Archive pour février, 2016

Résistance au colonialisme: Les Apaches bottent le cul du pape…

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Article à connecter avec « Le super mensonge du Vatican à l’ONU »

« Vous devez parler directement, ainsi vos mots iront droit dans nos cœurs comme des rayons de lumière. Parlez Américains ! Je ne vais pas vous mentir… Ne me mentez-pas ! »
~ Cochise ~

Les Apaches au pape François 1er: Reconnaissez l’histoire du génocide

ICTMN

19 février 2016

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2016/02/19/apaches-pope-francis-recognize-history-genocide-163488

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Ce qui suit est une déclaration du Apache Ndé Nneé Working Group, de la nation Apache et de la Coalition for Apache Ndé Nneé Justice en rapport avec la tournée actuelle du pape François 1er traversant le territoire Apache Ndé Nneé.

Le pape François est actuellement en tournée officielle à travers le territoire apache Ndé Nneé jamais cédé au-dela des frontières. L’ Apache Ndé Nneé Working Group a fait une déclaration officielle demandant au pape qu’il reconnaisse qu’il est en tournée sur ces terres sans le consentement libre, informé et préalable des peuples Ndé Nneé. Cette action du pape est en violation des lois indigènes, de leur gouvernance et des cadres légaux de la déclaration des droits des peuples indigènes de l’ONU (DDPI). Le groupe demande au pape, en tant que représentant mondial de l’église catholique, de résumer immédiatement son attitude aux principes internationaux minimum. Son attitude présente est une réflexion négative de l’image du Saint siège dans son processus récurrent et sans relâche jusqu’à ce jour de nier la violence génocidaire contre les ancêtres et les survivants actuels des peuples Ndé Nneé des campagnes destructrices menées par le Saint Siège contre des souverains indigènes ne s’étant pas rendus.

L’ Apache Ndé Nneé Working Group en appelle au pape de mettre fin à son attitude paternaliste et colonialiste au Mexique et dans les territoires indigènes inhérents et de se rendre responsable de cette “tournée” dans le territoire Ndé Nneé non cédé. Ce manque de respect continuel envers les peuples indigènes est l’affirmation d’une pratique éhontement ethnocentrique dans les Amériques, qui est, dans son essence même, l’esprit général de la non reconnaissance qui souligne le processus génocidaire permanent toujours de mise sur le continent des Amériques. En ne respectant pas les protocoles dans les territoires autochtones non cédés, le pape entérine le modèle affairiste comme d’habitude, en d’autres termes, la continuation du processus engagé avec la doctrine [chrétienne] de la découverte, qui a subjugué et déshumanisé les peuples autochtones en plaçant leur souveraineté sous celles des Européens. Cette position sans relâche a positionné les peuples et nations indigènes en position d’infériorité en faisant également “normaliser” l’identité des victimes et en les plaçant sous les rubriques étatiques de “minorités” ou de “groupes ethniques” ; ceci est régressif et totalement incacceptable. Une telle attitude propage la notion totalement fictive de “conquête”, qui maintient le statu quo agressif et destructeur de viol, de pillage et de subjugation dans les territoires indigènes non cédés jusqu’à aujourd’hui.

Le schéma sans fin du Saint Siège de paternalisme et d’effacement des faits au travers l’évitement du pape de cette rupture cruciale entre les peuples indigènes et l’idéologie euro-centrique transformée en action politique, œuvre à hypnotiser les masses en pratiquant des rituels qui re-colonisent les peuples autochtones et les force à l’obéissance et la complicité dans cette mascarade.

Le groupe demande que le Saint siège soit tenu pour responsable dans son rôle de perpétration de génocide contre les peuples indigènes et qu’il doit répudier la Doctrine de la Découverte, ainsi que les effets et l’héritage de la bulle papale Inter Caetera de 1493. Les politiques continuelles assimilatoires du Saint Siège sont représentées par les voyages du pape a travers les terres indigènes, alors qu’il “est en tournée” sans le moindre respect des protocoles de reconnaissance légitimes Ndé Nneé des peuples fédéraux et non-fédéraux.

La couverture continuelle du déni de l’église et son refus constant de rencontrer face à face les peuples Ndé Nneé dans des réunions diplomatiques sont des tactiques délibérées d’évitement utilisées pour assombrir et ôter de la vue les intérêts capitalistes et de profits perpétuellement sous-jacents bénéficiants au Saint siège, qui est un très grand propriétaire terrien sur le continent des Amériques. Les tactiques sont utilisées pour mettre dans l’ombre les manières complexes par lesquelles l’église contemporaine œuvre vers la gestion du mécontentement des peuples autochtones et leur rejet croissant de la doctrine de l’église.

“Le pape François 1er n’a aucune compréhension des réalités actuelles et des divers façons dont les peuples indigènes, surtout les peuples Apache Ndé Neé, s’engagent dans des processus de décolonisation et interrogent les façons qu’utilisent le Saint Siège. L’église a menacé le statut d’autodétermination des peuples indigènes´ en avançant sur une relation de pouvoir politique et économique asymétrique, soulignant le vol par le Saint Siège et les colons européens de la souveraineté inhérente des peuples et nations indigènes ainsi que leur droit à s’autogérer.”

La visite du pape perpétue des siècles de violation contre les femmes apache Ndé, les familles, la terre, les traditions sacrées et l’auto-détermination au travers de l’invasion illégale par le Saint Siège et ses royaumes européens politico-(pseudo)légaux et leurs alliés états-coloniaux par le truchement de la bulle Inter Caetera et son héritage.

En Novembre 2015, le groupe de la nation Apache Ndé Nneé a soumis au CERD de l’ONU (In November 2015 the Apache Ndé Nneé Working Group submitted to the UN CERD (Committee on the Convention on the Elimination of all forms of Racial Discrimination) ) le fait que le Saint Siège, sa bulle Inter Caetera et la Doctrine de la Découverte qui en a résulté furent responsables du vol, du meurtre des terres apache Ndé Nneé, de leurs familles, de leurs ressources, de leur caractère sacré et que la vie elle-même dans la trace de son héritage continue à être raciste et génocidaire.

Le CERD des Nations-Unies et son comité ont en réponse soutenu le fait que le Saint Siège devait rencontrer les peuples indigènes au sujet des problèmes soulevés et ce incluant de se préoccuper “de l’héritage et des effets actuels de la Doctrine de la Découverte endorsée par la bulle Inter Cetera du mois de Mai 1493 et les autres bulles papales attenantes, aussi bien que les autres problèmes.

(The UN CERD Committee has in response supported that the Holy See must meet with Indigenous Peoples about these matters raised, including to address “the current legacy and effects of the Doctrine of Discovery endorsed in the Inter Caetera from 1493 and its related papal bulls, as well as other issues”.)

“Que le pape continue de violer l’auto-détermination et la sacralité des Apache Ndé Nneé en entrant sur nos terres sans même rechercher notre consentement, ou d’offrir de nous rencontrer au sujet des problèmes sus-mentionnés issus des recherches du CERD de l’ONU, montre le manque de respect ultime aux Apaches Ndé en tant que peuple et nation.”

“Nous ne tolèrerons pas le viol continu de nos droits à l’auto-détermination par l’église catholique, de notre pouvoir décisionnaire, de la sacralité de nos femmes, de nos terres et de nos êtres.

Entrer en territoire Apache Ndé et à ce même moment suivre ce que le CERD a trouvé, est une étape calculée par le pape François 1er et l’église catholique pour diminuer la nation Apache Ndé Nneé en tant qu’égaux dans la société du monde; en essence, peu a vraiment changé. Cette violation de nos esprits pue cette mentalité de génocide continuel contre le peuple Apache Ndé.

De fait, la présence du pape en même temps ne veut absolument rien dire pour nous ; sa condescendance, ses actions paternalistes sont, simplement, des jeux de guerre psychologique de l’église. “Que pense le pape François des violations extrêmes des droits humains des peuples Ndé Nneé dans l’ombre du grand mur frontalier du goulag? (NdT: allusion ici au mur qui se construit sur la frontière américano-mexicaine…) Des abus des droits des peuples Apaches à pouvoir prendre des décisions informées, libres et consenties en regard du pillage de la compagnie minière Rio Tinto à Oak Flat ?”

Nous poussons pour la formation d’une commision sur la vérité au sujet de l’héritage de viol et des violations de notre peuple par le Saint Siège, comme étant la seule façon de mener à de véritables réparations.

We hold fast to the formation of a Truth Commission regarding the Holy See’s legacy of rape and historical violations of our people as the only way to actual reparations.

Guerre et mensonges impérialistes en Syrie: La requête de Washington à Moscou officialise les troupes yankees au sol en Syrie !….

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Washington demande à Moscou de ne pas bombarder ses troupes au sol opérant dans le Nord de la Syrie

 

Michel Chossudovsky

 

21 février 2016

 

url de l’article original:

http://www.globalresearch.ca/washington-asks-moscow-please-do-not-to-bomb-american-troops-operating-on-the-ground-in-northern-syria/5509226

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Washington a demandé à Moscou de ne pas bombarder les zones du nord de la Syrie où les forces spéciales commandos des Etats-Unis sont déployées. Ces zones sont sous la jurisdiction d’une soi-disant “opposition modérée” et ses rebelles qui sont soutenus activement par les Etats-Unis et leurs alliés.

Ces zones en question sont des poches de la Syrie du Nord dans lesquelles se trouvent des groupes djihadistes variés soutenus par les USA/OTAN incluant l’EIIL et le front Al Nosra (NdT: Al Qaïda en Syrie), qui combattent les forces gouvernementales syriennes de l’Armée Arabe Syrienne (AAS) et leurs alliés. Ces poches terroristes sont protégées par la coalition menée par les Etats-Unis et la Turquie:

Le Pentagone a demandé à la Russie de se tenir à l’écart de certaines parties du nord de la Syrie où des forces spéciales américaines entrainent des combattants localement, à savoir des terroristes incluant ceux de Daesh, pour combattre les groupes islamistes (les rebelles de l’opposition sont des alliés de l’EIIL, l’EIIL est soutenu par les Etats-Unis et a des forces spéciales parmi ses rangs), ont dit des officiels militaires américains. La reconnaissance est signifiante parce que le Pentagone a insisté répétitivement qu’il ne coopère pas avec Moscou tandis que les deux puissances mènent des campagnes de bombardement distinctes dans la Syrie ravagée par la guerre. Le conseiller reconnaît la présence militaire des Etats-Unis en Syrie. Washington confirme que les forces spéciales et la CIA opèrent au sein des rangs de “l’opposition modérée.”

