La société contre l’État: Loi sur le renseignement un pas de plus vers le goulag…

Loi sur le renseignement : quoi de neuf ?

 

Groupe Salvador Segui, FA

 

26 juin 2015

 

url de l’article original:

http://salvador-segui.blogspot.com/2015/06/loi-sur-le-renseignement-quoi-de-neuf.html

 

Le pouvoir actuel, socialiste, met en place une nouvelle loi de surveillance. Devons-nous être étonnés de cette initiative ? Est-ce réellement une surprise que de voir ce pouvoir de « gauche » mettre en place des outils sécuritaires et liberticides dans ce qu’ils appellent une démocratie républicaine ? Qu’ils soient de droite ou de gauche, les gouvernements successifs n’ont cessé de promulguer des lois visant à surveiller, collecter, ficher, maîtriser, punir, emprisonner, au nom de la sacro-sainte sécurité. Mais la course à la sécurité dans un monde de plus en plus précaire cache mal les volontés d’asservissement du peuple. Faute d’assurer une sécurité réelle à chacun, les puissants assurent leur propre avenir.

Ainsi, depuis les années 1980 notamment, en matière de sécurité, comme en matière économique et sociale, les différents partis politiques travaillent les détails et la forme afin de masquer leur appartenance et adhésion commune au système capitaliste totalitaire marchand. Ce qu’ils appellent encore la social-démocratie ne ressemble qu’à une parodie tant les inégalités sociales, les injustices, et la mainmise de l’oligarchie sur les structures politiques empêchent l’application des droits fondamentaux de chaque individu. Il n’est pas d’égalité sans liberté et aujourd’hui, par cette énième loi, les libertés sont un peu plus rognées.

Pour faire accepter ces lois scélérates, le pouvoir fait tout naturellement appel aux plus bas instincts et profite de contextes adéquats afin de faire passer les lourdes pilules qu’ils préparent minutieusement.

Ainsi dès 1986, sous l’ère Mitterrand, une première législation spécifique au terrorisme voit le jour. À l’époque déjà on s’attache à lutter contre le mode d’action qu’est le terrorisme, plutôt que de se demander quelles sont les sources et les causes de ces actions. Sans excuser ou justifier l’acte de l’attentat, l’impérialisme, le néocolonialisme, et le néolibéralisme comme apogée du capitalisme doivent être interrogés.

Au milieu des années 1990, Pasqua additionne les mesures sécuritaires et liberticides. La vidéo-surveillance devient un outil privilégié et les préfets voient leur pouvoir s’agrandir avec notamment la possibilité d’interdire des manifestations dans le cas de crainte « de troubles graves à l’ordre public ». Déjà, les mouvements sociaux sont visés !

En 1996 est introduite la notion de délit d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste avec une définition très large permettant d’inquiéter à peu près n’importe qui, là non plus rien de nouveau donc. La loi habilite également les autorités à prendre des mesures préventives s’ils soupçonnent la future commission d’un crime.

En 2001, le gouvernement Jospin accouche de la loi sur la sécurité quotidienne quelques semaines après les attentats du 11 septembre. Déjà les données de communication sont convoitées par le pouvoir. Certaines mesures de cette loi sont annoncées comme temporaires, mais, en 2003, le fameux Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, entérinera ces mesures dans la loi de sécurité intérieure, qui permet, pêle-mêle, l’extension des contrôles d’identité et des fouilles des voitures ; l’extension des fichiers de police et du fichier national des empreintes génétiques ; la légalisation de la consultation de ces fichiers lors d’enquêtes administratives ; la création du délit de racolage passif ; la répression de la mendicité et du bruit dans les halls d’immeuble. Plus de sécurité, vous avez dit ?

En 2001 toujours, le fichier Stic, pour système de traitement des infractions constatées, est officiellement reconnu, alors qu’il fonctionne déjà depuis plusieurs années. On reconnaît ici la supercherie qui consiste à approuver et légitimer des outils utilisés de manière illégale par les services de police. Encore une fois, rien de neuf, nous étions prévenus.

En 2002 et 2004, ce sont les lois Perben qui modifient les modalités de la garde à vue, vous imaginez dans quel sens, autorisent les flics à poser des dispositifs d’écoute dans les véhicules et les domiciles, légalisent les missions d’infiltration, et le mandat de recherche, qui permet d’arrêter quelqu’un et de le mettre en garde à vue, s’il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu’elle a commis ou tenté de commettre un crime ou un délit. Déjà, on était dans l’à peu près et déjà des magistrats avaient manifesté, en vain.

En 2006, la loi relative à la lutte contre le terrorisme généralise l’utilisation de la vidéosurveillance.

