Pays du goulag levant (ex-USA): Démonter le mythe de l' »exceptionnalisme américain »…

“Le mode de vie américain n’est pas négociable.”
~ George W. Bush ~

“Le ravivement des religions va main dans la main avec le ravivement du commerce des esclaves… L’esclavagiste donne son argent souillé de sang pour soutenir l’église et l’église en retour couvre son commerce infernal du voile de la chrétienté. Ici nous avons l’alliance de la religion et du voleur, des diables déguisés en anges, avec l’enfer se présentant comme le paradis. ”
~ Frederick Douglass ~

 

L’exceptionnalisme américain dans le nouvel âge des guildes

 

Paul Street

 

12 Avril 2015

 

url de l’article original:

http://www.counterpunch.org/2015/04/10/reflections-on-american-exceptionalism/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

L’an dernier, le président Obama a déclaré qu’il “croyait dans l’exceptionnalisme américain de chaque fibre de son être”. Ceci ne fut ni une surprise ni quelque chose d’étonnant à entendre. Dans la culture politique américaine, la foi dans “l’exceptionnalisme américain” est une obligation doctrinaire pour tout top politicien, législateur ou autre personne apartenant à l’”élite”. Pour ces personnes et bien d’autres, démontrer son allégence à “l’exceptionnalisme américain” n’est pas plus controversif que de se lever pour l’hymne national ou pour le commandant en chef des forces américaines de dire “que dieu bénisse les Etats-Unis” à la fin de chaque discours important.

(Pour clarifier un peu, l’expression correcte devrait-être “l’exceptionnalisme des Etats-Unis”, car l’expression consacrée “l’exceptionnalisme américain” réfère aux Etats-Unis et non pas à “l’Amérique”, qui techniquement inclut le Canada, l’Amérique Centrale, les îles des Caraïbes et l’Amérique du Sud…)

“Les Etats-Unis sont bons”

Mais qu’est-ce que cette expression dénote vraiment ? Sa signification dépend, je le suppose, de l’identité et des valeurs de son utilisateur et du contexte dans lequel elle est utilisée, entre autres. Pour moi, observant l’utilisation habituelle de l’expression par les personnalités du monde de la politique et des médias états-uniennes et par quelques intellectuels, la phrase possède deux significations de base et inter-reliées lorsqu’elle est employée par ces “leaders” d’opinion. La première connotation implique que les Etats-Unis sont uniques dans l’histoire mondiale des grandes puissances par la nature fondamentalement bienfaisante, démocratique, humanitaire et non impérialiste, voire même anti-impérialiste de sa politique extérieure et de ses actions à l’étranger.

“Les Etats-Unis sont bons”, expliquait la ministre des affaires étrangères de Bill Clinton Madeleine Albright en 1999. “Nous essayons de faire au mieux partout.” Trois ans auparavant, Clinton expliquait que les Etats-Unis étaient “la plus grande force de paix et de liberté au monde pour la démocratie et la sécurité ainsi que pour la prospérité.” Ceci constituait de bien curieuses réflexions parmi (entre autres) les sanctions économiques appliquées qui ont tuées comme Albright l’avait reconnu sur une chaîne de télévision nationale en 1996, plus de 500 000 enfants irakiens dans les années 1990 (Albright ayant même ajouté qu’elle “pensait vraiment que ces morts étaient un prix qui valait la peine d’être payé” pour faire avancer les objectifs si nobles de la politique étrangère des Etats-Unis).