L’objectif de Washington est double:

  • Premièrement, il veut “officiellement” éviter une confrontation militaire directe avec la Russie et prévenir des pertes américaines. C’est la substance du conseil officiel, mais ce n’est pas l’objectif principal.
  • Deuxièmement, il utilise le prétexte d’éviter la confrontation militaire avec la Russie (et les pertes militaires américaines) comme moyen de limiter la campagne de bombardement russe: l’objectif principal de Washington est de protéger ce qu’il reste des positions terroristes sponsorisées par les USA en Syrie du Nord, incluant celles de l’EIIL/Daesh, des bombardements russes.

Ceci revient à demander à la Russie de ne pas bombarder les “terroristes modérés” soutenus par les forces américaines. En fait, ceci fut la position initiale adopté par Washington dès le début de la campagne de bombardement russe contre l’EIIL qui a commencé fin Septembre 2015. Le gouvernement Obama a blâmé Poutine de “cibler délibérément les forces soutenues par les Etats-Unis” en Syrie (les “terroristes modérés”) plutôt que leurs forces spéciales: la préoccupation des USA sur un plan stratégique est plus de protéger leurs positions terroristes que leurs propres troupes spéciales au sol.

En fait, ce qui était en jeu à la mi-Octobre 2015 était que la Russie tuait les “bons gars”, à savoir “les rebelles formés par la CIA” que Moscou avait “par erreur” catégorisé comme terroristes.

D’après des hauts-fonctionnaires américains interviewés sur Fox News:

“Poutine cible délibérément nos forces. Nos gars essaient désespérément de survivre.” Officiellement, les Etats-Unis ont donc des “bottes au sol” opérant au sein des groupes variés d’Al Qaïda et “d’opposition” aussi bien qu’au sein de l’EIIL, ceci en totale violation de la souveraneté syrienne.

Les forces spéciales commandos sont en liaison permanente avec les forces US/OTAN.

Le conseil du Pentaqone demande à la Russie de ne pas cibler les forces commandos US dans de “larges zones” du nord de la Syrie, ce qui revient en fait à restreindre les frappes aériennes russes contre les terroristes soutenus par la coalition américaine. (NdT: en cela les US utilisent leurs propres troupes comme bouclier humain pour protéger leurs terroristes…)

Le lieutenant-général Charles Brown, commandant des forces aériennes américaines au Moyen-Orient, a dit que les officiels américains ont demandé à Moscou d’éviter de “larges zones” du nord de la Syrie (toujours sous contrôle terroriste) “afin de maintenir un bon niveau de sécurité pour nos forces qui sont au sol.”

L’attaché de presse du Pentagone Peter Cook, a dit que la Russie avait honoré cette requête et insisté que le Pentagone n’avait fourni que de vagues descriptions géographiques sur les lieux où se trouvaient les troupes américaines et n’avait pas indiqué les positions exactes.

[L’armée russe sait parfaitement où sont les forces américaines, dans les rangs de groupes variés “d’opposition” combattant les forces gouvernementales syriennes.]
Le Pentagone a dit l’an dernier qu’il envoyait 50 militaires de ses forces commandos travailler avec les combattants anti-EIIL en Syrie bien que les officiels ont dit ne rien savoir de leur location et de leur progrès depuis.

Le nombre de forces américaines au sol est bien plus grand, ces chiffres du Pentagone n’incluent pas les forces mercenaires louées aux contractants privés opérant au sein des groupes terroristes.

Depuis Août 2014, les Etats-Unis mènent une coalition internationale contre le groupe EI en Irak et au Levant (EIIL). Ceci est un mensonge: il y a une vaste documentation montrant que les Etats-Unis et leurs alliés incluant la Turquie et l’Arabie Saoudite, protègent de fait l’EIIL.

La Russie est entrée dans le conflit en Syrie en Septembre 2015, lorsqu’elle a commencé à bombarder les rebelles opposés au président Bachar al-Assad. La Russie dit qu’elle attaque le groupe EI et d’autres terroristes.

… Le Pentagone a tenu une série de pourparlers de “désamorçage” pour établir des procédures en cas d’erreur (Al Monitor, AFP Report, emphasis added)

Il faut ici noter qu’à la mi-Janvier, en réponse aux raids aériens russes et la défaite des terroristes soutenus par les US/OTAN des forces d’opposition, le Pentagone a annoncé un nouveau plan pour entraîner jusqu’à 7000 nouveaux rebelles en Syrie “comme partie d’un effort de sécuriser la frontière sud de la Turquie”. Ce plan, coordonné avec la Turquie, consisterait à créer une soi-disante “zone de sécurité” en Syrie du Nord.

D’après un document secret du Pentagone, l’objective ultime “était de créer un caliphat islamiste (une principauté salafiste) en Syrie du Nord.”

 

Global Research has developed an archive of more than 1000 articles on Syria, which document beyond doubt Washington’s support of Al Qaeda affiliated opposition groups in Syria as well as the Islamic State.

 

Résistance au colonialisme: Le super mensonge du Vatican à l’ONU concernant la bulle pontificale Inter Caetera de 1493 fondatrice du colonialisme occidental…

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A lire et diffuser sans modération notre dossier « Colonialisme et doctrine chrétienne de la découverte ».

Participez au mouvement d’abolition de l’empire.

 

Le super mensonge du Saint Siège à l’ONU

 

Steven Newcomb

 

16 Février 2016

 

url de l’article original:

http://indiancountrytodaymedianetwork.com/2016/02/16/holy-sees-whopper-falsehood-un

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Le 25 Novembre 2015, le Saint Siège (Vatican) est venu devant l’ONU et son Committee on the Elimination of Racial Discrimination (CERD). Répondant à une intervention sur la doctrine de la découverte faite par le groupe Apache-Ndee-Nee Working Group, le membre du CERD Carlos Manuel Vazquez demanda au Saint Siège de clarifier sa position sur le document de la bulle pontificale Inter Caetera de Mai 1493 et sur la doctrine de la découverte. Mr Vasquez demanda qu’une répudiation de la bulle papale “soit discutée à la réunion de haut niveau devant se tenir à Rome entre le pape et les représentants des peuples indigènes.” (CERD/C/SR.2395, Report of December 1, 2015, p. 8).

L’archevêque Tomasi répondit pour le Saint Siège. Il dit alors que le traité de Tordesilla de 1494 entre l’Espagne et le Portugal avait rendu “effectivement” la bulle papale “inopérante”. “Changer les conséquences historiques de l’idéologie réfléchie dans ces instruments nous demanderait de changer le traité plutôt que la bulle pontificale”, fit remarquer Tomasi (p.8). En droit, le terme “inopérant” veut généralement dire “sans effet, sans force pratique, invalide”. Si le Saint Siège a raison, il devrait alors être impossible de trouver des preuves que la couronne de Castille ou tout autre gouvernement, aient considéré la bulle papale Inter Caetera comme toujours opérationnelle et donc valide après 1494 ; alors nous devons dire que l’affirmation faite par le Saint Siège devant le CERD de l’ONU est clairement fausse.

Une vision de la vérité sur le sujet peut être acquise en regardant le territoire qui fut d’abord saisi par l’Espagne puis, basé sur le droit international de succession de la terre, par le Mexique puis ultimement par les Etats-Unis. Ce chemin de succession est tacitement trouvé dans le traité de Guadalupe Hidalgo de 1848 entre le Mexique et les Etats-Unis. A cause de ce transfert, le ministère des affaires étrangères états-unien écrivit le 3 Avril 1849 sur la nécessité de rassembler des informations fiables “au sujet de la condition du titre de propriété sur les terres de Californie”. Le ministère déclara qu’il “est important que les archives de ce territoire (Californie) et aussi de la ville de Mexico (aussi loin qu’elle soit concernée avec ces territoires) soient examinées et rapportées par des personnes compétentes.” Le juriste William C. Jones fut commissionné pour la tache “sous l’autorité du département d’état” (John Rockwell, A Compilation of Spanish and Mexican Law, 1851, p.425).

Quatre-sept ans plus tard, en 1895, 402 ans après Inter Caetera, un avocat de Californie nommé Frederick Hall publia son livre “The Laws of Mexico”. De manière consistante avec les directives du département d’état à Jones, Hall a compilé la plupart de sa recherche à Mexico City, où il reçut l’assistance d’Ignacio L. Vallarta, l’ancien patron et juge de la Cour Suprême du Mexique et de Don Justino Rubio, le conservateur en chef des archives du Mexique.

La table des matière de Hall s’ouvre comme suit:
“Compilation and Treatise on the Laws of Mexico,” “Part First. Crown Lands of Spain, Public Lands of Mexico, and Mines,” “Chapter I. Possession and Early Government of Mexico By Spain, § 1. Grant by the Pope to the Crown of Spain. § 2. Right by Discovery”. Dans le premier paragraphe du livre de Hall nous trouvons ceci:
Afin de mettre fin au paganisme et de faire avancer la religion catholique romaine, le pape Alexandre VI émît une bulle en 1493, donnant au royaume de Castille l’entièreté du vaste domaine qui venait d’être découvert, ou de ceux à découvrir entre les pôles Nord et Sud, ou tout ce qui pouvait l’être n’appartenant pas déjà à une puissance chrétienne.

Hall cite ensuite un peu de la bulle pontificale en latin:
Ut fides Catholica et Christiana religio nostres praesertim temporibus exaltetur, etc., ac barbarae nationes deprimantur, et ad fidem ipsam reducantur,’ sont les termes de la bulle. Traduction par Haz. Coll.3. Le latin appelle à ce que les “nations barbares” soient dominées en étant réduite à la foi catholique et la religion chrétienne. Le livre de Hall s’ouvre en citant en premier lieu la bulle du pape parce que, en accord avec la loi internationale de succession, les Etats-Unis sont le successeur des bulles du pape vaticanes en relation avec bien des domaines qui furent clâmés par la couronne de Castille.

Le fait que la bulle pontificale de 1493 Inter Caetera est toujours active et opérante a aussi été vérifié dans un livre que le gouvernement des Etats-Unis a fait lui-même publier depuis son imprimerie nationale en 1909. Le livre fut compilé et édité “sous la loi du congrès du 30 Juin 1906 et son titre en est: The Federal and State Constitutions[,] Colonial Charters, and Other Organic Laws of the States, Territories, and Colonies Now or Heretofore Forming The United States of America.” L’auteur du livre est Francis Newton Thorpe.

Dans la table des matières du livre de Thorpe se trouve une liste de documents qui constituent la loi organique des Etats-Unis. Des zones qui furent clâmées par l’Espagne, à savoir: le Texas, la Floride, le Nouveau-Mexique, l’Arizona, le Nevada et la Californie, sont tracées dans le livre vers deux des documents qu’on trouve en exergue dans la table des matières: “Privileges and prerogatives granted to Christopher Columbus—1492” et “Bull of Pope Alexander—1493.” Cette documentation démontre très clairement que l’idéologie de domination de la bulle pontificale Inter Caetera est toujours opérante et active et qu’elle est traitée jusqu’à ce jour, comme une part critique du système légal organique des Etats-Unis.

