payer leurs impôts mais aussi refuser de coopérer et de financer de quelque manière que ce soit ces institutions d’état et d’églises, mais ils doivent aussi se dissocier activement de ces entités. Pour ce faire, ils doivent établir le cadre politique et juridique d’une nouvelle république qui répudie les politiques et les pratiques génocidaires du Canada au travers de la création de tribunaux de droit coutumier et des assemblées populaires s’auto-gouvernant.
  4. Sous un tel arrangement politique et constitutionnel, la république sera capable et judiciairement compétente de traduire en justice, de juger et de mettre en application les verdicts rendus à l’encontre des corps constitués génocidaires nommés dans ce rapport et par ce fait de pouvoir amener la justice qui est actuellement refusée aux victimes du Canada. Jusque là, le Tribunal International pour les Disparus du Canada (TIDC) continuera d’assister dans le processus de réclamation politique par ses enquêtes et en aidant à la création de tribunaux de droit coutumier au Canada pour juger les crimes contre l’humanité qui continuent de se produire sur le sol canadien.
  5. A toutes fins utiles, des copies de ce rapport et de son plan d’action seront mises en circulation à l’attention des leaders du monde, des médias et du public au sens large. Le rapport sera aussi soumis comme preuve dans des affaires légales qui seront menées contre le Canada dans des tribunaux canadiens, aunsi que contre ses églises et leurs alliés entrepreneuriaux et sponsors au nom de ceux qui sont ciblés par le génocide canadien.

Le TIDC souhaite remercier tous ceux qui ont participé et assisté à la préparation de ce rapport. Que les preuves qu’il amène serve de phare à un archivage historique de qualité de tout cela dans les années à venir alors que la destinée fatale de tous les Disparus du Canada est révélée au grand jour et que justice est faite.

Respectueusement soumis par le conseil exécutif du Tribunal International pour les Disparus du Canada (TIDC)

Fait le 1er Mars 2016

À Toronto et Bruxelles

disappearedofcanada@gmail.com

Fin

Vatican impérialisme et nouvelle inquisition… Les confessions d’un évêque jésuite: Alberto Rivera…

Posted in actualité, altermondialisme, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, N.O.M, néo-libéralisme et paupérisation, neoliberalisme et fascisme, pédagogie libération, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 19 juin 2016 by Résistance 71

Daesh ne serait il pas une nouvelle forme d’inquisition du Vatican ?

 

Alter Info

 

13 juin 2016

 

url de l’article:

http://www.alterinfo.net/Daech-ne-serait-il-pas-une-nouvelle-forme-d-inquisition-de-l-empire-du-Vatican_a123383.html

 

1ère partie

2ème partie

 

Cet article s’appuie, en partie, sur le livre du docteur Alberto Rivera, qui avait été prêtre jésuite et évêque de l’église catholique romaine. Il avait des responsabilités à l’intérieur de l’église et il avait effectué des recherches intensives sur l’église catholique romaine. Dans le cadre de ses responsabilités, il avait été exposé à des situations et informations graves concernant l’église et qu’il a voulu ensuite dénoncer : atrocités de l’église catholique romaine dénoncés dans son livre « les crimes du Vatican ». Le Dr Alberto Rivera est mort le 20 juin 1997.

 Le Dr Rivera avait pour principal objectif de dénoncer le rôle de l’église catholique romaine dans les différents courants politiques et économiques mondiaux. Cet article n’est pas une affirmation : il est d’abord une question. Il s’appuie sur des facteurs objectifs et il a pour but d’être un outil afin d’attiser les discussions et les débats. Cet article existe aussi pour poser des questions sur le rôle de l’église catholique romaine dans la lutte de classe à travers toutes les périodes de l’histoire. Nous pourrons constater que dans différentes périodes de l’histoire, l’église a toujours joué un rôle fondamental dans les différents courants politiques : qu’il s’agisse des monarchies ou des républiques.

* Témoignage de Donna Eubines (ancienne religieuse) : « Aujourd’hui, après 23 années passées comme religieuse dans le couvent St Joseph, je connais la vraie religion. Je peux dire avec mon expérience personnelle à l’appui que le DR Rivera disait la vérité sur le système religieux catholique ».

* Témoignage de Clark Butter Field (ancien prêtre catholique) : « Après avoir lu les confessions d’Alberto Rivera, j’ai compris que je ne suis plus seul, en tant qu’ancien prêtre catholique, dans mon désir d’aider bien des gens à comprendre la tromperie catholique ».

L’église catholique à notre époque

Notre époque est marquée par le mode de production capitaliste qui a balayé le féodalisme devenu un mode de production obsolète. Les seigneurs féodaux ont depuis longtemps laissé la place aux dirigeants du CAC 40 et des actionnaires tout puissants. Les sociétés ont changé, car la vie sociale de chaque pays change inévitablement. Les forces productives se développent sans cesse et les hommes engendrent des moyens de production toujours plus performants. Tout cela est englobé dans un processus de devenir sans interruption, c’est-à-dire que toutes les sociétés changent : les hommes aussi.

Les seigneurs féodaux ont laissé la place aux bourgeois et la puissance des capitaux bourgeois a effacé les propriétés féodales : alors qu’un élément devient obsolète et sans puissance, un autre élément prend forme et acquiert de la puissance. Mais, l’église catholique romaine, elle, est restée une institution puissante et elle est toujours dotée d’une certaine force morale sur les États : sa puissance a traversé les siècles.

L’église catholique a traversé tous les modes de productions qui se sont succédés à travers l’histoire.

Qu’est-ce qu’un mode de production et quel est le lien avec les religions ?

On parle donc du mode de production des biens matériels nécessaires aux différentes sociétés des hommes. Tous les modes de productions ont engendré une vie sociale qui évolue sans cesse. Le mode de production est donc une base économique, une infrastructure, sur lequel s’élèvera une superstructure : la vie sociale.

L’infrastructure demeure inchangée, et cela même si la vie sociale subit des modifications et la vie sociale est le reflet de cette base. L’infrastructure est donc le socle de toutes les sociétés ayant existé et elle est déterminée par la domination d’une classe sur une autre. Une classe dominante exploite une autre classe qui a été dominée par la première et produit les biens matériels nécessaires à la société : vêtements, nourritures, etc.

Et c’est ici que la religion a son rôle à jouer ; car elle agira comme un opium pour la classe dominée. La religion agira sur la classe dominée comme un anesthésiant, empêchant ainsi à la classe exploitée d’acquérir une conscience de classe. La classe exploitée produit des marchandises, des biens matériels dans des conditions difficiles et elle est oppressée par les chefs de la classe dominante. Dans la production sociale de leur existence, les classes opprimées ont tellement de problèmes, de souffrances à absorber, qu’elles auront besoin d’un médicament pour atténuer leurs douleurs : il faut alors aux hommes exploités un anesthésiant.

C’est ici qu’intervient la religion car elle agira sur cette classe dominée comme un opium, un anesthésiant : on peut souffrir, de toute façon, on ira tous au paradis ! Pour renforcer le pouvoir de cet anesthésiant qu’est la religion, la classe dominante assène aux masses une vision du monde qui emmène les hommes directement dans les bras de l’exploitation : l’idéalisme.

Et pour cela, la classe dominante peut compter sur son appui spirituel matérialisé par l’église catholique qui est la chienne de garde de cet idéalisme. L’idéalisme est donc une vision du monde qui est insufflé aux hommes dès leur naissance et qui les orientent vers les croyances mystiques. C’est sur ce terreau mystique fertile que l’église catholique et tous leurs copains des différents gouvernements consolident leurs pouvoirs et leurs dominations sur le monde.

Mais jusqu’où peuvent-ils aller pour conserver leurs pouvoirs ? Nous allons constater ce qu’ils sont capables de faire pour cela, mais en commençant par le début.

Qui sont les jésuites ?

Les jésuites se situent au sommet des ordres religieux dans l’église catholique romaine. L’église catholique est donc dotée d’un ordre très hiérarchisé et très puissant, dans lequel les jésuites sont un maillon essentiel. L’ordre des jésuites a été fondé en 1541 par un certain Ignace de Loyola. Dans cette époque obscure, l’objectif de l’ordre des jésuites aurait été d’arrêter l’expansion de tous les mouvements opposés à l’église catholique romaine. Les jésuites auraient été un élément essentiel pour la sauvegarde des intérêts de l’église catholique romaine, dont le plan aurait été dessiné il y a bien longtemps : apparition qui se situe bien avant le mode de production capitaliste et des sociétés contemporaines. Ce plan aurait été dessiné par l’église catholique romaine lors de la période sombre de l’histoire du monde, lorsque le monde vivait encore dans les superstitions.

L’église catholique romaine c’est tout d’abord une institution dont la puissance est matérialisée par l’État du Vatican à Rome. Cet État est un des plus petits États du monde, mais il est aussi l’un des plus influents du monde, mais aussi l’un des plus riches. Le Vatican est dirigé comme un État, avec des religieux qui ont des prérogatives politiques comme tous les chefs d’États. Beaucoup d’États se tournent à un moment ou à un autre vers le Vatican pour recevoir son avis et il n’est pas rare de voir des chefs d’États se présenter à Rome pour un entretien avec le pape.

L’objectif de l’ordre des jésuites à travers l’histoire du monde a été de conseiller ou de renverser les rois et les gouvernements : et ils continueraient de le faire de nos jours. On aurait tendance à penser que c’est le pape qui dirige le Vatican. Mais ce serait une illusion, car en réalité, celui qui dirige le Vatican est le général jésuite : il est aussi appelé le pape noir. Il est considéré comme étant l’homme le plus puissant du Vatican !

