Nouvel Ordre Mondiale et chimère génétique… Main basse sur la Ganja par le cartel pharmaco !… 1ère partie

L’épopée des cannabinoïdes védiques: De la Tulsi à la Ganja

 

Dominique Guillet

 

15 Octobre 2015

 

url de l’article original:

http://blog.kokopelli-semences.fr/2015/10/lepopee-des-cannabinoides-vediques-de-la-tulsi-a-la-ganja/

1ère partie
2ème partie

 

Note de Résistance 71: Cet excellent article de Dominique Guillet a été publié d’un bloc, vu sa longueur, nous avons décidé de le relayer en deux parties. Vous pouvez le lire et le sauvegarder d’un bloc en suivant le lien ci-dessus.

Avant-Propos: Notre Appel du 21 Vendémiaire

Je souhaitais rédiger une toute petite monographie sur cette plante Védique incroyablement médicinale, le Basilic sacré – dont Kokopelli va présenter plusieurs variétés prochainement – lorsqu’en cours de rédaction, je dérapai sur l’un de ses composants essentiels, le β-caryophyllène, en découvrant que c’est un cannabinoïde! J’ai tiré sur ce fil et toute la pelote des cannabinoïdes Védiques s’est dévidée devant mes yeux, dont le plus célèbre, le Cannabis, l’une des plantes les plus médicinales de la planète. J’ai posté cet article une première fois le 7 octobre, et au fil des jours, je l’ai complètement remodelé et quasiment triplé d’amplitude. Voici la version finale mise en ligne dans la nuit du 12 octobre. Et Synchronicité des Synchronicités: un ami de Kokopelli, Alexis Chanebeau, nous a envoyé aujourd’hui–même une magnifique illustration du Calendrier Républicain: le 12 octobre, le 21 Vendémiaire, est le Jour du Chanvre! Une telle synchronicité vaut bien tous les joints du monde – même en Blue Dream!! Aujourd’hui sera, donc, notre Appel du 21 Vendémiaire pour une République de la TRANSPARENCE et pour une communauté humaine où tous les êtres humains peuvent – dans la Paix et selon leur bon plaisir – consommer, ou cultiver dans leur jardin, les champignons, les arbustes et les plantes potagères, médicinales, rituelles et instructrices qui sont un cadeau de la Vie à elle-même et qui sont les richesses vivantes de la Biosphère Gaïenne avec lesquelles l’humanité a communié, et co-évolué, depuis des millions d’années ! Xochi.

Tulsi, la Manifestation de la Mère Céleste chez les Hindous

Les espèces de basilic originaires de l’Inde sont: Ocimum tenuiflorum, Ocimum basilicum, Ocimum gratissimum, Ocimum kilimandscharicum, Ocimum micranthum et Ocimum campechianum.

En Inde, Tulsi, Ocimum tenuiflorum, le Basilic sacré, est appelée la “Reine des Herbes”, “l’Incomparable”. C’est une plante extrêmement révérée d’un point de vue religieux et spirituel – d’où ses appellations Ocimum sanctum, basilic sacré, holy basil… Dans le “Devi Bhagavata Purana”, elle est considérée comme étant une incarnation de la Déesse Tulsi, l’une des consortes de Vishnu, et elle est utilisée systématiquement en offrandes dans les festivals et les rituels honorant Vishnu et ses avatars Krishna et Vithoba.

Dans l’un des mythes du Vaishnavisme, l’une des branches de l’Hindouisme, Tulsi est associée au “Samudra Manthana”, le grand brassage de l’océan cosmique par les divinités. A la fin de ce cycle, Dhanvantari émergea avec Amrita, l’élixir d’immortalité. Lorsque les démons tentèrent de subtiliser cet élixir, Vishnu le confia aux divinités et pleura de joie de l’avoir recouvré. L’une de ses larmes tomba dans l’Amrita et il en émergea Tulsi. Les dévots Vaishnava la considèrent comme une manifestation de la Divinité dans le royaume végétal. Tulsi est considérée comme l’interface entre le Ciel et la Terre: Brahma est dans ses branches, le Gangā coule dans ses racines, les divinités demeurent dans les feuilles… Le “Padma Purana” déclare que, lors de la crémation rituelle, si un défunt est brûlé avec des rameaux de Tulsi, il voyage instantanément vers la demeure de Vishnu.

Dans les jardins et les cours intérieures des familles de l’Inde, Tulsi siège toujours au coeur sacré. Pour toutes les familles de l’Inde, Tulsi est une manifestation de Notre Mère Divine qui est en Terre.

