Résistance politique au colonialisme occidental: Petit manifeste pour « ceux qui portent le fardeau de la paix »…

Le manifeste du guerrier Mohawk

 

Louis Hall

 

Octobre 1983

 

url de l’article original:

http://www.louishall.com/newsletters/warrior/2.html

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Note de Résistance 71: Il n’y a pas de mots en Iroquois, ni dans la vaste majorité des langues des nations autochtones d’Amérique du Nord pour dire “guerre” ou “guerrier”.

En langue iroquoise, ce que l’occident appelle un “guerrier” est appelé “Rotisken’rakéhte” ce qui peut se traduire littéralement par “celui qui porte le fardeau de la paix”.

Louis Hall a écrit ceci 7 ans avant Oka !

 L’Homme est né libre. Il a le droit de vivre. Il a le droit de sa propre nationalité. Personne ne peut lui prendre. Personne n’a le droit de le forcer à rejoindre une autre nation. Chaque nation a le droit d’exister dans une zone territoriale où elle peut exercer son propre mode de gouvernement, son propre système et société en accord avec ses coutumes et ses traditions.

Dans le mode de vie iroquois, chaque homme est un guerrier. Récemment même les femmes et les jeunes filles ont demandé une instruction dans l’art du guerrier, de savoir tenir une arme à feu. Elles ont l’intention d’avoir leur part d’action dans la lutte prochaine pour la survie. Dans sa jeunesse, chaque enfant mâle iroquois apprend les arts guerriers de façon à ce qu’il soit capable de défendre son clan, sa nation, sa terre ancestrale Ainsi cela n’est pas nécessaire pour la confédération iroquoise d’entretenir un ministère de la défense très onéreux, avec des hauts gradés à hauts salaires etc. Cela rend le maintien d’une armée sur pied inutile, ce type d’armée qui attend des ordres pour aller tuer des gens. Une fois qu’un jeune Iroquois a appris certaines choses dans l’art de la guerre, son instructeur/mentor le renvoie à des occupations générales dans la société. Chaque Iroquois apprend aussi la Grande Loi de la Paix, Kaianerekowa, afin qu’il sache quand une violation se produit. Ceci est important parce que le chef de guerre et ses hommes ont pour responsabilité de s’assurer que Kaianerekowa est bien suivie, ce qui fait de chaque Iroquois un policier dont le devoir est d’arrêter tout crime commis contre la Grande Loi de la Paix. Il n’y a aucun besoin d’une force de police de métier onéreuse se tournant les pouces en attendant qu’un crime soit commis. De la même façon tout Iroquois est un pompier, pas besoin de brigade du feu.

Les Rotiyaner (chefs) décident de choses importantes en conseil (NdT: en suivant ce que le peuple désire, les décisions étant prise par consensus d’unanimité). Le Chef de Guerre et ses hommes (appelés la “Société des Guerriers” par les immigrants européens nous occupant) s’assurent que les décisions prisent en conseils sont appliquées. Les Mères de Clans et leurs conseils surveillent leurs chefs qu’elles ont nommées et s’assurent aussi qu’aucune violation de Kaiane’reko:wa ne se produise. Si des chefs et des mères de clans vont à l’encontre de Kaiane’reko:wa ou font des choses contraires à la loi de la grande paix, celle-ci prévoit que le peuple puisse les déposer, car le peuple contrôle depuis la base. Le pouvoir ne réside que dans le peuple, qui doit se battre et faire tant d’autres choses pour préserver l’intégrité de la nation (NdT: vue en tant que société organique à 100%). Les Chefs et les Mères de Clans viennent tous du peuple, sont des représentants du peuple et le peuple les a sous contrôle permanent (NdT: parfait exemple ici de ce que l’anthropologue politique Pierre Clastres appelait, la “société des chefs sans pouvoir, la société contre l’État”).

C’est la fonction et le devoir de la société des guerriers Mohawk que de défendre et de protéger le peuple de la nation Mohawk. A cause de la politique génocidaire d’assimilation au Canada, aux Etats-Unis et avec d’autres gouvernements européens sur le continent des Amériques, qui veut dire l’accélération de l’extinction de la race amérindienne, la Société des Guerriers possède l’option de proclamer au monde que les guerriers doivent résister par tous les moyens à tout mouvement ou moyen mis en œuvre pour effacer et détruire la nation Mohawk de la surface de la terre et qu’elle doit se tenir debout pour ses droits d’exister en tant que nation, droit qui est aussi garanti à toutes les nations du monde par les Nations-Unies.