L’église catholique et ses dégénérescences

Si le Dr Alberto Rivera a dénoncé la véritable nature de l’église catholique romaine, c’est parce que ses questions et ses doutes concernant l’institution avaient commencé avec des évènements graves survenus lors de son enfance. Ces évènements l’avaient marqué profondément et il avait juré de rechercher pourquoi de tels évènements avaient pu se produire dans un lieu présenté comme « saint ».

Il a raconté dans son livre Les crimes du Vatican, ce qui lui était arrivé lors de son enfance alors qu’il suivait ses études dans un collège religieux.

 Un soir, alors qu’il dormait, quelqu’un s’était glissé dans son lit et s’était mis à l’embrasser. Le futur Dr Rivera se débattit donc violemment et appela ensuite le recteur du collège, afin qu’il puisse constater ce qui s’était passé.

Le recteur présent, répondit alors à Alberto :

-« Tu devrais avoir honte Alberto ! A genoux et confesse tes péchés ! »

 – Alberto fut choqué et répondit donc : « Mais, mon père, c’est lui qui est venu dans mon lit. Je ne comprends pas ! »

-« A genoux ! Confesse le péché ! » hurlait le recteur

 -« Mais quel est mon péché ? » répondit l’enfant

 -« Ton péché, Alberto, c’est qu’il t’a offert son amour, l’amour de dieu et tu l’as refusé ! »

 Suite à cet événement, le prêtre pédophile ne fut jamais condamné. Cette histoire ne vous rappelle rien ? Ce qui est choquant lors de ces affaires sordides, c’est la manière dont ces hommes sont protégés, alors qu’ils ont été confirmés comme étant des pédophiles. Nous pouvons aussi constater la force de l’ignorance et la naïveté des personnes se disant «croyantes ». Nous voyons des personnes qui continuent à venir se prosterner (en recevant l’hostie par exemple, qui se prend à genoux et est une forme de soumission) devant des hommes « religieux » qui ont été condamnés pour pédophilie ! Dans le même temps, ces hommes qui se prosternent iront cracher sur une personne qui est obligée de voler ou de mendier en raison de ses conditions d’existence difficiles ! Nous voyons comment l’idéalisme aveugle les hommes jusqu’à les faire se mettre à genoux devant des violeurs d’enfants et cracher sur leurs frères paupérisés.

Lors de cet article, nous verrons d’autres évènements qui ont reflété des dégénérescences graves à l’intérieur de l’église catholique romaine. Dans son témoignage, le Dr Rivera affirmait que beaucoup de sœurs pratiquaient le lesbianisme et qu’elles avaient des liaisons amoureuses avec des prêtres. Une des conséquences sordides de ces liaisons furent découvertes à Séville, en Espagne dans les années 1934.

Des ouvriers faisaient des travaux de terrassement sur les propriétés de l’église. C’est là que ces ouvriers auraient trouvé des cimetières secrets. Les gouvernements des présidents Aznar et Manuel Ahan demandèrent donc une investigation nationale des monastères, des écoles et institutions catholiques. Ces cimetières secrets se situaient au-dessous d’une propriété de l’église.

En effet, dans cette propriété, il y avait un monastère pour les femmes et un autre pour les hommes. Au-dessous avait été aménagé un tunnel qui reliait le monastère des femmes à celui des hommes : et c’est dans ce même tunnel que les autorités espagnoles trouvèrent des bébés morts ! Apparemment, ces bébés avaient été étouffés et disposés morts dans ce tunnel dès leur naissance. Et la même atrocité fut découverte en 1932, toujours en Espagne, mais à Madrid. Ces bébés avaient été mis au monde suite aux relations des prêtres et des sœurs de ces monastères.

Par peur des représailles de l’institution religieuse qui, nous pourrons le constater, peut être très violente, ces hommes et ces femmes avaient préféré donné la mort à ces bébés. Mais ces faits posent aussi la question des conséquences liées à la chasteté qui est imposée aux religieux et religieuses de l’église catholique romaine.

Les crimes de pédophilie et ces faits ne seraient-ils pas les conséquences du vœu de célibat et de chasteté qu’impose l’institution catholique à ses prêtres et à ses sœurs ? Il y a de fortes probabilités que oui.

Mais pourquoi l’église impose-t-elle la règle du célibat ?

Cela aurait-il pour principal objectif de placer le prêtre sur « un trône céleste » ? Car le célibat demanderait à Dieu de sanctifier des prêtres qui ne seraient donc pas mariés et seraient célibataires.

Rôle de l’église catholique à travers les différents modes de productions et son plan

Le rôle du pape est de gouverner le monde au nom de Dieu tout puissant. C’est un point qui avait été soulevé par Augustin, un théologien catholique, en 420 après J.-C. Selon Augustin, c’est Dieu qui garantirait au pape la justice divine sur terre. Les différentes sociétés se développent, naissent et s’effondrent sous le poids de la lutte entre les différentes forces sociales (progressistes contre réactionnaires) : mais la force divine doit rester la même.

L’église s’adaptera selon les situations, se plaçant du côté des forces réactionnaires ou du côté des forces progressistes : cela dépendra des conditions. Donc, selon Augustin, dieu garantit au pape la justice divine sur terre et lui donne les possibilités de contrôler ses agneaux (donc les populations), par l’intermédiaire de la puissance éducative, politique, économique et militaire.

Cette puissance fut matérialisée par l’inquisition, qui fut une machine de destruction de l’église catholique romaine. Lors de cette époque lugubre, l’église était gouvernée par des moines dominicains. Le régime était totalement dominé par l’église catholique et même les rois craignaient l’église (mais toujours dans le cadre d’une complémentarité). Nous étions alors dans le mode de production féodal, qui offrait à l’église catholique romaine une place prépondérante dans la vie sociale : les hommes mourraient sous les coups de fouets de l’église. Les seigneurs féodaux tout puissants pouvaient s’appuyer sur leurs camarades de l’église catholique qui tenait les populations d’une main de fer.

Les forces de l’inquisition étaient contrôlées par des jésuites : et personne n’était en sécurité face à ce rouleau compresseur. De l’année 1200 jusqu’à nos jours, l’église catholique serait responsable de la mort de 68 millions de personnes ! C’est évidemment un sujet tabou, car l’inquisition a engendré beaucoup de souffrances et de morts par le passé. Mais il serait faux de croire que les forces de l’inquisition n’existent plus.

En effet, le mode de production a changé, la vie sociale aussi, inévitablement, mais la domination d’une classe sur une autre est toujours réelle. Cette domination de classe doit aussi avoir ses inquisiteurs pour mater ceux qui échapperaient à cette domination. L’inquisition existe toujours : elle prend des formes différentes en s’adaptant aux conditions de son époque. L’inquisition sous l’impérialisme est simplement habillée d’une manière différente que sous le mode de production féodal.

Sous le mode de production capitaliste, alors que l’idéalisme est au plus fort dans l’esprit des masses et que les capitaux s’accroissent, l’inquisition se matérialiserait-elle sous la forme de Daech par exemple ? La question est posée et nous verrons plus bas pourquoi.

La religion musulmane serait-elle un obstacle pour l’église catholique romaine ?

L’église catholique utiliserait-elle un subterfuge pour briser les musulmans, en organisant et finançant une bête présentée par l’église comme étant une force intégriste musulmane ?

Daech est peut-être constitué de musulmans intégristes, mais il serait aussi constitué de soldats du Christ, qui auraient pour principal objectif d’attiser les contradictions entre les religions et de matérialiser une guerre de civilisation entre les serviteurs du Christ et les serviteurs d’Allah. Daech serait-elle la nouvelle forme d’inquisition de l’église catholique ! Cela parait incroyable et irréalisable, mais si nous retournions dans le passé lugubre de l’église catholique, les différentes formes d’inquisitions prenaient aussi des formes à peines croyables. D’ailleurs, nous examinerons plus bas les origines de Daech et sa méthode pour s’accaparer les différentes zones.

L’église s’est toujours adaptée aux mouvements des sociétés et des différents modes de productions. Il est intéressant de constater que dans ces périodes lugubres, l’église ne voulait surtout pas partager ses connaissances, permettant à l’église de consolider son hégémonie sur les masses. Il s’agissait d’un obscurantisme organisé par l’église catholique, afin de conserver les masses dans l’ignorance et de les empêcher d’utiliser leur propre raison : et pour cela que l’église utilisait l’idéalisme.

Cet idéalisme est toujours ancré dans les masses, se plaçant en contradiction avec le matérialisme. Mais l’église catholique, doit toujours servir les intérêts de l’impérialisme et, pour cela, les appuyer dans un effort qui consiste à noyer les masses dans l’ignorance. Les moyens utilisés ont changé, mais le principe reste le même : en d’autre terme, ils empêchent les masses de penser.

Exemple de cette confusion : la peur de la religion musulmane et l’amalgame qui est effectué entre les intégristes musulmans et les vrais musulmans, qui n’ont strictement rien en commun avec ces fanatiques intégristes. Les musulmans ont été criminalisés, alors que les principes du Coran sont contraires aux principes exposés par ces fous de Daech.

Face à cette confusion inhérente à l’idéalisme, l’église catholique a réagi afin d’étendre la justice divine telle qu’Augustin l’avait décrite. C’est ainsi qu’elle aurait adopté l’inquisition sous la forme de Daech pour affiner son plan de domination mondial : l’impérialisme et l’église catholique seraient liés par un même plan.