Tulsi est mentionnée dans le “Charaka Samhita”, le plus ancien des trois antiques traités de l’Ayurveda, rédigé, au VI ème siècle avant EC, par Charaka, un très célèbre thérapeute surnommé l’Hippocrate de l’Inde.

Dans la tradition Hindoue, Tulsi est appelé “Vaishnavi” (consacrée à Vishnu), “Vishnu Vallabha” (la bien-aimée de Vishnu), “Haripriya” (la bien-aimée de Vishnu) et Vishnu Tulsi. Tulsi avec des feuilles vertes est appelée “Shri-Tulsi” (Tulsi favorable) – “Shri” étant également la consorte principale de Vishnu. Tulsi est aussi appelée “Rama-Tulsi” (Tulsi brillant) – Rama est également l’un des principaux avatars de Vishnu. Tulsi avec des feuilles vertes ou violettes et des tiges violettes est appelée “Shyama-Tulsi” (Tulsi sombre) et aussi “Krishna-Tulsi” (Tulsi de Krishna) parce que Krishna est de couleur bleue. Les variétés de type Krishna contiennent des anthocyanes.

Tulsi, une panacée universelle

Tulsi, au-delà des anthocyanes, est essentiellement une panacée universelle et elle est d’autant plus universelle qu’elle dépasse en Inde les clivages des religions. Pour preuve, dans ce pays, durant l’été 2015, le Muslim Rashtriya Manch, (le Forum National Musulman affilié au mouvement nationaliste Hindou, le Rashtriya Swayamsevak Sangh, RSS) a lancé une campagne pour inciter toutes les familles Musulmanes à planter Tulsi dans leurs jardins, dans les parcs publics, dans les jardins des mosquées, dans les dargahs et dans les cimetières. Durant le Ramadan 2014, en Inde, leur campagne de promotion de Tulsi se concrétisa par la distribution et la plantation de 135 000 plantes de Tusli dans les jardins de familles Musulmanes. Selon ce mouvement, Tulsi se retrouve dans les anciens textes Musulmans sous le nom de “Jannati Jhaad”, le buisson céleste, qui fut envoyé sur Terre pour l’humanité. Selon certains lettrés Musulmans, Tulsi serait appelée dans le Coran, et dans les Hadith, “Rehan”. [20]

Tulsi est l’une des plantes les plus essentielles des trois systèmes de Médecine et de Pharmacopée traditionnelles de l’Inde – Ayurveda, Unani et Siddha. Tulsi a été utilisée, depuis des milliers d’années, dans le traitement de la bronchite, de la diarrhée, de la dysenterie, de l’arthrite, de la malaria, des piqûres d’insectes, des problèmes oculaires, des problèmes dermatologiques, des refroidissements, des maux de têtes, des inflammations, des problèmes gastriques, des empoisonnements, etc.

Tulsi possède également des propriétés pour traiter le cancer [53], la stérilité [55], le diabète [52], les infections microbiennes, bactériennes [51] et fongiques, les problèmes cardiaques. C’est aussi un analgésique, un anti-spasmodique et un antipyrétique. En bref, c’est un adaptogène, un anti-oxydant, un “élixir de vie”, réputé prolonger la vie. [54] [56] Ses graines sont parfois portées sur le corps en tant que charme de protection: Tulsi est réputée purifier l’aura.

Certains érudits ont évoqué les effets psychoactifs de Tulsi. En effet, Tulsi est aussi “une plante à rêves” utilisée, depuis des millénaires, dans un mélange à fumer qui contient également les plantes suivantes: Hemidesmus indicus (Salsepareille de l’Inde),  Nelumbo nucifera (Lotus), Aegle Marmelos (Bael), Picrorhiza kurroa (Kutki) et Carthamus tinctorius (Carthame). Ce mélange fumé est réputé induire des visions et agir comme un catalyseur vers des états profonds de rêve éveillé. [88] Selon les Traités Aurvédiques, « Tulsi ouvre le coeur et le mental et distribue l’énergie d’amour et de compassion ». 

Sa saveur est forte et astringente. Elle est consommée en poudre, en feuilles sèches ou fraîches. Dans certaines préparations médicinales, les graines sont tout autant utilisées que les feuilles. De plus, dans une grande partie de l’Asie, Tulsi est mâchée comme un substitut de la Noix de Bétel.  Sur le plan agricole, Tulsi est utilisée traditionnellement pour conserver les grains.