En décembre 2009, Obama annonça à l’académie militaire de West Point: “Plus que tout autre nation, Les Etats-Unis ont écrit l’agenda de la sécurité mondiale depuis plus de 6 décennies. A l’encontre des grandes puissances du passé, nous n’avons pas cherché la domination sur le monde. Nous ne cherchons pas à occuper d’autres nations. Nous sommes toujours les héritiers de la lutte morale pour la liberté.” Le magazine “The Progressive” de Matthew Rothschild donna une réponse historique informée:

Voyons un peu: Les Etats-Unis ont mené le monde au bord du gouffre de l’annihilation nucléaire durant la guerre froide. Les Etats-Unis ont envahi les pays d’Amérique Latine l’un après l’autre et y ont renversé secrètement d’autres gouvernements. Les Etats-Unis ont aidé au renversement des gouvernements du Ghana et du Congo et ont soutenu activement les forces racistes d’apartheid en Afrique du Sud. Ils ont plongé tête baissée dans la guerre de Corée et ont soutenu un dictateur après l’autre en Corée du Sud. Les Etats-Unis ont tué entre 2 et 3 millions de personnes en Indochine (Vietnam, Laos, Cambodge) et ont activement soutenu le régime de Suharto en Indonésie qui a tué environ un million de personnes, dont certains pour le compte de la CIA après la prise de pouvoir en 1965. Les Etats-Unis ont aussi soutenu l’invasion par Suharto du Timor Oriental dix ans plus tard (NdT: avec la Grande-Bretagne…), invasion qui tua plus de 200 000 personnes supplémentaires. Obama peut appeler cela la “sécurité globale” s’il le veut, mais cela baigne littéralement dans le sang. Que veulent donc dire plus de 1000 bases militaires américaines dans une centaine de pays ? Les Etats-Unis ont envahi et renversé des gouvernements dans des douzaines de pays ces dernières 6 décennies et ils n’ont pas besoin de les occuper s’ils y mettent des régimes marionnettes à la place (“the Progressive”, 2 décembre 2099)

“Le phare du monde pour le modèle de mode de vie”

La seconde signification de “l’exceptionnalisme américain » tient en ce que la “patrie” des Etats-Unis est un rôle modèle politique global et sans parallèle, unique et excellent ainsi qu’un paragon de société démocratique, de liberté et d’opportunité. C’est ce que veulent dire les politiciens états-uniens lorsqu’ils se réfèrent coutumièrement aux Etats-Unis comme étant “l’envie du monde” (une expression qu’Obama a beaucoup utilisé), “la plus grande des nations sur terre”, “le phare du monde libre” et on en passe et des meilleures. C’est ce que voulait dire la sénatrice républicaine texanne Kay Bailey Hutchinson lorsqu’elle appela les Etats-Unis “le phare pour le monde de ce que le mode de vie devrait-être”, durant un discours donné au sénat en soutien de l’autorisation donnée par le congrès au président W. Bush d’envahir l’Irak en 2003 s’il le voulait.

Qu’importe si le courant “Nouvel Age des guildes” états-unien est la société la plus sauvage et la plus inégalitaire de tout le monde industrialisé, une nation toujours plus ploutocratique où les 1% d’en haut possède plus de 90% des richesses et probablement autant des représentants de cette nation soi-disants “démocratiquement élus”. Qu’importe si juste 6 des héritiers de la famille Wal-Mart possèdent plus de richesse combinée entr’eux que les 42% des citoyens les moins bien lotis du pays, tandis que 16 millions d’enfants aux Etats-Unis vivent en dessous d’un seuil de pauvreté au chiffre falsifié et si 1 citoyen sur 7 dépend des tickets de nourriture pour l’alimentation de base (incidemment, la moitié de ces gens ont un emploi…) et qui se soucie de savoir que ces terribles faits énumérés et bien d’autres ne sont que le reflet de plus de 30 ans d’ingénierie sociale pour pomper les richesses vers le haut: une concentration de capitalisme d’état sans scruple et sans pitié, de richesses et de pouvoir, qui ont amené la “patrie” vers un “Nouvel Age des Guildes” d’abjecte oligarchie et de plus, au bord d’une catastrophe environnementale sans précédent? Qui se soucie de ce que le revenu moyen d’une famille de la classe moyenne blanche est 22 fois supérieur à celui de son homologue noire ou que les Afro-Américains constituent plus de 40% des 2,4 millions de détenus du pays, qui est le champion du monde toutes catégories confondues de l’incarcération de masse (un résultat très bizarre pour une nation qui clâme être “la patrie des hommes libres” et terre de liberté !). 1 adulte noir sur 3 porte le sceau de l’infâmie d’avoir un casier judiciaire.