En effet, l’inquisition Daech permettrait à l’église de criminaliser la religion musulmane. Ils attiseraient les conflits entre les chrétiens et les musulmans, mais en ralliant à l’église catholique une partie des croyants (qu’ils soient musulmans ou chrétiens). Une fois cela effectué, il ne resterait à l’église catholique qu’une chose à faire : étendre la justice éternelle et divine !

L’essence de l’inquisition est sa faculté d’adaptation à travers l’histoire. D’ailleurs, dans son livre, le Dr Rivera dénonce les différentes formes d’inquisition et les ennemis de ces inquisiteurs.

Quels sont donc les ennemis de l’institution catholique ?

Ils ont été classés par groupes :

  • Groupe A : église épiscopale, méthodistes et luthériens.

 

  • Groupe B : adventistes, nazaréens, église du Christ.

 

  • Groupe C : pentecôtistes, baptistes, évangélistes.

 

  • Groupe D : alliance des missionnaires, mormons, témoins de Jéhovah.

 

  • Groupe E : musulmans, coptes, orthodoxes.

 

Ce tableau a été présenté dans le livre du Dr Rivera qui dénonce le véritable visage de l’église catholique romaine. Il dénonçait ce plan de l’église, mais après avoir exercé la mission de prêtre et évêque pendant des années au sein de l’église catholique romaine. Nous pouvons aussi constater dans ce tableau que les musulmans figurent dans le groupe E.

La religion musulmane est une des religions les plus pratiquées au monde et elle se présente donc comme un concurrent très puissant pour l’église catholique. Noyés dans l’aliénation morale, les fidèles écoutent les paroles de leurs guides, qui les orientent en réalité vers un processus de déstabilisation mondial.

Ce processus de déstabilisation mondial contemporain a pour principal objectif l’hégémonie de l’impérialisme et de son appui spirituel qui est l’église catholique. Pour cela, elle aurait créé une nouvelle inquisition sous forme de Daech qui lui permettrait de pulvériser son principal concurrent : la véritable religion musulmane. Il s’ensuit que le lien absolu entre l’église catholique et les différents modes de production à travers l’histoire est une réalité et ce lien étroit existerait encore: esclavagisme, féodalisme et capitalisme. Mais si dans des modes de production comme le féodalisme, l’église catholique pouvait utiliser la violence pour réprimer les masses, elle doit utiliser d’autres méthodes avec le mode capitaliste.

Mais comment s’imposer sans utiliser la violence ?

La réponse fut apportée par les jésuites et le Saint-Office qui se sont infiltrés dans toutes les religions non-catholiques, mais d’une manière beaucoup plus subtile : de là le véritable rôle du mouvement œcuménique. Le Saint-Office du Vatican est dirigé par les jésuites et ils bénéficient d’un rôle essentiel dans l’institution religieuse : tous les noms de tous les baptisés et membres de l’église ont été enregistrés et classifiés. Ce mouvement œcuménique prôné par l’église catholique et le Saint-Office est d’ailleurs doté d’une méthode d’infiltration et de répression développée.

Cette méthode s’articule autour de trois axes :

1-Discréditer

2- Isoler

3- Tuer de différentes manières.

Mais quel est le véritable rôle de la messe et de ses mots d’amour ?

La messe a été introduite par un évêque romain en 386. Lors du Concile de Trente un mot avait été imaginé pour expliquer la messe : transsubstantiation. Ce mot veut dire que le prêtre aurait le pouvoir de transformer le pain et le vin en corps et sang de Jésus. De plus, il aurait le pouvoir d’amener le Christ du ciel et de représenter la crucifixion pendant la messe !

D’après l’expérience du Dr Alberto Rivera, l’église catholique romaine serait en réalité une religion satanique datant du vieux Babylone nommé « adoration de Baal ». C’est en 1967 que le Dr Alberto Rivera a reçu sa carte d’identité qui lui avait été délivrée par le gouvernement espagnol sous Franco. Cette carte d’identité représentait la confirmation qu’il était soumis au pape, par l’intermédiaire du concordat qui avait été signé entre le gouvernement espagnol et le Vatican. Le Dr Rivera avançait dans l’ordre des jésuites, ce qui lui avait permis de constater la corruption de cette institution.

Le Dr Rivera affirmait qu’il avait été appelé à participer à des messes noires, dirigées par des jésuites dans un monastère au nord de l’Espagne. En s’inclinant pour baiser la bague de l’un des dirigeants de la messe, il aperçut alors un symbole sur cette même bague : le symbole maçonnique ! Et toujours d’après le Dr Rivera, il aurait découvert que le pape noir était un Maçon. Il aurait aussi appris que le général jésuite était lié aux Illuminatis de Londres.

Il s’ensuit que le fondateur de l’ordre jésuite, Ignace De Loyola, aurait été membre des Illuminatis. On sait que les loges maçonniques existent et qu’elles exercent un rôle très fort dans tous les secteurs de notre société.

Mais est-ce possible que l’institution catholique soit dirigée par des Maçons et, qui plus est, des Illuminatis ?

Ce qui est certain, c’est que l’analyse des éléments objectifs, en ce qui concerne la position de l’église dans les différents moments difficiles de l’humanité, apporte un doute à la véritable nature de classe de l’église catholique romaine (ce que nous verrons plus bas).

C’est dans les années 1960-1970 que le pape Jean XXIII avait été l’un des dirigeants de la société œcuménique et c’est avec lui que les protestants n’étaient plus appelés des « hérétiques », mais des « frères séparés ». Après la Seconde Guerre Mondiale, plusieurs pays confirmaient leur caractère impérialiste : le stade suprême du capitalisme. Le capital financier progressait et étendait ses tentacules à travers le monde.

Et c’est donc dans ces conditions que le plan de l’église catholique romaine s’affinait : une seule église mondiale et un seul gouvernement mondial. Ce plan spirituel est donc un processus qui est soutenu par la société œcuménique. Cette société œcuménique est aussi appelée « mouvement charismatique » et a pour principal objectif d’infiltrer les différentes organisations.

A suivre…

Accords Sykes-Picot, déclaration de Balfour, colonialisme et Nakba moyen-orientale: origine et continuation…

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Excellent article de Ramzy Baroud auquel nous apporterons une précision quand même nécessaire: comme bien des analystes, Baroud pense que la guerre qui sévit en Syrie est une guerre “civile”. Il n’en n’est rien. La guerre en Syrie est une guerre (du gaz) par procuration, une guerre d’invasion coloniale par proxy de l’occident qui utilise sa légion mecenaire pseudo-djihadiste de l’EIIL ex-AQIL, créé par les Américains en Irak dans le sillage de son leur ambassadeur John “Mr Escadron de la Mort” Negroponte et son toutou à la botte le général David Petraeus, pour faire le sale boulot du changement de régime. Ce plan s’est heurté à un problème majeur: devant l’enjeu énorme de l’affaire, trois des protagoniistes et décideurs politiques dans la région ne se sont pas couchés et n’ont pas avandonné la Syrie: la Russie, l’Iran et son allié du Hezbollah libanais. Le reste de l’analyse de Ramzy Baroud est pile poil, le nœud de l’affaire remontant à la conjugaison des accords Sykes-Picot et à la déclaration de Balfour.

~ Résistance 71 ~

 

La place de la Nakba dans la catastrophe générale du monde arabe

Ramzy Baroud

18 juin 2016

url de l’article original:

http://www.info-palestine.net/spip.php?article16080

Le 15 mai de chaque année, toutes ces 68 dernières années, les Palestiniens ont commémoré leur exil collectif de la Palestine. Le nettoyage ethnique de la Palestine pour faire place à une « patrie juive » s’est fait au prix d’une violence implacable et d’une souffrance perpétuelle. Les Palestiniens se réfèrent à cette tragédie comme à la « Nakba », ou « Catastrophe ».

Cependant, la « Nakba » n’est pas uniquement une expérience palestinienne… C’est également dans le monde arabe, une plaie qui ne cesse de saigner.

La Nakba est nommément l’accord Sykes-Picot de 1916 qui a divisé une grande partie du monde arabe entre les puissances occidentales qui se faisaient concurrence. Un an plus tard, la Palestine était retirée de la question arabe et « promise » au mouvement sioniste européen, provoquant ainsi l’un des conflits les plus longs de l’histoire moderne.

Malgré toutes les tentatives de séparer le conflit actuel en Palestine de son environnement arabe, les deux réalités ne peuvent être découplées puisque les deux remontent aux mêmes racines historiques.

Comment est-ce arrivé ?

Lorsque le diplomate britannique Mark Sykes, a succombé à une pandémie de grippe espagnole à l’âge de 39 ans en 1919, un autre diplomate, Harold Nicolson, a décrit comme suit ce qu’avait été son influence sur la région du Moyen-Orient :
« C’est grâce à son énergie et à sa persévérance sans limite, à son enthousiasme et à sa foi, que le nationalisme arabe et le sionisme sont devenus deux des plus grands succès de nos causes de guerre. »

Rétrospectivement, nous savons que Nicolson a parlé trop vite. La nature du « nationalisme arabe » auquel il faisait référence en 1919 était fondamentalement différente de celle des mouvements nationalistes qu’ont connus plusieurs pays arabes dans les années 1950 et 60. Le cri de ralliement pour le nationalisme arabe dans ces années-là était la libération et la souveraineté face au colonialisme occidental et à ses alliés locaux.