La loi relative à la prévention de la délinquance de 2007 durcit les sanctions contre les mineurs dès 10 ans. De nouvelles infractions d’embuscade et de guet-apens contre les policiers sont créées par la même occasion. Doit-on y voir un lien ?

En 2010, la loi relative au renforcement de la lutte contre les violences de groupes  et la protection des personnes chargées d’une mission de service public instituent la création du délit de participation à une bande violente, et les peines encourues sont supérieures pour une personne dissimulant volontairement son  visage.

Ces lois censées assurer la sécurité des individus contre la délinquance, le banditisme, le terrorisme sont d’une part inefficace et d’autre part servent, comme un filet de la NSA, à ratisser large, à offrir des outils de surveillance et de maîtrise de la population. Il s’agit surtout de combattre les déviants, l’ennemi intérieur par la mise en œuvre d’outils de répression toujours plus injustes.

Dans un jeu de dupe à l’Assemblée, les oppositions du moment se placent à tant que défenseur des libertés, mais dans cette mascarade législative, le système répressif et la surveillance généralisée avancent, se mettent en place irrémédiablement, et les uns après les autres, les partis politiques apportent leur contribution à l’édifice immonde.

Cette loi est donc la suite logique d’un processus que nous dénonçons et contre lequel nous nous mobilisons depuis des décennies. Aussi dangereuse soit-elle, cette nouvelle loi n’est qu’une étape supplémentaire dans un parcours déjà bien engagé par les gouvernements successifs qu’ils soient issus du RPR, de l’UMP, du PS, ou qu’ils accueillent des écologistes ou des communistes. Et comment voir des alliés potentiels au travers de ceux qui sont les complices ? Est-ce qu’une manifestation du type « 11 janvier », rassemblant un panel abject de puissants, sans une quelconque cohérence politique, si ce n’est un goût prononcé pour la récupération, pourra constituer une force capable d’inverser le sens de l’histoire? La liberté d’expression est-elle menacée par deux mecs avec des flingues ou par des lois de la sorte?

Nous pouvons espérer que la résistance à cette nouvelle loi constitue une rupture dans l’accompagnement et l’acception des lois liberticides et des politiques gouvernementales, mais cela réclamerait une véritable prise de conscience et une remise en cause des postures, du clientélisme adoptée par certains partis, syndicats, et certaines associations ou ONG. Comme les oppositions factices de l’Assemblée nationale, les opposants politiques se fourvoient dans des compromis pourtant inacceptables et dénués de perspectives réellement progressistes. Les contre-pouvoirs, en premier lieu la justice et les médias, restent chevillés à l’oligarchie à laquelle ils appartiennent. Ainsi, si rupture il y a, elle naîtra uniquement de véritables luttes et combats des opprimés contre les oppresseurs, des exploités contre les exploiteurs, des surveillés contre les surveillants. Une lutte concrète de la base est nécessaire, constituée de fronts communs, une lutte émancipée des partis, des centrales syndicales compromises, une lutte de classe, une lutte autogestionnaire, une lutte qui ne revendique pas mais qui applique. C’est uniquement dans ces perspectives que cette journée peut prendre sens.

Il s’agit pour le pouvoir de punir et de condamner le déviant, l’adversaire politique. Et nous attendons la prochaine vague de lois dégueulasses, pléonasme ! Elles pourraient bien nous venir du Sénat, qui a sorti, il y a quelques semaines, son rapport issu de la Commission d’enquête sur l’organisation et les moyens de la lutte contre les réseaux djihadistes en France et en Europe. En effet, nos chers sénateurs souhaitent « prévenir la radicalisation et adapter la réponse répressive » en mettant « en place des actions obligatoires de formation à la détection de la radicalisation, à destination des acteurs de terrain (personnels enseignants, conseillers d’éducation, personnels de l’aide sociale à l’enfance, éducateurs sportifs, assistants sociaux, personnels pénitentiaires, etc.) » avec la création d’une « grille d’indicateurs listant les comportements susceptibles de signaler l’engagement dans un processus de radicalisation ». Autrement dit un dépistage dès l’enfance de la radicalisation. Ici encore, le phénomène de radicalisation pourra s’adapter à l’ennemi du moment, dissidents politiques en tête. Le rapport associe également radicalisation et troubles psychologiques ; comme dans les États totalitaires du XXe siècle, la psychiatrique serait utilisée afin de faire taire les opposants politiques.

Ce rapport est très instructif sur les ambitions futures du pouvoir. En tant qu’anarchistes, nous sommes les déviants, nous sommes les adversaires politiques des partis au pouvoir, nous sommes les adversaires du pouvoir et de ceux qui souhaitent le conquérir. Nous sommes les inadaptés, les récalcitrants, ainsi nous avons combattu les lois scélérates et nous les combattrons encore.