Sur le plan thérapeutique, Tulsi est une bombe et c’est l’une des plantes médicinales, de la biosphère Gaïenne, qui pourrait, très aisément, faire sauter les fondations de la citadelle de l’Empire Pharmaceutique (la Terreur Chimique) dont la mission est de nécroser les peuples et de les empêcher de se soigner de toutes les pathologies induites par les 84 000 substances chimiques qui contaminent présentement l’entièreté de la biosphère.

Certains des métabolites les plus importants de Tulsi sont: l’eugénol, la lutéoline, le géraniol, le thymol, le linalol, le camphre, le chavicol de méthyle, le citral, le taxol, le safrol, l’acide ursolique, l’apigénine…

L’acide ursolique, l’apigénine et le taxol sont impliqués dans les propriétés anti-cancer; le citral dans les propriétés antiseptiques; l’eugénol dans les propriétés anti-infectieuses, etc.

En 2003, une équipe de scientifiques Indiens a analysé la quantité d’Eugénol présente dans les huiles des différentes parties végétales, de plantes cultivées de Tulsi, dans le sud du pays: 72.5%, 75.3%, 83.7% et 65.2% respectivement pour la plante entière, les feuilles, les tiges et les fleurs.

La seconde substance la plus présente après l’Eugénol était le β-caryophyllène (un terpène que l’on retrouve aussi en abondance dans les huiles essentielles du giroflier, du poivre noir, du romarin, du houblon, de l’origan, de la cannelle et … du cannabis. Car le β-caryophyllène est un cannabinoïde: c’est ce qu’a découvert une équipe de scientifiques Suisses et Allemands en 2008. [1] Et pas n’importe quel cannabinoïde: il agit spécifiquement sur les récepteurs CB2. C’est un agoniste fonctionnel CB2 et la recherche a, amplement, démontré l’extrême intérêt des cannabinoïdes sélectifs CB2 pour soigner l’arthrite [2], la cystite [3], la sclérose en plaques [4] et la démence associée au virus HIV [5].

Une étude récente (en 2013), des Dr. Racz et Dr. Zimmer, met en exergue les propriétés anti-inflammatoires du β-caryophyllène. Ils ont découvert, dans leurs essais cliniques, que le β-caryophyllène (oralement consommé) est beaucoup plus puissant que des injections de cannabinoïdes CB2 JWH-133 de synthèse. [6]

Ainsi que les scientifiques (sensés) l’affirment clairement et brièvement: le β-caryophyllène est le cannabinoïde qui va recycler toutes les substances industrielles toxiques de synthèse (tentant de le singer!!) dans l’abime des vanités pharmaceutiques biocidaires dont elles n’auraient jamais dû émerger. Et sans faire planer: faut-il en rire ou en pleurer?

Les cannabinoïdes synthétiques de la Mafia Pharmaceutique

C’est d’ailleurs, peut-être, ce que se disent les membres du Comité économique du médicament (CEPS), en France, qui n’arrivent pas à se mettre d’accord sur le prix du médicament Sativex/Nabiximols (du cannabis extrait industriellement par GW Pharmaceuticals, l’un des leaders de la fabrication de remèdes à partir de cannabis cultivé) avec son distributeur Français, le Laboratoire Almirall. Pourtant, en janvier 2014, le Ministère de la Santé avait donné son autorisation avec la bénédiction des malfrats de l’AFSSA. Et le journal le Monde de s’extasier en janvier 2014 que « le tabou est brisé ». [13] Sans plaisanter! Quel tabou? Tabou le Chat? [62]

Le Sativex est supposé soulager les tensions/douleurs corporelles liées à la sclérose en plaque (dont beaucoup de cas sont induits par le vaccin contre l’hépatite B). Et pourtant, ce laboratoire s’engage à vendre le Sativex [7], en France, avec 20% de ristourne (les bonnes âmes!) par rapport au prix Européen conventionnel: 420 euros le traitement (sans préciser pour quelle durée…)!!

Le laboratoire GW Pharmaceuticals s’est lancé dans l’élaboration du Sativex quand il s’est aperçu que les patients atteints de sclérose en plaque, et souffrant d’atroces douleurs, fumaient du cannabis pour se soulager! Et d’ailleurs, selon le Dr. Ethan Russo, le chef-conseiller scientifique de GW Pharmaceuticals (qui lance d’ailleurs un second cannabinoïde très pur de synthèse, l’Epidiolex, dont le CBD constitue 98% des cannabinoïdes présents… et quelques trichomes): «Des niveaux déficients de cannabinoïdes peuvent constituer les causes de nombreuses pathologies soulagées par le cannabis». Un grand bravo au Dr. Ethan Russo pour son grand courage [70]: certainement, de la graine de Prix Nobel! C’est donc pour cela que l’humanité ingère du cannabis depuis des milliers et des milliers d’années: c’est parce que c’est thérapeutique! [69] Ainsi, en Chine, l’Empereur Shen-Nung (environ 2700 av. EC), considéré comme le fondateur de la Médecine Chinoise, avait inclus le cannabis dans sa pharmacopée. En Chine, encore, le fondateur de la chirurgie Chinoise, Hua T’o (second siècle), est réputé avoir utilisé le cannabis comme anesthésiant, durant les opérations chirurgicales, en l’ayant fait macérer auparavant dans du bon vin bio! Un fin gourmet. [84]