De plus, dans son livre “A Violent Evangelism (1992),” le théologien Luis Rivera Pagán déclare: “Dans le domaine juridique, les bulles du pape Alexandre ont maintenu leur caratère d’autorité, comme vu par la première phrase de la première loi du premier chapitre du troisième livre de la ‘the Compilation of the Leyes de Indias’ (1680), qui reconnaît ces bulles papales comme la première fondation de la possession à perpétuité des Amériques par la couronne de Castille.” (p.32)

Rivera-Pagán dit que Leyes de Indias “est fondé sur les déclarations royales consécutives de Carlos V et de Philippe II d’Espagne, qui au cours du XVIème siècle martelèrent la doctrine de la domination castillane à perpétuité sur les peuples ibéro-américains. Toutes ces déclarations font allusion aux bulles alexandriennes comme point de référence crucial” (Ibid.). Dans ce qui est une contradiction majeure et significative avec la déclaration du Saint Siège devant le CERD de l’ONU en 2015, Rivera-Pagán déclare: “Bien que nous ne puissions pas élaborer sur ce point, il est cependant tout à fait approprié de montrer qu’au début du XIXème siècle, le don pontifical à perpétuité fut utilisé comme justification pour discréditer le mouvement d’indépendance latino-américain…” Rivera-Pagàn aussi cite les Leyes de Indias comme suit:

“Par don du Saint Siège apostolique… nous sommes le seigneur des Indes Occidentales, des îles et des terres émergeant de l’océan, découvertes ou qui seront découvertes et incorporées à notre couronne royale de Castille… [de façon] à ce qu’elles demeurent toujours unifiées pour leur plus grande perpétuité et établissement, nous interdisons qu’elles nous soient retirées.

Bref, la déclaration de l’archevêque Tomasi devant le CERD de l’ONU en Novembre 2015 était totalement fausse lorsqu’il déclara que la bulle du pape Alexandre de Mai 1493 Inter Caetera n’était plus active ou opérante à cause du traité de Tordesilla. Si la bulle pontificale n’avait plus de force ni d’effet pratique depuis 1494 comme stipulé, il n’y aurait eu aucune raison pour les lois de Castille des Indes Occidentales depuis 1680 de reconnaître “un don du siège apostolique”, par lequel la couronne de Castille se considérait elle-même “Seigneur des Indes Occidentales, des îles et des terres émergeant de l’océan, découvertes et à découvrir”. De plus, le don papal fut fait aux héritiers de Castille et leurs successeurs, à perpétuité ou pour toujours, c’est pourquoi ce don pontifical apparaît également dans les livres de Hall et de Thorpe.

Dans son livre de 2005 “On Bullshit” (“Sur la connerie”), le philosophe de Princeton Harry G. Frankurt remarque que “Un des traits de caractères les plus saillants de notre société dominante est qu’il y a tant de connerie.” Je doute que nous ne sachions un jour à quel point le saint siège croit vraiment en sa propre connerie au sujet de la bulle papale Inter Caetera. Il a faussement affirmé en 2007 que le traité de Tordesilla entre deux puissances civiles, l’Espagne et le Portugal, avait en fait abrogé la bulle Inter Caetera. En 2015, le Vatican perpétue la même fausse affirmation devant le CERD de l’ONU, disant que le traité de Tordesilla a rendu le docuement de la bulle Inter Caetera de 1493 totalement “inopérant”. La bonne nouvelle est que nous continuerons inlassablement à rappeler au saint siège sa connerie.

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: « Le Liban possède une arme qui peut avoir l’effet d’une arme atomique ! » (Hassan Nasrallah)

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“La victoire [du 24 Mai 2000 date de l’évacuation sans conditions des troupes d’occupation israéliennes du sud-Liban] vint pour prouver que les arsenals militaires du monde arabe ne représentent pas une solution contre la menace du projet israélien, que les négociations ne parviennent pas à réaliser des gains tangibles pour la cause palestinienne et pour les autres territoires arabes occupés et que le soutien international pour et l’appréhension persistante de la puissance israélienne ne sont qu’un épouvantail planté pour mettre en échec nos esprits et nos motivations. Nous sommes en fait capables de changer cette formule si nous analysons nos sources de force et capitalisons dessus tout en analysant les faiblesses de l’ennemi en travaillant pour les confronter.”

~ Naïm Qassem, 2005 ~

 

Essentiel du discours d’Hassan Nasrallah

“Le Liban possède une arme qui peut avoir l’effet d’une arme atomique !”

 

Hassan Nasrallah

 

19 Février 2016

 

Source: http://arretsurinfo.ch/nasrallah-aux-israeliens-le-liban-possede-une-arme-qui-peut-avoir-leffet-dune-bombe-atomique/

 

“[…] Je voudrais au début parler d’une autre occasion, celle de la victoire de la révolution islamique en Iran. Nous félicitons le guide suprême Sayed Ali Khamenei et le peuple iranien pour la 37ème année de cette victoire et nous souhaitons plus de gloire, de force et de développement à ce pays.

A l’occasion du martyre de l’ancien Premier Rafic Hariri, et malgré l’adversité politique, nous présentons nos condoléances à sa famille, et nous espérons qu’un jour cette occasion rassemblera tous les Libanais.
Il y a déjà dix ans, l’entente politique entre le Hezbollah et le Courant patriotique Libre a été signée en ce mois de février. Une entente qui a évolué et s’est muée en alliance.

La révolution de Bahreïn marque sa cinquième année. Cette révolution se poursuit malgré les répressions, les tueries, et reflète de plus en plus la grande décision du peuple bahreini.

L’offensive américano-saoudienne contre le Yémen marquera aussi sa première année. Nous saluons tous les Yéménites tenaces et opprimés qui continuent de tracer des épopées face à toutes les exactions commises par les agresseurs. Nous saluons tous les Yéménites qui sont actuellement le symbole de l’humanité opprimée.

A chaque année, nous commémorons le martyre de nos dirigeants pour afficher notre gratitude envers eux. C’est grâce à leur sang, leur jihad et leurs sacrifices que nous avons réalisé de multiples exploits. Nous avons réussi à avorter tous les complots qui visent notre pays.

Nos dirigeants martyrs font partie, même après être devenus des martyrs, du combat perpétuel et de la guerre ouverte contre nos ennemis. Ils demeurent avec nous, dans les champs de bataille face au projet américano-sioniste et sachez que nous n’allons jamais oublier de nous venger pour eux.

Deux opportunités et deux risques aux yeux d’Israël

Je voudrais commencer mon discours par l’approche israélienne des développements de la région et sa vision.

Chaque année se tiennent plusieurs congrès au sein de l’Entité sioniste et auxquels participent les hauts dirigeants sionistes, militaires, sécuritaires et politiques. Ils étudient la conjoncture régionale et dressent des listes de recommandations à la direction politique. Le gouvernement de l’ennemi prend au sérieux ces recommandations.

Parmi les constats émanant des derniers congrès, les Israéliens disent qu’ils sont face à deux opportunités et deux risques:

La première opportunité: l’intention de former des coalitions avec les pays arabes sunnites ou le bloc des pays sunnites, usant du facteur de la confrontation de ces pays avec l’Iran.

Deuxième opportunité: la possibilité d’un changement de pouvoir en Syrie. Ils disent que la chute du pouvoir en Syrie portera un coup dur à la résistance, et l’éclatement de la guerre civile en Syrie pourra empêcher l’armée syrienne de participer à toute guerre prochaine contre Israël.

Quant aux deux risques, les dirigeants sionistes citent l’Iran et les mouvements de résistance au Liban et en Palestine occupée. Pour les Israéliens, le Hezbollah constitue le danger primordial. Donc, quand ils parlent des recommandations, ils évoquent la « troisième guerre avec le Liban ».

Les Israéliens et des dirigeants arabes qui sont de connivence avec l’ennemi parlent de plus en plus d’un conflit sunnite-chiite dans la région.

Bien que les conflits en cours n’aient pas été déclenchés pour des raisons confessionnelles, ils adoptent cette appellation parce qu’elle sert le plus leurs objectifs. Le conflit régional, du Yémen, en Syrie, en Irak, à Bahreïn et au Liban est un conflit purement politique.

Israël l’ami, l’Iran l’ennemi!

Sachez que les grands journalistes israéliens et certains médias arabes surtout saoudiens adoptent la même ligne éditoriale.

Israël tente de se présenter en tant qu’ami des sunnites dans la région, et de déformer l’image de l’Iran, de la Syrie et du Hezbollah comme s’ils étaient les véritables ennemis de la nation arabe.

Par le passé, cet ennemi s’est présenté comme le défenseur des chrétiens, ou des druzes voire des chiites contre les Palestiniens en 1982.

Aujourd’hui, il se présente comme allié, ami et protecteur des sunnites. Certains exploitent les développements dans la région pour dévoiler au grand jour les relations bilatérales entre l’Entité sioniste et certains pays sunnites de la région. Des relations qui étaient jusque-là gardées en catimini. Aujourd’hui, on voit des dirigeants des pays du Golfe donner des poignées de mains aux dirigeants israéliens à Munich.

Israël a assassiné nos dirigeants martyrs et poursuit la voie des assassinats. Celui du martyr Samir Qintar ne sera pas le dernier.

S’allier avec le meurtrier des sunnites!

Même pour le cas des sunnites, Israël continue d’occuper une terre appartenant aux sunnites. Comment ces pays arabes acceptent-ils ce fait? Comment vous alliez-vous avec une Entité qui a commis au fil des années les massacres les plus atroces contre le peuple palestinien? Qui empêche des milliers de Palestiniens de regagner leurs territoires? Ce sont les sionistes qui usurpent et occupent des lieux saints faisant partie des legs sunnites. Rappelez-vous le nombre des guerres menées contre les Palestiniens, au su et au vu des arabes et des dirigeants qui se croient à tort des sunnites.

Avez-vous vu comment ont-ils ouvert le feu sur la jeune fille Yasmine Tamimi, une jeune de 21 ans?
Comment présente-t-on Israël comme le protecteur des sunnites? C’est une falsification des faits, des mensonges émanant d’esprits rancuniers, vindicatifs.

Tous ceux qui ont été détenus puis tués par Israël au cours des années étaient des victimes de toutes les nationalités arabes, et pour la plupart des sunnites.

Quel affront israélien! Quel complot! Il est de la responsabilité des oulémas de lutter contre les tentatives de Yaalon et de Netanyahu de se présenter comme les grands défenseurs des sunnites. Quand les pays dits sunnites s’allieront avec Israël, ceci signifie clairement que la cause de la Palestine et d’al-Aqsa sera à jamais perdue.

En ce qui concerne la Syrie, Israël a depuis toujours considéré que la chute du pouvoir et l’affaiblissement de la Syrie permettront d’asséner un coup dur à l’axe de la résistance. Israël approche tous les développements dans la région sur la base de ses intérêts. Aujourd’hui, il existe une unanimité israélienne sur l’acceptation de tout choix autre que le maintien du président Bachar el-Assad.