Il n’existe pas d’égalité et de liberté sous le joug d’un pouvoir, quel qu’il soit. Le pouvoir n’est pas à prendre ou à conquérir, il est à détruire ! Donnons un véritable sens à nos mobilisations et créons immédiatement les rapports de force nécessaires au renversement des lois scélérates et de ceux qui les soutiennent.

8 Réponses to “La société contre l’État: Loi sur le renseignement un pas de plus vers le goulag…”

  1. JBL1960 Says:

    Le 1er paragraphe et le dernier de cette analyse disent tout.
    Chaque jour, on constate que cette analyse colle parfaitement à l’actualité et même parfois la devance- t-elle un peu à la Minority Report. Y sont quand même tout prêt de réussir leur coup ; aka la Grèce, l’Ukraine, la Macédoine…
    Je suis pas trop en état de bien étayer mon propos car il est 10 heures et y fait déjà trop chaud. J’vais rien faire aujourd’hui à part me tenir à l’ombre…

  2. JBL1960 Says:

    La lecture de cet article sur le saker francophone m’oblige à remuer tant il nous permet de comprendre que les zunies suivent un Plan et qu’ils ne reculeront devant rien pour le mettre à exécution ; http://lesakerfrancophone.net/luss-liberty-et-loperation-cyanide/
    Ce plan démarre pour moi avec la doctrine chrétienne de la découverte et ce texte mentionne ce présupposé. J’suis trop molle, pour aligner un bon résonnement aussi A+

  3. michel Says:

    Ah mais on est toujours en guerre entre Païens et Judaïsme, ou Ouroboros et étoile de David. L’Ouroboros est le mythe de l’Âge d’Or et alchimique de l’éternelle Retour, et l’étoile de David le mythe de « la fin des temps » ou lendemains qui chantent. Deux Magies duelles s’affrontent depuis la « nuit des temps » : Soleil et Lune ; Quart et Quinte, etc.

    « Qui plie les hommes par le rite et les rompt par la musique, qui les protège par la bonté et les relie par la justice, celui-là corrompt leur nature originelle… Comment la bonté et la justice censés unir les hommes comme la colle à la laque, la corde et le cordeau, pourraient-elles avoir quelque influence sur le monde régi par le Tao et la Vertu ? Elles ne provoquent que des égarements ». (Tchouang-tseu, chapitre : Pieds Palmés).

    Comme déjà écrit dans un autre commentaire, le système ou thème étoile de David s’oppose systématique au retour aux sources, à la Tradition. Ainsi le ou la « dévergondé » (le « brigand » pour les républicains de 1789, le « terroriste » pour ces mêmes républicains de David) ne respect en effet point les lois humains des Moïse et Cie, surtout celles édictées par une soi-disant « morale », une soi-disant religion, ou un soi-disant « bon sens » relatif aux réalités apparentes, c’est-à-dire au seul visible et sensible terrestre, et évidemment à court terme.

    Un certain Jacob Franck, messie auto-proclamé, écrivait :
    « La religion n’a pas été donné aux sages et à l’homme instruit, mais à moi, un ignorant, car le sage élève son regard vers le ciel où il n’y a rien à voir, alors que je regarde vers la terre et voit ce que Dieu a fait. Je suis venu abolir toutes les lois et les religions et apporter la vie au monde. Ne croyez pas que seul les Juifs peuvent être sauvés, à Dieu ne plaise, tout le genre humain doit l’être. pour monter bien haut il faut d’abord descendre bien bas.
    Je ne suis pas venu pour élever, je suis venu pour tout détruire et rabaisser toute chose jusqu’à ce que tout soit engloutit si profond qu’il ne puisse descendre plus. La route de l’abime est terrifiante ».

    Nous sommes en guerre de RELIGIONS. La laïcité ça n’existe pas, sauf dans la géométrie mentale d’une certaine judéo-maçonnerie spéculative.

    • « Si dieu est, l’Homme est esclave ; or l’Homme peut, doit être libre, donc dieu n’existe pas. Je défie qui que ce soit de sortir de ce cercle et maintenant qu’on choisisse. »

      « Toutes les religions sont cruelles, toutes sont fondées sur le sang, car toutes reposent principalement sur l’idée du sacrifice, c’est à dire sur l’immolation perpétuelle de l’humanité à l’inextinguible vengeance de la divinité. Dans ce sanglant mystère, l’Homme est toujours la victime et le prêtre, homme aussi mais homme privilégié est le divin bourreau.. »

      ~ Michel Bakounine ~

      • michel Says:

        Mais ce n’est que l’opinion de M. Bakounine ; qu’il se la garde ! L’humain ne peut être esclave que de la dualité sujet-objet, donc de son corps ou mental ou ‘je’. Évidemment que les religions sont cruelles, mais pas d’extrémisme ! Elles peuvent aider, quoi qu’on puisse en dire et quoi que puise en dire certains ismes. On ne peut pas pratiquer comme ça une tabula rasa façon 1789 et 1917 sur le passé, les Saints, les Sages, les mystiques, etc, continuent d’exister. L’être humain est un Homo Religiosus, même Monsieur Bakounine ! Se prétendre « libre » ici-bas est de l’ignorance, donc ça peu s’arranger ! Ce ne sont pas les religions qui emprisonnent, mais l’IGNORANCE.
        Voici ce qu’écrivait un maître chan du 12è siècle : « Le bien et le mal viennent de votre propre esprit. Mais qu’appelez-vous votre esprit, en dehors de vos actes et de vos pensées ? Et d’où vient votre esprit ? Si vraiment vous savez d’où vient votre esprit, une infinité d’obstacles créés par vos propres actes disparaîtront aussitôt. Ensuite, toutes sortes de possibilités s’offriront à vous, sans même que vous les cherchiez ».
        C’est cela la Vraie Liberté : le Vide de celui qui ne pense pas à sa Vacuité. Le Vide qui EST.

        • Il y a une énorme différence entre le Ch’an (Zen), taoïsme et l’obscurantisme forcené des religions monothéistes. La première est simple: ce ne sont pas des religions, mais des modes de vie ancrés dans le sprirituel non déiste… très, très grande nuance.
          Le judaïsme, le christianisme et l’islam (dans l’ordre chronologique) sont des réductions de l’Homme à la soumission et à la violence pseudo-divine. Rien dans l’histoire de l’humanité n’a plus tué que le pathétique « nom de dieu ».
          Assez de ces fadaises ! L’Homme peut-il être libre sur terre ? Bien sûr, s’il se libère des jougs esclavagistes religieux et étatique, armes de contrôle et à terme de destruction massive… comme l’histoire est encore en train de nous le prouver aujourd’hui !

  4. Régimes politiques, religions, philosophisme, sciences, tous les « ismes », tous vendent leur « libération ».

    • C’est là où est l’erreur.. Ils ne vendent pas leur forme de « libération » mais de mise en esclavage. Pourquoi depuis plusieurs années mettons-nous une emphase particulière sur la compréhension de la culture et des mode de gouvernance amérindiennes ? Parce que ces gens « sont », il n’y a pas d’ « ~isme » comme vous le dites à juste titre. Ils vivent de manière ancestrale en suivant la loi naturelle. Les peuples celtes d’Europe (bien avant les Gaulois), vivaient de manière similaire, toutes les sociétés traditionnelles africaines (à de rares exception près) vivaient et vivraient encore si on supprimait l’étatisme forcé sur leurs sociétés, de manière naturelle et libre. Il y a un tronc commun d’organisation sociale humaine qui ne passe pas par la division politique de la société. Les anthropologies structuraliste et marxiste se sont trompées. Il faut retourner en nous-même et retrouver l’essence même de la vie sociale et de la liberté. Il n’y a rien à inventer, juste à balayer la fange qui enterre le naturel. La division politique fonctionne par l’alliance de toujours entre le prêtre, le juge et le guerrier le plus fort (général) qui crée la caste minoritaire des dominants imposant ses diktats aux dominés. La création et la codification de l’inégalité crée les chaînes de l’esclavage du peule
      La liberté réside en l’élimination de la cause de l’asservissement: la division politique de la société qui intervient AVANT la division économique (cf Pierre Clastres).
      Toute religion ne fait que renforcer a`dessein la division et la suprématie de la caste des privilégiés, de même pour l’étatisme (religieux ou séculier).
      L’humain est grégaire et naturellement coopérateur et entrepreneur sur la base du partage et de l’égalité. Des millénaires d’histoire balayés sous le tapis le prouvent, alors le but n’est pas de retourner en arrière, mais de retrouver l’essence sociale véritable et de l’appliquer, l’adapter à notre monde moderne sans divisions politiques et économiques, c’est à dire en opérant un retour à la société égalitaire au pouvoir dilué dans ses membres décideurs.
      Notre choix de présenter la Confédération Iroquoise est ciblé. Elle correspond dans sa gouvernance traditionnelle à ce que l’humanité est dans sa nature profonde. Si nous ne sommes bien évidemment pas tous des Iroquois (qui ont leur propres problèmes induits depuis l’invasion chrétienne…), nous sommes tous humains et il est grand temps de redécouvrir notre véritable nature égalitaire et coopérative.
      Nous y parviendrons, c’est une évidence, mais à quel prix ? Là est la grave question !

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