Mais, cependant, quelle audace: se soulager, gratuitement, avec une plante médicinale présente dans la biosphère depuis des dizaines (ou des centaines) de millions d’années! C’est une concurrence strictement déloyale vis à vis des multinationales pharmaceutiques qui investissent des centaines de millions de dollars pour remplacer, systématiquement, toutes les substances naturelles par des substances synthétiques. Cette tentative d’artificialisation, de synthétisation et de confiscation des substances naturelles et vivantes, de la Biosphère Gaïenne, est à l’image du système bancaire mafieux qui crée de l’argent électronique, ex nihilo, qui le prête à des taux d’intérêt exorbitants et qui confisque, subséquemment, les biens physiques et réels (maisons, véhicules, etc) des peuples et des individus dans une détresse socio-économique de plus en plus virulente.

Aux USA, dans les Etats où le cannabis est légalisé, cette somme de 420 euros correspond environ à 500 grammes de cannabis bio – sur le marché de demi-gros – ce qui fait beaucoup de cannabis. Mais très peu eu égard à la quantité requise pour fabriquer le Sativex: GW Pharmaceuticals en cultive [10] tous les ans (secrètement mais légalement!!!) quelques dizaines de tonnes (20 tonnes déjà en 2011!) qui sont véhiculées en Angleterre par des camions blindés et armés!! Rappelons une évidence: il est strictement interdit de cultiver du cannabis au Royaume-Uni (sous peine d’emprisonnement) sauf quand on s’appelle GW Pharmaceuticals, une multinationale de la pharmacie. 20 tonnes, au prix de demi-gros aux USA, représentent environ une valeur de 20 millions d’euros. Au prix de l’once (tel que le cannabis est distribué par les dispensaires légaux), cela représente environ 180 millions d’euros.

Le Sativex contient du Delta-9-tétrahydrocannabinol (Δ-9-THC) et du Cannabidiol (CBD)  – ce dernier est le plus présent des autres 85 cannabinoïdes que l’on trouve dans le cannabis (qui contient la bagatelle de quelque 500 molécules différentes). Quant aux effets secondaires du Sativex, tels qu’ils sont décrits sur le site officiel [10]: fatigues, vertiges, confusions, dépression, perte du sens de la réalité, troubles de la mémoire, troubles de la concentration et comme le précisent certains patients anglais (fortunés ou remboursés??), il est tellement difficile de doser ce médicament que les overdoses conduisent immanquablement à la planante… mais une planante légale et onéreuse. Il n’y pas, pour l’instant, de décès “répertoriés” causés par une overdose de Sativex. Ce qui n’est pas le cas, par exemple, pour le cannabis synthétique vendu sous le nom de “Marinol”. [119] Il est clair, d’autre part, que l’emploi du terme “synthétique” va susciter des débats échauffés. La problématique de la dichotomie naturel/synthétique ou même de la trichotomie naturel/synthétique/chimique va bien évidemment se poser. Le CBD (cannabidiol) de l’Epidiolex, par exemple, est extrait avec des solvents chimiques qui sont le Butane, l’Hexane, l’Isopropanol, l’Ethanol, etc. Peut-on décemment qualifier un tel produit de naturel? Ce n’est sûrement pas de l’huile d’olive bio que la société GW Pharmaceuticals utilise pour extraire du CBD (présent seulement à un ou quelques % de cannabinoïdes dans une plante) afin d’élaborer des remèdes en contenant 98% à partir de dizaines de tonnes de cannabis! Selon les sources consultées, l’appellation serait “extrait de cannabis” ou bien encore “phytocannabinoïde”.