Dès le début, les Israéliens ont vu en la personne du président Assad un grand danger sur le projet israélien. Pour cette raison, les sionistes ont fourni toutes les facilités logistiques et au niveau des renseignements pour permettre aux miliciens de Daech et d’al-Qaïda d’agir sur le terrain.

Sur ce point, Israël converge avec l’Arabie Saoudite et la Turquie sur cet objectif: il ne faut tolérer aucune solution en Syrie qui maintiendra Assad au pouvoir. Toutes les solutions basées sur le maintien du président syrien sont rejetées par ce trio. Ainsi, ils haussent le plafond de leurs conditions, et empêchent leurs alliés syriens d’aller participer aux congrès de dialogue. Pour eux, le maintien du pouvoir d’Assad est un danger crucial pour eux, et surtout pour Israël.

Tentative d’effriter la Syrie

Les Israéliens ont admis que la chute du pouvoir en Syrie est improbable. Partant de là, Israël appelle à partager la Syrie sur une base ethnique et confessionnelle: sunnite, alaouite, kurde et druze.
Israël refuse pour cette raison toute entente inter-syrienne. Cet ennemi préfère le partage de la Syrie pour paver la voie à des dialogues unilatéraux voire des alliances avec telle ou telle partie.

Ces derniers développements et ces positions braquent la lumière sur la nature des choix à faire.

Revers cuisants pour les ennemis de la Syrie

En Syrie, on s’approche de la fin de la cinquième année de la guerre mondiale. Israël, partenaire dans la guerre en cours, a échoué dans le changement du pouvoir, et dans le partage du pays, parce que l’armée syrienne et les forces alliées combattent partout sur le territoire syrien. Donc, l’armée syrienne lutte contre le partage du pays, contrairement à toutes les allégations.

Après cinq ans, al-Qaïda, avec ses deux ramifications Daech et al-Nosra, est venu en principe instaurer le califat de l’obscurantisme en Syrie. Aujourd’hui, le projet d’al-Qaïda a échoué.

Le projet de l’empire turc moderne a également échoué, tout comme le projet saoudien. On ne parle pas de défaite totale, mais d’un échec. Le chef des renseignements US a avancé le chiffre de 38000 combattants qui ont été dépêchés en Syrie.

Quant au pouvoir national en Syrie, son objectif majeur est de tenir bon face à cette guerre et d’empêcher la division du pays.

Des milliards de dollars et des milliers de tonnes de munitions ont été réservées pour la guerre syrienne, et toute une machine de campagne médiatique a été investie pour effriter la Syrie. Mais en vain.

Le seul facteur derrière la victoire syrienne réside dans l’unité du pouvoir et du peuple syriens, l’attachement au pays, et la disposition à consentir les sacrifices.

Le facteur secondaire est celui du soutien des forces alliées du pouvoir syrien.

Donc, le camp ennemi encaisse les défaites et notre camp multiplie les exploits. On ne parle pas de victoire décisive, parce que les développements en cours au nord et au sud de la Syrie se succèdent très rapidement.

Intervention saoudienne en Syrie: sauver la face

Les revers des groupes armés ont poussé l’Arabie Saoudite à parler d’une intervention terrestre pour combattre Daech en Syrie, et ce, dans le cadre de la coalition internationale menée par les Etats-Unis.
C’est maintenant que l’Arabie Saoudite et la Turquie ont pris conscience du danger de Daech à Raqqa et ailleurs!

En réalité, ces deux pays cherchent à sauver la face. Leur pari sur les groupes armés n’est plus valable. Dans le but de renforcer leurs positions sur la table de dialogue ou dans le but de perpétuer la guerre et le bain de sang en Syrie, l’Arabie Saoudite et la Turquie parlent actuellement de cette intervention terrestre.

La Turquie peut juste fermer sa frontière, et cesser d’acheter le pétrole volé par Daech pour en finir avec ce groupe.

L’Arabie Saoudite veut nous convaincre qu’elle cherche à combattre Daech! Daech et al-Qaïda sont entrés au Yémen et à Aden surtout grâce aux facilités présentées par Riyad.

Leur objectif est de mettre les pieds en Syrie face à l’autre camp. Donc, ces deux parties sont prêtes à provoquer une guerre régionale voire mondiale, mais rejettent un simple dialogue pour parvenir à une entente politique. Voyez l’ampleur de leur rancune.

Les positions militaires saoudiennes sont détruites à la frontière avec le Yémen, malgré tout, les Saoudiens continuent d’étrangler le peuple yéménite, et de lui imposer une guerre sans merci.

« Qu’ils interviennent ou pas en Syrie nous est profitable »

Ils ont cherché des mercenaires du monde entier pour combattre en Syrie. Je vais être clair: qu’ils viennent ou qu’ils ne viennent pas en Syrie nous est profitable. S’ils décident de ne pas intervenir, ceci nous donnera l’espoir d’une résolution prochaine de la crise syrienne. Mais s’ils décident d’intervenir en Syrie, peut-être ça prendre un peu plus de temps, mais au moins on en finira une fois pour toute avec la crise de la région entière!

Que tout le monde sache qu’à ce jour, c’est la volonté et la décision du peuple et du commandement syriens qui ont triomphé, malgré l’effusion du sang.

Ni Daech, ni al-Nosra, ni al-Qaïda, ni les Etats-Unis, ni l’Arabie Saoudite ne pourront contrôler la Syrie. Les rêves israéliens ne seront pas réaliser, et la Syrie restera le pilier de la résistance.

Nous serons là où nous devons l’être

Nous au Hezbollah, nous sommes fiers de nos combattants, de nos martyrs, de leurs familles. Nous sommes fiers d’avoir contribué à torpiller ces projets dangereux. Nos purs martyrs qui sont tombés en Syrie sont au même titre que nos martyrs qui se sont sacrifiés au Liban lors de la guerre de juillet.

Ils ont tous avorté le projet du nouveau Moyen-Orient. Nous sommes plus décidés à poursuivre cette voie, et nous réalisons les victoires aux côtés de l’armée syrienne. Dans les jours, dans les années et dans les siècles à venir, nous serons là où nous devons l’être et nous réaliserons les victoires.

En finir avec le Hezbollah: les options israéliennes

Au sujet des risques et des menaces débattus par Israël:
L’an dernier, les dirigeants israéliens ont longuement parlé de la résistance au Liban, de ses potentiels, de ses missiles, de sa grande expérience défensive et offensive, de la Galilée… ils ont dressé plusieurs scénarios et plusieurs objectifs. Tout ceci sous le titre de la troisième guerre au Liban. Ils ont parlé surtout de la menace que représente le Hezbollah.

Pour les Israéliens, le Hezbollah représente un danger sur leur projet colonial, sur les ambitions sionistes dans la région.

Lorsqu’Israël diagnostique ce problème, ceci signifie qu’il va tenter d’éliminer ce danger. Pour cette fin, Israël est face à deux choix: mener une guerre globale destructrice contre nous, ou tenter d’assiéger et de diaboliser le Hezbollah, en asséchant ses ressources financières, en s’infiltrant dans ses rangs, en pourchassant ses membres et ses soutiens de par le monde. C’est ainsi que le Hezbollah devient faible et vulnérable, et donc, il pourra être éliminé dans une simple frappe militaire.

Lors de la guerre de juillet 2006, le premier choix a été adopté, mais en vain.

Diabolisation du Hezbollah: efforts israélo-arabes

Actuellement, on cherche à diaboliser le Hezbollah. On nous accuse de trafic de drogues, de blanchiment d’argent, de vols sur l’échelle internationale, de meurtre d’enfants et de viols de femmes. Toute une machine médiatique arabe est investie jour et nuit pour déformer notre image. Tout ceci sert le projet d’Israël.

Maintenant, ils mènent une guerre psychologique sous le titre de la troisième guerre du Liban. Il semble que les Libanais ne suivent pas actuellement les médias sionistes compte tenu de leurs préoccupations quotidiennes. Heureusement alors!

Sachez que la guerre psychologique sera vaine. Nous n’allons point fléchir et nous allons déployer tous nos efforts en tant que résistance.
Nous faisons face à la campagne de falsification par le biais de nos valeurs, de nos exploits et de la pureté des âmes de nos dirigeants martyrs.

Parler sans cesser de la guerre est inutile, même si la donne permet actuellement à Israël de se lancer dans une guerre contre le Liban.
En effet, Israël ne cherche guère de circonstances régionales pour lancer des guerres. Quand il veut déclencher une offensive, il crée les conditions propices.

Renforcer la résistance pour empêcher une guerre

Désormais, un seul facteur pousse Israël à déclencher une guerre: Etre certain d’une victoire imminente!

Lorsqu’au Liban nous assurons les facteurs de force qui empêchent Israël de réaliser une victoire claire et prompte, ceci protège le pays. Sachez que la résistance possède nouveaux potentiels et est capable d’infliger une défaite cuisante à l’ennemi dans toute prochaine guerre.

Et ces facteurs se résument par une résistance forte, capable, décidée, avec de nouveaux potentiels et des armes défensives et offensives. Cette résistance sera ainsi capable de réaliser une victoire écrasante sur l’ennemi. Quand on soutient cette résistance, on empêche le déclenchement d’une guerre sioniste.

Comme si le Liban possède une bombe atomique!

Un expert israélien dit: « Les habitants de Haïfa craignent une offensive meurtrière contre les conteneurs d’ammoniac, renfermant 15000 tonnes de gaz et qui provoquera la mort de dizaines de milliers d’habitants. Il critique les autorités qui, au lieu de transférer les conteneurs, ajoutent une infrastructure chimique et militaire dans cette zone. Ceci équivaut parfaitement à une bombe nucléaire. C’est comme si le Liban possédait une bombe nucléaire. Quelques missiles qui s’abattent sur ces conteneurs auront l’effet d’une bombe destructrice.

Ce sont ces facteurs de force qui épargnent au Liban une guerre sioniste. Je le rappelle une fois de plus: Nous ne sommes pas des vas-t-en guerre, mais nous sommes attachés à ces capacités pour éviter une troisième guerre contre le Liban. Nous devons être prêts pour avorter les objectifs de cette guerre si elle a lieu.

Le sang de nos dirigeants martyrs ne sera pas perdu. A Sayed Abbas nous disons: Nous allons respecter et appliquer votre testament. Et à Hajj Imad je lui dis que tous tes efforts ont donné naissance à une génération de dizaines de milliers de combattants entrainés pour réaliser les victoires au niveau de la région entière. Et que la Paix de Dieu soit sur vous ».

Guerre impérialiste en Syrie: Implication turque avec Daesh… La Russie balance !

