Nouvel Ordre Mondial: La vague de migration forcée par l’occident est une phase de l' »Ordo ab Chao » du N.O.M

N’oublions pas non plus que cette vague massive de migrants provient à la source des crimes et du chaos menés délibérément par l’occident au Moyen-Orient. Cette vague de misère humaine est, elle aussi, voulue et sciemment perpétrée par tous les criminels qui nous « gouvernent ». Le slogan du N.O.M est « Ordo ab Chao », ils l’appliquent à la lettre depuis un bon moment déjà…

— Résistance 71 —

 

Notre humanité perdue ?

 

Robert Fisk

 

1er Septembre 2015

 

url de l’article en français:

http://francophone.sahartv.ir/infos/commentaire-i2897-notre_humanité_perdue_par_robert_fisk

 

Des barbelés, le long de la frontière hongroise. Des barbelés, à Calais. Avons-nous perdu ce que nous, Européens, avions appris de la Seconde Guerre mondiale : la compassion ?

La Grande Muraille de Chine, les murs de Rome et dans chaque ville du Moyen-âge, la ligne Siegfried, la Ligne Maginot, le Mur de l’Atlantique… Les nations – empires, dictatures, démocraties – ont exploité toutes les chaînes naturelles de montagnes et de fleuves, pour stopper les armées étrangères. Et maintenant, nous, les Européens, traitons tous ces malheureux et innocents, venus de Syrie et d’Irak, d’Afghanistan et d’Éthiopie, comme s’ils étaient des envahisseurs étrangers déterminés à piller et liquider notre souveraineté, notre Heimat, notre terre si verte et si douce. Des barbelés, le long de la frontière hongroise. Des barbelés, à Calais. Avons-nous perdu ce que nous, Européens, avions appris de la Seconde Guerre mondiale : la compassion ?Depuis que notre dernier cliché est de dire au monde que la «crise» des réfugiés est la plus grande, depuis la Seconde Guerre mondiale, je me suis souvenu de la façon dont Winston Churchill parlait des colonnes de réfugiés allemands fuyant à travers les neiges de l’Europe de l’Est, en 1945, devant l’avance vengeresse des armées soviétiques. Ceux-ci, rappelez-vous, étaient les civils du Troisième Reich – ceux qui avaient amené Hitler au pouvoir, qui s’étaient réjoui des génocides barbares et des victoires militaires de l’Allemagne nazie sur des nations pacifiques. Ils étaient le peuple d’une nation coupable, ramenée à l’année zéro.

Cela faisait des années que j’avais lu la lettre que Churchill écrivit à sa femme, Clémentine, alors qu’il était sur le chemin de la conférence de Yalta, en février 1945. Mais je l’ai relue, ce week-end, et voici le passage le plus important : «Je suis libre de vous avouer que mon cœur est attristé par les récits de masses de femmes et d’enfants allemands, fuyant partout le long des routes, en colonnes longues de 40 milles vers l’Ouest, devant la progression des armées. Je suis convaincu que, clairement, ils le méritent, mais cela ne les met pas à l’écart de nos yeux. La misère du monde entier me consterne et je crains de plus en plus que de nouvelles guerres ne découlent de celles que nous concluons avec succès aujourd’hui». Churchill aurait appelé son sentiment «magnanimité». C’était la compassion. Incroyablement, c’est l’Allemagne – la nation d’où des dizaines de milliers de réfugiés se sont enfuis, avant la Seconde Guerre mondiale, et dont les armées en ont fait fuir des millions d’autres, après le début du conflit – qui est maintenant la destination de choix, pour les centaines de milliers de personnes en errance, à travers l’Europe. La générosité de l’Allemagne brille comme un phare, à côté de la réponse du Premier ministre Dave, [PR Dave] et ses copains. N’a-t-il jamais lu notre Premier ministre Churchill ? Ou a-t-il trop lu Tennyson, [poète de l’époque victorienne] ? Il aime à citer une ligne extraite de Ulysse de Tennyson – «Lutter, chercher, trouver et ne pas céder» – qui a été inscrite sur le mur du village des athlètes, aux Jeux Olympiques de Londres, en 2012. Mais a-t-il, aussi, je me demande, profité du sonnet préféré de Tennyson, Monténégro, dans lequel notre cher poète victorien se réjouit des «guerriers [monténégrins], repoussant l’essaim de l’Islam turc …» ? Un bon mot, «essaim».