Et, au fait, qui distribue le Sativex en Angleterre? La tristement célèbre multinationale biocidaire Bayer. [8] Et qui distribue, depuis 2011, le Sativex dans les pays d’Afrique, d’Asie (sauf Chine et Japon) et de Moyen-Orient (sauf Israël)? La tristement célèbre multinationale biocidaire Novartis/Syngenta. [9] Au Japon, c’est le géant pharmaceutique Otsuka Pharmaceutical qui le distribue. Nous avons, d’ailleurs, découvert des informations très pertinentes eu égard aux triangulations historiques entre GW Pharmaceuticals, David Watson (HortaPharm en Hollande) et Bayer dans l’ouvrage de Joseph Pietri: “The 15 ounces Pound”. [125]

D’ailleurs, pour reparler du blocage du Sativex en France, quel est le fond de la pensée de Christophe Vandeputte, le directeur général du Laboratoire Almirall, «qui voit dans ce blocage l’action des lobbies contre le cannabis thérapeutique»? [12] Quels lobbies? Les lobbies de la Dictature Pharmaco-industrielle? Mais ce sont ces mêmes criminels qui distribuent le Sativex : Bayer, Novartis/Syngenta…

Le seul cannabis thérapeutique qui existe sur la Planète Terre, aujourd’hui, c’est celui qui pousse librement dans les champs et dans les jardins libres des Peuples Libres ou à Libérer.

Et qui a poussé librement, pendant des millénaires, en Asie, puisque le Cannabis, qu’il soit Sativa ou Indica est résolument une plante originaire de l’Inde. C’est une plante Védique, c’est une plante médicinale, dans la Pharmacopée Védique – et ce depuis des millénaires. Il est mentionné dans Trois Traités Ayurvédiques: “Charaka Samhita”, “Sushruta Samhita” et “Shargandhara Samhita”. [79] C’est également une plante médicinale dans la pharmacopée inspirée de l’Islam –  Unani. Les Thérapeutes Hindous, depuis trois ou quatre milles ans, n’ont pas attendu le pitre médical de la CNN, Sanjay Gupta – ou le Sativex de M. Vandeputte – pour découvrir les bienfaits incomparables du Cannabis. En Sanskrit, le cannabis est qualifié par les termes suivants: “Vijaya/la Victoire”,“Ganja/Ganjika”, “le paradis du pauvre”, “le soulagement des peines”, “celui qui vole au ciel”.

Christophe Vandeputte affirme que: «En moyenne en Europe, le traitement coûte entre 400 et 440 euros par an». Par an? Vraiment M. Vandeputte, la main sur le coeur, ou par mois? Le journaliste Jean-Daniel Flaysakier parle de 700 à 800 euros par mois. [14] En Nouvelle-Zélande, selon l’agence du gouvernement, un traitement annuel avec le Sativex coûte de l’ordre de 20 000 dollars. [15] Et en Angleterre? Selon le Guardian, 500 livres sterling par mois (680 euros). [16] Au Pays de Galles? Le prix d’un flacon de 10 cc est de 125 livres sterling (170 euros) [17]. Et au Zimbabwe, combien Syngenta le vend-il?

Un flacon de 10 cc, c’est environ 60/90 sprays pour une semaine de traitement. Au Canada, en 2005 déjà, le coût annuel d’un traitement était de 4475 dollars. [18] Selon une étude publiée, en décembre 2014, le coût annuel du Sativex pour le traitement des douleurs des patients atteints de cancer serait de 4750 livres sterling par an (6500 euros) et le coût annuel du Sativex pour le traitement des douleurs neurologiques serait de 5625 livres sterling (7600 euros). [19]

Au prix moyen, et exorbitant, du cannabis légalisé aux USA – exorbitant parce que tout le monde prend sa commission, au passage, dont les Etats avec des taxes mirobolantes – la somme de 7600 euros par an, pour soulager ses douleurs, représente environ 1 kilo de cannabis bio (avec des taux de THC pouvant atteindre 24 %).

Un kilo de cannabis bio, c’est extrêmement beaucoup de cannabis à fumer dans une année. Ici, en Oregon, qui vient de légaliser le cannabis le 1er juillet 2015,… [Le passage suivant a été strictement censuré par le CA de Kokopelli au prétexte, bien évident, que cela ronronne en grande assoupissance dans les chaumières. Cette censure participe de la vaste hypocrisie du monde adulte, tel que l’exprimait Michka, en 1993, dans son J’accuse. [64] Michka vient d’ailleurs de publier la seconde édition de son ouvrage Cannabis Médical. [65] En 1993, le “Collectif d’information et de recherche cannabique” avait repris et publié “L’Appel du 18 joint” qui était initialement un manifeste appelant à la légalisation du cannabis en France, et qui fut publié, le 18 juin 1976, dans le quotidien Libération – l’ancêtre “présumé” de l’actuel, car il est très ardu d’y percevoir une quelconque filiation, du moins à première vue].