Posted in 3eme guerre mondiale, actualité, colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , , on 20 février 2016 by Résistance 71

Rappelons à toute fin utile que la Turquie est un membre de l’OTAN, vous savez… Cette Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord qui doit disparaître comme a disparu il y a deux décennies sa contre-partie de l’alliance du Pacte de Varsovie… Ainsi il est bien plus que probable que l’attentat récent à la bombe d’Ankara soit un faux-drapeau pour justifier l’action d’invasion et d’agression turque dans la région kurde du nord de la Syrie. A qui profite le crime ? Certainement pas au PKK.

— Résistance 71 —

 

Rapport de renseignement russe sur l’aide actuelle de la Turquie à Daesh

 

Réseau Voltaire

 

18 février 2016

 

url de l’article original:

http://www.voltairenet.org/article190331.html

 

Recrutement de combattants terroristes étrangers à destination de la Syrie, facilitation de leurs mouvements transfrontières vers ce pays et livraisons d’armes aux groupes terroristes opérant sur son territoire.

Selon les informations disponibles, des représentants de l’État islamique d’Irak et du Levant (ÉIIL) ont créé un vaste réseau à Antalya, avec l’aide des services spéciaux turcs, pour recruter en Turquie des personnes originaires de pays de l’ex-Union des Républiques socialistes soviétiques en vue de les faire participer au conflit en Syrie et de les transférer éventuellement en Russie.

Le groupe de recruteurs est composé : d’un citoyen kirghize dénommé Abdoullah ; d’une personne originaire de la République des Adyguées, dénommée Azmet ; d’une personne originaire de la République du Tatarstan, dénommée Elnar ; d’un citoyen russe dénommé Ilyas ; d’un citoyen azerbaïdjanais dénommé Adil Aliev et d’une personne originaire de Karatchaïevo-Tcherkessie, dénommée Nizam. Il est dirigé par un citoyen russe dénommé Rouslan Rastyamovitch Khaïboullov (pseudonymes : Baris Abdoul ou « Le Professeur »), né le 1er avril 1978 au Tatarstan. Ce dernier vit avec sa famille à Antalya et est titulaire d’un titre de séjour permanent en Turquie.

Le recrutement s’effectue au vu et au su de l’administration pénitentiaire. Si un détenu accepte de se convertir à l’islam et se livre à des activités terroristes, les recruteurs promettent de « conclure un marché » avec les organes de répression turcs et offrent gratuitement les services d’un avocat turc, Tahir Tosolar. Soultan Kekhoursaev, un Tchétchène possédant la citoyenneté turque, a également effectué des visites aux mêmes fins dans des centres de détention où sont placés des étrangers.

En septembre 2015, un groupe de combattants de l’ÉIIL comptant plus d’un millier d’hommes venus de pays d’Europe et d’Asie centrale a été conduit vers la Syrie par le passage frontalier d’Alikaila (Gaziantep), à partir du territoire turc.

Les itinéraires utilisés pour les déplacements des combattants passent très près de la frontière turco-syrienne, à travers les localités d’Antakya, Reyhanlı, Topaz, Şanlıurfa et Hatay.

En mars 2014, le chef de l’Organisation nationale turque du renseignement (MIT), H. Fidan, a coordonné le déplacement d’une grande unité de l’ÉIIL dirigée par un citoyen libyen, Mahdi al-Kharati [1]. Le transport des combattants de Libye en Syrie a été effectué par la voie maritime en passant par le poste frontalier Barsai situé entre la Turquie et la Syrie.

Depuis la fin du mois de décembre 2015, un itinéraire de transport aérien est organisé avec l’aide des services spéciaux turcs pour permettre à des combattants de l’ÉIIL de se rendre de Syrie au Yémen en passant par la Turquie, grâce à l’utilisation d’appareils militaires turcs. Un autre moyen employé pour les déplacements de combattants est le transport par voie maritime jusqu’au port yéménite d’Aden.

Des citoyens russes qui cultivent des contacts avec des représentants des services de sécurité et de police et des administrations de plusieurs villes turques, notamment Istanbul, sont impliqués dans des activités de recrutement menées par l’intermédiaire de madrassas turques.

On sait que des centres de soins et de convalescence situés dans des régions turques proches de la frontière syrienne sont accessibles à des combattants blessés de l’ÉIIL. Pas moins de 700 combattants étaient en réadaptation à Gaziantep, en 2014.

Selon les informations disponibles, à partir de 2015, les services spéciaux turcs ont aidé à transférer d’Antalya vers Eskişehir une communauté désignée sous le nom de « village tatar », qui héberge des combattants et des complices du groupe terroriste Front el-Nosra issus des populations de souche tatare des Républiques du Tatarstan, du Bachkortostan et de Mordovie. Certains d’entre eux ont une double nationalité, celle de la Russie et celle de la Turquie.

L’un des principaux responsables du village est Timour Maounirovitch Bitchourine, citoyen russe né le 15 décembre 1969, originaire de Kazan et qui apporte une aide complice aux combattants islamistes en Syrie depuis janvier 2014.

En décembre 2014, les services spéciaux turcs ont aidé à installer des camps de regroupement d’immigrés illégaux en Turquie, notamment dans la province de Hatay, en vue d’organiser un entraînement et d’envoyer des bandes d’extrémistes en Syrie. En janvier 2015, le MIT turc a été impliqué dans une opération qui visait à fusionner trois milices terroristes —Osman Gazi, Omer bin Abdulaziz et Omer Mukhtar— en un groupement appelé Brigade Soultan Abdoulhamid, dont le commandement a été confié à Omer Abdoullah. Les membres de ce groupe suivent un entraînement dans un camp situé à Bayır-Bucak, en Turquie, sous la direction d’instructeurs d’unités des forces d’intervention spéciale de l’état-major de l’Armée turque et de membres du personnel du MIT. Les activités de la Brigade Soultan Abdoulhamid sont coordonnées avec celles des combattants du Front el-Nosra dans le nord de la province syrienne de Lataquié.

Il est établi que, le 21 septembre 2015, dans la ville syrienne de Tell Rifaat, des représentants de l’opposition syrienne qui avait suivi un entraînement militaire dans un camp situé à Kırşehir en Turquie ont livré des armes aux combattants du Front el-Nosra.

Selon les informations disponibles, les livraisons d’armes à des groupes terroristes opérant en Syrie se poursuivent à l’aide de moyens fournis par les fondations İnsan Hak ve Hürriyetleri ve İnsani Yardım Vakfı (IHH) [2], İmkander [3] et Öncü Nesil İnsani Yardım Derneği sises en Turquie.

Des livraisons d’armes, de matériel militaire et de munitions de différents types sont acheminées à partir de pays étrangers vers le port turc d’İskenderun. Des équipements et fournitures militaires sont ensuite transportés à travers la province de Hatay (poste frontière d’Oncupinar) jusqu’à Alep et Idleb en Syrie par des véhicules appartenant aux fondations IHH, İmkander et Öncü Nesil portant les immatriculations turques suivantes : 33 SU 317, 06 DY 7807, 33 SU 540, 33 SU 960, 42 GL 074 et 31 R 5487. Sur le territoire syrien, les armes et munitions sont distribuées à des bandes turkmènes et à des unités du Front el-Nosra.

Le 15 septembre 2014, des représentants de la fondation IHH ont acheminé par la route des cargaisons d’armes et de médicaments destinées à des groupes de l’ÉIIL de la ville turque de Boursa vers la Syrie en passant par le poste frontière de Ceylanpınar (district de Reyhanlı). Ce convoi a été escorté à travers la Turquie par des véhicules transportant des membres du personnel du MIT.

Média et manipulation: Cryptome sur Snowden et la NSA… Questions pour un espion…

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Critique aigüe de Snowden Inc. par l’équipe fondatrice de Cryptome

 

Tim Shorrock

 

13 février 2016

 

url de l’article original:

http://timshorrock.com/?p=2354

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

“Le modèle actuel de business médiatique corporatiste de célébrité comme producteur de revenus et de la célébrité comme un outil de spectacle titillant afin d’augmenter la valeur du contenu est ce que nous fuyons comme la peste. Il est profondément cynique de sensasionaliser cette transaction de confiance lorsque quelqu’un vient vers vous avec un document et vous l’offre.”

— Deborah Natsios, Cryptome —

Cette semaine, John Young et Deborah Natsios, les fondateurs de Cryptome, un des plus anciens et plus connus sites de publication de documents secrets fuités, ont discrètement posté un lien vers un entretien URL to an interview qu’ils ont eu le 6 février courant lors d’une conférence à Berlin en Allemagne.

Young et Natsios sont correctement présentés comme des “figures très connues au sein d’une plus grande communauté de personnes intéressées de rendre les gouvernements et leurs institutions responsables de leurs actes et d’utiliser des documents pour ce faire.” Mais ils offrent aussi une profonde vision sur les médias et comment ceux-ci ont géré les révélations au sujet du renseignement américain et de la National Security Agency (NSA). Leurs remarques, comme celle citée ci-dessus, ont souvent pris leur hôte au dépourvu.

A la 18ème minute de l’entretien, ils diffusent une critique des plus acerbes sur le journalisme de “célébrité” comme il est pratiqué, à leur avis, par The Intercept, la publication de First Look Media de Pierre Omidyar (NdT: créateur et patron de Paypal, autre jeune milliardaire du système…). L’entretien en anglais vaut la peine d’être écouté dans sa totalité et je conseille fortement quiconque a des questions et des préoccupations sur Edward Snowden et sa relation avec The Intercept et ses éditeurs Glenn Greenwald, Jeremy Scahill et Laura Poitras, d’écouter cet entretien et de bien considérer leurs arguments.

Pourquoi ? Parce que Cryptome pose de sérieuses questions dont personne ni dans les médias ni dans la “gauche” ne veut parler, incluant comment Omidyar a créé une affaire juteuse de la cache de Snowden ; que faisait exactement Snowden lorsqu’il travaillait pour la CIA avant de passer quelque temps à la NSA (et quoi d’autre faisait-il à la NSA elle-même ?) et pourquoi Snowden and The Intercept continue le prosélytisme pour Tor, l’outil d’anonymité ( Tor, the anonymization tool,), malgré son énorme financement par le gouvernement US, le Pentagone et l’état de sécurité national (NdT: Tor a été créé et est utilisé par l’équipe cybernétique de l’US Navy. Le Cyberwarfare Command du Pentagone échoit à… l’US Navy…)

Un des grands moments de l’entretien survient lorsque l’hôte, Pit Schultz, devient très nerveux au sujet du comment ses questions sont répondues. C’est une triste vision de voir comment la gauche libertarienne répond à toute critique de ses héros et de voir l’arrogance et le vitriol jetés aux gens qui osent poser des questions au sujet de Snowden, Tor ou Omidyar et ses opérations “médiatiques”. A son crédit, Schultz ne plie pas, mais seulement après que Natsios lui assure qu’un “robuste débat” est toujours crucial à la démocratie.