La contribution de Sykes à la montée du sionisme ne risquait pas de favoriser la moindre stabilité… Depuis 1948, le sionisme et le nationalisme arabe ont été en conflit permanent, entraînant des guerres et des bains de sang apparemment inépuisables.

Cependant, la dernière contribution de Sykes à la région arabe a été son rôle majeur dans la signature il y a un siècle de l’accord Sykes-Picot, également connu comme l’Accord d’Asie Mineure. Ce fameux traité entre la Grande-Bretagne et la France, qui a été négocié avec le consentement de la Russie, a façonné la géopolitique du Moyen-Orient pour tout le siècle qui allait suivre.

Au fil des années, les défis au statu quo imposé par cet accord Sykes-Picot, ont échoué à modifier fondamentalement les frontières arbitrairement dessinées qui divisaient les Arabes en « sphères d’influence, » administrées et contrôlées par les puissances occidentales.

Pourtant, avec l’apparition récente de « Daesh » et la mise en place à partir de 2014 de sa propre version de frontières tout aussi arbitraires, englobant de larges pans de la Syrie et de l’Irak, le tout combiné aux actuelles discussions sur la division de la Syrie en une fédération, l’héritage de l’accord Sykes-Picot pourrait bien voler en éclat sous la pression de nouvelles et violentes circonstances.

Pourquoi Sykes-Picot ?

L’accord Sykes-Picot a été signé dans le contexte de la violence qui a ravagé une grande partie de l’Europe, de l’Asie, de l’Afrique et du Moyen-Orient à l’époque.

Tout a commencé après que la Première Guerre mondiale ait éclaté en juillet 1914. L’Empire ottoman rejoignit bientôt la guerre aux côtés de l’Allemagne, en partie parce qu’il était conscient que les Alliés – principalement la Grande-Bretagne, la France et la Russie – avaient l’ambition de contrôler tous les territoires ottomans dont les régions arabes de la Syrie, la Mésopotamie, l’Arabie, l’Égypte et l’Afrique du Nord.

En novembre 1915, la Grande-Bretagne et la France ont commencé sérieusement leurs négociations, dans le but de diviser l’héritage territorial de l’Empire ottoman après que la guerre se soit terminée en leur faveur.

Ainsi, une carte faite de lignes droites dessinées avec un crayon gras a largement déterminé le sort des Arabes, en les divisant selon différentes hypothèses aléatoires de lignes tribales et sectaires.

Partage du butin

Le négociateur pour la Grande-Bretagne était Mark Sykes, et le représentant de la France était François Georges-Picot. Ces deux diplomates décidèrent – une fois les Ottomans vaincus – que la France recevrait les zones marquées de la lettre a et qui comprenaient la région du sud-est de la Turquie, le nord de l’Irak, et l’essentiel de la Syrie et du Liban.

Les territoires marqués d’un b étaient quant à eux sous contrôle britannique, ce qui incluait la Jordanie, le sud de l’Irak, Haïfa et Acre en Palestine, et la bande côtière entre la mer Méditerranée et le Jourdain.

La Russie de son côté, devait prendre Istanbul, l’Arménie et le détroit stratégique turc.

La carte improvisée est faite non seulement de lignes mais aussi de couleurs, avec un langage qui prouve que les deux pays considéraient la région arabe sur un plan purement matériel, sans prêter la moindre attention aux répercussions possibles de ce saucissonnage de civilisations entières.

L’histoire d’une trahison

La Première Guerre mondiale s’est conclue le 11 novembre 1918, après quoi la division de l’Empire ottoman a sérieusement commencé.

Les mandats britannique et français ont été étendus sur des entités arabes divisés, alors que la Palestine – sur laquelle un État juif a été créé trois décennies plus tard. – était livrée au mouvement sioniste.

L’accord, soigneusement conçu pour répondre aux intérêts coloniaux occidentaux, n’a produit que de la division, des crises et des guerres.

Alors que le statu quo imposé a garanti l’hégémonie des pays occidentaux sur le Moyen-Orient, il n’a pas réussi à fournir un minimum de stabilité politique ou d’égalité économique.

L’accord Sykes-Picot a été conçu en secret, pour une raison particulière : il était en désaccord complet avec les promesses faites aux Arabes pendant la Grande Guerre. Les dirigeants arabes, sous le commandement de Sharif Hussein, s’étaient vus promettre l’indépendance complète après la guerre en échange de leur soutien aux Alliés contre les Ottomans.

Il a fallu de nombreuses années et des rébellions successives pour que les pays arabes accèdent à l’indépendance. Les conflits entre les Arabes et les puissances coloniales ont engendré le nationalisme arabe, né dans des environnements extrêmement violents et hostiles, ou plus exactement après les avoir surmontés.

Le nationalisme arabe a peut-être réussi à maintenir un semblant d’identité arabe mais il n’a pas réussi à développer une riposte solide et unifiée au colonialisme occidental.

Lorsque la Palestine – promise par la Grande-Bretagne comme foyer national pour les Juifs dès novembre 1917 – est devenue Israël, accueillant principalement des colons européens, le sort de la région arabe à l’est de la Méditerranée a été scellé comme siège de conflits et d’antagonismes perpétuels.

C’est en cela, en particulier, que le terrible héritage de l’accord Sykes-Picot se fait surtout sentir, dans toute sa violence, son imprévoyance et son complet manque de scrupules politiques.

Cent ans après que deux diplomates britanniques et français aient divisé les peuples arabes en sphères d’influence, l’accord Sykes-Picot reste une réalité dominante du Moyen-Orient, bien que contestée.

Cinq ans après que la Syrie ait sombré dans une violente guerre civile, la marque de l’accord Sykes-Picot se fait une fois de plus sentir alors que la France, la Grande-Bretagne, la Russie – et maintenant les États-Unis – envisagent ce que le secrétaire d’État américain John Kerry, a récemment appelé le « plan B, » qui consisterait à diviser la Syrie sur la base de lignes sectaires, probablement en conformité avec une nouvelle interprétation occidentale des « sphères d’influence ».

La carte Sykes-Picot a pu être une vision brute élaborée à la hâte durant d’une guerre mondiale, mais, depuis lors, elle est devenue le principal cadre de référence que l’Occident utilise pour redessiner le monde arabe et pour « le contrôler comme ils le désirent et comme ils veulent le voir. »

La « Nakba » palestinienne, par conséquent, doit être comprise comme faisant partie intégrante des plus larges conceptions occidentales du Moyen-Orient, datant d’un siècle, alors que les Arabes étaient (et restent) divisés et la Palestine était (et reste) conquise.

 

* Dr Ramzy Baroud écrit sur le Moyen-Orient depuis plus de 20 ans. Il est chroniqueur international, consultant en médias, auteur de plusieurs livres et le fondateur de PalestineChronicle.com. Son dernier livre, Résistant en Palestine – Une histoire vraie de Gaza (version française), peut être commandé à Demi-Lune. Son livre, La deuxième Intifada (version française) est disponible sur Scribest.fr. Son site personnel : http://www.ramzybaroud.net

Chrétienté, colonialisme, « réconciliation » et guerre perpétuelle contre les païens… (Steven Newcomb)

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A lire, notre dossier sur la « Doctrine Chrétienne de la Découverte »

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La Résolution 2621 XXV, du 12 octobre 1970 des Nations Unies affirme « le droit inhérent des peuples colonisés à lutter par tous les moyens nécessaires contre les puissances coloniales qui répriment leur aspiration à la liberté et à l’indépendance.»

Résolution 37-43 des Nations Unies : « Tout peuple a le droit de résister à l’oppression, l’occupation, l’annexion ou colonisation par une force étrangère. Cette opposition légitime est la résistance armée. « 

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Réconciliation et la guerre perpétuelle de la chrétienté contre les infidèles

Steven Newcomb

14 juin 2016

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2016/06/14/reconciliation-christendoms-perpetual-war-against-infidels

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Ces temps-ci, le mot “réconciliation” a pris profondément racine dans le discours contemporain entre le gouvernement du Canada et bien des nations premières de cette partie de l’Île de la Grande Tortue. Dans le même temps, dans une contradiction apparente, le gouvernement du Canada continue de maintenir son assomption de la “souveraineté de la couronne” et du “titre [de propriété] de la couronne” en relation avec cette vaste étendue géographique de l’Île de la Grande Tortue, maintenant connue sous le vocable “d’Amérique du Nord”.

Notoirement, le mot “couronne” veut dire “la plus haute position”, comme dans l’expression “couronné de succès”. Dans ce cas, il semblerait qu’il y ait une façon centrale pour les nations premières de se “réconcilier” avec l’affirmation de supériorité de la couronne dominante. Elles doivent acquiescer librement à cette vision que la “couronne britannique” siège dans la position la plus haute ou ayant l’ascendance (domination) en rapport aux premières nation. En acquiesçant à cette vue, les nations premières peuvent se “réconcilier” avec l’assomption de la “souveraineté de la couronne” qui se traduit par le “plus haut” ou le “plus haut des plus hauts”.

En étant d’accord avec ce cadre de rapport dominant/dominé, les premières nations se seront réconciliées avec la “couronne” et avec la société du Canada. Elles seront perçues comme ayant librement accepté qu’elles sont inférieures ou subordonnées à “la plus haute” couronne britannique. Elles se seront alors réconciliées avec le système de domination de la “couronne”.