Durant la première semaine d’octobre 2015, en Oregon, première semaine de vente légale du cannabis, les 280 dispensaires de cet Etat de près de 4 millions de personnes (dont seulement 2 % de race noire, sans doute pour raison “d’acclimatation”) ont vendu pour 11 millions de dollars de cannabis. [90] Aujourd’hui encore, dans cet Etat – malgré la légalisation – la possession de plus d’un kilo de cannabis est punissable de 5 ans de prison ferme et de 125 000 dollars d’amende. [91] Le système carcéral US est une gigantesque Machine à Travail non rémunéré (un département du Ministère de l’Emploi)  qui broie de la vie humaine: dans les prisons du Texas, il y a plus de prisonniers que dans toutes les prisons de France, d’Allemagne et de l’Angleterre réunies. Aux USA, entre 2001 et 2010, il y eut 8.2 millions d’arrestations liées au Cannabis. Et il vaut mieux, dans ce cas, être de race “caucasienne” (à savoir de race blanche, pour ne pas parler de couleur!!) parce que les arrestations sont 3.73 plus fréquentes pour les êtres humains de race noire. [89] Quant aux êtres humains de race rouge – lorsqu’ils ne sont pas déjà en prison (l’Etat du Montana, par exemple, a 7 % d’Amérindiens dans sa population dont 25 % sont en prison) – ils vivent, la plupart du temps, dans une pauvreté immonde dans des camps de concentrations [118] (“reservations”) qui ne sont que des prisons à ciel ouvert – au grand air des déserts. Un peu comme la Palestine – sauf qu’il n’existe pas d’agents provocateurs – déguisés en Arabe et parlant Arabe – qui se mettent à fusiller des jeunes Palestiniens, à bout portant, près d’un barrage militaire, comme le 7 octobre dernier. [92] [93] Et certains osent encore parler de Civilisation Occidentale!

Israël, leader du cannabis médical, de préférence très synthétique

En parlant d’Oregon, et du cannabis légalisé, n’est-il pas stupéfiant – dans son article “Légalisation du cannabis : la France doit suivre la piste de l’Oregon” – [22] de voir le Journal Libération “conseiller” («doit suivre») au gouvernement Français de s’inspirer de la récente législation pro-cannabis (ou supposée telle) de cet Etat. Nous sommes fort heureux que le Journal Libération n’ait pas conseillé au gouvernement de s’inspirer de la précédente législation anti-cannabis de l’Oregon: par exemple, 20 ans de prison ferme pour toute personne saisie avec un seul petit kilo de cannabis à moins de 300 mètres d’une école ou pour toute personne cultivant plus de 8 plantes, dans son jardin, à moins de 300 mètres d’une école. Vingt ans de prison ferme! [23] D’ailleurs, à l’instar de la législation présente de l’Oregon, le Journal Libération conseille-t-il, également, au gouvernement Français de mettre en taule, pendant 5 années, tous les individus (de préférence jeunes, ou basanés, ou sans emploi ou anti-nucléaires…) cultivant 1 petit kilo de cannabis dans leurs jardins?

Le milliardaire Franco-Israëlien Patrick Drahi n’est plus à présenter: c’est la 3 ème fortune de France et la 1 ère fortune d’Israël. C’est celui-là même qui vient de racheter deux des plus gros câblo-opérateurs US et qui a racheté (ou va racheter) BFM/TV, RMC, SFR, NextRadioTV, etc. Et c’est celui-là même qui a renfloué le journal Libération [80], durant l’été 2014, lorsque les Rothschild n’ont plus souhaité verser leur obole à fonds perdu. De plus, peu de Français se seront aperçus, de par la teneur des événements d’alors, que le 8 janvier 2015, [24] le Journal le Monde annonçait que Patrick Drahi rachetait le Groupe l’Express (avec une kyrielle de magazines dans la besace), le lendemain même de l’Opération Psychologique Spéciale: “Je suis Charlie”/Patriot Act à la Française – ce dernier, appelé Loi sur le Renseignement, étant qualifié de «double mensonge d’Etat» par le Bâtonnier de Paris. [99]

Ce n’est peut-être pas une coïncidence (connaissant la prostitution avérée de la grande presse Française) de voir Libération promouvoir la légalisation du cannabis (tout comme l’Express se fait l’écho de nombreuses dynamiques de légalisation du cannabis de par le monde) alors qu’Israël vient juste de déclarer, à tous ceux qui veulent bien l’entendre, qu’il est déterminé à prendre le leadership mondial du Cannabis thérapeutique. [25]

D’ores et déjà, Israël est devenu la plaque tournante où se rencontrent les représentants de tous les Etats et des multinationales qui ont décidé de “légaliser” le cannabis thérapeutique, à savoir de s’enrichir (de façon ignominieuse), une fois de plus, sur le dos des Peuples, en promouvant leurs remèdes-miracles et synthétiques de cannabis.