La cité sur la colline

Les deux significations basiques de l’expression “exceptionnalisme américain” se complémentent et se renforcent l’une l’autre bien évidemment. Les Etats-Unis sont si bons et excellents à l’étranger parce qu’ils sont si bons et excellents à la maison. Sa magnificence en dehors ne fait qu’étendre sa magnificence domestique. La planète a tout à apprendre de cet exemple flamboyant que sont les Etats-Unis. Le modèle n’a rien à apprendre du reste de l’humanité: Qu’est-ce que les autres nations et peuples pourraient bien enseigner au “phare du monde sur ce que la vie devrait-être”? Et surtout, qui pourrait bien penser qu’un tel modèle de brillance et de bienfaisance puisse commettre des crimes impériaux à l’étranger ?

Cette image auto-persuasive grandiose remonte à bien longtemps. Elle a ses racines chez les religieux fondamentalistes de la Nouvelle-Angleterre et leurs colonies décrites par un des protestants puritains fondateurs comme étant une “cité sur la colline” ordonnée par dieu. Incluant une bonne portion de riches propriétaires d’esclaves, les architectes de l’indépendance états-unienne se vantaient de leur détermination à “recréer le monde”. Ils construisirent un “empire de liberté” repoussant sans cesse la frontière avec les territoires Indiens pour leurs camps de travaux forcés où trimaient leur propriété noire torturée. Ils se contemplaient avec stupeur alors qu’ils écrivaient un nouveau “modèle” pour la liberté sur des terres “vierges” hors de portée du vieux et fade monde féodal, aristocratique, monarchique et saturé de paysans de l’Europe. Ils prirent le carnage épidémique qui tuait les peuples indigènes, infectés et décimés par des germes pathogènes venus d’Europe, comme un message divin les signifiant et les confortant dans leur splendeur sans parallèle.

“Masquer ces crimes qui disgracieraient une nation de sauvages”

Les élites américaines se pavanaient du succès de leur magnifique mission dès la guerre d’indépendance. Un de ceux qui ne fut pas du tout impressionné par tout cela fut l’esclave évadé et leader des abolitionnistes Frederick Douglass, qui pensait de la sorte à l’été 1852:

Que représente le 4 Juillet pour l’esclave américain ?… Un jour qui lui révèle, plus que tous les autres jours de l’année, la grosse injustice et grande cruauté dont il est quotidiennement la victime. Pour lui, votre célébration est une honte et une imposture, votre soi-disante liberté, une licence impie ; votre grandeur nationale, vanité sans bornes ; vos sons de réjouissances sont vides et sans cœur ; votre dénonciation des tyrans, une impudence ; vos cris pour la liberté et l’égalité, une farce ; vos prières et hymnes, sermons et fêtes d’action de grâce, toutes vos parades religieuses et votre solennité ne sont pour lui que des fraudes, des mensonges, de l’impiété et une vaste hypocrisie, un fin voile pour masquer ces crimes qui disgrâcieraient une nation de barbares et de sauvages. Il n’y a pas une nation sur terre coupable de pratiques plus choquantes et plus sanglantes, que celle de ce peuple des Etats-Unis à cette heure-ci…

