Média, mensonge et propagande: Les rouages du système médiatique… Entretien avec Michel Collon ~ 2ème partie ~

L’information est trop importante pour la laisser aux journalistes 2ème partie

Entretien avec Michel Collon

11 Mars 2016

url de l’article:

http://www.michelcollon.info/L-information-est-trop-importante,5803.html?lang=fr

1ère partie

« Vous remarquerez d’ailleurs que les médias n’organisent jamais de vrais débats contradictoires entre leurs « experts ». Je ne demande qu’à ce qu’on m’invite pour discuter avec des gens du Pentagone, du lobby sioniste ou des grandes multinationales. Mais ils refusent ! »

Quand un média affirme qu’il existe des armes de destruction massive en Irak, ses journalistes sont-ils manipulés ou non ? Savent-ils ou ne savent-ils pas ?

L’existence d’armes de destruction massive a été immédiatement mise en doute, arguments à l’appui. Cela méritait au moins un débat. Pour favoriser l’entrée en guerre contre l’Irak, y compris lors de la première guerre du Golfe, les « médiamensonges » se sont multipliés. Rappelez-vous en 1990 le faux témoignage faisant état d’atrocités commises contre des nouveau-nés koweïtiens, ou des télévisions affirmant qu’une gigantesque marée noire avait été provoquée par Saddam Hussein dans le Golfe, mais qui montraient des images des côtes bretonnes. Les journalistes ne pouvaient pas dire qu’ils ne savaient pas. Tout le monde y allait d’ailleurs de son petit ouvrage pour expliquer les bavures commises.

La guerre du Golfe a provoqué plus de livres sur les médias que sur la guerre elle-même !

Absolument. Le discours de l’époque était unanime : « On s’est fait avoir, c’est la faute aux Américains, etc. » Les journalistes se présentaient comme des victimes. Le problème, c’est que les mêmes se sont encore fait avoir en Yougoslavie en avalisant le « massacre de Markale » à Sarajevo (4), les charniers et les viols en Bosnie, le fameux plan Fer à cheval (5) au Kosovo. Puis ils ont avalé des couleuvres en Libye, en Syrie. On peut leur accorder le bénéfice du doute une fois, mais pas à chaque fois. Ce n’est pas admissible. Pour préserver leur crédibilité et admettre qu’ils se sont trompés sur « certaines choses », les médias publient de temps en temps un petit dissident dans un courrier des lecteurs ou une tribune libre. C’est leur soupape de sûreté.

En même temps, de plus en plus de médias semblent être sensibles à la critique de manipulation et créent des rubriques du genre « décryptage de l’info ».

C’est ce que j’appelle la tactique du coupe-feu : ils font semblant de décrypter l’info, mais ne la décryptent pas en réalité. Si ces médias appellent les gens à débattre, c’est toujours dans un cadre soigneusement délimité. Par exemple, ils discuteront de la manière de faire la guerre, mais jamais des raisons de cette guerre. Celui qui sort de la ligne est éjecté. Aujourd’hui, Le Monde ou Libération peuvent publier des calomnies sur moi ou me faire dire choses que je n’ai jamais dites, mais ils refusent tous les droits de réponse, censurent tous les courriers des lecteurs qui protestent… Paradoxalement, c’est cette censure de plus en plus forte qui nous éclaire sur leur point faible : l’opinion. Quand les lecteurs ne voient jamais leurs courriers publiés, cela doit les inciter à écrire davantage, faire circuler leurs idées dans le public ! Les gens doivent devenir actifs, il faut organiser une pression citoyenne pour une information de véritable confrontation.

Internet est un bon moyen, non ?

En effet. Il y a quelques années, les grands médias pouvaient mentir en toute tranquillité. Même un livre qui dénonçait leurs bêtises ne les dérangeait pas, dans la mesure où il était édité plusieurs mois après… Aujourd’hui, sur la Toile, nous sommes capables de nous faire entendre très rapidement. Dans les 24 heures qui suivent un événement, nous pouvons dire s’il y a eu manipulation ou, en tout cas, prévenir les gens, leur demander de ne pas se précipiter, de se méfier. Les médias se sentent d’autant plus en danger que la jeune génération s’informe davantage sur Internet que sur le papier ou à la télé. Ils sont pris entre deux feux : celui de la propagande qu’ils doivent servir à leurs clients, et celui de la contre-propagande qui devient très accessible. 