L’Université Hébraïque de Jérusalem possède une très riche pléthore de brevets déposés sur le cannabis. [27] [30] [31] [32] [33] [34] [35] [36] [37] [38] C’est elle qui organisa, en 2010, un symposium international sur les cannabinoïdes. [26]. C’est elle qui a signé un contrat de partenariat, en mars 2015, avec ISA Scientific, Inc., une entreprise pharmaceutique, pour créer des remèdes à base de cannabinoïdes pour soigner le diabète et autres pathologies graves. [41] C’est encore cette Université Hébraïque qui a signé un contrat de partenariat avec PhytoTech Medical – la première entreprise Australienne de cannabis médical à être cotée en Bourse Australienne – pour développer des remèdes à base de THC et de CBD. [42]

GW Pharmaceuticals, en Angleterre, est également en partenariat avec l’Université Hébraïque de Jérusalem, depuis 2003: cette société pharmaceutique lui a racheté les droits d’utilisation de certains de ses brevets sur les cannabinoïdes. [40]

Les entreprises Israëliennes du cannabis médical que l’on retrouve sur Wall Street, aux USA, sont les suivantes: One World Cannabis, Therapix Biosciences, Cannabics Pharmaceuticals et Breed It. [43]

One World Cannabis (une filiale d’OWC Pharmaceutical Research Corp.) vient de lever 2 millions de dollars pour lancer deux séries de tests cliniques dans les hôpitaux d’Israël. One World Cannabis va lancer une gamme de remèdes synthétiques de cannabis pour soigner les pathologies suivantes; maladie de Parkinson, diabète, épilepsie, fibromyalgie, psoriasis, troubles de stress post-traumatique, carcinome basocellulaire, migraines, maladie d’Alzheimer, syndrome de Tourette, cancer de la prostate, etc. [44]

Therapix Biosciences se focalise sur la production de cannabinoïdes et vient de racheter 25% des actions de Lara Pharm, une autre société focalisée sur les remèdes synthétiques à base de cannabinoïdes et dont l’objectif aseptisant est de remplacer le cannabis médical, universellement, par des synthétiques. [68]

Breed It vient de créer, en joint venture 50/50, une nouvelle société en Israël, KanaboSeed Ltd, en partenariat avec Seach Ltd. [77], une société Israëlienne d’obtentions de variétés de cannabis médical. [45] Leur objectif est de créer de nouvelles variétés de cannabis “médical”, à la requête des médecins et autres thérapeutes, grâce à leur technologie génomique iBreedIT(r) (développée à l’Université Hébraïque de Jérusalem [66]) qui leur permet d’étiqueter des gènes, de créer ensuite de nouvelles variétés pour une production de semences adéquates – en bref de diminuer drastiquement le temps de recherche et de création variétale par rapport aux techniques d’obtention variétale conventionnelles ou chimériques. [C’est, du moins, le discours officiel mais on se demande, parfois, jusqu’où peuvent aller se nicher, très discrètement, les chimères de la fausse Mère]. Pour preuve de l’efficacité de leur outil génomique: Breed It est également en partenariat avec deux autres entreprises d’Israël, Zeraim Gedara (une filiale de Syngenta), Hazera Genetics (une filiale de Limagrain) et avec le semencier Vilmorin (une autre filiale de Limagrain) [67].

Quant à Cannabics Pharmaceuticals – qui se focalise sur le développement de médicaments, de produits alimentaires et de compléments alimentaires à partir de variétés bien spécifiques de cannabis (son produit de synthèse principal est le Cannabics SR, destinée aux patients cancéreux) – il semblerait qu’elle soit incluse dans les sociétés Israëliennes par erreur. En effet, Cannabics Pharmaceuticals s’appelait auparavant American Mining Corporation!! C’est, maintenant, une filiale de Cannabics Inc. qui est en partenariat avec Technion Research & Development Foundation Ltd., en Israël. De l’exploitation minière à l’extraction de cannabis, il n’y a qu’une petite bouffée d’oxygène cannabisée et dollarisée pour les industriels en perte de vitesse – et c’est toujours le même syndrome obsessionnel: “j’extrais donc je m’enrichis sur le dos de la biosphère”. Le syndrome de l’extraction constitue l’une des pathologies les plus mortifères de la Civilisation Occidentale.