La proposition de législation au Canada et au congrès des Etats-Unis qui transformerait les terres indiennes en municipalités et cantons sont des actes d’agression envers les Indiens. Comme cela signifie l’éradication de la race rouge, la destruction d’un peuple, d’une population disctints, ceci est aussi un acte de guerre envers nous. Au moment où cette législation sera mise en application, le gouvernement nous déclarera de facto la guerre, à nous les Indiens. Il s’ensuivra que les Indiens devront se battre. Ce n’est pas le bon moment pour les blancs de commencer une guerre avec les Indiens en Amérique. Les scientifiques blancs ont créé des monstres qui peuvent se retourner contre leur propre peuple. Il existe maintenant une condition qui montre qu’une poignée d’Indiens peut provoquer pas mal de chaos et de scènes de désolation d’un bout du continent à l’autre. L’homme blanc sur le contiennt possède une grande puissance de feu, mais en tant que chaîne un système n’est aussi fort que son plus faible maillon ; la chaîne de défense de l’homme blanc a des maillons faibles de puissance.

En des temps de paix et des moments d’inattention, le territoire Mohawk a été volé à la nation Mohawk. Ce manifeste inclut une carte géographique des terres Kanien:ke’haka / Mohawk au Canada et aux Etats-Unis. Ces territoires incluent des îles de la rivière St Laurent, dont l’île de Montréal. Nous, la Société des Guerriers Mohawk demandons que ces territoires soient restitués à la nation Mohawk. Notre droit, le droit aborigène sur la terre, est prévalent et un exemple du droit naturel connu de l’Homme. La nation Mohawk n’a absolument pas l’intention de s’éteindre, mais a au contraire décidé qu’il était temps de reprendre ce qui est notre et d’exercer nos droits d’avoir notre propre gouvernement (NdT issus de Kaianere:kowa et non pas d’une représentation provinciale et fédérale sous la forme de conseil de bandes élus sous la loi fédérale coloniale sur les Indiens ou Indian Act …) et société sur cette terre ancestrale et ceci sans interférence aucune avec quelque nation étrangère que ce soit ou quelque gouvernement que ce soit. Le peuple se doit de vivre sur et par la terre et la Grande Loi de la Paix de la Confédération Iroquoise, kaiane’re:kowa, la toute première constitution connue de l’humanité, devra continuer à être la constitution des terres Mohawk repossédées.

Le système économique coopératif, un système à la fois pratique et très viable, utilisé par nos ancêtres et étant particulièrement adapté aux Indiens (NdT: et à toute société traditionnelle fondée sur le droit naturel, comme l’étaient par exemple chez nous en Europe, la société celtique, cf les recherches de l’historien Alain Guillerm que nous avons en partie reproduites sur ce blog, ou les sociétés traditionnelles africaines…), devra être utilisé sur les territoires Mohawk restaurés. Nous cultiverons naturellement chaque lopin de terre arable, nous élèverons du bétail et préserveront de la sorte l’environnement. Nous avons besoin de terres pour cultiver du maïs, des pommes de terre et autres nourritures, des champs pour le foin et des pâturages pour les bêtes, des bois pour les matériaux de construction. D’autres nations d’Asie et d’Afrique ont regagné leurs terres et leurs droits. L’Allemagne, l’Italie et le Japon après avoir perdu la seconde guerre mondiale en 1945 et après avoir été conquis, ont retrouvé leur intégrité territoriale. Ces gens n’ont pas été mis dans des réserves comme nous autres Indiens. Ceci est d’une injustice flagrante ! Il est plus que temps pour les nations indiennes des Amériques de recevoir la même chose.