Mais il y a une façon différente et bien plus précise d’aborder cette affaire: Les nations originelles ont maintenant l’opportunité de reconnaître que l’idée entière de cette “réconciliation” est inepte. Pourquoi ? Il n’y a jamais eu un début de relation amicale ou de bonne relation entre la couronne britannique et les nations originelles. Quand on y pense, les assertions de la couronne britannique sur “l’Amérique du Nord” commencent avec la charte royale attribuée à John Cabot et ses fils par le roi Henri VII en 1496 et qui était fondée sur l’idée d’un état de guerre entre les chrétiens et les non-chrétiens.

L’éminent universitaire James A. Williamson avait ceci à dire à propos de la charte de Cabot: “Il était accepté à cette époque comme loi fondamentale de la chrétienté que tous les chrétiens étaient en état de guerre contre les infidèles (les non-chrétiens).” Williamson ajouta que cet état de guerre présumé fut “la justification” pour les termes de la charte, donnant à Cabot la permission de “conquérir, d’occuper et de posséder” tous territoires non-chrétiens “qui pourraient être trouvés”. La charte de Cabot était fondée sur l’affirmation du droit de conquérir et de dominer les terres non-chrétiennes où qu’elles puissent être.

Jusqu’à ce jour, le contexte pour toute discussion sur la “réconciliation” est trouvé dans les premières chartes royales, qui étaient fondées sur l’idée de la chrétienté qu’un état perpétuel de guerre existait entre les chrétiens et les non-chrétiens lorsque les représentants de la couronne anglaise posèrent le pied et clâmèrent les terres en “Amérique du Nord”. De mon point de vue (NdT: et Newcomb est un expert de plus d’un quart de siècle sur le sujet, un des seuls en fait…), cette affirmation religieusement fondée est fatale à l’idée mieme qu’une amitié et de bonnes relations existèrent initialement entre la couronne britannique et les nations originelles de ce continent, relations qui s’effritèrent par la suite et auraient besoin d’être “restaurées” dans un processus de “réconciliation”.

Les chartes royales fournissent plus d’évidence qu’aucun cadre amical ou de bonnes relations n’a existé entre la couronne et nos nations originelles et libres du continent. Quatre-vingt-deux ans après la charte Cabot, la reine Elisabeth Ière émît une charte royale à Sir Humphrey Gilbert afin de dominer (“subjugare” dans l’original latin) “de telles terres éloignées, barbares et païennes, n’étant pas encore possédées par un prince ou un peuple chrétiens.

Le language utilisé dans ce document amena l’historien Frederick Turner à observer dans son livre Beyond Geography (1980): “l’assertion culturelle est évidente: de telles terres si éloignées appartiennent par droit de la Vraie Foi à ces princes chrétiens qui les découvrent les premiers et non pas aux habitants autochtones.” Clairement, cette vision de la “Vraie Foi” résulta en des monarques chrétiens proclamant un droit de domination sur les non-chrétiens et leurs terres et ceci eut pour effet direct l’augmentation de l’effort de “découvrir, de rechercher et de trouver” la place des non-croyants en de distants endroits.

Peu de temps après la mort de Gilbert, la reine Elisabeth I délivra une autre patente à Sir Walter Raleigh qui répéta les termes de la charte de Gilbert. La patente de la reine reconnaissait-elle l’existence et les prérogatives des nations non-chrétiennes existant et vivant déjà sur ces terres ? Non. Ses lettres de patente ignoraient totalement ces nations en tant que nations. Elle stipula que Raleigh:

[…] aura… tout le sol de ces terres, teritoires et pays, à découvrir et à posséder comme sus-mentionné et que toutes ces villes, châteaux, villes, villages et endroits, le droit, les royalties, franchises et jurisdiction. […]

La mouture finale de la première charte de Virginie fut écrite par le ministre de la justice de l’époque Sir Edward Coke et par le solliciteur général Sir John Dodderidge. La charte fut émise par le roi James le 10 avril 1606. Le document autorisait Sir Thomas Gates et autres de l’entreprise Virginia Company de créer une colonie dans ces endroits n’étant “pas en la possession actuelle d’un prince ou peuple chrétiens.

Si les terres localisées étaient déjà en possession d’un “prince ou peuple chrétien”, alors la Virginia Company n’avait aucune autorisation de clâmer ces terres ; mais si elles n’étaient qu’en possession de non-chrétiens, de nations païennes, alors la Virginia Company avait l’autorisation de la couronne britannique de les coloniser et de les dominer.

La nature religieuse de l’état d’esprit colonial qui mena a la rédaction de la charte de la Virginie se trouve dans le language qui parle de “propager la religion chrétienne à de tels peuples qui vivent toujours dans l’ignorance de la véritable connaissance et l’adoration de Dieu et qui pourrait à terme, amener ces infidèles et ces sauvages vivant dans ces contrées à la civilité humaine et à un gouvernement tranquille et établi…

La déshumanisation des nations libres originelles est évidente à la prise de connaissance du phrasé mentionnant les “infidèles et les sauvages” et “la civilité humaine”. La domination sur les nations libres originelles peut être trouvée dans le plan d’”amener” les infidèles moins qu’humains et sauvages à “un gouvernement tranquille et établi”, qui d’après la traduction de la version latine d’une des bulles du pape Alexandre VI (Borgia) de 1493, sont précisément nommés comme étant “sujets” et devant être “réduits” à une “domination” sous l’”empire chrétien”.

Deux ans après que Sir Edward Coke eut aidé à finaliser la première charte de Virginie, il présidait en tant que juge suprême (Lord Chief Justice) dans l’affaire Calvin (1608), au cours de laquelle le tribunal discuta de l’idée “d’étrangers” sous le coup de la loi de la couronne anglaise. Les étrangers étaient de deux types et le second était un ennemi en guerre avec la couronne. Les étrangers ennemis étaient soit temporaires, soit perpétuels. De ce dernier type, Lord Coke déclara:

“Tous les infidèles sont de par la loi perpetui inimici, ennemis perpétuels (car la loi ne présume pas qu’ils seront convertis, ceci étant remota potentia ou une possibilité éloignée), car il y a entre eux, tout comme avec le diable dont ils sont les sujets, et les chrétiens, une hostilité perpétuelle et il ne peut donc y avoir de paix.”

L’idée d’un état de guerre existant entre les chrétiens et les non-chrétiens partout sur terre a fourni et fournit toujours le contexte de la Doctrine Chrétienne de la Domination et celui des traités entre les nations libres originelles et le système de la couronne. Spécifiquement lorsque des représentants d’une puisance chrétienne comme l’Angleterre (plus tard la Grande-Bretagne) étaient capables de localiser des terres où vivaient des “infidèles” (ennemis perpétuels de la couronne), le fait de localiser cet endroit était considéré comme le fait de “donner” à la puissance qui le localisait, le droit d’invoquer les prérogatives de l’empire chrétien à dominer et à coloniser toutes les terres et les eaux où des nations non-chrétiennes vivaient.

“L’état de guerre perpétuelle avec tous les infidèles” de la chrétienté est la raison pourquoi la couronne appelle les traités avec les nations libres et originelles de l’Île de la Grande Tortue des “traités de rédition”. Il n’y a aucune histoire initiale de bonnes relations ou d’amitié que l’on pourrait faire valoir comme base d’invocation du mot “réconciliation” lorsqu’on en vient à considérer l’affirmation du Canada de la souveraineté de la couronne et du titre de propriété de la couronne sur les nations et terres originelles de l’Île de la Grande Tortue. Il est grand temps de règler cette relation sur une base de véritable honneur et de respect pour les nations originelles libres de ce continent.

Pétrole et géopolitique: derrière la façade, pour Rosneft (Russie) et ExxonMobil (Rockefeller)… les affaires continuent !

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Ceci n’est pas une nouvelle surprenante sur le plan de l’info, on nage litéralement dans cette merde gluante noire responsable de toutes les guerres depuis le début du XXème siècle, puisque le produit est abiotique et inépuisable à l’échelle humaine. Les Russes et les Ukrainiens le savent avec certitude scientifique depuis 1956. 60 ans !…

L’info qui devrait faire tiquer en fait est que, comme nous l’avions signalé il y a des mois, dans une ambiance de pré-troisième guerre mondiale, la russe Rosneft et la yankee ExxonMobil (Rockefeller) bossent la main dans la main dans le meilleur des mondes possibles pour elles. N’oublions pas que la guerre par procuration en Syrie est une guerre d’ExxonMobil (contrôlant le Qatar et la saoudienne du pétrole Aramco) contre… Rosneft et surtout Gazprom par Assad/l’EI interposés. La guerre du gaz a bien lieu au détriment du pétrole… Et plus on en découvre et moins les prix remonteront… La spéculation sur toile de fond de la mascarade du “pic pétrolier de Hubbert” est terminée.

Quel message cela émet-il ?… Cela en dit-il long sur le pompage des p’tits bras musclés de part et d’autre non plus du rideau de fer, mais du rideau d’or noir ? La gesticulation russo-otanesque n’est-elle que l’écran de fumée masquant la nouvelle réalité géopolitique ?

Question très importante: Y a t’il eu un nouveau Yalta ?

~ Résistance 71 ~

 

Rosneft et ExxonMobil découvrent de gigantesques réserves de pétrole

Réseau Voltaire

15 juin 2016

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article192333.html

 

Rosneft et ExxonMobil ont découvert des réserves de pétrole comparables à celles dont disposaient l’Arabie saoudite au XXe siècle. Elles sont situées en mer de Kara (c’est-à-dire au Nord de la Sibérie occidentale, donnant sur l’océan Arctique). Le champ de Pobeda a été découvert fin 2014. Les deux sociétés disposent désormais d’une cartographie en trois dimensions.