Et, en dehors de l’univers pervers des start-up Israëliennes du Cannabis/Wall Street, mais toujours en Israël, se trouve la ferme de production de cannabis la plus importante du pays – et la seule, d’ailleurs, en termes de production méga-industrielle: elle fournit le cannabis médical à un tiers des 20 000 patients autorisés à se soigner au cannabis en Israël. Cette ferme se situe à Safed, en Galilée, dans un endroit très secret – et nimbé tout autant d’une aura excessivement high-tech que d’une vision religieuse.  [87] En effet, cette ferme se nomme Tikun Olam, une référence à un concept mystique Judaïste antique de régénération et de guérison dans le monde. C’est cannabinoïdement Beau et Apaisant! Ne serait-il pas sage de recouvrir tout le pays d’Israël – et ensuite la planète entière – de fermes de production de cannabis dont l’objectif le plus élevé, le plus éthique, le plus spirituel, serait de guérir et de régénérer l’intégralité de la biosphère – dont font partie les plantes et les animaux, dont les animaux humains. Les Palestiniens, les premiers, n’en doutons pas une milli-seconde, en seraient fort heureux (et survivants)!!!

Depuis l’été 2015, Tikun Olam n’est, cependant, plus très loin de Wall Street car cette société vient d’annoncer son premier partenariat, en Amérique du nord, avec le Compassionate Care Center de New York, et MedReleaf Corp, une entreprise de cannabis médical du Canada. [86] MedReleaf Corp vient de s’allier, le 13 octobre 2015, avec MedMen (MMMG LLC) en Californie dont le fondateur, Adam Bierman – un transfuge du baseball et du Go Greek Yoghurt – explique à une journaliste de Bloomberg [120] ce que représente le cannabis médical: « Ce que nous voyons dans la consolidation…, c’est que c’est du business pour des grosses compagnies, c’est un grand moment pour l’Industrie … ». Le président actuel de MedMen est Duke Fu, l’un des anciens directeurs (de la division “médecine radioactive”) chez Cardinal Health, une entreprise pharmaceutique au chiffre d’affaires de 103 milliards de dollars (N°19 sur la liste Fortune 500). Le cannabis = du business pour de grosses compagnies! Dans une autre interview [121] , Adam explique comment a émergé une pléthore de juristes-lobbyistes qui – pour la modeste somme de 100 000 à 500 000 dollars – vont, grâce à leur “consulting”, propulser les dossiers des entrepreneurs “pressés” (par leurs banques?) en haut de la pile des centaines et centaines de demandes d’agréments attendant le feu vert des instances des Etats et ensuite des comtés. C’est un peu comme en Inde, on ne parle pas de corruption: on évoque tout simplement des commissions de “consulting” qui arrosent tous les étages des hiérarchies.  Dans une autre interview encore, Adam évoque le business de 32 milliards de dollars aux USA, d’ici 2020. [122] Adam, qui a de très grandes ambitions nationales, mise sur le Nevada (avec ses 40 millions de visiteurs annuels), sur la Californie et sur l’Etat de New-York. Le rêve d’Adam : une publicité MedMen au Super Bowl de 2017! Dans deux de ses interviews, Adam insiste fortement sur le fait que les banques vont dire non au cannabis – pour ne soutenir que les industriels impliqués dans le cannabis dit thérapeutique, d’extraction, de synthèse et de chimère. Pourquoi donc? Selon lui, parce qu’elles souhaitent conserver une bonne réputation. Une bonne réputation! Adam n’a sans doute jamais entendu dire que le Système Bancaire Occidental Mafieux ne tient que grâce au blanchiment de milliers de milliards de dollars.  “Too Big to Fail” – grâce à l’argent des cartels de la DROGUE! Qui détruit notre jeunesse.

Le Compassionate Care Center a l’exclusivité de la distribution de deux souches/variétés de cannabis : Avidekel® de Tikun Olam et Haleigh’s Hope™ de Jason Cranford (HOPE Foundation). Avidekel contient 15,8% de CBD (et quasiment pas de THC) et Haleigh’s Hope™ possède un ratio CBD/THC de 22:1. Tikun Olam est également réputée avoir créé et cultiver le cannabis le plus psychoactif du monde: Eran Almog avec 28% de THC (Indica: 80%. Sativa: 20%). [85] Quelle chance! Le Cannabis nouveau est né en Galilée et il va sauver le monde!

Fin de la 1ère partie

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