Comme exprimé dans l’entretien, la critique de Cryptome n’est pas nouvelle. Depuis que Greenwald a publié les premiers documents de Snowden dans le quotidien britannique du Guardian en 2013, l’organisation a fait un décompte attentif de la vitesse extrêmement lente à laquelle les documents sont publiés ainsi que de leur préoccupation sur le quasi contrôle par The Intercept de la cache électronique où ces documents sont entreposés. Le dernier décompte montre que 6 318 pages des 58 000 clâmées par le Guardian ont été diffusées.

Dès le départ, Young and Natsios ont été très clairs sur leur désaccord total sur le fait que cette cache n’ait pas été rendue publique et postée pour toutes et tous à lire et étudier, comme ils l’ont fait pour les dizaines de milliers de fichiers de renseignement qu’ils ont publiés depuis la fin des années 1990 et comme Daniel Ellsberg le fit pour les fameux “documents du Pentagone”. Regardez comment Gawker, une publication très sympathisante de The Intercept, fit un reportage sur Cryptome en Juin 2013:

Lorsque le Guardian et le Washington Post ont publié leurs incroyables rapports sur la NSA basés sur les fuites de documents d’Edward Snowden, les journalistes se sont agglutinés pour les féliciter sur ces scoops. Mais pas Cryptome. Au lieu de cela, le site tueur de secrets engueula le Guardian et le Post pour n’avoir publié que 4 des 41 diapositives que Snowden leur avait donné au sujet de PRISM, le système de surveillance internet utilisé par la NSA pour espionner dans le monde.

“Mr Snowden, envoyez SVP vos 41 diapos sur PRISM et autre information à des entreprises commerciales moins facilement influençables et sur-protectrices que le Washington Post et le Guardian”, avait écrit Cryptome dans une brève du 10 juin 2013 intitulée: “Snowden censuré par des médias couards.”

Pour ceux qui suivent Cryptome depuis longtemps, cette réponse n’est pas surprenante. Avant Wikileaks, avant Snowden, il y avait Cryptome. Les architectes basés à Manhattan John Young and Deborah Natsios ont fondé Cryptome.org en 1996 comme un site de publication de documents que personne d’autre ne voulait publier, incluant des listes d’agents de la CIA, des schémas techniquement très détaillés d’installations ayant un caractère de sécurité nationale et des matériaux soumis aux droits d’auteurs. Comme le fuitage a créé un écosystème médiatique assez vibrant des dernières années, avec ses facilités en ligne, ses journalistes et ses sources, Cryptome s’est positionné comme un contrôleur grincheux, discrètement mais efficacement critiquant le blablatage de sa concurrence tout en se faisant l’avocat d’une forme de transparence radicale aussi directe que son site internet dépouillé sur cryptome.org

Quoi qu’il en soit, jusque maintenant, je n’ai jamais vu une analyse comme celle-là. Ce qui suit est ma transcription des points clefs de l’entretien.

L’hôte Schultz, commence avec une discussion impliquant Natsios, qui a grandi dans une “famille CIA”, au sujet de son art, et ensuite focalise sur les racines de Cryptome, la guerre froide et sa fondation en 1996 (Young fut aussi actif avec Julian Assange de Wikileaks au sein du mouvement des Cypherpunks au début des années 1990 ~ Note de Résistance 71: Assange étant bien plus jeune, il vint sur le tard, Young étant un “pilier” des Cypherpunks à cette époque… En 2010, nous avions publié ceci sur Wikileaks) Au travers de notre existence explique Young, “nous n’avons jamais recherché la célébrité. Nous avons pensé que nous devions faire du service public discrètement et sans ostentation. Nous n’aimons pas les activités à haut-profil parce que nous pensons que cela perturbe le processus.”

Ceci est déjà un énorme contraste avec l’approche prise par les fondateurs de The Intercept. Mais ce qui suit est impressionnant. Après que Natsios eut fait sa déclaration au sujet de “célébrité en tant que productrice de revenus”, Young ouvre le feu, d’abord sur l’ACLU (American Civil Liberties Union)

Young: Laissez-moi nommer quelques noms. L’ACLU, une des organisations les plus corrompues de la ville de New York et dans le monde. Nous détestons la façon dont ils gèrent Snowden. Ils l’utilisent à des fins de levée de fonds. Dans le même temps, ils refusent des gens qui en ont plus besoin simplement parce qu’ils ne sont pas matière à faire lever des fonds. Regardez les salaires de ces gens. Ils se paient des salaires faramineux. Des salaires faramineux sont payés aux gens de The Intercept. Ce sont ce genre d’organisations corrompues qui se paient grassement tandis que d’autres qui donnent l’info vont soit en prison ou ne reçoivent jamais rien. Je pense que ceci représente le schéma de base dans ce monde de sécurité nationale.

Maintenant je devrais dire que les archives de la sécurité nationale et la Federation of American Scientists ne font pas cela. Mais certains de ces nouveaux venus dans le domaine de la sécurité nationale le font. L’ACLU est une organisation ancienne. Mais nous connaissons des gens qui ont quitté l’ACLU à cause de cela, parce qu’ils sont devenus serviteurs du fric et non plus du public et ils ne veulent plus rien voir à faire avec l’ACLU, ce qui est bien dommage, c’est une tragédie parce qu’elle a eu une très belle histoire. Maintenant la question est: qui d’autre est sur la liste ? Il y en a plein d’autres qui sentent l’odeur du café faiseur de fric…

L’entretien glisse ensuite vers le journalisme bénévole, comme pratiqué par First Look.

Natsios: Comme vous le savez, le modèle économique néo-libéral inclut le monde du bénévolat, mais ce monde est maintenant dans une pensée de groupe en termes de ses pratiques opérationnelles.

Young: Vous n’ignorez pas que vous bénéficiez d’une bonne exonération d’impôts quand vous montez une organisation de journalisme a but-non lucratif parce que c’est considéré comme une “industrie dure”. N’est-ce pas complètement absurde ? Omidyar a économisé pas mal d’argent en créant First Look parce qu’il bénéficie d’une réduction d’impôts pour industrie difficile, comme si c’était quelque chose comme être fermier. Ainsi quand vous voyez le proprio d’Amazon Jeff Bezos et d’autres personnes investir, c’est pour une exonération d’impôts. Donc un paquet de gens dans les médias à but non-lucratif disent “Oh c’est le déclin du journalisme d’enquête, blablabla, et bien il s’agit de ce que c’est le résultat d’un lobbying extrême pour être déclaré “industrie difficile” et Bingo !…

La section suivante de l’entretien (pas transcrite ici) focalise sur le système d’anonymisation Tor, qui est lourdement promu par Snowden, Poitras et Greenwald et financé par le gouvernement des Etats-Unis, principalement par le Pentagone, et par Omidyar lui-même, un sujet sur lequel je parlerai plus longuement dans un prochain article. La discussion semble perturber l’interviewer.

Shultz: Nous sommes loyaux ici à cette communauté ; mais quelques critiques internes peuvent-être constructrices. Ces questions sont importantes. Je suppose que vous pouvez dire ce que vous dites. Nous avons la liberté de parole ici.

Natsios: Vous dites cela de manière très hésitante et avec précaution, vous devriez le dire de manière robuste, que ne pas être d’accord au sein de quelque organisation que ce soit est crucial dans un contexte démocratique. Ne vous excusez surtout pas pour cela.

Après cet échange, la conversation pivote sur une discussion au sujet de Snowden et de son rôle en tant qu’espion. Young mentione l’expérience de Snowden avant la NSA à Hawaii comme agent du contre-espionage pour la CIA.

Shultz: A la conférence il fut fait référence à Snowden en tant que héros des droits civils. Mais il ne fut pas mentionné qu’il était un espion. Comment pouvez-vous faire confiance à un espion ?

Young: Vous ne pouvez pas. Vous ne pouvez faire confiance à personne qui a une classification secret défense (NdT: nous avons adapté la traduction à la langue française, le texte anglais stipule “security clearance”, c’est du kif…).., Ces personnes doivent vous mentir. Ce n’est pas un rôle bien glorieux, c’est un sale rôle.

Young retourne ensuite à la relation entre The Intercept et Snowden. Il mentionne deux journalistes qui sont venus bien avant Greenwald & Co et qui ont très tôt exposé les opérations de la NSA outremer: Duncan Campbell et Nicky Hager.

Young: Je ne sais pas pourquoi Snowden ne les a pas contacté au lieu de ces trous du cul avec lesquels ils s’est acoquiné. Il y a une histoire là dessous qui n’a pas été dite. Pourquoi a t’il contacté ces gens électroniquement et technologiquement illettrés pour leur révéler ces choses ? Quelqu’un lui a raconté des sacs. Nous ne savons pas qui l’a introduit dans ce groupe.

Shultz: Vous êtes donc critiques du fait qu’il donne la bacquée aux médias de masse ?

Natsios: C’est un second régime secret qui a été imposé par les médias par procuration. La supposition serait qu’il y ait un passage, qu’il devrait y avoir un passage médiatique vers le public. Cela pourrait être une erreur.. Si nous devons en croire les médias par procuration de Snowden et son témoignage à travers eux, il a été très prudent et contrôle bien ses fuites d’info. Il veut aussi avoir sa part du gâteau. Il est très particulier au sujet de ce qu’il désire qui soit fuité et ce qu’il tient en réserve. C’est son choix. Mais tout ceci sont des documents payés par l’argent du contribuable et qui appartiennent au domaine public. Quelle autorité a t’il de contrôler l’ouverture du robinet de où il est maintenant et de maintenir une façon autoritaire et doctrinaire sur ce qui va arriver à son coffret doré, à sa cache ?…

Young: Snowden dit qu’il les a donné au public ; non, il ne l’a pas fait. Il les a donné à une clique de journalistes veules qui ont décidé de faire passer une certaine histoire avec, à savoir aussi d’expliquer aux gens. Et leur putain d’explication a vraiment un problème.

Natsios: C’est un sérieux conflit d’intérêts. Ils s’inscrivent eux-mêmes dans l’histoire en tant que héros, co-héros. Conflit d’intérêts. Ils n’ont pas de distance avec leur source. Ils se sont inscrits eux-mêms dans le narratif, et donc toutes les décisions prises ne peuvent être que très suspectes parce qu’ils profitent du résultat du narratif dans tous les sens du terme.

Young: Ils devraient consulter des gens qui peuvent lire ces documents, ne pas rapporter sur ceux-ci. Rapporter n’est pas honnête. C’est faire la manchette des journaux, c’est de l’hyperventilation et ils appellent cela du journalisme alors qu’en fait tout ceci est hautement sélectif. C’est une attitude criminelle. [note: dans ce contexte, il est assez incroyable de voir ce tweet de Snowden lui-même attaquant un journaliste de Washington pour être dirigé dans son écriture par un fonctionnaire de la Maison Blanche, ce qui est exactement ce que fit Snowden avec ses sténographes…]

Pour en avoir la saveur complète, j’encourage une fois de plus les lecteurs d’aller écouter l’entretien entièrement ( listen). Après l’avoir écouté, j’ai passé une partie de cette transcription à Bill Binney, le légendaire analyste de la NSA qui fut à une époque le directeur technique du directorat des opérations de la NSA. Il est très connu pour avoir lancé l’alerte sur la corruption corporatrice et la surveillance illégale de la NSA, une histoire que j’ai documenté dans The Nation en 2013 ( I documented in The Nation in 2013), avant l’apparition de Snowden sur la scène internationale dois-je préciser.