L’exploration de cette zone est particulièrement difficile car elle est gelée dix mois par an.

Ces réserves s’ajoutent à celles découvertes au cours des trois dernières années au Venezuela, dans le golfe du Mexique et sous la Méditerranée.

Résistance au colonialisme: Israël, pratiques génocidaires et racisme institutionnalisé…

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“Après 70 ans d’excavations et de fouilles extensives sur la terre d’Israël, les archéologues ont trouvé que les actions du patriarque sont des histoires de légende ; nous n’avons pas séjourné en Egypte, ni fait un exode, nous n’avons pas conquis la terre. Il n’y a pas non plus de mention de l’empire de David et de Salomon. Ceux qui s’y intéressent savent tout cela depuis des années, mais Israël est un peuple têtu et ne veut pas en entendre parler.”
~ Professeur Ze’ev Herzog
, chef du département d’archéologie et d’études de l’ancien Proche-Orient à l’université de Tel-Aviv, dans un entretien avec le magazine Ha’aretz le 29 octobre 1999~

 

Israël: des décennies de pratiques génocidaires et de racisme institutionnalisé

Jeremy Salt

11 juin 2016

url de l’article en français:

http://www.info-palestine.net/spip.php?article16073

 

La haine ‘des Arabes’ (les sionistes ne peuvent guère se résoudre à les appeler ‘Palestiniens’) s’exprime maintenant plus ouvertement que jamais auparavant, et est le fruit de décennies d’un racisme institutionnalisé et volontairement inculqué.

Israël est-il irrécupérable ? Devrions nous conclure, après sept décennies d’un comportement qui s’aggrave, que tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir – de la vie pour les sionistes et Israël bien sûr, et, dans les faits, aucun espoir pour la Palestine et les Palestiniens, du moins pour l’état d’Israël.

Le clivage binaire est manifeste en ce 68ième anniversaire de ‘l’indépendance’ d’Israël. Tandis que les Israéliens faisaient la fête dans la rue et assistaient à un défilé militaire aérien, les Palestiniens de Cisjordanie faisaient l’objet de mesures de confinement. La guerre de 1948 n’était pas plus une guerre ‘d’indépendance’ que la Déclaration Unilatérale d’Indépendance (UDI) du dirigeant de la minorité blanche en Rhodésie, Ian Smith, dans les années 1960 n’était une déclaration ‘d’indépendance’. Ce fut une guerre de conquête coloniale, d’une violence inégalée, pire même que l’invasion française de l’Algérie. Elle est à l’origine de la Nakba, prise de contrôle de la Palestine qui s’est poursuivie par étapes depuis lors.

La guerre de 1967 fut une autre guerre de conquête coloniale, fondée sur un mensonge, à savoir celui d’une attaque ‘préventive’. Nasser n’avait nullement l’intention d’attaquer Israël et les Israéliens ainsi que les Américains le savaient. Le vice président égyptien, Zakariya Muhi al Din, était en route pour Washington afin de négocier une fin pacifique à une crise qu’Israël avait générée par ses provocations militaires sur le front Syrien, violant la zone démilitarisée. Menacé non pas par la guerre mais par la paix, Israël attaqua avant qu’il n’arrive à Washington. Des propos faisant état d’une menace d’extermination et d’un ‘cercle d’acier’ arabe étaient trompeurs et destinés aux Israéliens dans le but de les maintenir dans un état de préparation permanente à la prochaine guerre.

« … les actions de représailles constituent notre système lymphatique vital », faisait remarquer Moshe Dayan en 1955. « Par dessus tout, elles nous permettent de maintenir une forte tension au sein de la population et de l’armée. Sans ces actions nous aurions cessé d’être une nation combative, les colons quitteraient les colonies. … Il est nécessaire de convaincre nos jeunes qu’ils sont en danger. »

C’est le cas depuis la création de l’état d’Israël. Les juifs d’Israël doivent être maintenus sur les dents en permanence. Il faut qu’ils vivent dans la peur de quelqu’un ou quelque chose – les ‘Arabes’, le Hezbollah, l’Iran, l’antisémitisme – pour que le sionisme puisse prédominer.

En 1967, une fois de plus, la ‘communauté internationale’ ne fit rien lorsque des centaines de milliers de gens supplémentaires – cette fois aussi bien des Syriens que des Palestiniens – furent expulsés de leur patrie. Le monde est resté silencieux tandis qu’Israël rasait l’ancien quartier Magharibah au centre de Jérusalem pour y construire une ‘place’ devant les murs du Haram al Sharif.

L’annexion de Jérusalem fut suivie de la colonisation de la Cisjordanie et en 1981, par l’annexion des Hauteurs du Golan occupées. La résistance palestinienne fut écrasée dans les territoires nouvellement occupés et au Liban. Des ‘incursions’ au Liban furent suivies par des invasions à grande échelle en 1979 et 1982. La couverture télévisée en temps réel permit au monde entier de voir de ses propres yeux le vrai visage d’Israël derrière les clichés le présentant comme la seule démocratie du Moyen-Orient et son armée comme la plus morale au monde. Les bombardements de Beyrouth et les massacres de Sabra et Shatila, et encore plus ses brutalités au cours de la première et de la seconde Intifadas, ont dessillé des yeux auparavant favorables à la super colonie sioniste.

On se souviendra très probablement de la guerre de 1967 non seulement comme une guerre de conquête mais comme une guerre qui marqua le summum des prouesses militaires israéliennes (dans le contexte de la guerre conventionnelle). En 1973 les forces israéliennes étaient mises en déroute dans le Sinaï lorsque Sadate mit unilatéralement fin à la guerre. S’il n’avait pas trahi Assad les sionistes auraient pu être chassés d’Egypte et des Hauteurs du Golan. La trahison de Sadate et le rapide réapprovisionnement en armes et munitions par les Etats-Unis permirent à Israël d’opérer un retour, mais le mythe de son invincibilité avait finalement été révélé comme tel.

Pendant l’invasion terrestre du Liban en 1982 de petits contingents de guérilleros palestiniens et de soldats syriens ont à plusieurs reprises bloqué la progression sioniste. La logistique de la campagne terrestre était chaotique mais la folie meurtrière aérienne israélienne est restée sans opposition. Le bilan final approcha les 20 000 morts, dont l’immense majorité étaient des civils, écrasés ou enterrés vivants sous les décombres de leur immeuble et abattus dans la rue par des frappes de missiles et des tirs d’artillerie aveugles. Après d’être retirés de Beyrouth suite à l’atrocité de Sabra et Shatila, les sionistes se sont cramponnés au Sud-Liban et y seraient encore sans aucun doute si le Hezbollah ne les en avait chassés en 2000. C’était leur première réelle défaite depuis 1948 et elle leur a été infligée par une armée de guérilléros.

L’humiliation subie par Israël l’a laissé assoiffé de vengeance, cependant lorsqu’il tenta de détruire le Hezbollah en 2006, il fut à nouveau humilié. Ses forces terrestres se sont avérées incapables de progresser de plus de quelques kilomètres au-delà de la ligne d’armistice. Ses soldats se sont retrouvés piégés à plusieurs reprises et l’anéantissement ne leur a été épargné que grâce à la puissance aérienne. Ses chars Merkeva si prisés furent détruits et l’un de ses bâtiments de guerre paralysé par un missile mer-air du Hezbollah.

Ce qui rendit la défaite encore plus cuisante, c’est que ce furent les forces de réserve à temps-partiel du Hezbollah – en fait, de jeunes hommes qui prennent les armes lorsque nécessaire – qui ont fait barrage aux Israéliens en dépit du déséquilibre total de la puissance de feu et du nombre de combattants sur le terrain. L’essentiel des troupes professionnelles du Hezbollah sont restées au nord du fleuve Litani, c’est pourquoi après s’être pris une raclée pendant des semaines les sionistes n’ont pas osé le traverser.

Dans leur frustration les sionistes ont déchaîné leur puissance de feu aérienne. Ils ont tué 1400 civils, dont environ 400 enfants, et beaucoup d’entre eux étaient des banlieues chiites au sud de Beyrouth, grâce aux avions et missiles fournis par les Etats-Unis. Des immeubles, des routes, des ponts et centrales électriques furent oblitérés au cours de ce qui devait devenir la « stratégie Dhaiya’, du nom de la banlieue sud de Beyrouth où les avions de guerres israéliens ont infligé le plus de dégâts. La prochaine fois, ont menacé les généraux sionistes la « stratégie Dahiya » serait appliquée à tout le territoire libanais. Pour se préparer à cet événement apparemment inévitable le Hezbollah fait des stocks de missiles qui selon ses dires peuvent atteindre n’importe quelle zone de la Palestine occupée. Il sait, tout comme le sait son ennemi mortel, que si la puissance aérienne sioniste est jamais neutralisée l’état d’Israël aura de sérieux ennuis.