Le problème, c’est qu’on trouve à boire et à manger sur Internet… 

Le meilleur, c’est qu’Internet est un support presque gratuit où on est capable de produire une information de meilleure qualité que celle des grands médias. 

Le pire : il est aussi une vitrine pour tous les fantasmes et autres théories du complot. Il faut condamner cela : les guerres ne sont pas l’œuvre d’un complot quelconque, mais la continuation normale de la politique des multinationales qui veulent sortir de la crise économique qu’elles ont elles-mêmes provoquée en puisant les matières premières, les mains-d’œuvre et les marchés des pays qu’elles envahissent. 

Le complotisme est l’enfant non reconnu des médias. Quand des gens contestent les versions des médias, ils sont aussitôt traités de complotistes. En réalité, ce sont les médias qui, en n’apportant pas une information correcte, poussent les gens dans le complotisme. Chaque guerre peut s’expliquer de façon rationnelle et logique. On peut montrer qui la provoque, comment elle est préparée et pourquoi elle est menée. Le complotisme non seulement ne permet pas de comprendre la société et donc de la transformer, mais il est défaitiste car il fait croire à l’opinion qu’elle ne peut pas agir. Il est important que les journalistes, mais aussi les citoyens, fassent l’effort de se documenter. Car l’Histoire, y compris l’Histoire récente, montre que la résistance est parfaitement possible. Certains médiamensonges ont été révélés par la pression populaire, et c’est grâce à elle qu’on a pu arrêter des guerres, empêcher des coups d’État, libérer des pays.

Vous avez des exemples ?

Lorsque le 11 mars 2004, à trois jours des élections espagnoles, des bombes explosent à Madrid, Aznar, qui veut être réélu, accuse l’ETA. L’information est reprise en chœur par les médias, mais l’opinion réagit immédiatement : par SMS, elle affirme que le premier ministre ment, que c’est Al-Qaïda et non l’ETA qui est à l’origine des attentats. À l’époque, l’engagement de l’Espagne en Irak était très critiqué. Aznar perdra les élections. 

Un autre exemple : en 2002 au Venezuela, des snipers de la CIA tirent sur la foule pour justifier un coup d’État contre Chavez. Des médias répandent l’information d’une démission du président pour accélérer l’installation de la dictature. Là encore, l’opinion réagit rapidement : des motards vont porter la contre-info de la non-démission de Chavez dans tous les quartiers de Caracas. Des dizaines de milliers de gens se ruent vers le palais présidentiel où sont réfugiés les putschistes. Le coup d’État échoue en moins de 48 heures ! La pression populaire est l’arme décisive contre les médiamensonges.

En France, le taux de crédibilité des médias est de 12 %, autrement dit rien. À quoi bon imprimer des vérités quand le journal sert surtout à envelopper les épluchures de pommes de terre ?

Dans les sondages d’opinion, le journaliste se situe entre la prostituée et le politicien, c’est dire… Sauf que, pendant différents conflits, les vidéos-trottoir que nous avons faits ont révélé une réalité contradictoire : les gens se méfient très fort des médias, mais ils avalent quand même leurs informations ! Tout le monde savait que l’intervention en Irak était fondée sur des bobards, pourtant cela n’a pas empêché ces mêmes bobards de fonctionner en Libye et en Syrie. 

Le problème est là. Il nous faut réfléchir aux moyens de produire et diffuser les bonnes informations au plus grand nombre, peut-être par la mise en place d’une sorte d’alliance des médias indépendants au niveau d’Internet. Un point fort de notre plateforme Investig’Action est d’organiser ce que j’appelle un « activisme citoyen de l’information ». Nous accueillons des bénévoles qui, quelques heures par semaine, portent l’information et la contestation. 

L’information est trop importante pour la laisser aux seuls journalistes, il faut vraiment que tout le monde s’en empare. Je vais régulièrement dans les écoles pour sensibiliser les élèves aux médiamensonges. Ces jeunes éprouvent beaucoup de méfiance à l’égard de l’information, mais aussi une grande curiosité et une envie de vérité. Ils ont un sentiment de révolte et la volonté de lutter contre l’injustice. Je crois qu’ils représentent l’avenir du travail que nous menons. Nous devons mobiliser les jeunes pour qu’ils soient actifs et jouent leur rôle…

Aujourd’hui, dans nos médias « Nescafé » – ou instantanés –, il pleut des « experts » de tout et de n’importe quoi. Est-ce le signe d’un manque de compétence des journalistes ?