Il y a plus de 30 ans, à Jérusalem, je rencontrai un prince du journalisme, James Cameron. Il avait défendu mes reportages sur l’Irlande du Nord – et ainsi, bien sûr, il était un de mes héros – mais lui, comme Churchill, était un homme de grande compassion. Je pensais à lui, il y a peu de temps, quand je me plaignais d’un groupe de jeunes réfugiés syriens et accrocheurs, qui me suivaient dans une rue de Beyrouth. Il y a près de 40 ans Cameron parlait, pour la BBC, d’un autre flot de réfugiés cherchant le salut sur des embarcations de fortune. «C’était une tournure journalistique malhonnête que de nommer les réfugiés vietnamiens «boat people», écrivait-il, dans son article, «qui a un son presque confortable, comme [s’il s’agissait] de gens sur une croisière de vacances. Ce sont de réfugiés … des fugitifs, des évadés, des victimes. Ils sont perdus et seuls … Les réfugiés juifs, les réfugiés arabes, les réfugiés allemands, les réfugiés indiens, les réfugiés pakistanais, les réfugiés russes, les réfugiés du Bangladesh, les réfugiés coréens». Cameron nous rappelait les Huguenots du 17e siècle, qui avaient fui vers la Grande-Bretagne, les Juifs persécutés, qui avaient fui l’Europe de l’Est, pour aller en Amérique, dans les années 1900. Et puis vint le moment où Cameron s’est rapproché des propos de «PR Dave». «En ces jours, le monde était un endroit assez vide ; il y avait de la place presque partout, pour l’étranger sans-abri. Chaque endroit où un étranger pouvait souhaiter trouver refuge est, maintenant, surpeuplé, et, déjà, avec des problèmes, pour lui-même». Et certains réfugiés «sont ingrats, certains veulent sauver leur peau, certains sont sur un train en marche. Mais je dois, encore, maintenant, trouver un bébé de réfugié, qui a quitté sa maison, pour une autre raison que parce qu’il y était obligé». Il n’y a pas «d’Ordre divin», a affirmé Cameron, «qui impose que vous devez rester là où vous êtes né». […] Une ironie très particulière de notre tragédie moderne est qu’un navire de la marine irlandaise a sauvé la vie de milliers de réfugiés naufragés, à quelques miles de la côte libyenne.

Il y a un siècle et demi, la famine et l’exode irlandais qui a suivi, déposait ses réfugiés, sur la côte du Canada. Des bateaux, remplis d’hommes, de femmes et d’enfants mourants ou morts du typhus, reçus avec compassion – mais aussi, avec la peur que leur maladie mortelle n’aille contaminer les habitants des côtes canadiennes. Il revint à Pol Ó Muirí, l’éditeur du journal de langue irlandaise, « The Irish Times », dont le père était un migrant travaillant dans le bâtiment, en Grande-Bretagne, de souligner, la semaine dernière, combien d’Irlandais ont aidé à la construction du tunnel sous la Manche – et la façon dont aujourd’hui «les migrants sont de l’autre côté, en essayant de passer à travers». Oui, «quelque chose doit être fait», pour les réfugiés, conclut Ó Muirí. Et d’ajouter : «Le tout est un peu effrayant, non ? Tous ces gens se jetant sur les clôtures, à l’entrée du tunnel, que ceux de Donegal ont aidé à construire … C’est lorsque la caméra est revenue vers l’arrière, pour nous montrer ces hommes debout et nous regardant avec toute la dignité qu’ils pouvaient rassembler, que je réalisai, soudain, que je voyais … mon père, en Angleterre … Voyez-vous, vous aussi, votre famille dans leurs visages ? Regardez un peu plus près. N’ayez pas peur». Comme ils le disent, nécessité fait loi. Mais la compassion, non…

7 Réponses to “Nouvel Ordre Mondial: La vague de migration forcée par l’occident est une phase de l' »Ordo ab Chao » du N.O.M”

  1. Cette spectaculaire compassion (et bien mise en scène) des allemands pour ceux qui vont avantageusement remplacer les enfants qu’ils ne font plus devrait s’accompagner d’autant de compassion pour les grecs qui, eux, veulent rester chez eux.
    Quand à ces pauvres gens, c’est infiniment triste de penser que ce sont deux français (enfin, si peu…) qui les ont mis dans cette galère en participant activement au saccage de leur pays.
    Je note que F Hollande avait oublié d’appliquer un dernier point du programme de Sarko, la TVA sociale, et qu’il le regrette aujourd’hui.
    Dans le genre empaffé, on ne fait pas mieux.
    On n’en attendait rien, alors on n’est pas trop déçus…