Binney, jamais avare de blagues, m’a rappelé une des célèbres déclarations de Sam Visner, un haut-fonctionnaire de la NSA, qui disait à un groupe de contractants après les attaques du 11 septembre 2001: “On va pouvoir traire cette vache jusqu’en 2015.” Dans le courriel de Binney qu’il m’a adressé au sujet des arguments de Young et Natsios, il y dit ceci: “Comme l’a si bien dit Sam, on va pouvoir traire cette vache pendant bien 15 ans, c’est juste du business…

Cryptome le dit de cette façon là: “A la vitesse actuelle de Snowden, cela prendra entre 20 et 60 ans pour obtenir tous les documents”. Si çà ce n’est pas non plus de la traite de vaches à long terme… Alors oui, “l’argent ne parle pas, il insulte.”

Pour une biographie complète de Young et Natsios, cliquez here.

Résistance politique: A propos de « l’état d’urgence » arbitraire… Anthropologie, loi et coutume…

Posted in actualité, altermondialisme, militantisme alternatif, pédagogie libération, philosophie, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , on 18 février 2016 by Résistance 71

La tyrannie de la loi sur la coutume

Stanley Diamond (1922-1991)


Anthropologue américain à UCLA, opposant au McCarthisme, puis professeur à l’université de Syracuse (NY). Thèse de doctorat: “Dahomey: A proto-state in West Africa” en 1951. Impliqué dans l’indépendance du Biafra, recherches sur les peuples Anaguta (Nigéria) et Sénéca (Iroquois, état de New-York)

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

“… Nous vivons dans une société infestée par la loi ; la loi a cannibalisé les institutions qu’elles renforcent de manière présumée ou avec lesquelles elle interagit.. Nous sommes encouragés d’assumer que le pouvoir légal est la mesure de l’attitude morale… Les efforts de légiférer la conscience par un pouvoir politique externe sont anti-thèses de la coutume: l’attitude coutumière comprend précisément ces aspects de l’attitude sociale qui sont traditionnels, moraux et religieux, bref conventionnels et non-légaux. En d’autres termes, la coutume est une morale sociale. La relation entre la coutume et la loi est à la base une relation contradictoire et non pas de continuité.

Ainsi, la loi est tout à fait symptomatique de l’émergence de l’État. La coutume, spontanée, traditionnelle, personnelle, connue de tous, relativement inchangée, est la modalité de la société originelle ; la loi est l’instrument de la ‘civilisation’, de la société politique renforcée par la force organisée, présumée principalement au-dessus de la société, échaffaudage d’un nouveau set d’intérêts sociaux. La loi et la coutume impliquent toutes deux la régulation de l’attitude mais leurs caractères, personnalités sont complètement différents…

Diamond, Stanley, in « The Rule of Law versus the Order of Custom, » in In Search of the Primitive [Transaction Publishers, 1981]; also in Bonsignore, et al., Before The Law, Fifth edition [Boston: Houghton Mifflin, 1994]

Cité par Peter d’Errico

Résistance (acharnée) au colonialisme: Quelques mises au point sur la gouvernance autochtone (mohawk en l’occurence)…

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, France et colonialisme, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, politique et lobbyisme, politique et social, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 18 février 2016 by Résistance 71

Très bonne mise au point de MNN sur le qui est qui dans la confusion qu’est devenue (à dessein colonial) le mode de gouvernance, d’organisation décisionnaire autochtone en rapport avec le gouvernement fédéral. En clair, tout ce qui est « élu » en accord avec la loi fédérale indienne et quiconque en territoire iroquois ou en sa représentation se présente oralement ou par écrit, sans dire le clan auquel il/elle appartient et qui durant le laps de temps qui lui est politiquement imparti, ne se revendique pas de Kaiane’reko:wah, la Grande Loi de la Paix, n’est pas à proprement parler Rotino’shonni (membres des 6 nations confédérés sous Kaiane’re:kowah).

Par extrapolation, il en va de même avec l’ensemble des nations autochtones d’Amérique du Nord. Les conseils de tribus et de bandes sont gerés par les bureaux des affaires indiennes fédéraux yankees et canucks et NE REPRESENTENT PAS LES NATIONS CONCERNEES. La fraude et l’usurpation est rampante, la falsification au profit des corporations coloniales tentaculaire… Les choses vont changer, sous peu.

— Résistance 71 —

 

Bute-les Mère !

 

Mohawk Nation News

 

16 février 2016

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2016/02/16/wack-them-mother/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Mohawk (Council) de Kahnawake Inc. est une entreprise / corporation privée dont le propriétaire est Andrew Delisle Sr (NdT: ex-chef de conseil de bande et chef du CMK Inc.). Le QG est sis au 601 South 12th Street TSQ-901 à Arlington, Virginia 22202, USA… à la même adresse que la sécurité de la patrie (NdT: DHS, la Stasi de l’empire du goulag levant…), Voici le fin fond de l’affaire: Kahnawake 16feb16

Note de R71: Ce document ci-dessus commenté à la main par MNN fera l’objet d’une traduction des anotations très bientôt, car cela en vaut la peine et montre parfaitement à quel point la supercherie et le crime sont rampants au sein de cette escroquerie coloniale. A noter au passage que le territoire Mohawk de Kahnawake se situe au “Canada”, sud de Montréal et que le “conseil de bande” suivant la loi coloniale fédérale sur les Indiens est domicilié aux Etats-Unis, en Virginie !… Dans les burlingues du département de la sécurité de la patrie US, Department of Homeland Security !… Et personne ne pose de questions ?…

Ces INJUNs entrepreneuriaux, vendus à l’État colonial, doivent aller visiter “la boîte à gifles de l’homme médecine” (voir vidéo ci-dessous), parce qu’ils ont vraiment besoin de manger des baffes.

http://www.youtube.com/watch?v=MVWLHMZ-ceE

Delisle a été à Loyola à Montréal. Sa biographie décrit sa pauvre jeunesse à “couper du bois, à vendre des tonneaux d’eau et à travailler comme cantonnier sur les routes, concassant des pierres à la masse”. Ben voyons ! Si vous ne croyez pas celle-là il vous en racontera une autre ! Hitler disait: “faites un gros mensonge et répétez-le souvent et tout le monde le croira !”

Loyola fait maintenant partie de l’université Concordia de Montreal. Le Chateau Clique pullule là-dedans. La fraude qui se déroule ici prend sa source de son QG à la Molson School of Business de Concordia. Les “agents” de Kahnawake y sont formés dans l’ “Open Systems Theory”, se spécialisant dans le lavage de cerveau en règle et la pacification (PSYOP) à l’université de Layola de Chicago et l’université du Massachussetts (UMass.)

L’avocat principal du CMK Inc. est Jean Pommainville qui bosse depuis le cimetière national d’Arlington, là où toutes les escroqueries historiques se terminent.

Le Caucus Iroquois Inc. est fait de gouvernements tribaux (USA) et de bandes (Canada) au travers de la confédération. Ils espèrent représenter le confédération iroquoise Rotino’shonni. Ils bossent sur l’initiative de Voyage Continental (Western Hemisphere Travel initiative) et les nouvelles lois de passage des frontières ainsi que les cartes (de circulation) qu’ils émettront. Nous ne leur demanderons JAMAIS quelque permission que ce soit pour faire quoi que ce soit SUR NOTRE TERRE. Les traîtres de l’acabi de Joseph Brants (NdT: un traître Mohawk pro-colonialisme, officier de l’armée anglaise, qui essaya de monter les Mohawks contre le reste de la confédération, il mourut seul, hors des territoires de ses ancêtres, oublié de ses maîtres anglais qui le laissèrent crever après usage… Il est bien sûr montré en exemple par l’état colonial…) sont légions au sein de nos communautés.

D’après leur plan, Kahnawake doit devenir une municipalité comme Toronto. Doit devenir une pierre angulaire du Nouvel Ordre Mondial par un corporatisme imposé. Tous ceux qui prennent part au système de conseil de bande sont des esclaves de cette fraude.

 

Il semble que les zélites aient décidé que l’argent se soit démodé, mais la terre ne le sera jamais. Ces escrocs prétendent être des Indiens sauvages ouvrant des entreprises partout dans le monde tout en planquant le fric dans leurs bottes ! Ils sont en fait bien apprivoisés et bien gérés par leurs agents traitant qui siégent aux Affairs Indiennes (d’Ottawa).

Humain toujours humain… Un avocat en terre Navajo (Peter d’Errico)

Posted in actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, démocratie participative, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, militantisme alternatif, politique et social with tags , , , , , , on 18 février 2016 by Résistance 71

Pratiques traditionnelles de clan Navajo

Discussion et References

Peter d’Errico

Source:
http://people.umass.edu/derrico/navajo_childhood.html

Un souvenir personnel:

J’en savais très peu au sujet des liens de parenté quand je suis devenu un avocat pour la Navajo Legal Services. Nous grandissons avec ces images de cow-boys et d’Indiens, mais nous n’avons pas la plus simple idée de ce que cela veut dire (Ah au fait, j’ai aussi découvert que les enfants Navajo jouent aussi aux cow-boys et aux Indiens. Le petit garçon du voisin annonça à son père un jour que c’était à cela qu’il jouait. Le père a souri, m’a regardé un moment, puis a dit: “et lequel es-tu?” comme s’il y avait un choix…)

Je me suis très vite rendu compte qu’il y avait de très grandes différences entre une société fondée sur le lien parental de communauté et une société fondée sur ce que j’ai appelé plus tard “l’individualisme de marché”. D’abord, les relations de parenté fournissent un contexte toujours présent pour l’action et la réflexion: Est-ce que ce que je vais faire va affecter les autres ? Qui suis-je en regard de cette personne ? Ce contexte n’est en aucun cas théorique ou abstrait, mais pragmatique et pratique. Il existe en tant que perception et conscience dans le moment, d’une manière qui est tout à fait préhensible et palpable. Je l’ai moi-même ressenti en tant que préoccupation que d’autres avaient pour moi.

Un exemple pourrait bien illuminer cette relation de parenté comme je l’ai expérimenté. Je venais juste de terminer une présenttion pour un groupe d’une communauté à Teec Nos Pas, au sujet d’une affaire impliquant leur contrôle sur une école locale. C’était probablememt la toute première fois qu’un avocat avait travaillé dans cette communauté, et certainement la toute première fois que la perspective d’un contrôle local sur l’éducation institutionnelle des enfants avait été présenté à ces parents. Plus d’un siècle de contrôle fédéral sur leurs enfants était sur le point de prendre fin.