C’est encore plus pervers que cela. L’expert est la voix du journaliste puisqu’il est généralement choisi par lui. Son rôle est de donner un vernis de neutralité et de scientificité aux opinions du journaliste lui-même. Le mécanisme est largement répandu : le journaliste développe les faits qui l’arrangent et invite « son » expert pour corroborer son discours. Les « experts » ne sont pas tous ignorants du sujet, bien sûr. Mais pour comprendre leur place dans le système actuel, il faut analyser le camp pour lequel ils travaillent, leur idéologie, leurs intérêts.

Il y a une vraie opacité autour de ces « spécialistes ». Un tueur des forces libanaises de Sabra et Chatila peut se retrouver expert du Liban sur une télévision française et avoir à se prononcer sur la guerre et les massacres…

Absolument ! Dans les médias audiovisuels et de la presse écrite, les experts de prétendus ONG, think tanks ou centres de ceci ou cela sont toujours présentés de façon vague et neutre. Et on les retrouve tous dans les titres, Le Monde, Libé ou L’Obs… Soyons sérieux : ces gens ne font pas dans l’humanisme ; ils sont payés, ou plutôt achetés, par de grosses multinationales et sont là pour nous embobiner. Vous remarquerez d’ailleurs que les médias n’organisent jamais de vrais débats contradictoires entre leurs « experts ». Je ne demande qu’à ce qu’on m’invite pour discuter avec des gens du Pentagone, du lobby sioniste ou des grandes multinationales. Mais ils refusent. Lorsque je passais à l’émission française Ce soir ou jamais, certains invités se décommandaient quand ils apprenaient que j’allais venir.

On ne vous invite plus à Ce soir ou jamais ?

Il y avait un très petit nombre de lieux à la télévision où – tard le soir, bien entendu – on pouvait encore entendre des opinions résistantes. Pour le moment, ce n’est plus possible. Il faut dire que, depuis les attentats, un climat d’hystérie est entretenu pour bloquer les vrais débats. Quand Nathalie Saint-Cricq, responsable du service politique de France 2, appelle à « repérer et traiter ceux qui ne sont pas Charlie », quand Najat Vallaud-Belkacem, ministre française de l’Éducation nationale, déclare qu’il est intolérable que des élèves posent des questions parce que l’école est là pour transmettre des valeurs (6), on est en pleine police de la pensée.

N’êtes-vous pas utilisé par cette police de la pensée ? On vous laisse parler pour attester qu’on accepte le débat, mais lorsque vous en dites trop, on ne vous invite plus.

Mais je suis totalement boycotté par les médias ! Ma dernière intervention remonte à 2011. On ne me donne même pas cinq minutes comme alibi. Cette tactique dont vous parlez existe certainement, mais je la prends comme un compliment. En fait, si les médias ne me donnent pas ces cinq minutes, c’est parce qu’ils savent que je peux être dangereux en moins de cinq minutes !

Les médias ont tenté de diaboliser Bachar, sans succès, contrairement à Saddam ou Kadhafi. Comment l’expliquez-vous ?

À mon avis, cet échec en Syrie n’est pas lié aux médias, mais au changement du rapport de force politique dans le monde. Nous basculons vers un monde multipolaire, ce que les États-Unis, superpuissance en déclin, cherchent désespérément à empêcher. Pour plonger la Libye dans le chaos – pardon, dans la démocratie occidentale ! –, ils ont réussi à manipuler Moscou et Pékin avec la promesse d’une zone d’exclusion aérienne, alors qu’en réalité le but était clair dès le début : renverser Kadhafi et neutraliser un pays riche en pétrole qui prenait trop de place dans la région et sur le continent africain. 

Cette tromperie a marqué un véritable tournant. Quand les États-Unis ont voulu refaire le coup en Syrie, ils ont pensé que le régime allait tomber rapidement. Erreur ! En mentant sur les armes chimiques, ils ont cru que la pression médiatique internationale allait obliger la Russie et la Chine à accepter une intervention. Nouvelle erreur ! Le rapport de force a changé à Damas et les États-Unis ont été forcés de revoir leurs calculs : ils ont réalisé que Bachar al-Assad ne quitterait pas le pouvoir – ou pas aussi vite –, et ils ont pactisé avec l’Iran alors qu’ils voulaient le briser…

Comment l’opinion publique peut-elle s’y retrouver quand l’information est aussi faussée ?