Ces guerres mettent en lumière quelques vérités sur la soi-disant ‘Force de Défense Israélienne’. Aucune de ses guerres n’a eu comme objectif la ‘défense’ mais plutôt la conquête de nouvelles terres ou la ‘défense’ de terres déjà volées. Israël ‘défend’ ce qui ne lui appartient pas. Il ‘défend’ son dénie des droits d’un autre peuple. Il a combattu des armées régulières en de très rares occasions. A Gaza, en Cisjordanie et au Liban la majorité de ses victimes n’étaient pas des combattants mais des civils. Loin d’être une armée vertueuse, elle a un lourd bilan de massacres les plus odieux de civils. Loin de condamner ces massacres – sauf exception comme celle de la manifestation de masse à Tel Aviv après les atrocités commises à Sabra et Shatila sous contrôle de l’IDF – un grand nombre de citoyens juifs d’Israël les approuvent. Pendant les nombreuses offensives israéliennes contre Gaza, les colonisateurs juifs de l’autre côté de la barrière se réjouissent et sautent de joie à chaque fois qu’un nouvel immeuble peuplé de familles est frappé par des missiles ou des tirs de chars.

La haine ‘des Arabes’ (les sionistes ne peuvent guère se résoudre à les appeler ‘Palestiniens’) s’exprime maintenant plus ouvertement que jamais auparavant. On est arrivé au point où les civils participent à l’assassinat de Palestiniens – avoir même l’air d’un ‘terroriste’ fut suffisant pour qu’un Erythréen fut battu à mort par des badauds à une gare routière. Ce qui a horrifié la mère du soldat qui a récemment assassiné un jeune Palestinien à Hébron, ce n’est pas que son fils chéri ait armé son fusil et mis négligemment une balle dans la tête d’un homme blessé alors qu’il gisait sur la route. Non, ce qui la préoccupait, c’est qu’il ait été arrêté. « Est-ce juste qu’un combattant qui neutralise un terroriste sur le lieu d’une attaque soit détenu presque un mois complet ? », s’est-elle plainte à Netanyahou. « Homicide, juste ciel, pour avoir neutralisé un terroriste ? Est-ce concevable qu’un combattant dévoué, moral soit accusé d’homicide pour avoir abattu un terroriste ? » Bien sûr, le ‘terroriste’ avait déjà été ‘neutralisé’ et le soldat n’aurait pas dû être inculpé pour homicide mais pour meurtre.

Les sondages montrent que près de 60 pour cent d’Israéliens juifs approuvent le meurtre du Palestinien. En d’autres termes, on pourrait dire que près de 60 pour cent des Israéliens juifs sont des sociopathes avérés. C’est pour cette raison que dernièrement un général israélien a fait un parallèle entre Israël et l’Allemagne du début des années 1930 : « Il est terrifiant de voir que des évolutions abominables qui se sont produites en Europe commencent à survenir ici . » A Tel Aviv des partisans du soldat qui a assassiné le Palestinien à Hébron ont tenu un rassemblement en défense du meurtrier, dansant, se drapant dans le drapeau israélien et soufflant dans une corne de bélier courbée connue sous le nom de shofar. L’homme politique et colon qui hait les Palestiniens, Avigdor Lieberman a déclaré : « Je préfère un soldat qui fait une erreur et reste en vie à un soldat qui hésite et se fait assassiner par un terroriste » – une erreur, achever de sang froid un homme blessé d’une balle dans la tête ?

Ces sentiments meurtriers sont le fruit de décennies d’un racisme institutionnalisé et volontairement inculqué. On constate cette évolution négative, sondage après sondage de l’opinion publique. A la question les ‘Arabes’ devraient-ils être transférés ou expulsés d’Israël (Pew Research Centre 2014/2015), 21 pour cent répondirent qu’ils y étaient fortement favorables, 27 pour cent qu’ils étaient globalement favorables. L’expulsion ou le transfert reçut l’approbation de 71 pour cent de la communauté religieuse. Ce sondage a été fait avant la vague récente d’attaques au couteau, il est donc fort probable que le nombre d’Israéliens juifs qui veulent l’expulsion des ‘arabes’ soit maintenant sensiblement plus élevé. A la question habiteriez-vous dans le même immeuble que des ‘Arabes’ (sondage Israel Channel Two avril 2015), 49 pour cent ont répondu par la négative (contre 42 pour cent qui n’y seraient pas opposés).

Selon un sondage d’octobre 2012 (Dialog) 59 pour cent d’Israéliens juifs pensent que les juifs devraient être prioritaire sur les ‘Arabes’ pour l’accès aux emplois gouvernementaux. Quarante neuf pour cent pensaient que l’état devrait traiter les juifs de manière plus favorable que les ‘Arabes’ (ce qu’il fait déjà bien sûr à tous les niveaux) ; 42 pour cent ne voulaient pas vivre dans le même immeuble que les ‘Arabes’ ; 30 pour cent soutiendraient une loi interdisant le droit de vote des ‘Arabes’ à la Knesset ; 69 pour cent seraient opposés à ce que les ‘Arabes’ aient le droit de vote si Israël annexait la Cisjordanie : 74 pour cent étaient favorables à des routes séparées pour les Israéliens juifs et les ‘Arabes’ en Cisjordanie ; et 47 pour cent aimeraient que la population ‘arabe’ d’Israël d’avant 1967 soit transférée vers des régions sous contrôle de l’Autorité Palestinienne en Cisjordanie.

Un sondage de 2010 (Israel Democracy Institute) trouva qu’un tiers des Israéliens juifs étaient favorables à ce que les Palestiniens soient mis en camps d’internement en temps de guerre. Selon une autre enquête faite en mars de la même année par Maagar Mochot Institute presque la moitié des lycéens (15-18 ans) israéliens juifs croyaient que les ‘Arabes’ n’avaient pas droit aux mêmes droits que les juifs. Plus de la moitié (56 pour cent) refuseraient le droit de vote aux ’Arabes ; 49,5 pour cent pensaient que les ‘Arabes’ ne devraient pas avoir les mêmes droits que les juifs (82 pour cent chez les étudiants religieux). En remontant jusqu’à 1963, selon un sondage fait auprès de mille enfants âgés de huit à quatorze ans, se référant aux récits bibliques de la destruction de Jéricho, ‘et de tout ce qui s’y trouvait, hommes, et femmes, jeunes et vieux, bœufs et moutons’ – le même traitement étant appliqué aux habitants d’une ville voisine, 600 des sondés approuvaient totalement la destruction de ces villes et de leurs habitants non juifs.

Les rabbins, les hommes et femmes politiques et même certains universitaires ont contribué à la montée en puissance de cette haine, en qualifiant les ‘Arabes’ de tumeurs, serpents, ‘bêtes à deux pates’ (Menahem Begin), ‘cafards dans une bouteille’ (Rafael Eytan) et animaux sauvages qui doivent être mis en cage (Benny Morris). En 2007 l’ancien grand rabbin sépharade, Mordechai Eliyahu, a décrété qu’il n’était pas moralement prohibé de tuer des civils au cours d’une offensive militaire. Son fils Shmuel, grand rabbin de Safed, poursuivit en disant que s’ils [les ‘Arabes] « n’arrêtent pas après que nous en ayons tué 100, alors nous devons en tuer 1000, même un million, ou le nombre nécessaire pour les faire arrêter. » En janvier de cette année, pendant ‘l’intifada des couteaux’, il a déclaré qu’Israël devrait exécuter les ‘Arabes’ blessés plutôt que de les laisser vivre.

En octobre 2015 le rabbin Yisrael Rosen, directeur de l’Institut religieux Tzomet, citant la Torah, réitéra cette injonction génocidaire à l’encontre des ennemis d’Israël : « Anéantissez les Amalécites jusqu’au dernier. Tuez les et arrachez leur leurs biens. Ne leur témoignez aucune compassion. Tuez les sans vous arrêter, les uns après les autres, ne laissez aucune plante, aucun arbre. Tuez tous leurs animaux, du chameau au baudet. » Le mot ‘Amalécite’ fut utilisé par Ben-Gourion contre les ‘Arabes’ dans les années 1950 et récemment par Netanyahou à l’encontre de l’Iran : « Le nouvel Amalécite resurgit sur la scène de l’histoire. »

En novembre 2015, 29 rabbins orthodoxes et Chabad ont signé une lettre appelant à ‘exécuter’ tous les Palestiniens qui nuisent aux juifs. Au nombre des signataires, se trouvaient le colon fanatique, Dov Lior, Yitzhak Grinsberg et Yitzhak Shapira, auteur de la Torat Ha Melech ((La Torah du Roi) qui décrète qu’en temps de guerre les soldats peuvent tuer les bébés dans leur berceau parce qu’un jour ils grandiront et s’en prendront aux juifs. Ces interprétations de la Torah sont tout aussi haineuses et meurtrières que l’interprétation du Coran par l’Etat Islamique. On dira que ces gens sont des ‘extrémistes’, et bien sûr qu’ils le sont, des extrémistes meurtriers, génocidaires impitoyables, mais ce que montrent les sondages c’est à quel point ces sentiments se sont banalisés.

La source première de ces attitudes c’est une idéologie qui repose sur le vol et la dépossession sous couvert du mensonge selon lequel c‘est ‘notre’ terre. Pour que cette entreprise criminelle réussisse, il fallait dépouiller les Palestiniens (les ‘Arabes’) de leur dignité d’êtres humains. Il fallait en brosser le portrait généralisé d’êtres paresseux, brutaux, cupides, adeptes de la violence et déterminés à tuer des juifs pour la seule raison qu’ils sont juifs. Il ne pouvait y avoir de répit : il fallait sans cesse accentuer ces portraits pour que le projet sioniste réussisse. Il était indispensable de réprimer les meilleurs instincts humains, comme la compassion, l’empathie, la compréhension, et la capacité de reconnaître les torts causés, et c’est ce qui explique que des gens, qui peuvent par ailleurs être des gens biens, sont capables d’exprimer des opinions si méprisantes, haineuses, voire meurtrières lorsqu’il s’agit des Palestiniens.