Lorsque j’eus fini de parler, mes dires étant traduits en langue Navajo par l’avocat au tribunal tribal Navajo, plusieurs personnes commencèrent à parler. L’interprète se tourna vers moi et me dit: “Ils veulent en savoir plus.” Pensant que j’avais sans doute été trop complexe en parlant de la loi et que la nouveauté d’un avocat travaillant ici demandait plus d’explications, je commençais donc à expliquer le plan général pour les services et conseils légaux aux Navajos. L’interprète me stoppa tout net. “Non, non, ce n’est pas ce qu’ils demandent. Ils veulent en savoir plus sur vous. D’où venez-vous ? Avez-vous des frères et des sœurs ? Une famille, des choses comme çà…

J’étais estomaqué. Dans mon travail, jamais personne n’a demandé quoi que ce soit à mon sujet, de manière personnelle. Les palabres professionnels et la vie privée étaient dans deux catégories bien différentes de la réalité. Ceci n’était pas seulement une pratique commune américaine, mais fut emphatiquement stressé dans ma formation de juriste. Je me souviens de ce sentiment de choc et de surprise. J’étais embarrassé, mais j’étais aussi excité. Je savais que ces gens m’écoutaient et pas seulement comme leur avocat, mais comme être humain. J’adorais.

Dès ce moment, je fus attiré de travailler avec Frank, l’avocat/interprète autant que possible. Il y avait d’autres personnes dans le bureau avec qui je travaillais aussi et avec tous, non seulement je me suis entendu à merveilles mais j’ai appris avec eux à regarder le monde avec d’autres yeux. Mais peut-être parce qu’il était avec moi pour cette première expérience, parce qu’il était plus âgé, plus traditionnel, peut-être parce qu’il fut avec moi lorsque je fus traité comme une personne et non pas juste comme un avocat, j’essayais de travailler plus avec lui. Parfois nous devions voyager plus d’une heure ensemble pour aller à une réunion et il me parlait, me racontant les histoires des endroits que nous traversions, la vie des gens, me racontant ce que cela voulait dire d’être humain dans le monde Navajo.

Bien plus tard, lorsqu’une famille arriva chez moi un jour pour y avoir une dispute, j’ai compris ce qu’ils faisaient. Ils ne voulaient pas de mes services en tant qu’avocat, mais ma présence en tant que personne qui pourrait accompagner le conflit, un médiateur potentiel. Toute la journée, ils restèrent autour de la maison, parlant de ce qui avait déclenché leur dispute. Je n’ai jamais su de quoi il s’agissait, s’il s’agissait d’un problème légal ou quoi que ce soit d’autre, puis ils partirent. Leur présence fut un honneur et une bénédiction.

Quelques lectures:

[…]

Childhood in an Indian Village, par Wilfred Pelletier, est l’histoire de la vie dans le village Odawa de Wikwemikong sur l’île Manitoulin en Ontario. Bien que ce ne soit pas une histoire Navajo, c’est une histoire qui illumine parfaitement ce qui est propre aux sociétés claniques partout: un mode de vie où tout le monde est relié à tout le monde et à la nature. On pourrait dire inter-relié dans la nature et par la nature, les relations humaines sont NATURELLES et ne sont pas imposées par quelque chose appelé la “société”.

Parent and Child Relationships in Law and in Navajo Custom, par Leonard B. Jimson, originellement partie du comité directeur de l’école Ramah Navajo et son “approche biculturelle de l’éducation légale”, explique les différences entre les cultures familiales Navajo et anglo-saxonnes Ce travail devint une part importante de l’histoire législative de l’Indian Child Welfare Act fédéral. Il présente l’examen d’un témoin expert dans un procès en Arizona datant de 1969 dans lequel le bureau des affaires sociales tenta de mettre fin aux droits parentaux d’un père Navajo. Le témoin de l’expertise témoigna en faveur du père en disant ceci:

“Une des différences les plus signifiante entre la structure de la famille Navajo et celle de la classe moyenne américaine est la relation que l’enfant a avec un grand nombre de gens qui s’occupent de lui. En général, la relation de l’enfant avec ses oncles et ses tantes est bien plus importante dans la famille Navajo que dans la famille typique de la classe moyenne américaine. Beaucoup plus de responsabilités sont données aux autres membres de la famille étendue et il y a un attachement affectif considérable de l’enfant au groupe tout entier.” [p. 74]

References:

Brumble, H. David, III, American Indian Autobiography [Berkeley: University of California, 1988]

Dyk, Walter, Son of Old Man Hat [Lincoln: University of Nebraska, 1970]

Jimson, Leonard B., « Parent and Child Relationships in Law and in Navajo Custom, » in Unger, Steven, ed., The Destruction of American Indian Families [New York: Association on American Indian Affairs, 1977]

Pelletier, Wilfred, « Childhood in an Indian Village » [Somerville, MA: New England Free Press, undated; originally in This Magazine is About Schools, 1969]

Médias mensonges et propagande: FR3 rejoint la BBC au pilori de la falsification médiatique…

Posted in actualité, colonialisme, désinformation, France et colonialisme, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, N.O.M, neoliberalisme et fascisme, politique et lobbyisme, politique et social, politique française, résistance politique, terrorisme d'état with tags , , , , , , , , , , , , , on 17 février 2016 by Résistance 71

A connecter directement avec l’escroquerie de la BBC…

~ Résistance 71 ~

 

France 3 en flagrant délit de médiamensonges au burundi

 

Olivier Ndenkop

 

16 février 2016

 

url de l’article original:

http://www.michelcollon.info/France3-en-flagrant-delit-de.html?lang=fr

 

La propension à manipuler, c’est-à-dire à tromper leurs téléspectateurs semble inscrite dans l’ADN des grands médias qui arrosent la planète. Qu’ils soient publics ou privés ne change rien à l’affaire. Cette fois-ci, c’est France3, chaîne de l’audiovisuel public français qui a servi une grossière manipulation médiatique à ses téléspectateurs en guise de cadeau de Nouvel An 2016 !

L’art de tromper les téléspectateurs

Les faits remontent au mercredi 13 janvier 2016. Les accrocs au programme Grand Soir 3 ont les yeux rivés sur leur téléviseur qui annonce un sujet dramatique avec pour titre « preuves d’exactions au Burundi ». Brimades, tortures, cris, larmes, sang et mort sont au menu ! Le journaliste de France3 commente la vidéo en ces termes : « L’horreur absolue. Trois jeunes opposants [au président Pierre Nkurunziza] assassinés, égorgés et émasculés par des bourreaux enthousiastes ». Le journaliste, lui aussi très enthousiaste dans son commentaire, précise que cette vidéo a été filmée à Karuzi « sur un terrain appartenant au parti du Président burundais ». Ici, plusieurs questions se posent : dans un pays certes en proie à l’insécurité, mais où il n’existe pas un cantonnement des citoyens selon leur appartenance politique, comment savoir que ce « terrain » présenté comme théâtre d’exactions appartient « au parti du Président burundais » ? S’agit-il d’un lopin de terre acheté par le CNDD-FDD pour pratiquer la torture et assassiner tous ceux qui s’opposent au pouvoir de Pierre Nkurunziza, Président contesté depuis sa réélection l’an dernier ? Mystère et boule de gomme !Toujours est-il que, face à l’extrême violence de la vidéo, on peut imaginer les larmes dégouliner des yeux de plusieurs téléspectateurs qui ne s’empêchent de crier : « Pierre Nkurunziza est un criminel », ou encore « avec ces exactions atroces commises par ses hommes, Nkurunziza doit être poursuivi pour crime contre l’humanité »…

Reportage fictif

Seulement, le « reportage » de France 3 n’en est pas un. Les images qui sont servies aux téléspectateurs ne viennent pas du Burundi. Il s’agit d’une grossière manipulation de masses. Un reportage fictif. Car la langue usitée dans la vidéo diffusée par France3 est le Haoussa. Cette langue est parlée en Afrique de l’Ouest et non au Burundi où on parle plutôt le Kirundi. Il est donc évident que ni Luc Lagun-Bouchet, le journaliste de France 3 qui a porté ce sujet à l’antenne ni ses supérieurs hiérarchiques et collègues ne connaissent le Burundi. Sur Internet et particulièrement sur les réseaux sociaux, les réactions ne se sont pas fait attendre après cette bourde de France3. En ordre de bataille, les internautes fustigeaient les crimes de la cinquième colonne représentée par les médias de masse ou plus précisément les médias de manipulation de masses qui ne cessent de jeter de l’huile sur le feu lorsqu’ils parlent du Burundi. Une petite recherche sur le Net permet de constater que le « reportage » diffusé par France3 était extrait d’une vidéo disponible sur le réseau social You Tube. Le journaliste de France 3 avait indiqué dans son commentaire, le 14 janvier, que la vidéo avait été filmée « 48 heures auparavant ». Soit le 11 janvier. Or la vidéo de You Tube dans laquelle France 3 a extrait les séquences diffusées le 14 janvier a été postée le…22 décembre 2015. Une succession de médiamensonges !

Sur les réseaux sociaux, plusieurs personnes démasquent et condamnent les manipulations de France3. L’image de la chaîne est sérieusement écornée. Subitement, France24 une autre chaîne de télévision française (passée maître des manipulations médiatiques lors de la crise postélectorale en Côte-d’Ivoire et de la Guerre en Libye) arrive en sapeur-pompier. La mission de France24 semble simple : prouver que le journaliste de France 3 n’est pas coupable. Mais qu’il a été induit en « erreur » par un avocat belge appelé Bernard Maingain. Selon France24 c’est Bernard Maingain qui a remis la vidéo au journaliste de France3 Luc Lagun-Bouchet. Ce dernier est allé rencontrer son rédacteur en chef Jean-Jacques Basier qui en a validé la publication. Mais, pour France 24, rien de grave. Il s’agissait d’une simple « erreur » et non d’une faute professionnelle. Il ne faut donc pas faire une tempête dans une tasse de thé ! France3 est une chaîne du groupe France Télévisions détenu à 100% par l’Etat français. Elle est donc financée par l’argent du contribuable français. Depuis une décennie, France3 n’a cessé de perdre des téléspectateurs. Jadis troisième en termes d’audience, France 3 est tombée sous la barre de 10% (9,4 en 2014) du taux d’audience nationale en France, derrière M6, par exemple. En 2010, Pierre Sled a été nommé à la direction des programmes de la chaîne avec un mandat clair : remonter son audience. Le pauvre Pierre n’y parviendra pas ! Car l’audience de France 3 n’a cessé de tomber en chute libre.

Source :Le Journal de l’Afrique, Investig’Action ………………………………………