Bachar al-Assad n’est pas un ange loin de là, mais tout le battage médiatique de 2011 disant qu’il ne méritait pas d’être sur terre, etc. a laissé une trace. Aujourd’hui, les gens n’ont pas les moyens de se former une image claire du conflit, encore moins de prendre position. Mais ils sont demandeurs et ouverts. 

D’où notre grande responsabilité. Nous devons aider l’opinion à se faire son avis sur les grands conflits internationaux. Ces guerres qui paraissent lointaines ne sont pas du tout exotiques, elles sont menées par les multinationales pour renforcer leur puissance et mieux exploiter les gens d’ici. Quand Angela Merkel ouvre les portes aux Syriens, ce n’est pas par bonté d’âme, mais parce que l’Allemagne souffre d’une chute de sa natalité et a besoin d’une main-d’œuvre qualifiée à même de baisser les coûts, c’est-à-dire les salaires des cadres, travailleurs et techniciens allemands…

N’y a-t-il pas aussi tout un battage médiatique autour des migrants en Europe ?

Les belles démocraties occidentales font preuve d’une hypocrisie absolue sur le thème « Il faut les aider, mais nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde. » Il faudrait leur répondre ceci : « Vous ne seriez pas obligés d’accueillir toute la misère du monde si vous ne l’aviez pas provoquée, en détruisant l’économie de ces pays et en appauvrissant leur population. » Les migrants ne viennent pas en Europe pour la beauté de la météo, mais parce qu’on ne les laisse pas vivre chez eux !

Qu’est-ce que l’Occident a à gagner en provoquant le chaos en Libye et ailleurs ?

Je ne pense pas que Clinton et Sarkozy aient voulu la Libye d’aujourd’hui. Le problème, c’est que la seule force qui pouvait aider à renverser Kadhafi était Al-Qaïda. Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les rapports de West Point et de la CIA. Les villes de Tobrouk et Benghazi concentraient à elles seules la plus grande masse de terroristes de tout le Moyen-Orient. Al-Qaïda n’aurait pas pris cette ampleur si l’Otan n’avait pas conclu une alliance avec cette organisation. 

Ce faisant, elle n’a pas saisi que les terroristes avaient leur propre agenda, qu’ils ne se gêneraient pas de passer à autre chose lorsqu’elle ne leur servira plus à rien. Comme dans Frankenstein, la créature a échappé à ses créateurs. Idem avec Daech.

 

Fin de la 2ème partie de l’interview. A suivre

 

Notes :

(4) Le « massacre de Markale » à Sarajevo a permis à l’Otan d’intervenir contre les Serbes. Or tout indique que ce sont les Bosniaques qui ont tiré.

(5) Le plan Fer à cheval, aurait été préparé par Milosevic pour massacrer les Albanais du Kosovo. En vérité, cette campagne d’intoxication qui a utilisé de faux témoins fut orchestrée par le gouvernement allemand pour justifier l’intervention de l’Otan.

(6) « Il y a eu de trop nombreux questionnements de la part des élèves, et nous avons tous entendu les “oui je soutiens Charlie, mais…”, les “deux poids deux mesures”, “Pourquoi défendre la liberté d’expression ici et pas là ?” Ces questions nous sont insupportables, surtout lorsqu’on les entend à l’école qui est chargée de transmettre des valeurs. » Réponse de Najat Vallaud-Belkacem à Claude Goasguen, député de Paris, janvier 2015.

32 Réponses to “Média, mensonge et propagande: Les rouages du système médiatique… Entretien avec Michel Collon ~ 2ème partie ~”

  1. Un passant Says:

    Toute fin de l’interview… que je résume en mixant avec nos commentaires et échanges récents:
    al quaïda et daech échappent/ont fini par échapper au pouvoir/contrôle des 3 cités…
    Vous êtes d’accord avec ce constat (légèrement remixé) de Collon?