Le Canada et les Etats-Unis clâment haut et fort à qui veut les entendre qu’ils sont des pays civilisés et progressistes. Ils peuvent alors sûrement restaurer ces zones volées de cet énorme territoire à leurs propriétaires légaux, qui pourront aussi subvenir à une belle vie et non pas être tenues pour des nations captives, Aucune nation ne devrait pouvoir être si dépouillée qu’elle doit vivre dans des réserves sous la bottes d’autres nations étrangères. Maintenant que les Indiens ont la capacité non seulement de faire la paix, mais aussi de détruire la paix blanche coloniale, il est temps de forcer le Canada et les Etats-Unis à rendre leur dû et la justice aux véritables propriétaires de cette terre en restaurant, en restituant quelques uns des territoires volés. Dans le même temps, les gouvernements canadien et états-unien passent des lois pour forcer à l’extinction des Indiens au travers de lois assimilatrices. Ce massacre pseudo-légal est sans équivalent. Cette tyrannie est avancée à la vue et au sus de toutes et tous, le monde en est le témoin. Nous allons communiquer avec toutes les nations de cette planète ayant des ambassadeurs aux Nations-Unies en demandant d’avoir des relations diplomatiques avec les pays contactés, même si cela n’est que sur le papier dans un premier temps. Nous ferons du monde notre témoin de cette lutte victorieuse de la nation Mohawk pour regagner ses pleines attributions en tant que nation au sein du concert des nations.

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Petit manuel de “celui qui a la responsabilité de la paix”

 

Louis Hall (1992)

 

Note de Résistance 71: Il n’y a pas de mots en Iroquois, ni dans la vaste majorité des langues des nations autochtones d’Amérique du Nord pour dire “guerre” ou “guerrier”.

En langue iroquoise, ce que l’occident appelle un “guerrier” est appelé “Rotisken’rakéhte” ce qui peut se traduire littéralement par “celui qui porte le fardeau de la paix”.

Ceci a été écrit 2 ans après Oka !

La naissance d’un homme est un acte de la nature. La Nature a produit plusieurs races dans l’humanité. Elles ont toutes le droit de vivre. Personne n’a le droit de prendre la vie d’autrui, sauf en cas de légitime défense avérée. La Nature nous a même fourni avec l’instinct d’auto-préservation, d’auto-défense, ainsi la personne qui est née devra défendre et protéger la vie qui lui a été donnée.

Introduisons de la sorte la première loi naturelle: l’Auto-préservation. Si quelqu’un essaie de vous détruire, mettez-y un terme ! C’est votre devoir !…

Un individu a aussi une autre vie, une vie en société, dans sa nation. Sa nation en tant que groupe d’individus de culture identique a aussi le droit d’exister. Les membres d’une nation, d’un groupe sociétal partageant les mêmes valeurs, ont le devoir de protéger le groupe, la nation. Le monde est constitué de gens assemblés en nations. Tout le monde a le droit à une nationalité. L’humain est un animal social et a le droit naturel d’appartenir au même groupe constitué de sa société. Il est difficile d’imaginer quelqu’un ne faisant pas partie d’un tel ensemble, d’une nation. La vie sociétale, au sein de sa nation est aussi importante pour l’humain que sa vie naturelle. Ongwe’honweh a eu ce droit refusé, nié. L’homme blanc voulant que l’homme rouge rejoigne sa société dans ce qui est appelé: l’assimilation.

En plus d’avoir le droit d’exister, la nation a aussi le droit d’avoir un territoire où elle peut exercer la forme de gouvernement qui lui plaît, y avoir ses lois, ses coutumes et sa société. Aucune nation ne peut être si privée de tout qu’elle doive exister sur une “réserve”. Au moment où j’écris ceci le 24 Juillet 1979, seul Kanienkeh, qui fait partie de la nation traditionnelle Mohawk, pratique son droit de vivre sur un territoire. Toutes les autres nations n’existent que sur des “réserves”.

Ceci est assez lamentable. Il y a un remède à cela. La situation a été causée par des peuples venant d’Europe qui ont forcé les peuples Ongwe’honweh de vivre sur des réserves tandis qu’ils “développaient” le pays. Ce fut une grande erreur de nos ancêtres que de tomber dans le piège des promesses des Européens leur disant que vivre sur les réserves les libéreraient de tous soucis, de la peur, des problèmes et de la pauvreté et que la vie dans les réserves couleraient comme un doux rêve. Les peuples natifs des Amériques n’auraient jamais dû permettre que les Européens prennent pied sur la terre ancestrale. Mais ils l’ont fait et en ont payé le prix de leurs vies et de leur liberté. C’est maintenant au tour de la nouvelle génération de rattraper le temps perdu et de regagner la terre où ils pourront vivre de nouveau libres et en paix, loin du “père blanc”. Cela peut être accompli. Il y a des voies et des moyens. Beaucoup d’Ongwehonwe ont peur de lutter pour leurs droits. Ils ont été matraqués jusqu’au désespoir. Ils doivent réapprendre à se mettre debout et à lutter pour eux-mêmes et les prochaines sept générations. Il y a des voies et des moyens pour tourner le faible et le soumis en des gens résolus et courageux. Puis, il y a ceux qui peuvent lutter et sont prêts à mettre leur nation à la place à laquelle elle a droit au sein des nations de l’humanité. Ce sont les leaders du présent et du futur immédiat.