  2. +1 Doctorix,
    la mirifique et soudaine compassion allemande qui succède à l’écrasement méprisant et dégueulasse des grecs chlingue un max.
    Par ailleurs, il serait bon de connaitre les sources de financement de cette traite de réfugiés. Comment obtiennent-ils les ronds ? Là aussi ça pue…

  3. Les États-Unis financeraient le trafic des migrants

    Source: http://www.info-direkt.at/insider-die-usa-bezahlen-die-schlepper-nach-europa/

    une note de l’Österreichischen Abwehramts (Service de renseignement militaire autrichien)
    En effet , et de plus en plus les guerres se jouent et se gagnent en travaillant les opinions . S’appuyer sur des réflexes de justice , de compassion , de « démocratie » pour créer l’émotion qui emportera la partie .
    On ne peut s’empêcher de relier ce mécanisme, à celui des migrants. A plusieurs reprises, nous avons fait remarquer, dans ce blog, que le phénomène migratoire actuel n’était pas cohérent. Récemment, le magazine Info Direkt citant une note de l’Österreichischen Abwehramts (Service de renseignement militaire autrichien) affirmait que les États-Unis financeraient le trafic des migrants de la Libye vers l’Union Européenne. Qu’ils viennent de Libye ou des camps de réfugiés syriens, ils n’ont pas décidé de partir pour l’Europe, du jour au lendemain, après 4 années de guerre. Il aura fallu que quelqu’un déclenche tout ça et y mette les moyens. Ce quelqu’un serait donc les Etats-Unis.
    Pour partir en masse, y compris avec leurs enfants en bas âge, il a fallu que quelqu’un leur ait mis de l’espoir plein la tête, minimisant ou occultant les dangers, à moins que ce ne soit sous la menace de quelque chose de plus terrifiant encore que la guerre qu’ils vivent au quotidien. Dans tous les cas, les voilà partis pour une vie meilleure, qui se transforme très vite en cauchemar. S’ils ne se noient pas en cours de route, ils débarquent sur des côtes inhospitalières où ils ne sont ni attendus, ni désirés.
    C’est là que nos émotions sont sollicitées. Le drame des noyades d’abord. Il suffit de se les imaginer, ou de voir les corps complaisamment montrés par la presse, pour se révolter. Les voir rejetés d’un pays à l’autre, ou parqués dans des camps de fortune, est tout aussi insupportable. En faisant appel à l’émotionnel qui est en chacun de nous, toute réflexion sur la situation globale devient impossible. Il n’y a que, d’un côté, ceux qui éprouvent de la sympathie pour ces pauvres malheureux, et de l’autre, ceux pour qui il n’est pas question de recevoir chez eux ces envahisseurs va-nu-pieds.
    Mais maintenant ils sont là, et arriveront plus nombreux. Plutôt que de se laisser enfermer dans ce choix émotionnel binaire, pourquoi ne pas tenter de chercher à saisir les desseins de ceux qui, dans cette affaire, manipulent tout le monde, nous comme les migrants. A défaut de pouvoir prédire l’avenir, il est cependant nécessaire de prendre conscience que si, comme l’affirme le magazine Info Direkt, les Etats-Unis sont à la base de cette migration, ce n’est certainement pas pour rien.

    • c’est évident qu’ils le sont, l’info sortira sous peu, attendons… tout cela est organisé, orchestré dans un but de chaos, pour:
      1- détruire la souveraineté des nations, le peu qu’il en reste en tout cas et…
      2- mettre les peuples à genoux pour qu’ils implorent qu’on les sauve de la « barbarie migrante », comment ? avec une gouvernance, régulation mondiale… la grille de contrôle se refermera sur des peuples « soulagés »…
      Nous lutterons pour que cela ne se produise pas, cela ne se produira peut-être pas, mais c’est le but de l’oligarchie, clair et net…

    • B, vous avez tout à fait raison.
      Les passeurs demandent des milliers d’euros pour prendre en charge, si l’on peut dire, chacun de ces migrants.
      Vu leur état de misère, il faut bien que quelqu’un finance.
      Arabie, Qatar, USA sont tout désignés, il me semble.
      Ça ne leur coûte pas plus cher que les mercenaires qui ont foutu le bordel en Ukraine, et c’est tout aussi efficace.

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