    • Non. L’EIIL/Daesh est une création de la CIA, Mossad, MI6, MIT avec le financement saoudo-qatari et le soutien logistique de l’OTAN, de la Jordanie, d’Israël et de la Turquie (membre de l’OTAN).
      AQ est une création de la CIA et de SIS pakistanais déjà financé par l’Arabie Saoudite avec comme contrôleur recruteur Oussama Ben Laden (grosse famille saoudienne) alias pour la CIA, le colonel Tim Osman.
      Ces entités n’échapent aucunement à leur créateur, même si certains éléments peuvent partir en sucette et tourner en électrons plus ou moins libres, dans les grandes lignes, tout est toujours bien en contrôle. Daesh est AQIL (Al Qaïda en Irak et au Levant) qui a changé de nom. C’est une création en Irak de général yankee Petraeus, devenu patron de la CIA et tombé en disgrâce depuis.
      Collon pense t’il que la créature a échappé à ses créateurs ? Si c’est le cas, il se trompe. Daesh est une légion mercenaire pseudo-djihadiste qui remplit deux fonctions non encore terminées pour l’empire:
      1- Faire le sale boulot dans les guerres impérialistes par procuration (Libye, Syrie + Afrique), commettre des attentats pour ses maîtres et fonctionner comme une « Opération Gladio 2.0 »
      2- Ceci au travers des exactions commises, monter l’opinion publique occidentale et non musulmane contre les musulmans afin de remplir les fonctions fabriquées du « choc des civilisations », doctrine psychopathe inventée par les tarés Francis Fukuyama et Samuel Huntington et reprise comme fond idéologique des néo-cons occidentaux, représentés par le think tank du PNAC. Cette idéologie est le fil rouge conducteur au Nouvel Ordre Mondial dont les zélites grands-guignols se gargarisent matin, midi et soir.

      Quand la légion mercenaire aura rempli sa fonction, elle sera sacrifiée et ses chefs tués pour ne pas laisser de témoins. Le même sort attend la maison des Al-Saoud et les sionisites d’Israël. Ceux-ci le savent (au contraire des marionnettes d’AQ et de l’EI) et essaient de se protéger en prenant les devants et en faisant chanter l’occident et son empire dominant.

      • Un passant Says:

        Selon vous il n’y a aucun mouvement « djihadiste » autonome? Aucun extremisme religieux avec des visées propres, par exemple l’islamisation de la planète? Financés soutenus manipulés exploités à des fins de politique intérieure et extérieure etc, c’est une chose que j’entends bien mais vous dites que tout ça a été totalement créé de toutes pièces?

        • Oui, bien sûr il y a toujours les frapadingues du coran comme il y a les frapadingues du missel chez nous, mais ils ne sont pas en mesure de contrôler l’Islam. Il suffit de regarder en quoi consistait le « fondamentalisme islamiste » avant l’invasion de l’Afghanistan par l’URSS. Il était quasiment inexistant. Il ne peut « exister » dans sa forme violente et débordante que s’il est instrumentalisé, financé, armé et surtout PROTEGE par des puissances manipulatrices. Au plus fort du recrutement « djihadiste » pour l’Adfghanistan en Europe, une mosquée de la banlieue de Londres était au top de l’affaire et son imam a été révélé être un agent du MI5 britannique. Ben Laden était CIA jusqu’à sa mort (en décembre 2001), etc, etc…
          La secte des Frères Musulmans a été assistée piloté par les services britanniques dans les années 1920. Rien n’arrive par hasard. Les frapadingues des missels, coran, bible et autres contes mythologiques sont des minorités impuissantes dans la société moderne. Par contre ce sont des cibles faciles pour l’instrumentalisation.
          Pour répondre donc à la question « Y a t’il des mouvements djihadistes autonomes agissant totalement indépendamment ? » Notre réponse est NON ! La raison: il leur est impossible d’agir indépendamment. Ce fut exactement la même chose pour le sionisme !

        • Un passant Says:

          1. Merci de prendre le temps de répondre. Je dois pour ma part m’informer davantage, vérifier par exemple quel était l’état du fondamentalisme ds l’Afghanistan des années 70, vérifier à qui profitent et comment sont répartis les revenus immenses du pétrole et du gaz (only à rockefeller and co? Les monarques locaux ne se sucrent pas au passage?) et ce qu’ils en font, exemple à l’improviste: si un type du Qatar est capable de s’acheter le PSG, pourquoi lui ou l’un de ses potes ne pourrait pas se payer une petite armée de frapadingues?, vérifier presque statistiquement si le phénomène d’intégrisme est si minoritaire que ça, certaines mosquées et programmes d’endoctrinement ne sont-ils pas financés par les copains wahhabites du genre de celui qui vient de recevoir une jolie médaille du père François? etc etc…
          2. Les questions amènent des réponses, mais dans des affaires pareilles, les réponses amènent aussi des questions… mais comment puis-je vérifier tout ça de derrière mon petit ordi et à l’échelle de ma petite vie, ne travaillant pas dans des services proches de l’état ou de l’armée, ni ds une ambassade ou ds la presse? (j’ai bien été qq peu journaliste mais c’était (là aussi) ds les années 90 et, vs allez rire, principalement ds le domaine du foot ;-D … et avant ça j’étais poète maudit genre nihiliste dadaïste plus consterné que concerné, tiens, là c moi qui pique du gainsbarre!)