[…]

Nous devons parvenir à une vie meilleure ici sur cette terre et non pas dans l’au-delà, tandis que nous sommes encore en vie. Par exemple, pour gagner la terre d’Israël, le peuple juif a dû utiliser une stratégie difféfente que les dix commandements. Après plus de 30 siècles de prière à Yaveh, ils en ont eu marre de l’attendre et d’attendre qu’il fasse les choses pour eux. Ils ont changé leur style. Ils ont pris le taureau par les cornes et ont pris une décision. Ils se sont emparés d’un bout de terre pour eux-mêmes. Ils ont en cela copié la méthode de l’homme blanc européen volant la terre de l’homme rouge. Regardez le faible et l’humble peuple juif se transformer en tigre et tuer beaucoup d’Arabes pour établir Israël.

Ceci n’est pas la voie prescrite par les 10 commandements ; mais les 10 commandements sont une bonne idée. Cela a maintenu le cap pour le peuple juif durant des siècles.

Ce qui suit sont les 10 commandements du guerrier pour lesquels l’auteur n’est pas monté sur une montagne pour les recevoir d’un dieu, comme l’homme blanc dit que son ancêtre Moïse le fit, ils furent conçus dans les montagnes du territoire Mohawk de Kanienkeh, dans la nature sauvage et hurlante par des températures de -40oC. L’auteur n’a absolument aucune prétention de se dire prophète ni d’avoir été divinement inspiré, ni même que ces 10 commandements puissent mener à un quelconque paradis après la mort. Ils furent écrits pour résoudre les problèmes sur cette terre et pour découvrir les secrets de la paix et du bonheur dans cette vie terrestre. Certains Mohawks, orientés à penser comme leurs maîtres blancs, ne les accepteront pas.

Les dix commandements Mohawk

  1. Sois courageux et sans peur car il ne peut y avoir de paix sur terre pour celui qui vit dans la peur.
  2. Sois fort dans ce monde rude et cruel, seuls les forts pourront connaître la paix et le bonheur. Être faible c’est inviter l’agression, l’oppression, la tyrannie, la misère et la forfaitrie.
  3. Bas-toi pour tes droits car seuls ceux qui se battent pour eux peuvent parvenir aux droits humains et au respect. Il y a un bon et un mauvais chemin pour combattre. Propose toujours de combattre de manière intelligente car celui qui se bat intelligemment vaut mille hommes.
  4. Maintiens une forte indépendance nationale et ta souveraineté sous la Grande Loi de la Paix, Kaiane’reko:wah et adopte pour slogan: Paix, Rectitude et Pouvoir, car l’un est impossible sans les deux autres. Ne laisse aucun pouvoir abolir ta nation.
  5. Maintiens ta propre initiative nationale et ne laisse aucune autre nation contrôler ta destinée. Respecte la première loi de la Nature pour l’auto-préservation et stoppe tout traître cherchant à te détruire toi et ton peuple. Toute nation qui ignore ceci se condamne à l’extinction.
  6. Développe l’esprit de coopération de façon à ce que ta nation puisse se reposer entièrement sur ses propres efforts si besoin est. Devenir un état compétiteur c’est créer des tensions, de l’inimitié, de la panique, de l’agitation inutile, de la peur, de la haine, de le bigoterie, de la faiblesse et des divisions.
  7. Pense juste de façon à agir justement et avoir raison car seuls ceux qui ont la justice à cœur peuvent parvenir à la paix et au bonheur pour tous.
  8. Respecte les droits des autres ainsi tes propres droits pourront être respectés. Ces droits incluent celui de vivre et celui d’être libre, le droit à une nationalité, à un territoire, à un gouvernement quel qu’il soit, à des possessions, à la liberté de parole, de penser et de croire à ce que bon nous semble, le droit et la recherche de la paix et du bonheur.
  9. Aquiers la sagesse et la connaissance du monde car seule une compréhension entre les peuples éliminera les guerres. Qu’il y ait un cours spécial d’étude sur le sujet de créer un gouvernement moral et que le peuple soit entraîné à opérer cet outil de gouvernance très important afin d’assurer la paix et le bonheur de l’humanité. Qu’une étude particulière soit faite pour introduire un système économique valable et viable garantissant l’élimination de la pauvreté, de la misère et du désarroi.
  10. Acquiers des relations humaines avancées, la naissance humaine est un acte naturel et toute l’humanité est sujette de manière égale à la loi naturelle de la naissance et de la mort. Personne n’a le droit de diriger les autres. Ceux qui ont le plus de capacité n’ont que le droit d’aider ceux qui sont moins doués et peuvent le moins. Les leaders de gouvernements n’ont le droit que d’être la voix et la volonté du peuple avec lequel ils partagent les bienfaits de la Nature et connaissent la paix et le bonheur.