Ce dédoublement de la personnalité délibérément fabriqué est loin d’être rare. Le racisme a été un moteur puissant à la fois de l’impérialisme et du nationalisme extrême. L’état nazi a encouragé la haine des juifs chez des Allemands par ailleurs ‘bienveillants’ – les doctrines de l’Afrique du Sud de l’apartheid ont façonné des attitudes haineuses à l’égard de la population noire chez la minorité blanche par ailleurs ‘bienveillante’ ; et sept décennies de propagande et d’endoctrinement par ‘l’éducation’ ont eu le même effet insidieux sur les comportements des Israéliens juifs à l’égard des Palestiniens.

La ‘force’ d’Israël se nourrit du soutien politique et financier des Etats-Unis, et du refus de la ‘communauté internationale’ de lui demander des comptes. Hillary Clinton et Donald Trump se livrent à des courbettes éhontées devant le lobby sioniste. S’il est élu, Trump a l’intention d’installer l’ambassade états-unienne à Jérusalem et a incité Israël à poursuivre la construction d’implantations en Cisjordanie. Israël projette maintenant d’annexer 60 pour cent de la Cisjordanie : le Département d’état a sans aucun doute dit ou va dire que ceci nuit au ‘processus de paix’ comme s’il se trouvait quelqu’un pour sérieusement croire qu’il en existe un. Il y a peu de temps, Netanyahou a tenu un conseil des ministres en plein air sur les Hauteurs du Golan en guise de signal au reste du monde – un doigt pointé vers le monde – lui signifiant qu’Israël n’a aucune intention de les restituer à un pays, qu’il espère va bientôt disparaître. Pourtant, même en dépit de ces défis à l’ordre international, Israël est récompensé, en étant admis très récemment au sein de l’OTAN. Grâce à la Turquie qui a levé son veto contre Israël, une mission permanente a été ouverte à Bruxelles ; le président turc avait qualifié Israël d’état terroriste et s’était distingué comme défenseurs des Palestiniens.

Après presque 70 ans il est évident que la diplomatie a totalement échoué ou, pour dire les choses autrement, qu’elle ne réussira pas à apporter un quelconque règlement ‘juste’ de la situation. Le roi Hussein de Jordanie a passé des décennies à négocier avec les sionistes à huis clos et il a dû admettre peu de temps avant sa mort que ce fut en vain. En échange de tous les risques qu’il a pris – y compris la signature d’un traité de paix – les sionistes ne lui ont rien donné, si ce n’est de temps en temps la promesse de ne pas le bombarder. Les Palestiniens ne sont pas revenus au point de départ, mais se trouvent dans une situation plus grave encore qu’à l’époque où l’OLP a renoncé à la violence en faveur de la voie diplomatique au début des années 1970. La diplomatie et un ‘processus de paix’ interminable ont simplement permis à Israël de continuer sa guerre aux Palestiniens par d’autres moyens.

Chaque pièce a une double face et la perte de la Palestine n’échappe pas à cette règle. Il y a une face sioniste et une autre arabe. Lorsque la guerre de 1967 a été déclarée ‘l’idée du nationalisme arabe’ était en rapide régression. Il ne reste maintenant que fragmentation, confusion, discorde et haine confessionnelle. Les Arabes sont bien trop occupés à s’entre-tuer pour se soucier d’Israël. L’Arabie Saoudite fait sa guerre au Yémen et, avec le Qatar, a contribué à raison de milliards de dollars à l’effort visant à renverser le gouvernement à Damas. C’est le Qatar, qui en tête, a fourni l’alibi arabe à l’OTAN pour détruire la Lybie, projet soutenu par la Ligue arabe. Israël n’est même plus l’ennemi commun. La connivence entre les états arabes et les sionistes est à peine voilée.

C’est dans ces eaux fétides que nage Israël. Ce qu’il veut, c’est que le monde arabe cesse d’être ce qu’il est (ou ce qu’il a été ou ce qu’il pense qu’il était). Il veut que le nationalisme arabe soit mort et enterré, et avec l’aide des Arabes il est en train de parvenir à ses fins. Il veut la reconfiguration géographique et politique du Moyen-Orient et il est aussi en train de réaliser cet objectif. Les gouvernements arabes semblent ne pas voir (ou ne s’en soucient guère) qu’ils apposent leur signature à la fin du ‘monde arabe’ en tant qu’entité collective. C’est avec leur connivence que la progression de l’Histoire ‘arabe’ s’est arrêtée. Assurément, ce ne peut avoir été la région qui a produit quelques uns des plus grands guerriers et penseurs de l’Histoire. La chute de tels sommets vers de tels abîmes sordides est tout simplement trop vertigineuse. De toute évidence, l’Histoire arabe n’était pas du tout de l’Histoire, mais rien qu’un conte de fée, un divertissement pour enfants avant qu’ils ne s’endorment, semblable à Hay ibn Yaqzan ou aux histoires de Qalilah wa Dimna.

Les Palestiniens ont tout essayé. Ce ne sont pas eux qui n’ont ‘jamais raté une occasion de rater une occasion’ comme l’a une fois fait remarquer le ministre des affaires étrangères israélien Abba Eban, mais c’est Israël. Il n’a jamais été prêt à échanger la terre pour la paix. Il veut et la terre et la paix et semble espérer que le temps va résoudre les contradictions inhérentes à cette formule.

Les perspectives sont terriblement sombres, mais n’y a-t-il plus aucun espoir ? Il y a des raisons de penser que si. Si Israël annexe bel et bien la Cisjordanie et refuse d’accorder aux Palestiniens les droits de citoyens, il deviendra ouvertement un état d’apartheid et encore plus un paria sur la scène mondiale. La campagne BDS remporte chaque jour toujours plus de succès mondialement. Des sociétés, des facultés, des églises et d’autres groupes sociaux se désinvestissent tous. Les torrents d’invectives en provenance du gouvernement israélien et de ses lobbyistes, et leurs tentatives visant à criminaliser le mouvement BDS sont une preuve manifeste de son succès.

Aux États-Unis John Mearsheimer et Stephen Walt ont brisé un tabou en publiant en 2007 leur livre : The Israel Lobby and US Foreign Policy (Le lobby israélien et la politique étrangère états-unienne). Ce n’était pas des gauchistes hallucinés mais des universitaires traditionnels conservateurs de deux des meilleures universités au monde – Chicago et Harvard. Qu’un livre remettant en question la nature de la ‘relation spéciale’ pour des raisons à la fois politiques et morales, puisse même trouver un éditeur grand-public était en soi le signe que l’opinion publique était en train de changer.

Israël a depuis subi d’autres revers, et tout récemment l’incapacité des lobbies d’empêcher la signature de l’accord avec l’Iran. Pendant ce temps, sur les campus les étudiants juifs sont tout aussi susceptibles de rejoindre la campagne BDS que de s’y opposer. Ils soutiennent sans aucun doute le droit d’exister d’Israël, mais pas ce qu’il est devenu. Ils ne lui accordent plus un soutien inconditionnel – comme ce pouvait être le cas dans les années 1960 – et ce soutien ne va plus de soi.

Dans la sphère politique à proprement parler Bernie Sanders a critiqué Israël, pas très durement certes, mais il l‘a critiqué et dans une campagne électorale présidentielle c’est une première absolue. Les Européens adoptent une ligne plus dure. L’UE dresse une liste noire des entreprises israéliennes et bloque le financement de toute entité opérant en Cisjordanie. L’UE et le gouvernement états-unien interdisent l’étiquetage ‘made in Israël’ des produits fabriqués en Cisjordanie. Israël perd régulièrement du terrain dans les parlements européens et auprès des populations.

La roue de l’histoire tourne lentement, mais elle tourne et tourne tout le temps contre Israël. Il est souvent impossible pour les personnes ou les empires et les états qui jouissent d’un grand pouvoir d’imaginer le jour où ils seront dépourvus de ce pouvoir. Israël s’est fait beaucoup d’ennemis et n‘a qu’un seul ‘ami’. Même cette amitié est sujette à caution : si Hillary Clinton et Donald Trump déclarent leur amour éternel pour Israël, ce n’est pas par amour mais par peur, des dégâts que le lobby peut faire s’ils osent dire autre chose. Il est sûr que les Etats-Unis subiront leurs propres bouleversements. Le jour viendra peut-être où ils ne pourront plus se permettre de donner quatre ou cinq milliards de dollars par an à Israël – le jour viendra peut-être où pour des raisons morales et politiques ils ne verront pas pourquoi ils le devraient.

Le dernier élément de l’équation c’est le peuple juif d’Israël. Que veut-il – une paix réelle ou un succédané de paix fondé sur l’occupation et l’oppression permanente d’un autre peuple ? Netanyahou, Naftali Bennett, Avigdor Lieberman, les colons et les rabbins fanatiques proposent la deuxième option comme si Israël n’avait pas d’autre choix. En mentant sur le passé et en justifiant toutes les cruautés commises dans le présent Israël s’empoisonne. Quel plus grand danger pour son avenir que ceci pourrait-il y avoir ?

 

* Jeremy Salt a enseigné l’histoire moderne du Moyen-Orient à l’Université de Melbourne, à la Bosporus University à Istanbul et à la Bilkent University à Ankara pendant de nombreuses années. Parmi ses publications récentes son livre paru en 2008 : The Unmaking of the Middle East. A History of Western Disorder in Arab Lands (University of California Press).