… Américains ! Vous vous gargarisez de votre amour de la liberté, de votre civilisation supérieure, et de votre christianisme pur, tandis que l’entier pouvoir politique de la nation (comme personnalisé dans les deux grands partis politiques) a juré solennellement de soutenir et de perpétuer la mise en esclavage de trois milions de vos concitoyens. Vous vous enflammez tous à la mention de la liberté pour la France ou l’Irlande, mais vous êtes froids comme un iceberg à la pensée de libérer l’Amérique esclave. Vous faites de beaux discours sur la dignité du travail ; et pourtant, vous maintenez un système qui, dans son essence même, stigmatise le travail. Vous pouvez avancer la poitrine dénudée devant l’artillerie britannique pour vous débarrasser d’un impôt de trois pennies sur le thé et pourtant reculer toujours le gain d’une vie décente pour les travailleurs noirs de votre pays. Vous déclarez au monde et le monde vous entend lorsque vous clâmez que “nous tenons ces vérités pour acquise que tous les hommes sont créés égaux et ont reçu de leur créateur des droits inhérents et inaliénables et que parmi ceux-ci figurent la vie, la liberté et la poursuite du bonheur” et pourtant vous tenez enchaîné dans des conditions qui selon votre propre Thomas Jefferson “sont pires que celles dans lesquelles vivaient vos pères se rebellant pour s’y opposer”, un septième de la population de ce pays.

Les étranges libérateurs et les trois maux

La rhétorique gonflée et auto-satisfaite de l’exceptionnalisme américain se propage au travers les réalités laides et imbriquées de la “politique étrangère” des Etats-Unis (impérialisme) et son ordre domestique à ce jour. Cela a été depuis longtemps renforcé par le statut des Etats-Unis, et définitivement établi dans le sillage des suicides de l’Europe et du japon durant les deux guerres mondiales, comme la plus puissante des nations sur terre, quelque chose qui quelque part est souvent pris comme une preuve de la magnificence des Etats-Unis.

Un autre grand Africain-Américain qui rejeta et même renversa le narratif exceptionnaliste, fut le Dr. Martin Luther King Jr., pour qui l’empire meurtrier des Etats-Unis à l’extérieur était intimement relié aux inégalités sauvages et les injustices domestiques de la nation. Dans les dernières années de sa vie, King référa souvent à ce qu’il appelait les “trois maux inter-reliés” de la nation; le racisme, l’exploitation économique (capitalisme) et le militarisme/impérialisme. King sortît de la version impérialiste (relations étrangères) du narratif exceptionnaliste lorsque, après avoir étudié les actions des Etats-Unis au Vietnam, il décrivit le 4 Avril 1967, les Etats-Unis comme “le leader de la violence dans le monde” et mentionna quelques unes des atrocités qu’il avait apprises au sujet des actions des Etats-Unis en Asie du Sud-Est:

Les Vietnamiens doivent regarder les Américains comme de bien étranges libérateurs… Les gens lisent nos prospectus et reçoivent des promesses de paix et de démocratie de manière très régulière… ainsi que les réformes de la terre. Maintenant il languissent sous nos bombes alors que nous les chassons de la terre de leurs ancêtres pour les conduire dans des camps de concentration. Ils savent qu’ils doivent soit accepter d’être déplacés ou soit accepter de mourir sous les bombes. Ils regardent alors que nous empoisonnons leur eau, que nous tuons des dizaines de milliers d’hectares de leurs cultures avec nos armes chimiques (agent orange). Ils doivent pleurer alors que les bulldozers pénètrent dans leur zone pour défricher la terre et abattre les arbres précieux. Ils èrent dans les hôpitaux avec au moins 20 victimes de la puissance de feu américaine pour une blessure infligée par le Vietcong. Jusqu’ici nous avons dû tuer environ un million d’entre eux, dont un grand nombre d’enfants. Que pensent-ils alors que nous testons nos dernières armes horribles sur eux tout comme les nazis expérimentèrent de nouveaux médicaments et de nouvelles tortures sur les détenus des camps de concentration d’Europe ?