        • Mais tout çà est très juste. Les roitelets du golfs en sont les financiers ! Ils sont la tirelire de l’empire pour ses emplettes mercenaires terroristes. qu’est-ce que le Qatar ? L’état privé d’Exxon-Mobil ! c’est à dire des Rockefeller .. Qui a créé l’Arabie Saoudite ? La City de Londres avec son agent le fameux « Lawrence d’Arabie » entre autres…
          Tout cela est lié et c’est pour cela qu’aucun groupuscule ne peut émerger: le business du « terrorisme » est bien verrouillé de l’intérieur !

  2. Un passant Says:

    Il faut voir si la réalité est aussi cadenassée que vs le dites. C peut être le défaut un peu trop monolithique de vos qualités d’analyses tranchantes, je vs l’écris sans Certitudes et amicalement.
    Vs dites qu’on ns monte contre les musulmans mais parfois on nous monte aussi contre les juifs et le christianisme déjà moribond ne sont ils pas en train de l’achever? Tenez un dossier explosif qui sort ce we ds un média mainstream http://dossiers.lalibre.be/vautours-vatican/
    Je ne dors pas, mes connards divrognes de voisins polonais m’en empêchent. Et vs dites de restet zen?????!!!! Avec en plus des news de merde ts les jours, et perso, comme d’autres bien sûr, un risque grandissant d’exclusion sociale sans filet assuré… sorry les potes mais à moins d’être bien planqué je vs assure qu’il n’y a actuellement pas de quoi voir la vie en zen pr bcp d’entre nous…
    S64

    • Nous ne faisons que relater ce que nous avons lu et lisons ou voyons de bien documenté. On nous monte aussi contre les juifs oui, c’est vrai aussi. Achever le christianisme ? ce serait bien si on pouvait achever toutes les religions en fait, çà ferait de sacrées vacances pour tout le monde !… Bien sûr que tout le monde en chie, nous compris, là encore c’est toujours une question de degré, mais les peuples en général sont en train d’être écrasés, c’est pour cela que nous disons de rester « zen » et de penser à la sortie, qui ne peut être que par les associations libres hors et ANTI-étatiques.
      Une fois encore: Il n’y a pas de solutions au sein du système, n’y en a jamais eu et n’y en aura jamais.. conclusion ?… Ce que raconte les Zapatistes du Chiapas ou les Kurdes du PKK devraient interpeler de + en + de monde… Il faut diffuser l’info, que le + de monde possible soit en contact avec les alternatives, parce qu’il y en a contrairement à ce que nous bassine l’oligarchie et son barnum politico-électoral de merde !
      Ceci s’applique aux voisins: dans une société égalitaire et coopératrice (comme par exemple l’Espagne de 1936-39), plus besoin de picole parce qu’il n’y a plus besoin de s’échapper artificiellement. Le petit verre de pinard à able certes, mais plus de picole à se détruire dans le caniveau, tout ceci n’existait plus dans l’Espagne libertaire de 1936-39.

  3. Comme cela est précisé dans votre article sur le confédéralisme démocratique kurde = « Chaque religion peut-être pratiquée mais elle n’intervient pas dans les affaires politiques » et si la spiritualité est une chose positive, la religion est le cancer de l’esprit. Un carcan spirituel… C’est toujours la même chose depuis au moins 2000 ans à savoir la soumission par la croyance, cependant qu’on sait, quand on l’étudie que cela n’a pas toujours été le cas (comme dans les sociétés Amérindienne, Celtique, Africaine…

    Anyway je me permets de vous coller ce billet = https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/03/11/les-pilleurs-detat/ Pour appuyer votre propos sur le fait que rien n’est à garder du Système actuel et que de + en + de preuves nous sont mises sous le nez et qu’il faut s’en saisir et les claquer aux museaux des bovins dominants et veautants, non ?

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