Note de Résistance 71: Nous voyons que Louis Hall invoque les principes de la loi naturelle et qu’en en énumérant certains, on se rend vite compte d’une similitude certaine avec les principes anarchistes… Quoi de plus… naturel, puisque la nature est elle-même a-narchiste, c’est à dire anti-autoritaire et fluide, par contraste avec le mode de société étatico-religio-capitaliste, qui nous a été imposé artificiellement pour permettre la survie de l’oligarchie en place.

Source:

http://www.louishall.com/books/warrior2.html

http://www.louishall.com/books/warrior3.html

7 Réponses to “Résistance politique au colonialisme occidental: Petit manifeste pour « ceux qui portent le fardeau de la paix »…”

  1. On sent la montée en puissance et perso je m’en réjouis. La Nation Mohawk se prépare à se libérer des chaînes imposées par l’Empire Zunien. Des mains sont tendus afin de se tenir à leur côté ; Pour ma part, j’ai bien l’intention d’en être. La mutualisation de nos efforts, de nos actes, de nos réflexions nous rendra service à tous pour initier un changement de paradigme. Merci à R71 de nous transmettre la pensée des MNN en temps réel.

    • oui sauf que là… les textes de Louis Hall datent des années 70 et de 1983… c’est toujours aussi pertinent, du reste Louis Hall fut celui qui « restructura » ce que le système colonial appelle la « Warrior Society » ou la « Société des Guerriers », terme qui n’existe pas en langue iroquoise ni dans bien des langues amérindiennes du reste.
      l’anthropologie a abusé dans ses comptes-rendus sur les « sociétés guerrières » qu’étaient soi-disant les nations primitives (originelles). Certes les conflits existaient mais les méthodes de résolution n’incluaient pas les guerres ouvertes exterminatrices dont seuls les États sont capables, du reste les seules civilisations qui employèrent une violence de conquête sur les autres nations natives environnantes furent les trois seules nations étatiques ou du mis à structure pyramidale pré-colombiennes à savoir: Incas, Aztèques et Mayas.
      Ce n’est pas un hasard du reste si l’anthropologie « oligarchique » régnante insiste toujours sur ces civilisations. Le but est de mettre en avant le fait que ces sociétés avaient la même structure que les nôtres grosso-modo et que cela est DONC universel… Ben tiens ! si facile hein ?😉

      • et même si c’était universel, ce n’est pas une raison pour que cela perdure

        • oui, c’est un peu l’aporie atteinte par Clastres… vraiment dommage qu’il soit mort si jeune, il avait encore un sacré boulot à faire, il était sur une voie inédite. Peu on repris ses travaux en tout cas pas pour finir là où il s’était arrêter en chemin. La dernière phase de sa (courte) vie fut consacré à la « guerre » dans les sociétés primitives (originelles). Passionnant en frustrant à la fois…
          Une des questions demeure aussi: peut-on renverser la vapeur ? Une fois la société politiquement divisée et l’avènement de l’État achevé, la société peut-elle revenir en arrière ? L’Anthropologie en général dit que non, l’anarchisme dit et prouve que oui…😉

        • je crois que oui – c’est une certitude – seulement 20% c’est possible et tout changerait – sans violence – j’aimerais bien en voir les prémices avant de quitter ce monde –

  2. OUI – merci , très intéressant ce texte –

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