King défia la version domestique de l’exceptionnalisme américain par une carrière dédiée à essayer de faire en sorte que les Etats-Unis finissent par remplir les fausses promesses faites sur l’égalité et sur la démocratie, promesses toutes trahies il le savait par “le triple mal inter-relié”, les maux résidant au plus sombre du cœur de la “civilisation occidentale” au travers des âges. Socialiste démocrate, King défia explicitement l’exceptionnalisme patriotique à l’été 1966, lorsqu’il fit remarquer la plus grande pauvreté existant aux Etats-Unis comparée aux autres états industrialisés d’europe. “Il y a peut-être quelque chose qui ne va pas avec notre système capitaliste”, avait dit King à un journaliste, observant qu’il n’y avait pas ou peu de pauvreté, pas de bidonvilles et de chômage dans les pays “socio-démocrates” comme la Suède. “Le “phare du monde” et la “cité sur la colline” avait quelque chose à apprendre des autres nations, suggérait King. Imaginez donc cela …

La comparaison révélatrice d’Obama

Barack Obama, qui a clâmé pendant longtemps que King était son inspiration, a approché l’exceptionnalisme américain de manière différente et militante dans son livre de campagne autobiographique nauséeux de 2006 “L’audacité de l’espoir”. Dans ce livre, Obama divague de manière rhapsodique sur la façon dont les pauvres de ce pays l’ont “si bonne” en comparaison des pauvres de pays africains ou d’Amérique du sud. Obama prit cette comparaison comme preuve que le capitalisme (la “logique de marché”, la “propriété privée nichée au cœur même de notre système de liberté” et “notre système d’organisation sociale”) a amené à ses citoyens américains si chanceux “une prospérité sans égale dans l’histoire de l’humanité”. Obama bien sûr ommit les contrastes considérablement moins favorables aux Américains lorsque comparés avec l’Europe, le Japon et même Cuba, où les politiques publiques et sociales créent bien plus d’égalité sociale et de sécurité qu’on puisse en trouver dans des nations plus hiérarchiquement organisée (toutes à haut coefficient Gini, mesurant l’inégalité) comme Haïti ou le Brésil, le Botswana, le Chili, le Nigéria, le Pérou, l’Afrique du Sud, et au passage… les Etats-Unis.

Le révérend Wright et la règle d’or

Le titre du livre de campagne d’Obama a été volé du nom d’un sermon qui fut donné par le prêcheur du Black South Side de Chicago, Jeremiah Wright, un maître sermoneur dans la tradition de la vérité de parole issue de la chrétienté prophétique noire américaine, une tradition partagée par des gens comme Frederick Douglass et Martin Luther King ainsi que Cornell West aujourd’hui. Le lecteur pourrait se rappeler que Wright fut un temps le prêcheur et conseiller religieux personnel d’Obama, ceci faisant partie de l’effort d’Obama et de son équipe pour atteindre l’identité politique de l’électorat noir de Chicago. Il fut aussi un sévère critique et remetteur en question de la doctrine narcissique de l’exceptionnalisme américain à la fois de manière domestique et dans ses dimensions mondialistes, quelqu’un qui dénonça les structures inter-reliées et pratiques de la nation comme impérialistes à la fois domestiquement qu’internationalement. Dans un sermon qui inclût alors l’expression: “Que dieu bénisse les Etats-Unis ?… Non que dieu maudisse les Etats-Unis !…

Wright a eu le culot de faire remarquer que le gouvernement des Etats-Unis ne faisait pas exception à la règle de l’échec gouvernemental dans les grandes largeurs et que les “gouvernements se plantent”.Après avoir rappelé les échecs antérieurs des gouvernements impérialistes romain, britannique, russe, allemand, japonais, Wright eut l’audace sans nom de faire remarquer que le gouvernement des Etats-Unis, lui aussi, avait échoué quant à donner un traitement juste et équitable aux Indiens, aux citoyens d’ascendence japonaise et africaine. Dans un autre sermon, Wright eut une audace toute connectée de noter que les Etats-Unis avaient aidé à préparer le terrain pour les attaques du 11 septembre 2001 en s’engageant dans la terreur impérialiste de terrain avant les attentats. Il eut l’insolence impardonnable de noter que “l’’Amérique” (USA) n’avait aucune exemption de la loi universelle qui veut que qui sème le vent récolte la tempête ni de la règle d’or de la loi naturelle instruisant les gens de traiter autrui comme on désirerait nous-mêmes être traités.

Les règles doctrinaires de l’exceptionnalisme américain demandaient à Obama de se débarrasser de toute connexion avec son ancien prêtre/prêcheur s’il voulait qu’on lui donne une chance d’être élu au boulot suprême. Il se plia à cette démarche en Mars 2008 avec un “discours racial” superficiel mais qui fut instantanément mis au pinacle à Philadelphie. Le discours lui pava la route vers son ascenscion à un poste dont les occupants fonctionnent toujours comme des agents du triple mal et de quelques autres comme le patriarcat, l’état policier et la destruction environnementale. Ces maux sont tous inter-connectés. Depuis le tout début du “phénomène” Obama, depuis son discours carriériste qu’il fit à la Convention Nationale du parti démocrate en Juillet 2004, Obama s’est en fait promu lui-même comme l’incarnation et l’épitôme de l’exceptionnalisme américain, qui fournit une protection déceptive à ces maux inhérents qu’il a servi de manière avide tandis qu’un buste de Martin Luther King Jr trône derrière lui dans son bureau ovale de la Maison Blanche et ce dans une honte incommensurable.

Paul Street’s latest book is They Rule: The 1% v. Democracy (Paradigm, 2014)

3 Réponses to “Pays du goulag levant (ex-USA): Démonter le mythe de l' »exceptionnalisme américain »…”

  1. michel Says:

    En Parousie moderne et depuis le « peuple-roi » de 1789, l’étatisme américain se veut (comme Pharaon ou le Roi) le médiateur mondial entre Dieu et les humains (l’œil maçonnique sur le billet de 1 dollar) ; même phénomène du besoin d’un « médiateur extraterrestre » pour sortir cette humanité de son état larvaire ou ignorant et lui apporter le Paradis (pas de maladie). Mais l’effet d’un « messie extraterrestre » (artificiel ou non) lâcherait la bride à quantité d’énergie phénoménale refoulée depuis les 10.000 ans de la voie de l’Agriculture, et détruirait la « raison » chère aux philosophistes du siècle des « lumières ». Siècle qui a hautement perturbé en même temps que la « modernité » les sources intérieures qui permettaient à l’humain de se réaliser en retrouvant ses racines profondes d’il y a des millions d’années. Cette civilisation accro à la technologie et à sa chimie mortifère comme le sont les transhumanistes des Google n’a aucun avenir, du moins dans la technologie actuelle basée sur le dualisme, aussi bien humain (bon et méchant) que tôle-et-boulons à la Hollywood dans ses contes de science fiction. Aucun avenir dans l’humain conditionné par le mondialisme, surtout l’American way of Life !

  2. JBL1960 Says:

    « Ils prirent le carnage épidémique qui tuait les peuples indigènes, infectés et décimés par des germes pathogènes venus d’Europe, comme un message divin les signifiant et les confortant dans leur splendeur sans parallèle. »
    Avec cette phrase, tout est dit. Voilà la quintessence de l’exceptionnalisme zunien.
    Maintenant, je me souvenais de cette phrase ; « Le mode de vie américain n’est pas négociable.” ~ George W. Bush ~
    Et ça aussi, c’est ce que pense la plus grande majorité des zuniens.
    Voilà pourquoi, c’est pas gagné.
    Cet article est fondamental pour comprendre pourquoi un changement de paradigme passe par l’anéantissement de cette forme de pensée. Ce n’est que mon avis. En tout cas merci à R71. Je me sauvegarde cet article sous word.
    Je n’ai toujours pas eu de réponse de la Cour de cass…

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